‹ Abrégé de géographie [microforme]Chapitre 298 sur 597 · UE · texte numérisé non relu

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680 ASIE

Dans ses environs immédiats on lroure: le beau village de Bocanasat, où la plupart des Fre es onl leurs maisons de campagne ; elles sont divisées à-peu-près comme les bastides de Marseille; et les villages de Bounia et de Subi-neut, remarquables par leurs belles campagnes et leur nombreuse population, Plus loin on voit Manissa (Magnesia), assez jolie ville, florissante par son commerce et par ses grandes plantations de safran ; on y voit une forteresse ruinée, de construction romain, et les tombeaux de sultan Murad Il et de sa famille; M. Fontanier estime à 40,000 àmessa population. Foxra, petite ville encore assez florist sante par son port, bâtie sur l'emplacement de l'ancienne Phocée , si renommée pan ses nom breuses colonies fondées en Espagne et dans les Gaules, parmi lesquelles figure surtout Massi/ia (Marseille). Vounua, petite ville, bâtie sur l’emplacement de l'ancienne Clazomène; c'est la résidence temporaire de l'archevêque grec d'É-

phèse; on y voit encore les vestiges de la chaussée

construite par Alexandre-le-Grand.

Pluslois et dans un rayon de 686 milles on trouve au sud et au sud-est de Smyrne : ArASALOUK, misérable village turk, ou l’on voit encore une mosquée, un aqueduc et un château éonstruit avee les matériaux enlevésauxruinesd'£&phèse, situées à une petite distance. C’est parmi ces dernières qu’on a reconnu les restes du s{adium, les vestiges du théâtre, les débris d’un femple magnifique et les voûtes immenses qui soutenaient le second emple de Diane, qui, au rapport des anciens était pur le moins aussi magnifique que le premier, compté justement parmi les merveilles du monde. On regardait celui-ci comme le plus grand tem-

le construit par les Grecs ; il avait 425 pieds de Bat sur 220 de large; on y voyait 127 colonnes «te marbre hautes de 60 pieds, et sculptées par les plus habiles artistes de ce temps-là; selon Xénophoa la statue de la déesse était en or. SCALANOVA (Kouch-adasi), ville florissante par sua port et son commerce, qui avant la révolution grecque y avaient rassemblé une population qu'on portait à 20,000 Ames. PALATSHA, assemblage de quelques misérables huttes habitées par des Turks, parait correspondre à Milet, si puissante dans l'antiquité, lorsque ses vaisseaux couvraient tout le Pont-Euxin od elle fonda tant de colonies; on a reconnu les ruines de son vaste tédtre. GuzxL- Nissan (Trallet), ville florissante par ses manufactures de coton et par son commerce; on fui accorde 30, 000 habitans. Tinna, ville moderne, qu'on dit être presque aussi grande que Smyrue, quoique beaucoup moins peuplée.

A l’est et au nord de Smyrn* on trouve: Cas- SAA ou DuncéruLt, assez grande ville, à laquelle des voyageurs modernes accordent 6000 maisons. Sanr (Sardes), la magnifique résidence des opulens rois lydiens, la plus riche des villes de l’Asie- Mineure, que Florus appelait la scccnde. Rome, et un des sept premiers diocèses fondés pa: St. Jean, n'est plus qu'un misérable village habité par quelques Turas. Plusieurs ruines, les restes d'une grande église , peut-être ceux de son antique cathédrale , les débris du magnifique tem- {le de Crbèle , et dans ses environs le famulus

colossal d’AUatles le père de Crésus, rappellent encore ton ancienne r. NM. u en 1812, vit eneort trois colonnes du temple que M. Leake croit avoir été construit entre 715 et 646 ans avant Jésus-Christ. Le monument d’Alyaltes, que ce dernier voyageur a visité, remonte à la même époque. C'est un cône en terre de 200 pieds de heut, dont la base formée selon Hérodote, de grandes de taille, a six stades de circonférence. M. Leake le regarde comme une des antiquités les plus remarquables de l’Asie, etl’historien grec qui nous en a conservé la description, le regardait de son temps comme le plus grand de la Lydie, et seulement inférieur aux pyramides d'Egypte et aux monumens de Babylone. Le temps et l'exhaussement dusolontentièrement recouvert la base de ce tombeau extraordinaire qui a l'apparence d'une colline, D’autres monumens semblables, mais moins grands se trouvent à une petite distance. Pracang, assez grande ville et encore la plus florissante de la vallée du Caïcus, quoiqu’elle ne soit qu’une ombre de l'ancienne résidence des rois de‘Pergame. On prétend qu'on y trouve d'importantes antiquités. Son magniñque temple d’Esculape, sa célèbre bibliotheque qui ne le cédait qu’à celle d'Alexandrie, et l'invention du parchemin assignent une place distinguée à cette ancienne tille, qui figure aussi parmi les septpremiers diocèses de l’Asie-Mineure. Haïvaui nommée Konig par ies Grecs, située sur le golfe d'Adramiti; véritable création du commerce et de l'industrie, celte petite république, fondée par le Grec Economos vers la fin du xvin® siècle sous la protection de la Porte, était devenue en peu de temps une des villes les plus industrieuses, les plus commerçantes et les plus policées de l’Asie Ottomane. Mais ses nombreuses manufactures de savoh, ses tanneries, ses mou-

‘lins à huile, son beau college, sa bibliothè-

que, gon imprimerie, ses belles églises, ses maisons et ses 36,000 habitans disparurent dans la guerre de l'insurrection. Depuis 1821 Kidonie n'offre plus qu'un amas de ruines,

Dans ce mêmerayon on trouve plusieurs Nes remarquables, parmi lesquelles leur grande importance nous engage à nommer les trois suivantes : Mereuin (Lesbos des auciens Grecs, Midilli des Turks), importante par sa grande fertilié, sa population assez nombreuse et surtout parsesbeaux ports militaires ; on voit plusieurs restes anciens monumens près de Metelin, petite ville assez flor'ssante , capitale de l'ile. Cnio (Chios des Grecs, Sas des Turks), naguère encore la plus riche et la plus florissante des iles de “Archipel, remarquable par la c.,‘'isation, l'industrie et la richesse de ses habitans, n'offre depuis 1822 que ruines, à l'exception du district des villages où l'on recueille le mastic. Ses 100,000 habitans qui fournissaient à l'empire Ottoman les meilleurs jardiniers, sont réduits à 14,000 ; et Chio, où le commerce et l'industrie avaient rassemblé près de 30,000 âmes , et qu'on regardait comme la moderne Athènes par son célèbre college, par za riche bibliothèque etsa ty pographie, n'est plus qu’un amas de ruines. Les fran chises que le grand. seigneur a accordtes depuis

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quelque temps aux habitans de cette le ne peu- r vent manquer de réparer, du moins en e, remarquables. C'est dans ce même rayon tant de désastres ; elles onttellement

son administration que cette e eee un petit état vassal et tributaire. pd seen ou Sisam des Turcks), importante par sa 1 sa population et par les vestiges que l'on y rencontre encore de son ancienne prospérité aîtestée surtout par les trois ouvrages suivans: la montagne percée ; c'était un canal de 875 pas de long

ratiqué dans une montagne pour conduire l'eau

ia ville de Samos; cette étonnante excavation, dont on a reconnu l'ouverture, était huit fois aussi grande que u fameusc voûte de Malpas qui appartient au canal de Languedoc; la jetée faite au côté gauche du port de Samos, haute de 20 toises; elle s'avançait à plus de 250 pas dans la mer; le temple de Junon Samienne situé à 4 milles de la ville, le plus spacieux édifice grec de ce genre quent vu Hérodute : il était ir ad richesses, et les peuples de l’Asie et de la G le regardaient comme un asile inviolable. Depuis les franchise; que le sultan a accordées au prince Vogorides, qui en est le gouverneur, l'ile de Samos avec les flots qui en dépendent, furme un petit état vassal et tributaire, plutôt qu'ure petite proviace de l'empire Ottoman.

Konmn (Jeonium), dans une plaine riche et bien arrosée, jadis résidence des sultans seldjoukides de Roum, et maintenant du pacha gouverneur de l’eyalet de son nom et d’un métropolitain grec.

Parmi ses nombreuses mosquées on re-

marque celle de Sélim , bâtie sur le mo-

dèle de celle de Sainte-Sophie. On doit encore citer le couvent des Merclevis, fondé par le célèbre Djelaleddin Roumi, dans le x' siècle de notre ère. Ce couvent est le chef d’ordre de tous les établissemens du même genre répandus sur

la surface de l’empire, et il jouit d'im-

menses richesses. Près de la porte de

Ladik on voit une scuipiure que M.

Kinneir regarde comme un des plus beaux morceaux que l’antiquité nous ait légués, et une tatue colossale d'Hercule; ces deux monumens ont été grossièrement restaurés par les Turks. Malgré sa décadence, . Konieh est encore importante par ses manufactures, par son commerce et par ses nombreuses medressés ou collèges. On évalue sa population à environ 30,000 âmes.

Dans un rayon de 54 milles on trouve: CAnamaAn dit aussi LAnEN DA, assez grande ville, importante par son industrie, par son commerce et par le voisinage des ruines de Larenda, qui ont servi à la construction de ses édifices. Ax-cnenen, ville archiépiscopale et florissante, à laquelle M. Kinneir accorde 15,000 maisons , quoique Ali- Bey l'appelle une petite ville! Le medressé ou col-

Toxar, sur une branche du Kizyi- Irmak, grande ville, avec des rues étroites mais bien pavées, et dont l'apparence, selon M. Fontanier, est tout-à-fait européenne. Elle a un archevèché arménien , 90 sieurs fabriques de toiles, d'étofles

e soie, de coton, de tapis ct surtout de vaisselle de cuivre. Tokat est le point central de beaucoup de caravanes et un entrepôt de marchandises de Smyrne. En admettant les 18,500 maisons que lui accorde M. Fontanier, qüi l’a visitée il y a quelques années, nous croyons qu’on ne s’éloignerait pas beaucoup de la vérité en portant à environ 100,000 Ames sa population actuelle.

Dansun rayon de 42 milles on trouve : Sivas (Sebasle), uasez grande ville, chef-lieu de l'eyalet de ce nom , à la laquelle M. Gardanne accorde 4010 maisons, nombre que M. Trezel réduit à 10001 Dans ses environs on exploite de vastes mines de cuivre, Aust (#masea), grande ville, qui selon M. Fontanier ne comple pas de moins de 10, obo; maisons, siège d'un archevéché arménien, et importante par son commerce et par les antiquités qu'elle renferme , mais qui n'ont pas encore été assezexplorées et parmi lesquelles on doit compter une partie des murs de son ancienne citadelle et les restes d'un {emple antique. La mosquée du sullan Bayazid est un édifice moderne qui doit aussi être cité, ainsi que les cavernes taillées dans le roc situées dans ses environs ; la plus remarquable est confue sous le nom de pierre du miroir. . !

Hors du rayon et vers l’ouest est situé Isuzcarr, ville qui doit son grand accroissement. à Tchapaa-Ouglou, qui l'avait choisie pour sa résidence; elle parait avoir beaucoup perdu depuis la mort de ce chef célèbre, dont la domination s'étendait sur presque toule la partie orientale de l'Asie-Mineure, Vers le sud-ouest on voit Kaïsanin (Cesarde, capitale de la Cappadoce), ville assez grande, florissante par son commerce et à laquelle on accorde 25,000 habitans, nombre bien

faible comparé aux 400,000 que lui assignent les historiens à l'époque où elle fut prise et pillée par Sapor, roi de Perse, sous le règne de Valérien. Paul Lucas pretend avoir vu dans ſes envirous d Vr. loup, non loin de cette ville, 20, 000 petites prramides ayant chacune des portes et des ſenetres! Mais des renseignemens récens et bien autrement exacts nous représentent ce pays comme rempli de débris de monumens semblables à ceux de Babylone , de Van et d'autres villes d'aussi ancienne origine; des briques couvertes d'inscriptions eu-

LA

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néiformes ont été retrouvées dans des fouilles, 2 des objets d rappellent Fancien culte e *

Taémzonne, ville bien déchue de ce qu’elle était à l’époque où une branche «des Comnènes de Constantinople y établit le siège d'un nouvel empire. C'est le chef-lieu de l’eyalet de son nom et le siège du pacha dont relèvent les chefs héréditaires , turbulens et peu soumis qui dominent tout le pays situé le long de la mer Noire, depuis Trébizonde jusqu’à Batoum à l'embouchure du Tchorok.

Cette ville est encore importante par sa rade assez fréquentée , par son industrie, pen commerce et par sa Ns

rébisonde est fortifiée; elle possède quelques édifices considérables , entre autres un grand bazar et des bains en marbre remarquables par leur élégante architecture. Parmi ses antiquités il faut nommer le Has bec d Apollon changé en une chapelle de forme octo-

gone. Le cuivre et les esclaves sont les

articles les plis importans du commerce d’exportation de cette ville, dont la population nous parait pouvoir être estimée à 60,000 Ames, et dont le territoire est très remarquable par sa belle position la douceur de son climat , par sa fertilité et par l'abondance ct la variété de ses productions.

Dans un rayon d'environ 60 milles on trouve:

Inizen ou Riza (Rhizaum), petite bourgade, siège d'un chef héréditaire, peu soumis au pacha de Trébizonde; en dépit des géographes qui la représentent comme une ville florissante, peuplée de 30,000 habitaus, nus ne lui en accorderons que 4000, sur l'autorité de M. Jouannin et de M. Fontanier. Guxuca-xnané, petite ville du pachalik d’Erzeroum, dans l'Arménie, importante par les riches mines de piomb argentifère et de cuivre exploitées dans son voisinage.

L’Asie Mineure offre un grand nombre d’autres villes remarquables sous plus d'un rapports soit dans l’intérieur , soit le long de ses côtes. Voici celles que notre cadre nous permet de citer ; elles nous

. fourniront l’occasion d’indiquer une foule

de monumens antiques qui rappellent la richesse, la puissance et la grande prospérité de cette contrée maintenant si misérable, si faible et si déchue.

Sur la côte Septentrionale et à une distance plus ou moins considérable dans l'intérieur, en allant de l’est à l’ouest, on trouve: Manrstvax (Mersifoun), ville de médiocre étendue, à la-

quelle M. Fontanier accorde 4000 maisons, et importante ses riches mines de cuivre. SinoPs (Sinoub des Turks), ville très déchue depuis plusieurs années, mais à laquelle son port, ses chantiers de ccnstructions et son commerce donnent encore une certaine importance; on lui accorde près de 10,000 habitans. Kasrauoun:, autre ville déchue, à laquelle nous ne donnerons, avec M. Kinneir, MAS 13,000 habitans au lieu des 50,000 que lui. assigne Malte-Brun en citant Hadii- Khalſah, mort en 1658. Bort, assez jolie ville, chef-lieu du liva de ce nom, et florissante par ses fabriques de cuir et d'étoffes de coton; c'est le passage ordinaire des caravanes qui vont à Constantinople, ce qui, avec son industrie, contri bua beaucoup à sugmenter sa population qu'on porte jusqu'à 60,000 Ames. Ann (4neyra), s!tuée à environ Go milles au sud-est de Boli, dans l'intérieur, et célèbre par la grande victoire que Tamerlan remporta sur Bayazid; quoique bien déchue, elle est encore importante par ses nombreuses fabriques de camelots faits avec le poil des chèvres particulières à son district et dont la finesse égale celle de la soie. Nous remarqueronsà ce sujet que dans les environs d' Angora les chevres, les chats et les lapins ont ce poil long et soyeux qui les fait distinguer des autres individus. de leur espèce. Les deux lions de grandeur naturelle, près de la porte de Smyrne, et l'inscription. en l'honneur d’Auguste , sculptée sur six colonnes, restes du femple d’auguste, et connue sous la dénomination de monument d'Ancyre, sont les antiquités connues les plus remarquables de cette ville, dont les portes, ies murailles et presque tous les édifices sont construits avec les débris de ces anciens monumens. Nous croyons qu'on pourrait réduire à 36,000 ou 40,000 âmes les 80,000 que lui accorde Malte-Brun.

Scurant a déjà été décrit à la page 577 avec les environs de Constantinople. DEmonnest ou II ES ou Paince, groupe d'ilots, situé à l'entrée du Bosphore, fréquenté par les habitans de la métropole qui y vont faire des parties de plaisir ou vont y séjourner pour rétablir leur santé. La côte méridionale de la mer de Marmara (Propontide) est parsemée de ruines célèbres parmi lesquelles on doit surtout mentionner celles de Cyziots, une des villes les plus florissantes et les plus belles de l'Asie, si renommée par la beauté de ses temples, par son prrlanée réputé le plus magnifique de la Grèce après celui d'Athènes, par ses gymnases, par ses théâtres, ses stades, ses. ports, ses arsenaux et par ses importantes forlüifications : on voit encore les débris de ses murs non loin de Prnano, misérable endroit sur la côte orientale de la péninsule qui s’est formée par les attérissemens qui ont réuni l'ile de’ Cyxique au Continent. MAauAnA, la plus grande des iles répandues sur la mer de ce nom; elle est surtout importante par ses carrières de marbre.

Le long de lacôte Occidentale on trouve:

Pouncan-Bacnt ou Bounnar-BAcut, village que nous nommons pour indiquer l'emplacement présumé de Troie, l'ancienne lux, dont le ese a été chanté par Homère et qu'il ne faut pas confondre avec PII necExs, qui se trouve à

déchue depuis plu- LN mn eu commerce donnent

ace; on lui accorde rauount, autre ville e donnerons, avec nee eta run en citan 1. assez jolie ville, et florissante par ses s de coton; c'est le nes qui vont à Conn industrie, contrisa population qu'on.

NGORA (4neyra), lud-est de Boli, dans 4 grande victoire que pazid ; quoique bien priante par ses nomts faits avec le poil )n district et dont la

Nous remarqueronsjus d'Angora les ehe-

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la page 577 avec les Dzuonxgsi ou ÎLES situé à l'entrée du habitans de la méarties de plaisir ou blir leur santé. La Marmara (Proponcélèbres parmi lesonnercelles de Cys florissantes et les mmée par la beauté une réputé le plus eluid’Athènes, par s, ses stades, ses.

es importantes fordébris de ses murs Je endroit sur la e qui s'est formée uni l'ile de Cyxila plus grande des ce nom; elle est ères de marbre. ntale on trouve:

acnt, village que emplacement préun, dont le siège qu'il ne faut pas qui se trouve à

César. Cuzwaux, autre village important par les antiquités qui. se trouvent dans ses environs, parmi lesquelles le docteur Clarke vit une immense colonne de granit dont le fût, quoique d'une seule pièce, à 87 pieds et 8 pouces anglais de long, et encore plus par le voisinage d'Azsxanpata Taoas, ville entièrement ruinée et déserte, mais dont les magnifiques ruines attestent son ancienne magaificence; on y voit en-

mer et qui parait avoir élé le gymnase de cette ville; ces ruines ont servi à la construction d'une toule de bâtimens à Constantinople.

Sur cette même côte, mais au sud du rayon de Smyrne, on trouve: Bouonoun (Halycarnasse), petite ville, dans une situation roman Laue, déſendue par une assez bonne citadelle, avec un port et des chantiers où l'on construit des frégates et des batimens inférieurs pour la marine ottomane, Plusieurssculptures d'un travailexquis représentant des processions funéraires et des combats entre des figures habillées et d'autres nues et encastrées dans les murailles de la ciladelle, ont fait supposer à M. Beaufort que cette dernière a été construite en partie avec les matériaux du fameux mausolcé, ou tombeau que la reine Artémise fit ériger à Mausole son époux. Ce magnifique monument exista jusqu'au moyeu âge et ſut mis au nombre des sept merveilles du monde, par ses dimensions, par la noblesse de son architecture et surtout par l'excellence des sculptures dont il était orné , travail dû aux plus célèbres arlistes de ces temps. L'ile de Srancao (Cos des Grecs, Zstankio! des Turks), importante par sa fertilité; on y trouve la petite ville de Cos, quiest encore assez florissante quoiqu’elle soit bien déchue de ce qu'elle était lorsque son fameux temple ri ip 4 et le grand nom d’Hipnocrate y attiraient des étrangers de toutes les parlies de la terre connue. Crio, misérable village, près du cap de ce vom, remarquable par les ruines de l'ancienne Gnine ou Gninus, une des villes principales de la Doride, où Véous avait plusieurs temples dans l’un desquels était la fameuse statue de Vénus Gnidienne , chef-d'œuvre de Praxitèle, qui y attirait une foule de curieux. On y a reconnu les traces de trois théâtres, dont un de 400 pieds de diamètre, de plusieurs temples et d'autres édifices publics et privés.

Sur la côte Méridionale on trouve l'ile de

Ruoves (Rliodus des Grecs, Rodos des Turks), si renommée dans l'antiquité par les grandes richesses et la civilisation de ses habitans, et par

la des lois qui ia een Par ind ri la chute des sm chrétiennes lorsque co

de Nee, . devint la

liers de St-Jesa.

qui porte le meme nom, et chises que le sultan actuel lui a accordées. Sousie rapport administratif on pourrait ranger cette île avec celles de Chio et de Samos que nous avons vues être plutôt de petits états vassaux et tributaires que des provinces de f Ottomans. Rdes moderne parnit étre tout près de Tem- FF od es, une des villes es plus florissantes et les plus magaifiques de Grèce; on y admirait le mes colosse représentant 4 pollon. Cette statue, nous parsit etre la plus haute dont l'histoire mention, était l'ouvrage de Charts, élève de Lysippe; on la La ph comme une des sept merveilles du monde; ses dimensions étaient tellement énormes, que, quoique creuse dans l'intérieur, l'airain qu'on retira de ses débris forma la charge de 900 chameaux , malgré le déchet que le métal dut éprouver pendant les 874 ans qui s'étaient écoulés depuis qu’un tremblement de terre avait renversé celte statue admirable Fan 222 avant Jésus-Christ. Manxonirza ou Marmara, misérable petite ville, près de l'emplacement de l'ancienne Physcus, mais importante par son port, un des plus beaux de la Méditerranée, Macat, petit endroit pres d'un des plus beaux ports de la Méditerranée et non loin des magnifiques ruines de l’ancien Te fmessus, où l'on admire encore les restes du théâtre , des portiques et surtout les tombeaux ; une partie de ces derniers sont taillés dans le roc avec un artadmirable, et ressemblent aux étonnantes excavalions de la Perse et de l'Inde; les autres sont des sarcophages remarquables par leurs dimensions énormes et leur situation d'un accès très difficile : ce sont probablement des restes de la domination perse dans cette contrée. Parana, jadis si florissante lorsque son célèbre oracle d’Apotion y attirait tant d'étrangers, n'offre plus que quelques pâtres qui de temps en temps rarcourent les ruines de ses temples ; et les restes de :on théâtre assez bien conservé, ainsi qu'une part: de ses murailles et une de ses les. L'ilot de C\srez-Rosso (Mfegiste des anciens Grecs), remarqu:%le par ses tombesux taillés dans le roc, son théâtre et d'autres anciens monumens assez bien conservés, Mina , petit village, près des ruines de l'ancienne ville de ce nom, où Ton voit encore un théâtre de 358 pieds anglais de diamètre très bien conservé et quelques autres anciens édifices, ainsi que de nombreux tombeaux; dans plusieurs de ces derniers on trouve des inscriptions en caractères lyciens, de même qu'à Telmessus, Limyra et Cyana.

AnaLtA ou SATALIE, ville assez grande, florissante par son commerce et à laquelle M. Corancez donne 30,000 habitans, nombre qui nous parait

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rasgéré, * nous trouvions trop faible celui de 8000 que lui accorde M. Beaufort. On y voit encore un re ra Phi triomphe érigé en l'honneur d'A . Daus un rayon de 40 milles on trouve au sud les magnifiques restes de PAH selis, dont les anciens habilaus accumulèrent des ricliesses immenses par la piralerie qu'ils

ieut, sssociésaux terribles corsaires de la Citicie; c'est aux Phasélites que les Romains emprunterent une sorte de bâtiment à voiles et à rames qu'ils nommerent phuselus; un theo taillé dans le roc, des mausolges, une 0 gue colonnade sont les antiquités les plus reinarquables de celte ville aujourd'hui entier ment déserte. D'un autre côté vers l’est on volt, 2 Adalia (Adalia l'ancienne), dene baden donnée par les Turks aux magnifiques r:stes de l'ancienne Sd, si renommée dans l'antiquité par l'adresse de ses marins. M. Beaufort y vit le thedtrele plus vaste et le mieux conservé de toute cette chte et d'autres antiquités remarquables; et plus loin vers le nord on trouve 4ylason, village dati sur l'emplacement de Sagalassus; on y voitun beau fiédére, qui semble, dit M. Aruadell, avoir servi la veille; les restes d'un vaste portique, d'un gymnase et d'autres antiquités. Ananoun, misérable chateau près duquel se trouvent les ruines d'Anemurium, remarquables:surtout par leurs nombreux. tombeaux qui offrent réunis les trois genres différens que les archéologues distinguent dans cette espèce de monument, SeLerxax, pelite ville, avec un port, remarquable par les ruines de l'ancienne Se le uoa, parmi lesquelles on distingue d'immenses citernes, des calacombes, un théâtre ct autres anciens édifices. Mezer.u,inisérable village, pres des ruines de Soi ou Pompéiopolis, qui ressemblent à celles d'Antinoé en Egypte et de Djerach en Syrie; la magnifique colonnade à

l'entrée de son port artificiel offre encore 44 co-

lonnes debout, 5

Tansous (Tarsus), jadis la ville la plus puissante, la plus belle et la plus peuplée de la Cilicie, la docte rivale d'Athènes et d'Alexandrie, dont l'académie était, de l'avis de Strabon, la première du monde, est encore une assez grande ville; son commerce est assez florissant, et sa population est estimée par M. Castellane à 30,000 âmes ; depuis quelques années elle est devenue le plus grand débouché des mines de cuivre de PAsie-Mineure. Dans un rayon d'environ 10 milles au nord-est se trouve: Adana, remarquable par sa ie que M. Kinneir croit ètre égale à colle de Tarsous, quoique cette ville soit presque déserte pendant l'été; on y voit les restes d'un beau pont en pierre ei un aqueduc bien entreteau et hors du rayon à 40 milles de Tarsous est située S£s, siège d’un patriarche arménien ; c'est une ville ruinée, qui dans le moyen âge, comme capitale de la Petite-Arménie , joua un rôle assez important. On sait que la Petite-Arménie répond à-peu-près à la Cilicie des anciens, et qu'elle fut ainsi appelée parce que, dans le xi“ siècle , elle servit de refuge à une partie des Arméniens que l'invasion des Turks forçait à s'expatrier, PAyAS ou Bayas, pelite ville, sur le golfe d'Alexandrette,

ue les pillages sur terre et sur mer du rebelle tchuk-Ali avaient rendu riche et pense il y a quelques années, mais que le châtiment de ce brigand a réduite à un amas de ruines. M. Kianeir la croit bâtie sur l'emplacement de l'anciènne lssus, qui joue un si grand rôle dans l'histoire et la anciennes, Ma ACA, ou Maren.

dans l'intérieur, ville de médiocre étendue, cheſlieu du gouvernement de ce nom.

L'ile de Cavrax (Cyprus des Grecs, Kybris des Turks), une des plus grandes et des plus fertiles de la Méditerranée, jadis très riche, florissante et peuplée, maintenant presque déserte et remplie de villes ruinées, mais encoré renommée par ses: vins excellens, ses cotons et plusieurs autres productions, Vico %, (Lefkascha des Turks), ville de médiocre étendue ; chef-lieu de l'ile ; on y voit encore quelques édifices assez remarquables ; on porte sa population de 42 à 16,000 âmes. Larna & a, petite ville, d'environ 5000 habitans, importante par son port, son commerce et ges salines; M. Dubois nous fait observer que dans ges environs Fon trouve des fombeaux portant des inscriptions phéniciennes. Ba/ffa (Paphos), remarquable par les ruines de Paphos, où Venus avnit un iemple de la plus grande magnificence, et par ses grotios sépuicrales ; Limasol, par ses vastes salines

Dans PARMENIE on trouve:

ERZEROUM, dans une vaste plaine, très élevée, et au picd d’une haute 1 non loin du bras septentrional de Euphrate. C'est une grande ville très florissante par son industrie et par son commerce, surtout d expedition et de transit.

et à laquelle les voyageurs modernes s’accordent à donner 100, 0% Ames. Ses armuriers ont la réputation de, fabriquer les meilleurs sabres de l'empire. Parmi ses nombreuses mosquées on doit citer POulou-djami, qu’on dit pouvoir conte nir 8000 personnes. La douane , quelques-uns de ses marchés, de ses bazavs et de ses caravanserais sont les éditices les plus remarquables. Dans l’aneien couvent qui servait d’arsenal aux Turks, et qui remonte à la plus haute antiquité, les Russes ont découvert , pendant l'occupation de cette ville. ‘es boucliers , des casques, des arcs, des hallebardes et autres armures du plus beau travail, qui paraissent avoir appartenu aux Arabes du temps des califes. Erze roum est un des boulevards de l'empire du côté de 14 Russie et de la Perse, et le chef-lien du pachalik de ce nom; son pacha, en sa qualité de général en chef permanent de l'armée de Perse (Zran-Seraskeri), étend sa juridiction sur les territoires soumis aux pachas de Kars, de

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nt de l'ancitnse dans l'histoire et AC, ou Mar cn.

re étendue, chef-

jrecs, Kybris des t des plus fertiles che, florissante et déserte et remplie renommée par ses ssieurs autres pro- .a des Turks), ville à de l'ile; on y voit remarquables ; où 6,000 âmes. Lar- 5000 habitans, impmmerce et ses gaserver que dans ges beaux portant des fa (Paphos), rephos,oùénus ande maägnificence, ps Limasol, par

rouve :

aste plaine, très

haute montagne,

trional de Eu-

ville très floris-

et par son com-

on et de transit,

modernes s’ac-

; Ames. Ses ar-

on de, fabriquer

l'empire. Parmi

es on doit citer t pouvoir conte

ouane ,; quelés, de ses baserais sont les ables. Dans l’ant d’arsenal aux à la plus haute découvert , pene ville. ‘es bouarcs, des halles du plus beau avoir appartenu es califes. Erz®rds de l'empire > la Perse, et le e nom; son paral en chef pere(Jran-$Se7asn sur les terris de Kars , de

. ASIE OTTOMANE. ess

Bayazid, de Van, de Mouch, de Mossoul de Trébizonde et sur la partie du territaire du pachalik d’Akhal-tsikhé (Tehildir) qui est restée au pouvoir des Turks.

Nous ferons observer avoe M. Fontanier que son autorité est très bornée, surtout à * * des pachas héréditaires de Van, de Mouch, de Bitlis et de Bayazid gui sont pour ainsi Aire des princes indépendans.

Les autres villes principales de l’Arménie sont : Maoux , petite ville trèsimportante par lesriches mines de cuivre qu'on exploite dans son voisinage. Euzinnsan, sur l'Euphrate, importante par la richesse et la féconéité de son territoire, par son Commerce et par sa population que les auteurs nationaux portent jusqu'à 30, 00 âmes. Kaus, importante par ses fortifications et son commerce; Barazin, par sa force, son commerce et sa population, qu'on porte au-dessus de 16,000 habitans; elle est le — d'un pacha héréditaire. Moucu, assez considérable et résidence d'un pacha héréditaire. Van, sur le lac de ce nom, ville forte et commer;ante, à laquelle les auteurs arméniens accordent plus de 40,000 habitans, que nous croyons pouvoir réduire à 20,009; elle est la résidence d'un autre pacha héréditaire. La ville de Vanporalt avoir tenuune place encore plus impor ·

&ante dans l'antiquité, Moyse de Khorène, écrivain arménien du v*siècie de notre ère , nous apprend que la fameuse Semiramis, aprèsavoirjointl'Arménie àses autres conquétes, attirée par la belle situation de Van, voulut y fonder un résidence royale, et y exécuta des travaux dignes d'une reine d’Assayrie, Cet historien parle avec admiration d'une montagne artificielle que Semiramis éleva au nord de la ville actuelle, et sur laquelle était place le palais royal. 11 cite encore des châteaux , des pavillons et des jardins qui s'élevèrent comme par eachantement dans le voisinage, et qui faisaient de ce pays un séjour délicieux. La vérité est que Van a de tout temps été appelée partes Arméniens Schamiramakert, c'est-u-dire ville de Sémiramis, et que la plus grande partie des monu-

mens dont parle Moyse de Khorène subsistent

encore. M. Schulz, qui, par ordre du gouvernement français, visitait en 1827. cette contrée, a retrouvé la colline formée d'énormes quartiers de vocher et qui supports la citadelle actuelle. Cette colline s'étend de l’ouest à l'est l'espace d'une heure de chemin; duns interieur sont d'immenses cavernes et des appartemens voûtés où sans doute

Semiramis allait l'été prendre le frais. II n’est pas

rare de rencontrer sous ces voûles des débris de statues et de monumens antiques. Ce qu'il y a de plus intéressant, ce sont les inscriptions cunéiformes qui couvrent l'entrée et les flancs de la montagne, et qui ont été copiées pour la première fois par M. Schulz. Il naralt que les rois de Perse qui vinrent après Cyrus jartagèrent le goût des antiques monar’;ues de l’Assyrie paur le séjour de Van. Parmi le, différentes inscriptions cunéiformes, lu seule qu'on ait pu lire porte, suisant M. Saint-Martin, le nom de Xerxès fils de

no mg re D pr ses en ms

détruire ces véuérables restes de l'antiquité; mais La patience de ses soidais fat lassée per betendue et la solidité de ces constructions. On trouve au reste des ruines du genre de celles de van, non · geulement sur le territoire de cette ville,

mais dans toute la contrée voisine.

Ant, une des anciennes capitales de l'Arménie, dont M. Saiot-Martin, dans ses savantes recherches, a décrit l’histoire et les malheurs, a été visitée il j'a plusieurs atüécs par M. Ker-Porter. Ses ruines sont trop importants pour que nous n'en donnions pas quelques notions, Cette ville est située sur l'Arpatchal; au nord et à l'est elle est ſermée par un double rant de hautes murailles etde ours, dont la construction étonne. Toute la surface du terrain ne présente que chapiteaux brisés, colonnes, frises d'un travail exquis. Plusieurs égliges et diverses ies dela ville conserventencore plus que des ruines de leur ancicnne magniâcence, A son extrémité occidentale on volt le palais des auciens rois d'Arménie ; on le prendrait pour uue ville à son étendue ; il est si magnifiquement décoré au dedans et au dehors qu'une. description, dit M.Ker-Porter, ne saurait donner une idée de la variété et de la richesse des sculptures qui en couvrent toutes les parties, ni des dessins en mosalque qui ornent le sol de ses salles innombrables. Tous les restes d'édifices que renferme cette ville excitent l'admiration par la solidité de la bâtisse et l'excellence du travail.

Le KURDISTAN proprement dit, ou le Kurdistan des géographes européens n'offre que des villes d’une médiocre étendue ; les plus importantes paraissent être les suivantes : 2

Burus, ville forte, résidence d'un hacha; on lui accorde 20,000 habitans, nombre qui nous parait exagéré. Dzzinsu, AmaDia, DiuLAMEn« et KA- RALJOLAN , sièges de 59 1 en vd kurdes, pus vassales que sujettes de la Porte; ce sont loules de r'aites villes, à l'exception de Djezireh, située sur le Tigre; quoique beaucoup déchue, on préte ad qu'elle a encore pres de 20,000 habitans.

Dans la MESOPOTAMIE ou AL- DIR · ZYREH on trouve: 5 Diznzxxin (Amid), sur la rive droite du Tigre, qu'on y passe sur ur pont en jerre, ville grande et bien bâtie, au miien d'un territoire très fertile, qui produit des pastèques qu’on dit peser cent livres. La grande mosquée, la o drale arménienne , et quelques-uns des caravanseraïs et des bazars sont, avec le halais du pacha, les bâtimens les plus remarquables. Diarbekir est le siège d’un patriarche chaldéen catholique, d'un évêque de cette religion et d'un patriarche jacobite. Ses fabriques de maroquins, de poterie et d’objets en cuivre,

— — r ie mr

e86 ASIE.

d’étoffes de soie et de coton, et son com-

merce d'expédition et de : * la ren-

dent florissante. On croit que sa popu-

D s'élève au-delà de 60,000 habius.

Daus un rayon d'environ 80 milles on.trouvr au nord-ouest : Manu, petite ville, importante par ses mines de cuivre, regardées riches de toute l'Asie Ottorane; on y ex aussi des mines de fer. Au sud se trouvent : d'un côté Mann, assez grande ville, bâtie sur une montagne et défendue par une citadelle; on ‘ui accorde environ 20,000 habitans; du sôté opposé, Onur (Edesse), batie, selon M. Buckingham , sur les ruines d'Ur, ville chaldéenne que le patriarche A UN LUE . NN —— ; ce tavaat vo À a vis a quelques années, La rt Lori ue d et — nte, et porte jusqu'à 50,900 le nombre de ses habtanes elle est le siège d’un patriarche jacobite. Edesse joun un grand rôle pendant les croisades. Nnsrain, ville de médiocre étendue, mais remarquable par le voisinage des ruises de l'ancienne Nisidbis, dont on voit encore une partie des murailles et plusieurs autres antiquités ; c'était la pee la plus cg de la Mésopotamie ; elle oue un grand rôle dan: l'histoire des guerres des Romains avec les peupl': sriatiques, Manu 0% CHAnnes, si célèbre par ia défalte ile Crasstis, mais aujourd'hui en grande partis ruinée, est une ville très ancienne. C'est 1 da les Sabéens avaient leur oratoire principal; st que de tout temps les adoraleurs des astres se sont réunis de préférence,

Moussez ou Mossour, située dans une plaine sur le Tigre, qu’on y passe sur un pont moitié de bateaux et moitiéen pierre.

Cetie ville dont l'intérieur est mal bâti, et les rues étroites et mal pavées, a plusieurs mosquées, parmi lesquelles on en remarque une dont une des tours est inclinéc somme celle de Pise. Les manufactures de coton qui ont rendue si célèbre et ont donné le. nom à la mousseline, ont beaucoup décliné; cependant elles sont encore importantes surtout pour les toiles de coton, dont elles fournissent toutes les provinces voisines. Mossonl est le centra d'un commerce asser étendu , de plu- Dante er le ge CRE an fenen santes et le siège 0 1 iarche chaldéen catholique d'Elkoch. 11 it que sa population. dépasse 60,000 Ames.

Dans les environson trouve: Noonia, village sur la rive gauche du Tigre, vis-à-vis de Mossoul, remarquable comme étant bati, selon l'opinion commune, sur l'emplacement de Nintvs, dont il ne reste plus que des vestigcainformes On sait que Niaive, pendaat long-temps capitale de empire d'Assyrie , élaît alors la plus grande ville de l'Asie, Détruite par les Medes et ies Chaldéens, ir se forma

comme les plus

plus lard une nouvelle ville de ses ruines. II est maintenant impossible de faire la part de l'au- D. AA a qu'on trouve en au milieu des e eee, as. EKT uon, sur

lève le monastère de St-Mathieu, aposchaldeen catholique qui

du patriarche raide à Mossoul et dont dépendent 200 villages.

Elkoch un mausolée qu'on dit être ein:

du prophète Nahum. C'est beaucoup plus loin et vers l'ouest de Mossonl que duns % rusntagnes de Sindjar, vivedt ces férness d la terreur de tous les paysenvirogni::s qui d tour. à-tour pillés on mis à contribute Rar cu: brigands indomptables.

Nous citcrons encore dans cette contrée, mais hors du raysn de Massen: Ranxa, sur la rive gauche de l'Eunhrete, vilie assez considérable, chef-lieu du pschalk de ce nom; on y voit ies ruines du paixit du fameux calife Hrour-al:

Nach. Ana, petite ville, sure la rive droite de l'Euphrate, résidence d'un éinir nhrabe, et rendezvous ordinaire den carastacs qui vont à Damas.

Dans l'IRAK-ARARY où trouve:

Bacpan, sur les bords du Tigre, mais principalement sur la rive gauche de ce fleuve, Ornée de très beaux bazars et de uelqnes maisons assez bien baties, Bagdad 1 aspect d’une ville persane plutôt que turque. Ses rues sont très étroites et ae sa Une forte et haute muraille, entourée de fossés larges et profonds, et une citadelle bien fournie d'artillerie la défendent. Cette citée si vantée et jadis si magnifique lorsqu'elle était la résidence des califes , parait ne renfermer qu’environ 100,000 habitans. Elle est cependant toujours une des plus industrieuses et des * commerçantes de l'Asie Ottomane, et e centre du commerce de cette région avec la Perse, le Turkestan, l'Arabie et l'Inde. L’arsenal, le palais du pacha, beide

‘la douane, le tombeau de

femme d Haroun- al-Rachid et celui du cheikh Abdoui-Kadir-Ghilani sont, avec ses beaux bazars , les édifices les . remarquables. Un s

e 1 0 de long réunit le faubourg situé à l’ouest du Tigre à la ville proprement dite.

Lesenvirons de Bagdad sont jonchés de débris de villes grecques , rümaines, persanes ct arabes, confondues ensemble dans le meme néant. On y voit encore les traces d'anciens canaux ; on yrencontre des idoles , des ustensiles, des pierres gravées et mème on y voit des ruines d'anciens édifees. Ces vieux débris rappellent des souvenirs

siimposans, que nous ne pouvons nous dispenser désortirun moment des limites de notre cadre, pour les sigualer à l'attention du lecteur. C'est

pont de bateaux .

© = ot ten

qu'on dit être ein:

Aceh plus loi ne dans 1%

éroess Tr de la anant qui at dur.

uten Rar en De

bse considérable, nom; on y ron les 1 enliſe Harouralne la rive droite de unir nabe, et rendezqui von à Dams.

1 du Tigee, mais g du Tigre,

2 von de ce eaux bazars et de dien badies, Bag ne persane plutôt

„les édifices les

nt de bateaux

un le faubourg à la ville propreé-

ceaux de décombres une coll

t eg AKN

arent, soit par mer au

moyen du Tigre et de l'Euphrale, soit par terre atrepôt des marchan-

dises de la Perse, de l'Inde et de la Chine, ainsi que de l'Asie Occidentale, de l'Afrique et de l'Europe. C'est Ib ce qui explique l'importance que atent successivement Ninive, Babylone, Séeucie , Ctésiphon et Bagdad et cetle importance durerait encore si le commente du monde n'avait pas pris d'autres voies. Malheureusement la nature du sol ne permettait pa: de construire les édifices en pierres ou en marbre. On n'avait à sa uon que l'argile qui, sichée au soleil ou

cuile au feu, servait à faire des briques, et le bitume ainsi la chaux, qui e convertissaient en mortier. Ces masses de briques, d’après le témoignage unanime des écrivains de l'antiquité, étaient susceptibles de produire l'effet le plus imposant; mais elles ne compor!aient pas les dé-

tails délicats de la sculpture. et sans doute on n'y vlt jamais briller ces bas-reliefs et ces sujets filgurés qui font encore le principal Inte ret des monumens grecs, romains, égyptiens et persans. D'ailleurs par la facilité du transport et du travail, quand une ville tombait, ses matériaux servaient à celle qui la remplaçait, et quelquefois une immense cité laissait à peine quelque trace de son existence. EC)

Commençons par les ruines de la grande Babylone, BAstLons qui par ses superbes quais, ses portes de bronze , ses jardins suspendus, son temple de Belus, ta formidable et vaste enceinte etsesrombreux palais, était regardée par Hérodote, qui N avait zu l'Egypte, comme la première ville de l'univers ; worde plus que d'infor’aes débris; ses ruines même n’ont commencé à ere bien étudiées que dans ces dernières anaées. lille était située sur les deux rives de et ro PL 57 480 22 de eee

ö rive orientale on disti parmi

| ne appelée A les Arabes du pays a/cusr oule palais, et qui parait répondre au palais bâti par Nabuchodonosor et où Alétandre-le-Grand rendit le dernier soupir.

A côte l'on remarque des pans d’un mur qui semblent avoir servi de fondement aux jardins suspendus, et où subsiste encore un arbre enté sur un vieux tronc. Ces divers débris offrent de longs corridors et des chambres qui servent de retraite aux Hions et autres bêtes féroces. Pour la colliñe , elle forme un carré dont le côté est d'environ 2000 pieds, et elle diminue thaque jour parce qu'on ne cesse d'en retirer les briques. Celles-ci sont dela plus belle espèce. Cuiles au feu et parfaitemeat moulées, elles offrent une inscription sur la face qui est au-dessous. Quuique le ciment

venir, et qui, sous le nom de temple de Bélus, occupait encore une place immense au temps

n'ont pour habitans que les bêtes sauvages. Ainsi a été accomplie la parole du laale :

uCette grande om pe cette entre les

„ dul faisait l'orgueil des

ront pas meme leurs tentes , et les pasteurs n'y viendront point faire reposer leurs troupeaux. Les bêtes s’y retireront. Les hibous hurleront à l'envi Pan de l’autre dans ses maisons superbes 4 les dragons habiteront dans ses palais de dé

ces. n

Les inscriptions imprimées sur les briques se tomposent de caractères cunéiformes, c'est-à dire en forme de clous ou de coins; mais ces caractères ne paraissent pas etre les mèmes que ceux qu'on rencontre à Persépolls, à Van, à Kirmanchah, quoique le trait en forme de clou se rencontre dans toutes les inscriptions des monumens qui furent élevés par les Assyriens, les Chaldéens, les Medes et les Perses. Il paralt que c'était l'écriture primitive de ces peuples; seulement, comme elle était d’un usage peu commode, l’on en avait imaginé une autre pour les besoins courans de la vie, et celle-là ne servait que pour les monumens publics. Les principaux nets d'Europe , par exemple celui du roi à Paris, ren: ferment des briques et d'autres débris babylopiens, Ces briques portent ordinairement des in scriptions , et quelquefois des figures d'animaux réels ou fantastiques.

Babylone, étant la capitale de la Chaïdée, perdit sa plus grande importance, lorsque la Chaldée devint une des provinces de l'empire Perse.

Alexandre annonça l'intention d'en faire la capitale de ses immenses conquêtes et de la rendre plus brillante qu'elle ne Pavait ſamais été. Mais il mourut , et Séleucus, un de ses lieutenans, étant devenu malire de la Mésopotamie, fonda, dans le voisinage, sur le bord occidental du Tigre, la ville de Séceucre qui s'éleva aux dépens de Babylone. Plus tard les rois parthes bâtirent en face de Séleucie, sur la rive orientale du Tigre, In ville de CrésiPnon qui porta un nouveau coup à

A TE nier nantes donner se i—

Babylone Cependent , lorsque Trajan parcourut ea l'Orient, Bsbylonc était encore debout, auf of mn ve la chambre où 4 mort, Mais bientôt La ville se 46 entièrement , et les bêtes féroces y accou-

elle devint comme un vaste

Prat y mr ple Vradrage va se maiatinren

t jusqu'au vu®siècle, au comue de leur voisi- w

mencement . À cause

nage, les Arabes les tdu nom commun de Mavaïn ou les deux villes par excellence; les Arabes, sous le calife Omar, étant sortis de

7 uon tres villes dans le voisinage, elles se réduisirent

probablement la même que leurs anciens auteurs nomment £Eivan-Kesra ou portique des Cosroës, et qui, à les en croire, se feadit la nuit où Ma-

de caillou de plus d’un pied de haut et en forme d'œuf , dus Ton conserve maintenant au cabinet du roi; cette pierre, couverte de Agures et de enractères à totes de clou, parait se rapporter aux anciens dogmes religieux des peuples du pays. * pt a Des sujets, Fand Hager et — 1 en ont examiné.les jé rons que quelque savant en donnera une explication satisfaisante, A côté des grands noms de Babylone, de Séleueie et de Ctésiphon , le me 4 n'a plus à eiter, si Fon excepte que nous avons déjà décrite, que les noms vulgaires de Hulu ou Hu- LAS, sur la rive droite de l'Euphrate, petite ville d'environ 7000 âmes, remarquable par son industrie, mais surtout par le vo des ruines de Babylone. Mscunzo-Hossuin , ou lieu du martyre de Hossein , ville ainsi appelée parce qu'elle a été bâtie à l'endroit où l'imam Hossein, du

calife All et petit-fils de Mahomet, fut tué; cet endroit s'appelait o t Kanpzca. La ville actuelle est arrosée par un bras de l’Eu-

phrate et entourée de jardins et de campagnes assez bien cullivées, La mosquée de Hossein

est visitée annuellement par un grand nombre de . de

pélerins; les trésors immenses que la piété des musulmans y avait assemblés, furent enlevés parles Wahhabites en 1801. On estime à près de 10,000 Ames sa population À a cure

À quelques milles plus loin et au sud de Hillah 2 : MacaneD-AL! 115 * ‘ 9 6 quable par Ia superbe mosquée où se trouve le tombeau du calife Ali, visité annuellement par plusieurs.

à nt de la Perse. Les trésors qu'on y conservait ont été transportés dans la mosquée d'Imam-Moussa à Bagdad, pour les soustraire au pillage des Wakhhabites. Dans ses environ

leur qu’elle était au tem

ers de pélerins venant prin-

on voit une de rotonde, qui d'après les naturels serait le tombeau du prophète Eséchiel; et près de 'Euphrde se trou vent les ruines de ty à D Le dy mo

dans les annales des Arabes

1 15 „ grande Te. et encore très comme , Quoique peu peuplée et très déchue en comparaison Le

ps des califes. Elle est située sur la rive droite du Chat-el- Arab, qui y est navigable pour des vaisseaux de 600 tonneaux. jardins et des plantations coupés de canaux d'irrigation que la marée montante nettoie, oceupent une grande partie de l’intérieur de la ville. Ses rues sont irrégulières, très sales et ses maisons sont en terre ou en briques. Les bazars, remarquables par leur étendue et les riches produits qu’on y étale, ne le sont nullement par leur architecture. II paraît que le plus beau bâtiment de est celui de la factorerie anglaise. L'air de cette ville est malsain à cause des vases que la marée couvre et découvre alternativement.

Ses habitans, dont le nombre paraît selever au-dessus de 60,000, sont sujets à des flèvres dangereuses.

en commençant par À la capitale de la 8

ALA (Berœa ; Haleb-el-Chahba des Orientaux), ba

8 et la richesse, qui leur était meme supérieure sous le rapport de la de la solidité

1822 en ont détruit plus de la moitié, et ont ruiné ou considérablement endommagé

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