DRE NS
r — Pat
Pirgile, dont il ne reste que les tombeau de Vini À *
pat sa délicieuse situation, qui avait engagé les itomains à y élever un grand nombre de maisons de campagne. On y voit encore les restes de son ancien amphithédire qu'on — le Coloseo, presque aussi grand que le Colisée de Rome; Tarene est aujourd’hui convertie en jardin ; on distingue encore les r:/tiques qui servaient d'entrée, les caves on l'on renfermai’ les bêtes, et autres parties. On doit citer aussi les restes d'un temple qui devait être de la plus grande beauté, consacré selon les uns aux Nÿmphes, seton d'autres à Sc. r'apls ; ses colonnes percées par des pholades ont été et sont encore le sujet de grandes disputes parmi les géologues. Les environs de cette petite ville offrent en outre plusieurs curiosités naturelles remarquables, tels que le lac d’Averne et celui de Tucrino, le lac Fusaro renommé par ses excellentes hultres, la grotie du Chien et le lac d’Agnano, la Solſatara (soufrière ), petite montagne dont le sommet est continuellement environné d'une vapeur épaisse , et de !aguelle on retice beaucoup de soufre ; enfin le Monte-Nuovo, assez haute. montagne formée dans une seule nuit par une éruption volcanique.en 1638; elle s'éleve sur l'emplacement qu'occupait le gros bourg 3 3 , englouti lors de cette catastrophe.
Bayes (Baia), près du cap Misène, misérable endroit presque désert, avec une rade et un port assez sûrs, mais remarquable 1 0 qu'il a ee le séjour délicieux des grands de Rome; les femines les plus galantes ne manquaient pas de s'y rendre pour y passer l'automne ; il n'y avait pas de Romain un peu riche qui ne voulût y avoir une maisou. La côte cst couverte de magnifiques ruines; la mer en recouvre une grande partie et empêche
les fouilles. On y voit encore les restes des ain
de Verun, d'un palais de Jules César, et ceux destemples de Venus, de Dia e et de Merèure; ce dernier est une grande roto:.de; celui de Vénus offre encore la coupole, les n:tites chambres des côtés et les bains des ministres; au-dessus sont plusieurs chambres ornées de stucs et de bas-relicfs, qu'on croit avoir été l'asile de la débauche. Le marquis d'Acerno Mascaro fait faire depuis quelque temps de grands traveux pour assainir cette contrée et la rendre à la culture. Dans ses environs, dont une partie se confond avec ceux de Pouzzole, on voit une foule d'objets curieux ; nous nommerons : les Cento Camerelle; la Piscina Mirabile, qui n'est plus qu'un réservoir; les restes duthédtre de Lucullus ; les ruines de la ville de Cumes, si renommée/parmi les Romains par le luxe et la richesse de ses habitans; la grotte de la Sibylle, dont l'entrée était à Cumes, mais qui n'offre plus rien de remarquable, l'intérieur étant presrue comblé par l’éboulement des terres; le {cmbeau d’Agrippine, dont les sculptures et les k'as-reliefs sont encore assez bien conservés; les Champs-Elysées, oùl'on
respire un air empesté qui contraste sisgukèrement avec la description qu'en ont faite les anciens; le fameux cap Misène , où était la station de la flotte romaine destinée à maintenir Ia sûreté des mers et des côtes, depuis le détroit de Messina.
et 268 celui de Gibrallar ; la ville qui s'élevait sur
e promontoire n'existe plus, ainsi que les grands. travaux faits par les Romains pour la commodi de leurs marins.
A Fest de Naples on trouve: Ponrici, pelite ville bâtie au pied du Vésuve, avec un palais du roi, beaucoup embelli depuis quelques années, etprès de 5000 habitans.Les objets précieux qui formaient son musée ont été réunis au musée Borbonico de Naples. Resina, gros village d'environ 9000 habituns, presque contigu à Portici; on y voit la Favorila, belle maison de plaisance du prince de Salerne. C'est de Resina qu'on part vrdinairement pour aller visiter le Vésuve; c'est aussi à Resinn qu'on descend pour visiter l'ancienne He reulanum, que la terrible éruption du Vésuve ensevelit Fan 79 de Jésus-Christ sous une couche épaisse de grupilio, espèce de petite pierre-ponce de la grosseur d'une noïiselte: hes premières fouilles qui annoncèrent son existence remontent à Tan 1713 celles qui sont postérieures ont amené à différentes époques les résultats les plus importans pour l'archéologie ; elles donnèrent non-seulement une idée des arts des anciens Romains, mais meme de leur manière de vivre; elles démentirentou confirmèrent les conjectures que divers commentateurs ont pu hasarder d'aprés quelques passages obscurs des anciens écrivains. Les monumens les plus curieux retirés de cette ville, ainsi que dé celles de Pompela et de Stabia, ont eté rassemblés d’abord dans le musée de Portici, et ensuite dans le Borbonico à Naples; une academie littéraire‘ a été créée pour s'occuper de l'examen et de la description des pièces provenues des fouilles, et les résultats de ses discussions ont été publiés dans un magnifique ouvrage. On voit par la partie déjà explorée de cette ville que les rues d'Herculanum sont tirées au cordeau; elles ont de chaque côté des trottoirs pour les gens a pied, et sont payées. de laves semblables à celles que jette actuellement le Vésuve. Quelques maisons sont pavées de marbre de différentes couleurs, d'autres de mosaïque. II y a autour des chambres un gradin d'un pied de haut, où l’on croit que se tenaient les esclaves. Les murs sont pour la plupart peints à fresque; ces peintures
résentent des cercles, des losanges, des co-
onnes, des guirlandes, des oiseaux. Cet usage s'est conservé en Italie, où jusqu'à ces dernières années l'on ne voyait pr pas de tapisseries dans les appartemens ordinaires. Les fenêtres étaient fermées avec des volets pendant la nuit et ouvertes pendant le jour; on n’a trouvé de vitres qu’à un petit nombre de maisons; le verre en était très épais, Les deux édifices les plus considérables découverts à Herculanum sont: le fh qe, situé sous Resina , et le Forum. Le théâtre est grand et magnifique, sa façade est ornée de belles co-
lonnes de marbre et ses décorations étaient très.
riches, Le Forum était un vaste bâtiment dans lequel on rendail la justice; il est de forme rectangu-
tà ran 1713; ené à diffes importens | non-seulemains, mais les démeotique divers rés quelques g. Les monue ville, ainsi bia, ont ete Portici, el z une ac occuper de provenues ussions opt ge. On voit inne que les deau; elles les gens a les à celles ques maintes couautour des ut, où Ton murs sont
s peintures des co- Cet usage
s dernières tapisserien s fenêtres la nuit et
de vitres
re en était sidérables ye, situé est grand belles co-
ient très.
t dans lerectangü-
laire , avec un perisiyle orné de colonnes, le portique d'entrée était orné de plusieurs szatues équesires en marbre, lesquelles figuraient les deux de Balbus qui sont d'une grande beatilé el les seuls monumens antiques de celle matière qu'on ait dans ce zenre; on y trouva aussi les cialues colossales en bronze de Veran et de Germanicus dans des niches ornées de peintures, Le Forum communique par un portique à deux temue voûtés et intérieurement décorés de peintures ues. 5 k
Parmi les les nlus curieux qu’on a trouvés dans cette ville, on doit rauger les manuscrits sur des feuilles de papyrus (cyperus papyrus), collées les unes à côté des autres et roulées sur un cylindre de bois. Il n'ya qu'un côté qui soit ur d de petites colonnes d'écriture lesquelles ont neu- près la hauteur de nos in-12. Ces manuscrits étaient rangés les uns sur les autres dans une armoire de marquetcrie. L'humidité avait pouri ceux qui n’avaieùt pas été saisis par. la chaleur des cendres du Vésuve ; ils tombèrent come des toiles d'araignées, aussitôt qu'ils fureut exposés à l'air, Les autres étaicnt réduits er charbon; c'est ce qui les a conservés; is ressemiblent à un Lâton de deux pouces de diamètre qui a été brûlé. On est parvenu à en dérouler quelques-uns par un procédé aussi ingénieux que délicat. Les qualre
remiers manuscrits grecs qui ont été développés sontun traité :: la philosophie d Epicure, un ouvrage de no. ° . : = poème sur la musique et un livre de ru. NEC N
Les fouilles uu e depuis si longtemps ont été reprises au . n, ο ent de 1828, par ordre du dernier roi, sur un nouveau plan, sous la di-
rection de l'architecte Bonucei, si connu par sa
belle description de Pompela; elles ont déjà donné des résultaisimportans. On a mis à décou-
vert la plus grande maison particulière des anciens
que l’on connaisse jusqu'à présent. On y trouve une suite de chambres wee une cour au milieu; puis une division pour Jes femmes, un grand jardin entouré d'arcades et de colonnes, enfin de grandes salles qui servaient, probablement aux réunions de famille. Une autre maison qu'on a mis aussi à découvert est remarquable par les provisions qu'on y a trouvécs daus des magasins encore fermés; elles consistent en dattes, chàtaignes, en grosses noix, figues sèches, amandes, prunes, grains; ail, pois, lentilles et petites fèves, de la pate, de l'huile, des jambons. On y a aussi trouvé plusieurs tableaux, des vases et autres objets en verre, en bronze ct en terre cuite, ainsi que des médaillons en argent représentant en relief Apollon et Diane. En outre on a découvert la maison entière d'un barbier; la boutique de cet artisan , les ustensiles, lesbancs où les citoyens se plagaient en attendant leur tour, l'étuve et jusqu'aux épingles qui servaient à la chevelure des femmes, tout est dons un état de conservation extraordinaire. Précédemment ou avait trouvé plusieurs instrumens de chirurgie el entre autres des sondes droites en argent dans la maison d’un chirurgien située dans une autre partie de la ville. On continue les fouilles dans toute la rue; on se propose de pénétrer ensuite
dans les boutiques et les maisons qui la bordaieut des deux côtés , ainsi que dans les ruelles qui y
Tonns DELL’ ANNUNZIATA, avec 9000 habilans, per sa grande fabrique é'hrmes el
par s0n voisinage de Pompsïa, ancienne
ville de la Campanie, découverte en 1755; les
fouilles ne se firent d'une manière régulière que depuis 1799, et surtout dans ces dernièresannées..
uis de Ruſſo, de la maison
par le zèle infaligable du jeune
de l'estimable savant M. Arditi, directeur des musées royaux. On a te de ééblayer entièrement cette ville unique dans son genre, qui mb rc ainsi dire, tout entière du sol pour nous dévoiler les plus petits détails de la vie domestique et des arts mécaniques et libéraux chez les Romains à l'époque de leur plus grande puissance ; aussi son enceinte offre-t-elle aujourd'hui le meilleur cours d'antiquités qu'on puisse faire. Il n’y a point de ruines qui inspirent plus d'intérêt que celles de Pompela; tout s’y trouve tel qu'il
‘était le jour de la terrible catastrophe qui Pan 79
la fit disparaitre sous une couche de cendres volcaniques qui s'élève à peine de quelques pieds audessus du faite de ses édifices. Les ornières tracées par les roues des voitures sont encore empreintes sur le pavé. Déjà on se promène dans ses rues garnies de trottoirs de chaque côté el dans ses places ornées de beaux bâtimens; déjà on visite ses temples et les palais des grands; on entre dans ses théâtres, on examine les boutiques, les cabarets et les maisons des particuliers de toutes les classes, Ces dernières se ressemblent toutes: les plus grandes comme les plus petites ont une cour, intérieure au milieu de laquelle est un bassin ; cette cour est ordinairement décorée d'un péristyle à colonnes, ainsi qu'on le voit encore en Italie. Leur distribution est fort simple et uniforme. Toutes les chambres donnent sur la cour ou sur les péristyles; toutes sont très peti- „ isolées, et ne communiquent point entre elles; beaucoup sont sans croisée et ne recoivent le jour que par la porte ou par une ouverture pratiquée au-dessus. Le goût italien pour la peinture à fresque se retrouve encore ici comme à Herculanum ; il y a fort peu de murailles sur lesquelles il n'y ait quelques peintures; les couleurs doivent avoir été bien bonnes, puisque dès qu'on jette un peu d'eau dessus , elles reparaissent avec quelque vivacité. Les anciennes fouilles el celles qu’on fait actuellement ont fourni une foule d'objets précieux ou intéressans sous plusieurs rapports. On y a trouvé des statues, des médailles d'or et d'argent, des vases de toute espèce, des chaines pour les criminels, des braceleis pour les jeunes filles, des candélabres élégans, des boites contenant des pillules et autres préparations pharmaceutiques , une balance avec son poids, ayant la forme d'un Mercure, une bague avec le mot ave, tous les ustensiles de l’établissement d'un foulon, la bibliothèque de Salluste, les parchemins du consul Pansa, eie, Parmi les plus belles maisons de Pompeia, i faut distipguer celle de Marius-Arrius Diomée-
RE EEE
ES Era ré
we
— ee
RS
à menton —ů —