REGION DE L’AFRIQUE AUSTRALE
baie False sur l'Océan-Austral. Maigré cette position avantageuse, on peut dire que le Cap n'a pas de véritable port, parce que ces
sont exposées au vent et offrent toutes deux ua
en pierres ou en briques, et presque toutes ont le toit en terrasse. Ses édifices les plusremarquables sont : l'église principale qui sert au culte réformé et anglican; le palais du gouverneur, les casernes , ei les magasins. Hors de l'enceinte de la ville se trouve le magnifique Adpilal, qui peut contenir 600 malades. Le Cap possède en outre une ménagerie assez bien fournie d'animaux rares; un jardin botanique qui, dans ses belles allées ombragées , offre une promenade charmante ; un college très bien organisé et destiné à compléter l'instruction de la jeunesse ; plusieurs écoles élémenlaires ; une biblio-
thèque publique et deux journaux, En 1834,
sa population s'élevait à près de 20,000 habitans,
dont plus d'un tiers se composait d'esclaves affranchis pendant cette année. Dans ses environs, remarquables var de beaux chemins et par les charmantes maisons de campagne, où se retirent les habitans les plus riches pendant les grandes chaleurs, on trouve: Constant ia, gros village, remarquable par la bonté de ses vins: et Simonsstadt sur la baie False, petite ville, importante par ses beaux chantiers.
Les autres lieux les plus remarquables sont : Stellenbosch, chel-lieu de district, et Gnadenthalberg, la plus importante mis sion des frères Moraves en Afrique; Uilenhagen, chef-lieu du district de ce nom, duquel déprndent les districts à l'est du Gaurits; Graaf-Reynet chef-lieu du district de ce nom; Graham's Town qui parait être le lieu le plus remarquable des nouveaux établissemens faits dans le district d'Albany; selon M. Georges Thompson, depuis 1626, ils se re- 1 du dépérissement dont ils étaient menacés.
La Carrenis proprementdite ou la CAFRERIE MA- RITIME, plus connue sous le nom de côre pr Na- AL. Cette contrée s'étend le long de l'Océan-Indien depuis le Keiskama et l’Hottentotie jusqu'àla baie de Lagoa, dans les établissemens portugais. Les Cafres qui l'habitent sont divisés en plusieurs peuplades subdivisées en tribus, dont les suivantes sont les plus remarquables : les Xoussas ou Amakosas, qui vivent le long des frontières orientales de la colonie anglaise du Cap; Gaïka, dont parle M. Barrow dans son voyage au Capde-Bonne-Espérance, était encore naguère, malgré ses vices, leur chef le plus renommé ; il est mort, il y a déjà quelques années; son successeur se nomme Sandili; celui-ci, Hinga, Poto et d'autres cliefs étaient reconnus par les Anglais comme les rois légitimes des Cafres de cette partie. Hinga ayant été tué dans la dernière guerre,
Kreoli, son successeur, aété forcé de céder aux Anglais un vaste territoire. Les Tambouki, remarquables par leur industrie; ils savent travailler le fer et l'argent qu'ils mélent ensemble pour faire des ornemens. Les Zoulas (Zoolas), nommés Hollontontes par les indigènes de la baie de Lagoa dont ils forment une tribu, sont devenus dans ces dernières années très puissans. Leur chef Tchaka a soumis le Mapouta et à été pendant quelque temps la terreur des populations qui demeurent au sud de la baie de Lagoa. Selon M. Georges Thompson, son armée était forte de 16,000 hommes; il vient d’être tué par son frère Dingan, qui est bien loin de pouvoir résister comme lui à son rival Massalikathi (Vosolekatsi), qui selon les derniers rapports des missionnaires et de MM. Hume et Muller, étend sa domination sur presque toutes les peuplades Cafres connues des colons du Cap.llparaîtquel:s Mantatis, dont les journaux ont tant parlé il y a quelques années, n'élaient autre chose que des tribus cafres de cette partie de l'Afrique que Tchaka mettait en fuite par la terreur de ses armes. C'est dans son territoire que se trouve la petite colonie que ‘le lieutenant anglais Farewell a fondée en 1824 au Port-Nataletsousla protection de Tchaka. Les Mamboukki, qui passent pourêtre les plus belliqueux; ils sont pasteurs et agricul- ‘teurs.
Les ETABLISSEMENS PORTUGAIS. Pour éviter les répétitions, et pour ne pas séparer ce qui est conligu, nous renvoyons à la page 908 où Fon a indiqué les lieux les plus remarquables situés le long de la côre pe SoraLa correspondant à cette subdivision de l’Afrique-Australe.
La CAFRERIE INFÉRIEURE ou le Pars pes CAFREs- BRTIOUANAS forme la plus grande division de cette
région. Elle est partagée entre plusieurs peuples indépendans et souvent en guerre entre eux. La Société des Missions protestantes de Paris présidée par l’amiral comte Verrhuell, a envoyé, il y a quel ques années, trois ministres chez les Betjouana: pour leur apporter le christianisme et la civilisation qui l’accom . Les principaux: peuples conaus jusqu'à présent sont les suivans : les Zriquas, qui demeurent le long du Kruman et de ses affluens : Nouvelle-Litakou, ville à laquelle on accorde 6000 habitans, est la résidence du roi, auquel paient tribut plusieurs hordes de Hottentots qui errent dans les solitudes au sud-ouest du Litakou; les missionnaires y ont une église et des écoles. Les Tammahas, au nord-est des Briquas; leur roi réside à Meribowkher. Les Barrolongs, au nord et à l'est des Tammahas, subdivisés en plusieurs peuplades. dont les principales sont: les Ouankelze (Wanketze), dont le roi réside à Melita; les Mr.
roulzis (Marootzees), qui se distinguent par leur industrie et dont Kourritchane, peu éloignée à ce qu'il paraît d'un affluent du Mafumo , est la résidence du roi; M. Campbell lui accorde jusqu’à 16,000 abitans; les Machow (Mashow), dont le chef-lieu est Macho, qui parait avoir avec ses environs 10 à 12,000 âmes ; ces peuples sont agriculteurs. Les Macquinis qui demeurentau nord des Maroutzis, ei qui paraissent être les plus nombreux, les plus puissans et les plus: civilisés de tous les peuples Cafres ; ils tirent une grande quantité de fer et de cuivre de leurs mines, qu'ils vendent après aux nations voisines, Les Morolongs au nord et à l'ouest des Machow. Les Gokas, le long du Donkin, affluent du Fleuve Jaune ; on dit que leur chef-lieu est plus grand que Litakou.
RÉGION D L'AFRIQUE-ORTENTALS,
POSITION ASTRONOMIQUE. Longilude orientale , entre 22°? et 49°. Latitude, entre 12° boréale et 20° australe.
cowrims. Au mord, la Région du Nil et le golfe d’Aden. A lesf, l'Océan- Indien. Au sud , l’Océan-Indien pendant un petit espace, ensuite la Région de l’Afrique-Australe. A l’ouest la Nigritie.
rzauves. Les doutes que nous avons signalés sur la direction des fleuves de la Nigritie sont encore plus grands lors-
won veut tracer le cours des grands fleuves qui arrosent cette vaste partie de
l'Afrique. On peut dire qu'on ne connait entièrement le cours d'aucun de ses fleuves principaux. Tout ce que là géographie offre de moins vague et de plus im-
portant sur ce sujet , nous paraît pouvoir être réduit à ce que nous offrons dans le tableau suivant.
L'OCÉAN INDIEN reçoit :
Le Zauseze, dit aussi Couawa et Quictuané ; c'est un des plus grands fleuves de l'Afrique ; on ne connaît que la partie inférieure de son cours; toute la partie supérieure est encore livrée aux conjectures des géographes. II paraît cependanl que sa source est beaucoup plus éloignée qu'on ne le croyait. Nous penchons à croire que le RorpounA et le Muaucura qui traversent le vaste territoire des Cazembes, pourraient bien être les deux branches principales du Zambeze; nous invoquerons à notre appui la belle carte de l'Afrique de notre savant ami M. Brué, et quelques renseignemens qu'on nous a donnés à Lisbonne. En admettant cette hypôthèse, ce grand fleuve, après ayoir arrosé les contrées soumises aux Cazembes, traverserait le royaume de Changa-
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ant ami M. Brué, et quelques n nous a donnés à Lisbonne.
hypothèse, ce grand fleuve,
les contrées soumises aux rait le royaume de Changa
mera, Je Mocaranga ct la partie centrale des établusemeus portugais, qui forment la capitainerie générale de Mozambique. Ses principaux afflueus seraient la Manzora (Arvanha), à la droite; l'Aroanga (Roanga), le Reizigo, et la Mangazadite Chiré dans la partieinférieure de son cours, à la gauche; cette dernière parait recevoir à la gauche le Suabo-Grande. Le Zambeze se jette dans le canal de Mozambique par quatre embouchures principales dites LuAsOEL, Lusso, Couaua et QuiLimané ; celte dernière paralt ètre actuellement la plus considérable; c'est aussi celle qui est la plus fréquentée par les navigateurs qui remontent ce grand fleuve.
Parmi les lieux situés sur le Zambeze nous nommerons Zumbo, Chicova, Tete, Sena et Quilimané.
Le Lorrin (Luffee), le Murcu-sn-Fixe et le Ouran (Whotundo), sont trois grands fleuves, dont on ne connait que les embouchures et qui se jettent dans l'Océan-indien, au septième parallèle austral, dans le voisinage de l'ile Zanzibar. On leur suppose un cours très long, surtout au Loffh. 11 parait que ce dernier est le meme que le grand courant qui, selon M. Douville, sort du lac Kouffoua. Le Loffih parait aussi arroser le pays des Domges, qu'on dit avoir des relations de commerce avec les Mombas ou Mombaza. Le Casati ou Casau, qu'on suppose traverser une partie du territoire des Cassanges, pourrait être provisoirement regardé comme un affluent du Lofh.
Le Quiziwancr. On ne connait encore qu'une petite parlie de son cours dans les environs de Melinde. Malte-Brun, Brué et d’autres savans geographes pensent qu'il peut être le méme que le Zen (Zebee), qui descend du haut plateau du royaume de Narea, décrit à la page 853, el tra-