‹ Abrégé de géographie [microforme]Chapitre 312 sur 597 · ASIE · texte numérisé non relu

ASIE

que vivent les Juifs-Dlancs, qui prétendent y être venus de Jerusalem avant l'ére vulgaire, et y avoir possédé un petit . régi par des princes de leur nation. Mais des recherches exactes ont réduit à leur valeur ces prétentions cxagérées. Kotchid élait autrefois le principal étane sg st vor 6 e et ati core stone d'un à Coilsn; sa diocèse s'étend tie y Ceylan.

À quelques milles vers le nord est située KT ganore, pelile ville, remarquable surtout par son siège archiépiscopal catholique.

Kautxar (Kalicut), ville encore assez florissante, quoique beaucoup moins que lorsqu'elle était la

‘résidence du zamor'in ou empereur qui dominait

« “les nombreux états du Malabar. Presque entièrement détruite sous Tippou-Saheb, elle fut rebalie par les Anglais. En 1800 elle contenait déja environ 6000 maisags. Son port, à demi comblé, est célèbre dans les annales de la géographie; c'est le premier de l'Inde où aborda Vasco de Gama dans sa mémorable expédition.

Kalikat parait étre le chef - lieu du district du Malabar Anglais. Dans ses environs cstsituée R apour, nommé Sulthanpatnam par Tippou-Saheb , qui, profitant de la bonté de son port et du voisinage des immenses forèts de tek, vouïait en faire la première place marchande de ses états; on y construit encore beaucoup de vaisseaux. KANANORE, pus ville maritime qui avec un très petit territoire ost gouvernée par une reine héréditaire, regardée comme le chef des Moplays ou Arabes du Malabar; e Pen des îles Lakedives paraissent dépendre encore de

cette princesse, qui est tributaire des Anglais. 249

Tecticueny, petite ville importante par son commerce , qui parait cependaat etre beaucoup moins fôrissant qu'autrefois. : F

Dans la province de Kanara ontrouve:

MANGALORE , assez grande ville, assez bien bâtie,

importante par son port et par son commerce .

tres florissant ; on porte au-dessus de 30,000 âmes sa population, Onoss, petite ville importante par son port, on Heïder avait établi les chantiers de st marine militaire. Sound, jadis une des plus grandes villes de cette partie de Made et maintenant réduite à environ une centaine de maisons. Dans la province de Balaghät on trouve : BezrAat, assez belle ville de médiore étendue, importante par sa c{ladelle; rangée parmi les plus fortes de cette prrtie de l'Inde. KaobApiu (Cuddapsh), jadis capitale de la principauté patane de ce nom, ville de médiocre étendue , remarquable par la grande prison et la maison de travaux for des que les Anglais y ont'élablies. :

Dans la PRÉSIDENCE DE BOMBAY

on trouve : Bomsay, située sur la petite ue de ce nom, grande ville défendue par une vaste citadelle , capitale de l’Inde- Qccidentale ou de la présidence de son nom et siège d'une vice-amirauté. On pet dire qu’en général elle est assez bien

tie. Parmi ses édifices les plus remarquables on doit surtont nommer : l’église

anglicane, le palais du gouverneur, le bazar, les casernes, les bassins ou 2 arc On doit 8 3 magnifique emple guébre consacré i ya . années en présence de plu-

‘sieurs Parsi accourus de toutes les par-

ties de l’Inde ; c’est un édifice de forme carrée et trèsélégant, dont la construction a coûté deux millions de francs. Depuis quelques années les Anglais ont transféré à Bombay leurs grands établissemens. de marine militaire ; on y a déjà conciruit per de leurs meilleurs vaisseaux de igne et de leurs meilleures frégates, outre un grand nombre de batimens de commerce. Nous ferons observer que le port auquel cette ville doit son nom est le meilleur et le plus sûr de toute la côte sccidertale de l'Inde. Bombay est l’entrepôt général de toutes les marchandises de l’inde, de- la Malaisie (Archipel Indien), de la Perse, de P Arabie et de l’Abyssinie. Sous le rapport du commerce, elle n’est inférieure qu’à Calcutta; mais elle dépasse méme cette. grande capitale pour le commerce de cabotage et pour le nombre de vaisseaux qui appartiennent à son port. Ce dernier a été: déclaré franc et une des stations r les üuebots à vapeur destinés à entretenir une correspondance régulière entre l’Inde et l’Angleterre à travers l'isthme de Suez. Les Parsi ou Guèbrés et après eux les Arméniens y font les:

plus grandes affaires. Bombay possède une Sete littéraire, fondée sur le plan de ceiles de Calcutta et de Madras, et il s'est formé , depuis plusieurs années, unesocicté d'agricultureet d'horficulture, et une sociélé de géographie qui s’est déjà mise en correspondance avec la célèbre: société royale géographique de Londres; elle se propose également de publier des mémoires qui ne peuvent manquer d’être très utiles aux progrès de là géographie de l’Asie, encore si arriérée.

La Compagnie a établi aussi à Bombay un bel observatoire. En 1825 on y publiait J rs anglais et un dans la langue des naturels. Sa population permanente s'élevait en 1816 à 162,000 Ames, et les missionnaires évaluaient dans la meme aunée à 60 ou 75,000 âmes la population flottante.

Dans les environs immédiats de Bombay et à quelques milles de distance on trouve: Mani, petite ville d'environ 15,000 âmes, importante

Ca à $

, les bassins ou 1 doit ajouter le ébre consacré nce de plue toutes les paréditice de forme à 5 e hate e francs. Depui dals ont transféré ‘établissemens. de a déjà concirnit eurs vaisseaux de ures frégates, oude bâtimens de s observer que le le doit son nom us sûr de toute la Inde. Bombay est jutes les marchan- Malaisie (Archipel de l'Arabie et de rt du commerce, Va Calcutta; mais te. grande capitale abotage et pour le qui appartiennent ner a été» déclaré tation r les destinés à enpndance régulière gleterre à travers Parsi ou Guèbrés éniens y font les:

Bombay possède fondée sur le plan et de Madras, et plusieurs années, re et d'horticule géographie qui spondance avec ia Btographiqie de pse également de qui ne peuvent es aux progrès de encore si arriérée.

aussi à Bombay un 1825 on y publiait t un dans la lanpopulation permaà 162,000 âmes , aluaient dans la 5,000 âmes la po-

ts de Bombay et à on trouve: Man, o âmes, importante

par son industrie. EcsPaanta , Hot ainsi nommé à cause de la figure colossale d'un éléphant tail ee en pierre noire près du point de débarquement; en septembre 1814 le cou et la tète de cette statue s'en détachérent, et depuis lors le reste du corps menace de tomber aussi. A quelque distance de là on trouve creusé dans le roc un vaste temple, dont la voûte est soutenue par une colonnade taillée également dans le rocher. Dans le centre se trouve une frimourii ou trinité hindoue de dimensions colossales. Les Portugais ont detruit une partie de ce monument curieux que le temps et le climat menacent de ruiner entièrement. À

Tann, petite ville, chef-lieu de l'ile Salsette, la plus grande du groupe de Bombay. Près du vitlage deKennery on voit d'immenses excavaions faites dans le roc; elles ressemblent à celles te Karli et d'Elora. La plus grande était un temple de Bouddah; elle a servi d'église aux Portugais, qui ont effacé en grande partie les scuiptures qui ornaient l'intérieur, A l'entrée d'un autre on voit encore deux immenses statues colosisles, et sur un des piliers du portique se trouve la fameuse inscription en caractères inconnus qu'aucun brahmine n’a encore pu lire.

Selon M. Forbes, dans leur ensemble, ces étonnantes excavations paraissent avoir été untemple, un collège et up monastère bouddhiques, à l'époque reculée où cette religion dominait dans cette partie de l'Inde. BAssEIN, petite ville sur le continent, autrefois pet aux Portugais et très commeręante à l'époque de leur prépondéraace dans Finde. ,

PouxaA, au confluent de la Mouta avec la Moula, sur un vaste plateau élevé, une des villes les mieux bâties de l’Inde , quoique n'oſſrant aucun édifice vraiment remarquable. Le palais du'peichwa , dont les Anglais avaient fait une prison et un hôpital pour les indigènes, a été brûlé en 1828. Les rues sont larges et généraiement belles; elles offrent la singulariré de da toutes le nom d'une des divinités du panthéon hindou. Pouna a beaucoup perdu de son importance et de sa population depuis qu’en 1818 elle

a cessé d’être la résidence du peichwa

ou chef de la confédération des Maharattes. En 1819, M. Elphinstone estimait à 115,000 le nombre de ses habitans.

»Dans l’année 1829 on y a fondé un col-

dège pour l'instruction des indigènes.

Dans un rayon de 34 milles on trouve: Tenixrcuoun (Chinchoor), petite ville de 5000 habitans, où réside le Tchintaman-Deo(dieudu joyau mystérieux), que les Maharattes croient être une incarnation de Gounpoutty, une de leurs divinités favorites; il demeure dans un vaste palais composé de plusieurs bâtimens. Sxanoun (Serroor), ville presque entiérement abandonnée depuis qu'elle a cessé d'être la station principale

— — des troupes anglaises dans cette partie de lade: on y voit le mausolée du colonel Wallace, qui s'est fait tant aimer par les naturels, que ces derniers le regardant comme und de leurs divinités tutélaires, tiennent des lampes allumées dans certaines circonstances devant son tombeau, et les sentinelles cipayes lui présentent les armes lorsqu'elles supposent que son ombre doit passer. KAnu:, pelit village où l'on voit un emple taillé dans le roc, que M. Erskine croit être bouddhiste ; il est orné d'un grand nombre de sculptures; vis-à-vis de Karli s'élève la forteresse de Locuan (Loghur), que sa position doit faire ranger parmi les plus fortes de l'inde,

Sunare sur la rive gauche du Tapti, qui y forme un petit port. Des rues étroites et tortueuses, de hautes maisons dont la charpente est en bois et les interstices en briques, et dont les étages supérieurs avancent sur les inférieurs , telle est la construction générale de ce célèbre marché de l'Orient. Des murailles flanqnées de bastions semi-circulaires l’environnent enccre, quoique bien souvent il ait été question de leur destruction. La plus grande partie de son commerce lui a été enievé pe Bombay; cependant elle fait encore beaucoup d’affaires avec l'Arabie, etses manufactures sont assez florissantes.

Les Guèbres y sont très nombreux et très riches ; on prétend qu’ils possèdent la moitié des maisons de la ville. La piété indienne y a élevé un vaste hôpital pour les animaux , y compris les singes, les tortues, les punaises et autres vermines.

Depuis quelques années Surate est deÿenue le siège de la cour suprème de justice pour toute la présidence de Bombay. En rejetant comme extraordinairement exa-

rée l’évaluatio1 de M. Seton qui, en 1798 , lui accordait 800,000 Ames, nous luien donnerons 160,000 en prenant pour base le calcul fait par M. Romes-pour P'année 1818.

Dans un rayon de 64 milles on trouve: Banoren (Broach ou Baroche), grande ville, à moitié ruinée et déserte, située sur les bords de la Nerbuddah, avec un port. Son commerce et son industrie ont beaucoup déchu, ainsi que sa population qui probablement est au-dessous des 83,000 âmes qu'on lui accordait en 1812. A quelques milles de Barotch, sur une fe de la Nerbuddah, on voit un bananier qu'on dit être vieux de 3000 ans; la circonférence des plus longues branches est de 2000 pieds anglais; 7000 personnes peuvent, à ce qu'on dit, se meltre à l'abri sous son feuillage; c'est sans doute un des plus grands ar- ‘bres qui existent surtout le globe. Dua (DAuboy), assez grande ville, résidence d’un radis ; en 178008 lui accordait 40.000 âmes Ces une des plus

Plus beaux morceaux de l'architecture indieane, soit pour l'exécution du travail, soit pour le dessin. Buaunacoan (Rhowauggur), ville de médioere étendue, qui puls quelques années esi de venue une des pr'acipales places ntes de l'Inde-Occidentale, à cause de la bonté de son port; elle a été aussi pendant plusieurs années le centre d'une immense fabrication de fausse monnaie, dont l'infâme profit était parle prince dontelle dépend, qui cst tributaire des Anglais. Au sud de Surate est située Dauaun, pe-

ute ville a nant aux Portugais et depuis.

long-temps très déchue ; elle est cependant encore importante par son port et par le chantier sur

leque! on construit beaucoup de vaisseaux avec de bois de tek qu’on y apporte des forêts voisines.

AumenÂpÂn, sur le Sabermatty, jadis capitale de la province de Guzerate: et une des plus grandes, des plus belles et des plus riches villes de l'Asie au tem du voyageur Thévenot. Quoique très déchue pendant les révolutions qui ont bouleversé l'Inde, et rendue une des plus misèrables villes de cette contrée par les vexations exercées sur ses habitans pendant la domination des Maharattes, elle offre encore plusieurs édifices qui attestent son ancienne splendeur. On doit surtout nommer : la Djemd'mesdjid , bâtie par l’empereur Ahmed; c’est une des pius belles mosquées de l’Inde; on vante ses denx hants minarets, la grande place qui l’environne et le superbe mausolée de ce monarque, qui en est tout près; la mosquée de Sadja’at-khan, moins magnifique mais ‘plus élégante que la précédente ; la 2nosquée dite d'ivoire à cause de ses nombreux ornemens en cette matière, ainsi que d’autres en argent et en nacre. Ahmedabad a beaucoup souffert par le tremblement de terre de 1810. On croit que sa population dépasse actuellement 100,000 Ames. sh,

Dans ses environs immédiats on trouve : le KoxaniA (Kokarea), joli pelit lac d'environ. un mille de circonférence, bordé. tout autour. de pierres de taille et de grands escaliers; on y arrive

par quatre entrées magnifiques; au milieu il y.

a une ile sur laquelle on voit un palais qui tombe en ruines, environné de jardins qu'on laisse dépérir, CnAn BAC (le jardin royal), palais magaifique, bâti par l’empereur Chàb-djihän lors-

gil etait vice-roi du Guzerate, est encore asses bien conservé, mais ses beaux jardins sont pres-

que enlièrement détruits. SEnKAzr, remarquable

ASIE

pr sa grande mosquée , bâlie exactement sur modèle de celle de la Mecque. à Plus loin et dans un rayon de 87 milles on trouve: Kala, jolie ville, tres importante par le voisinage d'un des principaux cantounemiens de l'armée anglaise ; elle possède un beau temple djaïn avec un college de ces seclaires. KamBAta, grande ville, très ue, résidence d'un nabab dont l'autorité est presque nulle, et tributaire des Anglais. Des rues désertes, des mosquées qui s’ t, des palais qui tombeal en ruines rappellent encore son ancienne: splendeur et l'instabilité des choses humaines. Le darbdr ou

le palais du nabab, et la Nemd' mesdjid ou

la uée principale, sont de beaux édifices assez conservés. On y voit aussi ua beau temple souterrain de la secte des Djaïnas, remarquable surtout par le grand nombre de statues qu'il contient. La retraite de la mer et l'atterrissement de son port qui était le grand débouché d'Ahmedabäd, ainsi que la ruine de son commerce ont tellement diminué son immense population qu'on ne l'estime. plus qu'à 80,000 Ames. à

Parmi les villes les plus remarquables qui appartiennent à la présidence de Bombay nous nommerons les suivantes :

Dans la province d’Avrangdbéd .

AnxEonacan (Ahmednuggur), grande ville, moderne, très déchue, jadis capitale du royaume mahométan de ce nom; sa grande et forte citadelle, ses fortifications et sa position lui donnent encore une grande importance sous le rapport militaire. Dans ses environs immédiats on voit d'un côté le vaste et massif palais des sultans d'Almednagar et de l’autre le mau- 8 de Sdlabat Meng, situé sur une mon-

gne. ;

Dans la province de Bedjapour : BsosAPOUR Ou Vizapour, jadis capitale du puissant royaume mahométan de ce nom et une des plus grandes et des plus belles métropoles de l'Inde, n'offre plus qu'un vaste espace parsemé de ruines au milieu desquelles, suivant l'expression de M. Mackintosh, s'élèvent encore quelques beaux bêtimens qui attestent la splendeur de la Pa/myré du Dekkan. Une très petite partie de la ville seulement est habitée; le reste est désert quoiqu'ilsubsiste un grand nombre de bâtimens assez bien conservés pour offrir un logement commode. Les principaux édifices qui méritent d’être mentionnés sont: le Makbara ou le mausolée du sultan Mohamed-châh; sa construction dura 42 aus: ilest surmonté par une coupole, dont le diamètre. n’est que de 10 pieds plus petit que celui de la coupole de St-Pierre à Rome; on y remarque un écho que les Anglais disent être aussi parfait que celui produit par la galerie sonore de la coupole de St-Paul à Londres; quatre beaux minarets de forme octogone s'élèvent à 140 pieds anglais aux quatre coins de ce magnique édifice, dont la mosquée qui en dépend n'est pas une des moins belles parties. La Djemd’ mesdſid ou mosquée principale, dont le beau

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„ et tributaire Ve mosquées qui ombent en ruines ane: splendeur et ned. Le darbér ou jemd’ mesdiid ou | de beaux édifices voit aussi un beau ‘grand nombre de traite de la mer et qui était le grand si que la ruine de à diminué son im- , l'estime plus qu'à

us remarquables résidence de Bomxs suivantes :

» Ayrangdbéd :

9, grande ville, moapitale du royaume grande et forte cisa position Le don-

rtance sous le rap- "environs immédiats et massif palais des t de l'autre le mausitué sur une mon-

Bedjapour : Beo- Ac du puissant nom et une des plus métropoles de l'Inde, ce parsemé de ruines want l'expression de neore quelques beaux splendeur de la Fal-

petite partie de la ez le reste est desert d nombre 0

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do qui méritent Makbara ou le mauchan; sa construction par une coupole, dont Lo pieds plus petit que Pierre à Rome; on es Anglais disent être roduit par la galerie Paul à Londres; quatre e octogonr s'élèvent à tre coins de ce magniée qui en dépend n est s parties. La Demd incipale, dont le beau

e 11, Qu lon peut comparer du su L , que l'on peut rer aux magaifiques bâtimens de ce Tate de l'Inde Septentrionsle. Toutes les faces extérieures de cebeau monument sont recouvertes d'inscriptions du Corar, sculptées avec le plus grand art, formant pe leur disposition aussi belle que variée, une infinite d’ôrnemens ; on pourrait presque dire que cet édifice ressemble à une belle page d'un des plus beaux et des plus riches manuscrits arabes; on prétend que tout le Coran y est sculpté. Biswacan (Bijanagur) , une des plus grandes et des plus belles villes de l'Asie lorsque dans les 11 et xv° siècles.elle était la capitale du puissant royaume de ce nom, qui embrassait toute la partie méridionale de la péninsule et dont dépendaient ceux de Tandjore et de Madoura; quelquefois on Tappelait royaume de Narsinga, du nom dela dynastie régnante. La Toumbâddräh sé en deux parties distinctes les vastes ruines de Bisnagar ; cellès qui restent au nord portent le nom d“ 4nnagoundy; celles qui sont au sud forment Bisnag ar proprement dit. Les restes imposans de celte ville célèbre dépassent en étendue et en grandiose ceux de toute autre ville hindoue depuis Himalaya jusqu’au cap Komorin. Ce sont surtout la matière de ces édificeset les dimensions colossales des pierres employées dans leur construction, qui les distinguent de tous les sutres monumens de l'Inde. Ses énormes murailles sont encore debout; les rochers le long du flerse sont recouverts d'innombrables scu/plures représentant des sujets de la mythologie brahmanique; ses rues désertes sont pavées d' immenses blocs de granit; on en voit une de près d'un mille de long sur 100 pieds de large, toute bordée de colonnades. Parmi ses édifices les plus remarquables qui subsistent encore, on doit citer surtout le grand temple de Mahädeva, desservi par des Brahmanes; sa face pyrainidale à dix élages a 160 pieds de laut ; le grand temple de Krichna; celui plus petit dédié à Ganesa, avec une statue colossale de ce Dieu ; le temple de Rama, remarquable par ses sculptures mythologiques d'un travail exquis; et celui” de Moba qui les surpasse tous pour l'étendue , l'exécution et la beïle conservation; cet bun groupe magnifique composé d’un temple principal, de quatre grands

tchioultris ou auberges pour les pélerins et dc.

plusieurs petites pagodes , le tout enfermé dans une enceinte murée de 400 pieds de long sur 200 de large; tous ces bâtimens sont couverts de sculptures mythologiques d'une exécution parfaite. Annagoundy offre moins de restes remar-

quables, ais aussi c’est la seule partie de la

ville qui contienne des habitans; elle dépend immédiatement d'un radja qui est le descendant des puissans souverains de Narsinga; il réside ordinairement à Kamlapour, très petite ville située dans l’ancienne banlieue de cette immense meétropole, à laquelle le voyageur César

Frederick donnait 26 milles de circonférence. On doit remarquer que ce prince est plutôt un

grand propriétaire qu'un souverain tributaire et

È vassal des Anglais,

——— ces

Visiavaouc, très petite ville, im

per son port, regardé comme le meil de toute la côte occidentale après celui de Bombay.

Ce serait sortir des bornes de cet ouvrage que de vouloir. décrire toutes les plus grandes villes appartenant aux états qui sont sous la protection de la Compagnie - Anglaise. Nous nous bornerons à donner la description abrézée de ceiles seulement qui offrent une grande population ou. un plus grand nombre de monumens remarquables, en renvoyant pour les autres aux indica données aux 781 et 732 dans le tableau des divisions administratives et politiques de celte partie de l'Asie. :

Dans le royaume d’Aoudh(Oude; on trouve: LUCKNOW, très grande ville, située sur la rive droite du Coum enpitale du royaume depuis 1776. se Fa de trois quartiers entièrement différens. La Cite proprement dite ou l’ancienne ville; elle est mal bâtie quoique très peuplée: Le Nouveau 9 7 presque entièrement construit pendant le règne de Sa'adet-Ali le dernier nabab. Il s’étend'le long du Goumiy, et il offre dans ses différentes constructions une véritable ville anglaise, soit dans l’architecture extérieure des maisons, soit dans leur ameublement. C’est dans le centre de ce beau quartier qu'on trouve un magnifique marché et la résidence royale nommée Farrâboukch. L'architecture de ce bâtiment. n’offre rien de remarquable ; mais il se distingue par son étendue, par ses décorations et par son beau parc. Le froisième quartier, séparé du précédent par un misérable bazar, se compose principalement de balimens religieux construits par le nabab.Asaf-ed- Daulah 179 6 — ses prédécesseurs. Ce sont tous des édifices dans le genre moresque, parmi lesquels on distingue Iman Barrahavec sa belle mosquée , qui comprend la mosquée prineipale et le tomeau de son fondateur Asaf-ed-Daulah :

le palais commencé par Sa’adet-Ali et resté encore inachevé ; le Daulei- Za · nan ; le Hossein-Bâgh ; le Sangi- Da-

lâm et quelques autres palais; lord Valentia et l’évêque Heber regardent l’ensemble offert par les édifices de l’linam Barrah comme le plus beau morceau d'architecture de l’inde, soit par l’har-

monie des proportions, soit par la beauté

des matériaux et la finesse du travail.

Deux ponts dont un en pierre, traversent le Goutmy. Lucknow e aussi une ménagerie très bien fournie quoique encore plus mal disposée que celle de Barrukpour. On croit que sa population dépasse 300,000 âmes. Un des traits remarquables de cette capitale est la m.

titude d'éléphans qu'on y voit.’ Une quantité prodigieuse appartient au roi ; tes nobles et les gens riches en ont autant que leurs moyéns le leur permettent.

Dans les cortèges royaux, dans les fêtes, dans les occasions . » ces animaux se montrent en foule, tout couverts des draperies les plus riches et les plus magnitiques. Nous rappellerons que depuis la chute définitive de l’empire du grand-mogol, la cour de Lucknow doit ètre regardée comme la plus brillante et la 485 magnifique de l' Inde. Le roi actuel possède une riche bibliothèque; et son père a publié à ses frais un ouvrage magnifique en plusieurs volumes in-fulio, offrant le dictionnaire, la grammaire et un système complet de grammaire et de rhétorique en persan. 5

Dans ses environs immédiats on volt Cons lanca, magnihque palais où demeurait le résident Claude Martine; on pretend que sa construction a coûté à ce général 150,000 livres sterling. On ne doit pas oublier FrizÂsÂn, ville encore très grande et très peuplée , -quoiqu'elle soit bien déchue depuis qu'elle a cessé d'etre la capitale du royaume. On y voit les restes du palais royal et de la forteresse. 5

Dans le royaume du Dekkan ou du i dz am, on trouve : HaïnenAsÂn (Hyderabad), capitale du ro aume et de la province de ce nom, située à la droite du Mousah (Moossy), grande ville, dont la population est estimée au-delà de 200,000 Ames, y compris celle de ses vastes fauboërgs. Le palais où réside le souverain, qui a le titre de Nidzam (Nizam), celui qu'il a fait bâtir pour loger le résident anglais et la mosquée dite de la Mecque sont avec quelques tombeaux les bâtimens les plus remarquables.

Dans ses environs immédiats est Située GoLconpe, jadis capitale du royaume de Tellingana; ses fortifications ont joué un grand rôle dans l'histoire de l'Inde, et ses prétendues mines de diamant, dont nous avons parlé à la page 659, Pont rendue célèbre dans tout l'Orient. Depuis longtemps elle est très déchue ; elle sert de prison d'état aûx personnes qui déplaisent au Niddam.

Plus loin à la distance de 66 milles vers le nord-

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ouest on trouve : Brun (Beeder}, grande ville, très déchue, jadis capitale d'un des cinq royaumes mahométans de l’inde , remarquable par Fensemble pittoresque qu'offrent ses superbes mausolées, ses mosquées qui tombent en ruines et ses palais délabrés. L'auteur des Sketches in India dit que le mausolée de Bareed est un des plus beaux pour ses proportions et pour la richesse de ses ornemens.

A l'extrémité nord-ouest du royaume on voit : AvRANGASAD (Aurungabad), capitale du Dekkan, avant que la résidence fût transférée à Haïderabâd. C'est une grande ville, mais à moitié ruinéc et déserte. Le superbe mausolée de Rabia-Dourâäni , fille d'Avrangzeb, gu.

ressemble un peu au célèbre Tadj-Mahàl et les restes du palais de ce monarqu sont, aveu l'immense bazar d'environ daux milles de long, les édifices ler plus remarquables de cette ville, résidence favorite d’Avrangzeb 1 1 s'est plu à l'agrandir et à l’embellir.. M. Hamilton lui accordait 60,000 habitan$ vers 1825.

Dans un petit rayou de 14 milles on trouve:

DavzerÂnAn, autrefois nommée Dsocuik par les naturels, capitale d'un puissant royaume indien, ville située autour d'un rocher isolé très escarpé et sur le sommet duquel s'élève une citadelle réputée imprenable. Cette: dernière est une des plus grandes curiosités du Dekkan; elle ressemble assez à une ruche de 600 pieds de haut, qui s'élève au milieu de la plaine ; on y voit une énorme colonne haute de 160 pieds anglais. L'empereur Mohamed fit au commencement du xiw' sie-

cle, d'inutiles efforts pour transporter à Davletä-

bad la population de Delhi et en faire ia capitale de ses vastes élats. Rezau (Rowzah), petite ville, remarquable par sa positiomromantique, par les nombreux fombeauzx de saints personnages mahométans situés dans son voisinage, parmi lesquels celui de Bourhdän-ed-din est le plus beau, et celui d'évrangzeb le plus simple, comme aussi par la salubrité de son climat: cette dernière circonstance y ailire plusieurs Anglais de Bombay, qui viennent y rétablir leur santé.

ELonA, petit village près duquel on voit plusieurs temples tailles dans une montagne de granit, qui surpassent en grandeur et en perfection de travail tout ce que l’inde offre de mieux!

dans ce genre; ils rivalisent mème avec les

étonnantes constructions des anciens Egyptiens. Selon M. Erskine, ces excavations peuvent ètre rangées en trois classes : celles du nord, qui paraissent devoir être attribuées à des Bouddhistes ou mieux encore à des Djaïnas; celles du milieu, parmi lesquelles on trouve le grand temple de Kaïlas, sont incontestablement brahmaniques; les méridionales doivent être attribuées à des Bouddhistes. Les sculptures innombrables, les frises, les colonnes, les chapelles presque suspendues en Fair, tout y respire un goût tres

) nde ville, PA res royau- \arquable par Fenes superbes maubent en ruines et des Sketches in le Bereed est un ortions et pour la

st du royaume (Aurungabad), nt que la résiaiderabäd. C'est à moitié ruinéc ausolée 55 Ra- Avrangzeb, qt.

bre Ta Mani je ce monarqu bazar d'enviles édifices ler cette ville, reeb qui s’est plu ſir. N. Hamilton itan$ vers 1825.

4 milles on trouve:

mée Drocuia par les antroyaumeindien , er isolé tres escarpé élève une citadelle lernière est une des ekkan; elle ressem- ) pieds de haut, qui on y voit uneénords anglais. L'empencement du x1v°siensporter à Davletäen faire la capitale owzab), petite ville, romantique, par les ats personnages mapisinage, parmi les din est le plus beau, jus simple, comme n climat; cette derplusieurs Anglais de blir leur santé.

duquel on voit plus une montagne de udeur et en perfeceinde offre de mieux

des anciens Egypes excavations peusses : celles du nord, tribuées à des Bouds Djaïnas; celles du trouve le grand tem-

blement brahmauient ètre attribuées à

res innombrables, s chapelles presque respire un goût très

nt mème avec les

reffiné.et atteste un travail immense. Le alla. ou A'aylas surtout, qui a excité l'admiration et co pre ceux qui ar visité, est = v forme conique, de 100 pieds hout et de 600 de circonférence , séparé s montagnes voisines par un espace de 3. nieds de long sur 150 de large, environné d'une colonnade aui soutient d'autres chambres. Toutes ces étonnantesexcavations du Kaïlas, avec ses cinq chapelles, ses vastes portiques . etc. , sont supportés sur le dos d'éléphans et de Ligres ou griffons sculptés alteraativement. Tout l'intérieur du temple principal, ainsi que la colonnade qui l'environne et toutes les parties accessoires sont couverts d'innombrables sculptures, offrant en quelque sorte Le pr de toutes les divinités du brahmanisme.

Dans le royaume de Nagpour nous nommerons : Nadroun, sur les

bords du Nag, capitale du royaume ma-

haratte de ce nom. Quoique grande, et résidence du bAhounsla (bhoonsia) depuis 1740, époque où elle n’était qu’un simple village, cette ville n’offre aucun bâtiment vraiment remarquable, Le palais royal ne se distingue que par son éléndue. Ses rues sont tortucuses et étroites et ses maisons assez mal bâties. En 1825 elle comptait 115,000 habitans.

Dans le royaume de Baroda , qu'on N aussi nommer roa ume de Guerate, parce qu'une grande partie, de cette vaste province lui appartient, nousnommerons : BARODA, grande ville située au milieu d’un territoire riche et bien cultivé. C’est la capitale de tous les pe s soumis à Sydji Rau, le chef actuel de la célèbre famille mabharatte Guikowär. Les objets les plus remarquables qu'oſſrent cette ville et ses environs sont |: palais du roi, quelques

agodes et ne hôpitaux , ainsi que

e pont sur le Viswamitra, le seul qu’on trouve, selon M. Hamilton, dans le Guzerate, et les grandes et belles citernes.

Baroda a beaucoup souffert par le tremblement de terre de 1819. On croit que sa population dépasse 100,000 âmes.

A 20 milles au nord-est de Baroda s'élève au milieu de la plaine , une montagne d'environ 2500 pieds anglais de haut, sur le sommet de laquelle est située la forteresse de TcnauPânin (Chümpaneer) ou Powäncnan ; elle n'est accessible que d'un seul côté fortifié par cinq rangs de murailles et est abondamment pourvue d'eau. Elle passe pour imprenable, quoique les Anglais l'aient prise en 1803. Dans sa partie Ia plus élevée est un ancien temple dédié à la déesse: Kuli, auquel on monte par*240 marches. La population environnante

se compose principalementde Bhilis(Bheels), peu-

7e plade remarquable par ses mœurs et 2 A l'extrémité oct du Guzerate, et dns le distriet d'Okämandel, dont les féroces habi- Lans depuis la plus haute antiquité ont exercé la ir en 1816, époque à laquelle les rent leurs e on trouve :

Dwanana . très petite ville, importante par son temple visité annuellement per plus de 15,000 Félerins : c'est au dieu -Ranichor auquel il est consacré qu'appartenaient plusieurs vaisseaux armés en course, ainsi qu'une partie du butin fait par ses forbans. À

Les autres états médiats offrent tous des villes beaucoup plus petites les capitales que nous venons de détrire; mais quelques-unes denne elles sont trop importantes sous plus d’un rapport pour être passées sous silence. Voici les plus remarquables; nous les indiquons d’après les étatsauxquelselles appartien- 2 et en suivant les anciennes provinces. 8

Dans la vaste province de Guserate.

divisée entre plusieurs petits états tributaires ou des Anglais oudu royaume de Baroda, nousnommerons: Noanacan (Noanagur), assez grande ville, située non loin de la côte nord-ouest de la péninsule ; c'est la résidence du d/am de ce nom, regardé comme le plus puissant de ces petits princes. Pounsannen (Poorbunder) , assez grande ville située vers le milieu de la côte méridionale de la péninsule, importante par son port et son commerce florissant; c'est la capitale du petit état de son nom; sa population peut s'élever à 80,000 Ames. Parran-s0uNÂTa (Puttansomnauth),. petite ville, renommée dans toute l'Inde par son temple bâti sur l'emplacement de l'ancien, détruit par le célèbre conquérant Mahmoud; ce temple élai® d'une richesse prodigieuse les 56 piliers qui svpportaient le toit de la partie principale étaient recouverts de plaques d’or ornées de pierres. p ; plusieurs milliers de petites statues en or et en argent de formes et de dimensions différentes étaient W nr tout autour ; au milieu s'élevait une idole gigantesque, dans l'intérieur de laquelle les prêtres avaient caché ene quantité immense de pierres précieuses; une chaine d'or massif du poids de 40 mand (maund), servait à faire mouvoir une cloche pour appeler les fidèles à la prière. Deux mille brah-

mes desservaient ce lemple magnifique auquel

appartenaient aussi 500 danseuses et 300 musisiens. On prétend que le butin enlevé par Mahmoud s'éleva à 20,000,000 de dinars d’or, équivalant selon Price au moins 1 9,166,666 hvres sterling ou à 251,666,650 francs. Le Lemple moderne, qui n’a rien de remarquable, est encore un des pélerinages les plus renommés de l'Inde.

Dans le K ate (Cutch), dont les habitans sont tres adonnés à la navigation et prétendent avoir enseigné aux Arabes l'art de construire et de guider les vaisseaux, on trouve Buoups (Bo@, ou Bhoaÿ), assez grande ville environnee de jar-

; Der —— par leurs dimensions

surtout — mausolée de

d'ehaque angle f J à le statue a chaque ya qui se sont brûlées avec lui; le capitaine Macmurdo le regarde comme un des plus beaux numens de Finde. Le tremblement de terre 1819 a mine une grande partie de cette ville quelle en 1818 on accoréait 20,000 habitans. El est la résideace d'un prince dont relèvent les petits qui se partagent le sol de cette province, Les Anglais, auxquels il paie un tribut y tiennent une garnison. Mann avis. importante par son port et par son commerce; c'est la ville la plus grande et la plus peuplée de tout l'état; en 1818 on estimait sa population à:35,000 âmes, Dons la vaste province d’'Adjmir(4jmeer) dite aussi dre À role à née deause des principautés Radjepoutes entre lesquelles ello est partagée, on trouve: Onzyroun, assez grande ville, située près d'un lac; c'est la capitale de la principauté de ce nom, dont le souverain porte le litre de rana quoique moins puissant que ceux de Djoudpour et de Djeypour; il est regardé cependant comme le premier de tous les Radjepoutes par la noblesse de la tribu dont il descend ; les

palais en marbre et les jardins du prince sont

remarquables par leur architecture et par leurs belles décorations. Temironzx, jadis capitale de cet état, renommée dans toute l'inde par sa position sur une colline isolée, et par ses vastes fortifications qui en fontune des plus fortes places de cette région; on admire surtout la pce “+ principale , ancien travail des Hindous que . Compare aux Constructions égyptiennes. Parmi ses temples , dont plusieurs sonttrès anciens et tous remarquables: par leur construction, on doit citer surtout celui de la déesse Kali et deux autres en forme de tour dédiés à Siva; le plus grand de ces derniers, qui est le mieux conservé, a environ 115 pieds de haut et neuf étages tous recouverts de marbres et remplis de sculptures d'un beau travail. On ne doit pas oublier le vaste élang taille dans le roc et environné de petits temples. HE Dsevroun , bâtie en 1725 par le radja Djela-Sing, si célèbre dans l'Inde par son savoir dans l’astronomie et pour les observatoires qu'il construisit, non - seulement dans cette ville, mais aussi à Mattrà, Delhi, Benares et Oudijeln, dont ia fondation est attribuée à tort à Akbar. Djeypour est, selon Heber, une des plus belles villes de l'Inde, tant par la régularité de ses rues que par la beauté de ses édifices publics el particuliers. Les maisons sont en pierre, à trois et quatre étages, et recouvertes d'un beau stuc qui imite le marbre ; plusieurs ont leurs façades peintes à fresque. Le palais: du prince, qui se développe devant une vaste place, représente par son architecture la queue d'un paon; les vitrages coloriés de ses fenétres imitent les yeux des plumes de cet oiseau, Tout pres s'élève une belle tour ou minaret den-

bouché principal de opium du Maloua (Malwa).

Nacowz, ville importante par ses fabriques de laiton et de fer, et par o population qu'on estime à 40,000 Ames. Minra ('feerta), ville très déchue, mais renommée

dinaire, et dont l

20,000 âmes. DiauLORE (Jallore), la plus forte place de l'étai, avec 16,000 habitans. Siouannov (Seewanau), place forte, beaucoup plus petite et de moindre’ importance. T les villes que nous venons de nommer sont lieux des districts qui en prennent le nom. ,

Les villes principales des autres états Radjeper sont: Koran, assez grande et belle ville, ndustrieuse et commerçante, capitale de l'état de ce nom, qui, de nos jours, est devenu un des plus puissans de la confédération des Radjepoutes, C'est sur le territoire de cet état qu'en 4820 on acommencé à construire sur la Barkandià, un pont d'environ 1000 pieds de long, qui sera un des plus beaux de l'Inde, Bikanin (Beekaueer:, ville de médiocre étendue , capitale de l'état de ce nom; c'est une véritable oasis dans le désert de l'Adjmtr; on y voit un puis de 300 pieds de profondeur et de 20 de diamètre, Tou, petite ville remarquable en ce qu'elle est devenue depuis quelques années la résidence d'Amir-khan; · ce turbulent chef des Pindarries s’y est établi dans un beau palais qu'il a fait bâtir; mais on doit faire observer que Ia ville la plus importante de ses états est Sanonce dans le Malwä.

Dans la province de Madl, on trouve:

Ixvour (Indore), capitale du royaume de ce nom, un des plus puissans de la ci-devant confédéralion des Msharattes. Presque entièrement détruite en 1801 par Sindia, elle a été rebâtie avec une célérité extraordinaire depuis 1818, pendant la régence du sage Tatia Djogh. On peut la ranger parmi les plus belles villes de Plade, quoiqu' elle n'offre aucun batiment remarquable, à l'exception du palais royal bati en granit en 1820, du mausolée de Malhär Rao Holkär, le fondateur de la dynas-

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tie régnante, et celui d 44a-Bnye. Ii ea probable que sa populalion actuelle s'élève au moins à 90,000 âmes. Parmi les villes qui appartiennent à Holkar, nous sommerons : dans la province de Kandeich, Wons , ville presque entièrement

ruinée, mais encore importante ses anciens temples, d'origine djsiaique du il n'en reste plus que 12 des 99 qu'elle tèlépoque de sonten

sa Ces ait taillé, et sont remarquables par leur conservation, par les grands blocs employés dans leur Less et surtout par la de leurs sculptures qui l'emportent, selon quelques auteurs, sur tous les ouvrages du mème genre que l'on voit dans l'Inde.

Borat (Bhopaul), ville demédiocre étendue, capitale de l’état de ce nom, devenu depuis 1819 un des plus puissans purmi ceux de second ordre

dans la con

ces derniers temps comme capitale de la terrible confédération des Pindarries dont le chef était Amir-khan , auquel à la page précédente.) DnAn, grande ville, encore plus déchue

ruines (Mandow,, dont les murailles n'ont pas moins de 28 milles anglais de circonférence ; les restes les plus remarquables de cette ville immense, dont l'arcaitecture est

merons : Maïssoun, assez grande ville, qui s'est beaucoup relevée depuis qu’elle est redevenue la résidence de ses rois; leur palais, situé dans Ia citadelle, est vaste maisirrégulier. Il est probable que sa population ‘dépasse 89,000 Ames. Dans ses environs immédiats on trouve la raison du résident anglais, remarquable par sa position élevée et une immense statue représentant le laureau Nandy, de 16 pieds de haut, morceau

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