CR RE
Ser. commux de terre, de mor et de source, Emp. Russe, Saratow , Perm, Tauride , Astra. khan, Bessarabic, ete. ; emp. d’ Autriche, Gallicie , Transylvanie, Hongrie orientale, Haute- Autriche avec Saltzhourg, Tyrol, Veniso, Dalmatie, Trieste , etc.; mon. Francaise, Cha. rente-Inférieure, Meurthe, Jura, Loire-Inférieure, Vendée, Gard , etc.; mon. Espagnole, Catalogne, Grenade, Navarre, Séville, Valencia, Iviça, etc.; mon. Anglaise, Chester, Worcester , Stafford, Norfolk, Kent, Fife, etc., Munster, Ulster; mon. Portugaise, Se. tubal, Lisbonne, Figuicra, etc.; mon. Prussienne, Saxe, Westphalie, Poméranie, etc. princip. de Valachie et Moldavie ; roy. Sarde , Sardaigne, Génes; roy. des Deux-Siciles, Sicile, Pouille, Calabre, etc.; roy. de Bavière, Isar, etc.; États d'A Pape, Forli, etc.; mon. Norwégieno-Suédoise, Smaeland, Bohus, etc., en Suède ; Tonsberg, etc., en Norwège; république des îles Ioniennes , Sainte-Maure, etc.; Grèce, île Naxos, etc.
VÉGÉTAUX. La plus petite et la mieux connue des parties du monde, l'Europe, reléguée au nord de l'hémisphère boréal, s’avance trop peu du côté de l'équateur pour offrir les productions végétales des contrées chaudes. Néanmoins toutes ses côtes, baignées par la Méditerranée, ont une végétation presque identique avec celles de l'Afrique-Septentrionale et du sud-ouest de l'Asie. Cette végétation a pour limites certaines zones obliques sur les méridiens. Ainsi l’olivier, la vigne et le maïs , ces trois plantes, dont la culture détermine l’aspect de la végétation des contrées méridionales et qui donnent en quelque sorte la mesure de leur température et de leur climat, remontent beaucoup plus vers l’est que près de l'Océan où elles ne franchissent point les 36°, 44° et 49° degrés. La température moyenne de l’Europe-Occidentale étant réellement moins élevée que celle des contrées de l'Orient situées sous les mêmes parallèles, il en résulte, quant à ses végétaux, moins de rapports avec les autres grandes régions botaniques. Indépendamment des plantes cosmopolites, elle en nourrit quelquesunes qui sont pour ainsi dire réservés à l'extrême nord des deux continens. Enfin la partie centrale de l’Europe se distingue par une végétation très variée, et qui a ses caractères propres, quoique de hautes chaînes de montagnes présentent depuis leur sommet jusqu’à leur base toutes les productions des contrées intermédiaires, depuis les régions glaciales jusqu’aux contrées brûlantes de l'Atlantique. Mais, sans nous arrêter à ces pays qui, comme la Suisse, le Tyrol, la Carinthie, les Pyrénées, etc., semblent être projetés du midi vers le pôle, nous présenterons ici une esquisse de la végétation européenne, en commencant par les régions polaires et descendant successivement vers les bords de la Méditerranée.
Dans les Conrrées GLacraLes croissent, en petit nombre, des espèces qui se retrouvent en tous les autres lieux où la neige subsiste pendant une grande partie de l’année. Ainsi, les plantes alpines de la Suisse, des Pyrénées et même des hautes chaînes qui occupent le centre de l'Espagne sont à-peu-près les mêmes que celles de la Laponie, L'espace terrestre qui forme une pointe dans le nord , est trop resserré pour que les causes influentes puissent en diversifier considérablement la végétation. Celle-ci est d’ailleurs presque identique à celle des contrées adjacentes ou analogues de l’Asie et de l'Amérique. Ce sont pour la plupart des cryptogames appartenant à une foule d'espèces que l’on retrouve dans le reste de l’Europe. Ainsi, parmi les Zchens, le cladonia rangiferina, que l'on rencontre dans nos forêts, est si abondant en Laponie qu'il semble y avoir envahi tout le terrein, et qu'il est l'unique pâture des rennes, animaux dont on connaît l'utilité dans ce pays. Les plantes phanérogames, peu nombreuses, appartiennent principalement aux familles des crucifères, graminées, rosacées , renonculacées , saxifragées, amentacées et conifères. Cés deux dernières familles se composent d'arbres qui forment l'essence des forêts des contrées sauvages arctiques. Le Éouleau blanc (betula alba) est l'arbre qui s’avance le plus vers le nord; sa faculté de résister au froid est due au grand nombre d’épidermes dont son écorce est revêtue. et qui retiennent entre elles autant de couches d'air captif qui préserve l’intérieur Zu b:. des rigueurs de la température extérieure. Les arbres rési-
neux de la famille des conifères se plaisent également dans les régions du nord. Tout le monde sait que la Suède et la Norwège sont célèbres par la quantité et la solidité du bois de leurs pins et sapins destiné principalement aux constructions navales. Diverses espèces de peupliers ne cessent en Norwège que vers le 6v° parallèle; les chénes que deux degrés plus au nord; le hétre et le tilleul se prolongent jusqu'au 63°; passé cette limite, ces arbres disparaissent et sont remplacés par les pins et les sapins jusqu’au 67° degré; au 70° l'orge et l'avoine sont les seules céréales qui résistent à la rigueur du climat, L'influence de l'Océan se fait sentir dans les régions polaires, quoique plus faiblement que dans ivs pays méridionaux de l'Europe. Il en résulte que la température des côtes Océaniques septentrionales est en général un peu moins basse en hiver e1 moins élevée en été que celle des pays septentrionaux éloignés de l'Océan. Aussi, les végétaux dont nous venons de parler s'avancent un peu moins au nord dans l'est de 1 Europe, c'est-àdire dans les plaines septentrionales de la Russie. Le chêne et le noisetier ne dépassent le 60€ parallèle que par petits groupes et dans des localités particulières; le fréne ne s'étend que jusqu'au 62°.
La Récron Cenrrase de l'Europe comprend une immense étendue formée par le Danemark, l'Angleterre, la Hollande, l'Allemagne, la Bohème, la Pologne, la Hongrie, une partie de la Russie-Méridionale, de l'Autriche, de l'Italie et de la France. A l'exception des contrées de montagnes qui traversent ces contrées, la végétation en est assez uniforme, Les forêts sont formées essentiellement de chéres, de htres, de chätaigniers , de tilleuls, de bouleaux , d'aunes, de divers peupliers , etc. Les céréales y sont partout cultivées avec succès ; c'est là que les nombreuses variétés de froment, de seigle, d'orge et d'avoine prospèrent. Quelques végétaux originaires des contrées chaudes du globe s'y sont parfaitement acclimatés. Le marronier d'Inde (æsculus hippocastanum), par exemple , existe maintenant dans toute l'Europe, et s'avance jusqu’en Suède, où ilbrave la rigueur des hivers. La pomme de terre (solanum tuberosum), originaire du Chili, est cultivée universellement; le mais et la garance atteignent des latitudes assez élevées vers le nord. Les pays montagueux de l'Europe-Centrale offrent une végétation totalement différente de celle des pays de plaine. La Suisse , le Tyrol et la Savoie, nourrissent les plantes hyperboréennes ; sur les sommets glacés de leurs monts presque inaccessibles , on trouve les dernières plantes que les voyageurs ont rencontrées dans le Groënlaud, le Spitzberg et l'ile Melville. Leurs flancs sont couverts de noirs sapins et d'autres conifères. Enfin à leur base s'élévent les végétaux de l’Europe tempérée et méridionale. La nature du sol des contrées exerce aussi une influence considérable sur leurs productions. Les terreins sablonneux , par exemple, donnent naissance à des plantes d'un aspect particulier ; il en est de même des terreins marécageux et tourbeux. Quoique la plupart des pays qui composent la région centrale d'Europe aient entre eux beaucoup de rapports de végétation, cependant on observe dans chacun d'eux quelques plantes particulières qui indiquent les relations de ces pays avec les contrées voisines appartenant à d'autres régions botaniques. C'est ainsi que la Russie d'Europe et la Hongrie se lient, sous quelques points de vue, d’un côté avec la réglon orientale ou asiatique, de l'autre avec la région méditerranéenne. A l'ouest de la région centrale européenne, la végétation offre également un aspect qui tient du nord de l'Europe et de l'Amérique. Ainsi, on rencontre en Ecosse et en Irlande quelques espèces communes au nord de l'Europe, aux Etats-Unis et à Terre-Neuve. Plus au midi, les îles de Jersey etde ‘suernesey , sur les côtes de la Normandieet de la Bretagne, présentent quelques analogies avec les Acores.
… Enfin, les plantes de la Récron Ménrrennanéenxs d'Europe ont une physionomie touta-fait particulière, Cette région comprend à l’orient l'Albanie-Riveraine , la Macédoine, les provinces lllyriennes , la Grèce et son archipel; au centre, l’Italie-Méridionale et la Sicile ; à l'ouest , la France-Méridionale, l'Espagne et le Portugal. A l'exception d’un petit nombre d'espèces qui , par leur prédominance sur les autres plantes, particularisent certains pays, comme, par exemple, les cistes en Espagne, les chamærops en Sicile et dans le midi de la péninsule Hispanique, on retrouve sur les bordsde la Méditerranée une végétation ilentique y, mais une végétation qui présente un aspect aussi enchanteur par la beauté que pi variété des plantes dont elle se compose. Les bords du bcssin formé par les côtes
e l'Italie, de la France-Méridionale et de l'Espagne, s'élèvent en un magnifique amphie,