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des Hachem-Ghara
her, des 4
La justice est rendue par 3 éribunaur . de 1"* instance établis à Alger, Oran et Bone ; il y a en outre à Alger une cour royale et un tribunal de commerce.
richesse du territoire qui longe la
. Méditerranée offre une des plus utiles exploitations pour les capitalistes français. De vastes édifices, des ports, des canaux, des nts, des routes se construisent partout;
e commerce élève comme par enchantement des villes nouvelles, les vieilles cités se redressent, 40,000 européens y travaillent incessamment sous la protection de l'armée. Deux puissans ennemis s’étaient déclarés contre les Français parmi les Arabes de1arégence : Achmet, bey de Constantine qui a vu tomber sa puissance devant
Les tribus des Hadjouths, des Beni - Moussa, El-Khachena,
Beni-Soieiman, Ouled-el-Ha-
ba, des Gharaba, des Medÿjara
des C erk, des Beni-Amer, des Ghosel, des Tru ngad ; et dans le Désert, f commercial et stratégique très important.
oasis d'Ain-Madhy, point
les armes françaises, et Abd-el-Kader, émir de Mascara, que de nombreuses défaites n’ont point encore abattu, auquel plusieurs villes ont été enlevées et qui continue seul la guerre. Quelques tribus arabes des plus puissantes forment aussi de petits états indépendans, mais peu considérables. g Avant d'indiquer les villes principales de. la régence d Alger nous devons dire un mot sur les CONCESSIONS, dénomination employée pour désigner la partie du sol ui depuis quatresiècles appartenait à la rance. Ce territoire s’étendait le long de la côte depuis Bugia (Bougie) ou Bodjéyah jusqu’à la frontière de l’état de Tunis. Il se composait de deux parties distinctes:
ritoire algérien est isions 3 —— i prennent le nom Le tableau suivant s remarquables de rangé, sous le titre tes, les principales ont nommés ou ten-
gouverneur-générs redevance, tribus encore plus ssent la suprématie moins sont sous son puis qu'elle a détruit » d’Abd-el-Kader,
zan.
remarquables.
os 2 Cheranab.
— A5 Arzeu, Mascara.
ns, Setif, Philippeville,
loussa, El-Khachena olan, Ouled-el-Ha-
Gharaba, des Media- À Ghosel, ‘des Trarah, és d'Ain-Madhy, point
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„ de Ferdjiouakh, de 7 des 5 À de Bougie, Ede e sont :
s, et Abd-el-Kader, e de nombreuses déicore abattu, auquel été enlevées et qui rre. Quelques tribus ssantes forment aussi ndans, mais peu con-
les villes principales r nous devons dire un sions, dénomination ner la partie du sol ècles appartenait à la
s’étendait le long de (Bougie) ou Bodjéyah je l’état de Tunis. Il ax parties distinctes:
REGION DU MAGHREB.
la PARTIR ORIENTALE, depuis la fron-
tière de Tunis jusqu’à la rivière de Seybas Genes ou Seibouse (
catus), qui appartenait entièrement à la France, et sur laquelle s’élevaient les forteresses Bastion de France, de La Calle et le Poste du — f Lepbas fase ee rc TALE, s le usqu sur laquelle la régence d Alger per si à la France, moyennant une redevance déterminée , la pêche exclusive du corail. Cette redevance, qui par le traité du Bastion de France, en 1694, avait été fixée à 17,000 livres, fut portée à 60,000 en 1700 et à 200,000 francs par le traité de 1817. Ces établissemens, qui dans le xvu: siècle étaient encore assez considérables, se composaient, outre les trois forts déjà mentionnés, de ceux du Cap Roux, du Cap Rose et du Cap Nègre.
Déjà antérieurement à 1708, ils avaient été tellement négligés, qu'avant la dernière guerre il n’y avait plus que le Poste du Moulin et La Calle qui eussent une faible garnison régulière de 2 à 300 hommes. Maigré leur petite importance sous le rapport militaire , ces établissemens étaient bien autrement importans sous celui du commerce. En 1828, la pêche du corail y employa 183 bâtimens du port de 1791 tonneaux et montés par 1086 hommes d'équipage ; le produit en fut de 25,085 kilogrammes , évalués sur les lieux à 1,812,460 francs , et qui, travailles, devaient représenter ensuite une valeur très considérable, La presque totalité de ces bâtimens étaient italiens , mais tous payaient une redevance à la France. En 1827 , le Poste du Moulin et La Calle furent entièrement démolis par les troupes dn dey. à ALGER, que les Arabes appellent 4/- Djézayr, est bâtie en amphithéâtre sur le penchant d’une colline; elle a un port, des rues étroites et des maisons terminées en terrasse, selon J'u de lOrient. Défendue d’une manière idable du côté de la mer , cette ville est très faible du côté de terre. Le fort de l'Empereur (Sullan-Calassi) qui la dominait et la défendait, était lui-même dominé par une hauteur sur laquelle se trouve le jardin du consul des Pays-Bas. Les principaux édifices publics sont: le Seraï on palais du dey, appelé Pachali; il a deux grandes cours entourées de vastes bâtimens, avec des galeries spacieuses soutenues
sont les plus beaux bâtimens de la ville; le marbre et les fontaines les décorent
tres du culte, outre un grand nombre d'écoles publiques où Pon apprend à lire et à écrire aux enfans des deux sexes de à six ans et au-dessus. Une école de médecine s'est déjà formée ; on doit créer'un cours d'accouchemens à Thopital civil, ainsi qu’une bibliothèque publ dans chacune des trois villes principales de la régence. Depuis l'occupation on y publie le Moniteur algérien; il parait une fois par semaine. Alger est le siège d'un évéché suffragant Pan $ érigé en 1838, l'entrepôt principal du commerce de celte partie de l'Afrique et la station principale des pyroscaphes des- Linés à entretenir des communications fréquentes entre la France Méridionale et les er ports du littoral Algérien. Sa population dépasse 38 000 Ames.
Alger, par sa position, par ses formidables batteries , par sa flotie et par l'audace de
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ses habitans était justrment considérée comme la Valio musulmane. Les Français ont sugmenté ses fortifications ; son armement commence déjà à prendre l’as- 2 celui des places fortes de France.
doit ajouter qu’à la prise de cette ville, on y trouva 12 bâtimens de guerre, 1600 pièces de canons en bronze, les arsenaux de mer et de terre remplis d’armes et de munitions, et dans la Qassäbah un érésor d'environ 48 millions de francs en or et argent monnayé, et dont on a beaucoup exagéré la valeur en la portant à 270 et même à 400 millions. Le butin fait à Alger doit donc être rangé à côté des plus riches que les chances de la guerre aient fait tomber entre les mains d'un ennemi victorieux.
Voici les villes et lieux les plus remarquables suivant l’ordre des divisions.
Le long de la Méditerranée et à l'OUEST D'AL- GER on lrouve : Sivi-Fsaaucu, qui porté aussi le nom espagnol de Tonas-Cmica (Petite Tour), baie qu'a rendue célèbre le débarquement opéré en 1839 par l’armée française, une des expéditions navales les plus grandes et les plus mémorables de l'histoire moderne, par le nombre des baumens employés dans le transport et par le talent remarquableaveclequelellea été conduite, ScuenscuéL (Sersel, Sargel), petite mais remarquable par l'industrie de ses habilans et par les débris d’anciens édifices, Ténks, jadis capitale d'un petit royaume. Brau (Blidah), dans une situation, délicieuse à l'embouchure de trois routes qui en ſunt un point militaire et commercial très important. Naguère couverte de ruines causes par le tremblement de terre de 1825; grâce à la fertilité de son territoire, elle compte aujourd'hui plus de mille maisons européennes, des entreprises de diligences, de beaux hôtels, un marché important et s'agrandit tous les jours. Mona (Medeyu), jadis chef-lieu de la province de Titeri; territoire très fertile, bel aqueduc, environ 6000 Âmes; quelques ruines semblent appartenir à l'ancienne Zamida. Près de là, le Co de Mou ala qui, avec la célèbre gorge du Biban (Portes de Fer), à plusieurs milles au 8.-E., est une des positions stratégiques les plus importantes de l'Algérie.
Dans l'intérieur à l'EST , au SUD et à l'OUEST D'ALGER on trouve : Qosrnantuynan (Constantiue, Çirtha ei plus lard Constantina), résidence des anciens beys ; après un astaut très meurtrier cette ville a été, en 1837, prise par les Français. Elle est située sur une presqu'ile que contourne le Roumel (Rummel) ; c’est une place très forte ‘d'environ 20,000 âmes, chef-lieu de la division de son nom. Elle parait être encore la plus grande ville de celte partie de l'Afrique. Le pont sur le Roumel ou Soufegmar, bâti par les Romains et encore bien conservé, les quatre portes revêtues de sculptures élégantes, l'arc-de-triomphe , le bas-relief près du pont, plusieurs pierres 4.
pulcrales, et une grande quantité
de ruines d'autels, de bas-reliefe, d. et de coldonnes rappellent les constructions qui décoralent cette ville, autrefois une des plus importantes de l'Afrique; elle a vu naître puissans rois de N „ Massinissa etJugurtha:
plus tard elle a été la capitale de la Mauritanie Césarienne. Dans la partie supérieure de la ville le Ouad-el-Kebir sort d'un soulerrain et forme une grande cascade; ce point, élevé de 600 pieds au-dessus de la plaine, est l'endroit d'où l'on cipite encore comme autrefois les criminels. Boncie, remarquable par son port, par les mines de fer qu'on exploite dans ses environs. et fameuse surtout par l'invention des chandelles de cire auxquelles elle a donné son nom: composée de ruines romaines, mauresques, espagnoles et géuoises, située dans une position admirable, elle a été pendant le moyen âge une des plus commerçarites villes de l'Afrique. Avant ses derniers désastres on lui accordait 1800 maisons; maintenant elle n'a pas mille habitans. Bone, ou Bounan (Beled-el-A'neb) , ville fortiflée de 6000 âmes avec un port, rendez-vous principal des navires employés à la péche du corail qu'on fait le long de la côte jusqu'à l'ile Tabarca, et centre de la colonisation commencée dans gon fertile territoire. Dans ses environs on 7 1 ruines d'Hippone, célèbre par l'épiscopat de saint Augustin: La CaALLE, naguère encore principal établissement français sur cette côte, et ruinée depuis 1827. L'ile Thabargah(Tabarca) cédéeen 1830 à la France par le dey de Tunis. Elle a un bon port. Seri (fort d'Orléans), ancien fort romain, l'un des points les plus importans du plateau intérieur de l'Algérie. Ovaunan(Orun),chef-lieude division, avet une double rade. Jadis la résidence du bey de toute la partie occidentale de l’état d Alger; elle a appartenu à l'Espagne jusqu'en 1792. Ses fortifications très endommagées par les tremblemens de terre et négligées par les Algériens, sunt encore très importantes, surtout depuis qu'elles ont été en partie réparées par les Français. Les vasles magasins en pierre de taille construits par les Espagnols existent encore intacts. Sa populalion s'élève aujourd'hui à 6600 habilans. Plus loin se trouve Mers-el-Kebir, regardé par les marins comme le meilleur port de la côte après celui d'Arzeou. MosTAGnANEx (Moslagan), place forte, occupée en 1833 per les Français; sa population s'est beaucoup accrue depuis que les Juifs de Mascara 8 sont établis après la destruction de cette ville, arrivée à la fin de 1835. Mazacran, petite ville de près de 3000 habitans ; au milieu d'un territoire très fertile et bien cultivé. Anzeou (Arzew), très petite ville de 500 habitans, à laquelle la pureté du ciel, la fertilité de son territoire, ses riches salines et le voisinage du meileur port de la régence donnent une grande imporlance; c'est le Portus Magnus des anciens; les restes de vastes citernes et d'un grand nombre de constructions romaines altestent son ancienne splendeur; on croit que ces importantes ruines appartiennent à l’ancienne 4rsenaria.
Calla, petite ville sale et mal bâlie, sur une montagne, remarquable parce qu'on y fabrique
port, par les mines de es environs, et fameuse rs chandelles de cire son nom: composée de ques, espagnoles et gésition admirable, elle âge une des plus comque. Avant ses derniers t 1800 maisons; maintebitans. Bone, ou Bounan rtifée de 86000 âmes avec incipal des navires emrail qu'on fait le long de rca, et centre de la colous son fertile territoire.
10 ru ines d'H/ppone, de saint Augustin: La e principal établissement t'ruinée depuis 1827. L'ile \cédéeen1830à la France aun bon port. Seri (fort omain, l'un des points les au intérieur de l'Algérie.
lieude division, avet une sidence du bey de toule l'état d' Alger: elle a apqu'en 1792. Ses: fortificapar les tremblemens de es Algériens, sont encore ut depuis qu'elles ont été les Français. Les vasles taille construits par les bre intacts. Sa populalion 6600 .habitans. Plus loin ebir, regardé par les eur port de la côte apres naneu (Mostagan), place par les Français; sa nopucrue depuis que les Juifs blis après la destruction la fin de 1835. MAZAGRAN, 3000 habitans, au milieu e et bien cultivé. ARZEOU le de 600 habitans, à lala fertilité de son terriet le voisinage du meilo donnent une grande imtus Magnus des an.
citernes et d'un grand romaines attestent son croit que ces importantes Pancienne 4rsenaria. e et mal bâtie, sur une le parce qu'on y fabrique
9 des tapis el des dioffes de à la da de 1835, elle fut abandonnée,
après avoir en dans cette partie de l'Afrique;les été livrée aux flammes et réduite à un amas de
qu'on pouvait estimer au- plus considérable de la province d'Oran, vélébre Abd-el-Keder; prise par les Français.
C'est le plus puissant état de cette ré- cienne splendeur. Nous nous bornerons à gion , quoique depuis long-temps bien nommer les suivans, en prenant pour on-seulement depuis 1705 il a guide principal un officier anglais très perdu l'influence qu’il conservait encore instruit, M. Wash n, qui l'a visite sur le royaume de Ten-Boktoue (Tom- en 1830 : le palais bouctou) , qui pendant les règnes de édifice de 1500 yards de long sur 600 de Mouley-lsmayl, mort en 1727, et de Mouley-A’bd-Allah , son successeur, était sé tributaire de l'empire, mais il a vu même jardins ; la place d'audience ou le une grande partie du royaume de Sous Meschouâr, grand carré entouré d'un s’en détacher pour former l’état indé- mur, où l'em rendant de Sydy-Hescham. Cet empire prononce ses jugemens ; la mosquée B/ dans ses limites actuelles se compose, XKouwfoubia, remarquable surtout. par selon M. Gräberg, du royaume deFez son immense four carrée, haute de 220 (Fès), au nord de la Morbeya; de celui de pieds anglais et divisée en sept étages; u ci-devant sa construction, qui remonte vers la fin royaume de Sous, au sud de ce fleuve; du xn° siècle, est contemporaine de la du royaume de Téfilélt, au midi de Giralda de Séville et de la Sma-Hassan l'Atlas. L'ancien royaume de Segelmesa de Rabatt, édifices qui lui sont entièren'est aujourd’hui qu’un district de celui de Tañlèlt. II y a en outre le pays de arabes les plus remarquables; la mos Zara a et le district de El-Hharits, quée El-Moazin , qui se distingue par aussi au sud de l’Atlas. Les deux royau- ses grandes dimensions : c’est aussi la es de Fez et de Marok sont divisés, selon plus ancienne de la ville; celle de Seni- M. Gräberg, en 30 provinces ou préfec-. Tousef; l'édifice nommé Rei- Abbas, qui tures dont quelques-unes sont très gran- offre réunis dans sa vaste, enceinte iin des, tandis que quelques autres ne com- sanctuaire, un mausolée, une moszuée et prennent qu'une ville avec sa banlieue.
Les nombreuses tribus Æmazirg et malades; la Qussaryah (Al-Raissc ria), i Chelloks sont régies par des chefs nom grand bâtiment entouré de boutiques où inés par elles-mêmes, ei les tribus #rabes les négocians étalent leurs marchandises; var des cheikhs nommés par le sultan. l'immense fabrigue de maroquins où, Nous avons déjà fait observer que de assura-t-on à M. Washington, 1600 pernombreuses tribus Atlantiques et Arabes sonnesétaientemployées ; la brillante caueur indépen- leur jaune de ce maroquin n’a pas encore dance sur le territoire qu'on regarde pu etre imitée par les tanneurseuropéens.. comme dépendant de l’empereur. Selon Onnedoitpasonblierles vastes magasin M. Grâberg, les villes impériales de où l’on conserve une immense quantité da- Fez, Marok et Mequinez sont alterna- blé, les grands cimetières et les ruines tivement la résidence de l’empereur. des aqueducs, dont quelques-uns se ManokxouManoc(Merd4aseh), grande prolongent jusqu'à 20 milles hors des ville, une des trois résidences impériales inurs de la ville. Marok a beancoup perdu et capitale du royaume de ce nom, située depuis que les empereurs n'y font plus dans une vaste plaine fertile i meme temps un plateau élevé d toises au-dessus du niveau de la mer Plu- Jackson, ni les 30,000 habitans que lui sieurs édifices décorent celte ville autre- accordalt au commencement du siècle Alifois si populeuse, et rappellent son au-
Maro, avec une partie
vonservent entièrement
environ 250
REGION DU MAGHRER.
sun „ sa per
plusieurs ancieas C'est encore la ville la sa
du population qui peut-être dee — —
Empire de Maro.
» immense
large, subdivisé en plusieurs pavillons par de vastes cours et de grands
ur donne audience et
ment semblables; c’est un des bâtimens
un hôpital où l'on soigne juse * 1500
qui est en leur résidence ordinaire. Sans adopter les chiffres évidemment cxagérés de M
Bey, nous croyons que sa.populalion ae-
— PE is 2