EMPIRE
vernies, rouges, jaunes, bleues, vertes et vioteties, figurant des dessins agréables , leurs es- +aliers rustiques, composés de rochers, les font ressemiler à des palais de fées. Le cèdre, la brique et le marbre ont servi à leur construction. Du centre d'un lac, d'une demi-lieue de diamètre en tous sens, s'élève une lle de rochers qui soutient ua palais d'une beauté que le goût européen meme est forcé d'admirer; il renſerme plus de vent chambres et salons. De ce palais la vue se promène sur les bords du lac, où l'art s'est épuisé à des édifices et à des imitations de la nature qui produisent des eff:ts les plus pittoresques. Sur la MONTAGNF DE THIAN-CHEOU, à environ 11 milles au nord de Peking, se trouvent les treize mausolées des empereurs de la dynatie des Ming. Le père Roux, qui les a visités en 1787 , dit que cinq jours sufliraient à peine pour les bien examiner. On y admiresurtout une grande salle, dont les colonnes, de bois de nanmou et d'une seule pièce chacune, ont 60 pieds chinois de haut et 10 de circonférence. La salle dite de Young-lo a 180 pieds chinois de long sur 83 de large.
Beaucoup plus loin, dans un rayon d'environ 100 milles, on trouve: TIN-Tsin, ville immense, situéesur le Pel-ho; son commerce avec l'intérieur de l'empire dépasse celui de Canton, et sa population pourrait bien etre égale à celle de celte dernière ville ; c'est le grand entrepôt du sel, dont on y voit des masses énormes, ainsi qu'à TAkou, gros village, placé beaucoup plus bas. Tcnanc- KkiA-KHEOU(en mogolKhaigan), petite ville du département de Siuan-hoa , forte et très peuplée, remarquable parson commerce et plus encore par le voisinage de la grande-muraille qui forme une partie même de son enceinte. Ce monument, qui est peut-être le plus grand ouvrage exécuté parla main des hommes, existe depuis environ vingt siècles. Sur une longueur de plus 1300 milles, depuis l'extrémité occidentale du Chen-si jusqu’à l'extrémité orientale du Tchy-li, cerempartextraordinaire passe sur de hautes montagnes et traverse des vallées profondes. ii est composé de deux murs parallèles; l'intervalle en est rempli de terre et de gravier. Les fondations consistent en grandes pierres brutes; le reste du mur est en briques. Sa hauteur est de 24 pieds, son épaisseur denviron 13. Des tours, dans lesquelles se trouvent beaucoup de canons en fonte, s'élèvent à 100 pas à-peu-près l'une de l’autre. Inabordable pour la cavalerie des belliqueux nomades de l’Asie..Centrale, cette immense muraille n'a pas élé assez forte pour arrêter les conquérans qui ont envahi plusieurs fois la Chine. TcumiNG-TE-TCHECU (Jeho), enn impérial , situé au-delà de la grande murale, dans la partie de la Mongolie réunie à la gr ide province du Tehy-li. II a été bâti en 1793, sur e plan du palais de Peking, pour servir de pied-àterre # Vempereür, pendant la saison de la chasse. r us connaisseur du 40 plus éclairé, lord Macartne ; fs offrent,
it cet ambassadeur , une succession de tableaux 1 le sublime domine et la gaité met +: moñie l'ensemble du paysage ; les cabinets,
en e les pavillon les pagodes sont parfaits dans leur
LE
genre : les uns d'une simplicité élégante, les autres superbement décorés ; ils ornent toujours la partie du jardin où ils sont, tandis que tout autre la défigurerait. Ce chatezu est bien distribué et tout y est simple et unalogue aux localités. Parmi ses nombreux temples, on doit mentionner le Phou-tho-tsoung-ching-miao, au nord du chàteau, construit en 1770 sur le modèle de celui de Botala, auquel on prétend qu'it ne cède rien en magnificence. On y voit 500 statues dorées représentant des lamas morts en odeur de sainteté et auxquels on a donne les attitudes contraintes et pénibles qu'ils s'étaient imposées pendant leur vie.
Resserré par l’espace, nous nous bornerons à décrire quelques-unes seulement des villes les plus remarquables qu'oſſrent la Chine press dite, le Tibet, le Boutan la Boukharie et la Dzoungarie, parce qui nous semble que ce sont les pays qui inspirent le plus d’intérèt. Dans leur description on a suivi l’ordre adopté dans le tableau des divisions administratives, auquel nous renvoyons pour tout ce qui concerne les villes principales des autres parties de l’empire Chinois. Voyez aux pages 777 à 781.
Dans le Chen-si, nous nommerons 81A (Singan), située sur le #el-ho;: c'est une des plus grandes villes de la Chine. On loue surtout quatre de ses porter, qui sont magnifiques et d'une hauteur extraordinaire , ainsi que les trois ponts sur lesquels on passe la rivière. C'est une des places fortes de l'empire, et sa garnison est toujours très nombreuse. On ne sait rien de positif sur sa population, qui pourrait bien s'élever au-delà de 300,000 âmes. Nous ferons observer que cette ville possède une collection d'anciens monumens, parmi lesquels on distingue une copie authentique de l'éxscription de Tu, dont original est gravé sur une montagne près des sources du Houang-ho ; elle est destinée à transmettre à la postérité les immenses travaux par lesquels Yu, ministre d'Yao, et après lui le fondateur de la dynastie des Hia, vers l'an 2200 avant l’ère chrétienne, ouvrit un libre cours aux eaux du fleuve Jaune et de plusieurs autres grands courans, qui auparavaut inondaient la plus grande partie du territoire chinois et le menagaient᷑ d'une submersion totale. M. Klaproth a publié une nouvelle interprétation de ce monument, accompagnée d’un commentaire critique. C'est aussi près de Si- an qu'en 1625, en creusant les ſondemens d'une maison, on trouva une table de marbre avec une inscription en caractères chinois, des mots syriaques et une croix gravée au-dessus. Ce monument se rapporte au christianisme introduit dans la Chine par les nestoriens venus de Perse et de Syrie l'an 635 de Jésus-Christ,
Dans le Kouang- loung, nous citerons Canrox, situé entre le Tchu-kiang, nommé Tigre par les Européens, et le Pe-kiang ou Tchhing bang, très grande ville défendue par cinq forts
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et par une muraille sur ons quelques canons. Comme ng, Singan et autres villes de la Chine, elle est partagée en deux parties distinctes et par une muraille; on les somme la Fille-Chinoise ei la Fille-Tatare. Lesrues de Canton sont bien alignées, pavées et ordinairement très propres, mais très étroites. Les maisons n'ont qu'un etage et sont bâties en briques; clles ont deux ou trois cours, sur lesuelles donnent les magasias et les appartemens
s femmes. Toutes les rues sont bordées de boutiques; plusieurs ne sont affectées qu’à une seule espèce d'ouvriers ou de marchands. Les plus beaux édifices de Canton sont les temples, t plusieurs sont richement ornés de statues et d' ares de triomphe , et les maisons des Ru Ces dernières sont toutes sur une même ligae, dans le faubourg méridional, sur le bord du Tchukiang ; on les appelle Chy-san-hang ou les treize comptoirs. Elles sont belles et construites avec goût, co qui contraste d'une manière frappante avec celles des Chinois. Sur un espace denviron cinq milles , le Tchu-kiang, à Canton, resseinble à une ville immense composée de navires de toute grandeur rangés en lignes parallèles, entre lesquels il ne reste qu'un passage très étroit pour les vaisseaux. Chaque propriétaire de ces embarcations qu'on porte à 10,000 y habite avec toute r1 famille, qui ne vient 1778 jamais à terre. II y a des auberges et res · taurans comme sur la terre ferme; les innombrables lampes de différentes couleurs qui éciairent toutes e bsrques pendant la nuit, forwent un coup-d'œil magaiâque. Le terrible incendie du 1°" novembre 1823 a consumé 10,000 maisons et tous les comptoirs étrangers; mais cet immense désastre était déjà entièrement réparé en 1824. Nous avons vu ailleurs importance et l'étendue du commerce de cette ville , qui, sous ce rapport, tient une des premières places parmi les villes les plus commerçantes de l'Asie. Dans ces dernières années on y a publié deux guzettes ânglaises et un aimanach anglais-chinois, rempli de renseignemens utiles et pratiques. M. Gutzlaff y publie. aussi depuis quelque temps un Journal en chinois, quiest déjà répandu dans les principales villes de l'empire et qui est de la plus haute importance pour la géographie de ces contréeséluignées. Sans adopter les calculs exagérés des missionnaires, qui portent la pupalation de Canton à 1,500.000 âmes, et sans admettre les estimations évidemment trup basses de Cook et de Malte-Brun, nous croyons qu'on pourrait accorder à cette ville 500, 000 habitans, sans crainte de s'éloigner beaucoup de la vérité, Dans : :avirons de Canton on trouve: Houang-phou (Whampou), avec un port, où sont les dauanes pour les navires européens qui ne remogient pas le Tchukiang plus haut et restent à l'ancre. Fou-chan bourg immense, bien bâti et très industrieux , dont la population, estimée à un million par les missionnaires, ne s'éleverait qu’à 200,000 âmes selon M. Deguignes. On y fabrique une immense quantité d'étoffes de soie et de coton, et une infinité d'articles en cuivre, fér et acier; il posséde aussi de grandes raffineries de sucre et
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des manufactures de porcelaine, C'est le siège d'un commerce ; il nous parait e
9 ce a n'est pas nepos a un million bitaus. Plus loin sur une ile est Macao, que nous décrirons dansl'Asie Portugaise. ada Lin- ting, entrepôt du commerce inierloppe de l’opium, devenu de nos jours le principal article des importations des Européens dans la Chine.
Dans le Fou-kiang on trouve: Fov-vcunor.
sur le Si-ho , non loin de son embouchure. C'est une des villes les plus grandes et des plus peuplées de la Chine, aussi remarquable par son grand commerce que par son industrie ei par la mullitude de lettres dont elle est le séjour ordinaire. Parmi ses constructions les plus remarquables, on doit surtout mentionner le grand pont sur lequel, dans un de ses faubourgs, on passe le Tchang au-dessous de son coufluent avec le Si-ho: il est tout construit en pierres blanches, orné d'une double balusfrade sur toute sa longueur, et ne compte pas moins de cent arches : c'est sans contredit un des plus grands o plus beaux ponts du monde. Siouen-Tonxou, grande ville, bien bâtie, remarquable par ses beaux édifices publics, ainsi que par l'activité de son commerce. Dans ses environs, près de la wille de Ho-yang, nn admire un vont qui est seut-étre le ont en pierre le plus long qui existe, Le père Martini, qui d'a décrit, dif que la partie principale consiste en plus de 300 piliers. II n'a point d arches. Cinq pierres, chacune de la longueur de 18 pas ordinaires, occupent l'intervalle entre chaque pilier. Il est construiten pierres noirâtres, avec des gardefous ornés de lions de la même pierre. Hiauen (Amoy, Emouy) , grande ville populeuse, dont les habitans sont très adonnés au commerce et à la navigation et possèdent un grand nombre de grandes jonques ou navires chinois; c'est le grand entrepôt commercial du Fou-kian.
Dans le The-kiang, on trouve Hanc-rcuzou, sur le Thsian-thang et sur le las Si-hou, ville tres grande, très commersante et industrieuse, avec des fortifications, une nombreuse garnison, un port et peut-être 600 à 700, 900 habitans. Ses rues sent larges et pavées. Parmi ses monumens, on remarque quatre grandes {ours à neuf étages, et plusieurs arcs de triomphe. Nous rappellerons que celte ville est la fameuse Kinzaï (King szu) de Marco-Polo, la capitale de l'empire des Song ou de la Chine-Méridionale. A quelques milles à best était la ville de Can/fou du mème voyageur , où les Arabes faisaient un commerce maritime très considérable dans le ix“ siècle. Robeds et d'autres ont conjecturé qu'il s'agissait de ia ville de Canton; mais M. Klaproth a dé montré la véritable position de Canfou. Son port estcomblé et la ville n'existe. plus. Dans le lac Sihou, qui s'étend à l'ouest de la ville, il y a trois ilots sur lesquels s'élèvent des temples, des arcs de triomphe, des maisons de plaisance et ur palais de l'empereur. Ninco, ville grande el populeuse que MM. Marsden et Zurla ont cru à tort correspondre au Canſou de Marco-Polo, qui était situé à l'embouchure du Thsiang-thang
sine, C'est le siège
trouve: Fou-rcunov, na embouchure. C'est
ar toute sa longueur, cent arches : c'est sans ds o pus beaux ponts „ grande ville, bien beaux édifices publics, son commerce. Dons lede Ho-yang, on adétre le yont en pierre , Le père Martini, qui tie principale consiste n'a point d’arches. Cinq ngueur de 18 pas ordiile entre chaque pilier. Il irâtres, avec des gardemême pierre. HIAMEN ille populeuse , dont les au commerce et à la un grand nombre de ires chinois; c'est le ia du Fou-kian.
on trouve Hanc-TCHEOU, le lar Si-hou, ville tres et industrieuse, avec nbreuse garnison, un 0,200 habitans. Ses rues rmi ses monumens, on tours à neuf étages, bmphe. Nous rappellefameuse Kinzaï (King apitale de l'empire des éridionale. A quelques de Canfou du mème faisaient un commerce le dans le m siècle. Ropnjecturé qu'il s'agissait mais M. Klaproth a dé on de Canſou. Son port iste plus. Dans le lac Side la ville, ily a trois t des temples, des arcs ons de plaisance et ur epo, ville grande el den et Zurla ont cru à anfou de Marco-Polo, hure du Thsiang-thang
avec le Japon.
Dans le Aidngso0ou, nouynommerons : Kiancning, autrefois Nan-xino, parce qu'elle était la résidence méridionale des empereurs des Ming. Cette ville immense est situce sur la rive meridionale du Klang; elle est encore plus grande peking, mais plus d’un tiers offre desruines,
jardins et mème des champs labourés. Le ts, dont elle était la-résidence, a été b en 1645 par les Mandchoux.
Parmi les édifices a restent encore à Klangning, on doit citer le Puo-ngen-lsé ou le temple de lareconnaissance, élevé dans le 1 siècle l'empereur Younglo ; c'est, avec le — rt qui en dépend, un des plus beaux bâtimens de la Chine, surtout par sa fameuse tour, décrile par tous les voyageurs. Cette der nière est un édifice isolé , octogone , de 40 pieds de diamètre à sa base, et de 200 de hauteur totale. Elle a neuf étages, chacun séparé par un toit élégant à huit côtés, et qui semble sortir du mur. A chacun de leurs angles pend une clochette de cuivre Au sommet s'élève un mat haut de 30 pieds , autour duquel, comme dans les temples des Birmans, règne en spirale un cercle‘ de fer. Ce mat est couronné par une sorte de pomme de pin de cuivre doré, que les Chinois prétendent être d'or massif. Au milieu du rez-de-chaussée, et sous un dome en cuivre, est une grande idole dorée. Dans chacun des autres étages on trouve égalementune statue dorée avec d'autres petites sculpises sur les murs et dorées aussi. Le plancher d'en haut est orné de peintures. L'exté rieur de la tour est revêtu de briques ou d'une espèce de faïence vernissée bleue , verte et jaune, que le vulgaire prend pour de la porcelaine. Les tuiles de chaque toit sont d’une de ces couleurs et vernies aussi. Son commerce et son industrie sont très grands, et l'on pourrait porter encore sa population à environ 600,000 àmes. Kiang-ning passe pour laville savante de la Chine; du moins les bibliothèques et les savans paraissent y être — nombreux que dans la plupart des autres villes.
L'antiquité et l'importance de la /ttérature chinoise nous engagent à nous écarter de notre plan pour offrir à nos lecteurs un exposé succinct de l’état des belles-lettres, des sciences et des beaux-arts dans cette confrée célèbre; et afin de réfuter par des faits positifs une foule de préjugés les uns trop favorables, les autres trop désavantageux aux Chinois. « La littérature chinoise, dit M. Abel Remusat, est incontestablement la première de lAsie, par le nombre, l'importance et l'authenticité des monumens. Les ouvrages N 2 qu'on nomme King, remontent à une époque très ancienne, Les philosophes de l'école de Confucius en ont fait la base de leurs travaux sur la morale et la politique. L'histoire a toujours été Todjet de l'attention des Chinois, et leurs annales forment le corps le plus complet et le mieux suivi qui existe dans aucune langue. L'usage des concours a donné un grand essor à l’éloquence
kiang où du Seure Tehe-biang . Ningpo a pris ss placé, Ce port à le privilège faïrelecommerce €
mans de mœurs, des romans où le merveilleux est mis en usage. On a composé en outre un très 1 nombre de recueils spéciaux et généraux.
bibliothèques et des encyclopédies , et dans le dernier siècle on avait commencé l'impression d'une collection d'ouvrages choisis en 192,000 volumes. Les notes, les gloses, les comm'ntaires, les catalogues, les index, les extraits per ordre de matières, aident à trouver avec facilité les objets que l'on recherche. Les Chinois ont d'excellens dictionnaires où tous les signes de leur écriture et tous les mots de leur langue sontexpliqués avec le plus grand soin et dans un ordre très regulier. Les livres sont imprimés sur papier de soie; et comme ce papier est extrêmement fin, on est obligé de n'imprimer que d'un seul côté; les parties en sont classées, numérotées et paginées; enfin , il n'y a pas, même en Europe, de nation chez laquelle on trouve tant de livres, ni de livres si bien faits, si commodes à consulter et d si bas prix. 1
La géographie à été cullivée par les Chinois depuis la plus haute antiquité; ce que prouve ls description de l'empire donnée par le Chou-king cinq siècles avant notre ère; mais leurs cartes, eslimables à certains égards, n'étaient point graduées. Les jésuites ont levé une nouvelle carte de l'empire par ordre de l’empereur Kang-hi, de 1707 à 1715 ; une nouvelle édition perfectionnée en 104 feuilles fut ice en 1760 par ordre de l’empereur Khian-loung, sous la direction des mission naires. La géographie imperiale forme260 volumes in-4° avec des plans et des cartes; elle embrasse tout : topographie, ee description des monumens, des, antiquités, des curiosités naturelles, l'industrie , les productions, le commerce, l'agriculture , le gouvernement, la population, l'histoire générale, la biographie et la bibliographie. L'astronomie a toujoursété en honneur à la Chine ; mais elle n’y a jamais fait que dea progrès médiocres. Les connaissances des Chinois enmothématiques paraissent être très bornées; its emploient le système décimal, et ils exécuterit rapidement toutes les opérations d’arithmélique avec une machine, dont l'usage à passé en Russie et en Pologne. La théorie de jeur tactique est savamment combinée et a fixé même l'attention de quelques généraux de l’école du grand Frédéric : mais leur artillerie est très mauvaise ; leurs fusits ue sont pas meilleurs et leur poudre ne vaut rien. Cependant ils en ont connu la fabrication longtemps avant nous, de meme que l'art de faire des feux d'artifices d'un effet surprenant. La médecine des Chinois est mêlée de pratiques superstitieuses et fondée sur une theorie absolument imaginaire ; leur pharmatopée est assez riche;
et ils ont de bons livres d'histoire naturelle médicale , accompagnés de planches qui peuvent nous etre trèsutiles; les cins seuls, comme chez nous dans le moyen âge, cultivent l'histoire naturelle. Les arts du dessin sont imparfaitement cultivés par les Chinois; ils n'emploient pas la perspective; ils ne peignent très bien que les plantes, les fleurs, les maisons, les bateaux, en un mot que la nature inanimée. Leur sculpture ne 8e distingue que par un fini précieux ; ils exécutent sur le bois des gravures en relief d’une finesse remarquable. Leur architecture n'est dé pourvue ni de grandeur ni d'élégance; d'ailleurs l'ord'e et les belles couleurs dont ils ornent leurs édifices produisent un effet séduisant. La magnificence, exclue des constructions particulières, est réservée pour les monumens publics, tels que les palais de l'empereur, les temples, les tours, les arcs de triomphe, les remparts et les portes des villes. Les ponts, les canaux, les quais, et surtout les digues qui retiennent les eaux du fleuve Jaune, offrent les résultats d’une industrie perfectionnée et appliquée à de grands objets d'utilité. Nous avans déjà fait connaitre le mérite de leurs jardins. La musique chinoise, fondée sur un système très compliqué, manque, au jugement des Européens, d'harmonie et de mélodie, Ce que nous avons dit à l'article industrie complètcra ce court aperçu de la civilisation des Chinois.
Sou-rcHEou, sur le canal Impérial et près du lac Tal-hou, ville très grande et une des plus (lorissantes de toute Ja Chinc, Quelques géographes la regardent comme la capitale du Kiang-sou.
Elle est traversée par plusieurs canaux sur lesquels s'élèvent des ports magnifiques. Outre plusieurs beaux femples, on ÿ remarque une tour de sept étages, et un grand nombre d'arcs de triomphe, parmi lesquels se trouve le mo; nument de Pong-hou. Mais ce qu'on doit y admirer surtout, c’est la partie du canal imperial qui passe par cette ville, Cet ouvrage immense, le plus grand dans son genre qui existe, n’a pas moins de 600 milles. Moyennant plusieurs fleuves navigables, il forme une ligne de navigation intérieure qui va de Péking à Canton, et qui n'est interrompue que par un seul portage à travers les montagnes Nanling. Huttner dit que Sou-tchevu est l'école des plus habiles comédiens, des meilleurs danseurs de corde etjoueurs de gobelets; la patrie des femmes à la plus jolie taille rt aux plus petits pieds; la législatrice du goût chinois, de la mode et du langage, et le rendez-vous des plus riches: oisifs de la Chine. In ne sait rien sur le nombre de ses habitans ; uous penchons à croire qu'il pourrait bien s’élever de 500,000 à 600,000. Sur la route de Peking à Sou-tcheou l'empereur a 72 palais; la plupart ne sont que des pied-à-terre; mais plusieurs sc distiaguent par leur grandeur et leurs ornemens. Cmanc-maï (Chang-haï-hien), très graude ville, avec un bon port, située à l'embouchure du Wusing, et communiquant par les canaux de son voisinage avec tous les fleuves de l'empire, ce qui l’a rendue la première place commeręante de la Chine. La quantité de jonques, de maga-
sins près desquels les plus grands navires son! chargés et „ les vastes chantiers, la foule immense de peuple qui remplit ses rues, sigualent sa richesse, et con importance commerciale sugmentée par le voisinage des villes immenses de Mang-tcheou, de Sou-tcheou et de Nan-king.
Dans l'Ho-nan, on trouve: Kuaïl-runo, sur une branche du Hosng-ho , dans une situation si basse que le niveau des eaux du fleuve est presque de deux pieds plus élevé que la ville. Cette circonstance expose à de grands dangers, malgré les digues construites pour parer uux ino tions. Les historiens chinois y agro qu'en 1642, l'empereur ayant ordonné de percer une digue pour faire périr un rebelle qui s'était retranché dans Khaï-fung , 300,000 de ses habitaus périrent submergés. Depuis ce désastre elle n’a pas encore pu se relever entièrement. C’est dans cette ville que se trouve le principal.femple de la colonie juive qui s'établit en Chine environ 200 ans avant lere chrétienne.
Dans le Hou-pe, on trouve Wor- rannaua, sur le Kiang. C'est ung des plus grandes villes de la Chine, que les missionnaires comparent à Paris pour l'étendue, et dont la population pourrait bien s'élever à 400,000 àmes. Le fleuve est tellement large et profond à Wou-tchhang qu'il y forme un vaste port, presque toujours rempli d'un grand nombre de grosses barques employées à transporter une immense quantité de marchandises et de denrées dont cette ville est l'entrepôt. Houanc-rcueou, sur le Kiang, une des villes les plus riches, les plus industricuses , les plus commerçantes et les plus peuplées de la Chine. Sa population s'élève probablement audessus de 200,000 âmes.
Dans le A lang- i, nous citerons Nan-TcHHANG, sur le Kan-kiang, très grande ville, centre du commerce de la porcelaine qu'on fabrique dans cette province. On y fait aussi un grand commerce de soies et de fourrures, et on y fabrique une immense quantité d'idoles. On ne s'éloignerail peut-être pas trop de la vérité en évaluant à 800,000 âmes la population de cette ville. Kingte-tchin, sur le Po, bourg immense auquel les missionnaires accordent 1,000,000 d’habitans ; mais dont la population probablement n'arrive pas à la moitié de ce nombre. C'est la plus grande fabrique de porcelaine du monde; elle n’entretient pas moins de 500 fourneaux.
Dans le Hou-nan, on trouve: Yo-rcasov, sur le lac Thoung-thing à l'endroit où il se décharge dans le Kiang. Elle fait un commerce immense de transit, et sa population s'élève peutetre n 200,000 âmes. Au-dessus des eaux du lac Thoung-thiag s'élèvent plusieurs Îles très peuplées et sur lesquelles se trouvent des monastères } de bonzes. Parmi ces îles, il y en a quelques-unes qui sont flottantes, comme celles du lac de Mexico et d'autres lacs.
Dans le Ching-king, nous nommerons au moins: Kaï-rcumou, grande ville et marché principal de cette province; on calcule que son port recoit annuelement près de 2000 jonques ou navires chinois, 5
— — EMPIRE ads navires sont — 5 chantiers, i remplit ses rues, m- sa), située sur un affluent du Zzangbo-tchou, assez importance commet grande ville, ‘bien bâtie, avec des maisons de des im- deux à trois étages. Elle est la du Tibet, de Sou-tcheou et de le siège du Dalai. lama et la ordinaire una, sur SD * a uve: Kual-FUna, un v . v magn nee qu * une situation si s'élève au milieu de la ville et qui est formé par ur du fleuve est pres” . de plusieurs bâtimens, et l'immense que la ville. Cette eir- bazar qui en fait le tour, sont les édifice: les plus rands rs, MA remarquables de cette ville, dont la 1.7 ur parer uux inond permanente, eelon un missionnaire qui l'a visitée sois rapportent qu'en au commencement du xvI siècle, s'élevait alors nue peer, Une à-60,000 âmes, nombre qui apparemment, par “rebelle qui s'était re- une erreur typographique , a été changé en 30,000 300,000 de ses 49 | dans les anciennes Annales des Voyages. La pois ce désastre elle na . pulation fottante y est toujours très grande, à snlièrement. C'est dans D] cause des nombreux pélerins qui, des parties les
plus éloignéesde l'Asie, viennent visiter ce sanctuaire du lamisme. Tout près de Lassa se trouve Botala ou Polala, magnifique couvent construit sur la petite montagne du Marbouri. C'est la résidence ordinaire du dalal-lama pendant l'été, Son temple est regardé comme le plus beau de tout le Tibet. II a environ 312 pieds de hau-
rincipal temple de Wil en Eine environ enne. N ve Wou-TCHHANG »
Ati grandes villes * sionnaires 72 ne vu Pa . fleuve est
000 à nl teur, et son toit est doré en entier. Les bâtimens ond à Wou-tchhang qu Ê qui l'entourent contiennent plus de 10,000 cham-
presque toujours remplit g bres ou cellujes. Les tours ou obélisques, revérosses barques employées ius d'or et d'argent, ainsi que les statues de mense quantité de mar- Bouddha , faites de ces métaux et de bronze, y s dont cette ville est Fen- KL ont sans nombre. Suivant la tradition du pays, , sur le King, une des ce magnifique édifice a été élevé de 026 à 649 de
lus industricuses , les 11 55 plus peuplées de la s'élève probablement au-
deus citerons Nan-TCHRANG,
notre ère, par le dzanpou, ou roi des Thoupho. Dans ses environs immédiats où admire les quatre célèbres temples de BRATaeboung, de Sera, de Ghaldan et de Samie; on les re- | garde comme les plus grands du Tibet; ils sont
s grande ville, centre du aussiles hautes écolesou les universités de la sine qu'on fabrique dans D théologie bouddhique, et ils possèdent des 47 t aussi un grand commer: pographies. Celui de Braeboung (Bræres, et on y fabrique La poung-ghong-pa)es desservi par plus de doles. On ne eee 5000 lamas; autrefois il en comptait 10,000.
, la vérité en évaluant Jicacounccar, prèsde la rive droite du Zzangtion de cette ville. King” bo- tehou ou Jraouaddy. Quoique cette ville ne-soit b, bourg immense auquel pas marquée sur nos cartes ni décrite dans nos rdent 4,000,000 d'habitans ; gévgranhies , elle n’en est pas moins trèsimpor-
robablement n'arrive abe , C'est la plus grande | du monde ; elle n'entre-
ante. M. Klaproth, d’après les auteurs chinois, uli accorde 20,000 maisons, en faisant observer ue c'est la plus grande ville du Tibet. Jixanzz,
fourneaux. non loin de la rive droite du Zzangbo-tchou, assez
on trouve: Yo-TCHEOù , grande ville, à laquelle M. klaproth accorde ing à l'endroit où il se dé- 3,000 familles el 5300 hommes de garnison. C'est Elle fait un commerce im capitale du territoire soumis au Bantchansa ation s'élève peut- ma, ou Bogdo-lama. Tout près, vers l'ouest,
s des . — ieurs Îles très peu- — — des monasteres nes, il y en a quelques-unes pomme celles du lac de Meui-
trouve Djachi-loumbo , couvent magoioù réside ce pontife. On. y compte plus de 00 chambres ou cellules. Or y voit un grand ombre d'obélisques couverts d'or et d'argent et aucoup de statues de Bouddha en or, en arnt et en bronze. Plus de 3500 lamas y font le
i nous nommerons al e.
FPE rande ville et marché Dual pt (Baldi), petite ville , près du lac Yampince; on calcule que 2 48 o, dit aussi Palle, remarquable par un couent près de 2000 josquesoù * nt célèbre bâti sur une de ses iles. C’est la ré-
Nlence de la divinité femelle appelée Dordji- », ou la sainte mère de la tlruie. Les
Dans le Tibet, nous nommerons : H'Lassa (Las Hindous et les habitans du Nepal, ainsi que les
Tibetalns, la révèrent comme une incarualion de Bhavani. Elle ne sort de son habitation et de son Île, pour se rendre à Lassa, qu'en grande pompe. Pendant tout le voyage, on porte devant elle des encensoirs; elle est assise sur un trône couvert d'une vaste ombrelle, Tout le monde s'empresse de recevoir sa bénédiction, qu'elle donne en faisant baiser son sceau. Les couvens desiles du lac, habités par des muines et par des religieux, se trouvent sous sa direction.
La prétendue civilisation que Bailli et d'autres écrivains ont cru avoir existe dès les temps les plus reculés dans cette partie de l'Asie, regardée har eu comme le berceau du genre humain, et à laquelle le christianisme lui-mème aurait emprunté une partie de ses dogmes et de son culte, nous engage à reproduire ici le resultat des recherches d'un savant nhilologue qui a réduit de pareilles chimères à leur juste valeur. L'opinion de Bailli était fondée sur des relations inexactes et sur des analogies dont l'examen impartial a fat tirer des conséquences diamétralement opposées. Plus tard de nouveaux faits publies par M. Kiaproth sont venus confirmer les raisonnemens du philologue français.
u Il n'est personne, dit M. Abel Remusat, qui n'ait été frappé de la ressemblance surprenante qui existe entreles institutions, les pratiques et les cérémonies qui constituent la forme extérieure du culle du grand-lama, et celle de l'église Romaine, Chez les Tartares, en effet, on retrouve un pontiſe, des patriarches chargés du gouvernement spirituel des provinces, un conseil de lamas supérieurs, qui se réunissent en conclave pour élire un ponliſe, et dont les insignes mème ressemblent à ceux de nos cardinaux ; des couvens de moines etde religieuses, des prières pour les morts, la confession auriculaire, l’intercession des saints, le jeûne, le baisement des pieds, les litanies , les processions , l'eaulustrale. Tous ces rapports embarrassent peu ceux qui sont persuadés que le christianisme a été autrefois répandu dans la Tartarie ; il leur semble évident que les inslitutions des lamas, qui ne remontent pas audelà du xine siècle de notre ère, ont été calquées
sur les nôtres. L'explication est un peu plus difficile dans le système contraire, parce qu'il faudrait avant tout prouver la haute antiquité du pontificat et des pratiques lamaïques. Ainsi donc, pour offrir en peu de mots le précis de ce que les traditions des Chinois , d'accord avec la considération de la langue, nous apprennent sur le Tibet, nous dirons que cette contrée montueuse , froide, stérile , a été habitée par destribus sauvages qui, par la férocité de leurs mœurs, leurignorance, la simplicité de leur culte, la rudesse de leur idiome, ont conservé long-temps et conservent encore en partie les traces de leur état primitif. Des colonies venues du midi de la Chine , à une très haute antiquité, se sont mèlées aux naturels du pays. Vers l’époque de notre ére , les religieux del Hindoustan ont porté leur cuite etleurlittérature dans quelques monastères qu'ils ſondèrent en divers endroits de la Tartarie et du Tibet. La conversion des Tibetains ne fut complète que vers le vi“ siècle de
notre ere, où il paraii qu on doit placer la fondation de Lasss. Les lamas prirent alors une autorité ulla en croissant jusqu'à la conquête des „tee changes enfin en une dominativa absolue. La littérature bouddhique s'enrichit par latraduetion des ouvrages sanscrits; mais la Ubetsise conserva toujours rent lui imprimer les premiers mes qui en tirent usage. Un idiome barbare, une o irrégulière , un système grammalical des plus parfaits, une litlérature d'emprunt , une religion traasplantée de l'Hindoustan au Tibet, à une époque peu reculée; voilà tout ce qu'on trouve dans res montagnes sauvages, dont les habitans ne paraissent devoir justifier, sous aueun rapport, la haute attente qu'en ont conçue des écrivains ingénieux, mais peu versés dans les antiquités de l’Asie-Orientale. Il faut surtout renoncer à placer dans le — — berceau du genre humain, à en faire descendre les religions de l'Hindoustan, à y voir les plus proches héritisrs du peuple priunitif, à y trouver des traditions antérieures à l'histoireet à y découvrir des monumensdes siècies we ont suivi le dernier cataciysme. Plus on étuieralesTibelains, et plus on demeureraconvaincu qu'ils sont comme les autres Tartares, et qu'ils ont toujours élé des pasteurs très ignorans, dont les missionnaires hindous ont été, depuis quel- 23 seulement, les instituteurs en civilisation, en morale et en littérature, et qui n’ont faitencore que des progrès très médiocres, v Dons le Pouta n, nous décrirons au moins Tassisunon, qui en est la capitale. C'est une très petita ville située sur le Tchin!-siou. Ce n'est, à Lab pris parler, qu'un chateau très élevé, à sept étages ; dans le qutrièrne demeure le daehradia, qui est le prince séculivr du pays ou le vicaire du pontife; et au septième loge le dMarmaradja, ou le pontiſe souverain , regardé comme une incarn:tion de M4omoni. Un vaste baldaquin doré couvre le temple, qui est magnifique. Dans les environs de Tassisudon on trouve :
Pannukka, petite ſille importante par la douceur de son climat, qui lui mérits d’être choisie
ASIE
les mnt ue do son
aussi fertile que bien cultivé. Son industrie et son commerce la rendent très Sorissante et y attirent Bouthares des provinces les plus loigaées de 1e u provinces les plus ela Chine, de l'Inde et du Turkestan. On vantebeaucoup son bazar, qui est d'une étendue extraordinaire. C'est sur son territoire qu'on ramasse celle immense quantité de jade, qui annuellement est envoyé à la cour de Peking et qui a de tout tempsété sicélèbre en Chine sous le nom de pierre de. Yu: c'est avee cette substance , dit M. Abel Remusat, que sont faits la plupart des vases et des objets d'ornemens usités chez les Chinois. Kacanan, sur la rivière du même nom, ville riche et florissante par son industrie et san commerce. On lui accorde plus de 40,000 habitans ; neuf villes en dépendent. Elle est défendue Lg citadelle occupée par une nombreuse garn chinolse.
Dans la Dsoungarie, on trouve GouLoya, sur Fin, grande ville à laquelle M. Poutimstef accorde 10,000 maisons. C'est le grand entrepôt du commerce de l’Asie centrale avec ses extrémies occidentale et orientale, On peut regarder cette ville non-seulement comme la capitale de la Dzoungarie, mais aussi comme le chef-lieu de tous les pays de la Nouvelle Frontière, puisqu'elle est le siège du général en chef chinois, dont relèvent les généraux des Solon, des Sibe, des Tsakharet des Oelet, ainsi que les commandans des villes de Yarkand. de Kachkar et autres de la Petite Boukliarie.
AMA GDS.
POSITION ASTRONOMIQUE, Longitude orientale , entre 126° et 148°. Latitude entre 29° et 47°.
com. Au nord, la partie indépendante de l'ile Tarrakaï ( * et les nes Kouriles dépendantes de l’empire Russe. À l’esé, le Grand-Océan. Au sud, ce même Ccéan , la mer orientale ou le Thoung-hai des Chinois. A l'ouest, le canal occidental de la Corée, la mer du
Japon et sa branche nommée Manche de Tartarie.
rzauvas. Un empire composé d'iles ne eut avoir nécessairement de très grands euves. Aussi est-ce seulement dans l’île de Niphon, qui est la plus grande, qu'on trouve les courans les plus considérables de cetétat. Ils se rendent tous, comme cenx des autres iles, dans les mers qui environnent cet empire. Parmi le grand nombre de fleuves qui l’arrosent nous nous bornerons à citer les suivans, qui tous appartiennent à l’ile de Niphon.
Le Yono-cawa, sort du lac Birwano oumi, passe
an · lou (Petile-Bou- — , sur le Yarkondelle on accorde 12,000
Péking et qui s detout ne sous le nom de —0 4 ibstance , dit M. Abel Replupart des vases et des chez les Chinois. Kacumême nom , ville riche dustrie et san commerce.
„000 habitans ; neuf villes jéfendue par une citadelle use garn [
ast que les commandans de Kachkar et autres de
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e Birwano oumi, passe
par la ville de Yode à helle il donne son nom, et devant Osaka ; il se jette emsuile dans le golie de ertle dernière ville.
Le Tunniou-cawa (le deuve du dragon céleste) surt du lac de Souwa, dans la province de Sinano, entre dans celle de Tootomi et s'y jette dans la iner par trois embouchures. II est très large et sun courant fort rapide. À la page 645, nous avons signalé l'erreur de M. Arrowsmith, relativement au prétendu canal navigable qui jniat ce fleuve aux mers du Japon.
L'Ana-cawa a ses sources sur la haute montagne de Fosiu-daké, située entre les provinces de Kootsouke et de Mousasi. I se divise bientôt en deux bras, dont l'occidental, nommé Tona-cawa, se à lorient de Yedo, dans le golfe de cette ville arrosée per plusieurs bras et canaux dérives du Toda-gawa. Sur un de ces derniers est le fameux pont Niphon-bas, ou Pont-du-Japon, duquel on compte toutes les distances de cet empire. L'autre bras de l'Ars-gawa se jette dans le grand fleuve Tone-gaws.
Le Tone-cawa est formé dans le Kootsouke par la réunion de plusieurs grandes rivières. II se 2 par un bras dene le golfe de Yedo, el par l’autre dans le grand lac Aasmiga-oura, dont les eaux communiquent avec l'Océan oriental, par le large écoulement appelé Saru-gawa. Ce lac, situé dans la province de Filals, est alimenté par un grand nombre de fortes rivières ve- Mon ur moatagnes du Mouts, du Simotsouke et du Fitats.
L'lno-cawa a ses sources sur le mont San-d-tuké, à la frontière du Sinano et u Mouts ; il traverse une partie de cette dGernièr: province, y reçoit à la gauche le Datami, ct à la droite les eaux du lac salé d'inaba, Entré dans Yetsingo, il prend le nom de Taov-cawa ; il se pastage ensuite en deux branches dont l’une entre dans l'esterre de Nie. gata, et l'autre (l'orientale) dans celui de Foukousima-gala.
maren. I y a dans le pe deux religions principales. La première, appelée Sixro où Sinsiou, est Ia plus ancienne et la religion primitive de cet Empire. Elle est basée sur le culte des génies ou des divinités qui président à toutes les choses visibles et invisibles ; on les nomme Six où Kami.
Le dain, ou empereur du Japon, dont la famille est regardée comme descendant des anciennes divinités qui ont régné dans le pays, était dans l’origine le chef de cette religion, qui révère ayant tout autre être divin, 7eu-si0-daÿ-sin , déesse qui passe pour la première sonche de la famille impériale et dont le temple principal est situé dans la province d’Ize.
frère de cette déesse est le dieu de la guerre Fatsman, qu’on appelle ordinairement Ousa-Faisman , parce que son principal temple est à Ousa dans la province de Bounzen. De toutes les divinités
EMPIRE JAPONAIS. 751
japonaises, Fatsmon prend le plus de part au sort de l'empire , ei l'empereur lui envoie fréquemment des ambassades pour le consulter dans des affaires importantes.
Le me Lg ne hp est impérissable, car
quand un dairi n'a pas d'enfant, ler ciel meme lui en procure. Encore aujourd’hui quand un empereur du Japon est sans successeur, il en trouve un sous unarbre de som palnis ; c'est un enfant choisi en
secret ui, dans une famille illustre de l'en et qu'on y a déposé, L'âme des dairi: ue celles des autres hommes, elles, car les sintos admette istence après la mort.
Toutes les aimes sont jugées par des juges célestes ; celles des hommes vertueux entrent dans le Taka-amna-ka-ivara ou le plateau élevé du ciel, où elles deviennent ami ou génies bienfaisans, tandis que celles des méchans partent pour l'enfer Ne-10-kouni, ou le royaume des racines, Pour honorer iei- bas les ami, on leur élève des mia outemples de différentes grandeurs construits en bois, Au milieu est placé le symbole de la divinité, consistant en bandes de papier attachées à des bâtons du bois de l'arbre finoki (thuya japonica). Ces symboles, nommés gofei, se trouvent dans toutss les maisons japonaises, où on les conserve dans de petits mia. 4 chaque côté de ces chapelles sont placés des pots à fleurs avec des branches vertes de l’arbre gakaki (cleyeria kaempferiana) , souvent aussi de myrtes ou de. ni Ve ; puis deux lampes, une tasse de thé et plusieurs vases remplis de saki-ou vin japonais.
C’est devant ces chapelles que les Japonais adressent le matin et le soir leurs prières aux kamis. Les miya ou temples, quoiqu’en eux-mêmes fort simples, forment souvent , avec les habitations des prétres et autres maisons, des édifices très vastes et très étendus auxquels donnent entrée des portails magnifiques , nommés lori-i, ou lieux destinés aux oiseaux.
Devant tous les temples sont placés les deux chiens Xoma-inou, et devant celui de la déesse Ten--sio-dai-sin , ses deux compagnons qui étaient avec elle pendant sa marche de Fiouga à Idzoumo. On adresse journellement on à de certaines époques, des prières et des sacrifices au fondateur de l'empire, aux bons empereurs et autres personnages qui ont bien
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