‹ Abrégé de géographie [microforme]Chapitre 269 sur 597 · RS · texte numérisé non relu

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parmi ies géographes et les statisticiens, toutes les connaissances qui dérivent d’un long séjour dans ces mêmes pays qui ont été pendant long-temps le sujet de ses méditations.

C'est par un motif tout opposé que la plupart des géographes, en suivant les traces de Hassel, diminuent extraordinairement la superficie de empire d'Achantie, parce qu’ils ne tiennent aucun compte des nombreux pays qui en sont réellement vassaux ou tributaires. Ainsi ils réduisent à un tiers la superficie actuelle du royaume de Siam, parce qu’ils en détachent toute la partie du Laos qui en dépend , et parce qu’ils regardent comme tout-à-fait indépendans les netits royaumes malais de la péninsule de ‘“alacca, que d’après les notices les plu: récentes on doit regarder comme vas aux et même tributaires du roi de gun Nous-même avons commis cette erreur dans la Balance politique du ‘lobe, en suivant les traces du savant :susü£ien allemand, et en accordant trop dai“ ment une foi implicite à un journal, q : Jooné, il y a quelques années, d’as- Se: bornes notices, quoique mélées de queiques graves erreurs sur les états de PIndòô-Chine. Aussi nous sommes-nor;s empressé dans cet Abrégé de corriger notre évaluation relative à cet état.

Nous ajouterons que M. Brué a bien voulu calculer pour nous l’area de la partie européenne de l’empire Ottoman dans ses

limites actuelles, ainsi que celle du nou-

vel Etat de la Grèce et des principautés de Servie, de Valachie et de Moldavie. La somme de ces superficies étant presque identique à celle que dans les mêmes limites nous avions trouvé en 1817, quoique différant considérablement en moins ela surface assignée à ces mêmes pays par les plus célèbres géographes, nous n'avons pas hésité à les adopter et à modifier d’après les calculs de notre savant ami les sommes que nous avions précédemment admises dans la Balar ::.

POPULATION Aon. Nous avons déjà exposé, pages 33, 34 et 35, les principes qui doivent guider le géographe ei le slatisticien dans la recherche du nombre des habitans d’un pays quelconque. Ici, nous nous bornerons à présenter quelques faits relatifs à la population de diverses contrées. Les unes sont de graves erreurs aéviter que nous sigaalons à l’attention

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spéciale du lecteur; les autres sont des modifications que nous avons cru devoir apporter à la Balance, d’après des documens officiels qui nous sont parvenus après sa publication.

ous commencerous par faire observer que les recensemens meme officiels peuvent souvent induire en erreur, lorsque faute de renseiguemens explicatifs , on les rapporte à une époque diflérente de celie dans laquelle ils ont eu lieu. C’est ainsi que nous voyons des auteurs estimables mais peu au fait des mouvemens de la population dans les différens états, n’accorder en 1830 à la Confédération Germanique que 30 millions d'habitans lorsque, dès le commencement de l’année 1827, cette vaste partie de l'Europe devait en contenir environ 34, 600, 000. Cependant le premier nombre est assez exact pour l’époque à laquelle il se réfère , c’est-àdire à l’année 1815 : c’est la population déclarée ; elle a servi de base à la diète ur déterminer le contingent de l’armée édérale que chaque état doit fournir à proportion du nombre de ses habitans. Ce n'est pas sans surprise que possédant.des tableaux détsillés sur ie mouvement de la population des états du roi de Sardaigne, nous avons vu des Almanachs publiés dans ce royaume ne porter, en 1829, la population de sa partie continentale qu’à 3,675,325 âmes, nombre identique à celui des habitans trouvés dans le recensement fait en 1822. D’après: celui qui eut lieu à la fin 1827 la population de ces mêmes rovinces s'élevait déjà à 3,901,033 âmes.

s recherches que nous avons faites sur la population du ci-devant royaume des Pays-Bas pour en rédiger, avec M. de La Roquetie, le Tableau historique,géographique et statistique, publié au commencement de cette même année, nous ont fait découvrir la même inexactitude dans le Sfaats Almanatk. Les documens officiels relatifs à la population de chaque province , recueillis dans cet Annuaire, «on-seulement nese rapportent pas à l’année qui prérède immédiatement celle de sa publicad „ mais dans l’Almanach de la même année ils se réfèrent à plusieurs années différentes. Même dans des documens officiels publiés par les ministres de la justice et de l'instruction publique des Pays-Bas, il s’est glissé quelques erreurs typographiques, ainsi que de graves erreurs de calculs relatives à la population,

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STATISTIQUE DE L'EUROPE. 011

que nous avons relevées dans ve tableau.

Les statisticiens de l'Allemagne justement estimés par leur vaste érudition sur tout ce qui concerne cette science, offrent plusieurs exemples de méprises les plus singulières en fait de population. Dès l’année 1819 nous avons réfuté les calculs erronés du baron de Liechtenstern, qui, appuyé sur d'anciens recensemens, ne donnait que 28, 178, 836 habitans à l'empire

d' Autriche, nombre qu’à la meme époque

nous portions pour le moins à 20, o00, o00.

Le recensement général fait vers la fia du

mois d octobre de l’année 1825 ayant

donné pour résultat définitif 31,625,000 habitans, y compris l’armée, a démontré sans réplique la justesse de nos raisonnemens et Pexactitude des documens sur lesquels nous les avions assis. Nous n'avons pas été peu surpris de voir un dietionnaire géographique publié à Pai is en 1824 et d autres ouvrages livrés à l' impression encore plus tard, ne donner à cet empire que 26,654,560 habitans.

Ce sujet aussi important que compliqué nous menerait trop loin si nous voulions signaler toutes les singulières méprises que nous avons rencontrées dans les ouvrages de géographie, de politique et de statistique , même dans ceux qui sont le plus justement et le plus généralement estimés. N'a-t-on pas vu, il y a quelques années, plusieurs recueils périodiques établir des comparaisons entre la France et le Royaume-Uni (l'Angleterre , l’Ecosse et l’Irlande, avec leurs dépendances administratives), en portant la population de la premiere à 32,000, 000, tandis que l’on n’accordait au second que 21,400,000 habitans, c’est-à-dire en prenant pour base de leurs comparaisons la population de la France telle qu’elle était au 1°" janvier 1827 et celle qu'avait le Royaume- Uni en 1821. Pour avoir desélémens comparables il aurait fallu porter les deux populations à la même année ; c’est ce que nous avons fait dans la Balance polilique du globe et dans la Monarchie Française comparée aux principaux élats du monde , ouvrages où nous avons accordé 32,000,000 à la France, et 23,400,000 au Royaume-Uni. Cette dernière évaluation est le résultat de nos recherches sur le mouvement de la population dans Archipel Britannique ; ce nombre doit être regardé plutôt au-dessous qu’au-dessus de la population réelle exis-

tant au 31 décembre 1826. Nous devons cependant rappeler qu'un statisticien distingué, M. Pages, a évité cette erreur dans un article inséré dans le Journal des travaux de l'Académie de l'industrie , fondé par M. César Moreau; les comparaisons y sont basées sur des populations comparables , parce qu’elles se réfèrent aux mêmes années.

Dans un mémoire relatif à l’organisation de l’armée française, publié dans le Bulletin des sciences militaires, on n'accordait en 1828 que 11, 300, 620 habituns à la monarchie Prussienne, 30,000, 700 à l'empire d' Autriche, tandis qu'on en donnait 32,020, 6 44 à la monarchie Française. C’est tout juste fonder ses comparaisons sur les populations de ces trois puissances, non pas telles qu’elles étaient en 1828, comme l’auteur à para vouloir le faire, mais telles qu'elles étaient lo première en 1821, la seconde en 1822 ct la troisième en 1826. Mais, comme leurs populations réelles pouvaient être représentées à la fin de 1826 par les nombres 12,404,000, 32,000,000 et 32,000, 000, il arrive que tous les rapports de l'armée à la population respective étant faits sur des bases erronées et non comparables, diminuent de beaucoup la force des raisonnemens, d’ailleurs très bien déduits par l’auteur de cet intéressant mémoire.

Mais nous devons rectifie: la population que, dans la Balance, nous avons donnée. au royaume de Bavière et à l’Amérique-Espagnole. Nous avons accordé à cetle dernière 1,240,000 habitans pour la fin de 1826, induit en erreur comme nous l’avons été par un prétendu recensement officiel publié dans le Co/ombus, et reproduit par les Eyhemerides geographiques de Weimar. D'après ce document, la seule lle de Cuba, dès le 8 avril 1826, aurait eu 936,330 habitans , dont 518,998 blancs , 70,220 mulâtres libres et 347,312 nègres escldves. Comme la population de cetle magnifiqne colonie ne s'élevait qu’à 730,562 habitans en 1827 d’après le recensement fait dans la même annéeet consigné dans la statistique publiée à la Havane en 1829, nous n’hésitons pas à réduire à un million la population totale de la partie du Nouveau- Monde soumise encore à la domination Espagnole. Ce que nous venons de dire prouve la justesse des raisonnemens faits par M. de Humboldt sur la population de

cette île en 1826. La connaissance du recensement fait dans le royaume de Bavière en 1825 nous a engagé à modifier la population approximative que nous lui avions assignée pour la fin de 1826, dans la Balance, en basant nos calculs sur le recensement par familles fait en 1821 et sur le mouvement de la population que nous connaissions dans trois cercles

e ce de * Le recensement par individus fait en 1825, est venu changer en réalité nos conjectures. 11 démontra que cet état comptait à cette époqne 4,037,017 habitans, somme plus forte que celle que nous lui avions accordée pour la fin de 1820, dans la crainte où nous étions de porter trop haut la population d’un royaume auquel, tous les plus savans statisticiens de Allemagne ne donnaicut que 3,500, 00, 3,743,000 et tout au plus 2,800, 000; cette dernière estimation a été faite par M. Hassel dans son Almanach de 1828. Dans cet Abrégé nous avons donc cru devoir porter la population de cet N » Pour cette époque, à 4, 070, 000

mes.

Qu'il nous soit permis de faire quelques remarques sur la population que nous avons assignée an nouvel état de la Grèce. Nous commencerons par dire qu'on ne sait rien de positif, à cause des circonstances particulières où s’est trouvée cette partie de l’Europe. Mais devonsnous suivre lopinion de M. Schinas, membre de j’expédition française en Morée, qui croit pouvoir la porter à près de 900,900; celle de M. Waddington, qui en 1826 donnait 850,000 habitans aux pays qui forment le nouvel état de la Grèce; ou bien réduire ce nombre à 750,000 habitans avec M. Trant, à 635,000 avec M. Anderson, ou même à 600,000 avec M. Quinet ? Quelque grandes que soient ces divergences d' opinion, elles le sant bien peu lorsqu'on les compare à celles a émises sur la population de la Morée. Selon M. Anderson cette péninsule n' aurait en en 1820 que 280, 000 habitans; M. Clark en 1802 et M. Quinet en 1830, estiment sa population à 300,000, tandis que quelques années auparavant elle aurait été de 400,000 selon M. Galt, de 450,000 selon M. Waddington et de 469,000 selon M. Pouqueville. Mais un observateur judicieux, M. le marquis de Dalmatie, qui l’a visitée depuis ces derniers eten a tracè un tableau aussi impartial que

remarquable dans la Revue des Deux- Mondes , ne l’évalue qu’à 200,000 âmes, en 1 les uns l'abaissent jusqu'à 80,000, tandis que les Grecs veulent y retrouver l’ancienne population de 400,000 ne Le pt de lu bes a,

eureusement pour les resolu ce roblème, en publiant les résultats du recensement fait en 1831, d’après lequel cette péninsule ne compte

ue 46,207 familles et 190,653 habitans.

En partant de cette base; en portant même à 200,000 sa population pour des raisons qu’il serait trop long d’exposer, et en calculant approximativement d’après les renseignemens les plus récens, le nombre d’habitans des autres parties de la Grèce indépendante, nous sommes d’avis qu’on ne saurait, sans être accusé d’exagération, accorder à cet état plus de 600,000 habitans, e que lui assigne M. Quinet. C'est ce nombre que nous avons adopté dans le tableau. Nous croyons inutile de citer les opinions émises par les auteurs des dictionnaires, des abrégés de géographie et de tableaux statistiques ; elles ne sauraient être d’aucun poids auprès des autorités que nous venons de citer et auprès d’autres que nous pourrions encore nommer,

FOPULATION ABLATIVE. La connaissance de cet élément statistique d’un état n'offre aucune difficuité, lorsqu'on connaît déjà sa superficie et sa population absolue ; parce qu'il est le quotient de ces deux quantités. Mais nous devons faire quelques remarques indispensables afin d’éviter les méprises ; elles compléteront d’ailleurs, jusqu’à un certain point, ce que notre cadre ne nous permet pas de dire sur i’important sujet de la superficie. l

Dans tous nos calculs généraux relatifs à la surface des états admis dans les tableaux de cet Abrégé, nous avons toujours compris les lacs et les marais, mais nous en avons exclu les bras de mer et les lagunes qui ne sont que des dépendances des mers, aiusi que la partie inféricure des larges-embouchures des plus grands fleuves, qu'on nt comme de petits golfes. L’exclusion ou l'admission de ces élémens dans la mesure de la surface des-états est la source d'une ſouie d'évaluations différentes , qui sans être absolument inexactes , deviennent erronées lorsqu'il est question de

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orme plus d’un huitième de la superficie totale de ce royaume; que ce e espace, dans le gouvernement de Nykoping, monte à un sixième ; que, dans ceux d'OErebro et de Christianstad, il dépasse ce rapport, tandis que dans le gouvernement de Kronoberg il s'élève presque à un cinquième. Mais lorsqu il est question de comparer d’une manière spéciale le nombre des habitans au sol sur lequel ils sont répandus, surtout lorsque, sur les traces de quelques statisticiens célèbres, on veut regarder la population relative comme la mesure de la force, de la richesse et de la civilisation des états, alors il faut absolument que les élémens soient comparables. Pour les obtenir tels, il faut retrancher de la surface d’un état toute la partie condamnée à la stérilité ou par des froids excessifs ou par la qualité aride du sol, les vastes espaces occupés par les lacs et les lagunes, ainsi que tous les terrains qui ne sauraient être rendus cultivables sans des travaux préliminaires très dispendieux , tels que ceux qu'exigent le dessèchement des marais et la culture des bruyères et des landes, quoique l’industrie isolée de quelques habitans parvienue quelquefois à triompher de ces derniers obstacles. Des espaces immenses doivent donc etre retranchés, pour ces différentes causes, de la superficie de l'empire Russe. Toute conséquence que l'on voudrait tirer de la population relative de cet état comparée à la population relative d'un autre état qnelconque, sans avoir fait subir à cet élément les modifications que nous venons d'indiquer, serait inexacte pour ne pas dire absurde.

Mais un exemple, tiré d’un état peu éloigné et très bien connu, meltra dans tonte son évidence ce principe, tant négligé par tous les auteurs qui s'occupent de statistique générale. Les maremmes du grand-duché de Toscane s'étendent dans les environs de Sienne, de Pise et de Livourne ; elles occupent les territoires de * Orbitello, Grossetto, Castiglione, Massa, Volterra, Piombino, Campiglia, etc. M. Thaon, qui a ſait un important travail sur ces terrains , si funestes à ceux qui osent y séjourner, es-

STATISTIQUE DE L'EUROPE

time leur superficie à près de 1900 milles carrés et leur chetive population à 76,000 âmes. Nous verrons dans le tableau statistique que la superticie totale de cet état est de 6324 milles, et que sa population absolue à la fin de 1826 était de 1,278, 00 âmes; en retranchant de ces deux sommes les parties qui 4 nent aux espaces occupés par remmes, nous aurons une superficie de 4424 milles et une population de 1, 100, 000 âmes, qui nous donneront une population relative de 271.02, au lieu de celle de 201.61 que nous aurions obtenue de la division des deux premiers nombres sans leur faire subir la modification nécessaire pour avoir des élémens comparables.

Nous avons fait toutes ces soustractions pour déterminer la population relative de quelques états que nous avons pris pour base de nos remarques sur la civilisation, sur les forces et la richesse respective de chacun considéré isolément et comparé aux autres dans notre Tableau physique, moral et politique des cinq parties du Monde; mais nous regreitons de n’avoir eu assez de loisir pour calculer de la même manière la population relative de tous les états admis dans les tableaux statistiques des qu parties du monde de cet Abrégé.

Celle que nous y offrons a été obtenue sans faire subir à la superficie aucune des modifications que nous avons signalées. Nous faisons cette remarque pour indiquer au lecteur les limites au-delà desquelles il tirerait des conséquences erronées s’il voulait raisonner sur la colonne de la population relative de nos tableaux statistiques.

Mais il y a une autre circonstance majeure qui rend tout-à-fait oiseuses ces sortes de comparaisons, lorsqu'elles se rapportent à de très petits états. En effet, que pourrait-on inférer en voyant dans notre tableau que la population relativé de la république de Hambourg est de 1302 habitans, que celle de Breme est de 980, tandis que la population relative de la France n'est que de 208, et celle de l’empire d' Autriche de 106? Si lon décrit un cercle de 20 à 30 milles autour de chaque grande ville de l'Europe et autour des capitales de tous ces petits états , on trouvera que la population relativ* des surfaces, dont ces grandes

villes occupent les centres, non-seulement

est à celle de tous ces états de petite étendue, mais que bien souvent elle leur est de beaucoup 2 C'est cependant d’après cette erronée que beaucoup de géographes et meme de statisticiens célèbres ont regardé et regardent encore l'ile de Malte comme le pays le lus peuplé du monde, et l'Islande comme a contrée la plus dépourvue d'hommes !

Les lecteurs trouveront dans notre tableau, The World with the British Empire, la population relative des environs des principales villes de l’Europe et de l’Amérique, calculée de manière à offrir des résultats aussi exacts ue le comporte l’état de la statistique ; homme d'état, l’économiste, le géographe et le statisticien peuvent en tirer une foule de conséquences non moins curieuses que neuves et importantes. Dans get Abrégé, nous avons eu occasion d' emprunter à ce travail le chiffre de quelques-unes de ces populations relatives pour faire ressortir davantage l’importance des villes que nous avions à décrire.

annuus et DwrTzs. Les sources d' erreurs qui rendent si difficile l’appréciation exacte de la superficie et de la population des élats sont encore bien plus nombreuses lorsqu'il s’agit de déterminer leur revenu et le montant de leurs dettes.

D'abord on ne connaît ricr. de positif sur ces deux élémens statistiques dans tous les états absolus , où ils son! bien souvent enveloppés du plus grawd mystère. Ce u’on en peut savoir se réduit, ou à des documens assez comple?s , mais d'ancienne date, ou à des dcumens récens , mais partiels, c’est-à-dire relatifs à une partie seulement des revenus de ces états.

Tout imparfaits qu'ils soient, ces documens n’en sont pas moins précieux ; car ils servent de base au statisticien habile pour parvenir à connaître la totalité des revenus en les combinant ensemble et en les comparant avec des documens semblables relatifs à d’autres pays dont les finances sont assez bien connues. Le bouleversement de tant d'états arrivé depuis quarante ans, le gouvernement constitutionnel ou républicain adopté par tant de nations pendant cette courte période, ont fait connaître au géographe et au statisticien, avec assez de précision, les revenus et les dettes d’un grand nombre d'états. Mais cette abondance même de

apporté ré par l’espace, il nous est

sible de ipnaler tons Les sources erreurs qu'il faudrait éviter pour iger un tableau vraiment comparabi: den revenus et des dettes des états d: l'Europe et de l'Amérique. Nous tacherons cependant d'en signaler les principales pour donner au lecteur un aperçu des longues recherches que nous avons dû faire pour rédiger nos tableaux statistiques, qui ne sauraient sans injustice être confondus avec d’autres travaux semblables faits avec des dictionnaires et des traités de géographie, et le plus souvent par des personnes étrangères aux sciences qu'exige leur rédaction.

Pour jeter plus de conviction dans l’esprit du lecteur et lui démontrer la nécessité où il se trouve de n’accueillir qu avec une grande circonspection et après un mûr examen les chiffres qu’on lui présente , nous allons mettre sous ses yeux lesévaluations contradictoires des revenus de quelques-uns des principaux états de l’Allemagne, adoptées par les statisticiens les plus ‘célèbres de ce pays, pour des époques à-peu-près les mêmes. Ici les erreurs paraîtront d' autant plus choquantes qu’elles auront été consignées des hommes d’un talent éprouvé et quiétaient à la source des documens les plus authentiques. Les différences les plus étonnantes qu’on remarque dans les colonnes de ce tableau trouveront leur explicatioa dans les observations qui forment le sujet de cet article. Quelques éclaircissemens préliminaires nous paraissent cependaat nécessaires afin d’atteindre le but pour le- 3 nous l’avons rédigé. Selon le tableau

e M. Greiff, le florin d'Augsbourg, em-

loyé dans les estimations de Hassel, de

iechtenstern et dans celles de Reichard, vaut 2 francs 58 centimes ; le florin du

Rhin ou de l’empire employé par M. le baron de Malchus et presque toujours par Stein et Cannabich, vaut 2 francs 15 centimes; l’emploi de ces deux monnaies produit une différence apparente d’environ un dixième entre deux évaluations identiques exprimées l’une dans la première de ces monnaies et l’autre dans la seconde; nous avons traduit en florins du Rhin les 6,000,000 rixdalers auxquels Stein

Ses Sen œn

lir qu'avec 1 un on lui priis ses yeux des revenus ax états de tatisticiens , pour des lei les erchoquantes > des quiétaient plus authen- « étonnantes onnes de ce catioa dans t le sujet de semens prépendant néput pour lebn le tableau sbourg, emde Hassel, de le Reichard, le florin du é par M. le toujours par ancs 15 cen; nonnaies pronte d'environ ations idenla première s la seconde; ins du Rhin xquels Stein

*valuait les revenus du royaume de Sate, et les 6 millions de thalers auxquels M. Cannabieh porte les revenus ce meme royaume ei de celui du Hanovre, ainai que les 1,800, 000 thalers de recette qu il accorde au duché de Brunswick. Sans ces réductions le lecteur n'aurait pas eu des élémeus comparables dans la colonne des évaluations de ces statisticiens. Nous n’a-

vons pas adinis dans ce tableau les esti- uu

mations de M. Crome, malgré la grande réputation dont jouit cestatisticien, parce que son grand vuvrage sur la confléra.

tion Germanique ayant été publié depuis 1820 jusqu’à 1829, ses estimations se référant à plusieurs années différentes , ne pouvaient sans inconvéniens être admises daus la comparaison que nous entrepreuions de faire. Malgré leur étonnante dis-

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