HR 1 RE
sommets par nord, FAltal, l'est en outre ou rt —— sibériens; 'égagre ou chèvre sauvage; le ee de ce nom et
espèces . „la chèvre bleue, l'algasel, . — enfin par le chameau à ou dromadaire, aulochtone de la partout ailleurs établi avec les
Arabes. La presqu'ile Arabique et la Perse doi-
à la s panthères, des caracals et œutres espèces de chats, aux chacals, aux antilopes et aux singes une physionomie « Leurs montagnes et leurs plaleaux arides sont parcourus, ainsi que la partie Caspienne de la zone centrale V re ou âne sauvage, type de ces ânes si beaux et rapides, vantés dans l'Ecriture et si estimés encore aujourd'hui en Orient.
Sur les bords des fleuves et dans les vastes forêts des plaines sibériennes vivent d'innombrables troupes de rennes, d'élans, de loups, de renards ordinaires, bleus et noirs, d'ours, de gloutons, et plusieurs espèces de martes. De nombreuses espèces de rongeurs habitent sur la cime des arbres comme les ecureuils; l'une d'elles, le taguan, peut mème s'élancer dans les airs; d'autres sont toujours cachées sous terre, comme le zemnl et le spalax aveugles; d'autres enfin sillonnent les terres et les eaux par des voyages sans but apparent, puisqu'ils n'ont pas pee terme l'expatriation, tel est par exemple e campagnol économe du Kamtchatka. Sur tous les bords de la mer Glaciale, le terrible ours pofaire fait la guerre à te ute la nature vivante, Dans les eaux de ces rivages vivent tous ces grands phoques, ces grands cétacés, dont les espèces sont encore en partie indéterminées. Sur les bords du graad promontoire oriental vit ce /amantin dé
GEOGRAPHIE PHYSIQUE
rappellent les déserts de la Perse; Daus lee de l'intérieur et surtout dans celles qui t
e cerf de Wallich, celui de Duvaucel, Dans le Tibet, errent des essaims d'anti{lopes bleues (A. Hodgsoni), dont les cornes par !£ur chute annuelle ont plus d'une fois rappelé aux auteurs anglais la fabuleuse licorne. Là, se présente aussi cette gracieuse chitckhara aux quatre cornes, aux formes gracieuses et svelles. Dans les forêts du Bengale habitent ces charmans axis perpetuellement mouchelés de blanc, comme nes daims le sont en été. Dans les forèts d'Orissa vit ce jungbr-gau, souche sauvage des bœufs domestiques de l'Inde, et qui renrésente notre antique urus, autre souche des bœufs domesti- — d'une autre contrée, et dont la patrie, renfermée dans l'Europe Occidentale, ne s’étendait à l'est que jusqu'à la Vistule, Dans cette belle region, à partir de l’Indus, les rugissemens du lion n'effraient plus l'homme et le reste de la nature. Mais sur les bords du Gange un danger peutêtre plus terribleencore recommence. Le ligre aux rayures noires se tapit auprès de toutes les eaux où l'ardeur du climat appelle à chaque instant l'homme et les animaux. Et te danger est partout présent dans l’Inde-Transgangétique:et dans son archipel. Partout le continent indien, le buſſie à la peau noire et demi nue, aux cornes proclives en arrière, habite, soit sauvage, soit domestique , tous les rivages fangeux de la mer et des fleuves. Entre le Gange et l'Indus les forèts sont peuplées d'une foule d’écureuils "de ces beaux paons, de ces falsans, de ces cogs sauvages depuis naturalisés partout et partout devenus domestiques de l'houus>. Plusieurs espèces d'ours, dont une, au pelage d'un pied de long, fut long-temps prise pour un paresseux hobitent les solitudes des forêts des Gates et des
montagnes du Mysore. Lü aussi se trouve ce joli chevrotain memina naguère connu dans la seule Ceylan. Dans tout cet espace l'ennemi le
plus à craindre pour l'homme est peut-être cette terre si aombreuse —
rhinocéros unicorno peuplent aussi toutes les forèts solitaires; mais c’est dans l'Inde-Transgaagélique que ces deux animaux parviennent à toute leur grandeur. Dans cette dernière région, le tapir bicolore de Malacca, dont la patrie cemble s'étendre depuis Malacca, où on l'a découvert, jusque dans les provinces méridionales de 1» Chine, rappelle la zoologie américaine. Là viveat des o 2, des gibbons, des vouvous tous aux longs bras et marchant à quatre pattes sans cesser d’être debout, ces guenons kaau au nez gigantesque, et cette guenon douc habillée de toute couleur comme les suisses de nos cathédrales, L'éléphant indien sur les bords du Kamboge et de l'Iraouaddi, atteint jusqu’à 16 pieds de haut; mais ses défenses toujours moins courbées sont aussi toujours plus petites que celles de l'éléphant d'Afrique. Dans le seul Gange, 250 espèces autochtones de poissons décrits et représentés par Hamilton Buchanan, servent de pâture à ces grands gavials ou crocodiles à bee allongé comme celui d’une bécasse, à ces dauphins gangéliques connus de Pline sous le nom de platanista, et dont le bec est encore plus eMN que celui des gavials. Mais comme si la nature avait voulu faire de cet Hindoustan, rendu si matheureux par l'homme, une contrée de délices, ces énormes gavials de 15 à à 20 pieds de long sont innocens pour notre es- ‘ pèce; le guepard, inoffensif pour l'homme , habite l’Inde au sud du bassin du Gange, où les troupes du cAacal indien ne chassent que de petits animaux. Néanmoins, dans les canaux d’eau salée du delta du Bengale vivent quelques espèces ne ct ou serpens à plusieurs dents maxilri À ont la première seule est percée pour le vepin.
Lesoiseaux sontaussiriches que variés dans toute l'Asie; et les zones de cette grande région se trouvent occupées par un nombre considérable d'espèces de toute grandeur et de toute livrée. De gigantesques vautours , tels que le chaugoun et l'oricou règnent en tyrans sur les rivages de Pindus, où pullulent un grand nombres d'aigles, de faucons, de buses, de chouelles, rapaces diurnes et nocturnes, sans cesse à l'affüt d'une proie. Des essaims de perroquels à plumage rouge, vert, blanc ou peint de mille couleurs, habitentle continent et les les qui en dépendent, On sait que ce fut sur les bords du Gange, au temps de l'expédition d'Alexandre, que fut découverte la grande perruche verte qui apprend si facilement à imiter la voix de l’homme. Les Joris au plumage cramoisi, les cacatoës à la livrée blanc de lait, les psillatules émaillés, sont done très abondans dans toute la parlie chaude de l'Asie, Mais les espèces les plus remarquables ct qui ont oſfert dans ces derniers temps une série aussi neuve que pro-
ASIE
cieuse pour les naturalistes, sent ces comroucous au plumage d'or et vermillon; .ces maicohas à
dee; ces jm aux plumes ces h —.— coucous à — 99 les ddolios, les les turnicous , barbus v
9 Les calaos, les corbeaux, les mainates,sontles reaux de de taille les plus de fier l'altention. des espèces admi dont “Asie a enrichi nos cabinets, son venues dans ces derniers temps frapper vos re gards par l'incomparable beauté de leur plamage Qu par la nouveauté:et la bizarrerie de leurs formes. Tels sont ce superbe drongo dont la livrée: brille de l'azur le plus pur et le plus vif, ce ca/yptomène vert dont le corps 'chatoie comme une émeraude, ceseurylaimes à bec massif, ces m0 phones métailisés, cesverdins si „ ete.
Des centaines de passereaux devenus destypes de genres auraient besoin d'être cités; maisil nous suffira de mentionner les pomatorliins, les pri nia, les arachnotères, etc. L'Asie possède les oiseaux gallinacés les plus brillans parles couleurs, les plus grands par ſa taille, les plus exquis par la délicatesse de lachair.Telles sont céslégionsde colombes, ces francolins, du Pègou, te ériplonyz de Malacea , cet admirable len dont l'immense queue est semée de mille yeux, ces faisans du Népal siriches, ce salyra, ces cos, ces lopho-
hores, ces paons dont rien ailleurs ne rappelle a magnificence. Les mers, les fleuves, les ruisseaux de cet immense continent sont fréquentis par des oiseaux palmipedes etéchassiers, dont les espèces varient suivant les latitudes , et dont beau- 005 sont identiques avec celles d'Europe et d' Amérique. 1
L'Asie nourrit les plus grands reptiles du monde connu. C'est sur ses côtes que pullulent les tortue⸗ frunblies et le caret; c'est dans ses rivières que vivent les gigantesques: gavials, les crocodiles bicarénés ,ces monstrueux prthons. Mille cou-
‘ Jeuvres, mille serpensvenimeux, ce nayu des ba-
teleurs, ces oular-limpé, si atrocemènt mortifères! forment des légions, où viennents'adjoindre des kr drophis, des lézards de grande taille, des batraciens dont les noms formeraient un long catalogue. è à
Soit au nord, où les mers de la zone glaciale lentourent, soit au sud, où mille canaux séparent les iles morcelées de l'Asie, soit sur ses.côtes où elle confine à l'Afrique et à l'Amérique, partout de nombreuses tribus de poissons vivent dans ses gaux douces ou salées. Les squales y sont par centaines et presque tous de grande taille. Les balistes ,lesaleutères, les chœtodons, les mur'énoplhis, les labres , richement parés, vivent de préférence dans les zones intertropicales. Le poisson le plus célèbre des eaux douces est le gouramy, qui fournit une nourriture aussi délicale qu'abondante.
Les insectes, les brillans papillons, les cigales. les libellules, y comptent de riches espèces. I eu est de même des mollusques, soilicrresires, soit
L échassiers, dont les Te , et dont besunes d'Europe et d A-
als, les jt sn d
ons: 4 W er maya des ba- 1 atrocemènt mortiviennents’adjoindre de grande taille, des ormeraient un 100$
la zone glaciale l'en canaux séparontles sur ses.côtes où elle nérique, partout de ons vivent dans ses squales J sont par grande taille. Les hætodons, les muent parés, vivent de rtropicales. Le poisdouces est le gouriture aussi délicate
billonc, les cigales.
de riches espèces. ll 8, soitterreslres, soit
Les, de ceux
sur les UNE en dépendent, et consistent ipalement en holofAuries, dont les P asiatiques font leurs délices, en acl:no-
GEOGRAPHIE POLITIQUE
Sbm, PORULQUE,
sur=nrICIs, Malgré l'estimation erronée adoptée par bien des géographes, d’après laquelle l’Amérique serait la plus grande des cinq parties du monde, nous n’hésitons pas à regarder comme telle l’Asie, dont nous avons vu à la 37 que la superficie, même en retranchant la Malaisie (archipel Indier), compiée par les géographes anglais et allemands parmi ses dépendances , s'élève à 12,118,000 milles carrés, tandis que la surface de l’Amérique n'est que de 11, 140, oo0 de ces mêmes milles.
roruxaxrom. Cette partie du monde offre aussi la plus grande population absuite, ue nous avons vu A la page 37 qu’elle s'élève à environ 300, 000, 000 d’habitans, meme d’après les calculs les
plus modérés et faits àvec tout le soin.
qu’on peut apporter dans de semblables sujets. Mais sa population relative est de beaucoup inférieure à celle de l’Europe; celle-ci compte 82 habitans par mille carré, tandis que l’Asie n’en a que 32
sranosnapuis. Les limites de cetouvrage ne nous permettent pas d'indiquer
ethnograph du globe. Nous nous.
bornerons à fndiquer ici toutes les fa-
trop peu connus n’ont pas été classés jusua présent. Guidé par les résultats des ernières recherches que M. Kiaproth a faites sur les langues de Inde, et qu’il a bien voulu nous communiquer,
nous révaissons sous le nom de famille
malabure les peuples qui parlent le telougou, le karnata, le tamoul et le mala-
bare; c’est une souche à part, dont le fond n’a rie
n de commun avec le samscrit, auoi-
qu'un grand nombre de mots de ce der-
nier idiome s’y soient glissés à cause des doctrines religieuses des Hindous adoptées par les peuples malabares, Voyez à la l'age 100.
TABLEAU
Faun Sémirique : les Juifs, répandus sur la plus grande partie de l'Asie; les pays où ils vivent en plus grand nombre sont: l'Asie Oltome et l'Arabie; ensuite l'Inde, la Perse, le Turkestan-Indépendant et la Chine. Les 4rabes; c'est le peuple le plus nombreux et le plus puissant de cette famille ; ils occupent presque toute l'Arabie, la plus grande partie de la Syrie et de la Mésopotamie, dans l’Asie Ottomane ; une partie du Khouzistan et du Fars dans le royaume de Perse, et sont établis dans quelques localités sur les côtes de Malabar et de Coromandel dans l'Inde, sinsi qué dans quelques autres parties de l'Asie, telles que le Turkestan-Indépendant et ta Région du Caucase.
FAMILLE GÉORGIENNE : les Géorgiens, dans la Géorgie et l’imerethi, dans l'Asie Russe; les Mingreliens, dans la Mingrelie, ct les Souane⸗
DE LA CLAbSIFICATION DÉS PEUPLES DE L'ASIE D'APRÈS LES LANOUES.
dans le Souanethi, dans l'Asie Russe ; les Lazes, établis le long de la mer Noire depuis Trébizonde jusqu'au Tchorokh. *
FAMILLE Anuénisnne : les Halkans, nommés communément #rméniens; ils forment la grande masse de la population dans presque tous les eyalets 4: l'Asie Ottomane qui correspondent à l'Arménie , ainsi que dans la ci-devant Armenie Persane , aujourd'hui province russe d'Erivan; ce peuple est aussi nombreux dans une partie de la. Géorgie et du Chirvan daun l'Asie Russe, et de l’Adzerbaïdjan dans le royaume de Perse. Les Arméniens sont en outre répandus dans presque toutes les villes marchandes de sAsie Ottomane et Russe, de la Perse, de l'Inde, de l’Inde-Transgangétique, du Turkestan et même de quelques-unes de la Chine, où ils font les plus im:portantes affaires 1
Les Asaszs où em qui demeurent dans A-
Fami n Pensanz : les Perses ou Guebres, dont le plus grand nombre vit à Surate et à Bombay, ete., dans l'inde, à lead en Perse; on en trouve aussi, mais en moindre nombre dans le Kerman, dans le Moultan, et à Bakou dans le Chirvan.
Les Tadjiks plus : onnus sous le nom de Forsans; ils forment encore la masse principale de la population de la Perse , et sont la nation la plus nombreuse et la plus policée de cette famille. Les Boukhares, qui sont les habitans indigènes de la Grande-Boukharie dars le Turkestan-Indépendantet des villes principales du Turkestan- Chinois. Les Boukhares, que les géographes condinuent encore à classer à tort parmi lespeuples turks, se trouvent aussi dispersés comme négocians dans les grandes villes de la Sibérie, dans celles de l'Asie Centrale, et dans les principales villes de la Chine, entre autres à Peking, à Hanug-tcheou et à Canton. Les Xurdes et les Loures, dans le Kurdistan et le Louristan; les Kurdes se trouvent aussi dans le khorassan et
en d’autres provinces de la Ferse et de l'empire
Ottoman. Les Aſglans ou Pouchtaneh, nation dadis très puissante; elle est encore le peuple dominant dans les royaumes de Herat et de Caboul, et forme une grande partie de la population des provinces enlevées à ce dernier état par le chef des Seikhs; les Rohillas qui vivent dans Jes Cistriets anglais de Mourabad ct de Bareily, appartiennent à cette branche de la famille persane. Les Beloulchis, qui sont la nation dominante du Beloutchistan et du Sind; quelquesunes de leurs tribus vivent dans le Moultan.
Faux Hinpous : c'est une des plus nombreuses du globe; son domaine s'étend sur toute la partie septentrionale de Inde, au nord du Tapty et du bassin du Godavery. Ses principaux peuples sont : les prétendus Mongois originairement composés de Turks. de Boukhares et de Persans ; ils parlent Thindoustani et formaient la nation dominante daus l'empire du Grand- Mogol avant sa dissolution; ils sont répandus sur la plus grande partie de l'Inde , surtout dans l'Hindoustan proprement dit, Les Seikhs, peuple dominant dans le royaume de Lahor. Les Bengalais, un des peuplos les plus nombreux:
de cette famille; ils forment la plus grande partie de la population du Bengale et une fraction de celle des pays limitrophes. Les Maharattes, qui pendant la décadence de l'empire du Grand- Mogol et jusqu'à ces derniers temps ont été la puissance prépondérante dans l'Inde; ils sont très belliqueux et occupeut une partie des provinces d'Aurungabad, de Bejapour, de Berar, de Gundwana, de Malwa, dé Kandeisch, de Guzerate, etc. Les Cingalais, établis dans la plus grande partie de l'ile Ceylan. Les Maldiviens; ils habiteut l'archipel des Maldives. Les Zinganes, plus connus sous le nom de Bone.
miens; ce peuple vagabond , répandu dans presque toute l'Europe, dans toute l'Asie Occiden-
668 | ASIE
tale et dans Afrique Septenirionale, parait ètre originaire des environs de l'embouchure de Pladus; mais par une singularité remarquable, c'est justement dans ron pays nalal où 1 * d'hui il se trouve en moisdre nombre. Nous ajouterons que les recherches auxquelles nous nous sommes livré après la publication de “Abrégé nous Là rectifier ce que nous avons dit dans la description de l'Europe sur l’état nomade et l'abrutissement de ce peuple, du moins en
. ce qui regarde une grande partie des Bohémiens de l'empire d'Autriche et mème une partie de ceux de l'empire Ottoman, où ils ontabändonné, la vie vagabonde pour s’adonner à l'agriculture et à plusieurs arts mécaniques, Nous nommerons entre autres les Bohémiens des environs de Hermannstadt et de Klausenbourg en Traneylvanie et ceux du paclialik de Scutari.
Faul Macasane : elle comprend les peuples qui habitent la partie méridionale de l'Inde entre le cap Comorin, le Tapty et les affluens de la gauche du Godavery. Ses principaux peuples sont les Malabares, étendus sur une grande partie du Malabar; les Tamoules, qui habitent le Karnatic; les Telinga, étendus depuis la rivière de Paliacate jusqu’à la côte d'Orissa.
Les Gannows, les Carrrwans, les Gonns, les Bus et autres peuples, quoique vivant de temps immémorial dans Hande, n'appartiendent pas à la famille ethnographique qui forme la grande masse de sa population; ils sont tous plus ou |
moins sauvages et abrutis.
Faul Tisgrains:les Hod su T'ibelains, dans
le Tibet. Les Bouthias , montagnards qui vivent dans les plus hautes vallées de Himalaya; les Kiralas,les Neouars (Newars); les Murmis, les Magars,lesGurungs etautres peuples du Nepal, du Boutan, doiventétre classés dans cette famille.
FaniLe CuiNoise : celte souche est remarquable en ce qu'elle offre les peuples les plus nombreux non-seulement de l'Asie, mais de tout le globe; elle prend sa dénomination des Chinois, qui sont la nation la plus policée et la plus nombreuse de l'empire Chinois, et forment la presque totalite de la population de la Chine proprement dite ; ils sont aussi établis le long des côtes de l'ile d’Haï-nan, de la côte occidentale de celle de Fof mose, dans le royaume de Siam, dans la péninsule de Malacca et autres parties de l’Inde-Transgaugétique, ainsi qu'à Singapoure, ‘à.Pite du Prince de Galles et jusque dans l'ile de Ceylan.
Les Mranwal ou MyaumA, plus connus sous le nom de Bramans ; il sont la nation dominante de l’empire Birman, où ils occupentla plus grande par- Lie du royaume d’Ava proprement dit; une de leurs branches, les Ma-ramma, habitent le royaume d’Aracan dans les possessions Anglaises,
Les Moans, plus tonnus sous le nom de PÉcuans ; ils vivent dans le royaume de Pégou, partie de l'empire Birman. 5
FAMILLE StAuoisk, ainsi nommée du peuple le plus polics et le plus puissantz elle comprend: les Thay ou Thay-nay \Taï-née), nommés Samois par les Européens ; ils sont la nation dominante du royaume de Siam et forment la grande majorité
nombre. Nous auxquelles nous blication de l’Aque nous avons pe sur l'état nople, du moins en e des Bohémiens
e une partie de s ontabändonné, r à l'agriculture . Nous nommedes environs de urs en Transylutari.
rend les peuples ne del'Inde entre es affluens de la ncipaux peuples sur une grande les, qui habitent adus depuis la ri-
„ les: Gonns, les e vivant de temps partiennent pas à forme la grande sont tous plus ou
u T'ibetains, dans agnards qui vivent le l'Himalèya; les „les Murmi. 5 sh * les du Nepal. Hans cette famille.
e est remarquable les plus nombreux de tout le globe; Chinois, qui sont lus nombreuse de a presque.totalité proprement dite ; des côtes de l'ile ale de celle de Fof jam, dans la pénines de l'inde-Transapoure , à l'ile du hs l'ile de Ceylan.
onnus sous le nom ominante de l’emla plus grande parement dit; une de a, habitent le bossessions Anglai-
e nom de PÉGUANS ; Pégou , partie de
ée du peuple le plus omprend: les Th més Siamois par les ion dominante du
la grande majorité
GEOGRAPHIE POLITIQUE. | 600
de la populalion du royaume de Siam propre dit; les Thay-Jhay (Taï-yal), regardés par les Siamois comme leurs ancètres; ils occupent sous les noms de Laos, Law, Shan (Chan), toute la partie centrale de la péninsule Transgangélique. Les recherches faites sur ces peuples par MM. Fraocis Hamilton, Buchanan Hamillon, Gützlaf”, et le savant résumé de M. Ritter, nous engagent à ramener provisoirement dans celle famille non-seulement la presque totalité des habitans du Aochampri(Mrelapcham , du Haut-
Laos (Lowa-chan), du Zaos-Moyen(Yaagoma,
ou lün-chan), du Bas. Laos (pays des Lenzen ou Laëtschang), le Zaos-Oriental (Lactho et Tarout), pays partagés entre les empires Birman et d' An- nam et le royaume de Siam, mais aussi les Loios et les Pape (Papesifou) tributaires de la Chine, les Zoy (Loe) du Tsiampa . dans l'empire d’Au-nam, les A/iaïn et les Kasichan à l'ouest de l'Irraouadi dans empire Birman, Nous ajouterons que M. Gützlaff regarde les Kañs comme la peuplade la plus abrutie de cette famille; ils mont aucune loi, et ne professent aucune religion. Les Laos civilisés eux-mémes, les Siamois ef les Birmans traitent en vsclaves tous les individus de cette nation dont ils peuvent s'emparer. .
Les ANahirzs, subdivisés en Tonguinois, qui
les plus nombreux, et en Cochinchinois,
Auans ces derniers temps sont devenus la nation dominante l'empire d'An-nam, et une des plus puissaui.: ‘: sie, par les progrès qu'ils ont faits". la guerre en adoptant la discipline ens.
Les Sran-p1 ou CHa, tis forment la presque totalité de la populalion du royaume de Corée,
Faun JAPONAISE : les Japonais, répandus sur tout l'empire du Japon, où.ils forment la presque totalité de la nopulation; sous le rapport de la puissance et de la civilisation, ils sont au premier rang parmi les peuples Asiatiques. Les Liæou-khieou, établis dans l'archipel de ce nom, appartiennent à c/ ite souche,
Les Muos-szu, les Mia=-rincs sont des nations assez nombreuses qui vivent dans la Chine proprement dite, sans appartenir à la souche chi-
noise. Les sauvages qui habitent l'intérieur de
l'ile d'Hal-nan ; les Kemoys, dans les montagnes qui séparent le Laos de la Cochinchine ; les PLay ou Kanayn dans l'empire Birman, sont d'autres peuples étrangers aux familles ethnngraphiques des peuples civilisés au milieu desquels ils vivent.
Fame TOUNGOUSE : les Toungouses, subdivisésen Mandchoux, qui depuis 1644 sont devenus la nation dominante dans l'empire Chinois ; ils sont très:avancés daus la civilisation et forment la moitié de la population du Liao-toung et la totalité de celle de la Mandchourie jusqu'au confluent de l’Ousouri ayec Amour; les Toungouses proprement dits, qui sont très arriérés sous le rapport de la civilisation; ils vivent dans l'emnire Russe où ils sont répazdus sur plus d'un tiers de la Sibérie, depuis le lénisseï jusqu'à la mer d'Okhotsk. Nous rappellerons que les Mandchoux offrent un phénomène remarqua-
ES
ble daus l'histoire de la civilisation, pussqu'il y a A peine 250 ans qu'ils élaient encore ne sachant ai lire ai écrire, et qu ils ont une literature riche, très surtout pour l'élude de la littérature chinese dout elle aide l'intel ce par ses traductions des textes originaux chinois. C'est le mandchou et non pas le chinois que depuis celle époque on parle à la cour de Peking.
Fame Moncous : les Mongols subdivisés en Mongols proprement dits, en Aka/Aka et en Charrat-gol ou Mongols du Tibet; ils occupeut la Mongolie et une partie du Tibet, ainsi que le Pays du Khoukhou-noor, dans empire Chinois; une partie vit dans l'Asie Russe; les Mongols daus le Au siècle furent la pation dominante du plus grand empire dont l'histoire ait conservé le souvenir. Les Kaj ung ou Olet; ils occupent une grande partie de la Dzoungsrie. Les Bourèles, répandus dans le gouvernement d'Irkoutsk, k Faune Tunque : les Osmantis ou les Turks proprement dits des Européens; ils forment la nation dominante de l'empire Ottoman; c'est le peuple le plus puissant et le plus civilisé de celle famille; les eyalets d'Anadoli, d'Erxeroum, de Konieh, etc., sont les contrées oùils sont en plus grand nombre; les Ouzbecks, qui sont le peuple dominateur du Turkesian-lndépendant; les Turks de Sibérie. ou Touraliens, qui sont les prétendus Talars de Sibé. rie ou Tutares Touraliens des géographes; ils sont rénandus dans les gouvernemens de To.
Lolsk, de Tomsk et de lénisseisk ; les Turkomans, subdivists en un nombre prodigieux de
„branches et de rameaux, répandus dans les royaumes de Caboul, de Herat, dans le Turkestan-Indépendant, dans l'Asie Oltomane et dans l'Asie Russe; dans celte dernière région ils viv at dans les provinces du Caucase; les Tur- Romans du royaume de Perse sont devenus depuis long-temps la nation dominante de cette monarchie; les Xérghiz, subdivisés en Bourouts ou Orientauæ et en Kazak ou Occidentaux; une des Orientaux est tributaire de l'empire Chinois; la plus grande partie des Occidentaux est vasale de l'empire Russe; le reste vit tout-à-fait indépendant. Tous les nombreux peuples que nous venous de nommer sont censés parler des dialectes de la langue turque; les suivans parlent des langues sœurs :les Soka ou Yakoutes, établis dans le gouvernement de “lénisseïsk et dans la province de Iakoutsk; ce sont les plus orientaux et les plus septentrionaux de tous les peuples de cette famille, mais aussi les plus abrutis; les Tchouwaches, nommés improprement Talars monlagnards par les Russes; ils errent dans une partie du gouvernement d'Orenborrg.
Nous rappellerons au lecteur que cetté famille, ainsi que les deux précédentes, comprennent les peuples généralement connus sous le nom de Tartares, dénomination qu'il faut bien se garder de confondre avec celle de Tatars, qui ne convient qu'aux peuples compris dans la famille. Mongole. Voyez aux pages 146 et 160 du premier
volume de l’Allas ethnographique du Globe, on nous avons cxposé les motifs qui nous ont engagé à faire cette distinction, approuvée par tes deux premiers juges compétens de l'époque, par MM. Klaproth et Abel Rémusat. Nous appuyons sur celte remarque, parce qu'il parait que des savans très ve d'ailleurs dans l'ethnogr=phie, ignorent celle distinction. S'il en it autrement , ils ne nous auraient pas adressé a tort des remarques critiques sur emploi du mot Tartares.
Fan Sauovene : les Tawghi, répandus de-
puis le lenissel jusqu'à la Lena; c'est le peuple le
plus septentrional de out l'Ancien-Continent; les Our. khaï, nommésaussi Soyotes: le plus grand numbre vit sur le trritoire de l'empize Chinois entre les monts Sayans et les monts Khangalet Alta; le reste sur celui de l'empire Russe. La faim rend parfois anthropophage une des tribus soumise aux Chinois; les Ouriangkltal sont le peuple le plus méridional de cette famille.
Faun lénisset, dont les différens peuples sont
* confondus 7 les géographes avec les Ostiakes, qui appartiennent à la souclie Ouralienne ou Finnoise. Ces peuples, peu nombreux et abrutis, vivent dans le gouvernement de lénisseisk ; les Denka, les Imbazi, les Poumpokols, les Kottes et les 4ssanes en sont les peuples principaux.
Fauizze KonyÊks : celte soushie ne comprend que quelques peuples de ce nom, abrutis et peu nombreux, répandus dans l'extrémité nord-est de l'Asie dans les districts d'Okhotsk, de Kamtchatka; dans la province de lakoutsk et dans le Pays des Tchouktchi. :
Les Anpon-Domnt ou YourAcuiRes, peuplade tres peu nombreuse, dont les tribus vivententre les lakoutes et les Korièkes le long de l’Océan- Glatial, depuis la Yana jusqu'à la Kolyma.
FAMILLE KamTCHADALE : elle embrasse les peuplades peu nombreuses et presque entièrement ichtyophages répandues sur la péninsule de Kamtchatka. +
Faul L KOURILIENNE : les Kouriliens où Kour'iles; ils habitent l'archipel des Kouriles par-
nnr v on. L Asie est le domaine des iabies, des réveries sans objet, des imaginations fantastiques , a dit un .célèbre orientaliste : aussi quelles étonnantes variations , et, on peut le dire; quelle déplorable diversité n’observe-t-on pas dans la manière dont la raison humaine, privée de guide et livrée à ses seules inspirations , a taché de satisfaire à ce premier besoin des sociétés antiques, la religion ! Si le judaïsme et le christianisme sont nés en Asie, s’il est peu de vérités qui n'aient été enseignées dans cette partie du monde, on peut dire en revanche qu’il est aussi peu d extravagances qui n’y aient été en honneur, ou qui n’y aient pris
ASIE
tagé entre les empires Russe et Japonais, et l'extrémité méridivnale du Kamtchatka; les Ainos ou ſerso, établis sur l'Île leso daus l'empire Japonais; les Tarakaï ou les Aindus de la grande ile Tarakaï ou Saghalien, et les Gidia de la partie de la Mandchourie à Fest de POusouri; ces derniers sont nommés Fiuka et Khedÿjen par les Mandchoux.
Fame OunALienxne ou Tcuouos : les Fogoules ou Mansi, répandus entre Kourgan et Beresov dans le gouvernement de Tobolsk; les Ostiaes, distingués en 4s-Jakh ou Ostlikes de rob, Ostiakes de Berezov, du“ougan, de Narym, etc. , eic.
FAMILLE MALAISIENNE : les indigènes de Te Formose dans l'empire Chinois ; les Malais qui forment la masse principale de la population de la péninsule de Malacca et du Kamboge Occidental, dans l'Inde-Transgangétique, et une grande partie de celle des Îles voisines, telles : que Salanga , Prince-de-Galles, Singapoure, etc. ; il faut cependant excepter les montagnes de l'intérieur de la péninsule habitées par des peuples nègres ou de race entièrement différente.
La supériorité des races européennes sur les races Asiatiques a exposé ces dei uières à de fréqe envahissemens, qui eurent lieu du temps
es Grecs et des Romains, et plus tard par les nations modernes, particulièrement par les Portugais, les Hollandais, les Russes, les Anglais et les Français. Les peuples européens les plus nombreux éléblis en Asie sont les Grecs dans l'Asie Oltomane, et les Russes dans l'Asie Russe. Viennent ensuite les Portugals, les A.glais; et apres ceux-ci les Français, les Danois et les Hollandais. Nous ne parlerons pas des Itallens, parce qu'ils sont en trop petit nombre. Nous rappellerons seulement qu'un mauvais Jargon italien, fort Ae. dans Archipel et sur les côtes de la mer Méditerranée, est tout ce qui est resté dans les temps modernes de la domination de Venise, de Genes et d’autres villes d'Italie, qui au moyen âge avaient recueilli par l'industrie, par le commerce et souvent par les armes l'hérilage de l’ancienne Rome en Orient.
naissance. La superstition des Sabéens , le culte du feu et des autres élémens,
l’islamisme, le polÿthéisme des brahma-
nes, celui des bouddhistes et des sectateurs du grand lama, le cu!te du ciel et des ancètres , celni des esprits et des démons, et tant de sectes secondaires ou peu connues, enchérissant l’une sur l’autre, en fait de dogmes insensés ou de pratiques bizarres et meme atroces, donnent une faible idée de l’étonnante variété qu'offrent les croyances religieuses des Asiatiques. Devant indiquer dans la description de chaque état les religions différentes qu'on y professe, nous allons essayer de classer les vrincipaux peuples
et Japonais, et amtchatka; les ‘l'île leso daus Lou les Ainus de alien, et les Gihourie à l'est de ommés Fiuka et
xs : les J'ogoules urgan et * bolsk; les Ostiaou Ostl'kes de du Jougun, de
digènes de Te is; les Malais qui
e la population de du e Ocngétique, et une el. telles :
, Singapoure, etc.:
les montagnes de bitées par des peument différente.
péetnes sur les raduidièresà de frérent lieu du temps n plus tard par les lièrement par les es Russes, lés Anuples européens les sie sont les Grecs | Russes dans l'Asie
Portugais, les Ait- Français, les Das ne parlerons pas t en trop petit nomement qu'un maundu dans Archipel diterranée, est tout ps modernes de la nes et d'autres villes avaient recueilli par et souvent par les ne Rome en Orient.
on des Sabéens 7 autres élémens , me des brahmates et des sectaculte du ciel et sprits et des décondaires ou peu une sur l'autre, sés ou de pratiatroces, donnent onnante variété religieuses des uer dans la deses religions difse, nous allons incipaux peuples
de l' Asie d’après les principales croyances qui se partagent entre elles la 1 se population de cette partie du monde.
Le Jupaisue, qui comptait jadis tant de disciples dans l’Asie Occidentale , où les Juifs avaient fondé nn royaume florissant, n'est plus dominant dans aucun état, à moins qu’on ne regarde comme tel la partie du désert de l’Arabie habitée par les Rechabites, qui depuis bien des siècles conservent leur religion et leur indépendance. Le Judaïsme est en outre professé 1 quelques milliers d'individus dans le
urkestan-Indépendant, dans la Perse, dans la Chine; mais c’est dans l’Asie Ottomane, dans l’Arabie et l’Inde, que les Juifs sont le plus nombreux.
Le Cnnisriaxisux, autrefois dominant dans une si grande partie de l’Asie Occidentale et si répandu dans l’Asie Moyenne et dans la Chine , ve compte plus dans ces régions qu'un petit nombre de fidèles ; et malgré les efforts des missionnaires anglais il ne s’est pas beaucoup répandu dans les contrées boréales de l’Inde ni dans lPinde-Transgangétique. C'est avec peine que nous devons mentionner les persécutionsauxquelles aujourd’hui sont exposés non-seulement tous les missionnaires, mais même tous les in es qui le professent. Le nombre de ces derniers allait toujours en augmentant depuis le commencement du x1x° siècle, surtout dans l’empire d’An-nam. L'empereur régnant, qui s’est déclaré l'ennemi de cette religion, ne donne laliberté qu’à ceux des chrétiens prisonniers qui consentent à marcher sur le cracifix. pt SA Ortentale on Grecque Orthodoze est dominante dans toute l’Asie Russe, et ses nombreux sectaires sont tolérés dans l’Asie Ottomane. Quant aux principales sectes de cette église, que les orthodoxes considèrent comme des hérétiques, nous trouvons les Nestoriens dans PAsie Ottomaàne, dans le Turkestan-Indépendant, dans les royaumes de Perse et de Caboul, et, sous le nom de chrétiens de St-Thomas , dans Pinde, Les Arméniens, qui forment une grande partie de la la tion de l’Arménie, sont dispersés dans toute PAsie Occidentale, et se rencontrent d'un bout à l’autre de ce continent dans toutes les grandes villes de commerce.
L'Eglise Occidentaleou Latine compte beaucoup de croyans; le plus grand nombre appartient à l’&glise a-
GEOGRAPHIE POLITIQUE
tholiqueet vit dans l'Inde, l’empire & An- N Chine, l'Asie 8 et la Perse. Après les catholiques viennent les protestans attachés à |
pale ; ils se rencontrent dans toutes les
aussi plusieurs milliers d'individus attaiges Luthérienne, Presbytérienne et Réfurmée. Voyez aux pages
L'IsLamisue ou la ReiGion Manomt- TANE est de tous les cultes dominant en Asie celui qui est le plus répandu, quoiqué le nombre de ses croyans ne soit pas le plus grand. Cette religion est professée par les Arabes, les Persans, les Afghans et par tous les peuples turks, à l'exception de ceux qui sont connus sous les ooms impropres de Tartares de “Ob, de chontym , de Verkho-Tomsk, des Katchintsi, des Kistim et Toulibertes, des Ririousses, des Abintsi, des Sayans, des Beltires des Teleoutes et des Yakoutes, qui: sont tous ou encore attachés à l’idolâtrie la plus grossière, ou bien convertis au Christianisme par les Russes. L'islamisme est ‘aussi adopté par les Beloutchis, les prétendus Maures ou Mogols de l’Inde, les Malais de Ja presqu’lle de Malacca, les Circassiens, les Abases et autres peuples de la Région du Caucase, ainsi que par la plus grande partie des habitans du
Nous verrons dans la description de la Perse et de l’Inde les localités peu nombreusés où l'on rencontre encore des Guèsnes , dont nous avons indiqué les
es à la page 76. Nous renvoyons meme page pour tout ce qui concerne la RELIGION pe NanEK professée par les Seikhs dans le nord-ouest. de
Le BRAHMANISME, dont nous avons indiqué les dogmes à la page 73, étend son domaine sur presque toute l'Inde, .
Le Bouppuisme est la religion de Asie qui compte le plus grand nombre de croyans. Nous avons sue les principaux dogmes de cette religi 74 et 78; elle domine, à quelques exceptions près, sur toute l’Inde-Transgangétique, sur le Tibet, la Mongolie, le Pays des Mandchoux, la Chine, la Corée, le Japon, chez les Bouthias, les Murmis, les Kirates el autres peuples dans les hautes vallées de: Himalaya; elle compte aussi plusieurs milliers de croyans dans l'Asie Russe.
dise Episco-
Anglaises, où vivent
on aux pages
Nous renvoyons aux pages 75 et 70 pour Des 4 —
ce qui cuncerne le CuLrs
de
ö ; 76 pour a Rezigion ou StM- ro, qui est la plus ancienne de celles qu’on:professo du Ja-
705 peut qualifier d' mol arum et de PRATIQUES SUPERSTITIEUSES et non de RELIGION posiTivæ les croyances des | peuples les plus abrutis que nous renrous dans la description des principaux états de l’Asie. Nous ne citerons ic que les Toungouses, les Samoyèdes, les Tohouktohi, les Youkaghires, etc., 2 l'Asie avt 10 quete rs oungouses , les Soyotes, les peuplades de l’intérieur de l’île d Hasan et de la 8 orientale de l'ile Formose, ains “ph orne peuplades encore sauvages de l’intérieur de ſa Chine; les 4inos ou Kouriles , dans l’Asie Russe et dans l'empire Japonais; les Nagas, les Kontchoung, les Mismi, les Singhphos, etc. , . EInde-T que An-
glaise, et un grand nombre d autres peu-
les sauvages dans l'empire Birman, ans celui d’An-nam et dans le royaume de Siam; les Gonds, les Cal, et autres dans l'Inde, et les Bedahs dans l’ile de Ceylan; enfin plusieurs peuplades du Caucase et tous les peuples éurks de l’Asie Russe que nous avons nommés à la page précédente en parlant de l’islamisme, etqui ne sont ni mahométans ni chrétiens. : 1 . Si l’on entend par despote un maître absolu, dui dispose des biens, de l’honneur et de la vie de ses sujets, usant et abusant d’une autorité, sans bornes et sans controle, on ne voit nulle part, dans les états
espotés, malgré toutes les déclamations dont les gouvernemens de ces pays ont étè l’objet. Partout les mœurs, les cou tumes antiques, les idées regues et les erreurs même imposent au pouvoir des entraves plus embarrassantes que les stipulations écrites dont la tyrannie ne peut se délivrer qu’en s’exposant à périr par sa violence .me. Ce n’est que dans
uelques étais musulmans, et surtout en
erse qu’on rencontre le despotisme le plus odieux et cette servitude avilissante qu'on s'est plu à attribuer à tontes les
licés de T Asie Orientale, de semblables
porté à l'apparence, faute d'avdir su 2 3 réalité | vu en .
sur la terre, parce qu’on n'aperce
les obstacles invincib 1 * leurs volontés les rel mes des indes ne peut lerer des taxes sur un
décide des agi er, matières religieuses. L'empereur de ia Chine ne peut un sous-gouverneur
70 5 age; tels sont, par exemple, les Ma
même du Japon n’est à proprement parler “y e obus la fai.
nation d'un prince qu’on pourrait comparer aux maires du palais. D’autres peu les sont entièrement libres ,.tels'que les Arabes Bédouins, les Kurdes Bilbas, plusieurs peuplades de la Région du Caucase et de la Syrie et les Seikhs ; ces derniérs même sont peut-être la seule nation asiatique a „ Chez laquelle tous les habitans soient parfaitement ux. Les petites. nations nomades et plusieurs tribus arabes sont régie: par un gouvernement pastoral ou patriarcai, ordinairement héréditaire dans certaines
omme eur de in Chine r de
oup de peuples hrrait être comires féodaux du F ple, les les Belouichis ,
les Man
ks, les a s turks et plue, entre autres bases. Les prement parler sous la domiurrait com-
alais. D'autres libres , tels que urdes Bilbas, la Région du les Seikhs; ces tètre la seule chez laquelle t parfaitement
s nomades et ont régie: par ou patriarcai, dans certaines
GEOGRAPHIE POLITIQUE
A he morale et tempéré : 1 les deux 9
premiers, par des absolus, mais électifs , qui ont
veruemens de l’Asie Occidentale.
pevisson. Nous avons vu à la
les 1 Loge hysiques t politique cette
Don PA sata re put
l'Asie Ottomane ; Andie „Auhdlriee
dia et de Nepal, la a Seikhs et la principauté e a soût les principaux ; c'est aussi : ‘:.9 qu'appartiennent les petit terri décrirons sous les titres d' Asie
81 uelques au- Ja Cine, le Tibet, le — 5 Ta Corée, la Mongolie, le Turkestan-Orlental ou la Petite- harie et le Pays des Man-
la ville
y de Macao, dans la province de Canton; l'empire du Japon ; et l'Asie — 0 0 comprend la Sibérie et la Région du
ASIE