‹ Abrégé de géographie [microforme]Chapitre 263 sur 597 · RAR · texte numérisé non relu

RAR

placent déjà ses anciens édifices. Sa population , qui parait s’étre élevée jusqu’à 15 ou 18,000 âmes, n'est plus aujourd'hui que de 8,800.

Dans ses environs immédiats on voitles ruines de Tegée, la ville principale de l’ancienne Arcadie avant la fondation de Mégalopolis , et renommée par le magnifique /emple de Minerve, qui a été pendant long-temps un aie inviolable aux criminels de toute la Grèce. Plus loin et daus un rayon de 16 milles on trouve: Pauworoct, où l'on voit les ruines de Manxrinés que la victoire d'Epaminondas a rendue si célebre. Canirène, petite ville, où commença 1 révolution de la Morée; brûlée trois fois ax Ibrahim, elle n'offre plus qu'un amas de ruines el une centaine de petites maisons occupées jar 6 à 700 habitans. Sinano, petite colonie d“ banais, assez florissante, remarquable parce que dans ses environs se trouvent les ruines de Me galopolis, bâtie par les Arcadiens après la bataille de Leuctres, et devenue en peu de temps la villela plus grande et une des plus belles du Péloponèse par le grand nombre de ses temples, de ses portignes et autres monumens; on voit encore plusieurs vestiges des premiers et les restes de son famenx {Aédti'e qui passait pour le plus grand de la Grèce: de belles masses de murailles semblebles à celles de Messène le fanquent de deux côtés, et l'on découvre en avant de larges débris du proscenium. Lonpant, petite ville, située sur une colline à l'extrémité du mont Taytzete , n'est plus qu'un amas de ruines; huit maisons seulement y élaient habitées lorsque le capitaine Trant la visila en 1830.

Misrra, sur le penchant d’une colline, au pied du mont Pentaäactylon ou l’ancien Taygète, dans une position des plus pittoresques ; le capitaine Gordon la compare à celle de Grenade en Espagne.

Mistra était avant la dernière guerre la ville la plus peuplée de la Morée et Ia résidence d’un san‘jak et d’un métropolitain; maintenant elle n'offre qu'un amas de ruines , à l'exception de la citadelle qui a résisté à Ibrahim. Sa population, estimée autrefois de 15 à 20,000 Ames, est réduite selon M. Trant à 1600, en grande partie aussi par la retraite des Turks qui y étaient très nombreux.

Dans ses environs immédiats est situé Macouza, misérable village, tout près duquel se trouvent les ruines de Spanre. Les restes de ses murailles construites sous la domination romaine, quelques vestiges de ses Zemples et de son vaste {héâtre sont tout ce qui reste de cette ville qui a été pendant si long-temps la capitale d'une des plus célèbres républiques du monde; le Chaic/æos, consacré à Minerve et construit en airain; le porlique des Perses et le grand théatre déjà

— ee ee —U—ꝓ—j

mentionné, étaivnt ses édifices les plus remarquables.

Dans un rayon de 20 milles on trouve : Manntuonisi, petite ville, regardée comme le cheflieu du M riental, canton stérile et monfueux , habité par les Maïnotes , peuplade féroce et belliqueuse , qui n'a jamais été entièrement soumise par les maitres de la Morse; elle offrait encore naguère l'image la plus fidèle des usages et des désordres du gouvernement féodal du moyen age; huit capitaines hérédilaires s'y partagenient l'administration sous un bey qui était censé en être le chef : ce dernier était électif Les Malnotes ne payaicat qu'un léger tribut aux Turks. Plus au sud et hors du rayon de Mistra, près du cap Matapan (le Tœnarium promontorium des anciens), habitent les Ca cou niotes , pirates sanguinaires qui ne respirent que le pillage et le meurtre; et sur le golfe de Corou est situé C kimava, pelite ville ou gros village regardé comme le chef-lieu du Magne- Occidental.CaL ANATA, villare de 3600 âmes, détruit par Ibrahim, mais dont on a déjà rebâti une partie des maisons ; west le chef - lieu de la Basse-Messénie. En prolongeant le rayon à 30 milles de Mistra vers le sud:est on trouve Na- PoLt DE Mavasia (Monemvaria ou Monem basia), petite ville, résidence d'un métropolitain , importante par son port, ses fortifications, et renommée par ses vins excelleus ; on y voit les restes d'Erinaurus LinEAA, dont les matériaux ont servi en grande partie à sa construction; la chapelle de St-George a herité d'une grande pari: de la réputation dont Jouissait l'ancien lemple d'Esculape ; elle est visitée par un grand nombre de poysans des environs.

ARCADIA , petite ville, bâtie en partie sur le penchant d’une montagne, assez florissante par son commerce avant la dernière guerre et résidence d'un métropolitain ; sa citadelle en partie ruinée offre les débris de l’acropolis de Cyraztssa, recouverte par une triple enceinte de beile construction vénitienne ; on lui accordait 4000 àmes, mais sa population actuelle est très faible.

Dans un rayon de 20 milles on trouve: Adios- Geoncios , près du village de Stala, dénomination donnée à l'emplacement que M. Dodwell croit être identique à celui qu'occupait LykosounA , regardée par Pausanias comme la plus ancienne ville du plus ancien peuple du mende ; on en voit encore les muralilles de construction cyclopecnne et quelques débris de colon-

nes, de bases, etc. ; ses ruines sont situées dans

le Lycée, canlon montueux et agreste. SkLenv, village remarquable en ce que ses environs offrent.les restes du fameux ſemple d’Apoilon Epicurius , qui dtait tout en marbre, même le toit, ei réouté le plus beau du Péloponèse après celui de Tégée, par la beauté de la matière et par l'harmonie des proportions. Trente-et:une

plus remar-

e: Mann- . le cheflerile et moneuplade féroce é entièrement ée; elle offrait ele des usages ent rpg ilaires s'y Par-

n bey qui était er était électif éger tribut aux ayon de Mistra, rium promones Caccveujui ne respirent sur le golfe de lite ville ou gros lieu du Magne- 500 âmes, détruit déjà rebati une chef - heu de la at le rayon à 30 st on trouve Naria ou Monem- 5 d'un métroport, ses fo vins excelleus ; us Linzxx, dont runde partie à 3a st-George a héa réputation dont sculape ; elle est de paysans des

e en partie sur gne, assez floe avant la derdun métropolitie rninée offre

n trouve: AG1OS- Stala, dénominaque M. Dodwell u’occupait LyKos comme la plus

de la matière tt 8. Trente-elt:une

— — — commen ments

colonnessontencore debout, presquetoutesumes piter Olympien formaient son plus grand orentre elles par leurs architraves; le pavé tout en- nement. Les archéologues fr „ Qui faisaient lier subsisle ; mais le toit et les murs sont ren- partie de l'expédition de Morte, ont découvert versés pèle-mèle sur les côtés. On sait que les plusieurs v de ce dernier monument ek sculptures , qui décoraient la frise intérieure et entre autres des bas-reliefs Crouvés à l'avaut et à qui représentaient les centaureselles lapithes elle l'arrière du temple de ** cesbas-reliels. qui combat des Amazones, forment un des plus grands sont déposés au Louvre à Paris, offrent le groupe ornemens du musée Britaurique à Londres; ces d'Hercale ct du Eaureau de Gnosse, le lion de mélopes offreat une série d sculptures de 96 pieds Némée, un guerrier vaincu, une figure de Minerve anglais de long sur 2 de kaut; elles sont connues et d'autres débris concordant bien avec la deserip · sous le nom de marares phigaliens. Non loin tion qu'en a donnée Pausaalas; le Pronaos du se trouvent aussi les ruines de PA iH e la, dont meme ſempie est recouvert par une superbe moil reste encore unf partie des murailleset une salque en res petils cailloux, Agurant des caisporte. sons contenant des animaut chimériques. Ce

Mavnonarut, petit village d'une quarantaine. magnifique édifice passait pôur le plus grand de maisons; il ue nt aujourd’hui la place de Mes- temple de la Grèce; c'est dans son intérieur Sn rebâlic par Epaminondas ; on voit encore qu'était assise sur un trône eurichi d'or ei d'iles restes de ses murailles au pied du mont voire la statue de Jupiter , chef-d'œuvre de Phi- Ithome , les ſondemens de l'acropolis , quelques dias; ce superbe colosse, travaillé eu or et en tours et la grande porte d' Arcadia, l'un des ivoire avait 60 pieds de haut, et passait justement plus beaux monumens de ce genre qui soient pour une des merveilles du monde. LaLa , petite encore en Grèce; une large voie en dalles cou- ville aujourd'hui rasée; avant la révolution eile duit à une enceinte circulaire de 60 pieds de élait le chef-lieu d'une colonie d'Albanais mahodiametre ; on doit encore mentionner les débris métans, devenus par leurs brigandages la terreur de l'Aierothysium où étaient réuniesles statues et le fléau de tous les pays envitonaans. GAgronni, de tous les dicux , le stade , l'amphilhéätre et petite ville, siège d'un archevèché, asses Goris-

un beau reste de mur percé de deux portes à angles aigus semblables à celles de Tyrinthe, tous monumens visités ou découverts par les savans de lexpédition française. Navauix (Pylus), petite ville, importante par ses fortifications et surtout par son port, un des plus beaux de la Méditerranée et fermé en partie par

sante avant za révolution, mais que M. Emerson a trouvée en 1825 réduite à un amas de ruines par les Albanais de Lala. Dans ses environs on voit les vestiges de l’ancienne E lis , capitale de l'Elide, une des villes les plus considérables du Péloponèse. CAsTEI-TonxESE et CHIARENZA, autres lieux jadis très importans et aujourd'hui très

l'ile de Sphacterie, célèbre par le désastre des déchuset presque abandonnés ; les fertiles cam- Lacédémoniens; c'est dans ce vaste bassin qu'en pagnes qui environnent Chiarenza, cultivées en 1827 la flotte turco-égyptienne a été détruitepar grande partie par les habitans de Zante, four: les trois flottes combinées de la France, del'Angle- nissaient avant la guerre, une grande quantité terre et de la Russie; la citadelle, qui avait été de vivres aux Iles loniennes. Nous rappellerous réparée par les Français , a été ruinée ily aquel: comme une curiosité remarquable, qu’au temps ques années par l'explosion des poudres produite des crvisades, Chiarenza était le fief d'un prince par la foudre, Zonchio, chateau du moyen âge anglais, et qu'encore aujourd'hui elle donne le bâti sur l'emplacement de la vieille Pr£os de titre à un des membres de la famille régnante Messénie , et qui présente encore des restes noin- d'Angleterre.

breux de construction hellénique. Hors du

rayon d’Arcadia sont situées Monon et Conox, PATRAS (Patræ ; Baliabadra des petites villes importantes par leurs fortifications, Turks), bâtie en amphithéâtre sur une et leurs rades assez biau abritées;

la premiere est colline près du golfe, qui en reçoit !e

M tn AE pom, résidence d'un mitten chel- PrrGos, petite ville, naguère encore lieu del’Achaïe. Entièrement détruite pen-

florissante par son commerce favorisé par dant la guerre, le gouvernement grec se un petit port à l'embouchure du Ruphia, propose de la faire rebâtir d’après le plan antrefois l’Alphée , mais près de marais tracé par M. Bulgari; s'il est exécuté, la malsains; entièrement détruite par Ibra- ville future ne le cédera ni en beauté ni him, elle commence à se relever de ses en magnifisence aux plus julies villes de ruines; c’est le chef-lieu de l’Elide. l'Europe. II y aurait en effet neuf places Dans un rayon de 20 milles nous trouvons: Mi- publiques, des quais. de vastés boulevards,

RAA, misérable village près de l'emplacement d'OzvuriE, renommée dans toute la Grèce par les jeux qu'on y célébrait tous les s ans en l'honneur de Jupiter Olympien et qui y altiralent un concours prodigieux de monde. Le grinnase, le prytaneum, l'amphithéätr: bäti par Trajan, l'hippodrome et le stad um, le temple de Junon et surtout le magr'ifique temple de Ju-

de lerges et longues rues parfaitement aérées , un grand nombre de fontaines et un théâtre. Plus de 100,000 habitans pourront tenir à l’aise dans l’enceinte de cette place, dont la force serait augmentée par la citadelle. Sa population , qui était réduite à quelques centaines d'habitans, pa-

8de EUROPE.

— — ce

rat s'élever mainten:rat à 5,400 âmes.

sigré ses désastres et von peu de salubrité, Patras est redevenue encore le centre de toutes les relations commerciales de la Morée avec les principales places 3 de l'Europe ; elle le doit à sa position, à la fertilité des campagnes

ui l'environnent et à la circonstance par.

culière d'être située dans la zone de la Morée , qui avec les iles de Céphalonie , d'Ithaque et de Zante sont les seuls pays du globe où réussit la culture du rai:

sin dit de Corinthe ; aussi ces contrées fournissent-elles cette denrée à tous les pays du monde. Les ruines les plus considérables que présente Patras, sont celles d'un agueduc romain.

Dans un rayon de 15 milles on trouve : le Cnattau De Monts dont les fartifications ont été augimentées par les troupes françaises; il défend avec le Chateau ne RoméLix, situé visvis, sur la rote opposée de l'Hellas, le passage nommé les Peliles Dardanelies , à cause de ces deux forts: dans le château de Morée on vail encore quelques débris du femple de Nepirune, sous la protection duquel se trouvait autreluis cette plage. Vésrirza, petite ville, que nous ne nommons que parce qu'elle occupe l'emplacement d Kauz, près de laquelle étaitun bois consacré à Jupiler, où se tenaient anciennement les états-généraux de l'Achale.

MuacaspiLéoN, vaste monastère, remarquable par sa position romantique, ses forti‘ivaiions et ses caves immenses; c'est un des plus riches de la Grèce; il gontient actuellement 200 frères, dont 80 sont prêtres; sa fondation remonte au v° siècle: une image de la Ste-Vierge , qu'on dit avoir été peinte par St-Luc, y attire un grand nombre de dévots. CAL AV nA, tres petite ville, environnée de hautes montagnes et renommée par ses fromages; elle est le siège d'un évèché et le cheflieu d’une eptarchie. Vracuonr, très petite ville, située entre les lacs de Vrachori et d’Angelo- Castron. Avant la dernière guerre, on lui accordait 3000 habitans, et on y tenait une grande ſuire; : ujourd'hui elle est le chef-lieu du Nomos del'Acarnanie-et Etolie. On doit mentionner le pont de 866 arches construit entre les deux lacs; c'est un des plus longs de l’Europe,

De autre côté, dans Hellas, outre le château de Romélie, mais toujours dans le rayon de 20 milles, on trouve: Lepanre (Naupaclus; Ainabachti des Turks), petite ville, fortifiée, siège d'un archevèché, avec un port, où en 1830 stationnait l'escadre grecque commandée par le comte Auguste Capo-d'Istrias. MissoLoNcHi, dans une lagune, place forte , ruinée par les Turks qui s'en emiparèrent en 1826 après un long siège; c’est le chef-lieu de l'Hellas-Occidentale, Dans ses environs est situé An HI, fort.environné de bas-fonds dont les pêcheurs, comme jadis dans l'enfance de la société et encore aujourd'hui chez les peuples sauvages, se servent de mono: 'ons;

ce sont des canols formés d'un tronc d'arbre creusé en forme de nacelle; une longue perche leur tient lieu de rame. On aurait peine à croire avec quelle vitesse ces nacelles informes filent sur l'eau. Missolonghi n'a plus que 3300 âmes.

Conixrun (Kordos des Turks), petite ville, siège d’un archevéché, naguère encore cominerçante et assez peuplée, mais entièrement ruinée pendant la guerre. Peu de villes offrent une position aussi belle et aussi favorable au commerce; siinée entre le golfe d'Athènes et celui de Lepante, dit aussi de Corinthe, sa vaste et forte cadelle s'élève majestueusement elle fre drois rangs de (ortifications formidable: .

et avant l'invention de l'artillerie elle passait pour imprenable; l’acro-corinthe a été et est encore le boulevard «ti Péloponèse ; on n’y monte que par un chemin escarpé el rétréci ; une parlie de ses murail las jatérieures sont de consfruciion dep on y trouve dés sources abondantes et entre autres la fameuse fontaine Pyrène. Scpt colonnes, qu'on croit avoir appartenu au temple de Neptune ou de Vénus, sont les plus importans débris qui restent des magnifiques ct nombreux monumens de cette ville, ui était l’orgueil de la Grèce, l’entrepôt e son commerce et dont la richesse, le laste et le luxe étaient passés en proverbe.

Remarquons avec M. Dodwell qu'on n’a trouvé dans cette ville ou dans son voisi-

nage nul reste del’ordre d'architecture qui

porie son nom, et que la flore de l’isthme noffre pas même la plante d’acanthe qui en forme le caractère distinctif. Corint ne compte plus que 800 habitans.

Danssesenvironsimmédiatsontrouve: Kxxnaigze (Cenchrea), petit village, avec un port sur le golfe d'Athènes, par lequel Corinthe recevait les marchandises de l'Orient; sur la route qui y conduit, M. Gell a découverties débris d'un magnifique am- Phithéàtre taillé dans le roc. HexamiLtA, petit village, ainsi nommé parce qu'il est situé à l'endroit où listhme a 6 milles de Jargeur, Tout près on voit la colonie. agricole fo ndée par le docteur Howe, philhellène anglo-américain ; 40 familles de pauvres Grecs y sont loñées: on y voit aussi les ruines du temple de Nertuiie et du stadium où 'on célébrait les jeux Isthmiens.

L'importante place de LÉCHÉE ou LEUCHOEU», dont le port sur le golfe Corinthiaque servait à Corinthe pour faire le commerce avec l'Occident, n'oſfrait plus du temps de Gell que six maisons, quelques magasins etun bureau de douane; les restes de l’ancien môle étaient encore visibles, ainsi que les traces du fameux cana /, que Néron essaya d'ouvrir pour couper l'isthme et faire une île du Péloponèse. C'est encore dans le voi-

\ tronc d'arbre e longue perche t peine à croire formes filent sur 00 âmes.

l'urks), petite poupée, mais la

n aussi belle ot ez sine entre

le Lepante, dit

e et forte rilaent elle ore as formidabie: .

illerie elle pasro- corinthe à evard du Pélopar un chemin rue de ses mue construcion we dés sources res la ſameuse colonnes, qu on temple de Neples plus impordes magnifiques y de cette ville, Grèce , l’entrepôt it la richesse, le ssés en proverbe.

well qu'on n'a dans son voisi- Parchitecture qui flore de l’isthme te d’acanthe qui tinctif. Corint abitans.

u que six maisons, au de douane; les nt encore visibles, canal, que Néer l'isthme et faire ncore dans le Voi-

sinage de Corinthe que l'on voil les débris de cette muraille qui allait d'une mer à l'autre et qui a élé restaurée plus tard deux fois par les Paléologues et autant par les Vénitiens ; ces derniers, en 1463, la fortifièrent avec 136 tours et de doubles tranchées ; ee travail immense a été exécuté en 15 jours seulement par 30,000 hommes.

Plus loinet dans un rayon de 20 milles on trouve: CoLoxna, misérable hameau qui remplace l'ancienne ville de News, près de laquelle il y avait ua temple d'une grande beauté dédié à Jupiter Néméen avec un bois de cyprès, où l'on célébrait tous les ans les fameux jeux funèbres en l'houneur de Palémon et d’Archémore; trois colonnes de ce.temple sont encore debout. Vasi- Lico ou BasicicA, misérable village qui remplace la capitale du royaume de Sicron, le plus ancien de la Grèce et dont les chronologistes placent la fondalion 74 ans avant la naissance d'Abraham. La citadelle, qu'Aratus escalada pendant la nuit, a conservé une de ses tours carrécs. Dans le vaste emplacement qu'occur:it cette ville, regardée comme “un des grands ateliers de la Grèce pour la sculpture et la peinture, on voit encore le {Agätre, resté presque intact et que M. Clarke regarde comme le plus beau pour l'architecture, et pour la vue magnifique dont on y jouit; et les restes du stadium dont les assises sont de construction cyclopécnne. Mécane, naguère une des villes les plus florissantes de la Grèce, dont la population industrieuse était estimée à 12,000 àmes, et jouissait de grandes immunités sous la domination Ottomane, étant seule gardienne des gorges qui mènent en Morée, n'offre plus que des ruines ;

elle a été détruite par l'armée grecque. Nous avons déjà décrit dans les environs de Naupiia : Meck- NES, Andos, TyriNTue et autres lieux célèbres qui appartiennent également au rayon de Corinthe et à celui de Nauplia.

SALONA, petite ville de la Grèce Occidentale, siège d'un éxeché, située près du Liacoura, “ancien Parnasse ; elle oc cupe une partie de l’ancienne ville d'Au- PHIssA, l4 plus considérable de la Locride Occidentale.

Dans ua rayon de 15 milles on trouve: ScaLa, misérable endroit, avec un port qui sert de débouché à Salona ; on y voit les vestiges d'une ancienne ville. GAL Ax, qui, entièrement détruite en 1821 par les Turks, était devenue depuis le commencement du siècle une des villes les plus commerçantes de la Grèce par l’activité de ses lia bitans, dont les nombreux vaisseaux étendaient leurs courses en Italie, en Sicile et jusqu’en Espagne. De l’autre côté du golfe de Salona et visà-vis de Scala, on voit les restes des murailles de l’ancienne Crnaua, qui était le port et l'arsenal de Delphes.

Casrri, gros village, qui en 1806 ne comptait que 90 cabanes habitées par des Albanais; il occupe l'emplacement de l’ancienne Dxrruxs, une des plus grandes villes de la Grèce, si renommée dans toute l'antiquité par l'oracte d' Apollon,

le plus célèbre et le plus respecté de l'univérs. Les rois , les républiques et les particuliers n'entreprenaient rien d'important , sans consulter la Prthie, qui, assise sur un trépied à l'entrée de la caverne annexée au temple du dieu, répondait aux questions qu'on lui adressait. Ce magnifique, construit environ 600 ans avant Jesus-Christ, par les soins des Eu rm og aux frais communs des différens états de la Grèce, était desservi par un grand nombre de prêtres et d'autres ministres, qui tous vivaient dans l'opulence, des riches offrandes a rachées à la crédulité des peuples et de ceux qui les gouvernaient. Non-seulement les Grecs et les italiens, mais les Phrygiens, les Lydiens, les Assyriens, les Phé- : niciens , les Perses et les Hyperboréens venaient lui offrir de riches présens, Les trésors immenses accumulés dans son enceinte excitèrent souvent l'avidité des peuples et des monarques; onze fois il fut pillé, entre autres par les Gaulois, les Thraces et les Paocéens; le savant auteur du voyage d'Anacharsis estime à près de 50 millions de francs le bulin fait par ces derniers; en le reduisant même à la moitié de cette somme, avec M. Dodwell, ce butin figurerait encore à côté des plus riches dont l’histoire ait fait mention. In ne reste plus aucun vestige de ce bâtiment magnifique; mais on a découvert ceux du grmnase, occupé par le monastère Panagia, etles restes du vaste stadium, où l'on célébrait lesjeux Pythiques, qui y altiraient toute la Grèce. Les eimes majestueuses du mont Parnasse, les restes du bassin en marbre qui reçoit les eaux de la célebre fontaine Castalie, où l’on suppose que la Pythie allait se baigner avant de monter sur le trépied sacré dans le temple d’Apollon; la pointe du rocher Mampela, d'où les Delphiens précipitaient ceux qui étaient les ennemis de leurdieu, et non loinle rocher Nauplelc, qui remplaça le premier après qu'il eut servi à mettre à mort Esope, sont autant d'objets qui frappent l'imakination du voyageur.

Racnova où ArAñOBA, gros village situé sur la pente du Parnasse, renommé par la bonté de ses vins et la longévité de ses habitans; on voit tout près l'antre Corycius nommé Saran d’ Anli par les indigènes; il sert depuis long temps de rendez-vous aux brigands du Parnasse ; nioins renommè que celui d’Anti-Paros, il estheaucoup plus grand ; ilest assez vaste pour contenir plus de 3000 personnes ; il y a une grande salle de 330 pas de long sur 200 de large, toute remplie de stalactites et de stalagmites superbes ; cet antre forme pour ainsi dire le pendant de la caverne fortifiée d'Odysseus, qui ne la surpasse que sous le rapport de la difficulté d’y parvenir. DAD, gros village industrieux auquel il y'a quelques années on accordait 700 maisons. Bonomirza, petite ville, importante par ses fortifications modernes et par le voisinage du fameux défilé des TAermopy les, ainsi nommé des sources sulfureuses qui jaillissent dans ses environs, Nous ferons remarquer que depuis la glorieuse résistance opposée par les 300 héros spartiates à l'innombrable armée de Xercès, ve passage n'a presque jamais arrêté l'ennemi, ayant toujours été tourné.

Dans le territoire nouvellement cédé par les Turks, nous nommerons Linonixt, très te ville, chef-lieu de l'eptarchie de la Doride, et siège d'un évêché ; on lui accorde 1200 habitans. On dit que les moutagnards qui habitent le district de Zona, composé de 4 villages, ont conserve l'idiome dorien de leurs ancètres. Hors du rayon, mais toujours dans le territoire, on trouve: Zaivox (Izdin), petite ville épiscopale et fortifée, non loin du golſe, auquel elle donne le nom; c'est le chef-lieu de l'eptarchie de la Phythiotide, Pernanux , située presque au milieu de la belle vallée de l'Hellada ; c'est une très petite ville, naguère importante par son commerce et par son siège archiépiscopal.

Livanie, résidence d’un métropolitain, située à quelques milles à l’ouest du lac Copais , dont les fréquens débordemens , joints à d’autres circonstances topographiques, la rendent une des villes les plus malsaines de la Grèce. Avant l’insurrection elle était le chef-lieu du sandjak de son nom; l’industrie, le commerce y étaient florissans ; elle comptait 10,000 habitans, elle n’en a plus que 4300. Comme les autres villes, elle a été ruinée pendant la guerre; mais elle est remarquable parce qu’elle paraît occuper la place du bois sacré de Trophonus, si renommé par son oracle, qui se rendait avec plus de cérémonie que celui d'aucun autre dieu, et qui subsista méme long-temps après que ceux de la Grèce eurent cessé. Il se rendait dans une caverne à donble étage , située sur une montague ; les consultans en revenaient toujours elfrayés , et il yavait peine de mort pour ceux qui osaient interroger le dieu sans les nombreux préparatifs qui étaient prescrits. Un voyageur moderne croit avoir retrouvé cet antre célèbre ainsi que les deux ruisseaux, le Lethe, dont les eaux bues par les consultans effaçaient de leur esprit toutes les pensées profanes, et la Mnémosyne, dont l'onde pure leur faisait retenir tout ce qu’ils devaient voir dans lPantre sacré ; la réunion de ces deux ruisseaux formait “ AHeroine, aftluent du lac Copais:

Dans un rayon de 20 milles on trouve: TALANTI ou TazanrA, petite ville épiscopale, située sur le canal qui en reçoit le nom; avant l'insurrection elle était assez. commerçante et on lui accordait 5000 habitans. Tuëses (Thiva des Turks), jadis si puissante au temps de Pélopidas et d'Epaminondas, n’était avant l'insurrection qu'une petite ville épiscopale de 3 à 4000 âmes; quelques anciennes inscriptions étaient les seuls vestiges des beaux monumens qui la décoraient à l'époque de sa grande prospérité.

ATRÈNES (%), située à environ 6 milles du golfe de son nom , ville archiépiscopale , une des plus célèbres du monde par son ancienne splendeur lorsqu'elle dirigeait les destinées de la Grèce et que long-temps après elle était le foyer des sciences, des lettres et des beauxarts. La ville actuelle n’occupe plus qu’une partie de l’espace qu’embrassait l'ancienne ; quoique infiniment déchue,, elle était encore une des plus florissantes avant l’insurrection ; et soit dans ses édifices, soit dans la manière de vivre de ses habitans, elle se distingue ayantageusement des autres villes de ces contrées clas · siques. Son commerce était assez étendu; on évaluait sa population de 12 à 15,000 âmes. Après l’insurrection, elle n offrait.

que des ruines et comptait à peine le tiers

e ses habitans ; mais aujourd'hui tout est changé : sur la place meme des ruines, on a élevé presque partout des édifices construits avec soin, et concourant, par leurs dispositions, à l'harmonie d’un plan général. Plusieurs rues ont été ouvertes, nivelées ou élargies, entre autres les rues d' Hermes, d Bole et de inerve. La première divise la ville en deux parties égales, paralleles aux rochers de l’Acropolis. seconde coupe la première et s'étend jusqu'au temple d'Eole, point où se trouve une place du mème nom. La rue de Minerve, la plus large de toutes, suit une direction à-peuprès semblable. On peut ciler encore les rues de Metagitnia, du Palais et d'Adrien. Malgré les fréquentes révolutions politiques qu’elle a subies et ses derniers désastres, Athènes présente encore plus que toute autre ville de la Grèce, un grand nombre d'antiquites qui attestent son ancienne gloire; nous essaierons de tracer le tableau rapide des plus remarquables, en le faisant précéder de quelques généralités relatives à la description de la ville ancienne dont elles formaient le plus bel ornement. Pop. 26,000 hab.

Athènes, dans son état le plus florissant, avait 22 milles de circuit, 18 portes et 3 ports, savoir: ceux de Phaière, de Munychie et le Pirée; ce deruier était le plus grand; on le nomme aujourd'hui Porlo-Leone. La ville était partagée en plusieurs quartiers, dont les principaux étaient le Céramique , le Prytanée , le Lycée, le Théà: tre, l'Acropolis ou citadelle , l'éréopage el l'Académie. Deux petits ruisseaux, bllissus et l'Eridan, affluent du premier, arrosaient ses environs. Les rues n'avaient rien de remarquable

A environ ville arèbres du deur lorsle la Grèce e était le des beauxcupe plus embrassait it déchue, florissantes ans ses édivivre de ses antageusepntrées clas · ssez étendu; 12 à 15,000 elle n'offrait.

ine le tiers urd' hui tout me des ruiout des édiconcourant!, armonie d'un ont été ouentre autres e et de Mi-.

e la ville en èles aux rocondèe coupe qu'au temple une place du erve, la plus ection à-peuer encore les lais et d’A- 8 révolutions et ses dersente encore qui attestent essaierons de lus vemarder de quela description les formaient 6,000 hab.

florissant, avait a ports, savoir :

et le Pirée ; ce nomme aujourhit partagée en ncipaux étaient ée , le Thé:

l'Aréopage € aux, L'ilissus et psaient ses em e remarquable

soit pour la largeur, soit pour la régularité; les maisous étaient en général fort simples, mais les places et meme la plupart des rues étaient ornées de portiques, dont plusieurs servaient de promenades aux citoyens , et quelques autres de sièges à plusieurs tribunaux. Là les statues, les inscriplions rappelaient partout d'anciens et de glorieux souvenirs. La population d'Athènes a subi de jrès grandes variations; il parait que du temps de Démétrius de Phalère elle comptait 71,000 labitans, dont 40,000 étaient serviteurs ou esclaves et 10,000 étrangers.

Voici les édifices les plus remarquables dont il reste encore des parties plus ou moins considérables. Nous commencerons par l’Acropolis, qui est encore capable d'opposer une assez longue résistance, surtout depuis que les Grecs, lors-

u'ils en étaient maitres, ont découvert la célèbre

ontaine de Pan, réunie par un nouveau bastion à ses lignes de défense. Dans sa vaste enccinte on admire le Parthénon ou le temple de Minerve , nommé aussi Hecalompedon, pavce qu'il avait 100 pieds grecs de façade; c'est encore un des plus beaux restes de l'architecture ancienne ; il a été beaucoup endommagé par l'armée vénilienne qui prit Athènes en 1687, et souffrit encore d'autres dommages pendant la derniere guerre; 48 colonnes doriques, hautes de 42 pieds, formaient tout autour une galerie sunerbe; c'est à ce magnifique édifice qu appartiennent ces belles métopes, cette frise magnifique et ces étonnans débris de frontons, enlevés par lord Elgin pour les transporter en Angleterre. Le temple de Thésée, ce vieux trophée de Marathon, dont on admire autant la beauté des proportions que l’étonnante solidité. La {our octogone d’Andronicus, nommée communément le temple. des Vents, parce que sur ses fases sont sculptées les figures des vents, qui emportent dans des draperies les fruits des diverses saisons: Stuart a démontré qu'elle était en communication avec. la fontaine de Clepsydre aux Propylées, et qu'elle servait à-la-fois d'hydromètre et d'horloge solaire. Le monument choragique de Ly.

sicrate , plus connu sous le nom de lanterne de Diogène , et dont on trouve une copie en terre cuite près de Paris, dans les jardins de St-Cloud; la délicatesse de ses bas-reliefs est cause qu'ils sont fort altérés; néanmoins on y reconnait encore les pirates Tyrrhéniens changés en dauphins par Bacchus, et l'excellence d'exécution qui distingue éminemment les monumens d'Athènes; on a peine à concevoir comment cet édifice, dont le diamètre n’est que de 5 pieds et demi, ait pu traverser intact tant de siècles au milieu des bouleversemens qu'a subis Athènes. Le temple de Jupiter Olympien, qui ne fu! achevé que sous Adrien, 700 ans après que Pisistrate en eut jeté les fondemens£ on voit encore 13 colonnes réunies entre elles par des architraves; elles étaient d’abord au nombre de 120, de 60 pieds de haut sur 6 et demi de diamètre, et formaient un diptère qui joignait à l'élégance attique l’immensité orientale; plus grand que tous ceux de la Grèce, ce temple n'était inférieur qu'à celui de Diane à Ephèse; c'est dans sa cela qu'était la belle sta-

tue colossale aussi admirable par sa richesse que par la belle proportion de ses parties; elle élait d'or et d'ivoire , et dépassait d'un tiers la hauteur de la Minerve du Parthénon; le long cireuit de ce vase édifice était décoré d'un nombre prodigicux de stalues, parce que chaque ville, pour signaler son zèle, avait voulu donner la sienne. Le théâtre d’Hérode Allicus, regardé comme un modèle de ce genre d'architecture ancienne. La porte & Adrien, encore bien conservée, mais qui depuis long-temps ne sert plus à l'usage pour lequel on l'a construite. Le {hédire de Bacchus, dont on admirait la belle architecture; il servait uon-sculement aux jeux publics, mais encore aux assemblées de l'Etat : les philosophes les plus fameux y venaient même quelquefois expliquer leur doctrine à leurs disciples. 11 ne reste pas, dit M. Quinet, une seule dates du stade ; où s'épuiserent les carrières du mont Panthélique, tous les marbres ayant été réduits en chaux ; il pat sait pour le plus beau de la Grèce; il ne reste rien non plus des grands murs qui unissaient Athènes à ses trois ports. Pendant la guerre de l'insurrection, le monument de T'rasyllus de Décelia à été détruit; le toit de l'&rechtieum s'est enfoncé, et les ruines du beau temple de la Victoireout servi de retranchement aux Grecs et aux Turks. On voit encore des colonnes qui formaient le portique dédié à Auguste, et une infinité d'autres débris sur lesquels le temps et l'examen fouruiront sans doute des lumières. Les déblaiemens que lord Aberdeen a fait faire il ya 20 ans, lors de sun voyage en Grèce, ont mis à découvert le Pryæx, ou le lieu des assemblées populaires; le voyageur Bartholdy y a reconnu la tribune des orateurs ei les bancs des magistrats, taillés dans le roc. L'espace nous manque pour indiquer tous les restes d antiquites qu'offre la capitale de l'Attique; nous ferons seulement remarquer que l'observateur allentif en découvrepour ainsi dire à chaque pas, dans les maisons, les églises, les fontaines et autres édifices publics et particuliers. II peut encore reconnaitre emplacement de plusieurs monumens célèbres , tels que l'odeum, théâtre où se célébraient, à cerlaines époques, des concours entre les puètes; le prylanée, vaste place environnée de bâtimens destinés à divers usages pour le service et l'utilité du public, et où l’on gardait les fameuses lois de Solon; l'aréopage, palais d'un seul étage, où siégeait le tribunal célèbre dont il recevait la denomination; le pæcile , portique renommé par la riche collection des tableaux des plus grands maitres, Mycon, Parrhasius, Apelles, Polignote, et où Zénon professa le fameux système nommé la philosophie du portique ou stotcisme, du mot std qui signifie portique ; l'académie, ainsi nommée d’Académus, l’ancien propriétaire du champ où elle fut élevée; le chemin qui y conduisait traversait les champs couverts de tombeaux élevés aux héros morts pour la patrie; elle fut ornée par la suite de statues, de fontaines et d’allées d'arbres pour la commodité des philosophes qui s'y assemblaient, et qui pour cette raison furent appelés académiciens ; c'est dans

lieu délicicux que Platon enseigna sa philo

Page 1