TABLEAU MINÉRALOGIQUE DE L'AFRIQUE
Dramans. Région du Maghreb. Alger.
Pi&RRES PRÉCIEUSES, Nigrilie, Angola, Bihé, Cassange, Muchingi, Pays des Malouas. Afrique car.
„ dans la chaîne Arabique. M
t{omane, pte À On. Nigrilie, Bouré, Kamalia, dans le Mandingue, Wasaw, Dankara, Haoussa, Wangara, Bam-
bouk, Akim, etc., etc. rs A4 de l'A contrées le long du Bahr-e
ique-Orientale, Abuta. Région du Nil, Qamam; I, les Abiad, Aale, etc. K 10 2 à
Andgdr. Région de l’Afrique-Orientale, Chicova. Nigritie, le plateau de Timbo, Baghermeh. Cuivre. Nigrilie, Pays les Molouas, Borgo ou Dar-Saley, Dar-Four, etc. Afrigus-Orientalę, Pays
des Cazembes,
es Movizas , des Maquinis , Butua, Zumbo, Inhambane. 4frique-Australe, Pays
des Hottentols. Région du Nil, Fertit, Kordofan, etc. Région du Maghreb, empire de Ma-
roc, etc.
PLous. Region du peer Alger, etc.
Fer, Nigrilie, Bambou
de Bsviur, Kordofan, Sennaar, etc., Nigrilie,
naria. Madagas:
véatraux. Los notions * nous possédons sur la géographie des plantes de d'Afrique sont bornées en ce sens qu’on ne connaît de cette partie du monde que les rivages des mers qui en baignent presque tout le vaste contour. L'intérieur
est pour ainsi direentièrementinconnu, car
aucun voyageur n'a parlé en vrai botaniste des plantes qui y croissent naturellement. Mais les renseignemens fournis par M. Desfontaines sur la flore Atlantique , par les ouvrages de Forskahl et Je M. Delile sur celle de l'Egypte, par M. Viviani sur les plantes de la Cyré-
Sec. Région du Maghreb, empire de Maroc, Ta Four, etc. Archipel du Cap-Vert, les Maio, ria. car. g
, Plateau de Timbo Kailie, Dentilia, Angola Losggo v wens Pays
gion de l’Afrique-Australe,
naïque, quelques matériaux dus au zèle et à l’intrépidité des voyageurs Salt, Caillaud, Oudney, Denham et Clap-
erton, suffisent pour nous former une idée précise de la végétation de l’Afrique- Centrale. De plus quelques autres contrées ont été spécialement étudiées , soit parce qu’elles sont les sièges d’opulentes colonies, soit que le hasard y ait conduit des botanistes éclairés. Ainsi le Cap de Bonne-Espérance a êlé visité par une foule de naturalistes qui en ont fait suffisamment connaître les singulières productions végétales ; le Sénégal l’a été par
aue partout et gt-quatre heuaud et de fruid ns et extreme
Européens.
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que nous avons jamans dans la Ce fait imporpar les géograie affirmé par é par les diaparmi les sables uéd-el-Dzeheb juent du Oued- Le et la mer.
Malouas. Afrique , Wangara, Bam-
il, Qamämyl, les
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e-Orientale, Pays ue-Australes Pays
-b, empire de Ma-
o, Benguela, Pays rique Australe, agascar, Pays des
on du Nil, plateau ley ou Vadaï, Dar- Canaries, lle Ca-
aux dus au zèle voyageurs Salt, nham et Clapous former une ion de l’Afriqueques autres connt étudiées , soit èges d’opulentes ard y ait conduit Ainsi le Cap de sité par une foule nt fait suffisampulières producégal l'a été par
Adanson, et depuis par MM. Leprieur et Perrottet , le Congo par Ch. Smith, Sierra-Leone par Smeathmann , la Côted’Or par Afzelius . la Guinée par Thonning, les royaumes d'Oware et de Benin par Palisot-Beauvois, les iles de Madagascar, de France et de Bourbon par Commerson, du Petit-Thouars, Bory- Saint-Vincent, Bojer, etc.
Les côtes de Barbarie offrent les plus grands rapports, quant à leurs végétaux, avec celles de la Péninsule espagnole. Séparées par le faible espace du détroit de Gibraltar, elles semblent être continues et reproduire les mèmes êtres. Ainsi, l’on observe une singulière analogie entre la Flore, d’Alger et celle de l'Andalousie et de Valence en Espagne. Lesoliviers, les orangers, le chamæ- Tops humilis, le ricin arborescent, le daitier y croissent également bien. Une chaleur un peu plus forte dans celte partie de l'Afrique favorise le développement de quelques formes inconnues à l'Europe australe, mais ces formes ne sont que spécifiquement - difiérentes, et bien rarement elles diffèrent assez pour constituer des genres distincts de ceux qui croissent en Europe. Les plantes de la Cyrénaïque ant aussi de grandes ressemblances avec ces dernières; elles forment le passage des espèces allantiques aux esp èces égyptiennes, et déjà on y rencontre quelques-unsde ces geures qui semblent propres à la zone torride, Le zizyphus lotus est si abondant dans cette contrée que les peuples anciens se nourissaient exclusivement de son fruit et avaient reçu , pour cette raison le nom de Lotophages.
L'Egypte présente un grand nombre de plantes particulières et tellement caractéristiques, que leur simple aspect, maigre et rabougri, suffit pour en faire reconnaître la patrie. C'est dans la Haute-Egypte que croissent en abondance ces nombreuses éspèces de cassia dont les feuilles
de quelques-unes (C. obovata et acutifoliä)for-.
ment, sous le nom de sene, une branché de commerce si considérable. Indépendamment du datfier.et du chamœrops, on y rencontre aussi
une espèce remarquable de palmier, que M. De-
lile a figuré sous le nom de palmier Doùm (cuciferathebaica). Plusieurs plantes aquatiques tapissent le Nil de leurslarges feuilles et élèvent gracieusement leurs fleurs au-déssus des eaux ; telles sont les =»mphœa lolus'et cœrulea, que l’on reconnait dans les emblèmes hiéroglyphiques des anciens monumens; mais le nelumbium speciosum, figuré également dans les monumens égyptiens, a disparu des eaux de ce fleuve. Le fruit désigné. par Théophraste et d'anciens auteurs, sous le nom de persea, est fourni par une plante que MM. de Sacy et Delile pensent être le balanites Ægyptiaca, petit arbre épineux qui couvre les parties sablonneuses, non-seulement de l'Egypte, mais encore d'une grande partie de l'Afrique-Centrale , et qui se retrouve abonüamment au Sénégal. Si l’on passe en revue les plantes rapportées de l'Abyssinie par M. Salt, on trouve que la végétation de cette région n’a pas encore le
GEOGRAPHIE PHYSIQUE. 633
caractère de celle qui domine entre tes tropiques Elle offre cependant quelques rapports avec celles de la côte de Mozambique el du Cap-de-Bonne- Espérance. C'eit dans ce pays que Bruce a trouvé une espèce de prolea, et M. Salt un pelargonium, genres que l'on sait être particuliers au Cap-de- Bonne-Espérance et à la Nouvelle-Hollande, Le café croit naturellement sur la côle africaine de la mer Rouge près du Bab-el-Mandeb aussi bien qu'eu Arabie. Lez plantes de la Haute-Egyple el des contrées plus avancées daus l'ir iérieur des terres, ressemble zt au contraire beaucoup à celles de la côte ouest d' Afrique.
Aucun pays n'offre dans ses végétaux une physio · nomie aussi singulière que le Cap-de-Bonne-Espérance. C'est ld que vivent en nombreuses s0ciétés leserica, les protea, les pelargonium, les mesembryranthemum, les ixig, les elapelia, etc, Ces genres sont:constitués par une mullitude d'espèces toutes rassemblées vers la pointe australe d'Afrique, à “exception d'une ou deux qui s'avancent jusque sur les côtes septentrionales et ressemblent à des déserteurs éloignés de leurs régimens. M. de Candolle a signalé l’analogie des productions végétales du Cap avec celles de la Terre de Diémen qui occupe une position géographique à-peu-près semblable, c'est-à-dire qui est également siluée à l'extrémité sud d'un gran continent. Les plantes de l'Afrique équinoxia se ressemblent beaucoup entre elles sur une grande étendue des côtes occidentales. Ainsi, il y a une grande uniformité de végétation depuis la rivivre du Sénégal, par le 16° degré de latitude nord, jusqu'au Congo, par le 6° degré de latitude sud. Parmi les arbres on y remarque l'adansonia digitata ou baobab, ce colosse du règne végétal qui existe également en Nubie, le bombax pentandrum, Felais guineensis, etc. Ces végétaux remarquables sont répandus sur une étendue très considérable de la côte. Le séerculia acuminata, arbre dont les graines connues des indigènes sous le nom de cola, ont, dit-on , la propriété de rendre potable leseaux les plus infectes, existe sur les côtes de Guinée et deSierra-Léone ; enfin l'anona senegalenasis et le chrrsobolaris icaco sont encore des arbres utiles qui se trouvent sur le bords des rivières depuis le Séné- Sal jusqu'au Congo. Grâces aux laborieuses investigations de MM. Perrottet et Leprieur nous possédons des renseignemens fort importans zur les végétaux de Ja Sénégambie publiésdanslafic:: de cette contrée. On est étonné d'y rencontrer non-seulement les espèces qui croissent dans les régions de l'Afrique analogues par le climat à la Sénégambie, comme la Haute-Egyple, l’Arabie, etc. ; mais encore des plantes que l’on croyait particulières à la Malaisie (Archipel-Indien), à Madagascar et à l’Amérique-Méridionale. Cependant il est essentiel de remarquer que ces rapports de végétation n'ont lieu qu'entre les contrées caractérisées par une chaleur excessive accompagnée d'humidité, comme les bords de la Gambie.et de la Casamance. Quant aux localités sablonneuses et arides du Sénégal: proprement dit, elles fournissent des productions végétales semblables à celles de l'Egypte et de l'Arabie. Les
jantes alimentaires cullivees par les naturels de côte ouest & Afrique sont: le maïs (264 maïs), la cassave hs manihot L.); deux sortes de légumes dont l'un est le cytisus cajan L., l'auire une espèce de haricot (do/ichos) et l'arachis hypogea. Les meilleurs ::bres à fruits de la contrée sont : le bananier mus sapientum), le papayer (carica „ les limoniers et orangers, le lamarinier, \'elais guineensis qui foufnit l'huile de Palme, et le raphia vinifera qui donne ainsi que l'elais et une espèce de corypha, le fameux vin de palmier, Quelques auteurs pensent que la plupart de ces plantes sont d'origine étrangère à l’Afrique. Ainsi, M. Robert Brown assigne une origine américaine au mals, à lacassave, à l'ananas, au papayer et au tabac, tandis qu'il md que le bananier , le limonier et l'oranger , le tamariñier et la canne à sucre ont été importés d'Asie. L'intérieur de l'Afrique équinoxiale n'est pas connu des botanistes. La pelite quantité de plantes publiées dans la Flore d'Oware et de Bénin ne peut donner une idée exacte de la végétation de ces vastes contrées. Cependant , si on les compare avec celles du Congo, du Sénégal etde la Haute-Egypte, on trouve entre elles des relations frapnantes et qui prouvent clairement, ce vous semble, celte loi universelle: que les mêmes causes climatériques donnent naissance aux mêmes productions végétales, sans qu'il soil nécessaire d'en supposer la transmigration d'un pays dans un autre.
Il nous reste à dire un mot sur la flore desiles principales que l'on considère comme dependantes de l'Afrique. Les Canaries présentent une transition très remarquuble des plantes européennes ou plutôt méditerranéennes aux plantes équinoxiales. Les formes européennes y dominent encore, mais les espèces ont déjà la vigueur qui caractérise les végétaux de la zone torride, où en d'autres termes, on y trouve des espèces arborescentes de genres qui ont cher nous leurs espèces herbacées. Le catalogue des plantes de l'ile de Ste-Hélène, dressé par M. Roxburgh en 1813, présente un grand nombre de plantes dont des unes sont américaines et les autres afrisaines, ce qui résulte que la position géographi- Jue de cette lle; mais elle offre ceci de remar. ‘quable , qu'elle nourrit encore un plus grand nombre de plantes d'Europe, malgré son immense distance de cette partie du monde.
Dans les îles de Madagascar, de France et de Bourbon, intermédiaires entre le Continent de l'Afrique et l’Archipel Indien, eroissent des végétaux indigènes de ces deux vastes régions. Madagascar offre dans s4 partie occidentale ies plantes de la côte d Afrique, et celles des Indes dans la partie qui regarde l’orient. Ceite Île et celles de Bourbon et de France renferment un grand nombre de plantes qui leur semblent particulières, peut-être par la raison que les localités sembla bles de Finde ne sont pas bien connues. C'est à Madagascar que le nepenthes distillatoria, entre autres végétaux singuliers, a été observé pour la première fois. Des espèces très voisines ont été rencontrées dans les Indes Orientales. Le nomdre des orchidées est si grand dans les trois
grandes îles de l'Afrique australe, que M. Dupetit-Thouars a lié un ouvrage spécial sur cette seule famille. II en est de meme des fougères qui abondent dans ces îles el que le colonel
ry-Saiat-Vincent a fait connaitre dans le Species de Willdenow, ou qui sont inédites dans son vaste et magnifique herbier.
amar. Réunie physiquement à l’Asie par l’isthme de Suez, l'Afrique, à quelques animaux près qui sont communs à ces deux continens, offre une physionomie zoologique tout aussi distincte que si elle en était séparée par une distance égale à un diamètre du globe. Ces animaux, africano-asiatiques plutôt qu'asiatico-africains, ne s’étendent guère que dans la presqu’ le Arabique, si semblable
logiquement à l’Afrique boréale, tan-
is que tous les autres points ont une
création spéciale. Toutefois c’est ainsi
qu’on doit généraliser la dispersion des êtres sur ce vaste continent.
Dans toute l'Afrique Centrale et Boréale errent le lion, la panthère, l'autruche, les chacals, les gazelles et les antilopes, dont pas une ne se retrouve au sud de l’autre tropique, où sont accumulées tant d'espèces. Partout ces antilopes sont la pâture des lions et de toutes les autres espèces de ce genre, ainsi que des Chacais, des hyrènes et des pythons. Le chameau à une bosse, dont lescaravanes peuplent aujourd'hui le Sahara et donnent au désert sa physionomie nomade, ne fut introduit à l’ouest du Nil qu'après le in*siècie. Mais au-delà du Sahara, dès que commence l'influence humide des grands fleuves de la Sénégambie et du Soudan , apparaît une création dont les êtres ne franchirent jamais les limites du désert. Là vivent , en étendant leurs voyages jusqu'au Cap-de-Bonne - Espérance, les éléphans africains à grandes défenses et aux dentsmolaires matquées de losanges, ces rhinocéros à deux cornes, bien connus dans les spectacles de Rome, l'immense girafe, l'hippopotame informe. Entre les deux tropiques se trouvent ces espèces variées de cynocéphales, dont pas une seule n’habita jamais l'Egypte, et dont trois y avaient des autels, cuite qui par conséquent ne put commencer que dans le pays de ces singes. Lesuns à visagespeints n'habitent que les Guinées; les autres la pointe. australe du Continent; d'autres enfin depuis le Sennaar jusqu'en Cafrerie. Dans les bassins du Nil supérieur et de ses affluens vivent deux espèces de ce fennec décritet figuré par Bruce et qu’on avait cru être un galago. Ses immenses oreilles surpassant les deux tiers de la longueur de son corps de chien, l'éloignent beaucoup de la forme d'un quadrumane. Figuré sur les monumens de la Basse-Egypte avec les cynocéphales, le scarabé sacré et les antilopes du même pays, le fennec y constate l’origine éthyopique du peuple qui éleva ces monumens. Dans cette dernière zone qui longe la côte de Zanguebar le buffle du Cap parcourt les mêmes forêts que l'éléphant:
corbivau, et les merles à plumage bronzé et , pétrels, albatrosses, canards et oies. comme passé au feu f Les grands palmipèdes ggg et snlerctiques se
au feu.
t dans cette série d'espèces si étonnan tes par le nombre des individus , aucune famille n'en fournit davantage, sans contredit, que celle des moineaux. A partir des fisserins, qui lient cette tribu aux troupiales de l'Amérique, et qui sont les plus habiles ouvriers qui existent pour tisser les fils qu'ils emploient dans la construction de leurs nids, on compte les moineaux, quels que soient les petits genres dans lesquels on a essayé de les grouper, par millions d'individus et par centaines d'espèces. C'est ainsi que les veuves aux longues queues, les oryzx à la livrée de feu ; les rend galis de toutes les couleurs, bleus, rouges, piquetés, noirs , etc., semblent des papillons destinés à émailler, par leur vive coloration , les chardons en maturité dont ils mangent les graines. Ces oiseaux se trouvent donc accommodés à un sol qui produit en grande quantitéles semences alimentaires, telles que les millets , les couscous, les panics, etc. Ainsi donc les veuves, les vrais moineaux, les jacarinis, les bengalis, les gros-becs, les phytoltomes, les bouvreuils y comptent de.nombreuses espèces. Mais le genre coliou est exclusif au Cap, et on y retrouve aussi une jolie meésange.
Des colombes animent les diverses contrées de l'Afrique, entre autres le pigeon vert ou waalia de Bruce, si répandu en Abyssinie. Les gallinacées de grande taille y sont rares; l'Afrique ne nourrit guère en effet que quelques gros oiseaux debasse-cour originaires de l'Inde, et la seule race qui lui soit propre et qui soit naturalisée en Amérique aujourd'hui est celle des pintades ou poules de Numidie , dont on connait quatre espèces à chair d'une rare délicatesse ; toutefois, les sables stériles de cette partie du monde, analogues par leur stérilité aux steppes des plateaux de l'Asie, sont la patrie adoptive des perdrix, des francolins, des gungas et de quelques espèces de turnix, oiseaux essentiellement pulvérulateurs. C'est encore dans ces océans mouvans nommés déserts que se plaisent les échassiers coureurs, tels que les oulardes, ces grues aux lo s jambes, ces marabous aux plumes délicates et légères, ces anthropotdes ou grues des Baléares qui singent les gestes de l'homme. Quant aux rivages des mers ou aux bords des fleuves , ils pullulent de ces oiseaux riverains qui semblent répandus sous toutes les zones échauffées, tels que pluviers, chevaliers, barges,etc. Cependant des vanneaux à lambeaux charnus, des burrhins, des ibis jadis révérés dans le culte égyptien , et surtout l'ombrette à plumage tabac d’Espagne, des spatules, des cigognes, des anostomes, des tantales, des ædicnèmes, des giaroles, y comptent des especes qui lui sont exclusivement propres, et ce n’est que sur les rivages. de la mer Rouge que vivent les dromes au plumage mipartie noir et blanc.
L'Afrique nourrit aussi des . oiseaux palmipèdes qui lui sont propres tels sont: les anhinga; et des espèces qui sontrépandues suivant les latitudes dans d’autres parties du monde, telles que grobes, aternes, cormorans, pélicans, rhyn-
réfugient principalement sur l'extrémité australe de ce continent. Jadis vivait aux îles Maurice et Bourbon un grand oiseau, depuis long-temps éteint, et qu'on nommait le dronte; ses débris seuls attestent une existence qui fait —5 dans la grande chaine des êtres. *
Les reptiles ne sont point aussi multipliés en Afrique qu’en Asie et en Amérique, Cependant c'est dans le Nil, c'est dans le Sénégal et le Niger, que se tiennent ces puissans crocodiles jadis vénérés par les Egyptiens. Des serpens venimeux, entre autres le cérasle cornu, sont répandus dans le territoire du Cap; des lézards variés, desgeckos, des batraciensen petit nombre sont classés dans nos catalogues comme propres à ce continent, et d'immenses tortues franches, ressources précieuses des navigateurs, fréquentent les attéreges et les ois volcaniques de Océan-Atlantique.
Les poissons africains sont encore très mal connus. Ceux des eaux douces de l'Egypte, étudiés par le savant Geoffroy-Saint-Hilaire, sont parfaitement décrits. C'est là que se rencontrent ce gigantesque et singulier bichir, ces coffres, <es pimélodes nombreux et variés: Les poissons de la mer Rouge, étudiés par Rüppbii etfigurés dans son grand ouvrage , ressemblent par leurs formes àla plupart des poissons saxatiles des mers chaudes d'Asie, et la plu se rencontrent même dans les archipels de la Sonde, excepté quelques petits genres particuliers. Les côtes occidentales d' Afrique, baigaées par l'Océan-Atlantique, nourrissent les poissons des zones chaudes, landis que les pays bordés par la Méditerranée partagent ceux des côtes d'Espagne et de France. Enfa les mers australes qu arretent les rivages du Cap-de-Bonne-Espérance produisent les espèces confinées dans toutes les latitudes antarcti.. ques placées au sud des trois grands caps. Les poissons de la côte orientale, entre les tropiques, sont ceux de l'Océan-Indien,
Il en est de même des mollusques, à part les terrestres dont les espèces varient suivant les régions; les coquillages marins de la zone équatoriale sont analogues, sur la côte orientale, à. ceux de l’Océan-Indien, Toutefois, de belles espèces nouvelles se rencontrent chaque jour à Madagascar, et celles des côtes du Sénégal décrites
par Adanson, bien que peu nombreuses, ont été mieux étudiées depuis. Dans les eaux douces du Nil vivent ces belles hultres découvertes par M. Cailliaud et nommées éthéries. Les mollusques des rivages de la Méditerranée ont de l'analogie avec ceux de l'Italie et de la Sardaigne; et c'est encore par essaims que navigue sur cette mer l'ancien murex à pourpre des Romains, qui n’est pas autre que la janfhine, si riche en couleur pourprée el violette. Sur les rochers du cap sont en grand nombre des patelles, des oscabrions, et sur les rivages de la mer Rouge si bien étudiées par M. Savigny, des milliers de doris, d'aplysies, ete. - "
Les insectes d' Afrique, bien qu'ils aient.été Tobjet de plusieurs ouvrages, et entre autres de ce-
canards et oies.
et antarctiques se ratrémité australe ax Îles Maurice et ſepuis long-temps ronte; ses débris gi fait lacune dans *
ussi mulüplles en érique. Cependant end gai etle Niger, rocodiles jadis véserpens venimeux , u, sont répandus es lézards variés, n petit nombre sont omme propres à ce ortues franches, vigateurs, fréquenvolcaniques de O-
encore très mal conde l'Egypte, étudiés t-Hilaire, sont parne se rencontrent ce riés) Les poissons de üppell et figurés dans lent par leurs formes atiles des mers chaue rencontrent mème onde, excepté quelrs, Les côtes occidenr l'Océan-Atlantique, s zones chaudes, tanla Méditerranée parspagne et de France.
Warretent les rivages nce produisent les esles latitudes antarcti-.
pis grands caps. Les e, entre les tropiques,
usques, à part les lerarient suivant les réns de la zone équaür la côte orientale, à.
outefois, de belles esent chaque jour à Maes du Sénégal décrites deu nombreuses, ont Dans les eaux douces ultres découvertes par gries, Les mollusques née ont de l'analogie la Sardaigne; et c'est navigue sur cette mer pre des Romains, qui ine, si riche en cou- Sur les rochers du cap telles, 1 0 osca· s de la mer Rouge si zuy, des milliers de do-
ben qu'ils aient été l'obet entre autres de ce-
lui de Beauvais , sont si variés, si nombreux en espèces qu'il serait impossible de nommer même
is l'influence du climat, Parmi les zoophytes , de brillantes actinies, des bles pour le navigateur.
supnaricss, La surface de l'Afrique peut être évaluée en nombres ronds à 8,600,000 milles carrés.
POPULATION, Il parait ation absolue de 60,000,000 d’âmes. Divisant ce nombre par 8,500,000 et négligeant les fractions, on aura 7, quotient population relative nant si l’on voulait ve agé cettegrande nous n’avons trouvé, division du globe avec du monde, on trouverait que l'Afrique occupe le troisième rang sous le triple
nos lecteurs peuvent s’en convaincre en
nous avons donné à la ETENOGRAPKIS, L'A ar un grand nombre de nations, dont. nous devons à M. les langues ont été le sujet de plusieurs importantes recherches dans ces dernières années. Sans entrer dans des détails qui seraient déplacés dans cet ouvrage,
FauiLue Ecyrrienne t les Coptes, qui sont les descendans des anciens Egyptiens. Depuisl'introduction de l'islamisme en Egypte leur langue a été àpeu-près remplacée par l’arabe jusqu’à ce qu'elle se soit entièrement éteinte vers le milieu du xvn“ siècle. Les Coptes sont maintenant très peu nombreux, et, sous le rapport linguistique, ils doi- , tieus. vent être regardés comme des Arabes et comme une branche de la famille Sémitique. Il parait cependant que dans les montagnes de Mathmothab, au-dessus du golfe de Cabes, et dans un canton de la Nigritie intérieure, on parle encore cette langue, qui, comme nous venons de le dire, est entièrement éteinte dans le pays qui en a été
GEOGRAPHIE POLITIQUE
DDD POLITIQUE
pans que la u monde, les peuples A
Afrique. Mainte- nouvelles et de noms
rique est habitée ethnographique, ges a uvi
TABLEAU