‹ Abrégé de géographie [microforme]Chapitre 326 sur 597 · EMPIRE · texte numérisé non relu

EMPIRE

— nee camit

AacaiPez D'Anpawan. D'après les meilleures cartes et sutout d'après celle de l'Inde-Transgangétique de M. Berghaus, qui offre tout ce que l'on sait de plus positif sur cette partie de l'Asie, cet archipel est composé de quatre 1les principales, de huit moindres et d'un grand nombre d'ilots ou rochers. Les trois plus grandes forment la prétendue lle Grande- Andaman des géogranhrs, représentée comme telle par plusieurs cartes publiées en 1832 et 1833 ; l'autre qui est la plus méridionale , est connue sous le nom de Petite-Andaman. Dans la plus seplentrionale des grandes iles, on trouve le beau port Cornwalis, où les Anglais, en 1793, avaient construit un fort qu'ils ont abandonné depuis à cause du mauvais air. Dans une aulre est situé le port de Chatham, où les Anglais avaient fondé une colonie en 1791, qu'ils ont ensuite abandonnée pour aller s’élablir au port Cornwalis. La Petile- Andaman est plus élevée que la grande et bien boiste, mais privée de bons ports. Nous nommerons encore l'ile Barren, déserte, mais remarquable par son volcan. Les habitans de cet Archipel sont des nègres très laids, aussi féroces qu'abrutis.

Aach vs Ninonan (les Frederiksdoerne, ou

Amame

POSITION ASTROROMIQUE, Longitude orientale. Entre 69°.et 141°, Lalilude.

Entre 1s°et 61°. Dans ces calculs on a compris l'ile d’Haï-nan et la partie sep-

tentrionale de celle de Tarrakai ou Tchoka.

cowrzms. Au Nord, le Turkestan, l'Asie Russe et la mer d'Okbotsk; à l’es£, les parties du Grand-Océan nommées mer de d’Okhotsk, mer du Japor., mer Orientale M ct mer de la Chine; au ud, cette mer, À l'empire d’An-nam, le royaume de Siam,

à l'empire Birman, l'empire Anglo-indien et le royanme de Nepal; à l’ouest , la Confédération des Seikhs et le Turkestan.

rows. La position des vastes chaînes de montagnes qui parcourent cet empire donne à ses nombreux fleuves cinq pentes Mifférentes qui les mènent à autant de

mers diverses.

L'OCEAN-GLACIAL-ARCTIQUE reçoit :

L'Os ou Oxy, dont le puissant affluent Irrche nait dans la province de Tarbagataï, ns le gouvernement dn Thian-chan-pe-lou, au ed du grand-Altal, traverse le lac Dzaisang et tre ensuite dans la province d'Omsk dans l’A- Russe.

e INI SsEI, qui est formé par l'union des deux panches nommées OuLou-Keu et Bxl-Kxu, dans

iles de Frédérik des Danois), composé de dix îles principales et d'un grand nombre d'autres beaucoup plus petites disposéesen trois groupes. Leurs habitans, doux et paisibles, ressemblent aux Valais par les formes et par la couleur de leur corps, Dans leur habillement, une petite bande de drap pend derrière eux, ce qui peul-ètre fit croire au Suédois Koeping, marin ignorant, que ces iayulaires avaient une queue, conte absurde, qui, cependant, a été cru par Linné, Buffon et Monboddo. Lesiles principales sont: Grand-Nikobar, qui est la plus grande de tout “Archipel; Pedit-Ni- Kobar ou Sambelong: Katchoul (Katchal) ; Æainorta, où les Autrichiens, en 1778, ont fondé une colonie, qu'ils ont abandonnée depuis; Nancowrry (Noncovery), où les Danois avaient un Etablissement, abandonné depuis plusieurs années à cause du mauvais air; Terressa Chor Ballyr-Malve: Tillantchong Karnikobar, la plus septentrionale, où était l'établissement danois qui a élé le deruier abandonné, On doit ajouter que le gouvernement danois de Tranquebar a euvoyé, en 1832, un petit détache. ment de Cipayes, pour prendre possession de l'ile de Kamorta et s'élablir dans le port de Nancowry.

Adeos.

le pays des Ouriangkaï; après leur jonctiou it prend la dénomination de lémisseien franchissant les montsde Sayansk, sur les confins méridionaux de l’Asie-Russe, Ce grand fleuve reçoit à la droite l'éngarà supérieures laSelinga, qui nait dans les monts Tangnou-Oola, dans le pays des Khalkha, et entre dans le lac Baïkal, peut ètre regardée comme la partie supérieure du cours de ce grand affiuent.

La MER d'OKHOTSK reçoit :

L'Auoun (Sakhalisu-oula, ou He-loung-kiang), qui est formé par la réunion du KawnoëLun avec l'Oxon. Le KuErouzux, nommé, après avoir passé parle lac Kulunnoor, Encouns ou Ancocx pat les Mongols et les Russes, est regardé comme la branche principale; il prend sa source dans. les monts Harka-dabahn, traverse le pays des Khalklia et le lac Kulun et sépare ensuite, sous le nom d’Ancoux, Ia Daourie chinoise de la Daourie russe, LON, nommé CuiLxa après avoir recu 'In god a à sa gauche; il passe par Nertchinsk ; l'Onon est renommé parmi les historiens parce que c’est sur ses rives que naquit Tchingis- Khan, L'Argoun ou Amour traverse ensuite le pays des Mandchoux, en passant par Sakhalien oula-khoton, et 80 jette dans un golfe de la met d'Okhotsk, vis-à-vis l'ile de Tarrakal. Ses principaux affluens sur le territoire chinois, sont: le

Soungari, grossi par le Von ei le Khourkr, et l'Ousouri, à la droite: le Dzinghiri est

son plus grand affluent à la gauche.

La MER DU JAPON reçoit :

Le Toumsn ; qui parcourt la partie septen-

triouale du royaume de Corée ; sou cours est très borné en comparaison de celui des deuves que nous venons de nommer.

La MER ORIENTALE ou TOUNG-Hal et ses branches ivent :

Le Vd, qui nait dans les monts Chanyanslin et parcourt la partie septentrionale du royaume de Corée, dont il est le plus grat d fleuve. Il entre dans la mer Jaune.

Le Liao - uo, qui nait dans les monts Küingkan, traverse, sous le nom de CHaïaxOUREN , une partie dela Mongolie, et, sous celui de Liao-no, le Ching-king; il se jette dansle golfe de Liau-toung, le Phou-hai des Chinois.

Le h- no, qui prend sa source dans les monts Khingkan , traverse une partie de la Mongolie et la province de Tchy-li, et entre dans le Phou-hai, «pres avoir passé non loin de Péking et par ies villes de Toung-tcheou et Thian-tsing. Ses principaux affluens sont: le Tchao-ho, le Sang-Kkan: A et le Hou:tho-ho; et dernier est traversé par le «aval Impérial qui fait communiquer Peking avec le Kiang.

Le Hovaxc-no oule FLruve-Jaune, ainsi nommé à eause de la coeur dorée que lelimon donne à ges eaux. Ses sourires sont dans les mon!s: Koulkoun, dans le pays des Mongoïs au Khoukhounoor, Il y fait de grands détcurs, passe à Lan-tcheou dane ſe Kan:sou, fait un d' 4% immense dans la Mongolie, traverse le Chan- „, Ho- naa, touche le Chan-toung et dans le Kiang-sou entre dans la mer Jaune. Les débordemens de ce fleuve ont occasions, dès la plus haute antiquité, de grands travaux hydrauliques, qui ont été continués ou repris sous le règne des derniers empereurs.

M. Abel Remusal fail observer que l'on a des raisons de croire que l'embouchure du Houang-ho n'était pas jadis où nous la voyons aujourd'hui ; mais que ce fleuve allait porter ses eaux dans le golfe du Liao-toung au Phou-haï en traversant le Chan-toung. Ses principaux affluens à la droite sont: le Ouei-ho, qui traverse le Kan-sou et le Chen-si; il passe près de Singan; et le Hoel - *, qui passe par l'Ho-nan, le Ngan-hoel et Kiang-sou, et traverse le lac Houng-tse. Le Fue nho, qui parcourt le Chan-si, est le principal affluent à la gauche.

Le Gnann-Kaanc (Fleuve par excellence), dit aussi FLeuve-BLeu par nos géographes , nommé à son embouchure YANG-TSU-kIANG (fleuve du tits de l'Océan) par les Chinois; c'est le plus grand

leuve de l'empire. Ii est formé par la reunion de trois branches nommées KiN-CWA-RIANG, Valor - Kind et le Min-xMNa; celte dernière est regardée à tort comme la principale. Mais, sur les traces de M. Klaproth, nous considérerons somme telle le Kin-cna-xianG (rivière à sable d’or), nommée Mounoti-oussou , dans le nordest du Tibet; Bounai-rcnov, dans la province de K'ham dans la mème contrée; Kin-CHA-LIANG, dans le Vun- nan et le Szu-tchhouan , et Ta-rtANG «Grand-Kiang ou grand-fleuve), après sa jonction avec le Tchouan-kiang au Min-kiasg, dans le szu-tchhouan, près de Siu-tcheou. Le Kiang traverse ensuite cette grande province, celle de Houpe, touche celle de Kiang-si, el après avoir coupé

ASIE

celle de Ngan-hoeï et de Kiang-sou, il entre dans la mer Orientale. Ses principaux affiuens , outre leYa-loung-kiang (en libetain Yarloung), qui parcourt la province de K'ham dons le Tibet, et une partie da Ssu-tchhouan en Chine, et le Min-kiang, qui vient du K'ham et traverse le Szu-tchhouan, sont à la droile : “ Men.

qui naît dons les montagoes du Kouei-tchevu, traverse celle province et celle de ou nam, est grossi par le Lo, entre duns le lae c houng tait: el le rge ensuite dans le klang: le Lan, qui prend sa source dans e nunt Wes ing, \reverse le Kiang-a , entre dans le lac heu- yang e“ se rend ensuite daus le Kiens. Les principaux anhnens à la gauche sont: le Aia-ling, qui vient des montagnes du Kan-sou et traverse le Szu-tchkouan; le Han, qui traverse le Chen - si el le Hou- pe.

Le Mu-Mxd ou Ov-Lonnα-n,ꝭẽ ; c'e’ le put grand fleuve du Fou-kian ; il a son embouchure dans le canal de Formose.

La MER DE LA CHINE ct ses branch tecçoivent:

Le Sensanc , appelé Tiauz à 80% embouchure.

formé par la réunion de plusieurs branches. Cesc le plus grand fleuve de la Chine-Méridionale; il parcourt le Kouang-si et le Kouang-toung; le Hong-kiang ou Teien-kiang et le Pe-kiarg sont ses principaux effluens. Le Si-kiang passe par Fo-clian et entre dans le golfe de Canton,

Le Ho-likimg, qui naît dans le Yun-nan, parcourt cette province et entre dans la Tonquin pour se rendre dans le golfe de ce nom.

Le May-saouxc, le T'HALOUEN (Salouen) et l'I- RAOUADDY on Yarou-ZzaANSi0, naissent dans les montagnes du Tibet, arrosent ce pays et le Yunnan, et entrent, le premier dans le Laos, et les deux derniers daus l'empire Birman. Voyez les fleuves de l’Inde-Transgangélique, à la page 768.

Plusieurs fleuves de l’empire Chinois ne se rendent pas à la mer. Nous nous bornerons à citer les suivans comme les principaux de ce genre :

L'Ius; il naît dans les monts Célestes ou Thianchan, traverse la Dzoungarie, passe par Ili ou Gouldja et se jette dans le lac Balkachi.

Le Teuovt sort du lac Temourtou (ferrugineux) dit aussi Touzkoul (salé), situé dans les monts Moussour, traverse ce lac, ainsi que le pays des Kalmuks Torgots, et quitte cette contrée pour entrer dans le Turkestan, où il se jette dans lelac Kaban-koulak. Voyez à la page 716.

Le YankanD-DaRIA, dit aussi Tan et Enenzou-<oL. C'est le plus grand de tous les fleuves de cette espèce que possède l'Asie. Il parait prendre sa source dans le Mouz-tagh, traverse de l’ouest à best tout le Thian-chan-nan-lou, en passant par Yarkand, et aboutit au lac Lob. Selon la carte de M. Klaproth, ses principaux affluens sont: à la droite, la rivière de Kholan; à la gauche, la rivière de KhachKar, la rivière d'Aksou, le Moussour et le Kaidou,

maLiGIow, La très grande masse des ha-

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