REVENUS SELON LES ESTIMATIONS DS
STATISTIQUE DE L'EURUPE. 615
cordance, ou peut regarder les estimations de ce dernier tableau comme se référant à- à la 2 sulte de la date de la ication des ouvrages éont on a tiré les élémens employés à sa rédaction : ce sont la G6 2 M. Cannabich, publiée à 'ienne en 1818 , avec beaucoup d'nngmentations ; 1 sur
les états » publié par M. le baron de Liechtenstern en 1819 ; la Géographie de Galletti revue et aug mentée par Reichard en 1823 ; la Statistiquede / par Hussel, publiée à Weimar en 1822; la Géographie de Kein, publiée * * -ipzig en 1828; la tu de te baron de Maichus, publiée à ‘
en 1826 ; et l Amnach de J
ur l’année 1826.
Marcaus Meet .eu 1826. | en 1526,
du grand-duché de Bade sont estimés à 9, 20.4, 020 florins par M. Cannabich, à 9,832, 200 par MM. Zedlitz et Malchus , à 0, 832, 000 par l’almanach de Weimar et à 0,381,000 par celui de Gotha. Les revenus de la principauté de Lichtenstein ne s’élèvent qu’à 20, 000 florins selon MM. Cannabich et Malchus, tandis qu’ils montent à 1,200,000 selon les almanachs de Weimar et de Gotha, et à 1,700,000 selon M. Zedlitz.
Nous commencerons l’analyse des nom breuses causes qu’on doit regarder comme les sources principales des erreurs, dans la détermination des revenus et de la dette d’un état, par l’année à laquelle ces élémens statistiques doivent se référer. Cette seule circonstance, eu égard aux phases différentes de prospérité ou de misère par lesquelles un état peut passer, offre parfois des résultats qui diffèrent d'une ma-
ASF ÿ EN ce
provenant 40 plusieurs impôts d'un produit assez „ à la somme de 199,001,000 fr.
q 184, 074, 000 encore bien plus considérable si l’on voulait comparer les revenus de ceite monarchie en 1807 avec ceux de 1809. Par les taxes de guerre et les emprunts, les revenus de l'Angleterre en 1813, 1814 et 1816 se sont élevés à 128,74, 280, à 123, 047, 810 et à 131, 700, 772 livres sterling ; ces trois sommes énormes les emprunts ne figurent que pour 36,050,675, 30,070, 048 et 30, 441, 80 livres sterling. En comparant ses revenus dans les trois années de 1793, 1794 et 1795, on les trouverait seulement de 22, 370, 83, de 31, 080, 748 et de 40, 910, 72 livres sterl., sommes dans lesquelles les emprunts corsespondans ne figurent quepour a, 928, 000, 11,000,000 et 17,300,000, livres sterling.
Les revenus de la Confédération Anglo- Américaine, provenant la plupart des droits perçus sur les importations et les exportations, offrent des différences énor-
mes dans un petit nombre d' années d' in- t tervalle. C’est ainsi que le revenu fédéral
qui en 1809, année de guerre contre l’An- 6 ne s'était élevé qu'à 7,778, 478 ollars, dont 7,206,021 produit des douanes, s'est élevé en 1818 à 37,171, 422, dont 36,306,875 provenant des douanes et 9,494,436 seulement des emprunts.
L'évaluation de la dette calculée à différen es offre des différences encore plus grandes. Les empires Russe et d’Autriche et ld monarchie Prussienne, 2 ont maintenant des dettes très consiérables, avaient peu ou n’avaientpoint de dette avant la première révolution française, Dans la courte période de s ans, c’est-àdire de 1816 à 1823 inclasivement , la France a augmenté sa dite d'un capital nominal de 1,008,787,720 francs, ce qui exigea une augmentation de 90,980, 886 francs dans les dépenses annuelles pour en payer les intérêts. Depuis 1803 * qu’en 1815 la dette laise s'est augmentée de 491,940,407 livres sterling ou de 12, 208,5 10, 178 francs. Le 11 octobre 1824, la defte fédérale des Etats.
Vis était encore de 90, 707, 020 dollars;
. vième de la recette, ils
ess HE f
frais n’arrive pas même à un douzième, tandis que dans certains é'ats elle dépasse le tiers.
Les états de l’Europe offrent sous ce ra rt, comme sous tant d’autres, les diférences les plus frappantes. Fandis que les frais de perception et de régie ne montent, selon quelques auteurs, qua onze pour cent en Angleterre et qu'ils forment actuellement en environ un neurent pour un peu plus qu'un neuvième dans le budget
du royaume de Hanovre, pour un hui-
tième dans celui du royaume de Bavière et N plus d’un tiers daus celui de Por-
ais quelques faits jetteront sur ce sujet plus de jour que tous les raisonnemens que nous pourrions faire. La recette totale de la France pendant l’année 1826 est évaluée dans le budget à 987,620,000 ſr., dont 140,000,000 envi représentent les frais de regie et de n. Le revenu brut moyen de l’Éspagne a été évalué en 1822 à 603, 703, 487 de vellon; enretranchant decettesomme113,708,457 réaux pour les frais de perception et de régie, onaura le revenu net de 550,000,000 de réaux, tel qu'il a été estimé par le ministre des finances et adopté par les cortes. Le revenu brut du royaume de Hanoyre pendant la même année s’est élevé à 3,008,020 rixdalers, somme réduite à 3,278,400 par les frais de perception et de régie; dans ces deux sommes ne sont pas compris les revenus des biens de la gouronne qui montent p la même somme. Le ministre des finances a évalué le revenu brut du royaume de Wurtemberg pendant les trois années 1828, 1824 et 1825 à 11,040, 808 florins du Rhin, et le revenu net correspondant à 6.670, 123
nt sous ce ra autres, les difes. Fandis que > régie ne monurs, qu'à onze t qu'ils forment en un neurent pour un a le budget „ pour un huiume de Bavière us celui de Por-
ont sur ce sujet es “aisonnemens La receite to- Pannte 1826 est 867,620 000 fr.
bn a pésentent ( 5 Le re DAT e a été éva- * a] de vellon; (El \ BC 113 708,457 rce À de 550, kstimé pa 0 pté par les coraume de Hanonée s’est élevé à le perception et
des biens de la res qu à la meme inances a évalué me de Wurtemnuées 1823, 1824 rins du Rhin, et lant à 9.670, 123
ne doivent être
sommes ne sont
Ale 616, on voit que es savant statis-
e revenu u
Les documens of-
ciels, dont l’ensemble forme l’excellente
1828 à 60,881, 200 francs ; mais les frais de régie et de perception ayant absorbé 10,126,022 francs, le revenu net ne fut
revenu brut de chaque état, parce que les
frais de régie et de perception, formant ne
réelle des sommes payées par l
u les contribuables, représentent une partie des ressources du pays, et ne purs ni iges lorsqu a+ Lion de les comparer à ceux d autres états.
D'ailleurs ces frais donnent des moyens d’existence à un grend nombre de personnes ; et en soumettant l’administration
profit de l’état en a
ugmentant le revenr net, à proportion qu’il parvient à diminuer les frais de régie et de perception. Dans un article avec un talent remar-
.… quable par un des collaborateurs du Na-
ional, on a prouvé que, en admettant que le gouvernement f ait encaissé réellement de 550 à 560 millions en 1785, ja totalité des charges imposées immédiatement sous toutes les formes à la bas lation, aurait monté à la somme de 725 millions, qui, au prix du marc d'argent à cette époque, équivalait à 832,200,000 francs. En considérant ensuite l’effet 1 duit par la manière dont cette somme était levée, l’auteur de cet article en tire la conséquence „ que la France en 1785 payait directement et indirectement 1, 580, 000, 000 de francs, somme immense
STATISTIQUE DE L'EUROPE
des revenus de quelques cantons suisses, il faut faire de soustractions pour nt que 7 ea
et espagnols il en re de pr fortes pour l’achat du tabac ; et que le budget anglais exige une
le tons nos . Les marchandises de
fabrication anglaise sont, quand on les exporte, exemptées des droits attachés à consommation intérieu
a on re.
tion a été établie afin que l'étranger, — le but de ne pas contribuer aux char publiques de l’Angleterre, n’achète point ailleurs des marchandises de qualités inférieures,, mais non taxées. Quoique le droit soit acquitté par le producteur , on
en rembourse le montant à l’exportateur
navire. C’est ce remboursement que désigne sous le titre de draio-
back. Dans l'année 1828 le gouvernerent anglais déboursa de cette manière
quand la marchandise a été placée à bord u le
la somme énorme de 2,700,000 liv. sterl.
ou 67,000,000 fr., dont 1,400,000 liv.
! des tissus de coton , 900,000 liv. sterl. sur du sucre raffiné et 400,000
liv. sterl. sur des verres. Les primes à
l'exportation, qui en France correspondent jusqu’à un certain point aux dratoback de l'Angleterre, se sont élevées en 1826 à 4,000,000 francs, somme qu'il faudrait déduire de la recette du budget français.
Il y a plusieurs états , où les biens domaniaux ont une administration toute rticulière , et dont les revenus , mal
eur grande importance , ne figurent jamais dans le büdget. Quelques statisti-
ciens et bien des A soit par ignorance de cet élément statistique, boit
rr M fn e
tout en leur existence dans des notes où
servations préliminaires. C'est aussi ce des recettes, estimées à nous avons fait dans le tableau sta- 5,996,510 florins, les domaines seuls en- de l’Europe, auquel ce paragratrent pour la valeur de 1,910,685 florins, vir de commentaire. Le lec-
c'est-à-dire qu'ils forment ie tiers du La recette provenant des do- pl
me de Hanovre égale
000,000 rixdalers en 1830, bn les revenus de l’état n'étaient éval Li 680, 808 rixdalers. On peut dire en général possessions médiates que le souverain de 2 presque tous les revenus domaniaux ce petit état possède dans l'empire d'Auetits états de la Confédération Ger- triche et dans la monarchie Prussienne. at ur sont beaucoup plus forts que les Nous indiquerons ici les sommes que, revenus publics ou nationaux. Il estinu- pour ce motif, il faut ajouter aux revenus tile de dire que nous avons cru devoir oflerts dans le tableau statistique de porter toutes ces sommes dans la recette l’Europe, à la page 636. A l'exemple de des états respectifs. ne” M. de Malchus, nous prenons pour guide Mais ici se présente une difficulté qui de nos estimations le Sfafisticher Umnous paraît avoir échappé jusqu’à présent riss de Hassel et ses Aimanachs staà l'attention de tons les statisticiens et £is'iques. Nous disposerons. ces sommes des géographes les plus distingués. Doit- dans le tableau ci-dessous, afin d'en faon, dans un tableau comparatif général ciliter l'addition aux colonnes corresponcomme le nôtre, porter dans la recette dantes du tableau de l’Europe sus-mende certains états les revenus considéra- tionué. à bles qui proviennent des biens situés
TABLEAU DES SOMMES C' FAUT AJOUTER A LA COLONNE DES REVENUS DU TABLEAU STATISTIQUE DE L'EUROPE. 5 N
ö Nous bus États.
800, 00 flori he og de age AUTÉ DE LICHTENSTEIN pour es : ; 8 mpire d'Autriche et Pers
Sonwes.
possessions m. de dans
re la 2 e dans celle somme 300,000 flo · rins représentent les revenus de la branche ca ile ou du C Ren ont. Nous ajoutons ce ren ement pour expliquer les deux estima l des revenus de cette 15 5 nantes par M. Hassel en 1822 et en N nous avons citées dag le tableau à Ia page 615, A l'égard des dettes de cetie prindents, tro I bee ur être négligées, Buus nous bornerons à dire
u'eltes raissen ever f 5 300,000 forins au enn. LE il ee pour ses possessions médiates dans les états des rois de
russe e axe.
30,000 florins au e. D'ANHALT-BERNBOURG pour ses possessions médiates dans la monarchie
russienne.
90,000 florins au DUCHÉ nr Genre pour la principauté de Pless en Silésie. 175.000 florins au pucué DE Bruxswicx pour la principauté d'OEls en Silésie. 44,000 florins au ar MA Hxssk-Honsobnc pour ses possessions médiates dans la monarchic i 8
puverain de ire d’Aurussienne.
mes que, aux revenus uistique de exemple 5 pour guide 1 Umnach staces sommes fin d'en facorresponpe sus-men-
AEVENUS
à en 1846,
s de ete 1 rnerons à dire ats des rois de
lans la monar-
100,000 Sorias à la rames» on Bavière et dans les 143,000 Boring àla
naires provenant re Dao 2 ventes
2 rovenant de ces trois branches ne
ent jamais, selon nous, figurer dans un tableau comparatif, parce que ses colonnes ne doivent, autant que possible, 7 64 1 lecteur que 1 ce D —
es. Envisageant ce sujet sous
de vue pe différent, des auteurs estimables n’ont pas hésité à porter les revenus bruts du royaume de Wurtem en 1819 à 14, 802, 000 florins et les revenus neu à 11,077, 00; mais ces fortes sommes n’ont été obtenues qu’en y comprenant plusieurs millions de recettes ex-
inaires. Le revenu brut du grandduché de Bade se serait élevé en 1821 à
12, 183,14 florins si l’on voulait y com-
prendre les 2,597,073 florins de recettes Pare ne plupartprovenant dar-
tats transatlantiques , en mettant dans les reccttes respectives les sommes considérables qui provenaient des emprunts que les nouvelles républiques de l’Amérique avaient ouverts en Angleterre. C'est
ainsique l’on a porté à 14, 189, 840 piastres
fortes le revenu de la Confédération Mexicaine en 1826, somme qui doit être diminuée de 2, 488,880 piastres , produit d'un emprunt. Le budget du nouvel Etat de la Grèce estime la recette totale faite depuis le 1°" janvier 1828 jusqu'aux 20 avril 1829 à 25,618,664 pisstres turques; mais dans cette somme Îles véritables revenus de l’état n’arrivent pas à 9,000,000; c'est-à-dire qu'ils forment à peine le tiers de la recette ; tout le reste provient des subsides français et russes dont l’ensem-
où LMPMAUEN pour ses possessions médistes dans le grand-duché
STATISTIQUE DE L'EUROPE. 610
pour ses possessions médiaies en
d’autres sources ex N mettrait dene une erreur grave si, sur la base de ce document on éraluait le revenu de la Grèce à près de 26,000,ou0 de turques, comme l’a déjà fait quelque auteur et comme on nous conseil- 888. statistique de l'E un
publié en 1818 dans les Éphémérides ge iquesde Weimar, les revenus
la monarchie Britannique ne sont évalués qu'à 190,273,833 ou à environ 26,760,000 livres sterling. Dans celui de Fredau publié en 1819 ils montent à
ble forme la moitié de la recette totale, et traordinaires. On com-
berg 200, 000, 000 rixdalers ou à 88, 000, o00
livres sterling ; et dans celui du baron de Liechtenstern , publié à Vienne en 1819, ils sont portés à 465,000,000 florins.
Hassel dans son Dictionnaire geographique, publié à Weimar en 1817, les évalue à 421, 000, 000 florins ou environ 43,850,000 livres sterling. Stein dans son Dietio mare géo , imprimé à Leipzig en 1818, les porte à 67
360,001 très livres sterling. L'éfas actuel de l Angle-
terre au commencement de 1822, rédigé sur des documens officiels, estime le revenu annuel à 56,000,000. On voit d'un coup-d'œil que ces grandes di rences viennent de ce que les uns comptent pour rente les seuls revenus qui servent à couvrir les frais ration, faisant abstraction tantôt de ceux 55 sont be er à payer les intérêts e la dette qui montaient vers cette époque à environ 30,000,000 liv. sterl., tantôt de ceux qui forment le fonds d’amortissement, qui s'élevait le 6 janvier 1820 à 18,816, 001 liv. sterl. ettantôt de ces deux sommes ensemble, ant que d’autres comprennent dans leur évaluation tous lesrevenus quelle que soit leur destination, comme nous l’avons fait nous-même dans nos tableaux, afin de pouvoir y présenter une échelle comparative des finances des
pour rpg Rs *
FUROPE.
même Unis dA
tion, que Fentreuen de l’armée, de la flotte, de l’artillerie, etc.; car les de-
penses bien considérables de l'intérêt 1! etde l t de la detteconsolidée .
et celles de la liste civile sontconsidérées
comme ordinaires, parce qu'elles sont
permanen cette du Royaume-Uni a été évaluée par le 2 21, 272, 670 livres sterling, et la épense à 21, 190, 486 livres sterling. Une antre source d’anomalie, c'est que queluefois on ne pas les revenus u royaume d' Irlande, comme nous Tavons vu dans un tableau comparatif de la recette du Royaume-Uni entre les années 1818 et 1819, que l’on estimait dans la première année à 48,983,000 et à 40, 102, 233 livres sterling dans la seconde. Tour avoir la totalité du revenu en 1818 il faut y ajouter celui de l'Irlande qui s'étant élevé dans la susdite année à 8,070, 971, donnera pour 84, 088,087 livres sterling.
Le budget décennal du ci-devant royaume
des Pays Bas et le — 7 triennal ou quin-
quennal de quelques états de l'Allemagne ont donnè lieu à des estimations 10n moins disparates que celles que nous venons de signaler dans le budget du Royaume- Uni. C’est ainsi que nous avons trouvé dans des ouvrages estimés, le revenu du ci-devant royaume des Pays-Bas évalué à 80,878, 882 florins hollandais, c'est-àdire à presque un tiers au-dessous de la recette réelle, parce qu’on avait pris le budget décennal, fixé en 1820 à cette somme pour les dix années suivantes 5
pour budget total, qui se N du précédent et du budget annuel ou variable, fixé pour la meme année à 21,314,481 florins. Ce dernier s’est élevé dans les années suivantes à des sommes beaucoup plus fortes, de manière que la recette des deux budgets réunis a été selon M. Quetelet, de 87,110,635 en 1824, et de 96,727,924 florins en 1925, Enfin nous ferons observer qu'un des journaux les plus répandus et les mieux rédigés de l’Allemagne, Allgemeine Zeitung, n’évaluait en 1827 la dépense de la Confédération Anglo-Américaine ou des Etats-
—— le paiement des
rce qu’il gg ge Pimportant article de la dette publique,
année à 10,003,068 , selon un tableau tres détaillé, que nous devons à nos
le 40° volume de
re- TS Tate Dai ponbdent „
frent dans leurs budgets une autre source féconde d'évaluations les plus disparates de leurs revenus. Voyant que dans presa toutes, les frais d'administration et défense ne laissaient presque aucun revenu net, la plupart des géographes et des statisticiens n’en tenaient aucun compte avant les révolutions politiques qui de nos jours ont tant changé la e l'Amérique. D’autres au contraire ont porté en somme dans les recettes de la métropole le revenu net qui provenait de ces possessions lointaines, tandis que d’autres y ont ajouté la totalité des sommes c'est-à-dire leur recette brute, Il
total général ne Faudrait donc pas s'étonner si un ta-
bleau rédigé d'a ces trois manières
différentes d’envis les revenus de la monarchie Es e en 1807, par exemple, offrait des recettes qui pour
me centaines de millions de francs.
trois manières diflérentes aux de toute la monarchie Anglaise , dont les seules possessions Asiatiques ajouteraient presque un millard de francs à la recette rute de son budget! Le royaume actuel de Hollandeoffrirait encore des différences énormes dans ses recettes, puisq . t que le aus Ton de l'Océanie-Holla a dé (ya ges années, lasomme de 27 millions florins hollandais, quoique la mèrepatrie n’ait rien reçu de cette somme à cause des frais extraordinaires exigés par la guerre qui a désolé ces superbes colonies, Aussi, prenant en considération les nombreuses difficultés que présente l’évaluatiou des revenus de ces établissemens lointains, nous avons pris le parti de n’en tenir aucun compte dans la colonne des revenus des états de l’Europe. Peut-être serons-nous en mesure de remplir cette:
lacune dans notre ſubleau physique ,
See e ITS ses
de 27 millions que la mèreette somme à res exigés par uperbes coloidération les présente l’évaétablissemens parti de n’en a colonne des ppe. Peut-être remplir cette:
uw physique »
STATISTIQUE DE L'EUROPE
eat et politique des parties duire en francs où en tonte autre mon du Monde, si, comme on nous l’a naie leurs évaluations , pourrait arriver promis, on nous fournit les moyens de à des résultats qui difléreraient en plus connaître les recettes brutes et nettes de on en moins des sommes originales de toutes les colonies européennes dans l’an- plus d’un dixième , s'il ne née 1826. Nous possédons déjà cette don- du florin d'Augsbourget de Li du Robin née usieurs. Nous avons eru ce- bg D mm ne promet r à notre plan à question du florin de Pologne qui ne vaut ’égard des empires Russe et Ottoman, à qu environ 60 centimes et de celui de Gecause de la con des ys qui les nève qui n’en vaut que 46? Nous pour-
autres parties du Monde. Nous devons aussi le prévenir, qu ayant rdé l’archipel des Açores comme une ce géographique de l’Europe, nous avons 6 dent Tadel 5 tous le rapport
fitique et administratif en 1820. 925
Nous devons faire encore une remarque qu'on doit étendre à tout ce qui regarde l'important sujet de la réduction en des sommes exprimées dans difmonnaies étrangères. Une couple
d'exemples signalerontan lecteur les som. dettes
mes considérables auquelles peuvent s’édever les différences produites par cette
2 es, hd 4 ausage. ement suivi et comme nous rh rm tous les calcels de notre tableau the World compared
Bureau
gitudes qui estime le souverain de 20 shillings à 25 francs 20,8 centimes, ou en nombres ronds à 26 francs et 21 cen times, cette même somme donnerait 20, 618, 808, o00 francs. Souvent il arrive
ue les géographes et les statisticiens, en
valuant en florins les revenus des états de l'Allemagne et des autres parties de PEurope, W sis pas la qualité des florins employés daus leurs estimations ; il s'ensuit qu’un auteur qui voudrait ré-
seule cause, dont l’a nte exiguité pa- bien rait l'avoir
2 francs 50 centimes, et non pas en zado ñ0vo qui vaut v francs, aaugmenté, 8 r
de l'Europe. M. Hassel a souvent donné dans ses ouvrages des évaluations officielles des revenus et des
r les gouvernemens fs.
— avons été e en erreur. faute de cet éclaircissement que gg Php négligent de don-
ner et que clamé en vain de nos nombreux collabo-
rateurs.
Mais avant de quitter cet 1 cmd
jet, qu’il nous soit permis de faire quelues observations relatives aux revenus
es états, dont le budget offre certaines branches de la recette qu'on pent assimiler aux sources des revenus des états que nous ons comme hors du domaine de la statistique et dont nous aurons à parler dans l'introduction au tableau statistique de l’Asie ; d’ailleurs elles serviront d’éclaircissement aux observations que nous ferons dans le chapitre qui les concerne. Dans la recette du royaume de Suède, par exemple, il faudrait tenir compte des revenus considérables dont jouissent les possesseurs des fiefs militaires soit pour l’entretien
fps
EIRE
3 en
les fois qu’elles en sont requises par empereur: or ces travaux etee service seraient payés cher partout ailleurs; et de meme
ef *
„ des frais consuls ver Ne nsports et la main-d'œuvre, frais qui, rant dans la
. le chiffre
pos ailleurs
disposition du gouvernement, expl lus ou moins Pexiguité du ch marque le montant des dépenses Qu'on ajoute à cela que les employés sont à la vérité nomb que leurs traitemens sont en général plus modiques , que la paie des soldats et es matelots est extrêmement faible, qu'un grand nombre de services sont ratuits, et l’on sera moins étonné de la ifférence si frappante que présentent au premier abord les sommes du budget
reux, mais
russe avec celles d'états beaucoup moins
néralement parlant, la defte d'un état dérive des sommes empruntées per le gouvernement dans le pays ou à l’étranger. Mais il faut bien se garder de croire, comme le font ar tous les faiseurs de tableaux statistiques et presque tous les géographes et les statisticiens, que l’on peut évaluer la dette d’un état lorsqu’on connaît même exactement
toutes les sommes qu'il a reçues par des emprunts. Il y a d’autres sources qui peuvent augmenter ses dettes; car il peut aussi en contracter soit en laissant s’arriérer les paiemens des services qu’il a demandés, soit en levant des capitaux
Sees ao me
p services sont ns étonné de la e présentent au nes du budget
et les statistier la dette d’un ème 838
es par des 10 burden qui deues; car il soit en laissant les services qu'il nt des capitaux
beaucoup moins 8
connaissant avec exactitude les dettes d’un état, on sera exposé à commettre des erreurs graves dans leur évaluation à une époque donnée, si l’on ignore ss sommes qui ont été rachetées. Quant aux dettes proprement dites, on doit distinguer : la dette » la dette flotiante, la detto ou eelle qu ne paie pas d'intérêts, la detis non enviagère , dette parti des communes, celle des domaines de la couronne et quelquefois les parti des membres de la famille toutes ces dettes diffèrent de la nationale ou de l'état, et montent dans quelques pays à des somes qui sont considérables pour r être nog On devrait en outre compter parmi les dettes d’un état les sommes qu'il tient en dépôt pour cautionnemens et celles qui proviennent
sujet difficile, Si l’espace nous le permettait, nous pourrions donner au lecteur un tableau comparatif où l’évaluation de la dette offrirait les mêmes discordances
nous a offertes celui des voi
saires pour jus nos évaluations si différentes de celles des plus célèbres statisticiens , et pour motiver les modifications que nous avons
faisant observer que la dette du ci-devant royaume des Pays-Bas ne s'élevait qu’à 1,804, 660, 000 f. au lieu des 3,800,000,000 auxquels nous l’avions , Nous répéterons ici le raisonnement que nous
STATISTIQUE DE L'EUROPE
M. la Roquette, recune l'estimation la différée, d'après des decumens officiels dont nous Le ee nappe cc éd de rare ag mare à est vrai, disions-nous dans ce ta , que la des inscrite du ci-d'vant royaume des Payse r 6 ’à environ. , 3 mais A or em Au 4 PA
SÈS 8 *
r passer
grand-livre de la dette inscrite, Pendant ce long laps de temps, la dette réelle ne saurait éprouver la moindre diminution.
La dette différée doit done être ajoutée à la dette réelle, et leur ensemble offrira la véritable dette des Pays-Bas à la fin de 1826, époque à laquelle se rapporte cette évaluation comme toutes les autres de la Balance. On nous aurait pu faire les mêmes reproches en Allemagne sur la dette de l'empire d’Autriche. Depuis son organisation définitives réglée par les patentes de 1816 et 1818, Ia deffe ancienne de cette puissance rrait être comparée à la dette différée des Pays-Bas, et sa detis nouvelle à la dette reelle de ce dernier royaume. Plusieurs motifs qu'il serait trop long d’exposer ici nous ont e à conserver notre évaluation de la dette de l' Espagne, d’au-
et gueurs de la censure de son gouverne-
ment. .
Ce n'est sans étonnement que nous avons vu des auteurs estimables et conévaluation off-
discours à la chambre des députés, le 19 mai1828. M. Roy ne peut avoir porté la «lette anglaise à 1,280,000,000 livres sterling (82, 000, 000, O00 de francs), qu’en ne tenant aucun compte de la dette rachetée, qui bien loin d’être une dette, doit etre au con rdée comme une branur I ni Teng a ur que ’on a pris le pa employer upart du produit des rentes rachetées à es
les dépenses de l’état au lieu de les faire Zed
servir, comme l’exigerait leur création fond la: dette ume - Uni s'élevait à sterl.; mais sur cette somme énorme, 280, 687, 040 ayant été rachetées par le fonds d'amortissement, la dette réelle n’était que de 840, 788, 818. Le 8 janvier 1830, la dette réelle fond n’était que de 771, 261, 82, Ces estimations, que nous avons aux documens publiés par le parlement, démontrent combien sont erronées certaines estimations gr il y a quelques années dans les joùrnaux français, allemands et anglo-américains, qui portaient la dette fondée anglaise à 807,008, 687 liv.
sterling en 2 1827, et d'autres jusqu’au-delà de 1,280,000,000 sterling. Ce 5 nous venons de dire de l’Angleterre oit s’appliquer à la dette française.
Cette dernière n’est pas telle qu'elle parait etre dans le budget, où au 17 janvier 1827 la rente constituée est portée à la somme de199,690,000 francs, représentant un capital nominal de 4,341,537,000 francs, mais bien de 156,884,600 francs, qui ne représentent qu'un“ capital nominal de 3,411,991,000. Cette différence vient du rachat de 920, 640, o00 francs opéré par le fonds d'amortissement. La somme admise dans le tableau est beaucoup plus forte parce qu’on y à compris
traducteur la dette flottante et d'autres articles qu'on
sciencieux rejeter notre cielle de la dette du Royaume-Uni pour C l'évaluation erronée donnée
ée dette de la Toscane qui, en 1806, s’
a cru devoir À Dee til ris ne te-
nant pas compte — époques diverses
ri- auxquelles se réfèrent plusieurs docu-
mens officiels ou semi-officiels relatifs
on la t l'année 1813; mais il parat qu’à l'éue de la publication de „ Crome plus de la |
somme avait été rachetée; quant à la dette dont les domaines de ce dnché étaient affectés, on nous assure qu’elle a été entièrement rachetée. MM. Hassel,
consciencieux baron de Malchus luimême, dans son ouvrage sur les finances
ublié en 1830, encore à 56 millions florins du Rhin la dette de cet état.
Cependant, depuis plusieurs 3
la levait à 104, 708, 340 francs, a été entièrement éteinte par l'exécution fidèle du plan tracé par M. de Chabrol sous le régime impérial. Nous n avons pas été peu surpris en voyant M. Hortolan, dans sa nouvelle édition du Régwlateur universel de Martin, reproduire à la fin de ce livre les colonnes des revenus et des dettes publ des 22 états du globe, publiées dans a Balance, en modifiant nos estimations de manière à donner à la Toscane en 1830 une dette de 60,000,000 de :fr. !
Cela est d’autant plus extraordinaire, que M. Hortolan , écrivant à Naples, pouvait s'assurer facilement de l'exactitude de ce que nous avions dit dans les observations préliminaires de la Balance relativement à la dette imaginaire que les statisticiens et les
raphes s’ac-
cordent à donner à cet état. 6 Des nationaux très instruits nous ont fait quelques remarques sur nos évaluations relatives aux. dettes de quelques
T de florins; le savant et
882 ee
Sr
finances
bxtraordinaire , nt à Naples, ent de l’exacons dit dans les dela Balance 11 gi re que
0 graphes ‘s'ac-
at.
ruits nous ont sur nos évaluas de quelques
STATISTIQUE DE L'EUROPF.
t'estimés; mais nous nous garderons bien d adopter aveugiement les estimations que d’autres nationaux nous ont p Sees. Nous admetions avec eux que la Suède depuis 2. années n'a plus de dette payant intérêt ; mais elle a encore un er-monnaie qui, quoique très bien garanti, ne saurait cependant être comparé aux billets de la banque de France. Cette remarque doit s’étendre au pier-monnaie du Danemark et d’autres ts. La valeur de ces différens papiers à la Bourse nous dispense de tout autre raisonnement pour justifier notre assertion; nous avons donc cru pouvoir porter encore la dette de la Suède à 54,000,000 de francs pour la fin de 1826 et celle du Danemark pour la même époque à 280,000,000 de francs. M. Nathanson, dans un ouvrage publié il y a quelques années et-dont nous ne connaissons que l'extrait donné par les journaux, porte cette dernière pour 1830 À 106,575,000° 1 bank équivalant à 200, 800, oo ranes. 5 5 Les personnes étrangères à la statistique ne peuvent se former une idée des diliicultés sans nombre qu’on rencontre dans l’estimation des dettes, surtout lorsqu of veut tenir compte du papier-monnaie, qui est réellement une dette contractée par le gouvernement envers la nation, et qui exige de nouveaux emprunts ou de nouveaux impôts pour l’anéäntir. Mais tout en ajoutant aux dettes des états les sommes qui représentent la masse de leur papier-monnaie respectif mis en circulation, nous avons tenu compte des quantités de ce papier qui ont été détruites par les différens gouvernemens en la ſin de 1826. Avant la creation de la banque, la
Russie n’avait pas moins de 876,537, 020
roubles d’assignats en circulation ; dans
il *
ils se sont élerds jusqu'à 186 et
EE
l'espace de la somme de 101,109, 430 roubieg et 145 44, 700, 280 en 1822; à la a de 1030 le masse restant en circulation était réduite à.606,770,310 roubles. L'empire d’Audy résultats + en 1011 s'éts 70 à 1,000,000,000 de ’Augsbourg, était en 1928 réduite à 78, 800, o00 florins ; aussi ses fonds
rables le but de faire certaines rations financières ou de 95 05 à
en t 1 tion se trouve retardée par différens mo-
dettes la totalité des sommes stipulées dans ces Mr réal , dont une partie seulement a été versée entre les mains du débiteur? Nous avons cru que nous ne devions porter en somme que les quantités réellement versées jusqu’à la fin de 1826, puisque les sommes restantes mr pas encore été reçues , leur emploi doit figurer parmi les ressgurces des années suivantes. Nous eiterons deux exemples ur éclaircir ce sujet et mettre à ’abri de la critique nos évaluations des dettes de la monarchie Danoise et des Etats - Unis de l'Amérique centrale.
M. Barberena , ancien député de Guatemala, nous a ussuré de la manière la plus positive que sur l'emprunt projeté de 1,428,780 livres sterling indiqué dans les Statistical Illustrations comme ayant été réalisé à Londres en 1826, il n'y eut de payé que la somme de 163,000 liv. Sur la somme de 5,625,000 liv. sterl.
de l'emprunt contracté en Angleterre par le roi de Danemark dans la même année, nous avons la certitude que le gouvernement danois n’en avait pas reçu la moitié à la fin de 1820.
e Germanique ne nous offrait aucune diflcuité; nous avons même été 27 heureux pour trouver les moyens donner au tous les de Confédération enveloppés Ju- U t dans le mystère et presque
cette contrée laisse bea
je quelques can-
tons. Notre cadre se refuse aux détails
dans lesquels nous devrions entrer pour
oulent
deux sources en : % des taxes indirectes ou
res au moment de leur importation; 2° de la vente des terres. nationales. Les autres branches de revenus consistent dans le prix des passeports de mer et des déclarations de sortie, dans. les amendes; les
forfaitures, les produits de la aux lettres, des brevets d'invention et les di-
videndes de- 70, 000 actions de la banque nationale qui appartiennent au gouver-
rn 1 1
in l.
qu
mer différens états est aussi ile
précis offerts par ques générales de l’Europe, métier, le statisticien consciencieux ne peut et ne doit M voir que de simples approximations, lors que ces tableaux seraient faits avec critique et d'après des documens officiels ou semi officiels.
Que doit-on dire de ces tableaux rédigés sans aucune critique et sur des documens empruntés à des ouvrages ubliés à 40 ou 60 ans d'intervalle l'un de l’au- ‘tre, ou à des. 3 et à des dietionnaires phiques 7 De semblables e 2 la meme 5 —
es élémens les plus geo re et donnent par conséquent les idées les plus ‘erronées sur la force respective des élats dont ils devraient étrela mesure approxi-
gè- mative. L'armée d’un état y est calculée
sur le pied de guerre; celle d’un autre sur le pied de paix; ici la force de l’armée se réfère à l’année 1815; là elle se rapporte à l’année 1826 ; dans un état. on ne donne que les seules troupes de ligne qui sont sous les drapeaux ; dans un autre tous les cadres de l’armée sur le pied de paix, tandis que dans un troisième on joint à ces deux élémens les mi-
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