‹ Abrégé de géographie [microforme]Chapitre 216 sur 597 · ESA · texte numérisé non relu

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(Siragoss). Agosta „ Moto , 1 ? À 5 L ,

Ms Nau tt. Rabitére, Lie

vopoenapuis, Narres, située dans une position magnifique, à la droite de la pelite: rivière Sabeto, et s’élevant en amphithéâtre jusqu’à la hauteur d' environ c'nquante toises, entre le Vésuve à l’est et le Pausilippe à l'ouest, au fond du golfe auquel elle donne son nom. La fertilité

son territoire, la douceur du climat, la beauté incomparable de ses alentours, les nombreuses et imposantes antiquités qui l’environnent, une foule de phénomenes physiques offerts à l'observation du naturaliste et du philosophe, la masse de sa population qui n’est inférieure qu'à cel les de Londres, de Paris et de Constantinople, le mouvement qu imprime an commerce l’approvisionnement et les amusemens d’une grande métropole , les nombreux établissemens philantropiques qui la mettent sous ce 2 aux pr ers ran

es de l’Euro

parmi les capita et ses

importans instituts littéraires, ont quelues-uns rivalisent avec les principaux des plus grandes métropoles; tout cela

rend le séjour de Naples un des plus agréables que l’on puis imaginer. Mais, pour être impartial , il faut aussi avouer que cette ville, relativement à son étendue et à son importance, offre moins d’édifices remarquables en comparaison des autres grandes villes de l'Italie ; ses églises, surchargées dans leur intérieur de dorures, de tableaux des grands maîtres et d’ornemens, sont peu recommandables par leurs dimensions et par leur architecture; on peut en dire presque autant y lais et des autres édifices publics. Nous allons cependant citer les principaux batimens publics et particuliers qui méritent d’être signalés à l’attention du voyageur.

Le Palais-Royal, remarquable par ses vastes dimensions, l’archilecture de son frontispice, son magnifique escalier , la beauté et la richesse de ses appartemens ; c’est la résidence ordinaire du roi.

Une partie de ce palais vient d’être détruite par un incendie. Deux autres pa-

lais s'élèvent à ses côtés : à garche, celui du prince de Salerne, dont l'élégance

des « et les vasies jardins font la 5 — beauté ; à da celui

que le roi destine pour le logems::? das princes étrangers. Le palais royal de

de Capo di Monte, qui domine la ville et

auquel aboutit le nouveau chemin de Capo di Monte par un pont. ma hardiment jeté par-dessus les maisons du — — ; ce palais a été derniérement beaucoup embelli et augmenté; tout près se trouve une oascina, établissement champétre, où l’on forme depuis quelque temps une flore superbe, sur le èle de celle que le dernier roi a formée Bocca di Falco, près de Palerme ; enfin le petit palais royal de Chiotzmone, remarquable par sa situation dé-

licieuse et son jardin suspendu.

— Le . 1 1

cesdes Stud, où se trouvent la bibliothèque Borbonica, l’école des arts et les musées ; l'université , le Reclusorio ou hôtel des pauvres, l’hôpital des incurabili et celui de l. annunziata, auquel est annexée Ja riche maison des enfans trouvés ; l'arsenal, le palais archiépiscopal, le théâtre de &. Ferdinand, réputé pour l’architecture le plus beau des dix que possède cette ville, et la Vicaria ou Castel Cupuano, ancienne demeure des rois occupée maintenant par les tribunaux ; les archives générales du royaume, dont une partie est changée en prison ; tous ces bâtimens doivent être rangés parmi les principaux de Naples. Mais deux édifices construits depuis quelques années méritent surtout une mention rue ce sont: le magnifique fhcâtre de St- Charles, qui est un des plus beaux et des plus grands du monde ; et le palais des ministères royaux (reali ministeri) ou des finances, achevé en 1320, et remarquable par son architecture et par ses vastes dimensions. On doit aussi mentionner parmi les principaux édifices.

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des deux sexes; ceux de Se- Marie des canne „de la pois, , 2 À er nique-le-grand , de Mont-Olivelo celui des Chartreux , occupé t naut par les invalides; c’est un bâtiment vaste et richement décoré, dans ane position vraiment superbe ; du haut de sa tour on découvre toute la ville, et ges deux lſes se dessinent dans toute leur étenue; ce point offre encore an eſſet d'acoustique remarquable : on y ‘entend le bourdonnement, les voix, les eris de la population, le bruit des voitures, etc., etc. On ne doit pas oublier les eafacombes, qui occupent les cavités d’une montagife dans la partie septentrionale de la ville; elles servaient de sépaltures dans les premiers siècles de l' Eglise, et on prétend qu'elles sont plus étendues que celles de Rome et de Syracuse.

Parmi le petit nombre de palais par-

ticaliers qui méritent une mention sous

le rapport de l’architecture, nous citerons :

d’abord ceux de Bisignano et d'Orsini ou Gravina , ensuite les palais Colonna où Stigliano, ImpRriali eu Francavillg, Ferrandina , Filomarino ou della Torre, Doria ou Angri, Sanguono, della Riccia et de Tarria; cé dernier renferme une bibliothèque ouverte au publie.

Parmi les éghses de Naples nous nontmerons : la cathédrale , dédiée à saint Janvier et renommée par la richesse de ses deux chapelles, dans une desquelles on conserve dans deux ampoules le sang de ce saint; l'église de Gesu-Novo, qui passe pour ia plus belle de Naples ; celle du convent de Ste-Claire, qui ressemble plus à une salle de bal qu à un temple; elle est destinée à recevoir les dépowilles mortelles du roi et de sa famille; celles de S-Dominique, de S!-Philippe Neri, de & Paul Majeur, dé St-Martin des Chartreux, de Sle-Marie des Carmes, des Apôtres. 11 faut aussi ajouter celle de Sf-François de Paola, que l’on bâtit actuellement, et qui paraît devoir les surpasser toutes sous plus d'un rapport, malgré les défants de son architecture,

Cette ville, à laquelle des voyageurs

ignorans ou de mauvaise foi et des géographes peu instruits font le reproche banal de ne contenir qu’une population ignorante et de manquer d’éta scientifiques, n’avait, en 1827, pas moins de 4 écoles secondaires, 65 écules prirhatres , 1681 es publics sans 9 qui dépendent des autorités ecclésiastiques et un grand nombre d' tablissemens scientifiques et littéraires , dont quelques-uns peuvent rivaliser avec les principaux des autres capitales de * . Nous nous bornerons & citer l’université, le lycée del Sutoutore , l'école de paléo, ie attachée aux archives générales du royaume ;. Fünsti-

tuto ou l'école de peinture, : 5 0 er

ture, et l'établissement pour dérou et déchiffrer les manuscrits découverts à Herculanum (officine di papirt) ; le med rnb l’école miditatre, l'académie de marine, leo vétérinaire, les deux grandes écoles pour les filles, aux Miracoli et à Sn Marcellino, dont la pension annuelle monte à 200,000 francs ; les collèges de m Pi ajolla et pour les filles à la Concordia ; l'hôtel royal des pauvres (real albergo de’ poveri) où près de 6000 enfans apprennent tous les arts et les métiers, et qui coûte près de 500,000 fr. au gouvernement; les cares de clinique, d'accouchement, d ophihalmologie et de chirurgie, attachées aux grands 110pitaux de la ville. Viennent ensuite le Jardin botanique, un des plusriches de Italie; l'observatoire de Miradors , pourva d'instrumens magnifiques de Reichenbach et de Herschel, et celui de la éd San-Gaudioso ; ee em pographique avec une riche collection bee gode les quatre 5 Les pu , parmi lesquelles figure la 10 Poe, 5 des plus riches de l'Europe, et où en 1795 le célèbre astronome Cassella a tracé une grande méridienne ; les cabinets de minéralogie, d'histoire naturelle, de physique et de chimie ; le musée royal des antiues, formé des objets tronvés à Stabia, erculanum et Pompéia, des collections de la maison Farnèse de Rome, des musées Borgia, Vivenzio et d’autres monumens dispersés de l’art classique des Grecs et des Romains; sous bien des rapports cet éttblissemtent est le plus riche qui

usique pour. les hommes à San 660 à Ma

sriches de éradors , es de Reilui de la reau ocollection puatre ilesquelles tus riches lèbre asande mééralogie, gique et

des anti-

à Stabia, ollections des mues monudes Grecs rapports iche qui

existe; ses nombreux tableaux antiques surtout lui assurent une supériorité incontéstable ; l . i

—.—— des antiquités f ou des an * des sciences et des beaux-arts, à laquelle le 5 à ve de 60,000 At r an; l’énsti enco ement ; es sociétés Pontaniana et Sebbzia. :

Naples a plusieurs places, mais elles sont presque toutes ières ; les prinles pour leur architecture sont : la ce du Palais Royal décorée par es deux ststues Ne en bronze de Charles III et de Ferdinand I; la place degli Studÿ (des Etudes) et celle dd Spirio Santo (duSt-Esprit). Les plus grandes sontlay/ace du Castello (du château), des.Pigne, de Fontuna Medina, de Monte Calvario, de la Trinité Ma, giore, de l Arcivescobado (de l’archevé-

ché), de San-Lorenzo ,, de San-Dome-

nico, de la Caric ei du Mercato (marché); cette dernière est la plus fréquentée par le peuple et celle où infortuné Corradin a été décapité. La principale rue de Naples est celle de Tolède ; longue presque d’un mille, large, bien alignée , bien pavée et ornée de beaux édifices , elle est toujours remplie de monde, et présente

une foire . Viennent ensuite la

Riviera di Chiaja, Santa Lucia, Monteoliveto, Curbonare ei oria. Plusieurs rues du centre sont étroites et rendues obscures par la hauteur des maisons, mais elles sont toutes pavées en dalles. de lave noire et très propres.

Parmiles délicieuses promenades qu’offre cette métropole, celle de Chiaya est

la plus belle et la plus E 1 faut M

y distinguer le jardin du Roi nommé Villa Reale, et la Riviera di Chiaja, qui est la rue ; celle-ci, que nous venons aussi de ranger parmi les plus belles rues de Naples, est un quai immense. On y a planté trois rangées d’arbres en berceaux, défendues par des parapets et des grilles, ornées de fontaines, de statues, de treillages, de gazons, de parterres et d'oran-

rs; on y a bâti desterrasses, des Casinos,

es cafés et des billards. Depuis quelques années on y tient la foire du mois de juillet ; Chiaja est sans contredit une des plus belles promenades du monde. Celle de Villa-Reale a été beaucoup embellie depuis quelque temps; on y voit depuis 1825 le fameux bassin de granit

oriental d’une seule pièce ue 1 96 palmes de cirecaférenes ; 1! oops la place où. s'élevait autrelois le fameux — du Taureau Farnèse

* un grand nombre de personnes. C'est à qu’on entend des improvisateurs qui attirent le peuple en récitant des morceaux de poésie; la tour de la lanterne ou purs et une belle fontaine ornent cette jolie promenade,

Naples, sièged’unarchevéché et de touies les autorités supérieures, est partagée en 12 quartiers; celui du Mercato (marché) est le plus peuplé; leur population s'élève à 364, 000 habitans, non compris la population flottante constamment de plusieurs

. milliers. La population relative des envi- + rons est supérieure à celle des environs de

toutes les villes de l'Europe. À

Un chemin de fer joint Naples à Castellamare par Portici, et d’un autre côté par un emhrauchement à Nocera; un autre la rattachera bientôt à Caserta et plus tard à Capone. s Les fortifications de Naples sont peu importantes sous le rapport militaire.

Elles consistent en cinq forts, dont les trois principaux sont: S4-Elme, qui domine toute la ville, et qui parait plutôt destiné à contenir les habitans qu’à les défendre contre un agresseur étranger; le château de OE, qui s’élève sur un rocher au milieu de la mer, et célèbre dans l’histoire du royaume; et le chdteau Neuf, remarquable par son arc de triomphe et par plusieurs objets curieux qu’il renferme. Le port de Naples, ouvrage de l’art, est petit, mais la rade est très étendue; on pense généralement qu'elle pourrait servir à former un second port très sûr.

Les environs de Naples offrent un grand nombre d'endroits importans. Du côté de l'ouest on voit le fameux mont Paustlippe c'est une colline de {ufa volcanique ou pipérine, percée d'un bout à l’autre gur une longueur de plus d’un mille: .cctie magnifique galerie, qu'on pourrait regarder comme le plus ancien ouvrage de ce genre, porte le nom de Grotta di Posilipo; un des grands chemins qui mènent à Naples y passe. Non loin se trouve la Villa Floridta, donnée par Ferdinand I à la princesse Partana, qui en prit le titre et qu'il épousa secrètement; l'élégance, la richesse, le luxe, les arts et la nature semblent s'être réunis pour emhellir celte magnifique babitation Près de la côte de la Mergellina est situé le

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