‹ Abrégé de géographie [microforme]Chapitre 357 sur 597 · RUE · texte numérisé non relu

RUE

H a Rosa 60,000 28 I srmbier que, un 28 milles au sud-sud-est de Marok, s'élèvele Milésin, le plus haut sommet mesuré de l'Atlas ; sa hauteur absolue est de 1763 toises ; et que environ 18 milles, on voit de vastes ruines nommées Tassremout (Tassremoot ) r les indigènes; ce sont des débris de ortes et 5 en pierre de taille, de „ de voûtes, ete., qui ont

appartenu probablement à une ville ro- bâtim

maine ou même carthäginoise; mais ce qu est curieux, c'est de voir que la tra-

ition laire raconte sur la chute de cette antique cité à-peu-près les mêmes circonstances qui accompagnèrent, d’a-

— l'immortel Homère , la ruine de

roie.

Fez ou Fês, une des trois résidences impériales , située dans le royaume de ce nom, dont elle est la pe Cette ville est la plus importante de Vempire, quoique na, néon ri rg Ja comme la véritable capitale de l'empire; elle est située sur un ruisseau affluent du Séboue , dans une es d’entonnoir formé par des montagnes bien boisées. Ses maisons, toutes construites avec des briques bien faites et cuites au four, ont en général un étage au-dessus du rez-de-chaussée et ne reçoivent Pair que par une cour intérieure ; une terrasse en forme le toit. Les rues sont pavées, mais étroites, tortueuses et très sales ; ce ne sont, pour ainsi dire, que de longues leries couvertes par des treilles ou de la maçonnerie, ce qui empêche l air de circuler. Selon M. Caillié , Fez n’offre aucun monument remarquable. On y compte cependant beaucoup de mosquées, toutes surmontées d’un minaret d'environ 100 pieds de haut; celle de mouley- 1 est la pe belle ; elle offre ce qu il y a de plus beau dans la ville. Fez possède aussi des bains sulfureux et ferrugineuzx qui sont très fréquentés. Ali- Bey, qui l’a visitée au commencement de ce siècle, la Ke spl comme la plus belle ville de la Barbarie, et parle beaucoup de ses écoles renommées dans toute l’Afrique, ainsi que de sa bibliothèque qui est très considérable pour cette contrée.

Quoique M. Cäillié n’accorde à Fez que 20, 000 habitans, nous croyons qu'on ne se tromperait pas beaucoup en portant à 80,000 sa population actuelle; c'est le

vers le sud-est, à grande

minimum

lui assigne un très 4 Erdberg. Les serres

occupent une rtie des habitans, qui font en outre un commerce très ü.

Maunasan (Méquinez), à quelque:

milles au sud-ouest de Fes, dans un valben cultivé. Ler-aiaie impérial, vaste cultivé. Le : a * ent carré et fortifié est l'édifice lus remarquable de cette ville, à laquelle œst n’accorde que 10,000 habitans, tandis que M. Jackson lui en assigne 110,000. Nous dirons avec M. Gräberg que leur nombre reste sûrement au-dessous de 60,000.

Voici les autres villes et lieux les plus remarquables de empire:

Dans le ROYAUME DR FEZ on trouve: Trnon (Tetouan) e par son port aur la Méditerranée, par sa population et par son ‘commerce. Tancen (Tanger), sur le détroit de Gibraltar, importante par son port et par son commerce très actif; c'est la résidence des consuls européens. Lanacas ou EL-A'nayscu, à fem bouchure du Luccos; c'est la station ordinaire de la flotte de l’empereur; depuis 1780 son commerce a beaucoup diminué. Sars (Sla), à embouchure du Buregreg, autrefois repaire de cor. saires très redoutables qui osaient faire même des descentes sur les côtes des pays habités par les chrétiens; depuis quelque temps elle est très déchue , quoique M. Washington lui accorde encore 10,000 âmes. RasÂtTu (Rabat) ou Nouveav- Sark, vis-à-vis de Salé; c'est encore une des principales villes de l'empire , malgré l'état de décadence où elle se trouve; elle a un chantier, un petit port et peut-être 25,000 habitans. La four carrée nommée Sma-Hassan, haute de 150 pieds anglais; le mausolée d'un sultan et celui d Al. Hansor, le héros de l’Afrique-Mauresque, sont les objets les plus remarquables. AL-Qassan (4l-Kazarr), ville très déchue, mais qui compte encore 8000 âmes.

Dans le ROYAUME DE MAROK on trouve, MAzaycan (M n), qui n'offre rien de remarquable, ainsi que Asarr (Safi). Ouazypiau (Voladis), désignée comme le meilleur endroit de cette côte où l’on pourrait former un bon port; Moc ADO ou Souexnau, rebâtie régulièrement en 1760, fortifiée et pourvue d'un port qui se comble de sables comme tous ceux de cette côte. C'est la place maritime la plus commerçante de l'empire; elle nous parait être aussi sa meilleure forte resse. Parmi ses bâtimens la fameuse four de 3 se distingue par sa grande élévæ

Acabin, jadis nommée Sanra-Cauz par les Portugais qui en étaient les maîtres; elle a un port sur l'Atlantique. Dans l'intérieur nous nomme-

rès étendu.

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1 D. sur le détroit de par son port et par son ’est la résidence des con- 2 ou EI-A n(n, A Femc'est la station ordinaire sur ; depuis 1780 son com · ninué. Sarg (Sla), à Tem- , autrefois repaire de cor s qui ossient faire même ôtes des pays habités par quelque temps elle est très lashington lui accorde en- Im (Rabat) ou Nouveatc'estencore une des princie, malgré l'état de décae; elle a un chantier, un 25,000 habitans. La tour a-Hassan, haute de 160 olée d'un sultan et celui s de l'Afrique-Mauresque, remarquables. AL-Qassan s déchue, mais qui compte

DE MAROK on trouve, qui n'offre rien de remarpr (Safi). Ouazypiau (Vome le meilleur .endroit de ait former un bon port; u, rebâtie régulièrement en ue d'un port qui se comble ceux de cette côte. C'est la commerçante de l'empire; aussi sa meilleure forte imens la fameuse four de ingue par sa grande éléva-

ee Sanra-Çauz par les Pot.

es maîtres; elle a un port s l'intérieur nous nomme-

REGION DU MAGHREB. 687

1 le ROYAUME Ds per rase), sur versa atriona Co] lais 2 Soivsnt M. Caillé,

Etat de Sydy-Hescham.

Fondé en 1810 8 fils du schérif Ahhmed-ebn-Mousay. ii a0 compose d'une partie du Pays de Sons, et il s’étend quelque à Pest et au sud de cette contrée. Habité par une population industrieuse, agricale, guerrière et mar-

chande, cet état paraît actuellement considéré comme lentrenit du commerce

capitale; on y voit en outre Ii nan, où se trouve le tombeau vénéré du schérif Ahhmed père de Hescham,

Béldd-él-Djéryd et Ssahhrd (Biledulgerid et Sahara).

Le Bélàd-êl-Djéryd et surtout le Ssahhra, dans la partie qui n’est pas comprise dans les états que nous venons de décrire, offrent dans leurs vallons, leurs oasis et leurs affreux déserts, un grand nombre de pays qu'on peut et que l’on = e be U 7 des états en-

rement in ns; ils sont presque tous habités par des nomades Rias ou moins féroces. Nous avons déjà nommé les trois nations principales auxquelles ils ap ennent. Nous nous bornerons ici à citer, d’après la lumineuse classiſication de M. & Avezac, les tribus les plus connues et les plus remarquables de chacune de ces grandes divisions de l’ouest à l’est, et en commençant par celles que l’on connait sous le nom de Maures.

Les MAURES occupent la côte de l'Atlantique . cutre l'état de Sydy-Hescham et le Sénégal, et s'étendent dans l'intérieur jusqu'aux. soliludes parcourues par les Touàryq (Touariks). Ces nomades sont subdivisés en un grand nombre de tribus, dont la plupart se distinguent par leur extrême férocité.et leur passion pour le brigandage. Rien n'est plus difficile que de se reconnaltre au milieù des indications diverses données par lesvoyageurs et les géographes sur la dénomination de ces tribus et leur distribution dans le Sâhhel : ce point de géographie était resté dans une déplorable incertitude, jusqu'à ce que les travaux de M. d’Avezac eussent porté la lumière dans l'ethnographie de cette contrée. Ses recherches ont établi que cette portion du Désert est Labitée à-la-fois par des Maures de pure race arabe, soit Qahhthänyte, soit Isma’ylyte, venus d'Orient aux premiers siècles de l'hégire ; et par

d'autres Maures de race mélangée tribus arabes les plus anciennement de

ger les nombreuses tribus confondues sous le patronyme commun de Sau,) (Zanaga, Zénagues) et formant plusieurs g de l'ouest à l'est, sous les noms principaux de Terdrzak (Trarzas, Trazarts, Tarassa), Berdknah 1Bracknas, Ebraguena , Brancnarts), Dour sel (Doviches, Douiches), eic. Dans le groupe de Terarzab sont compris les Æouldd-él-H, Darma’ko (Darmancourts), les Aouldd-4hh- Verains du Sénégal, fer- adam (rea verains du Sénégal; (Azounss), brigands qui inſestent la eôle voisine ; les ou du -· Mobdrek (Oulad-Mbarrik), qui habitent l'intérieur, et nombre d'autres qabyles ou tribus. Dans le groupe de Beräknah se trouvent les ouſad- I mar l. uuamar), dont Mungo-Park éprouva la brutale rapacité; les Gdgeba iebe), parmi lesquels a vécu M. Caillié; les Tdkdnt (Tagantes) et beaucoup d'autres. Dans le groupe des Douysch sont compris les ou, Ghaysi (Oulad-Krolsi), plus connus sous le nom de ou ldd-Abou-Seyf (Houlas de Bousétif, Valades Boussélfes); les Kountah(Kounts, Kontais, Oulad-sydi-Moktar) et peut-être: aussi les Zaoudi qui habitent vers Araouân. Dans la meme caté. gorie est Lanrnan, souche des #ou/dd-Noux (Oulet de Nun, Woled-Nun), qui habitent la valliée de Noun (Ouâdy-Noun); des Masoufah, qui exploitaient jadis les mines de sel de Tuglidaq/, aujourd'hui abandonnées, et peut-être des Ouarqalän (Varéclan, Querquelen ), qui occupaient le Désert au voisinage du Béläd-él-Djéryd, et qui paraissent les mêmes que ceux qu'on appelle aujourd'hui Toudt (Tawats, Tuath, Tsuats), du nom de la principale oasis qu’ils possèdent.

Quant aux TRIBUS ARABES DE RACE PURE,

Pa open à cona sont celles 2 55 n et

ener Mosldyn(Muslien, Monselmines, Monsiémines

adbessenss, et peutêtre Labôs), etcuile des Delempyn ou Aouldd- Delaym (Wadellma, Oulets de Line, Oulad-Elim, Oulad-Lême , Ulled-Dleim), qui toutes deux habitent dans les environs du Cap-Blanc , et sont des monstres de cruauté, Dans le même lignage sont : la tribu d- Ouoddyuh (Ludaya, Ludayes), maitresse des oasis de Ouâdan et de Oualata, etcelle de Barbousch ou des Berdbysch, à laquelle appartient Tyschyt. A ce groupe on peut annexer les tribus d'£Ef-d’rousyah (Larousie, El-Arosiem), d'érkybdt (Orghébet) et plusieurs autres. , .

Les oasis les plus remarquables de cette partie du Désert, sont: en premier lieu celle de ud, qui est fort éténdue ; la capitale est #5ñdb on y trouve encore la ville de #’yn-é/-Ssdlah , naguère visitée par le major Laing. Oua dd 1 (Hoden), Tyschyt, Taoudyny, Tagæhäzay (Tagazs), sont célèbres par leurs mines de sel gemme. Aruoudn offre une petite ville d'environ 3000 âmes, Enfin les deux Ou u (Gualata, Oualcet), souvent confondues, sont deux stations distincies, l’une sur la route du Sénégal à Marok, appartenant aux Ouodäyn, l’autre sur la route de Ten-Boktoue et paraissant occupée per les Beraäbysch ; c'est de celle-ci que l'on a fait un prétendu royaume de Byrou (Beeroo), à cause des puils (en arabe byrou) qui s'y trouvent.

Les TOUARYQ (Touariks).Les tribus indepen · dantes de ce peuple nombreux et guerrier occupent toute la partie moyenne du Ssahhra depuis les confins des pays habités par les Berbers de Marok, d'Alger et de Tunis, et les Arabes de Tripoli, jusqu'au sud de Ten-Boktoue (Tombouctou) et au nord de Djénny et du Bornou, et depuis les confins des pays parcourus par les Maures ou Arabes occidentaux du Désert jusqu'à ceux des Tybou (Tibbos). Partagés en un grand nombre de tribus jusqu'à présent peu connues, les Touëryq sont encore, depuis les Carthaginois et les Romains, les conducteurs des caravanes , les courtiers et en partie même les marchands qui font le commerce actif et régulier , qui de temps wnmémorial existe entre le nord et le centre de l'Afrique. Leurs tribus les plus puissantes sont

le teint seulement bassné ; les au

nuances plus foncées à raison de leur voisinage des races nègres et des croisemens qui en sont résullés. Les principales oasis appartenant aux Touëryq sont: GA A4, espèce de a éd oligarchique ; dans sa capitale, qui porte le même nom, on tient tous les ans une foire fréquentée par un grand nombre de tribus du Ssahhrà.

Ahir, grande et fertile, mais peu connue; Mabrouk, peu im Me, 4 %%, une des plus grandes; on sa tale Ag des est aussi con que Tripoli ; c'est un Nee grands entrepôts du commerce du Ssa U 0

Les TYBUU , TIBROU ou TIBBOS ne possèdent pointexclusivement la partie orientale du Ssahhrà à laquelle le nom ial de Désert de Lybie a été imposé par les géographes, Au nord, le pays de Barqàh, que nous avons compris dans la régence de Tripoli, est occupé par des Arabes dont les plus connus sont les Zhardbyn et les Aouldd- /; et la série d'oasis qui en est voi-

sine est habitée par des peuplades berbères.

Au sud errent des tribus arabes, dont les principales sont celles des Bany-él-Hhasdn, de Doghanah, d'El-Assdla’, de Saldmat. À l'est sont les repaires des races mélées arabes-berbères de Laoudtah et de Berdaouah. La région moyenne seule appartient aux Tybau, partagés en grandes tribus dont voici les principales : les Tibbou de Bilma, entre le Fezzan et la petite oasis d'Aghaden; leur chef ou cheïkh réside à Bilma, pelite ville, mais importante par les deux lacs salés de son voisinage, d'où l'on tire tous les ans une immense quantité de sel, qu'on transporte dans la Nigrilie. Les Tibbou de Gonda, qui possèdent le point d'#ghaden, ren-

. dez-vous de brigands de toute espèce ; ils atta-

quent les caravanes qui vont du Fezzan au Bornou; ces Tibbou, dont le chef se nomme Mina- Thar, possèdent plusieurs milliers de chameaux ; depuis quelques années ils sont devenus commeręans ct industrieux , changement qu'ils doivent à leurs communications avec les marchands de Tripoli; ils paraissent être les plus nombreux de tous. Les Tibbou de Tralla, vivent au sud des précédens. Viennent ensuite les Tibbou de Borgou ou Birgou, dontle chef-lieu semble être Yen. Les Tibbou de Reschadeh ou des rochers, ainsi nommés parce que plusieurs de leurs

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les pe offrent des son de leur voisinage oisemens qui 42 asis à ant aux

ale, 5 37 toire fréquentée je 4 du Ssahhrà.

d zu connue; | de 3 DA en, une 10 sa tale Ag ripoli ; c'est pots du commerce du

| TIBBOS ne possèdent ie orientale du Ssahhra | de Désert de Lybie graphes, Au nord, le s avons com 1 4 occu r des Arabes les Naafaben et les d'oasis qui en est vois peuplades berbères.

arabes, dont les prin- Beny-él-Hhasdn, de „ de Saldmat. À l'est mélées arabes-berberes erdaouah. La région aux Tybou, partagés ici les principales : les le Fezzan et la petite t ou cheïkh réside à ais importante par les pisinage, d'où l'on tire quantité de sel, qu'on tie. Les Tibbou de point d. Ighaden, rentoute espèce ; ils attaont du Fezzan au Borchef se nomme Minamilliers de chameaux; ils sont devenus comchangement qu'ils doi-

ons avec les marchands Etre les plus nombreux Tralla, vivent au sud ensuite les Tibbou de tie chef-lieu semble être eschadeh ou des roe que plusieurs de leurs

NIGRITIE ou REGION DES NEGRES. raz

POGITION ASTROSOMIQUE. tude entre ne cr ge men Latitude, entre 17° bordale et 18° aus-

cowrsms. Au nord, la R du Mahreb et p tie Ssahhra. À l'est, es Régions du Nil et de l’Afrique-Orientale. Au sud, la R de l’Afrique- Australe et l’Océan-Atlantique. A l’ouest, l’Océan-Atlantique.

risvyss, Cette région offre un grand nombre de N on ne n

encore que tres imparfaitement leur

cours; II parait qu’ils vont tous se rendre dans l’Océan-Atiantique „ à l'exception

de ceux qui appart nent au grand bassin du lac Schâd ou Tchad.

L'OCÉAN ATLANTIQUE reçoit :

Le Santo, dit aussi Zana; il prend sa source dans le Fouta-Djalo sous le nom de Ba- Fin (Fleuve-Noir), chez les Mandiagos, et Bazto (Noir), chez les Péuls (Poules) ; on le nomme aussi Founa (le Fleuve), et chez les Ghiolofs (Jolofs) Usnousn. Ce grand fleuve, après avoir arroséle Fouta-Djalo, baigne le Djalunkadou, le Bambouk le Kadjäga , le Kasson, le Fouta-Toro etle Oualo. Le Sénégal, dans is 8 inférieure de son cours forme, selon les meilleures cartes, la séparation entre celte région et le Ssahhrà. Ce fleuve passe var l'ancien Fort-St-Joseph, Bakel, Podor, Dagana et St-Louis, et forme un grand nombre d'iles, parmi lesquelles se distinguent, leur étendue , celles du Morfyl (Morphilou del'ivoire), de Bifesch et de Beyghio (Bequio). Le Sénégal reçoit un grand nombre d'affluens dans la partie supérieure de son cours et très peu dans la partie inférieure; nous cilerons parmi ceux. de la rive droite, le Kokoro, grossi par la Ba- Oulima. Ses principaux affluens à la gauche sont: la Falémé, qui est le plus grand de tous, el le Neriko, qui établit une jonction temporaire entre le bassin du Sénégal et celui de la Gambie. Nous ajouterons aussi que le lac de Kayar Cayor), à la droite, dans le pays parcouru par les Maures de Terärzah, et celui dit Panié-Foul, à la gauche, dans le Oualu,le Fouta- Toro et le Ghiolof, déchargent leurs eaux daus le Sénégal.

La Gawnis prend sa source sous le nom de Di- MAN, dans le plateau du Fouta-Toro, baigne le Tenda , le Bondou, le lani, le Saloum, le Badibou, le Barra, et entre dans l'Océan par plusieurs embouchures , regardées presque loutes, var la

du moins leur auen principale. Et tee J'ibbuss dits d Arn du nom de leur chef-lieu.

Ha

Fe $É

il nait dans le plateau du Fouts-Djalo, baigne le Tends-Maié, le Kabou , le pays des Landemans, et se jette daus l'Océan au Geba.

Le Scancizs ou Scassas naît sur le revers méridional du plateau du Fouta-Djalo, arrose le pays des Sousous , le Timani ; dans celui de Boullom , ce fleuve entre dans l'Océan, Le A abba ou Mungo, p plus considérable que le Scarcies, est cependant regardé comme un de ses alſluens; ce dernier baigne le Kouranko, le Limba et le Timani.

La awinas De Sixnna-Leons, dite RosaLr.x dans la partie supérieure de son cours. Sa source est voisine de celle du Djoibs (Dhioliba) ; elle traverse le Soulimana, le Kouranko , le Limba, le Timaniet le Boullom ; c'est dans ce dernier qu'elle entre dans l'Océan.

Le Kuta ANA (Camaranca) prend sa source un

u au sud de la Rokelle dans le Kissi, traverse

e Kouranko , et, apres avoir couru . pa-

rallèlement à la rivière de Sierra-Leone, il entre 455 l'Océan au sud de l'embouchure de cette dernière.

Le Mesunano. On ne connaît encore qu'une petite partie de son cours ; on croit que sa source est très éloignée de l'embouchure.

Le Sesros. On ne connait encore que la partie inférieure de son cours; e est le plus graud fleuve connu dela côte dite des Graines.

Le Surino-ba-Cosra, dont le cours, d’aprèsles rapports des indigènes, serait très long; il a sou embouchure près de Grand-Bassan, à l'extrémité orientale de la côte dite de l'ivoire.

L'Ancossa ou SNN, dit aussi Rio-Cosat (Serpent), dans les anciennes relations. Il prend sa source sous le nom de Tando, au pied d'une montagne dans le royaume d’Achanti proprement dit,.traverse ce royaume, arrose le Dinkara, le Gura, l'Ouarss , l'Amanahea dans l'empire Achianti , et se jette dans l'Océan. ,

Le Pu, Bossoupaa où Rivitas Sr-Jzan, naît dansl’Achanti proprement dit, arrose le Dinkara, le Tufel, l'Ouarsa, et, sur les limites du Fanti, entre dans l'Océan. On le nomme aussi Crau.

C'est au bassin de ce fleuve qu'appartient la rivière qui passe par Komassy (Coumassie).

Le Rio VourÀ, connu dans les divers pays qu'il arrose dansl'empire d’Achanti, sous les noms d’AbIARIE, AnOU, AsizzAwW et Fanno; c'est le plus grand courant d'eau connu de ce puissant état. li prend sa source au pied du mont Kondountzourie dans le Banda sur les frontières de l'empire, arrose le Banan (Bann), le Coranza, l’Inta, le Bouroum, le Quaou, l'Aquapim, l’Aquamhou et autres pays dépendant de PAchanti, et près d’Adda, colonie danoise, il entre daus l'Océan.

Le Lacos, dont on ne connait encore que la partie inférieure ; on suppose que sa sourte est très éloignée. D' quelques relations des indigènes le Lagos it identique au Mory du Dagoumba. M. Adams prétend qu'il n'est que l'issue du lac Cradou et du lac près d’Ardrah qui communiquent entre eux et avec le fleuve de nenin.

Le Diorin, Dnio link, Kouanna, Quonna ou Ni-

. cer. Ce fleuve mystérieux dont le cours a fait naltre tant d'hypothèses, et dont t'exploration a “oûté la vie à tant de voyageurs, a été presque entiérement reconnu il y a quelques années Appelé à sa source TEunix, BA, Dsoupa, etc.,etc., il descend du mont Loma qui s'élève entre le Soulimana et le Sangara, traverse sous le nom de Dioctsa le Sangara, le Kankan, le Ouassoulo, les royaumes du Haut et du Bas-Bambarra, arrosé le Banan, le Pays des Dirimans et le royaume de Tombouctou. Au-dessous de cet état, son cours a été jusqu’à ce jour livré aux hypothèses. L'opinion publiée par M. Reichard de Weimar en 1803 , adoptée depuis par le célèbre Clapperton et par notre savant ami M. Brué, a été confirmée, à quelques détails près, par l’intéressante exploration des deux frères Lander. D'après Clapperton le Djoliba au-dessous de Kabra prendrait la direction sud · est, traverserait sous le nom de Quonna la partie occidentale de empire de Bello, baignerait le Borgou, le Niſfe, le Vourriba, le Founda. D'après la relation abrégée du voyage des frères Lander, communiquée par le lieutenant Becher à la Société royale de géographie de Londres, et la savante analyse que M. Jomard a bien voulu nous communiquer, le Kouarra court droit ausud, entre les méridiens de Yaouriet de Katunga, fait ensuite un grand détour vers l'est entre Rabba et Karunda, et, après avoir couru pendant quelques milles vers le sud jusqu'au confluent avec la Tchadda, ce grand fleuve tourne brusquement au sud-ouest. Arrivé à Kirri (Kirree) ilforme un véritable delta, qui se développe en-

tre le Visux-CaLasan et la Rivitne da BENIN que l'on doit maintenant regarder comme ses deu BRAS ORIENTAL et OCCIDENTAL ; le BRAS CENTRAI ou principal aboutit au cap Formoso et est par conséquent identique à la Rivitas pe Now; c'est cette branche que les frères Lander ont descend: jusqu'à son embouchure. Cinq ou six autres bran. ches coulent dans les espaces intermédiaires. Un fait important, dont la connaissance es!

due à l'exploration de M. Caillié, c’est que le Djoliba à Sego , ou aux environs, se biſurque pour former une très grande lle et une autre beaucoup plus petite à l'extrémité de laquelle se trouve Djénny, et que plusieurs milles après la jonction des deux branches qui a lieu à Isaca , ce grand fleuve continue son cours à travers le vasle lac Djebou (Dibbi, Debo). La carte jointe à la re: lation du lieutenant Becher représenteune biſurcation semblable entre Abbazacca et Kirri. Les principales villes qui se trouvent le long du Djoliba, dans la partie reconnue ou supposée de son cours, sont: Bammakou, Yamina, Sego, San sanding, Silla, Jinné ou Djénny, Massira, Ten- Boktoue où Tombouctou, Koubi, Yaouri, Boussa, Raca, Rabba, Egga, Kacunda, Bocqua, Abbazacca, Damouggou et Kirri; a ssous de cette derniere ville, on trouve Eboe sur le bras central ou la Rivière de Nun, Benin sur le bras Occidental, Brass, sur le bras de ce nom; Owyhere, Nouveau- Calabar, Boni et autres villes paraissent aujourd'hui devoir être placées sur des bras du Kouarra. La géographie posilive de ce vaste bassin est encore trop imparfaite pour que nous puissions hasarder de nommer tous les principaux affluens du Djoliba; nous nous bornerons à signaler les suivans comme les plus remarquables à la gauche: le Cobb ie (Cubbie), qui passe par Sakkatou et Cobbie; la Coudounia, qui apporte au Kouarra une grande masse d'eau en traversant le royaume de Niffe; la Carry ou Tchadi(Sharry, Chad ou Tshadda), qui passe à Funda et qu'il ne faut pas confondre avec le fleuve du mème nom qui appartient au bassin du Tchad. A la droite nous ne nommerons que la Moussa (Moossa), qui passe pa la ville de ce nom et aboutil au Kouarra, dans les environs de Raca; elle sépare le royaume de Borgou de celui de Yarriba. Nous ajouterons que le Djoliba ou Kouarra franchit la chaine des montagnes Kong, dont on se plaisait à exagérer tant la hauteur, et que la partie inférieure de son cours oppose de grands obstacles à la navigation par les nombreux écueils dont son li est parsemé, surtout entre Yaouri et Kirri.

Le Vieux-CALABAR ou Bosco paraît’ descendre du plateau du pays élevé des Calbongos et déboucler dans le golfe où parait aboutir le bras oriental du vaste delta du Djoliba sous le nom de Rio de la Cruz.

Le Rio nez Rev, le Rio Camanones, dont on rene le MazEmBA comme un bras, le DanDyrn étleGanon ou Ouoncavouxca, sont encore très peu connus; on ignore la position de leurs sources,

: qu'on suppose être très éloignées de leurs embou-

chures respectives, surtout celle du Gabon; ils traversent des contréescomprises communément

la Rivitne da BENIN que garder comme ses deux ENTAL ; le BRAS CENTRAI | cap Formoso et est pas la Rivitas ps Now; c'est res Lander ont descend:

. Cinq ousix autres bran intermédiaires.

nt la connaissance es!

M. Caillié, c'est que le x environs, se biſurque grande ile et une auire l'extrémité de laquelle se plusieurs milles après la ches qui a lieu à Isaca . ce n cours à travers le vaste ). La carte jointe à la re:

her représenteune biſur- Abbazacca et Kirri. Les » trouvent le long du Djonnue ou supposée de son ou, Lamina, Sego, San u Djénny, Massiia, Tenu, Koubi, Yaouri, Boussa, unda, Bocqua, Abbazacca, a us de cette derboe sur le bras central ou n sur le bras Occidental, nom; Owyhere, Nouveaus villes paraissent aujours sur des bras du Kouarra.

de ce vaste bassin est enpour que nous puissions jus les principaux affluens bornerons à signaler les s remarquables à la gaubbie), qui passe par Sak- Soudounia, qui ape grande masse d’eau en de Niffé; la Charry Chad ou Tshadda), qui ne faut pas confondre e nom qui appartient au droite nous ne nommeu (Moossa), qui passe pat aboutit au Kouarra, dans elle sépare le royaume de riba. Nous ajouterons que franchit la chaine des on se plaisait à exagérer e la partie inférieure de grands obstacles à la na reux écueils dont son li entre Yaouri et Kirri.

Bodo parait descendre eve des Calbongos et déoù parait aboutir le bras a du Djoliba sous le nom

Rio CauAnONES, dont on bmme un bras, le DAN burg buxGA, sont encore très peu position de leurs sources, éloignées de leurs embourtout celle du Gabon; ils scomprises communément

sous le nom de pays de Biafares le long de la côte de Gabon, où ils viennent aussi tous mêler leurs 2 We celles de l'Océan.

euves suivans appartiennent aux pays communément conaus sous la dénomination de Congo; leurs sources et la plus grande pese de leurs cours offrent encore beaucoup Le Congo et le Coanza étaient encore naguère plus im conaus que les autres à cause de Je sujet de plusieurs Wrede, parmi es 860 graphes. M. Douville a soulevé un coin du voile qui enveloppait leur cours; nous lui devons la rectification de cette or partie de la géographie de l'Afrique. Voici les fleuves qui passent pour avoir le cours le plus long:

Covañao, Conco ou Z alas, que d'après d anciennes relations les indigènes nomment aussi Moïenzr-Enrano:, c'est-à-dire le fleuve qui engloulit tous les autres, et Zuusens qui signifie mère des eaux. On ne connait pas encore exaclement la parle supérieure de son cours; d'après les renseignemens donnés par les indigènes à M. Douville, qui en a exploré une grande partie, il prend sa source dans le haut plateau austral, dans le pays des Regas entre le 25° et 26° de longitude orientale et le 9° et 10° de latitude australe. Il tourne d'abord vers l'ouest et traverse le royaume de Humé , le pays des Mouchingi, les royaumes des Cassanges, de Cancobella, de Holo-ho. Le Couango fait ensuite un grand détour vers le nord-ouest et après vers le sud-ouest pour aller aboutir à l’Océan-Atiantique, dans lequel il se décharge par une large et aroſonde embouchure.

Dans ce long cours ce fleuve passe à quelque dis-

tance de Cancobella et de San-Salvador, arrose Conde-Yonga, Inga, Noki et Embomma. Ses principaux affluens à la droite sont le Hogi, que M. Douville regarde comme le plus grand; le Rambegi, le Louimbi et le Bancora.

Parmi ceux de la gauche nous nommerons le Cassanci. Nous rappellerons que Riley, Maxwell etMungo-Park croyaient ce fleuve identique au Djoliba; que p'usieurs relations des indigènes et les observatio.s faites sur ses débordemens donnaient une certaine probabilité à cette opinion, et qu'elle a fait entreprendre en 1816 la malheureuse expédition du capitaine Tuckey, qui nous ft connaître exactement la partie inférieure du cours de ce grand fleuve. :

Le Loce ou Aunniz, confondu, selon M. Douville, par l'expédition anglaise avec le Onzo. Il prend sa source dans le royaume de Ginga et traverse celui de Holo-ho.

Le Dinos prend sa source dans le royaume de Ginga et arrose les provinces portugaises d'Encogé et de Dembos.

Le Zenza, improprement nommé Bexco à son embouchure par les Portugais. Il naît à l’ouest du royaume de Ginga et traverse les provinces portugaises du Haut et Bas-Goloungo (Alto et Baxo- Golungo) et celle d’Ambaca.

Le Cournza ou Coanza, dont naguère on ne connaissait encore que la partie inférieure du

cours, prend sa source, selon les renseignemens donnés par, les indigènes à M. Douville, bien plus

NIGRITIE ou REGION DES NEGRES.

an sud et nd ch ne l'indiquent les cartes les plus „dens le plateau austral, et au pied du mont Hele dons ia pays des Moumbos. Ce grand fleuve traverse du côté du sud les royaumes

vinces portugaises de Andongo, de Cambambe, de Massangano et de Muchims. Le Coanzs entre dans l'Océan au sud de la pointe Palmei-

guela.

Le grand bassin intérieur du LAC TCHAD , dans la partie orientale de Lg Nigritie-Centrale (Soudarr Oriental), reçoit :

Le Tron, dont on ne connaît pas encore la source: on la suppose dans les montagnes du Bocher ou Djacoba. Ce fleuve traverse le Kurry-Kurry et le Katagoum dans l'empire de Bello, le Pays des Bedes indépendans, et le Bornou proprement dit dans l'empire de ce nom. Katagoum dans l'empire de Bello, Bedkarfi, Habchary et Yeou dans l'empire de Bornou sont les villes principales arrosées par ce fleuve. Le Chachum (Shaslium) parait

Etre son principal aîuent à la gauche. On ne con-

nait rien de positif sur ses affluens à la droite; quelquet-uns paraissent être assez considérables.

Le Cuant; on ne connaît encore qu'une petite partie de son cours inférieur. La masse de ses eaux parait être plus considérable que celle du Yeou. Le Chary passe près de Loggoun, par Chowy et

‘autres villes de l'empire de Bornou. Ce fleuve pa- .rait former actuellement la ligne de séparation

entre la frontière de cet état et celle du royaume de Bagherineh.

bro. Depuis long-temps les géore européens partagent cette région de PAfrique en quatre parties très inégales qu'ils nomment Soudan , égambie, Guinée et Congo. Le Soudan, selon ces géographes, s'étend entre le Sahara et la Guinée, la Sénégambie et la région du Nil; ils donnent le nom de ‘Sénégambie aux pays compris entre le Sahara-Occidental et la côte de Sierra- Leone; ils appellent Guinée tons les pays situés entre la Sénégambie et le Congo, l'Atlantique et le Soudan; ils comprennent sous la dénomination générale de Congo ou de Guinée-Méridionale, par opposition à la Guinée proprement dite, qu’ils appellent aussi Guinée-Septentrionale , toutes les vastes contrées situées le long de l'Océan, depuis le cap Lopez jusqu'au cap Frio et qui s'étendent bien avant dans

l'intérieur vers l’orient, subdivisant encore la Gui éentrionale en plu-

sieurs côtes, nommées de Sierra-Leone, du Poivre , des Graines ou de Malaguette, des Dents ou de Ivoire, d'or, des Bsclaves f

de Benin, de Calabur et de Gabon; ils subdivisent en outre la côte des Dents en côte de Ivoire proprement dite, côfe des Males-Gens ei cot des Bonnes-Grns où Quaquas.

Nous avons déjà vu, à la page 878, que toutes ces divisions et leurs dénomina tions sont inconnues aux indigènes ; nous avons fait voir aussi que quelques-unes de ces dernières ont même une acceplion différente chez les Arabes , les seuls qui aient des noms généraux pour la géographie de l’Afrique. Pour ne pas ajouter, par l'introduction de neuvelles dénominations et de nouvelles divisions, aux diſticultés sans nombre qu'offre déjà la description de cette partie de l'Afrique, nous allons choisir dans le millier d'états qu'elle comprend, ceux qu sont aujourd’hui les plus importans. Nous les décri-

rons d’après les quatre divisions princi-

pales que nous venons de nommer ; mais dans les ténèbres qui enveloppent encore cette partie de la géographie, noûs n'oserons pas entreprendre la tâche difficile de tracer d’une manière précise la ligne de démarcation entre le Soudan de nos cartes et la Guinée, entre le Congo et les

pays qui appartiennent à la Région que.

nous Mere e Orientale ou du Zam

beze. Si l’on voulait subdiviser cette immense région de l’Afrique d’une manière moins inexacle , il nous semble. qu on pourrait la partager en trois grandes contrées aphiques qu'on pourrait nommer NiGRITIF-OCCIDENTALE , COrrespondant à la Sénégambie ; Niani-

Nigritie Les pays qui forment le Sounax de nos cartes et une partie de la GuiNÉE peuvent etre divisés de la manière suivante : Pays qui appartiennent au bassin du Djoliba ; Pays qui appartiennent au vassin du lac Tchad ; Pays qui appartiennent à {ous deux. : .

Les principaux pays qui appartiennent aa bassin du Djoliba ou Kouarra , sont:

Le SancanAn ou SANGARA, vaste contrée habité»

par desidolätres régis par plusieurs chefs indépendans et souvent en guerre les uns contre les

r- CENTRALE, qui comprendrait le Suudan et la ee ; le premier pourrait être appelé Nigritie-Intérieure ; celle-ci Nigritie-Maritime ; entin, Ni- GRITIS-MÉAIDIONALE, qui embrasserait le Cungo etendu jusqu'aux limites bien plus reculées vers l’uorient, que lui assigne lexploration de M. Dourille.

ais les motifs que nous avons déjà ex „ nous conserverons autant que possible, dans notre description, les divisions prineipales en usage parmi les géographes, en les coordonnant cependant avec celles que nous venons dc proposer. Nous ajouterons que notre Ni g ridie-Intérieure correspond aux pays dont l’ensemble forme le Tak row r de M. d’Avezac, dénomination que ce savant a pro ur la substituer à celle de Beled-el-Soudan, par le motif que celte dernière appellation, pour être exacte, ne devrait s’appliquer| qu aux contrées habitées par des peuples Nègres; tandis que, dans les limites assignées au Soudan par les Européens et par les Arabes, on rencontre la race Poule, qui est rouge et qui se compte elle-même parmi les Blanes. M. d’Avezac partage le Takrour en trois grandes sections : à l’est c’est le Bornou el ses annexes ; au centre le Havusà ; à l’ouest le Mély, H propose aussi de nommer Ouangarah la partie intérieure de notre Nigritie-Maritime. Ces dénominations nouvelles ne.

changeant nullement la position des pays ni l’état politique des contrées comprises dans cette partie de l'Afrique, nous avons conservé les divisions que nous avions tracées dans la première édition de l’Abrégé, nous bornant à y intercaler les faits nouveaux dont la science s’est enrichie depuis sa publication.

Centrale.

autres. Le Djoliba y prend sa source et l'a traverse.

Le Bouré, petit pays habité par des Djalonkés (Dhialonkes), régi par Boucary, chef mahométan, despote et gucrrier, Ce canton montueux est très important par l'exploitation de ses riches mines d’or, dont le produit se répand dans tout le Soudan et dans les ètablissemens anglais et frangais de la côte. Djénny, qui passait pour etre le pays le plus fourni de ce précieux métal ,. n'a en partie que celui qu'on lui apporte de Bouré; Sansanding, Yamina et Sego sont dans le même cas. Bour e, sur le Tankisso, affluent à la gauche du Djoliba, en. est la capitale.

Le KAN AN au nord du Sangaran. K and e,

comprendrait le e premier pourie Intérieure ; ime enlin, Niqui embrasserait aux limites bien ent, que lui ase M. Dourille.

nous avons déjà zrons autant que escription , les diusage parmi les donnant cepenis venons de proque notre Ni g rirespond aux pays le Takrour de nation que ce sasubstituer à celle r le motif que celle ur être exacte, | qu'aux contrées 4 Nègres; tandis signées au Soudan ar les Arabes, on e; qui est rouge et même parmi les artage le Takrour ns : à l’est c’est le ; au centre le Ha- , H propose aussi rarah la parte igritie-Maritions nouvelles ne:

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bangaran. K anf.

—— nn meme éme memes

* SITIE ou REGION DES NEGRES. 908

res du Milo, affluent de “:. tr du Moliba, en est

capitale ; c'est une ville aussi industrieuse que —— rçaute, avec environ 6,000 habilsns , tous ma ns.

Le OuassouLo ouOvAsseLox au nord du Kankan, habité par des Foulahs idolatres, pasteurs et cultivateurs, dont plusieurs se distinguent | leur industrie. Sigala, petit village, est le siège de leur chef, que M. Caillié dit être très riche en or el en esclaves.

Le Bausanaa (Bambarrana) formaitil y a quelques années , un vaste et puissant royaume , qui était la puissance prépondérante du Soudan-Occidental. Depuis quelque temps il est partagé en deux états différens, qu'on pourrait nommer le Haut-Bambarra et le Bas-Bambarra.

Dans le Haut-Bambarra on trouve: Sego (Seghou), sur le Djoliba, assez jolie ville avec des maisons construites en argile et blanchies, des rues assez larges, et entourte d'une muraille en terre; c'est la capitale du royaume et le siège d'un grand commerce. Mungo-Park estimait à 80,000 âmes sa population; peut-être en a-t-elle un tiers de moins, Les autres villes principales le long du Djoliba sont: Bammakou, importante par son commerce et par sa position qu'on a déjà signalée au gouvernement français pour l'engager à y former un établissement. Viennent ensuite Marabou, Yamina, Sami, Sansanding et Silla.

Le Bas-Bambarra est un royaume fondé ‘depuis quelques années par le foulah Sego-Ahmadou, qui fait depuis lors la guerre au roi de Sego. C'est actuellement la puissance prépondérante du Soudan:Occidental'; il a déjà battu les puissans Touariks qui lèvent des contributions sur les états du Soudan-Central, a donné le royaume de Massina à son frère, et a plusieurs fois battu les troupes du Haut-Bambarra. Dj énny(Djinné ou denne), à l'extrémité d'une pelite lie formée

ar le Djoliba, est sa capitale. M. Caillié dit-que

es maisons sont aussi grandes que celles des villages en Europe; la plupart ont un étage; elles sont toutes à terrasse, n’ont pas de fenètres à l'extérieur, et les chambres ne reçoivent Fair que par une cour intérieure. Ii n’y a pas de cheminées. Djénny a une grande mosquée en terre domiuée par deux tours massives mais peu élevées. Les rues ne sont point alignées, mais assez larges pour un pays ou l'on ne connaît point l'usage des voitures. Elles sont très propres et balayées tous les jours. Quoique cette ville ait perdu une grande partie de son commerce à cause de: In guerre, elle est encore très commerçante.

Tous les jours il en part et il y arrive des caravanes nombreuses, et elle est le séjour de beaucoup d'étrangers, surtout de Mandingues, Foualis, Bambarras el Maures qui s’y établissent pendant un certain temps pour y exercer le commerce. M. Caillié ne lui accorde que 8 ou 10,000 habitans, nombre qui nous parait de beaucoup trop petit. Les autres villes principales sont: E/hhamdo-Plllah, fondée récemment. par Sego- Ahmadou, afin que la jeunesse qui fréquente les écoles qu'il y a établies ne soit pas exposée aux distractions et au bruit de Djénny. Zsaca, située d la jonction des deux bras du Djoliba; elle sert

de port aux embarcations qui fuat le trajet de Diany à Tombouctou.

Rovacus ou Massina. Massina, sur le Noliba, résidence du roi, frère de Sego-Akmadou roi du Bas-Bambarra.

Le Bana, situé à la droite du Djolibs. Ses habituns ressemblent aux et sont très adonnés au commerce. On y trouve Dihiover, gros village, habité par des Foulahs et situé gur la rive droite du lae Débo à l'endroit où le Djoliba en s0“t.

Le Pays pes Dianne, situé le long de la rive droite du Djoliba depuis le lac Débo 'aux environs de Dire, village dépendant du roi de Tom- Louctou ; il s'étend aussi plus loin à l'est. 4 codia est la résidence de leur chef.

Le Rovause os Ten-Boutous ou Towsoucrov, situé le long du Djoliba, est maintenant beau-

coup resserré dans ses frontières. Dans le 1.

siècle, ce petit état était le noyau d'un vaste empire dont dépendaient les royaumes de Gualala, d'Agadez, de Melli, de Kano, de Cachena, de Zeg-Zeg et de Zamfara, Tributaire de l'empire de Marok de 1672 à 1727, et influencé par cette puissance depuis la mort de l'empereur Muley- Ismayl, jusqu'à celle de Sidi-Mohammed, c'està-dire depuis 1727 jusqu'en 1795, le royaume de Ten-Bokloue fut depuis lors vassal, tantôt du Bambara, tantôt du Haoussa. Maintenant il paralt être indépendant, quoique obligé de payer anaucilement une forte contribution aux Touariks qui errent sur ses frontières, afin que ces féroces el puissans nomades n’inquiètent pas les caravanes qui , de toutes les parties de l’Afrique. se rendent dans sa capitale. Cette ville mystérieuse, qui depuis des siècles occupe les savans et sur la population de laquelle on se formait des idées si exagérées, comme sur sa civilisation et sur son commerce avec l'intérieur du Soudan, est située, selon M. Caillie, à 8 milles de distance de la rive gauche du Djoliba, dans une immense plaine de sable blanc et mouvant sur lequel il ne croit que de fréles arbrisseaux rabougris. Ten-Boktoue (Tombouctou) n'est fermé par aucune elôlure ; sa circonférence peut être estimée à 3 milles. Les maisows sont grandes, peu élevées, n’ont qu'un rez-de-chaussée et sont construites en briques, Les rues sont propres et assez larges pour y laisser passer trois cavaliers de front. En dedans et en dehors, on voit beaucoup de cases de paille, de forme presque ronde, comme celles des Foulabs pasteurs; elles servent de logement aux pauvres el aux esclaves qui vendent les marchandises pour le compte de leurs maîtres, Ten-Boktoue renferme sept mosquécs, dont deux grandes, surmontées chacune d'une tour en briques. Quoique le commerce de Ten-Boktoue paraisse avoir beaucoup dimiaus en comparaison de ce qu'il était autrefois, cette

ville peut encore être regardée comme le prin-

cipal entrepôt de cette partie de l'Afrique, On 1 dépose tout le sel provenant des mines de Toudeyni. Les Maures y restent 6 à 8 mois pour faire le commerce et attendre un nouveau chargement pour leurs chameaux. Ses principales affaires se font avec Djénny et par la navigation

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