SECOURS OBTENUS POUR CET OUVRAGE, « NL
Si notre abrégé de géographie a reçu dès ses premières éditions, l’accueil le plus flatteur, nous n’attribuons ce succès à aucune qualité qui soit en nous, si ce n’est à un amour constant et dévoué pour la science que nous cultivons. Mais nous souhaitons avant tout que l'estime du public se porte sur les causes mêmes qui nous Bont méritée. C'est pourquoi nous voudtions pouvoir reproduire ici dans son entier cette partie de notre introduction où nous nous sommes plu à nons étendre sur les secours et les encouragemens de tout genre que nous avions reçus. Mais,
quoique animé de la méme gratitude, nous
nous voyons forcé, bien à regret, d'en res-
treindre l’expression. Les faits nouveaux
qui viennent grossir la partie positive de ce volume, disputént ce peu de pages à nos souvc.iirs el A nos sentimens. Il faut do b'ituer des énuntérations sèches et es à nos longs et chaleureux élo-
ges, des remercimens vagues et collectifs à ces nombreuses effusions de reconnaissance adressées individuellement à chacun de nos généreux auxiliaires. Nous cédons à cette nécessité, bien certain d’ailleurs que nos pensées premières ne périront plus maintenant, fier de déclarer qu'aucune considération ne nous en ferait désavouer une seule, et persuadé que les simples indications qui nous sont permises ici seront suffisantes pour rappelerassezclairement desnomsdéjà chers à la renommée.
Les secours qui se sontofferts à nous proviennent de l'esprit général de Pépoque, des trésors rassemblés dans les collections publiques et particulières, des ouvrages imprimés généraux ou spéciaux, et surtout, des documens officiels ou autres
qui nous ont été communiqués en parti-
culier.
§ I. Progrés généraux de la géographie.
Nous scmmes heureux d’avoir entrepris cet immense travail à une époque favorable. Jamais jusqu’à nos jours la géogrape n'avait fait d'aussi rapides progrès.
remière partie du xix° siècle a mul-
tiplié d'une manière prodigieuse les foyers sciéMifiques, et- la géographie a tant de contact avec les autres sciences, qu'il en est rejailli sur elle d' immenses faisceaux de lumières nouvelles. Les gouvernemens et les associations, les princes et les simples particuliers , les missionnaires catholique et protestans, tous ont concouru au éveloppement des connaissances géographiques aveg ꝑu empressement tel que l'énumération Mete des services rendus
devient à-peu-près impossible. L'Italie, la France, l’Angleterre et la Prusse ont vu naître de savans recueils périodiques, qui, sous des titres divers ont contribué à reculer les bornes de la science. Les sociétés de géographie et les sociétés asiatiques des capitales de l’Europe n'ont pas moins efficacement concouru à ce monvement, tandis qu’une impulsion nouvelle partait des sociétés savantes de Batavia, de Calcutta et de plusieurs autres cités de l’Inde et de l'Océanie.
Presqu’à chaque page de ce livre, il est fait mention d’une entreprise, d’un établissement, d’un acte de munificence contribuant aux progrès des sciences géo-
Toscane souverain établis à £ mémorabl es entre Pharaons pee dû 7 Oscane; « Poursuivis l'Europe « Snifiques c reaux to curojenn nouvelle à breux voya exploration nens ont ac date riaur.
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ces derniers d que toutes Je ans celle de n ore étendue.
Particuliers ne que les prem même davanta numens public
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graphiques. Vienne, Paris, St-Pétersrg et Rome possèdent de grandes écoles de langues orientales. La France, le Piémont, la Prusse, la Hollande et la Toscane doivent, au goût éclairé de leurs souverains desuperbesmusées égyptien établis à pus rais. Combien, depuis la mémorable expedition d'Egypte, de gran-
des entrepri- es exécutées! Le des
Pharaons exploré de nouveau sous les ausje du roi de France et du grand-duc de
oscane ; d' immenses travaux géodésiques poursuivis dans presque tous les états de l’Europe et même dans l’Inde; de magnifiques cartes publiées par les divers bureaux topographiques des grandes cités euroÿéennes , ont donné une impulsion nouvelle à la science, tandis que de nombreux voyages de circumaavigation et des explorations dans l’intérieur des. continens ont accumulé sans relâche de riches matériaux. Que de noms souvent cités dans cet ouvrage parmi les intrépides et célèbres voyageurs de la France, de la Russ et de l’Angleterre, si noblement
A LA GEOGRAPHIE ; 111 — ——
encouragés par des gouvernemens éclairés. Les états même que leur position semblait devoir rendre plus désintéressés dans ces voy. lointains, ontgénéreusement secondé ce grand mouvementscientifique, et l’intérieur du Brésil a vu dans ses magnifiques forêts les Mikau, les Poll et les Nalterer envoyés par l’empereur d' Autriche, et les Spi et les Martius par le roi de Bavière. Ce noble exemple des souverains n'est pas resté stérile. Dès l'an 1767, la France avait vu un simple académicien, lemarquisdeCourtanvauzx, faire construire et armer à ses frais la corvette l'Aurore, dans le seul but d'essayer en mer les premières horloges marines de Leroi. De nos jours le desir de rivaliser avec l'Angleterre, dans la recherche du passage nord-ouest par le détroit de Bering, a inspiré au comte de Romanzof, la
ensée non moins généreuse d’attirer sur a marine russe un nouveau titre de gloire, en ordonnant à ses frais la campagne du ARR sous les ordres du capitaine Kotzebue.
§ II. Collections.
Les explorations et les découvertes, dont nous venons de parler, ont accumulé de grandes richesses dans toutes les collections publiques et particulières consacrées aux diverses branches des sciences
historiques et naturelles. Dans le corps de
l’ouvrage,nous avons mis un soin partieulier à faire connaître ce que chaque foyer de civilisation, chaque capitale, chaque ville, mére de médiocre étendue, renſermaient d’objets précieux pour les sciences, les lettres et les aris. C’est une des parties qui ont eu le plus de charmes pour nous. Malheureusement la multiplicité des recherches auxquelles nous avons dû nous livrer pour connaître l’état actuel de tous ces établissemens publics, ne nous laissait pas le loisir de nous informer des diverséte!lissemens particuliers du meme genre que possède chaque ville. Voilà pourquoi nous avons gardé le silence sur ces derniers dans la description de presqe toutes les grandes villes, et même
ans celle de plusieurs villes d’une médiocre étendue. Ceperdant les établissemens particuliers ne sont pas moinsintéressans que les premiers. Îls le sont peut-être mème davantage ; car, tandis que les monumens publics sont l'ouvrage de tout un
peuple ou des monarques éclairés qui le gouvernent, les monumens particuliers font mieux ressortir le goût des individus. Dans cette nomenclature des collections particulières, on ne pourrait pas comprendre celles qui ont été fermées par plusieurs souverains et par les membres de leurs familles? Leurs possesseurs, poseñt de moyens trop supérieurs à @k d’un simple particulier pour qu’on puisse les ranger dans une mème catégorie. Leur grande er nous a engagé à indiquer dans le texte celles que nous connaissions, En effet, ce serait une omission impardonnable que de ne pas nommer dans la description de Paris la magnifique alerie de tableaux et k bibliothèque ormée par le due d'Orléans, aujo d’hui roi des Français. Cemment 1 rait-on, en faisant la revue des richesses littéraires que possède la capitale de! Autriche, ne rien dire des riches collections
‘possédées par les archiducs Charles et
Jean, et ne faire aucune mention du jar-
din botanique et de la, bibliotheque :
particulière de l’empereur, et de sa collection deportraits vés regardée par tous les Connaisseu me la plus complète qui existe? comment enfin, en
décrivant Stuttgard , Copenhague et Flopasse silence les bibliothé-
a oulières des rois de uret de Danemark, et celles du
and-duc de Toscane ? mais à l'égard de peur.
collections appartenant à de simples particuliers, à de diMienltés à vaincre pour les connaître toutes! Les mutations qui s’opèrent tous les jours, les ventes, les décès, l'impossibilité où lon est de tout savoir, de tout connaître dans les grandes villes et daus les pays éloignés, ne laissent au géographe, le plus zélé et le plus soigneux, aucun espoir d'arriver à uneexactitude rigoureuse. En attendant
qu'il dresse la liste de ces collections,
quelques-unes ont déjà changé de maître, ou sont devenues publiques, tandis que d'autres ont cessé d'exister, et que des ventes ont dispersé les pièces dont elles se compossient.
— 9 une sr 9 travail, en tant, pour Italie, des savantes — de M. Charles Didier et de M. Orioli; pour la Belgique, des notes de M. Vandermaelen, et pour l’Orient, des documens communiqués par M. de Rienzi; mais les raisons que nous venons de donner et les réclamations qui nous ont été adressées de différens côtés, nous ayant démontré l’imperfection incurable d’un pareil tableau, nous n’en conserverons ici que quelques linéamens,
Nous citions pour la FRANCE, à Paais d’abord : les Cabinets d’antiquilés de MM. de Blacas, comte Portalis, baron Roger, Durand; les coldections de tableaux de MM. Artaud, maréchal Soult, comte de Sommariua; les collections ni e naturelle de MM. Delessert, Adrien de Jussieu, Bory-St-Vincent, duc de Rivoli, . général Déjean, Gillet de Laumont, Cordier, ete., etc. Les ag. La de MM. Walckenner, marquis de Forlia d Urban, Monmerqué, A. A. Renouard, elc., etc.
Dans les départémens nous remarquions à lue la collection de médailles de M. Gentil Muiron; à Vazenciennes celle de M. Zebarbier; à FonraiNe-sun-Marne, Mxrz, Nevers, Tours, Porrixns, celles de MM, Phuipin, Marchand, Claudin, Jueffrain, Lafontenelle; à Lxon, Mansuiuce et Anves, les cabinefs d’antiquités de MM. Commarmont, Salnt-Pons et Sautel, etc, U etc.
L'ALLEMAGNE aous offrait à Faancronr plusieurs bibliothèques et collections de lableaux; à Mayence, la collection d’antiquités romaines de M. Vn; à Municu, la galerie de tableaux el la bibliothèque du duc de Leuc/tenberg; à Nuneungac, celui de M. Fembo, et
la belle galerie de tableaux de M. Campe: à
INTRODUCTION
Buauvra, la collection de pétrification de M. le cumte de Munster; à Prauont, le cabinet de coquilles de M. Meneke; à Hausovno, la co/dection de minéraux de M. Sturm, et celle d insectes de M. Wintem; à Gern, la collection
7 de M. Schlotheim; à Vun.
les bibliothèques des princes de Metternich, Lishténstein et Esler du comte de Schönborn; la bibliothèque orientale du baron de Hammer; les galeries de tableau: des princes Esterhuzy et Lichtenstein, el du comte Czerning; les médaillers du baron dé Brelfeld et du conseiller aulique de Welsel, les herbiers du baron Jacquin, de MM. Endlicher et Zahlbruckner, ete., etc. À Paacue, les bibliothèques du prince Auguste de Lobkowicz, du prince Xins- , des comtes de Ciam-Martinits et de Klebesberg: à Névuor, près de Prague, la biblio. thèque du comte d-? Choteck; à Raubnirz en Boheme, la bibliothéque du prince Ferdinand de Lobhowicz: à Reichenau (idem) la bibliothé-
“que et la galerie de tableaux du comte de Kolo-
wrat, ministre d'étatet des conférraces; à Knumau(idem), la bibliothèque du prince de Schwarzenberg; à Nixousaunc, en Moravie, la Bébliothèque. du prince de Dietrichstein; à Benuix, la galerie de M. Solly, le cabinet minérälogique de M. F de M. und h, renfermant toutes les richesses rapportées d'Amérique par MM. Hunbolat et Bompland: à Cosuenrz, les collections variées de M. le comte Renesse-Breitbach; à Takvas et à SAARBRÜC- EN, lescolleclions d'antiquités romaines de MM. Quédnov et Bæcking; à Neuwiep, le cabinet d histoire naturelle du prince Maximidien-Alexandre; à Colon, les Collections d'histoire naturelle de MM. Heis, Sehimeyer, Kiæcker etMeinerzhagen:; à Aix-LA-CRAPELLE, les belles collections de tableaux de MM. Bellendorfet:Lorsenne, et de la famille Schweling, etc.
Nous recommandions en FTALIE : à Venise la bibliothèque et le cabinet d'antiquités de M. Giustiniani ; la collection minéralogique du professeur Innocenis; à Tainsrz la Débliothèque du chevalier de Rosselliet le rmédailler de M. Fontana; à Basscia, le médailler et la cotlection de pierres dures du comte Mazzucchelli:à Vuno:e, la bibliothèque du comte Giuliari; à Pavoue, la collection minéralogique de M. Dario, la bibliothèque el les collections de beaux arts du comte Alexandre Papasara ; à Miran, les bibliothèques de MM. Reina, Trivizio, etc, etc.; et la collection minéralog:que de MN. Crisioſori, la collection d armes et
armures de M. Uboldo, la galerie de tableaux du chevalier Oggionl; à Gênes, les galeries de tableaux des palais Pasquaet Brignole, et la collection de gravures de M. le marquis Di-Negro; à Paume, la cotlection minéralogique de M, le comte Zinati; à FLonence, les mé dailles du prince Poniatowski, les galeries Mozzi et Corsini, les. manuscrits de M. le mar. gs de Tempi, la collection ornithologique
e M. Charles Bonaparte, ele.
A Ron. parmiune multilude d'autres, les ga:
observer que nis& zur N4 des Mensch Vollstaendig ten Erdbesd société de sa
— deries B.
donna, z Chigi, ei Zambecc
de M. Ber du couven dier: à Na sia, les 0
VAIN , l'étab *
« Si les Sénéral, di mitable pr en. particul 4 75 50 diſ
entiques d'indiquer 0 Nest-Ii pas Savans à mé puyé sur de il pas de la
naltre à no ignorés ; de maîtres et temps nous de cette dès le à dans notre fico dello su avons toujor uelles ‘nous ans cet ou d’abord sig | impr imés do ronné pour hie. Ils ap érentes :
A l'égard
Nogique bilections ra ; einda, Tri
gralogtd'armes et rie de ta- 8, les gule · Brignole, le marquis néralogice, les mé:
galeries M. le mar.
hologique
res, les ga.
A LA GEOGRAPHIE. Li
deries Borghese, Doria, Fesch, Sciarra-Co»
donna, Barberini, les bibliothèques Corsini, Chigi, eic. te.; à Bocoune, les galeries de MM. Zambeccari scalchi, etc., et l'herbier de M. Bertolini; à Sasso-Franaro, les (ableaux du couvent de Santa-Chinra, signalés par M. Didier: à Narins, la bibliothèque du prince Tur. sia, les collections de M. San-Angelo, et les médailliers de MN. Catalani, Jorio et Puli; à
Vasro, le musée du baron Genua renfermant
neuf mille médailles; à Pal xank, le Juraln botanique de / Oliunzza; à Carans, les musées Gini et Biscari, En BELGIQUE, nous signalerons: à Bauxsibes, l'établissement géographi. que de M. Fandermaelen et le cabinet denlomologie de M. Robyns; à Annas. les cabinets de tableaux de MM. Fan-Lancken et Steenecrus; à Encuiex, le jardin du duc d’Aremberg: à Gan, la bibliothèque de M. Van-Hulthem, et les tableaux. de M. Schamp; à Lovvain, l'élablissement pomologique, et le ca-
dinet de chimie de M. fan Mons, ete., eie.
Daus les autres pays de l'Europe nous remarus à Lonones, outre les collections Dre s la to nie de cette ville, les collections
de coquilles de MM. Sowerby, frères, les ri-
M, Beulloch;à Srocauous, les livres rares de M. Brinckmann, et la belle bibliothèque de N. le comte de Suchtelen, et le cabinet minéralogique de Berzelius; à Sr-Péransso:ac, le cabinet national russe de M. Paul de Svi- &nine, 7 ele. , ele. —
Daus les INDES ena, nous nommions à CAL- CUTTA, les bibliothèques orientales de M.
Wilson, de M. Leicester, dubrahman Rammazen Rob; à Bousar, celle de MM. E/phinstone et West: à Colon, La col/ection japonaise de M. Zyard; et à Sincnarcon, lg bibliothèque el la collection de M. Miton.
8 III. Ouvrages imprimés.
« Si les connaissanees histofiques, en général, disait Malte-Brun dans son inimitable précis, et celles du géographe en particulier sont tirées de tant de sources différentes et plus ou moins authentiques, west- il . indispensable d'indiquer celles que l’on a consultées ?
N’est-il pas da la bonne foi de mettre les savans à même de juger si l’on s’est appuyé sur des autorités suffisantes ® N’estil de la justice littéraire de faire connaître à nos lecteurs les noms, souvent ignorés ; de ceux qui nous ont servi de maîtres et de guides? » Depuis longtemps nous avions senti toute la justesse de cette de notre célèbre ami, et — le début meme de notre cartière,
ans notre Prospelto politi eografico dello stato attuale del Globo, nous avons toujours indiqué les sources aux- 1 ‘nous avons puisé les faits admis.
ans cet ouvrage. De même nous allons.
d’abord signaler au lecteur les ouvrages imprimés dont nous nous sommes environné pour rédiger ce traité dé géographie. Ils appartiennent à trois classes diférentes : ce sont. des ouvrages généraux , des ouvrages spériaux et des ouvrages périodiques.
A Pégard des premiers, nous ferons observer que l’&Erdfunde im Verhaeitniss zur Natur und zur Geschichte des Menschen du célèbre M. Ritter, le Vollstaendiges Handhuch der neuesten Brdbeschreibung rédigé par une société de savans géographes , et le Pré-
ois de la géographie de Malte-Brun ,
sont les seuls ouvrages de ce genre que nous ayons cru pouvoir consulter avec profit. Nous avons trouvé dans presque tous les autres tant d'erreurs grossières, tant d'impardonnables inexactitudes , que le seul moyen d'y échapper a été pour nous de n’en tenir compte en aucune manière, quel que fût le titre pompeux sous lequel ils se présentaient au public. Ce sont justement ces compilaiions qui, plus que toute autre cause, ont contribué à perpétuer les erreurs et à faire rétrograder la scieuce , dont les bornes avaient été portées en avant par quelques géographes
zélés et consciencieux et par quelques
voyageurs aussi savans qû'intrépides. Les erreurs que nous avons signalées dans plusieurs ‘endroits. de cet ouvrage , et d’autres, bien 175 nombreuses, que nous pourrions révéler au public, si' nous le croyions nécessaire , sanctionnent ce jugement, quelque sévère qu'il puisse paraître. Nous indiquerons, tout-à-l’heure, les principaux ouvrages spéciaux où nous avons puisé, en même temps que nous parlerons des documens inédits qui nous ont été confiés et des personnages distingués qui ont bien voulu nous prêter assistance dans cette tâche difficile, Quant aux ouvrages périodiques, si nous vowlions citer tous ceux auxquels nous ayons eu recours, il faudrait placer ici une liste de toutès les revues estimées et de tous les bons journaux de la France, de l’Angleterre, de l’Allemagne et de l'Italie.
LU INTRODUCTION
Nous indiquerons , tout-à-l’heure , les -
nombreux emprunts spéciaux que nous avons faits à l’Æmanach du Commerce de M. Bottin; ici nous devons signaler aussi deux autres productions de ce genre d’un grand mérite, que nous avons consultées avec fruit, le Campanion to the
Almanac, et l'American Almanac :
le premier publié à Londres , sous la surveillance des plus hauts nages , réunis en société poar la p tion des connaissances utiles; le second imprimé à Boston ct rédigé par deux savans très distingués.
Sv. Documens inédits.
En indiquant les renseignemens officiels ou autres qui nous ont été communiqués pour servir à la rédaction de’ cet abrégé, et en nommant les personnes qui ont bien voulu nous aider dans cette tâche difficile, nous résumons , poür ainsi dire encore
une fois , mais sous une nouvelle forme, le plan de cet ouvrage; car, dans cette
exposition, nous suivrons rigoureusement l’ordre des différentes contrées de chacune
des cinq parties du monde.
Dans l'exposition de tous les faits divers que contiennent ces chapitres, nous n'avons pas eu la prétention ridicule de tout savoir et de tout faire par nous-même.
Nous avons compulsé les meilleurs ouvrages généraux qui pouvaient faciliter notre travail , et nous avons eu recours à l’obligeance et à l'amitié des savans distingués qui, déjà, nous avaient aidé dans 1 ae ; ra 5 5 rédaction des princi néraux de la géographie élémentaire de Malte-Brun. Notre guide principal, pour tout ce qui goncerne le judaïsme et le christianisme, a été l'ouvrage de M. Schoell; mais nous en avons rempli les lacunes ; et nous y avons rectifié quelques inexactitudes, en nous aidant des renseignemens que nous devons à feu l’abbé Grégoire, ancien évè-
que de Mois; un orientaliste distingué, M. Reinaud, s’est chargé de la rédac-
tion de l’article islamisme et de ses bran-
ches. M. Xlaproth a bien voulu refaire notre article sur le Bouddhisme , afin de mettre cette partie au niveau des connaissances actuelles. M. Eugène Burnouf a eu la complaisance de revoir tout ce que nous avons dit sur la religion de Brahma. La reconnaissance nous impose le devoir de nommer aussi MM. Abel Rémusat et Saint-Martin , comme nous ayant aidé de leurs conseils dans la partie relative aux croyances de l'Orient, qui éntraient dans la sphère de leurs études spéciales. Tout le reste du chapitre a été puisé aux meilleures sources et aux plus récentes publications.
Plus resserrée que toutes les autres parties du monde, mais entièrement connue, divisée en un petit nombre d’élats, et déjà comprise presque toute dans le domaine de la statistique, l’Europe n'offre au géographe que peu de difficultés, à l'exception de celles qui accompagnent les détails topographiques. Il ne nous reste qu’à indiquer les sources principales aux- 3 nous avons puisé, 17 00 rédiger la
escription des différens états. .
France. Sans tomber dans l'erreur trop commune qui consiste à ne voir que la France en Eu -
rope, et quel'Europèe dans le monde nous avons
donné la description de celle monarchie avec tous les détails qu'exigeait notre but spécial et la place éminente que la France occupe parmi les puissances appelées à fixer les destinéesde l’humanité; dans ce travail difficile deux ouvrages ont été nos guides principaux, savoir: 1° l'excellente statistique de la France, qu'un savant laborieux reproduit tous les ans avec d'importantes améliorations, sous le titre modeste d’Æ/manach du Commerce. Que d'autres dérobent sans scrupule à M. Bollin le fruit de ses longues veilles sans jamais le citer ; c'est un devoir et un plaisir pour nous de signaler ici les nombreux emprunts uue nous avons fails à son livre. Cet obligeant écrivain a eu la complaisance de revoir toutes les épreuves relatives à la France, et nous a-fOurni.
nos guides pour
ript de longues el portance de e.
tessité. La sts par M. de sur lesq sons. M. Be, fourni quelqu France.
«Nos liaisons employés de | dans plusieurs non-seulemen foule de notio:
qu'ils ont fait d descriptions, « que nous avio!
ciaux publiés rc meilleurs. Nou Sueur Merlin rale des douane ployé dans l'ad le-Saunier, à qu ticle sur les c.
Nous nommero teur Villermé mouvement de!
mortalité, a ajo tistique; et M. « avons publié le aux crimes. No mas, économis nous ‘a fourni toutes les coloni Bascar; M. Vul.
mythologique. 1 pres tableaux st ont servi de ba:
de la France et ressources des considérables d . CONFÉDÉRATIO col, l'Abrégé Yerold Mayer, Suisse, par Eb option de la tistique de cette les ouvrages pri pour la descrip CONFÉDÉRATIO!
ges de Hoffma Slein, Cannab
res et du troisiè qui concerne les litique; quant à actuelle, nous a que denousenr Vienne. La reco naler ici deux d voulu, non-seul
hie avec cial et la parmi les de l'huouvrages o excel ant laboportantes imanach ans scrubes veilles un plaisir emprunts obligeant toutesles a-fourni.
A LA GEOGRAPHIE. Li
lui-même, l'article sur l'industrie de ce royaume; 2° l'éinéraire descriplif de la France, par feu M. Vaysse de Villiers, inspecteur des postes, en retraile, autre travail recommandable et appuyé + description de Pa ns 8 été le sujet a n de Paris a été pour nous
de longues et pénibles recherches. La grande importance de ceite capitale nous en faisait une névessité. La statistique du département de la Seine, par M. Fullot, nous a fourai une foule de faits eurieux sur lesquels nous avons basé nos comparaisons. M. Benoiston de Chdteuuneuf nous a fourni quelques notes sur les finances de la France. RME
Nos lisisons avec plusieurs hommes privés ou employés de l'état qui ont parcouru la France dans plusieurs directions, nous ont et très ulilese non-seulement parce que nous leur devons ane foule de notions topographiques, mais aussi parce qu'ils ont fait disparaitre plusieurs erreurs de nos descriptions, en revoyant nos épreuves, erreurs que nous avions trouvées dans des ouvrages spéciaux publiés récemment et proclamés comme les meilleurs. Nous nous bornerons à nommer : M.
Sueur Merlin, employé à l'administration gené-
rale des douanes; M. Blanc-Lalésie, autre employé dans l'administration des finances, à Lonsle-Sdunier, à qui nous devons aussi l'important article sur les canaux de l'Archipel britannique, Nous nommerons encore nos deux amis: le docteur Villermé, qui, par ses recherches sur le mouvement de la population, les fécondations, la mortalité, a ajouté une nouvelle branche à la statistique; et M. Guerny, avocat, avec lequel nous avons publié le tableau de l'instruction comparée aux crimes. Nous citerons, en outre, M. Tomas, économiste et statisticien éclairé, qui nous à fourni des renseignemens précieux sur toutes les colonies françaises et sur l'ile de Madagascar; M. Vul. Parisot, auteur de la Biographie mythologique. Nous avons emprunté à nos propres tableaux statistiques tous les faits qui nous ont servi de base pour comparer les ressources de la France et de ses villes principales avec les
ressources des autres états et des villes les plus -
considérables du monde, . CONFÉDÉRATION suisse. La Statistique de Picot, l'Abrégé de géographie de la Suisse de Ferold Meyer, le Manuel des voyageurs en Suisse, par Ebel, et surtout l'excellente Description de la Suisse, par Tuc“, ainsi que la Statistique de cette contrée, par M. Franscini, sont les ouvrages principaux que nous avons consultés pour la description de cette partie de l'Europe. CONFÉDÉRATION GERMANIQUE. Les savans ouvrages de Hoffman, Cramer, Hassel, Crome, Stein, Cannabich, Reichard, Zedlitz ont été
nos guides pour la description des états secondai-
reset du troisième ordre, ainsi que pour tout ce qui concerne les généralités de ce grand corps politique; quant à ce qui concerne son organisation actuelle, nous avons cru ne pouvoir mieux faire que de nous en rapporter aux actes du congrès de Vienne. La reconnaissance nous ordonne de signaler ici deux de nos meilleurs amis, qui ont bien voulu, non-seulement nous aider de leurs con-
teils dans la rédaction de cette partie de notre ou · v „mais meme en revoir les épreuves; nous v parler de M, Meerheimb et de M. le doc teur Donndorf : le premier savant diplomate , conseiller de légation du roi de Wurtemberg à Paris, ancien officier attaché à l'état-major de l’armée prussienne ; le second connu en Allemagne par des articles publiés daus les principaux écrits périodiques. Nous devons — — précieux renseignemens sur les villes Anséatiques à
M. de Lindenberg, consul général d'Autriche à Lisbonne ; et à M. Pedro Gabe de Massarellos, consul portugais à Hambourg,
* L'aumine D'AuTaicus a été traité par nous avec tous les détails gs”*vixcait son importante. Pour ce travail difficil «1: ‘ons puisé dans une foule d'ouvrages; nou- .ierons au moins ceux de Liechtenstern, Hielzinger, Demian, Hassel, Pezzl, Ponfikl, Schwartner, Csaplovics, Marienburg et Thielen. Nous devons la connaissance de plusieurs faits importans à deux Hon-
.grois très instruits, MM. Tessedik et Fekete, précepteurs des fils de M. le comte d’Apony. M. Fekete a eu meme l'obligeance de revoir toutes les
épreuves de la description de cette monarchie D'autres faits isolés nous ont été communiqués par plusieurs de nos compatriotes qui ont beaucoup voyagé, et par quelques administrateurs habiles. Parmi ces derniers, nous nous bornerons
à citer M. Torriceni, statisticien distingué, ancien préfet, aujourd’hui délégat:à Milan, M. le baron Mulazzani, savant économiste, conseiller du gouvernement à Venise; M. 4 igoni, littérateur distingué, employé par le même-gouvernement comme secrétaire, Nous avons aussi puisé quelques faits dans l'ouvrage que M. Quadri. autre secrétaire du gouvernement de Venise, a ‘ésurles Provintes vénitiennes.
“aie PAUSSIENNE. Les importantes publi-
ca ‘un savant administrateur, M. le con-
seil: ..uffmann, el les ouvrages de MM. Stein, Demian et Zedlitz ont été nos sources principales pour la description de cette contrée. Nous
“avons déjà nommé MM. de Meerheimb et Donndorf, qui ont bien voulu nous aider de leurs conseils.
Monancniz HOLLANDAISE et RorAUnE DR BELGIque, réunis auparavant sous le nom de Monan- CRIE NÉERLANDAISE. Pendant l'impression de la première édition de notre ouvrage, la révolution de Bruxelles, en séparant la Belgique de la Hollande, a mis fin à la monarchie Néerlandaise .Les
. provinces méridionales et les provinces sep-
tntrionales de cette monareliie forment aujourd'hui les deux ROYAUMES DES PAYS-BAS ET DE BEL- Gique. Les limites assignées par les grandes puissances à ces deux états, n'ont point encore été acceptées par les deux parties; en attendant on peut regarder presque tout le pays des anciennes provinces méridionales, comme formant le nouveau Royaume DE BELGIQUE. Nous avons donné je titre de MonaRG&iE HOLLANDAISE aux pays qui forment le royaume actuel des Pays-Bas, à cause de l'étendue et de l'importance de ses possessions hors de l'Europe; en éffet, ce titre embrasse toutes les provinces seplentricna'2s, quelques
INTRODUCTION
nee
fractions des province toutes M. le commandant Berlinghieri, mi- . > — — rt à oscane à Paris, a bien voulu revoir leon de | c SOUS des de 10 Pas an the À 2 nt 1. NN celte contro,
de Fabricius, chargé d'a : chevalier Gussoni, botaniste distinsau, a eu la Loads ds nous fourair plusieurs no- gu feu Joseph Umili, auteur d'une des meil
ulation, qui est un vingt-et-unleme de que particulière du grand-duc de Toscane ; M. le rü , Celle de FE
igieux ocat à
titrespour comte Pierre Revedin ; M. Navarro, av ** ro Am 5 5 pes à” des Naples; M. le ti Air 1 7 16 pen paies da monde Gil don 0 go Paris; 7 5 de. Naples, auteur U nes. On c 7 . N W ee eee — 1 2 „ * des trois ouvrages remarquables ont été publiés: Les mens, ,
t nombre be 8 on 5 jar M. Zuccagni post di ee le Mographle descriptire tie des ala, Le prends 8 ne * eee eee ee .
: aussi n'au rt de trée est 141 A aux ouvrages , M. Valery juge : 1. ber rempli 85 peer 0 neciterons que l'{linerario delle “arts et de l'état sotial. 8 2
ttronia l dela statisti- 1 N Statiatiguss grande lacune de la géographie et 42 Si à Une eMM pre sm io Le da A 45 e ob 4 0 étatset les description que l'on ] ados d N Cou nde 3 hia, sante partie de la péninsule. Ces trois ouvrages 2 rt Ne 425 additions 1 Mes Mood À 1 A cg Ha Are ’ ut r em 5 À , 906 —— 1 re un Là 5 be 9 dens que ve à N ba 5 Las SR Que 1 K 0 Français et de plus remarquables 5 rc re — é place. Un jeune savant de Genève, ue Villiers, ouvrage 1rouv LP a N Mag de chant modèle dans ce M. Charles Didier, a cxploré et pendant p e ont manqué, nous sieurs années la Sicile et les contrées les pes s ln en À er 5 ignorées et les plus montagneuses d la péninsu e. da eh. ds a vons eee 1es Sans toutefois négliger les ei À 544 80 19 Ph. qui ont dien voulu nous aider dans ce W d nn 9 ed End cardin - l'étude mme 1 8 M 10 5 . Ce point de vue tout nouveau l'isole de ses devanres sur
i faits importans re-
ni, ont ciers. Nous avons profité des é
M — a „ tra- cueillis par ce re hf en 8.
eus N Lelalre la géographie du moyen gueset périlleuses N e 1 .
en nee ou nr era ar egen tt Lie Ba uen
eo lc mA gets 45 l'Etat sa graude carte d'Italie. Nous avons puisé encore
uÿ 5 ö récieuses que variées; l'Ilalie, malgre le nombre chirurgien-major à l'hôpital de Palerme; M. le P 2 P
Lefort ont bien dans la descrip Mer vous slalsique su d. 6, ou de on . 4 es compila veaux documen:
dis qu'ils ne fo:
de mieux déguis Monancaig D.
Suëoiss. Les France, en Ang contrées ont été cription: Pour 1 inévitables dans nous avons eu | de quelques leurs ra 4 UN e nous ous nommero M. le lieutegani nous AYONS com ue nous avion a bien voulu y Mie Revaler dente, qui a bie ajouter quelque la Monanenm N.
de Towenhie à Paris, qui a e mens sur plusie graphiet de 1 M. le comte d wens 1 Georges Blun Moxanchi À nous permet nid cipaux ouvrag curieux et neu merce, à l'agri foule d'autres d dans la descri
PASSES SET RNB TST |
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A LA GEOGRAPHIE. LT
de Bseignemens dans les voyages au lac Como, Maggore, b. f 5 en Savoie qu'un des écrivains les plus spirituels de l'Italie, M. David Bertolotli, à publié U y a
à L ris, eousa étais du Sardaigne , et il U ei gi les épreuves Dee [1