‹ Abrégé de géographie [microforme]Chapitre 328 sur 597 · THIAN-CHAN-NAN-LOU · texte numérisé non relu

THIAN-CHAN-NAN-LOU

Lu Pars Das Kincuiz .

PAYS DU DEn-n Ab.

PiuncteauTé pe Bisnt . . . Bis I, siège d'un prince tribu

ROYAUME DE CORÉE ..Ha

ASIE

Cuavs- Linus, VI LAS gt Linux LES PLUS REMARQUABLES.

fleuve, qu'on doit placer Karakhorin on Caracorum. Cetle ville qui, suivant Kubriquis , témoins oculaire, n'était, au temps — 5 de sa gloire, pas plus grande que St-Den servait de point de ralliement aux innomb hordes de la Tartarie ; elle était cependant la résiti ‘tale du pt pe pr re es voi a] 4 con nt la cc e us vaste empire qu umais existé. est a Heiate 1 Koublal et 428 OUR urent les ambassaleurs de toutes les puissances de l'Asie, el ceux d'une grande partie de l'Europe et de l'Amérique, .

TIHIAN-CHAN-PE-LOU, où il faut distinguer :

.. subdivisée en trois divisions militaires 190 prennent le nom de celui de

leurs chefs-lieux respectifs. Ii ou Gou{dja (Hoet-yugn-tchhir des Chinois); Fon eee el Targa Td“ de sous.

tsing-tchhing des Chinois).

. qui comprend une partie du territoire des XK/rgh{z de la Grande-

Horde, qui errent aux environs du lac Balkachi, et une partie de celui des Bourout aux environs du lac Dzaïsang.

„ qui comprend le territoire le long du Haut-li, assigné par l'empereur

de la Chine aux restes des Torgots, qui en 1770 quilterent les bords du Volga pour serctirer sous Ia protection de l'empire Chinois.

(Petite-Boukkarie), partagée autrefois en 8 principautés tributaires de l'empire, et mainfenank en 10 principaulés entièrement soumises. Elles portent la même dénomination que leurs chefs-lieux respeclifs, que nous nommerons pour faire connaître les uns et les autres, sa voir: Kaamiz ou Haut, Pinsan, KuanacuaAn, Kourenz, SAinAM, Ansou, Oucni. KacncuAr ou KACHKAR, YARKAND et nee pourrait être regardée comme la ville capitale, élant le siège du commandant en chef de toutes les troupes de celte division de l’em-

ire. Nous ra pellerons que c’est dans ceite province et surtout dans es principautés de Kachkar et de Yarkand, que depuis quelques années des princes turks se sont révoltés et font la guerre aux Chinois. Maigré les défaites au ont éprouvées, il parait que l'insurrection n'esk pas entièrement éleinte.

PAYS DES MONGOLS DU KHOUKHOU-NOOR, partagé, selon M. Klaproth, er 30 bannières; ils

habitent dans la contrée montucuseet très élevée sur laquelle ge trouve

le lac Khoukhou-noor; ce sont à proprement parler des Kalmuks.

C'est dans les montagnes de cette Suisse de l’Asie-Centrale que le Houaag-ho prend sa source , et sur leur versant méridional sont celles du Kin-cha-kiaug, du Thalouen et du Menam-kong qui figurent parmi les plus grands deuves du monde,

Lt ou SI-ZZANG, sr en 0 M Moda À 3 ;

UT +... H’lassa (Lassa); Polala ounggar.

Zzanc ...,...... . Jikadze, à laquelle M, Kaan if dontie 80,000 habitans; Djachi-loumbo (Tissou-loumbou), résidence du Bantchan-lama; Ghiandie; Plia-

ri, pelite forteresse non loin du mont Chamoulari; Tchakakote, vifle commerçante de 1000 maisons, près du Dhawalaghiri: Ba/dhi.

Ku... . . . Bathang; Tsiamdo; Sourmang où Sourman; Souk; il parait que

la partie orientale de celte province à été réunie à la province chinoise de Sse-tchouan,

Elle comprend plusieurs petits états, tributaires du Dalaï-lama, dont

les villes principales sont: Tckoumarte; Bourang-dakla; Deba, capitale de 'Undes ou Urna-Desa, et résidence aus lama; Toling, résidence d'un grand-lama. Zadak ou Lei, capitale du l.adał ou Petil- Tibet; Garou ou Golorpe, avec un poste militaire:chinois. La partie orientale de cette province est een par des tribus mongoles nommées Khor ou Chäral-gol.

PAYS DU DEB-RADJA (Boutan ou Bhotan), subdivisé en: Tassisudon; Pounakha, résidence du Deb-radja en hiver; Ouandi-

ur; Ghassa; Mouritchom; Bouxedaouar,

aire du Deb-radja, et payant aussi un tribut aux Anglais pour la partie de son terriloire comprise dans les limites du Bengale.

n-yan ArIChHINS Kiang-ling ; Houang-tcheou ; Tchoungtcheou elleport Myorikani-bank; Thsiouan:-tcheou; King-tcheou et le port de coin Hian-hing; Phing-jang. On doit ajouter .. ce royaume nous parait ètre ia partie du globe la plus inahordable que l’on connaisse, car les Européens qui unt voulu y pénétrer, out trouvé des obstacles encore plus grands que ceux que leur ont opposés les Chinois et les Japonais. Aussi est-il encore une des parlies les moins connues du monde civilisé. L'Archipel de Corée, de. couvert il y a quelques années par le capitaine Maxwell; il remplace une partie considérable du continent imaginaire que les cartes anlérieures

dur, so late ² c

nau s.

rum. Celle ville qui, temps mème 22 point de ralliement jt cependant la rési-

1 aitjumais existé.

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igné par l'empereur Alira les bords empire Chinois.

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ins et les autres, sa urcug, SAIRAM, Anet Kuotan. 4ksou „ étant le siège du eite division de l'em- Vince et surtout dans depuis quelques an guerre aux Chinois. it que l'insurrection

en 30 bannières; ils sur laquelle setrouve arler des Kalmuks.

Asie-Centrale que le éridional sont celles ng qui figurent parmi

itans; Djachi-loumma; gans; Pabulari; Tchakakole, hawalaghiri; Ba/dii.

Souk; il parait que ie à la province chi-

du Dalaï-lama, dont ol 5 7 Fun lama; Tolin

5 edu Ladak ou Petit.

ire:chinois. La partie

ibus mongoles nom-

en hiver; Ouandi-

et payant aussi un e comyrisé dans les

tcheou ; Tchourgheou; King-lcheou „On doit ajouter que la plus inabordable t voulu y pénétrer, e ceux que leur ont encore une des paripel de Corée, de. x well; ilremplace une les cartes antérieures

Pays ar Paovinces.

Casvs-Lidux, Vu. us nr LiRUX LES PLUS ARMARQUABLES.

à sa découverte accordaient à cette presqu lle. Cet archipel comprend plus d'un millier d'iles de différentes grandeurs, vote en re groupes papes , savoir : de James Hall, au nord; de Ci)

au milieu; et de 4mherst, au sud. Ces trois groupes se développen le long de la côte occidentake. Nous proposons d'appeler groups de . I uatrième , qui s'étend le long de la côte Mé nale et partie de l'Orientale jusqu'au port de Chosen; ce groupe parait être le pet peuplé et contient l'ile qui étendue de tout l'Archipel. La grande le de rt (Musc des Coréens), remarquable par son haut pic et importsnte pee uombreuse population, sa fertilité et ses villes, depend de la „et pourr regardée comme une dépendance gévgraphique de ce groupe.

ROYAUME DE LIEOU-KHIEOU, qui comprend l'archipel de ce nom divisé en deux

Gaovrz ps Lixot-nisou, dont les iles principa

sang, re Gaovurz ps Maosicosiwa, dont les Îles principales sont: Typ/insan, la plus grande du Palchousun et N aal pile

e eee eee er.

00 des is e: 9 „ bâtie sur uue colline; beat la résidence du roi; et gap ang, qui en est le ort. Nous nommerons encore à cause de leurs vo/cans : Lieoufume; Aomimarquable par un volcan qui parait brûler encore. FA ;

pour l'élendue ;

ouang-chan (ile de Soufre), avee une montagne qui

et Rochoukoko, qui viennent a Koumi, la plus occidentale de tout l'archipel.

PÉKING, située dans une grande plaine sur le Yu-ho, pes affluent du Pe-ho, ville immense, dont le circuit, sans comprendre les fanbourgs , est de 62 li ou 15,400 toises. C’est la capitale du Tchy-li et de tout l’empire. On y arrive du côté de l’est par une superbe avenue longue d'environ 4 milles, pavéc dans une largeur de 30 pieds avec des dalles de granit qui ont depuis 6 jusqu’à 16 pieds de long; elle est annoncée par un grand arc de triomphe construit en pierre et d’une architecture très riche. Péking se compose de deux villes entièrement distinctes : celle du nord, nommée Ting tchhing ou la Ville- Imperiale, dite aussi la Ville-Tatare, parce qu'elle a été fondée par les Tartares ou Mongols ; on devrait la nommer Ville-Mande.

parce qu’elle est actuellement habitée surtout par les Mandchoux. C’est presque un carré parfait. La ville du sud, nommée Lao-{chhing en Vieille Ville, ou Waï-lo-tchhing, on ec: ga aussi la Ville-Chinotse , parce que de tout temps elle a été habitée par les Chinois ; elle a la figure d’un carré oblong. Les deux villes sont environnées de hautes murailles ; celles de la Ville-Tatare sont de briques , hautés de 40 pieds et assez larges pour qu'on puisse s'y promener à cheval. Les portes de la Ville-Tatare , au nombre de neuf, sont dépourvues d’ornemens, mais elles offrent des tours élevées à plusieurs étages et d'un aspect imposant. Devant chaque porte est une esplanade de plus de 360 pieds, enclose d'un mur demi circulaire, et formant

comme une place d'armes. Les rues du King-tchhing sont très longues , larges, tirées au cordeau et très propres: les principales ont environ 20 toises de largeur. Celle qui est nommée Tchhangngan-kiai (rue du repos perpétuel) u 30 toises de large. C'est la plus belle de Péking; elle va de l'est à l’ouest; au nord elle est bordée en partie par les murs du palais impérial, et au sud par plusieurs palais et tribunaux. Les maisons de Peking sont très basses et n’ont souvent qu'un rez-de--chaussée ; quelquefois de dernier est surmonté d’un étage.

Elles sont assez mal bäties sur le devant; mais l’éclat et la variété des marchandises exposées aux yeux des passans dans les boutiques , les enseignes de celles-ci et des frontispices resplendissant de sculptures dorées, qui selon M. Ellis sont d’une très belle exécution , forment dans plusieurs quartiers un coup-d'il satisfaisant.

Les rues et les maisons de la Ville-Chinoise sont fort inférieures à celles de la Ville- Talare sous tous les rapports. Dans la plupart des maisons, dans toutes les boutiques et même dans le palais de Pempecreur, des sentences remarquables des philosophes ou des poètes célèbres sont écrites sur les papiers qui tapissentles murailles.

Chez les gens riches les portes et les cloisons sont en bois précieux, tels que le camphrier, le cyprès , etc., et ornées de sculptures ; les tables et les chaises, faites d'un bois choisi, brillent par le vernis dont elles sont revêtues ; mais le papier remplace partout le verre que nous meitons aux fenêtres. Les grandes maisons

se distinguent par une longue suite de pièces ; une galerie couverte, à colonnes, se prolonge devant ces Le rl et donne entrée dans les chambres qui n’ont pas d’autre communication entre elles.

Outre la Ville-Mandchoue et la Ville- Chinoise, 1 a 12 vastes faubourgs d'environ 2 milles de long chacun. Les missionnaires et les Anglais ont beaucoup exagéré la population de cette ville. Malgré l'autorité de M. Timkovski, qui, sur les traces du père Caubil, lui accordait il y a quelques années 2,000, 000 d'hebitans, nous n’hésitons pas à la réduire à 1,300,000, nombre qui, tout calculé, nous parait devoir s'approcher de la vérité.

Le King-ichhing ou la Ville-Tatare est composé de trois villes, renfermées l’une dans l'autre; et chacune de ces trois villes a son enceinte particulière.

L'enceinte intérieure se compose du palais impérial ou du Teu-kin-tchhing; c’est peut-être la plus vaste demeure royale qui existe au monde. Meme en ne comprenant que ie palais proprement dit sans les immenses jardins et les trois grandes cours qui y mènent et qui appartiennent à la seconde enceinte, sa circonférence est de 6 li ou de 1776 toises. Sa forme est une 1 77 de carrè un 95 plus long que large. II est environné de fortes murailles crénelées , construites de briques et couvertes de tuiles de couleur jaune. Sur chacune des quatre portes il Ya un pavillon vaste et élevé ; des pavillons semblables se trouvent aussi aux quatre coins de l’enceinte. Un large fossé revêtu de pierres de taille en fait le tour.

Le dedans du palais , dont l’architecture ne saurait être jugée d’après les règles de notre art de bâtir, est une enfilade de cours environnées de colonnes et de salles ou appartemens qui semblent se disputer le prix de la beauté et de la magniticence. Parmi les nombreux édifices, dont l’ensemble compose ce palais , on doit mentionner surtout le troisième portail nommé Touan-men ; les deux temples Thaï-miao, où l'on rend un culte religieux aux tablettes des ancêtres des empereurs mandchoux, et le Che-fsuthan , élevé à l'esprit qui fertilise les champs; la belle porte Ou-men (du Midi); 4 cour * 7. — sg ée à roite et à gauche par des portes, des portiques et des galeries ornés de balcons et soutenus par des colonnes; la superbe

ASIE

salle du TMai- No- iam (de la grande unité), où l'empereur assis sur son trône reçoit dans les grandes solennités les grands de l’empire et les ambassadeurs étrangers ; enfin l' appartement particulièrement destiné à l’empereur et appelé

re du ciel serein : c’est le plus haut, le plus riche et le plus magnifique de tous. Derrière ce logement il y a un vaste pré nommé le jardin impérial.

Dans le Houang-tchhing , qui est le palais extérieur et qui forme la seconde enceinte, on voit d’autres jardins beaucoup plus grands, où se trouvent de grands lacs creusés de main d'hommes ; le beau temple de Fos avec une stalue de ce dieu en bronze doré qui a 100 bras et 60 pieds de haut; le vaste temple mongol de Suung-tchhou-s8zu , habité par le koutoukhtou, le premier des trois grands prêtres de la religion lamaique résidant à Péking, et près duquel est placée lim primerie pour les livres de prières en langue tibetaine ;c’est aussi dans le Houangtchhing que se trouvent les ifiques appartemens, les salles de spectacle et de concert construites par l'Empereur Khianloung ; et les cinq collines artificielles , dont la King-chan ou la Montagne resplendissante est la plus élevée. C’est sur cette colline que linfortuné Hoaitsoung, dernier empereur de la dynastie Ming, après avoir tué sa fille, se pendit à un arbre pour éviter de tomber vif entre les mains du rebelle Li-tsu-tchhing.

Les successeurs de Tehhing-tsoung ont concédé à des particuliers divers emplacemens du Houwang-tchhing ; ils ont permis que quantité de marchands vinssent s’y établir ; ils y louent même actuellement un grand nombre de boutiques.

Cette enceinte est en général habitée par des gens employés au service de la cour, Notre cadre ne nous permet pas d'indiquer les autres édifices du Houangtchhing et les parties les plus remarquables.de la troisième enceinte. Nous ajouterons seulement que les temples on ao, les tribunaux, les palais et en général tous les bâtimens publics sont plus ou moins dignes d’être observés , et que dans la seconde enceinte se trouve un vaste palais , entouré d’un large canal qu'on traverse sur un pont de jaspe noir d'une construction extraordinaire;

haens , il représente un dragon, dont les picds forment les piles.

selon le père Magal

de la grande f sur son trône solennités les , ambassadeurs ement particuereur et appelé + c'est le plus ment f 7 a un ment i .

rdin impérial.

5 qui est le parme la seconde es jardins beauouvent de grands ommes ; le beau statue de ce dieu 100 bras et 60 temple mongol „ habité par le des trois grands amaique résidant el est place l imde prières en lani dans le Houangn les ifiques despectacle et de Empereur Khianines artificielles , ou la Montagne | plus élevée. C'est Vinfortuné Hoaiur de la dynastie sa fille, se pendit de tomber vif enle Li-tsu-tchhing.

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général habitée au service de la nous permet pas ifices du Houanges plus . 1 geinte. Nous ajoules temples on les palais et en ens publics sont d’être observés .

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Les lieux les plus considérables du Waï-lo-tchhing ou de la Ville chinoise sont: le temple du Ciel ou Thianthan ; sa muraille extérieure « 9 li on

2864 toises de circonférence ; l’empereur d

s'y rend chaque année le jour du solstice d’hiver pour y offrir un sacrifice au ciel.

Les bâtifnens dont il se compose sont regardés comme des chefs-d’œuvre de l’architecture chinoise, pour la beauté et la magnificence des ornemens. Ses prineipales parties sont : un temple circulaire qui représente le ciel, l’intérieur est occupé par une vaste salle ornée de 82 colonnes ; l'or et l'azur y brillent de tous côtés ; le toit a trois étages : le supérieur est bleu céleste, l'intermédiaire jaune et l’inférieur vert; les tuilesen sont vernies.

Un autre temple dit aussi la Salle ronde; on y conserve la tablette sur laquelle est écrit le nom du souverain seigneur du ciel. Un mass, rond à trois étages avec des escaliers et des accessoires superbes; on y place sous une tente ronde la tablette du Chang-ti , derant laquelle l’empereur sacrifie. Enfin le Tehaï-koung ou palais de retraite et de pénitence , où loge l’empereur pendant les trois jours de jeûne qu'il observe pour se préparer à la cérémonie du sacrifice. Cinq cents musiciens sont attachés au service de ce temple magnifique et y ont leurs demeures. Le Sian-nong-than ot le temple de l'inventeur de l'agriculture, situé à l’ouest du Thian-than; il est également entouré d’une haute muraille , dont la circonférence est de 8 li on de 1776 toises.

L'empereur s’y rend tous les printemps pour y labourer la terre et offrir un sacrifice au ciel.

On ne doit pas oublier dans la Ville- Mongole, le fameux femple du Titcangmiao, où sont les tablettes des plus illustres empereurs de la Chine, depuis Fou-hi, fondateur de la monarchie jusqu’à la dynastie Tsing, actuellement régnante; deux grands ares de triomphe en bois peint et doré accompagnent l'entrée. Un autre temple , non moins remarquable , situé dans le collège Impérial, est celui où l’on offre à Confucins (Cong-fou-tzeu ) des hommages et des sacrifices sanglans au nom de tout empire. La salle est au fond de la seconde cour; elle contient la tablette du philosophe avec cette inscription: lieu où l’on honore l'ancien et très sage maître Confucius. Un peu

EMPIRE CHINOIS 7x3

9 — avant, de chaque côté, sont les talettes de Mencitis ( aueh et de trois autres de ses principaux disciples qui sont regardés coinme des sages du second orre. Encore plus avant sont les tableites de dix autres de ses disciples, 4 comme sages du troisième ordre. , dans des salles 0 règnent autour de l:

mème cour, sont les tablettes de 07 ra sonnages illustres par leur sagesse et leur vertu. L'entrée de ce temple est flanqnée de deux Le c'est ce que les Européens appellent, d'après leur forme, des arcs de triommhe, mais dont la destination est d’honvrer les personnages des deux sexes qui ont laissé des souvenirs glorieux de leurs vertus, de leur science ou des services considérables rendus à rétat. L'empire renferme un grand nombre de ces monumens. De telles instituuons présentent, sous l'aspect le plus ſavorable, la théorie du gouvernement chinois; mais on dit 1 la Chine, comme ailleurs, il y a bien loin de la pratique à la théorie.

Dans un des faubourgs , au nord de la Ville-Tatare, se trouve le magnifique emple du Ti-than,dont l' enceinte n environ 200 pas en carré. On y admire surtout le tempis proprement dit ou la sallecarrée, et le massif devant lequel l’empereur sacrifie à la vertu de la terre. Nous ajouterons que, dans les différens quartiers de Peking, il y a des cloches qui servent à indiquer les veilles de la nuit. Les sept principales se ressemblent; elles ont chaeune, selon le n°: Verbiest, 12 pieds de hauteur sans compter l’anse de suspension qui en a trois, 11 de diamètre intérieur et 40 de circonférence ; elies pèsent 120,000 livres. Leur forme est celle d’un cône albas on les frappe avec un marteau de 01S. 0 Peking se distingue des autres capitales

et des grandes villes de l’Asie par ses constructions et plus encore par une foule d'institutions qui rappellent la civilisation des grandes villes europèennes, m’':ré les différences énormes qu’offrert la manière de bâtir des Chinois et leurs usages. Nous nous bornerons à en citer quelques-unes : le an- linuam ou le tribunal de l'histoire et de la littérature chinoise. Tous les savans de la Chine, toutes les écoles, tous les collèges dépendent de ce tribunal, qui choisit et nomme les juges et les examina-

— EE Éd

teurs des compositions qu’on exige des lettrés, avant de les promouvoir aux

ades. Les lois lui confient l’éducation e l'héritier du trône ; et il est chargé d’écrire l'histoire générale de “empire et de composer des livres utiles. Le Kouetsu-kian ou collège imperial, où plusieurs professeurs enseignent à bien composer en chinois et en mandchou. L’observaloire impérial, bâti en 1279 ; ce n’est qu'une tour commune. Les anciens instrumens construits sous la dynastie des 8 (Yuen) en ont été retirés et remplacés par de nouveaux qui ont été fabriqués en 1673 sur les dessins du père Verbiest, habile astronome et président du tribunal mathématique.

Ils sont en bronze et magnifiquement ornés ; le plus exact est le globe céleste qui a 6 pieds de diamètre et qui pèse 2000 livres. L’exécution des autres a été un peu négligée par les artistes chinois.

Dans cet édifice on conserve aussi les beaux instrumens que le roi d'Angleterre a envoyés en présent à l’empereur Khianloungen 1793. L'imprimerie, d’où sortent les meilleurs livres et principalement les livres historiques, que les libraires de Péking et des autres villes achètent à un prix fixé par le gouvernement. Cette imprimerie publie également tous les deux jours une gazette contenant les évènemens extraordinaires qui arrivent dans empire, les ordonnances et surtout la listé des promotions, les grâces accordées par l’empereur, telles que des robes jaunes et des plumes de paon, ce qui équivaut aux ordres de chevalerie en Europe; la punition des mandarins qui ont Mn versé, etc., etc. II y a en outre un #ribunal pour les médecins , une maison d'enfans trouvés , une autre pour oculation de la vacciné et plusieurs autres institutions philantropiques. Les écoles publiques y sont très nombreuses, et la bibliothèque impériale est sans contredit la plus grande qui existe hors de “Europe. M. Abel Rémuüsat nous a assuré qu’elle contient au moins la matière de 306,000 de nos volumes in-8°. Nous ne devons pas oublier les immenses Æabinets d'histoire naturelle de l'émperéur ; chaque tiroir est accompagné d'un cahier de peintures représentant les objets qui y sont placés. Les objets y sont représentés avec une scrupuléuse fidélité. On en conserve également ane

copie à Moukden. Le père Grimaldi et d'autres jésuites y unt travaillé. Ce n'est 2 la cour, dit M. Klaproth, qu'il y a

es théâtres permanens. La scène y est double et triple, c'est-à-dire à deux ou trois étages, où les acteurs, répartis d’après l’action représentée, jouent une seule et même pièce dans le même temps, avec un tel accord de musique et de paroles, qu'ils ne sauraient mettre plus d’ensemble sur une seule scene. Les autres théàtres ne sont que des échoppes vuvertes, transpuriables et sans décorations ; on y joue presque tous les jours depuis midi jusqu'au soir des tragédies et des comédies mélées de chants et de musique. Les rôles de femme y sont remplis par des jeunes gens , qui s’en acquittent irès bien.

Péking communique avec le grand canal impérial , ce qui facilite beaucoup son approvisionnement et rend très actif son commerce. Près de chaque porte de la ville on trouve des nes .:!lés pour le service du public. On mon es animaux.

pour aller d’une porte à l’autre, ou pour transporter des fardeaux peu pesans. La course se paie 10 thsian équivalant à environ 4 copèques de cuivre ou 16 centimes.

Dans les environs de F.ing et à Ja distance d'environ 20 li ou 6000 taises de France, près de Haï-tian, on voit Yuan-minc-vuen, c'està-dire, le jardin rond el resplendissant, superbe résidence impériale d'été, Le palais, selon un excellent observateur, le frère Attiret, est au moins de la grandeur de Dijon, et l'appartement de fempéreur et de l'impératrice est plus étendu que ia ville de Dole. Ce pAais est composé d'un grand nombre de bâtimens, disposés avec une belle symétrie et séparés par des cours, des 7 ins ot des parterres. La ſagade de chacun éclate d'or, de vernis et de peintures, et l'appartement + 10 ct orné de tout ce que la Chine, le Japon, es 9 roduisent de plus précieux, et même des e „ uvre de plusieurs des arts de PEurope. Les 10 de ce palais son! encore plus admirables. Sur une surface de 60,000 acres — a s'élèvent des y. de 20 à 60 pieds de + ; ouvertes d'arbres à fleurs, séparées par

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