‹ Abrégé de géographie [microforme]Chapitre 264 sur 597 · PT · texte numérisé non relu

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enfin le Ire, autre fameuse école située Lad ders de la ville: et dans laquelle Aristote et ses sectateurs faisaient leurs cours; on y voyait des portiques el des allées d'arbres plantés en quinconce, où les near rt 1 * les uestions en se proinenanl; c'e qu'on dons à ces philosophes le nom de péripaieticiens.

Parmi les lieux remarquables qu'on trouve gutour d'Athènes dans un rayon de 20 milles, nous nommerons : Poaro-Lxonz, avec 8000 âmes, autreſols le Plata, qui, privé de ses anciens ütimens, n'en est pas moins un assez bon port, pouvant recevoir de grosses frégates. Pabiscnan, village, naguère si connu par ses jardins et ses belles plantations de cyprès; il n'offre plus que des ruines et ne répond à aucun bourg fameux dans l'antiquité. Lupsina , village ruiné qui occupe une partie de l'emplacement d'Eceusis, si renommée dans toute l'antiquité par les Fleusinies , ou fètes qu'on 7 célébrait en l'honneur de Cérès et de P ne; elles remontaient à la plus haute antiquité , et ont été pendant dix-huit siècles les plus célèbres et les plus fréquentées de tout le paganisme ; les mystères et les cérémonies bizarres dont elles étaient accompagnées les ont fait appeler les mystères éleusiens. On voit encore quelques débris du vaste temple de Cérès, dont l'entrée était interdite aux profanes. Giruro Casrao , dénomination qu'on doune à l'emplacement de l'ancienne ELeusruersæ, dont on voyait encore, il y a quelques années, l'enceinte construite dans le genre de celles de Mantinée et de Messene. Manaruon, misérable village qui remplace la ville de ce nom, si renommée dans la mythologie et dans l'histoire de la Grèce. C'est dans ce même rayon qu'on trouve le monr Panruéuique, dont les carrières ont fourni des marbres pour l'ornement de tant de beaux édifices élevés dans l'antiquité, et le nor Hwk rs, sur lequel on recueille encore le meilleur miel qu'on connaisse. Nous avons déjà metlionné Mécanre, dans les environs de Corinthe , et nous parlerons de Col ouni et d'Ecine dans la description destles, Hors du rayon est situé le car CoLonne, ainsi nommé des colonnes, restes du magnifique temple ei Suniade qui en couronnait le sommet,

NeGREPONT. (Chalcis ; Egriboz des Turks), assez grande ville, naguère encore chef-lieu du sandjak de son nom, qui embrassait non-seulement toute l'ile de Negrepont (Zubæa des anciens) où elle est située, mais l’Attique, la Boetie, la Phocide et lesiles de Colouri et d’Egine. C'est encore comme aux beaux temps dé la Grèce, un des boulevards de cette contrée; un pont construit sur le célèbre Euripe Funit au continent. Negrepont a un port où stationnait la flottille du capitan-pacha, et un assez vaste palais où cet amiral re sidait pendant sa course annuelle dans

l’Archipel ; elle est le siège d’un archevéché. C’est une ville très forte, bien qu'elle ne compte plus que 6100 habilans.

Dans la même ile, mais à 36 milles au sud de Negrepont, on trouve: Caninto, très petite ville, importante par ses fortifications et remarquable par le voisinage delamontagnedesSt-Elie, une des plus hautes de la Grèce, et dans laquelle on voit les carrières de très beau marbre et beste exploitées par les anciens et abangonnées par les modernes. Nous ne quilterons pas cette lle, une des plus fertiles et la plus grande de l'Archipel, sans dire un mot sur l'irrégularité du flux et reflux qu'on observe dans l'Euripe, irrégularité qui lui a valu sa grande célébrité. On ne connait pas encore bien la cause de ce phénomène; on sai seulement que du 17 au 7° jour, du 14° au 20°, et pendant les trois derniers Jours de la lune, ce flux et reflux est régulier; tandis que pendant les autres jours, c'est-à-dire du 7° au 14° et du 20% au 25° les marées sont tellement irrégulières que leur nombres’élève, ‘qu'à onze, douze, treize et nme quatorze dans l'espace de 24 heures. Nous ajouterons que le courant est telle · ment fort que l’on y a établi des moulins flottans dont les roues tournent des deux côtés selon le mouvement de la marée.

Dans les Sporades Septentrionales, nous nommerons : Sr-Groncz de Sxkyna, petite ville, dans l'ile de ce nom (Serra des anciens Grecs, Zchkiros des Turks), remarquable comme lieu où Achille fut élevé et épousa Deldamie, fille de Lycomède, et en ce qu'elle fut la demeure des Dolopes, ces impitoyables corsaires, qui en furent chassés par Cimon l’Athénien. SxopeLo, encore plus petite, dans l'ile de ce nom. Nous fe rons remarquer que presque toutes les îles de ce groupe , que les géographes représentent comme désertes, sont en général assez peuplées et ont toujours été un repaire de forbans.

Psana (Psyra; Ipsara des Turks), ville ruinée en 1824 par les Turks et encore presque déserte, chefiieu de l'ilot de ce nom, autrefois habité par de pauvres pêcheurs et des pirates; ce rocher stérile s'était enrichi depuis 30 ans par le commerce ; immédiatement avant la catastrophe de 1824 on estimait sa population de 165 à 20,000 âmes, dont plus de la moitié étaient des réfugiés de Kidonia , Chio et autres villes de l'Asie et des iles qui en dépendent. Ce sont les bâlimens des Ipsariotes qui ontcommencé la course contre les Turks. Le plus grand nombre de ces insulaires était dispersé en 1830 à Nauplia, Egine, Poros et autres villes maritimes de la Grèce. Sur l’autorité de M. le capitaine Jourdain nous ajouterons un fait curieux: c'est qu'un ancien temple de Bacchus étant devenu un monastère consacré à la sainte Vierge, les nonnes de cè pieux asile se trouvent remplacer les bacchantes.

SxrA où HERMOrOLuIS (Syros; Chira des Turks), ville de 9000 âmes résidence d’un évêque catholique et chef-lieu de lle de ce nom, située presque au cen-

un archeve- , bien qu'elle tans.

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(Syros; Chira 500 âmes résique et chef-lieu presque au cen-

tre de l' Arehipel et chef-lieu des Cyclades Septentrionales et du tribunal de commerce. En dépit des géographes, qui continuent à la représenter comme une Île insignifiante et presque déserte, nous n’hésitons pas à regarder son chef-lieu comme la première place commerçante de la Grèce. À côté de la petite ville an-

‘cienne, il s'est élevé comme par en-

chantement une ville nouvelle, où vient aboutir tout le commerce de l'Europe, de la Turquie et de l'Egypte. Son port est

ours rempli d’une foule de bâtimens , et dans les petites rucs de son bazar on voit s’entasser les amandes de Chio, les vins de Naxos, les raisins de Patras, les huiles et les soies de la Morée, les cordages de l’Olympe , le tabac de Volo, le riz d'Alexandrie, les laines de la Romélie, etc. Près du rivage sont ces fameux chantiers, où des ingénieurs, sans plumes ni compas, construisent avec les.bois de Prévesa ces bricks ailés, si remarquables par la rapidité de leur course.

Immédiatement avant la paix, la population de l’île de Syra, qu'avant l’insurrection on n’évaluait qu’à 4 à 5000 âmes, s'était élevée au-dessus de 30,000. Elle dut en partie cette étonnante prospérité à la neutralité observée par ses habitans; on s’y porta en foule de tous les pays dé-

solés par la guerre, et le commerce s’y.

concentra , surtout celui des grains. Syra devint l’entrepôt des subsistances qu’on apportait du dehors pour nourrir la Grèce, dont le sol dévasté ne produisait pas assez pour. ſoyynir aux besoins de ses habitans dispersés. Mais nous devons rappeler avec le judicieux et impartial auteur de l’Aistoire de la Grèce en 1829, que la plus grande partie de cette prospérité tenait à ce que Syra était aussi devenue l’entrepôt des corsaires, dont lés pirateries ont causé au commerce européen une perte de plus de cent millions de francs, somme dans laquelle la France entre pour vingt millions et l’Angleterre pour trente. Le retour de la paix et l’anéantissement des pirates ont déjà fait sentir leur influence sur Syra; en diminuant considérablement la population ei les richesses que des circonstances extraordinaires y avaient accumulées.

Nous nommerons dans la division de Syra les ttes suivantes : Tnermia (Cyrlhnus), renommée dans l'antiquité par ses eaux thicrmales , dont les voyageurs modernes ne font aucune mention.

—— — me comme

Zn (Ceos; Murted-Adassi des Turks); c'est sous les ruines de l'ancienne ville de Judi qui oerupent la montagne Marpessa que, selon

ques savans, on aurait trouvé la célèbre nique de Paros, gravée sur marbre et maintenant conservée à Oxford, où on la connait sous la dénomination de marbrés d’Arundel, du nom de celui qui en fit l'acquisition.

Anpao (#ndros; Ana des Turks), où l'on trouve 4rna, petite ville, siège d'un évêché grec et d'un évéché catholique, avec un port et peut-être 5000 habilans ; on y voit encore des quartiers de ses anciennes murailles et quelques autres débris de ses anciens édifices. C'est la population de cette ile qui fournit un grand nombre de serviteurs et de servantes aux Européens élablis à Constantinople, à Smypne et dans d'autres villes du Levant. Tua (T'enos; Jstendil des Turks), une des plus im ntes de tout l'Archipel, par le commerce, l'indusisie. l'agriculture et la population ; on porte cette dernière à 29,000 âmes; sur ce nombre 9 à 10,000 personnes forment une espèce de colonie voyageuse, dont les membres se succèdent alternalivement dans le séjour qu'ils font à Smyrne et à Constantinople, où ils exercent les métiers de maçon, de cordonnier, de menuisier, el se louent comme domestiques et hommes de peine. Tine est le siège d'un archevèché grec et d'un évèché catholique. On montre encore dans cette lle la caverne d’Eole elles restes d'un temple de Neptune. Myconi (My conos; Myknos des Turks), remarquable par sa nombreuse marine marchande; ses matelots ne le cèdent qu'aux Hydriotes et aux Spetziotes. Deuos (Delos; Dilès des Turks, ct Sdili), très petite, mais remarquable par sa grande célébrité due au culte qu'on rendait À Diane et à Apollon; ce dieu y avait un temple qui était un asile inviolable et qui devint le ren-

ez vous commun de tous les peuples de la Grèce. Quelques débris de cet édifice, et les restes du portique de Philippe -le-Macédonien sont tout ce qui subsiste de la ville, qui parait avoir occupé un assez petit terrain. Deux bergers formaient toute la population de l'ile lorsque M. James Emerson la visita en 1826. Rué- NEA, qui est la plus grande du groupe nommé Sdili ou Delos par les modernes, n'offre aucun monument et servait de sépulture aux anciens habitans de Delos, avec lagt:slle bien des géographes la conſondent.

Naxix, petite ville, siège d'un archeveché catholique et d'un éveché grec, chef-lieu de Ile de Na id ou Naxie (Naxos ; Nakcha des Turks), la plus grande des Cyclades, et remarquable pre “qu’elle a été le noyau du duché de

axie fondé par Mare Sanudo, noble vénitien, et devenu depuis un des principaux états de cette partie de l’Europe pendant le moyen àge ; on voit encore le château ducal, les restes du mõle qu'il fit constiuire , et sur un écueil, une por/e que

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