‹ Abrégé de géographie [microforme] (volume 3)Chapitre 58 sur 457 · LL I · texte numérisé non relu

LL I

atow , Perm, Tauride , Astra.

ie , Hongrie orientale, Hautee , etc.; mon. Francaise, Cha- , Gard , etc.; mon. Espagnole, tc.; mon. Anglaise, Chester, Ulster ; mon. Portugaise, Se Westphalie, Poméranie, etc.; Gênes; roy. des Deux-Siciles, , États A Pape, Forli, etc.; ède ; Tonsberg, etc., en Norrèce, Île Naxos, etc.

e des parties du monde, il, s'avance trop peu du tales des contrées chau- \ Méditerranée, ont une que-Septentrionale et du certaines zones obliques s , ces trois plantes, dont contrées méridionales et température et de leur près de l'Océan où elles sa température moyenne levée que celle des con- 8, il en résulte, quant à grandes régions botanielle en nourrit quelquesnord des deux continens.

par une végétation très ue de hautes chaînes de leur base toutes les progions glaciales jusqu'aux nous arrêter à ces pays les Pyrénées, etc., semprésenterons ici une esat par les régions polaires la Méditerranée.

, des espèces qui se retrouvent ande partie de l’année, Ainsi, ; hautes chaînes qui occupent s de la Laponie. L'espace terpour que les causes influentes -ci est d’ailleurs presque idensie et de l'Amérique. Ce sont espèces que l’on retrouve dans ingiferina, que l’on rencontre

avoir envahi tout le terrein, connaît l’utilité dans ce pays.

t principalement aux familles gées, amentacées et conifères.

ment l'essence des forêts des est l'arbre qui s’avance le plus and nombre d’épidermes dont nt de couches d'air captif qui e extérieure. Les arbres rési-

théâtre où l’on distingue quatre sunes de végétation. Dans la plus basse, qui ne dépasse pas 100 mètres de hauteur, on remarque les plantes que j'appellerais volontiers salines, pe qu'elles vivent dans un terrein imprégné de sel ; telles sont les sa/so/a , les statice, es eryngium, ete. Dans la seconde cruissent les orangers, qui réclament une localité abritée pendant l'hiver, les micocouliers, les platanes , les lauriers roses dont les toufes couvertes de fleurs élégantes dessinent les contours des petites rivières, les jasmins, les grenadiers , etc. Dans la troisième zone on observe principalement les oliviers, les figuiers, \es lauriers et les arbousiers. Dans la quatrième on ne trouve plus, vers le sommet des lieux élevés, que des romarins, des lavandes et autres arbustes aromatiques, ainsi que des caroubiers et des cistes qui croissent spontanément dans les fissures des rochers.

ANIMAUX. Couverte d'hommes, d'habitations et de cultures sur presque toute sa surface, l'Europe a vu disparaître des espèces entières de ses animaux indigènes. La souche sauvage de nos bœufs domestiques, cet urus des Romains et des écrivains latins du moyen âge, ce täur des Polonais, encore existant en Angleterre vers le xin1° siècle, en Pologne dans le xv°, dont les crânes remplissent les tourbières de l'Europe moyenne, n'existent plus aujourd'hui. L'aurochs, ce bisons si redoutable des forêts marécageuses de l'Europe-Orientale , ce zubi des peuples slaves, que l'un a cru à tort la souche de notre gros bétail, est lui-même à la veille de disparaître de l’Europe Moyenne. Le chat sauvage , une autre espèce du même genre, le Ynx, ont été refoulés dans les forêts des montagnes centrales d'Espagne, et à l’autre extrémité de l'Europe, dans les forêts de la Scandipavie, où méme il en existe peut-être trois espèces, dont une au moins approche de la panthère pour la taille. Enfin, dans les Alpes de la France, de la Suisse et de l’Illyrie, où l'on en découvre à peine aujourd'hui quel-

ues traces, vécurent ces égagres, type de nos chèvres, le mouflon , type

e nos moutons, et dont les descendans domestiques couvrent aujourd'hui nos plaines et nos montagnes. Avec ces troupeaux de ruminans vivent pêleméle ces cochons, races domestiques du sanglier d'Europe, encore habitant de nos vieilles forêts; toutes ces espèces de chiens, dont Buffon inventa une souche unique primitive, qui n'exista jamais, et dont les ancètres sauvages , toujours subsistant en Europe ct dans la partie adjacente de l'Asie, sont le loup, le renard, le chacal, le karagan et peut-être le corsac des steps de la Tartarie; ces dnes introduits dans l'Europe lors des invasions arabes, et multipliés surtout après les croisades ; ces chevaux dont peut-être il exista une espèce boréale particulière au nord-ouest de l'Europe , et dont on retrouve des indices dans ces chevaux sauvages et domestiques de la Bretagne et de l'Irlande, av sat la conquête des Romains, et dans ces chevaux d’Aland , encore subsistant, à la taille petite et svelte, et au front carré, comme l'espèce arabe. L'intérêt et l’industrie de l'homme commandant à la nature ont aujourd’hui multiplié tous ces animaux à tel point, qu’en Europe leurs populations surpassent de beaucoup en nombre celle de l’homme lui-même.

Revenant aux animaux sauvages, la physionomie de la zoologie européenne est caractérisée par les ours si peu variés des montagnes de l’Andalousie, de Gredos et des Pyrénées ; ceux des Alpes de la Suisse, de la Scandinavie et même de l’Altaï ne diffèrent que par un peu plus ou un peu moins de prolongement du museau. Quelques naturalistes en reconnaissent plusieurs espèces distinctes, d’autres n’y voient que des variétés de l'ours montagnard d'Europe : les cerfs, les daims , les chevreuils errent dans les grandes forêts; sur les cimes de toutes les Alpes méridionales

à plus basse, qui ne dépasse ppellerais volontiers sadines, sont les sa/sola , les statice,

qui réclament une localité auriers roses dont les touffes etites rivières, les jasmins, acipalement les oliviers, les ne trouve plus, vers le somutres arbustes aromatiques, t dans les fissures des rochers, ms et de cultures sur des espèces entières de bœufs domestiques, cet Âge, ce thur des Polosiècle, en Pologne dans de l’Europe moyenne, i redoutable des foréts euples slaves, que l’un a éme à la veille de dispae autre espèce du même des montagnes centrales s les forêts de la Scandices, dont une au moins s les Alpes de la France, peine aujourd'hui quelièvres , le mouflon , type es couvrent aujourd’hui de ruminans vivent péler d'Europe, encore hade chiens, dont Buffon | jamais, et dont les andans la partie adjacente karagan et peut-être le duits dans l'Europe lors 3 croisades ; ces chevaux ulière au nord-ouest de ces chevaux sauvages et a conquête des Romains, | la taille petite et svelte, et l’industrie de l'homme é tous ces animaux à tel de beaucoup en nombre

habitent à différens étages, ‘e chamois , dar” la région envore boïsée, et le bouquetin dans la région nue et licheneus ti touche aux neiges perpétuelles. Par toutes ces montagnes et ces forets vit aussi l'écureuil ordinaire, et dans les Pyrénées l'écureuil noir ; au nord de la Baltique l’écureuil volant ou le polatouche achève de circonscrire les terres polaires de netre continent, Du détroit de Cibraltar au promontoire boréal de l'Oural, de nombreuses espèces de rat, de campagnols et de musaraignes sont échelonnées par régions, hors desquelles on ne les rencontre plus. Un genre propre à l'Europe, le desman muni d’une trompe longue et mobile caractérise parfaitement et mieux que par des circorscriptions géogravhiques’, leur origine distincte. Deux”sortes de taupes habitent le midi de ‘Europe. Le moscorite, circonscrit entre le Dnieper, le Wolga , la‘Kama et la mer Noire, habite sous toutes les eaux de cette contrée; le scandinave, dans les terreins humides de là Laponie; le prrénaique, près des ruisseaux des Pyrénées, où il semble encore moins aquatique que celui de la Scandinavie. Le blaireau, la martre , la fouine , Va genette , les putois sont encore des autochtones des forêts européenres. Dans le nord ils deviennent compatriotes du glouton. Dans la seule bande polaire de l'Europe a toujours vécu le renne, que deux nums géographiques défigurés avaient fait supposer ancien habitant des Pyrénées et des: Alpes. Suivant vers l'Orient l'inflexion australe de la zone des lichens: qu'il pâture, il savante sur le dos de l'Oural, à travers les forêts qui en couvrent les pentes jusqu’au pied du Caucase. Dans cette même Scandinavie et dans les forèts orientales de l’Europe moyenne, commence la patrie dé l'élan, que nous suivrons' ailleurs jusqu'aux rives du Saint-Laurent en Amérique. Mais partout où l'homme multiplie ses plantations et ses oultares, tous ces animaux disparaissent au moins à l’état sauvage, et ceux que l’inflexibuité de leur instinct, ou leur inutilité pour l’homme sauvent de la domesticité, sont bientôt exterminés. L'Europe est donc la contrée qui possède aujourd’hui le moins de mammifères. Mais la couche de son sol renferme de grandes quantités de débris fossiles d'espèees depuis long-temps éteintes. Des é/éphans, des mastodontes, des palæothériums , des anoplotériums et cent autres espèces complètement perdues prouvent que jadis une autre sorte de création animait sa surface, et que des révolutions que nous ne pouvons préciser en ont diminué les habitans primitifs.

Les oiseaux seuls, à qui les airs ouvrent par une fuite toujours facile le champ de la liberté, ont pu perpétuer leurs espèces sans dépopulation. Les aigles , les vautours, les milans , d’autres oiseaux de proie, diurnes ou nocturnes, habitent l’Europe, mais lui sont communs avec la partie adjacente de l'Asie, et même les grandes espèces habitent également le nord des deux continens. Partout ces espèces sont plus communes dans les hautes montagnes et dans les grandes foréis. Nous mentionnerons aussi les guépiers , tichidromes, rollier ; les grémpeurs y sont en moindre quantité; les passereaux y sont excessivement nombreux, de même que les échassiers et les palmipèdes. Les gallinacées n’y ont qu’un nombre restreint de genres, et encore ceux-ci sont-ils peu riches en espèces. Parmi les oiseaux utiles on doit citer la poule domestique naturalisée, le déndon originaire d'Amérique, les perdñir , les bécasses, les cailles, les ræerles, les ortolans , les canards, etc. , etc., etc., objets de chasse lucrative. Les espèces qui fournissent des produits aux arts sont: le cygne, l'éider, dont

mie de la zoologie euariés des montagnes de es Alpes de la Suisse, de e par un peu plus ou un s naturalistes en reconvoient que des variétés ms , les chevreuils errent les Alpes méridionales

on tire l'édredon , etc., etc. , etc. Les rapaces les plus remarquables sont les aigles, les lemmer-géyer et le vautour arrian, etc., ete. La plupart des oiseaux sont sédentaires dans la patrie qu’ils ont choisie; mais cependant on en compte un grand nombre qui oi, ne annuellement et qui se retirent pendant la saison rigoureuse dans les contrées plus chaudes, soit de l'Afrique , soit de l'Asie, Les coucous, les huppes, les loriots et les hirondelles sont principalement dans ce case Très fréquemment chassés des limites du pôle par les grands froids, des oiseaux maritimes apparaissent sur le rivage du midi de l'Europe pour se soustraire à leur influence, et c'est ainsi que souvent on rencontre alors des pingoins, des macaceux, des alques dépaysés. Des bandes de cygres et d'éiders annoncent aussi la rudesse des saisons, L'été, tous ces oiseaux regagnent les contrées boréales. Le roller ne quitte point l'Europe, et une nuée de bec-fins, de sylvies, d'alouettes, sont exclusivement propres aux zones tempérécs de cette contrée.

Moins féconde en reptiles que les autres continens, l’Europe n’a que deux espèces de tortues terrestres et deux aquatiques. Plusieurs espèces de vipére et surtout la commune habitent toute l'Europe jusqu'en Suède, où un autre plus redoutable encore paraît avoir au-delà de trois pieds de long. Les reptiles»: les couleuvres y sont même plus nombreux qu'en France, à cause, sans doute, de la grande chaleur des étés. On trouve aussi en Europe des osvets , des lézards, des scinques, des crapauds, des rrenouilles , des salarnandres , etc., etc., espèces toutes peu remarquables par leur taille et leurs propriétés.

Parmi les poissons de cette partie du monde nous nommerons : la morue, les turbots, les muges, les raies, plusieurs squales, les scopernes, les lumbs, les merlans, les harengs , les sardines, les saumons, les scombres, les carpes , les brochets, les anguilles, les gobies , les boulereaux , etc., etc. Les poissons des mers d'Europe sont excessivement variés, et la plupart par la délicatesse de leur chair forment l’objet d’un grand commerce. On du remarquer que presque tous n'ont point les couleurs brillantes de ceux des mers équatoriales. Les squales forment surtout uné grande ressource pour les peuples riverains, et leur peau dure est employée dans les, arts pour faire le chagrin. Les ablettes des eaux douces donnent la matière des perles fausses, et les œufs d’esturgeon préparés en caviar fournissent un immense article de nourriture dans le nord. Il en est de même des anchoës , des sardines, des harengs, si utile à la classe pauvre. Des armemens considérables sont chaque année expédiés à la pêche de la morue.

Parmi les crustacés il a y les crevettes, les crabes, les langoustes, les homards, les écrevisses, etc., etc.

Les insectes sont extraordinairement multipliés dansles diverses parties de l'Europe, et ils ne se propagent dans les diverses zones qui la composent qu'en raison de leur convenance de température. Les co/éoptères surtout y comptent de nombreuses espèces riches et variées. Les hannetons, les cétoines, les buprestes, etc., etc., y sont surtout les plus multipliés. Les cantharides et les meloës sont utiles en médecine. Les papillons, le mouches, les libellues , les cigales, \és «grillons, les aptéres, les scolopendres, le scorpion y forment des essaims dont la nomenclature formerait une liste qui ne peut être placée ici.

DESCRIPSION DE L'EUROPE. ris

us remarquables sont ., ete. La plupart des hoisie ; mais cependant ellement et qui se res plus chaudes, soit de les loriots et les héronjuemment chassés des maritimes apparaissent aire à leur influence, ngoins, des macaceux, ers annoncent aussi la nent les contrées boe nuée de bec-fins, de ux zones tempérécs de

Parmi les mollusques : les poulpes , les phylades, les venus , nes les solens , les moules, les huitres , les limacons , la pinne-marin ne le byssus sert à faire des étoffes. Les mollusques sont la base de la nourritun des habitans des côtes. Beaucoup d'espèces sont transportées dans l’intérieur des terres, et c'est ainsi que les huîtres, les moules, les vénus sont très recherchés dans l'Europe tempérée. Les limaçons sont très estimés en France , et s'exportent même dans les colonies.

Parmi les annélides , les sangsues utiles en médecine, sont les seules qu'on puisse citer. Mais les pécheurs recueillent pour approvisionner les marchés, plusieurs espèces:de z0ophrtes délicats et édules, tels que les oursins , les ascidiens, les actinies qu'on mange dans le midi. Les mers d'Europe sont très fécondes en espèces de ces animaux bizarres et encore si peu connus, qu'on nomme méduses, béroés, Pyrrosomes, salpas, etc. Le corail rouge commence à paraître dans le midi de l'Europe, sur le rivage de la Méditerranée opposé à la cote d'Afrique.

nens , l'Europe n’a que ues. Plusieurs espèces surope jusqu'en Suède, au-delà de trois pieds » plus nombreux qu'en r des étés. On trouve ues , des crapauds, des utes peu remarquables

GEOGRAPHIE POLITIQUE

SUPERFICIE, 2,793,000 milles carrés.

POPULATION. {bsolue, 227,700,000 habitans ; relative , 82 habitans par mille carré.

ETHNOGRAPHIE. On peut réduire à vingt souches principales ou familles tous les peuples qui Dbitintabtiellement l'Europe fe les limites naturelles que nous lui avons assignées; comme dans l’article ethnographie de chaque état, nous avons indiqué les contrées où demeurent les peuples compris dans chacune de ces familles, nous nous bornerons ici à ranger tous les peuples de l'Europe que l’ethnographie regarde comme tels dans leurs familles respectives. Dans cette classification nous suivons l'ordre de l'Atlas ethnographique du globe ; mais nous devons faire observer qu'ayant adopté dans cet ouvrage la limite orientale de l'Europe proposée par Malte-Brun, il nous a fallu modifier la classification de manière à mettre en Europe presque tous les peuples qui habitent la région du Caucase, qui dans l'Atlas sont regardés comme appartenant à l'Asie.

nommerons : la morue, les, les scopernes, les saumons, les scombres, es boulereaux , etc., etc. at variés, et la plupart d'un grand commerce.

couleurs brillantes de urtout uné grande resure est employée dans ux douces donnent la on préparés en Caviar ; le nord. Il en est de itile à la classe pauvre.

cpédiés à la péche de la

TABLEAU DE LA CLASSIFICATION DES PEUPLES DE L'EUROPE D'APRÈS LES LANGUES.

FamiLte IBÉRIENNE ou Basque : les Escualdunac, plus connus sous le nom de Bascongados ou Basques, en Espagne et en France.

FamiLre CeLTiQUE : les descendans des véritables Celtes, en Irlande, dans les Highlands en Ecosse et dans l’île de Man; les Æimri ou Gallois dans la principauté de Galles, en Angleterre , et les Breyzad ou Bas-Bretons, en France.

FAMILLE THRACO-PÉLASGIQUE ou GRéco Latine : les Skipatar, plus connus sous le nom d'Arnaut et d’Albanais; les Grecs, dans le nouvel état de la Grèce, dans la Turquie d'Europe, etc., etc.; les Romans, subdivisés en Catalans, Valenciens, Majorquains, en Espagne; Languedociens, Provençaux, Dauphinais, Lyonais, Auvergnats, Limousins et Gascons, en France; Savoyards, en Savoie; Rethiens, ete., etc., en Suisse, dans une partie du canton des Grisons et du Valais; les Ztaliens, dans l'Italie (voyez l'introduction à la description de ltalie); les Francais, dans la France, au nord de la Loire, dans les Pays- Bas et la Suisse; les Espagnols, dans la plus grande partie de l'Espagne; les Portugais, daus le Portugal et l'arclnpel des Acores; les Rumanje ou Roumouni, plus connus sous le nom de Waques, dans les empires d'Autriche, Ottoman et Russe.

FAMILLE GERMANIQUE: les Allemands de la Haute- Allemagne, subdivisés en Souabes, Bavarois, Autrichiens , Franconiens, Hauts-Saxons, etc., etc., et parmi lesquels on range les Allemands de la Suisse, de la Bohème, Morave, Silésie, Hongrie, Transylvanie, Livonie, Courlande, Esthonie, etc., etc.; les Allemands de la Basse- Allemagne, où l'on

abes , les langoustes, les

s dans les diverses par-

diverses zones qui la mpérature. Les co/éopriches et variées. Les y sont surtout les plus s en médecine. Les pas .grillons, les aptéres, dont la nomenclature

104 ABRÉGY DE GÉOGRAPHIE.

distingue les Westphaliene , les Saxons de In Basse-Snxe , ceux qui habitent la partie sententrionale du cercle de la Haute-Saxe et les Prussiens.proprement dits, ou les habitans allemands des deux provinces de l'russe; les Frisons, dans la confédération Germanique et les monarchics Danoise et Néerlandaise ; les Néerlandais, où l'on distingue les Hollandais. et les Flamands dans la monarchie Néerlandaise ; les Norwégiens, dans la Norwège et une partie de la Suëdo, et dens l'archipel de Shetland et de. Férær ; les Suddois, dans la Suède, les villes de ln Finlande, ete, etc., les Danois dans Je reyyume de Damesnark, les villes de in Norwège et le Jutland ; les Anais, dans l'Angleterre, le plus grande partie de l'Ecosse, une partie de l'Irlende et dé la principauté de Galles.

Famice Suave {les Hlyriens, dans lés empires d'Autriche et Ottoman, jarfi lesquels on distingue les Serviens, les Dosniens, les Dalmates les Bulgares; les Husses, dans l'empire Russe, et sous le nom de Rousniaques , dans la Galicie, Hongrie, ete., ete, dans l'em: te: d'Autriche et dans la plus grande partie des gouvernemens russes de Vollinie et de

'odolie; les Croates, lés HPinde on Wenden, etles Boñêmes où Tchékhe, dans l'empire d'Autriche; les Polonais, daus le royaume actuél de Pologne, la république de Cracovie, une grande partie des provinces ci-desant polomaises de la monarchie Prussiepne ct de l'empire d'Autriche et une partie de la Silésie ; les Serbes, dans le royaume de Saxe et dans la monarchie Prussienne ; les Lithuaniens, dûas les gouvernemens russes de Wilna, Grodno, Minsk, Witepsk , Smolensk, etc., etc., ete, et dans le gouvernement prussien de Gumbinnen; les Lettes ou Lothwa, dans la plus grande partie des gonvernemens russes de Mitiau et de Riga et dons une fraction de la province de ln Prusse-Orientale.

Fame OURALIENNE, FixNotse où Tenoube: les Souomni où Finnois dans le grand-duclé de Finiande et une partie des gouvernemens russes d'Olone:z et de Saint-Pétershoury : les Esthoniens, dans le gonvernement de Revel et partie de celui de Riga; les Sames ou Lapons, dans l'extrémité septentrionale de l'Euroye, dans l'empire Rûssé et lu monarchie Norwégicno-Suédoise ; les Mari ou Tcheremisses, dans les gouvériémens russes de Kazan, Simbirsk, Viatka, Perm et Orembourg; les Mordwa, dans les gouvernernens de Penza, Kazan, Viatka, Saratov, Simbirsk et Orembourg;les Komi ou À omi-Mourt, plus connus sous les noms de Zyraines ct Permiens, dans les gouvernemens de Perm, Vivtka, Vologda et Arkhaugel { les Oudi, Oudi-Mourt ou Fotiaques, dens les gouvernemens de Viatka Oretnbiourg et Kazuu ; les Mansi, Mansi-Koum où Pogoules, duns les gouvernemens de Saratov et de Perm, et dans Les hautes vallées de l'Oural ; les Magyarock où Mad jars, plus connus souslenom de Hongrois, dans la Hongrie etla Transylvanie, dans l'empire l'Autriche.

Famiué Samoyène : les Kassovo ou Sayomèdes, dans le fouvernemenit russe d'Arkhaugel.

Les peuples compris dans les failles suivintes sont regardés comme des peuples asiatiques,

noie plusieurs Labitent depuis long-teinps le sol Européen. Tous eeux qui.demeureut

ans la région du Ceucase ne doiven: être considérés comme Eurapéens qu'antant que l'on veut admettre la frontière naturelle de cette partie de l'Europe. ( Vay. page 40.)

Fame Tünxe : les Osmanlis du Ottomans, plus connns sous le nom de Turks; c'est la ation dominante de l'empire. Ottoman ; les Baschkires, dans les Longue russes de Perm, TO rehoer ;les Tchouvaches, dans les gouvernemens de Kazau , de Viatka, de Simbirsk et d'Orenbourg: les Meschtchereks, daus celui d'Orenbourg; les Uroukes ou Turkomans de la Macédoine dans l'empire Ottoman, et les Turkomans dans les provinces Caucasiennes, daas celui de Russie : on distingue parmi ces derniers les Vogaï, les Koumnuks, \es Basians, etc., etc., enfin les prétendus Tatars purs des auteurs russes ct dllemaads, quine sont que les descendans des véritables Turks qui formaient la plus grande partie de l’armée du conquérant tatar Batou ; ils vivent dans les gouvernetftiens

. de Karan, Sinbirsk, Penza, Saratov, Astrakan et Urenbourg.

Faire Tantare où Mocos : les Kalmouks, dans les gouvernerñenis russès d'Astrakhan, Simbirsk, Orenhourg et dans la province du Caucase.

Faminze AwWare : les Aivares, les Andi et les Diduethi ou Dido-Unso.

Fame Kaszt-Koumur : les Kaszi-Konmuk.

FamiLue Aroucma : les Akoucha. ; |

Fanrzx Kouna : les Koura. Les peuples compris dans cette famille ainsi que dans l'akoucha, les kaszi-koumuk et l'aware Habitent les montügnes de là région du Caucase, et sont connus sous le nom collectif de Lesghis du Montagnards.

Fame Mrrsoszent: les Mitsdjeghi nommés Tchetchenzi par les Russes, dans les hautes vallées du Pays des Montagnes dans les provinces Caucasiennes ; on y distingue les Golgaï ou Ingousches , les Karaboulaks, etc., cte.

Famiice PERSANE : les Zrons ou Ossetes, dans les hautes vallées du Pays des Montagnes dans la région Caucasienne, et les Boukhares , établis deus plusieurs villes marchandes

. du sud-est de la Russie.

Famrere Cracassrenne : les Adighé où Circassiens, duns les Pays des Montagnes , das la région du Caucase.

FamiLe Anasse : les Absne 0: Aba-ie, duus la Petite-Abasste et dons ‘* "1. des Montugues, dans la région de Caucase, ‘ ‘ Famite SémiriQue : les M qui sont répondus dens tous les états de l'Eurepe , à exception de la Norwègc, de l'Espagne ct du Portugol { les payn dù ils se i'ouvsri ec g pa nombre sont les contrérs qui formaient l'ancier oytume de Pologne, ersu' e ‘es empires Ottoman et Autrichien , et l'Allemagne ; si tous les Juifs Ce l'Europe cioiest éunis ils formeraient une aatiou assez nombreuse ; les Maltais, dan: les c: mpagnes Cu g-oupe de ; Malte ; et les Ærabes peu nombreux des provinces Caucasiennes dà0s Ÿ'em ire Ê 2480, FAMILUE SanscniTe où Hinpoux : les Roma, Kola ou Sinte, nô rmés Lohém'ens » 1 rence Zigeuner en Allemagne, Zingani en ltalie, Gitanos en Fspagne, Gipsy en Avgle rre eie., . peuple vagabond, que l'on peut regarder comme originaire de l'Ir A bé Ce FAMILLE ARMÉNIENNE ! les Arméniens, dans les villes marchandes de l'empire Ottomau dans quelques localités des empires Russe et Antrichien, '

x qui habitent la partie senrement dits, ou les habitans a confédération Germanique où l'on distingue les Hollan- Vorwégiens, dans la Norwège de. Férær ; les Suudois, dans 18 Je reyqume de Damesnark, leterre, le plus grande partie Galles.

Ottoman, parti lesquels on gares; les Russes, dans l'em- Hougrie, ete. ete. dans l'em.

nens russes de Volbinie et de s ou Tchekhe, ddns l'empire e, la république de Cracovie, movarchie Prussiepne ct de , dans le royaume de Saxe et uvernemens russes de Wilna, ns le gouvernement prussien rtie des gonvernemens russes e la Prusse-Orientale, | Finnois dans le grand-duclé es et de Saint-Pétershoury :

e celui de Riga; les Sames ou l'empire Rüssé et la monar- 18 les gouvériémens russes de va, dans les gouvérnernens de les Æomi ou Komi-Mourt, plus uvernemens de Perm, Vivtka, lens les gouvernemens de Viatles, dans les gouvernemens de 1 Magyarock ou Madjars, plus vanie, dans l'empire d'Autriche.

vernemetit russe d’Arkhaugel.

comme des peuples asiatiques, éen. Tous ceux qui demeurent mme Européens qu'antant que l'Europe. Pr ay. page 40.) ous le nom de Turks; c'est la dans les Edo de russes rnemens de Kazau , de Viatka, lui d'Orenbourg; les Uroukes les Turkomans dans les prormi ces derniers les Vogaï, les éars purs des auteurs russes ct s Turks qui formaient la plus vivent dans les gouvernettiens 1rg. \ en uhVus russès d’Astrakhan,

. RELIGIONS. Le Cuaisranisme. dans ses formes diverse., étend sa bienfaisante influence syr touie la surface de l'Europe; il est professé par la presque totalité de ses nombreux habitans.

L'Eglise Catholique Ro maine éteud son empire sur presque toute ho sur Le Este, l'Espagne , le Portugal, sur les irvis quarts L de, sur la plus grande partie de l'empire d Auiriche, sur plus Cela muitié de la monarchie Néerlandaise. sur presque la moïié de la monarchie Prussienne, de la confédérat'on Suisse et des puissances secon- ‘dires de la condération Germanique et sar une fraciion considérable de la population de l'empire Ottoman.

. L'Egliée Gretque où Orientale est dominante dans l’emnire Rüsse, dans les Iles Juniennes, dans le nouvel Éiat de la Crèce et dans les trois principautés de Servie, de Valachie et de Moldavie: Elle est nrofessée par presque la moitié des habitans de l'empire Oiioman ; et elle est aussi In religion d'un grand nonbre de sujets de l'empire d’Auiriche, surtout en Transylvanie Hongrie; Croatie, Slavonic et Dalmatie.

Nous avons indiqué au:: pages 63 et 64 les divisions et subdivisions princiales des £glises Protestanies,et nous donnerons d’autres détails dans l'introduction à la confédération Germanique. Ici nous nous bornerons à indiquer seulement les grandes généralités. Le Luüché)anisme ou l'Eglise Evangélique domine däns les monarchies Prussienne, Danoise, Norwégieno-Suédoise, dans les royaumes de Hanovre; de Saxe, de Wurtemberg et autres états de la confédération Germanique; les habitans des proviaces Baltiques dans l'empire Russe, et un grand nombre d'individus dans l'empire d'Autriche , surtoui dans la Hongrie. la Transylvanie, etc. suivent les dogmes de cette église, à laquelle on tâche depuis quelque temps de réunir ceux qui professeni le Calvinisme, Les dogmes de ce deruier dominent principalement dans les provinces septentrionales de la monarchie Néerlandzise, dans les cantons suisses de Berne, Zurich, Bâle, etc. etc., dans le duché de Nassau et dans la Hesse électorale, dans les principautés d'Anhali, de Lippe , etc., etc. Un assez grand nombre d’habitans des monarchies Française et Prussienne et de l'empire d'Autriche, ainsi que la grande majorité de la population de l'Écosse, sont attachés à cette église. L'£pscopaleou Anglicane règne en Angleterre,et quoiqueea minorité, «Île opprimait zaguère la nombreuse population catholique de l’Iriande.

On peut dire avec assez d’exactitude que ces trois églises priscipales forment trois grandes divisions religieuses et géographiques de l'Europe, puisque la Catholique domine dans les contrées méridicnales, le Protestante dans les septentrionales e: la Grecque dans les orientales.

ido-Unso.

te famille ainsi que dans l'agnes de là région du Caucase, gnards.

ar les Russes, dans les hautes nnes; o2 y distingue les Gol-

lées du Pays des Montagnes ns plusieurs villes marchandes

Pays des Montagnes, daûs la

“est professé par tous les juifs répandus dans presque tous les états de

106 ABRÉCÉ DE GÉOGRAPHIE.

Outre ces trois grandes divisions ecclésiastiques de l’Europe chrétienne, il est quelques petites associations religieuses séparées de la masse, telles que les Méthodistes, dans la monarchie Anglaise, le Mennonites ou Anabaptistes, dans les monarchies Anglaise , Néerlandaise, Prussienne, dans l'empire Russe et la confédération Germanique; les Sociniens en Transylvanie ; le Qualers en Angleterre et dans les Pays-Pas; les 4rméniens en Turquie, et d’autres dont nous avons parlé aux pages 65 et 66.

La population non chrétienne de l’Europe se partage entre les quatre religions suivantes : l’Zs/amisme, dominant dans l'empire Ottoman et professé par presque tous les nombreux peuples turks de l'empire Russe, que nous avons déjà mentionné dans l’article ethnographie. Le Judaïsme

l'Europe, et très nombreux dans les provinces, qui formaient l’ancien royaume de Pologne, ainsi que dans la Turquie et l'Allemagne. Le Lamisme est la religion que professent les hordes kalmouques errantes sur le sol de la Russie d'Europe. Ce n’est guère que dans la partie européenne de la région du Caucase, vers l’Oural et dans les solitudes du gouvernement d’Arkhangel dans l'empire Russe et du Finmark dans la monarchie Norwégieno-Suédoise, qu'on rencontre encore des édolätres parmi les Mitsdjeghi,,les Ossctes, les Tchouvaches, les Mordwa, les Samoyèdes et les Lapons.

GOUVERNEMENT. L'Europe, dans ses différens états, offre presque toutes les formes possibles de gouvernement, depuis le despotisme le plus absolu jusqu’à la démocratie la plus prononcée. Si l’on veut classer tous ces états d’après leur gouvernement respectif, on peut les réduire aux trois classes suivantes, dont chacune cependant offre de grandes nuances dans la forme du gouvernement des états qu’elle embrasse. Il y a même des états qui se refusent à cette classification, offrant des monarchies dont une partie du territoire appartient à la première et une partie à la seconde , tel que le royaume Sarde , dont le gouvernement de la partie continentale présente les formes d’une monarchie absolue et le gouvernement de la partie insulaire celles des monarchies constitutionnelles, D’autres, comme la monarchie Prussienne, offrent des nuances si délicates qu'on pourrait avec autant de raicon la mettre dans la première série , aussi bien que la classer parmi les états de la seconde. Le savant travail de M. le baron de Malchus a été notre guide principal dans cette classification délicate; seulement nous nous sommes permis quelques petites modifications rendues indispensables par les changemens survenus ou par le cadre de notre ouvrage. Nous engageons nos lecteurs à lire les articles Gouvernement des confédérations Suisse et Germanique, ainsi que ceux de la monarchie Anglaise, de la république des Iles Ioniennes , et du royaume de Pologne, pour se former une idée des nuances qu’offrent les formes de gouvernement des états compris dans chacune de ces trois classes. Nous les engageons aussi à lire l’article des divisions administratives de l'empire Russe pour connaître les modifications qu’on serait obligé de faire au tableau ci-dessous, si l’on voulait tenir compte des formes du gouvernement d’après lesquelles sont régis les peuples en partie indépendans, et en partie soumis de nom ou de fait qui vivent dans la région du Caucase en decà des limites qu’on a assignées à l'Europe. Voici les trois classes de gouvernement dans lesquelles M, de Malchus range tous les états de l'Europe :

DESCRIPTION DE L'EUROPE. 107 ER En , A 1° Aurocrartiss où Monanoutes ansuLues, On en compte dix-huit, savoir : l'emne de 1 Europe chré- pire Ottoman , qui forme une subdivision à part ; viennent ensuite l'empire Russe et s separees de la masse, le royaume de Danemark proprement dit; ceux d'Espagne et des Deux-Siciles ; le laise, le Mennonites ou royaume Sarde, à l'exception de la Sardaigne ; l'empire d'Autriche, à l'exception de la rlandaise, Prussienne, Hongrie et de la Transylvanie ; l’État de l'Église ; les grands-duchés de Toscane et rique; les Sociniens en d'Oldenbourg ; l'électorat de Hesse ; les duchés de Parme et de Modène en Italie; les »s Pays-Pas; les 4rmé- principautés de Schwarsbourg-Sondershausen de Hohensollern.Sigmarinen en Allemagne lé aux pages 65 et 66. et celle de Monaco en Italie ; le landgraviat de Hesse-Hombourg et la seigneurie de Kniartage entre les Le Puce LIMITÉ ' Or te trent-huit, savoir : s l'empire Ottoman et S LIMITÉES OU CONSTITUTIONNELLES, 1 en compte trent-huit, savoir : x ; le Royaume-Uni ou la monarchie Anglaise; le royaume de France où la monarchie avks de l'empire Russe, Française; le royaume des Pays-Bas ou la monarchie Néerlandaise ; le royaume de graphie. Le Judaïsme Suède et celui de Nôrwège qui Ait la monarchie Norwégieno-Suédoise; le royaume esque tous les états de de Pologne, dont le souverain est en même temps empereur de Russie; les royaumes de qui formaient l’ancien Bavière, de Wurtemberg ; les grands-duchés de Bade et de Hesse ; \e duché de Nassau et t l'Allemagne. Le La- la principauté de Hohenzollern-Hechingen ; la principauté de Neufchätel dans la confédéalmouques errantes sur ration Suisse; tous ces états sont de véritables monarchies constitutionnelles. Viennent s ns la partie européenne ensuite la monarchie Prussienne , les royaumes de Saxe et de Hanovre; le grand-duché : de Saxe-Weimar ; les duchés de Saxe.Cobourg-Gotha , de Saxe Meinungen-Hildbourgsolitudes du gouverne- : hd ras 10 (ad é : hausen et de Saxe-Altembourg ; de Brunswick ; les principautés de Waldeck, de Lippenark dans la monarchie les édolätres parmi les ordwa, les Samoyèdes

Detmold, Schwarzhourg-Rudolstadt, de Lichtenstein ; le duché de Lucque ; les deux grands-duchés de Mecklembourg-Schwerin et Meclembourg-Strelitz ; les trois duchés d'Anhalt-Dessau , d'Anhalt-Bernebourg, et d'Anhalt-Kaœthen ; les trois principautés de Reuss-Greiz, de Reuss-Schleiz et de Reuss-Lobenstein-Ebersdorf. Nous croyous qu'on pourrait ajouter à celte subdivision non-seulement le nouvel Etat de la Grèce, mais aussi les trois principautés de Servie, de Valachie et de Moldavie tributaires de l'empire Otioman et sous la protection de l'empire Russe,

IL Rérusriques. On en compte trente-une, On peut les subdiviseg*en Aristocraties, parmi lesquelles se rangent les cantons suisses de Lucerne, Zurich, Berne, Fribourg, Soleure, Bale, Schaffouse et la république des Iles Ioniennes. Démocraties, parmi lesquelles on classe : Schwitz, Uri, Glaris, Zug, Appensel-Extérieur, Appenzelintérieur, Bas-Unterwald, Haut-Unterwald, Saint-Gall, Argovie, Thurgovie, Tessin, Vaud, Genève , les trois ligues des Grisons et les décuries du Valais, qui avec le canton de Neufchâtel , nommé dans la seconde classe et les autres républiques suisses sus-mentionnées , forment la confédération Suisse. Viennent ensuite : Andorre dans la péninsule Hispanisque ; Saint-Marin en Jtalie ; Cracovie en Pologne; Lubeck , Francfort, Brême et Hambourg en Allemagne.

ens états, offre presque is le despotisme le plus Si l’on veut classer tous eut les réduire aux trois e grandes nuances dans rasse. Il y a même des nt des monarchies dont et une partie à la senement de la partie conolue et le gouvernement ütutionnelles, D’autres, ances si délicates qu’on remière série, aussi bien nt travail de M. le baron e classification délicate ; tites modifications renou par le cadre de notre ticles Gouvernement des ceux de la monarchie lu royaume de Pologne, les formes de gouverneclasses. Nous les engaatives de l'empire Russe ligé de faire au tableau rmes du gouvernement ndépendans, et en partie ion du Caucase en deçà trois classes de gouvers les états de l'Europe :

DIVISIONS DE L'EUROPE. Il est impossible de tracer des divisions naturelles de l'Europe qui correspondent exactement avec ses divisions politiques. Pour atteindre ce but, autant que possible il faut se borner à rois où quatre grandes divisions. C’est aussi ce qu'ont fait presque tous les géographes, quoique sans beaucoup de succès; car la division de l'Europe en trois grandes régions , nommées méridionale, centrale, et septenlrionale, est on ne peut plus absurde; l'empire Russe, qu’on place dans la dernière, appartenant aussi aux deux autres. Dès l’année 1815, en rédigeant le Compendio di Geographia universale nous avons senti l’inconvénient de cette division, et nous avons proposé de partager l’Europe en deux parties principales, nommées : Eurork occipeNTALE et Europe ORIENTALE ; NOUS avons placé l'empire Russe dans cette dernière ; nous avons subdivisé la première en septentrionale, centrale et méridionale , el nous y avons classé tous les autres états. Mais par la suite, réfléchissant mieux sur cette division, et considérant que la Turquie d'Europe et les républiques des Iles Toniennes et de Cracovie appartiennent incontesta-

[08 ATRÉGÉ LE C0GRAPHIE.

ES biement à l’Europe orientele, ous n'avons pas hésisé à iles classer dans cette division. En effet, le cenire du continent européen se trouve à une petite distance à l’ouést de Varsovie. En tirant par ce point üne ligne droite du nord au sud, of » à l’est tout l'empire Russe et les trois états que nous venons dé nomiÿer ; une seule fraction de l'empire Uttoman dépasse la ligne de pariage. Tous les autres états de l’Europe restent à son occident à l'exception de la moitié environ de l'empire d'Autriche et d’une fraction de la monarchie Prussienne. On peut donc sans inconvénient adopter la division que nous proposons, comme celle qui s'accorde plus que toute autre avec les divisions politiques actuelles. La division proposée par les savans rédacteurs du Follstähdiges Handbuch der Neuesten Erdbeschreibung et adoptée dahs prèsque tutes les géographies allemandes en diffère entièrement. Elle consiste à partager l'Europe en cinq grandes régions, don: trois a/pines ct deux maritimes ; subdivisées en douze grandes contrées. Ceite division, à laquelle d’ailleurs on pourrait reprocher quelques inexactitudes, est trop en opposition avec Îles divisions politiques actuelles pour pouvoir leur servir de base.

TABLEAU DES DIVISIUNS ; POLITEQUÉS DE L'EUROPE COMBINÉES AVEC SES GRANDES DIVISIONS GÉOGRAPHIQUES.

L'Europe, d’après ce que nous venons de dire ; pourrait être divisée de la manière suivante: Partie Occ:DENTALE, subdivisée en Partie Centrale, qui éompreud l'empire d'Autriche, les monarchies Francaise, Prussienne, Néerlandaise et lès confédérations Germanique et Suisse, dont les états sont indiqués dans l'article gouvernement à la page 107. Partie A a 5 &üle, qui comprend les monarchies Portugaise et Espagnole, et la république d’Antore ; dhns la péninsule Hispanique; les dix états de l'Italie indiqués dans l'article gouvernement.

Partie Boréale, qui tomprend les monarchies Anglaise, No: wégieno-Suédoise et Dancise.

PARTIE ORTENTALE, qui comprénd les empires Russe et Ottorñnan, et les républiques des Iles Toniennes et de Cracoie ; le nouvel état de la Grèce et les principautés de Servie, Valach'e et Moldavie.

En considérant l’Europe sous le rapport politique, elle n'offre pas moins de quatre-vingt sept états très différens entre eux, mais qui, à -quelques exceptions près, sont tous égaux sous le rapport de l'indépendance politique. Les géographes et les économistes les distinguent souvent en états du premier ordre ; états du second et états du troisième rang ; classification basée selon eux sur leurs forces et leurs ressources. Mais toutes ces classifications sont très vagues, pour ne paë dire inexactes , puisqu'il est impossible de tracer là limite de démaroation entre chacune de ces trois grandes divisions. 11 nous semble cependant qu’on peut regarder comme assez exacte la qualification de grandes puissances que l’on donne à la France, à l’Angleterre, à l'Autriche, à la Russie et la Prusse, quoique cette dernière reste bien en arrière des autres sous le rapport de la population, des revenus et des ressources.

En résumant ce que nous avons dit dans l’article gouvernement ct ce que nous venons de dire dans celui-ci, nous trouvons que l'Europe offre actuellement trois empires ; une monarchie élective ecclésiastique ; seize royaumes ; sept grands-duchés ; un électorat ; douze duchés ; dix-sepi principautés ; un landgraviat ; une seigneurie et trente-une républiques. Mais Pon doit faire observer que l'unior du royaume de Pologne à l'empire de Russie

hésivé à ies classer dans tropéen se trouve à une par ce point üne ligne Russe et'les trois états je l'empire Uttoman dée l’Europe restent à son pire d'Autriche et d'une donc sans inconvénient celle qui s'accorde plus les. La division proposte uch der Neuesten Erdbeographies allemandes en Europe en cinq grandes livisées en douze grandes pourrait reprocher quelles divisions politiques

et celle du royaume de Norwège au royaume de Suède ne détruisent pas leur qualité d'états ; que le duc d'Oldenbourg n’a pas encore accepté le titre de grand-duc que lui a accordé le congrès de Vienne, non plus que l'électeur de Hesse-Cassel , qui continue toujours à se servir de celui d’électeur; il le prend cependant quelquefois en sa qualité de grand-duc de Fulda.

Nous remarquerons aussi, avec M. de Malchus, que l'empire Ottoman est aujourd’hui le plus ancien empire de l'Europe, puisque son origine remonte à l'époque de la prise de Constantinople en 1453, tandis que l'empire Russe ne date que de 1721 et celui d'Autriche de 1804 ; que la France est la plus ancienne des monarchies existantes, puisqu'elle remonte à l’année 486; que l'Espagne, le Danemark et V Angleterre viennent immédiatement après sous le rapport de l'antiquité; que la Toscane est le plus ancien des grands-duchés, et Brunswick le plus ancien des duchés ; que Saint-Marin est non-seulement la plus ancienne des républiques, mais qu’elle est en même temps un des plus anciens états de l'Europe; que les républiques de Schwitz, Uri et Unterwald subsistent depuis 1308 ; que celle de Hambourg est la plus riche et la plus commerçante, tandis que les principautés de Lichtenstein et de Monaco, et la seigneurie de Kniphausen sont les plus

M Érmtques petits de tous les états Européens. DIVISIONS GE .

divisée de la manière suivante: MON. ARCHIE FR A NC 'AISE.

POSITION ASTRONOMIQUE. Longitude, entre le 7° 9' occidentale et 5° 56’ orientale. Latitude , entre 42° 20’ et 51° 5’. Ces calculs se réfèrent au continent seulement. Cette remarque doit s'étendre à tous les autres calculs semblables de cet Abrégé, à moins qu'il ne soit dit expressément le contraire. On doit en dire autant de l’article dimensions. DIMENSIONS. Plus grande longueur. Depuis le point le plus occidental de la côte au nord-ouest de Brest dans le Finistère, à Antibes dans le Var, 575 milles. Plus grande largeur. Depuis Givet, dans les Ardennes, jusqu’au mont Huromba au sud-sud-ouest de Saint-Jean-Pied-de-Port, 499 milles.

CONFINS. Au rerd, la Manche et le Pas-de-Calais qui séparent la France de l'Angleterre ; le royaume des Pays-Bas avec le grand-duché de Luxembourg; le grand-duché du Bas-Rhin, compris dans la monarchie Prussienne ; et le cercle du Rhin appartenant au royaume de Bavière. A l'est, le grand-duché de Bade; la confédération Suisse (les cantons de Bâle , Berne, Neufchâtel, Vaud et Genève), et ie royaume Sarde. Au sud, la Méditerranée, la monarchie Espagnule et la république d’Andorre. A l'ouest, l'Océan-Atlantique et en partie la Manche.

PAYS, Le royaume de France actuel se compose de tout le ci-devant royaume de France avant la révolution , sauf quelques petites fractions de territoire qu’on en a détachées dans les départemens du Nord, des Ardennes, de la Moselle et du Bas-Rhin, et des parties bien plus considérables qu'on y a ajoutées dans les départemens du Haut et du Bas-Rhin, du Doubs (la république de Mulhausen, jadis alliée de la Suisse, la principauté de Montbéliard, autrefois dépendante du duc de Wurtemberg, etc.), et de la Vaucluse; la plus grande partie de ce dernier est composée de nouvelles acquisitions , c’est-à-dire, du territoire d'Avignon, du comtat Venaissin, etc. dépendant autrefois du pape.

MONTAGNES. Toutes les montagnes de la France continentale appar-

e, les monarchies Francaise, et Suisse, dont les états sont

aise et Espagnole, et la réputats de l'Italie indiqués dans

daise, Noi végieno-Suédoise et

ttornan, et les républiques des es principautés de Servie, Vala-

ue, elle n'offre pas moins x, mais qui, à -quelques l'indépendance politique.

ent souvent en éfats du ième rang; classification es. Mais toutes ces classictes , puisqu'il est imposcune de ces trois grandes t regarder comme assez l'on donne à la France, usse, quoique cette deripport de la population,

icle gouvernement et ce uvons que l'Europe offre tive ecclésiastique ; selze ze duchés ; dix-sepi prinune républiques. Mais lon ogne à l'empire de Russie

tiennent aux trois systèmes suivans : Hespérique, Alpique et Gallo-Francique.

Toutes les montagnes situées au sud de la Garonne, du canal du Midi et de l'Aude appartieunent au Système Hespérique, dont une des chaînes principales, les Pyrénées, séparent la France de l'Espagne. La Maladetta, où pic de Nethou, élevé de 1787 ‘oises , en est le point culminant sur le sol français. Toutes les montagnes à l’est du Rhône, de la Saône-Inférieure et du Doubs jusqu’à Bâle sur le Rhin, peuvent étre regardées comme appartenant au Système Alpique où des Alpes proprement dites. La chaîne principale sépare la France du royaume Sarde. Le mont Olan, élevé de 2163 toises, en est le point culminant sur le territoire français. Toutes les autres montagnes de la France appartiennent au Système Gallo-Francique, dont le point culminant est le pic de Sancy , dans les monts d'Or, en Auvergne; il n’atteint que la hauteur de 973 toises. Les montagnes de la Corse forment partie du système insulaire que nous avons nommé Sardo-Corse (page 93); le Monte-Rotondo, élevé de 1418 toises, en est le point culminant. (Voyez, pour les détails relatifs aux trois autres systèmes, les pages 85 , 86 et 87.)

ILES. Les principales dans l'Océan-Atlantique sont : Ouessant et Sein, dans le département du Finistère; Groaix et Belle:lle, dans le Morbihan; Noirmoutier et Dieu, dans la Vendée; Ré et Oléron, dans la Charente- Inféricure.

Les principales dans la Méditerranée, outre /a Corse, qui forme à elle seule un département, sont : les groupes d’Hyéres et de Lérins dans le Var; dans ce dernier groupe se trouve l’#e de Sainte-Marguerite, dont le château-fort , ancienne prison d'état, est devenu célèbre par la détention du mystérieux prisonnier au masque de fer. Nous ajouterons que la Camargue est la plus grande des îles qu’on trouve dans le delta du Rhône.

LACS. La France a un très petit nombre de lacs proprement dits; mais ses parties sud-ouest et sud-est offrent en revanche beaucoup d’étangs et de lagunes. Le lac Grand-Lieu dans la Loire-Inférieure, est le plus important parmi les premiers; les étangs de Carcans et de Certes, dans la Gironde ; Sanguinet ou de Biscarosse, dans les Landes; de Leucate, dans les Pyrénées-Orientales; de Sigean, dans l'Aude ; de Thaw, dans l'Hérault; de la Camargue et de Berre, dans les Bouches-du-Rhône, sont les principaux parmi les seconds.

FLAUVES. Vingt-et-un fleuves principaux, dont six, savoir : le Rhën, la Meuse , la Seine, la Loire , la Gironde et le Rhône figurent parmi les fleuves les plus remarquables de l’Europe, arrosent et fertilisent la France continentale. Nous décrirons ces fleuves d’après les quatre mers auxquelles ils apportent le tribut de leurs eaux. Nous engageons le lecteur à consulter les articles fleuves des monarchies Prussienne et Néerlandaise , et ceux des confédérations Germanique et Suisse pour les détails relatifs à la partie du cours du Rhin, de la Meuse, de l’Escaut et du Rhône qui n'appartient pas au territoire français.

La mer du NORD reçoit :

Le Ruin, qui vient de la Suisse ; il forme une partie de la frontière orientale de la France, qu’il quitte pour continuer son cours à travers la confédération Germanique. Ses principaux affluens à la gauche appartenant en tout ou en partie au territoire français, sont : l'///, qui nait dans le département du Haut-Rhin, passe par Colmar et Strasbourg el au-dessous de cette ville entre dans le Rhin ; la Mo selle, qui prend sa source dans les

DESCRIPTION DE L'EUROPE. tit

Vosges, traverse ce département ainsi que ceux de la Meurthe et de la Moselle, et poursuivant son cours dans la monarchie Prussienne, elle se joint au Rhin à Coblentz dans cette dernière ; la Moselle passe par Épinal , Nancy, Metz et Thionville , et est grossie à la droite par la Meurthe, qui baigne Lunévi!le.

La Mause, qui prend sa source dans le département de la Haute-Marne, dans le plateau de Langres, baigne une fraction de celui des Vosges, traverse celui auquel elle donne le nom, aiusi que le département des Ardennes, qu’elle quitte pour entrer dans le royaume des Pays-Bas. La Meuse baigne Neufchâteau, Verdun, Sedan, Mézières et Charleville, Givet et Charlemont; et reçoit à la droite le Chier, qui passe par Montmedy , et à la gauche la Sambre, qui baigne Landrecy et Maubeuge.

L’Escaur , qui nait dans le département de l'Aisne , traverse celui du Nord où il baigne Cambrai , Valenciennes, Condé, et passe ensuite dans le royaume des Pays-Bas, où il devient très large et où il finit son cours. Ses principaux affluens sur le sol français sont la Scarpe, qui passe par Arras , Douai et Saiut-Amand; la Lys, qui passe par Aire et est grossie par la Deule qui baigne Lille.

La MANCHE reçoit :

La Somme, qui naît dans le département de l'Aisne , et après avoir traversé le département auquel elle donne son nom , elle entre dans la Manche. La Somme passe par Saint-Quentin, Péronne, Amiens, Abbeville et Saint-Valery.

La Seine, qui prend sa source dans le plateau de Langres presque au centre du département de la Côte-d'Or, traverse ceux de l'Aube, de Seine-et-Marne, de Seine-et- Oise, de l'Eure et de la Seine-Inférieure, et près du Havre-de-Grâce entre dans la Manche. Dans ce Jong cours elle baigne Châtillon-sur-Seine, Troyes, Melun, Paris, Mantes, Elbeuf, Rouen, Honfleur et le Havre. Ses principaux affluens à la droite sont : l'Aube, qui passe par Bar et Arcis; la Marne, qui passe par Chaumont, Vitry, Châlons , Epernay , Château-Thierry, Meaux et Charenton; l'Oise, qui baigne Guise , la Fère, Compiègne, Pontoise , et est grossie à la gauche par l'Aisne qui passe par Vouziers, Rethei et Soissons. Ses principaux affluens à la gauche sont : l'Fonne, qui passe par Clamecy, Auxerre et Sens; l'Eure, qui passe par Chartres et Louviers,

L'Onxe, qui prend sa source dan: la chaine Armorique dans le département auquel il donne son nom, et traverse ensuite celui du Calvados où il finit son cours. L'Orne passe par Seez, Argentan et Caen.

La Vie, qui naît dans la chaîne Armorique, traverse les départemeus du Calvados et de la Manche et passe par Vire et Saint-Lo.

La Rance, qui naît dans la chaîne Armorique, arrose une parti lu département des Côtes-du-Nord et passe par Dinan et près de Saint-Malô.

L'OCÉAN ATLANTIQUE recoit :

L'Aurxe, qui naît dans les montagnes Notres de la chaine Armorique , traverse le Finistère, passe par Chateaulin et entre dans le superbe bassin de Brest.

Le Braver, qui prend sa source dans la chaîne Armorique, partage en deux parties inégales le département du Morbiban, et après avoir baigné Pontivy se jette dans le port de Lorient.

La Vrzaime, qui naît dans la chaine Armorique, arrose les départemens de Ille-et- Vilaine et du Morbihan, passe par Vitré, Rennes et Redon, et est grossie à la droite

r l'Zlle.

gi La Lorrz , qui prend sa source au mont Gerbier-le-Joux dans les Cévennes , traverse ou touche douze départemens, savoir l'Ardèche, Haute-Loire, Loire, Saône-et-Loire , Allier, Nièvre, Cher, Loiret, Loir-et-Cher , Indre-et-Loire, Maine-et-Loir et Loir

Inférieure , et baigne Roanne, Nevers, Cosne, Gien, Orléans, Blois, Tours, Saur::: . Nantes et Paimbœuf. Ses principaux affluens à la droite sont : l'4rroux, qui passe par Autun ; la Nièvre, qui donne le nom à un département ; la Way'enne, qui passe par Mayenne et Angers, et est grossie par la Sarthe; la Sarthe elleemême donne son nom à un département, passe par le Mans et reçoit le Loir, qui baigne la Flèche. Les principaux affluens de la Loire à la gauche sont : l'4/lier, qui baigne Moulins ; le Loiret, qui malgré sa petitesse donne le nom à un département; le Cher, qui passe par Montluçon et Saint-Amand , et qni est grossi à la droite par l'Auron, qui baigne Bourges; l'Indre, qui

jique et Gallo-Francique.

Garonne, du canal du spérique, dont une des rance de l'Espagne. La s,en est le point culmil'est du Rhône, de la le Rhin, peuvent étre lpique ou des Alpes ance du royaume Sarde.

it culminant sur le terri- France appartiennent au culminant est le pic de atteint que la hauteur partie du système insue 93); le Monte-Rotondo, (Voyez, pour les détails sont : Ouessant et Sein, Ile, dans le Morbihan; fron, dans la Charentc-

e la Corse, qui forme à {yéres et de Lérins dans Sainte- Marguerite , dont célèbre par la détention fous ajouterons que la dans le delta du Rhône.

s proprement dits; mais he beaucoup d’étangs ct ieure, est le plus imporet de Certes, dans la 2s Landes; de ZLeucate, l'Aude ; de Tham, dans 3ouches-du-Rhône, sont

it six, savoir: le RAën, la igurent parmi les fleuves tilisent la France contiatre mers auxquelles ils ns le lecteur à consulter éerlandaise , et ceux des tails relatifs à la partie Rhône qui n’appartient

(e la frontière orientale de la confédération Germanique.

partie au territoire français, sse par Colmar et Strasbourg qui prend sa source dans Îes

passe par La Châtre, Châteauroux et Loches ; la Ficnne, qui passe par Limoges, Con. folens, Châtellerault et Chinon, et qui est grosrie à la droite par la Creuse qui baigue Aubussun et Le Blanc, et à la gauche par le Cain qui arrose Poitiers; la Sèvre Nantaise,

La Sèvas Nionraise , qui prend sa source dans le département des Deux-Sèvres et passe par Niort et par Marans ; elle reçoit à la droite la Vendée, qui donne le nom à un département et passe par Fontenay-le-Comte,

La Cuanenre, qui traverse les départemens de la Charente et de la Charente-Infé. rieure, baigne Civray dans la Vienne, et passe par Angoulême , Cognac, Saintes, Roche. fort , et au-dessous de cette ville entre dans le bras de mer nommé Pertuis d'Antioche,

La Ginonps, qui est formée dans le département de ce nom par la jonction de la Garonne avec la Dordogne. La Ganowxe, qu'il ne faut donc pas confondre avec la Gi. ronde, est la branche principale ; elle prend sa source dans la vallée d'Aran en Espagne, traverse les départemens de la Haute-Garonne, du Tarn-et-Garonne , du Lotset-Garonne, de la Gironde et passe par Saint-Gaudens, Muret, Toulouse, Agen, Marmande , La Réulle, Bordeaux. Ses principaux affluens à la droite sont : l'Arriège, qui passe par Foix; le Tarn, qui naît dans les Cévennes, au pied du mont Lozère, passe par Florac, Milhau, Alby, Montauban et Moissac, et est grossi à la droite par l'Aveyron, qui baigne Rodez, Villefranche; le Lot, qui passe par Mende, Espalion, Cahors et Villeneuve. Le Gers est le seul affluent à la gauche que notre cadre nous permette de mentionner ; il passe par Auch et Lectoure, La Dornoëxe naît au pied du Mont-d'Or dans le département du Puyde-Dôme, traverse ou tauche cs départemens de la Corrèze, du Cantal, du Lot, de la Dordogne , de la Gironde, et passe par Bergerac et Libourne. Ses principaux affluens à la droite sont : la Fezère, qui passe par Montignac-le-Comte, et est grossie à la gauche par la Corrèze qui doune le nom à un département et passe par Tulle et Brive; l'Zs/e, qui passe par Périgueux, et est grossie à la droite par la Dronne qui baigne Riberac, Le Cère est le seul affluent à la gauche que nous puissions nommer ; il passe peu loin d'Aurillac.

L'Avour, qui naît au pied du Pic-du-Midi dans le département des Hautes-Pyrénées, traverse ou touche les départemens du Gers, des Landes et des Basses-Pyrénées, passe par Bagnères , Tar des, Saint-Séver, Dax, Bayonne, et au-dessous de cette ville entre dans le golfe de Gascogne. Les principaux affluens sont: la Midouze à la droite; elle passe par Mont-de-Marsan ; le Gave de Pau à la gauche; ce dernier passe par Pau et Orthès, et est grossi à la gauche par ie Gave d'Oléron.

La mer MÉDITERRANÉE reçoit :

L'Aupe, qui naît dans le département des Pyrénées-Orientales , traverse le département auquel elle donne sou nom et passe par Limoux et Carcassonne.

L'Hénauzr, qui descend des Cévennes, parcourt le département auquel il donne le nom et jsasse par Pézenas et Agde,

Le Ruônx, qui vient de la Suisse , sépare le département de l'Ain de la frontière du royaume Sarde, traverse ou touche les départemens du Rhône, de l'Isère, de la Loire, de l'Ardèche, de la Drôme, de la Vaucluse, du Gard et des Bouches-du-Rhône, et passe par Lyon, Vienne, Tournon, Valence, Montélimart, Viviers, Avignon, Reaucaire, Tarascon et Arles. Ses quatre branches principales forment un vaste delta dont la Camargue est l'ile principale. Les principaux affluens du Rhône à la droite sont : l'Ain, qui donne le nom à un département et qui est grossi à la gauche par la Bienne qui baigne Saint-Claude ; la Saône, qui passe par Gray, Auxonne, Châlons, Mâcon , Trévoux et à Lyon se joint au Rhône; elle est grossie à la gauche par le Doubs, remarquable par son cours tortueux ; ce dernier baigne Pontarlier, Baume-es-Dameés, Besançon et Dôle ; l’A4rdéehe; qui, malgré son cours borné, donne le nom à un département ; le:G ar don ou Gard, formé par la réunion des trois ruisseaux nommés Gardon d’Andute, de Mialet et d'Alais, du nom des principaux lieux qu'ils traversent. Ses principaux affluens à la gauche sont : l’Zsère, qui vient de la Savoie, donne le nom à un département et passe par Grenoble ; la Drôme, qui, quoique d'un cours très borné , donne le nom à in département; elle baigne Die; la Durance, qui naît au mont Genèvre, passe près de Briançon, baigne Mont-Dauphin, Embrun et Sisteron.

L’'Ancrxs, qui naît dans les monts Esterel dans le département du Var, traverse de

li passe par Limoges, Conir la Creuse qui baigne Auierss laSèvre Nantaise, tement des Deux-Sèvres et ée, qui donne le nom à un

pote et de la Charente-Infé- :, Cognac, Saintes , Rochenommé Pertuis d’Antioche, nom par la jonction de la c pas confondre avec la Gi- \ vallée d'Aran en Espagne, aronne , du Lotæet-Garonne, gen, Marmande , La Réulle, ge, qui passe par Foix; le , passe par Florac, Milhau, Aveyron, qui baigne Rodez, hors et Villeneuve. Le Gers » de mentionner ; il passe par dans le département du Pu;e, du Cantal, du Lot, de la ne. Ses principaux affluens à nte, et est grossie à la gauche e par Tulle et Brive; l'Isle, Dronne qui baigne Riberac.

s nommer ; il passe peu loin

lement des Hautes-Pyrénées, t des Passes-Pyrénées, passe sous de cette ville entre dans 'ouze à la droite; elle passe nier passe par Pau et Orthés,

ientales , traverse le départearcassonne, + département auquel il donne

nt de l'Ain de la frontière du

hône, de l'Isère, de la Loire,

Bouches-du-Rhône, et passe

viers, Avignon, Beaucaire,

tun vaste delta dont la Caie à la droite sont : l'Ain, qui che par la Bienne qui baigne Châlons, Mâcon , Trévoux et Doubs , vemarquable par soi mes, Besançon et Dôle ; l'A épartement ; le:G ar don où rdon d'Anduse, de Mialet et rincipaux affluens à la gauche épartement et passe par Grene le nom à un département; re, passe près de Briançon,

artement du Var, traverse de

DESCRIPTION DE L'EUROPF. | 113

l'ouest à l'est ce département et entre dans la mer près de Fréjus. L'4 » lu b y est son prin. cipal affluent; il passe par Draguignan.

Le Var, dont la plus grande partie du cours appartient au royaume Sarde; sa partie inférieure trace la frontière entre cet état et la France.

CANAUX. On compte en France ef canaux, dont soixante-quatre sont dejà terminés, dix-huit sont en construction et quatorze seulement sont en projet. Parmi ces derniers on doit surtout mentionner le grand canal du Havre à Paris et celui de Parts au Rhin par Châlons, Nancy ct Strasbourg. Voici les principaux canaux que notre cadre nous permet de décrire :

Le canal du Midi, dit aussi canal Royal où du Languedoc ; il forme la jonction de l'Océan avec la Méditerranée moyennant la Garonne ; il commence au-dessous de Toulouse, dont il baigne les murs, passe par Castelnaudary, près de Carcassonne au nord, baigne Bezicrs, et un peu au-dessus d'Agde il entre dans l'étang ou pour mieux dire dans la lagune de Thau, qui par le port de Cette communique avec la mer Méditerranée. L'immense réservoir ou lac artificiel de Saint-Ferréol près de Castelnaudary, l'écluse de Fonseranne , la voûte du Malpas , Vexcavation dans le roc à travers la plaine d'Argelier, et l’agueduc de Cesse ; ses grandes dimensions, ses soixante-deux écluses, ses soixante-douze ponts et ses cinquante-cinq aqueducs qui servent de passage à autant de rivières, mettent au premier rang ce magnifique ouvrage hydraulique, qui dans son genre n'avait pas d'égal lorsqu'il fut livré à la navigation en 168r. Sa longueur totale est de 227,547 mètres.

Le canal du Centre où du Charollais établit une communication entre la Loire et la Saône; il commence à Châlons sur cette dernière et aboutit à Digoin sur la Loire en passant pur Chagny, Saint-Léger, Blanzy et Paray. Sa longueur est de 116,812 mètres ; il a eté ouvert en 1791.

Le canal de Monsieur joint la Saône au Rhin par le Doubs et en traversant les départemens de la Côte-d'Or, du Jura, du Doubs, du Haut et du Bas-Rhin. On doit y distinguer quatre parties principales : là première forme la jonction de la Saône au Doubs et se termine sous Dôle; la deuxième forme la navigation du Doubs et se compose de plusieurs dérivations de cette rivière; elle passe par Orchamps, Besançon, Baume-les-Dames, l'Isle, Dampierre et Vougeaucourt, où elle se termine; la troisième établit la jonction du Doubs au Rhin, en passant par Montbéliard , Dannemarie, Mulhausen , Neuf-Brisach , Graffenstadt où le canal entre dans l’Ill, affluent du Rhin, à environ 500 toises au-dessus de Strasbourg; la quatrième unit Mulhausen à Bâle et Huningue. La première partie a été achevée en 1806 , la deuxième depuis 1820; on vient de livrer à la navigation la quatrième. La longueur totale de ses trois premières sections est de 321,277 mètres.

Le canal de Bourgogne, destiné à établir une communieation entre l'Yonne et la Saône, et à former ainsi une nouvelle jonction des deux mers à travers le centre de la France. Ce grand canal commence un peu au-dessus de la Roche-sur-l’Yonne, et aboutit à Saint-Jean-de-Losne sur la Saône en passant par Saint-Florentin , Tonnerre , Montbard, Marigny, Pouilly où se fait le point de partage, Dijon et Longvic. On vient de terminer la belle voûte souterreine de 3,000 mètres de long près de Pouilly. La longueur totale du canal sera de 241,469 mètres.

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du précédent. 11 commence à Montargis sur le Loing et aboutit à Saint- | Mamers sur la Seine, en passant par Cepoy, Nemours et Moret; sa longueur totale est de 52,934 mètres.

Lecanal d'Orléans forme une seconde communication entre la Loire et le Loing, il commence à Combleux sur la Loire et aboutit à Buges sur le canal de Loing; il fut ouvert en 1692 et a une longueur de 72,301 mètres.

Le canal de l'Ille-et-Rance, commencé en 1804 et pas encore achevé, doit établir une communication entre la Rance et la Vilaine, en traversant la Bretagne depuis la Roche-Bernard sur la Vilaine, jusqu'à Saint-Malo; l'Ile affluent de la Vilaine en formera une partie, La longueur totale sera de 80,796 mètres.

Le canal de Bretagne où de Nantes à Brest, n'aura pas moins de 369,437 mètres de développement , depuis Nantes sur la Loire jusqu'à Brest, en passant par Blain, Redon, Malétroit, Josselin, Rohan, Pontivy et Châteaulin.

Nous finirons cet article en faisant observer, qu'il existe en outre dix canaux du second ordre, à la suite desquels se placent le canal de l'Ourcq, qui fournit à Paris de l’eau en abondance, et le canal du Ni vernais , qui joint la Loire à la Yonne, affluent de la Seine.

ETHNOGRAPHIE. Les habitans du royaume appartiennent à cinq souches principales. La souche Gréco-latine embrasse les Français qui occupent les départemens au nord de la Loire, et quelques-uns de ceux qui sont immédiatement au sud de ce fleuve ; les Romans , qui vivent dans les départemens au sud des précédens; et les Ztaliens, qui habitent la Corse ; cette souche comprend à elle seule plus des neuf-dixièmes de la population de la France. La souche Germaniquene comprend que les Deutsche où Allemands, qui forment la masse principale de la population de l'Alsace et d’une partie de la Lorraine; et les Duitschen Néerlandais, où Flamands, qu'on trouve dans une partie du département du Nord. Les Breyzad ou Bas-Bretons , dans la Basse-Bretagne, appartiennent à la souche Celtique; les Escualdunac où Basques dans les Basses-Pyrénées,

àlasouche Basque; etles Juifs, répandus dans les Principales villes du royaume, à la souche Semitique.

RELIGION ct DIVISIONS ECCLÉSIASTIQUES. Plus des 14 quinsièmes des habitans de la France appartiennent à la religion catholique. La ch: accorde la liberté des cultes à toutes les autres religions. Un million d'habitans environ appartiennent à l'église réformée; le plus grand nombre de ces derniers vit dans le sud de la France, surtout dans les départemens du Gard, de l'Ardèche, de la Drôme, de Lot-et-Garonne, de la Lozère, des Deux-Sèvres, de l'Hérault, du Tarn, de la Charente- Inférieure, de la Gironde, de la Seine, de l'Aveyron, etc., ete. Ceux qui professent le /uthéranisme ou les dogmes de la confession d'Augsboury, sont beaucoup moins nombreux; ils vivent surtout dans les départemens du Bas-Rhin, du Haut-Rhin, de la Seine et de l'Isère. Le plus grand nombre de Juifs se trouvent à Paris, Marscille, Bordeaux, Strasbourg, Wintzenheim dans le Haut-Rhin, Lille, Metz, ! ancy, Montpellier, Besançon et Dijon. Dans le Doubs et les Vosges on trouve quelques ana baptistes ; les autres sectes comptent encore moins de prosélytes.

Sous le rapport ecclésiastique, tout le royaume est divisé en que vingts diocèses dont quatorze sont des archevéchés et soixante-six des évéchés. Les églises réformées ont des consistoires, dont cinq forment un srnode ; celles de la confession d'Augsbourg ont un consistoire général et cinq inspections.

Le tableau suivant offre les quatorze archevéchés où provinces ecclésiastiques du royaume avec leurs évêéchés respectifs ou sous-provinces ; lu deuxième colonne, indique les divisions administratives auxquelles correspond chaque diocèse; la troisième colonne offre leur population absolue à la fin de 1826.

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