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777 eee crpiié Re oc de a — —
le long du Djoliba. M. Caillié ne porte qu'à 10
ou 13,000 âmes la population permanente de
Ten-Boktoue. Tout en rejetant les exagérations des voyageurs qui Font précédé, nous croyons que ce nombre est au moins d'un tiers au- dessous du nombre réel de ses habitans. Parmi les lieux les plus remarquables du royaume, nous nommerons : Cabra, petite ville àla gauche du Ljoliba, à laquelle M. Caillié n'accorde que 1000 a 1200 habitans ; c'est le port de Ten-Boktoue; son commerce esttrès actif.
Le Royauus og Boncou (Borgoo) , dont la plus grande partie est située à la droite du Kouarra. Ce n'est à proprement parler qu'une confédération de plusieurs petits rois, dont ceux d'Ouaoua, de Kiuma, de Viki et de Boussa, sont les plus puissans ; ils sont presque tous despotiqueschez eux ; ils regardent celui de Boussa comme leur suzerain, et résident dans des villes du. mème nom. Les villes les plus remarquables sont :
Boussa,, sur la rive gauche du Kouarra, résidence du chef de la confédération, nommé Mohamed, quoique idolätre. Clapperton lui accorde de 10 à 12,000 habitans; c'est près decette ville que Mungo-Park fit naufrage. & ia ma, bâtie sur le flanc d'une chaine de collines ; c'est la résidence du sultan Varro; elle parait être la ville la plus commeręante du Borgou et en même temps la plus peuplée; on lui accorde 30,000 âmes. Ouaoua (Wawa), une des plus jolies villes de cette contrée, avec environ 18,000 habitans.
Le Rovauxs ps Yaouni situé entre le Haoussa et le Borgou , est actuellement une des puissances principales de la Nigritie; son sultan a repoussé avec succès les atlaques répétées des Fellaas. Yaouri (Yaoori), située sur la rive gauche du Quorra ou Kouarra , ville grande, populeuse et fortifiée, en est la capitale. Ses habitans sont assez industrieux et adonnés au commerce; ils fabriquent une grande quantité de poudre à fusil, qui, quoique de mauvaise qualité, trouve un grand débit dans tout l'intérieur de la Nigrilie.
Le Rovauxs ne Nirré ou Tarra, situé à la gauche du Kouarra est partagé entre les deux fils du dernier roi qui se font la guerre : Mohamedel-Magia, qui est Mahométan, est aussi le plus ſort et est soutenu par le sultan Bello; Edrisi est palen. Ta bra est provisoirement la capitale de la partie dépendante de Mohamed -el-Magia: on lui accorde 18 à 20,000 Ames. Koulfa, peu éloignée à l'est de la précédente, est la ville la plus industrieuse et la plus commerçante du Niſfe; on lui assigne une population de 12 à 18. 000 Ames; la plupart de ses habitans sont mahométans.
Rasa, peu éloignée de la rive gauche du Quorra, ville grande, peuplée et commerçante, obéirait selon les frères Lander à Mallam Dendo proche parent du sultan Bello; Mallam serait le véritable dominateur du Niffé, dont le monarque n'aurait qu'un pouvoir nominal. Rabba est l'entrepôt de toutes les marchandises de fabrique indigène et étrangère ; on y amène surtout beaucoup d'esclaves. Ecca, à la droite du Quorra,
-grande/ville, très peuplée; remarquable surtout
par l'activité commerciale de ses habitans, qui possèdent un grand nombre de grosses barques, sur
lesquelles ils font le commerce en remoalaat et en 3 fleuve. Ces gros bateaux sont à proatparier leurs
Jamais etils y vivent avec leurs familles.
plusieurs autres villes situées sur les bords du Quorra, Egga est exposée à des débordemens, qui pendant quelque temps, la couvrent entièrement ainsi que ses environs.
Le Rovauus ps Yannina. I s'étend depuis Pouka, près de Badagry sur la côte des Esciaves, jus- 27 frontières du Borgou et à la rive droite
u Kouarra vers le 10° degré de latitude. C'est une des puissances p ranies de la Nigritie ; et Clapperton regarde son armée comme aussi forte que celle de tout autre royaumede l'Afrique, Les rois de Dahomey, d’Alladah , de Badagry et de Maha lui paient un tribut, et celui de Benin est son allié. Malgré sa grande puissance, les Fellatah, commandés par Danfodio, ont pris il y a quelques années sa capitale et plusieurs autres places, qu'ils ont évacuées par la suite. F eo ou Katunga, bâtie sur le penchant et autour de la base d'une petite chaine de collines, est la capitale du royaume. Elle est environnée de murs de 20 pieds de haut et d’un fossé, Sa eir conférence est d'environ 46 milles, Les maisons sont baties en terre et ont des toits en chaume. Des sculptures ornent les poteaux qui soutiennent les verandahs des maisons du roi et des cabocirs ; elles représentent, soit un boa tenant une antilope ou un cochon, soit des troupes de Sucrriers ‘accompagnés de tambours. Lesautres villes principales sont: Bonou, très grande ville, jadis capitale du royaume; Djannah; Daffou, à laquelle on accorde 15,000 habitans: Tcka-dou; Tchaki; Kouso, avec 20,000 habilans ; voyez à la page 901 pour les royaumes tributaires.
Le Roraunz ps Founpa. Cet état, encore trèsimparfaitement connu, s'étend le loug du Tchadda et domine sur une grande partie des payssitués Alagauche de cet affluent du Quorra; ceux qui sont ale droite appartiennent aux Fellatah. Fou n da, sur la rive gauche du Tchadda, en est la capitale. C'est une des plus grandes villes de la Nigritie; M. Laird dit qu'elle est aussi grande que Liverpool, et lui accorde de 60 à 70,000 habitans. Le palais du roi consiste en un groupe de cases de forme circulaire entourées de palissades; 1500 femmes y sont entretenues par ce despote, qui observe à-la-fois les cérémonies de l'islamisme et dufétichisme, croyances qui se partagent entre elles tous les habitans. Les murailles de Founda s'élèvent à une hauteur de 26 pieds et sont defendues par des bastions d'architecture mauresque. Les habitans de Founda fabriquent de grossières.étoffes de coton, savent bien préparer et travailler le cuir, brassent de bonne bière et sont d'assez bons forgerons. Nous nommerons encore Djamahar , petite ville située sur une colline escarpée; à l'époque de la sécheresse elle devient le port de Founda,
Le Royavus ps Benin ou Abou. C'est un des états les plus puissans de la Nigritie ; on dit qu'il s'étend depuis Lagos jusqu’au Bonny et à vingt journées de marche dans l’intérieur; en admeitant ces limites, il embrasserait une grande per-
#96 la résistance opposée por les Yarribani, Danfodio parvint à s'emparer de aka, Kiora ou Affega, ainsi que d'un grand nombre d'autres villes, et poussa ses conquêtes jusqu'à la côte maritime, Kolunge, capitale du Yarriba, fut prize et détruite en grande partie, Les triomphes de Danfodio attirèrent dans ses états un grand nombre de Fellans ou Foulah de la Sénégembie, auxquels il assigne trs terres et les maisons des nègres dans 1 eurs provinces, mals surtout dans le Zeg- Log. Ka 1802, ce terrible conquérant devint fou à cause de son fanatisme religieux, A sa mort, arrivée en 1816, son fils Moliammed Bello, le sultan actuel, eut pour sa part, selon Clapperton, la plus grande partie dés pays conquis par son pere à mals les provinces situées à l'ouest du laoussa tombèrent en partage à Mohammed- Hen-Abdallah, fils de son frère; Il paraît cependant que tous ont été réunis par la suite sous le sceptre de Bello. À la mort de Danfodio, II se forma une confédération ou ou parmi les peuples conquis pour recouvrer leur indépendance, Le Gouber, le Zamfra, le Guari et le Katongkura districts du Cachenah, le Yaouri, te Cobbi, le Daoura et la partie méridionale du deg-Zeg socouèrent le joug des Fellatah, tous ceux sur lesquels on put mettre la maln furent tués, Mais la valeur et l'habileté de Bello parvinrent à reprendre presque tout le Gouber, une partie du Zamfra, du Guari et du Cobbi, ainsi que la partie méritlionale du Cachenah et la plus grande partie du Nite. Cet empire est actuellement la puissance prépondérante du Soudan; il peus comprendre le Gouber, le Cobbl ou Kebe, e Guari, po du Nie, le Zamfra, le Zog-Zeg, le Kano, le Doury , le Cochenah, le eg At N l'Awelk; le Kurry-Kurry et le vaste pays de Djacoba paraissent ètre aussi ses vassaux, Une partie de la population du Djacoba , quoique moins abrutie que d'autres peuples nègres, offre la singularité d'être anthropophage, Sackatou, dans la province de Tadelaou Ader, qui formait autrefois un district du Gouber, est la résidence ordinaire de Bello. Cette grande ville est située sur le sommet dune colline peu élevée. pres d'une rivière qui va se joindre au Kouarra ou Djoliba, à quatre journées de distance. Bâtie en 1805 par Danfodio, elle a été ceinte par l'empereur réguant, d'une muraille de 24 pieds de laut et d'un fossé sec, Une bonne partie de Sackatou au-dedans des murailles pin être prise pour une suite de jardins mal cultivés. Les maisons, assez bien bâties, forment des rues régutières, au lieu d'être réunies en groupes comme dans les autres villes du Haoussa. II y a deux
— — un vous:
grandes mosquées, un marché spacieux au centre
de la ville, et une grande place devant la maison du sultan. Cette dernière forme une sorte de petite ville; ils'y trouve cinq cours carrées, une petite mosquée , un grand nombre de cases et un Jardin. Une grande tour carrée, surmontée d'un dôme haut de 35 à 40 pieds, est l'appartement où Bello reste pendant la grande chaleur du jour. En admettant comme exactes les estimations sur la population des villes du Soudan données par MM. Clapperton et Lander, Sackatou pourrait
bien contenir jusqu'à 60. 000 habitans, la plupart Hp 4 ce serait ia ville la plus peuplée de toute Les autres villes principales de l'empire dans le bassin du Kouarra sont: CGN, nominde y à cent ons Sr, c'est le chef:
lieu du Cachenah, Ses murailles en terre embrassent une grande étendue de terrain, mais comme à Nano et en d'autres villes, les maisons n'occupent pas la dixéime partie de cet espace, tout le reste est couvert de champs et de bois. Depuis la conquête des Fellatah, le commerce des environs s'est porté à Kano, et la plupart des maisons de celte grande ville, jadis si forissante par son industrie et par ses vastes relations commerelales, tombent en ruines, Ka/aouaouat(Kalawawa), chef-lieu du Gouber, Z Um, chef-lieu du Zamſra. Zariya, chef-lieu du Zeg- Let 1 la vieille ville, prise en 1800 par Danfodio, est presque totalement abandonnée ; la ville nouvelle, bâtie par les Fellatah , est entièrement habitée par ce peuple, On y voit une grande mosquée, et na population est estimée à 80,000 Ames. Magaria, dans l'Ader, 7 ville que Bollo fait batir; elle devient tous les jours plus considérable, los habitans de 757 les villages d une grahde distance à la rondé ayant reçu l'ordre de venir y demeurer, g
Les villes principales de l'empire dans le bassin du Tchad sont: Kuno, chef-lieu de la province de ce nom. On porte à 40,000 âmes sa population permanente, (est actuellement le plus grand marché de l'Afrique-Centrale, Cette ville, dont la forme est un ovale irrégulier d'environ 16 milles, est entourée d'un mur en terre de 30 pieds de haut et de deux fossés d see., Elle a 15 portes en bois recouvertes de lames de fer; on es ouvre et ferme régulièrement, comme dans les autres villes de celle partie do l'Afrique, on lever et au coucher du soleil, Les maisons, construites en argile et ordinairement à deux étages, sont presque toutes carrées avee de petites fenelres et un appartement dans le centre, dont le toit est soutenu par des troncs de palmier; il est destiné à recevoir les étrangers, Les maisons sont à un quart de mille des murailles, et, dans quelques endroits, réunies en petits groupes séparés par de larges mares d'eau stagnante, elles n'occupent guere que le tiers du terrain
compris dans l'intérieur des murs: le reste est
employé en champs et en jardins, Clapperton assure que le marché de celte ville est le mieux réglé de toute l'Afrique. Baebaegie, dans la même province, avec plusieurs maisons en pierre et 20 à 25,000 habilans , dont la plupart sont des réfugiés du Bornou et du Ouadey ou leurs descendans; presque tous s'adonnent au commerce, AKaloungwa; Zangaeia; Kalagoum, thef-lieu dr la province de ce nom, sur un affluent du Veou; c'est une des principales forteresses de l'empire ; on lui accorde 7 à 8000 habitans, Sansang et Hedi gouna dans le pays des Bedes.
Les principaux états qui appartiennent au deen du lac Tchad sont À
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je ville, jadis
o l'empire dans le bassin chel len dela province 0,000 Ames an population ellément le plus grand centrale, Cette ville, vale irrégulier d'environ d'un mur en terre de 30 fossés à sec, Elle a 16 tes de lames de fer; on llerement, comme dans o partie de l'Afrique, att fit. Les maisons, connairement à deux étages, vrées avee de petites fe nt dans le centre, dont des troncs de palmier; il s étrangers: Les maisons des share 78 les en pe — d'eau stagnante; que le tiers du terrain r des murs: le reste est en jardins. Clapperton e cette ville est le mieux „ Baebaegie, dans ee plusieurs maisons en abitans , dont la plupart ornou et du Ouadey ou que tous s'adonnent au gwa; zangaeia ; eu de la province de ce du Yeou; c'est une des de l'empire ; on lui ata. Sansang À Bedi des Bedes.
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L'Eumian dn Bonnou, Cet état, qui parait avoir étendu . le
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et sur une grande tral, se trouve ses CE PR ASE la du Bor · nou parles Fellalah ,le € KI. N
du joug étranger.
que prudent, peut rain de fait, tandis que le veritable rae 8 de nom, Ce deraler continue à jouir de tous les honneurs attachés à sa dignité, mais ll a'a presque aucune influence dans les affaires. L'empire de Rornou ressemble, à quelques égards, 1 der Ar rois rare] na ed „ eet 610 encore nee .
dérante du Soudaa- Oriental. 480 us grands ennemis sont le sultan de Baghe et l'empereur des Fellateh, En 1027 lo cheïkh avait été battu par les troupes de Bello daus une iavasion qu'il avait faite dans les états de ce dernier. II parait quel’empire de Bornou actuel se compose du Bornou proprement dit, le long du Yeou et du bord occidental du lac Tehad; du Kasem, sur la rive septentrionale et partie de la rive orientale de ce lac; ensuite d'une partie du Loggoun, au sud de 8 A sud du ogsoun, et d'une pa u pays ungas ou Moagowi, à la gauche du Lou. pe ps Bornou ou Birnle, ville murée 88 éloigaée du lac Tchad , avec environ 10,000 habitans, est la capitale titulaire de l'empire et la résidence de l'empereur. Les autres villes principales sont: 1 6 À Las rh Manif nouvellemen par le e nemy, & une petite distance du lac Tchad, c'est sa Nésidence * nalre, et par conséquent la véritable capitale de l'empire. 4ngornou, tout près de Birnie et voisine du lac Tchad, c'est actuellement la ville la plus ate de tout l'empire; on lui e 20,000 habitans, sans tenir compte du grand nombre d'étrangers qui fréquentent son marché. Digoa, gran
NIGRITIE ou REGION DES NEGRES. 807
à 00,000 de, Birnie où sand ef ed de l'empire. Le vaste
magaifiques 40 tout le ; Gambarou la résidence ordinaire des sullans de Bornou, De low , jadis capitale de
gere el ar lui accorde 10,000 Nora, ia capiiale actuelle de ce royaume, qui 1 être plutôt allié CAL de
Bornou, Maou, chef-lieu du Kanem.
Le novatus pe Rae, en portie our les rives vrinutale et méridionale du lde Tchad, Ce
se distinguent par leur industrie parmi les autres peuples que. Depuis quelques années le a 6ee À Jui avait ; avaatdernier sultan du Ouadal, Mesna parait en être la ville capitale.
N ee sost *
q 17 * pal, par les Fezzanais et les marchands du Sahara, et Bzacov, par les Bornouans avec lesquels il confine et auxquels il fait souvent ja » Comme il la fait ou au Dar- Four. il paraisee être un peu déchu de ce qu'il élait sous le règne de Saboun, cet état est encore une des deux puissances tes du Soudan-Orientei, consait imparfaitement les pays dont il se compose, Ouara (Warrs), qu'on dit être trois fois aussi grande que Boulsg près du Caire, en est la capitale, Une partie du territoire de ce royaume parait ne pas appartenir au besen du lac
ville murée, dont on Tchad
Nigritie- Occidentale.
Nous avons déjà vu que cette dénomination est synonyme de la SéÉnéaausre de nos cartes. Cette vaste contrée partagée entreun grand nombre d'états a été de la pars de notre savant ami M. d’Avezac, objet d’études si profondes et si complètes que nous ne pouvions mieux faire que de reeourir à un guide aussi expérimenté : il a bien voulu nous communiquer un résumé de ses importans tra- 1 sur cette N. en résulte que trois nations principales se partagent la domination de toutes ces contrées, absorbant en elles quelques restes des populations précédemment maîtresses de divers états indépendans ; de telle sorte
745 la réserve d'un très petit nombre exceptions insignifiantes , on ne trouve plus dans la Nigritie-Occidentale que des états 9 des états Peuls et des élats Mandings. Parmi ces nations se sont effacés les Nones plus connus sous la dénomination inju de Sérères ou bandits, et la plupart des Djalonkés et des Sérakhalés, sans d’une foule d’autres peuplades moins considérables. Il est remarquable que les trois races dominatrices, distribuées en beaucoup d'états mutuellement i ns, les ont presque constamment constitués sur un patron uniforme pour chacune d'elles : presque partout en eflet ce sont
des monarchies , sacerdotales et électives chez les Peuls, hered NI ches les Mandings, mixtes et féodales chez les Ghiolofs,
4 r* tous ces états 8 des
commerçans, que l’on peut appeler avec juste sh ro hanséatiques, par analogie avec la célèbre ligue des villes libres d'Allemagne. Deux anses principales, celles des Sérakhales Serracolets, Serrawoollis) et celle des Ghïolas (Diolas, Julis), la première au nord, la seconde au midi, ont échelonné leurs comptoirs depuis la côte jusque fort loin dans la Nigritie-Centrale, infatigables courtiers d’un commerce étendu et varié, dont eux seuls savent tirer profit.
Les ETATS GHIOLOFS (Jalofs) sont régis par des princes’ dont le titre varie d'un royaume à l'autre : la couronne y est toujours transmise héréditairement , mais en ligne coliatérale ; et les grands vassaux ont part à la désignation du souverain. En voici une esquisse sommaire.
Le Ouzo (Walle, Owal), dont le roi se qualifie Brak, est voisia de l'embouchure du Sénégal , et complètement sous l'influence des établissemens coloniaux „ Vde r, l'ancienne capitale, est aujourd’hui ruinée, et le Brak réside à Daghana: dans le voisinage était Nbilor, detruit en 1080 par l'artillerie française lors de l'insurrection du pretendu prophète Denba-Golokh, qui fut pris et pendu.
Le Kron (Caïor), dont le roi prend le titre de Damel, s'étend le long de la côte jusqu'au-delà du Cap-Vert ; c'est le plus considérable des états Ghiolofs ; ses villes principales sont Ghighis, capitale actuelte ; Mark hay (Makaye, Mangaï) et Nbdoul (Embaul, Amboul), autres résidences du souverain ; Mouyt, chet-lieu de la province de Gandiole; Nghig, chef-lieu de celle de Nghian-bour; Ko, sur la frontière orientale, compte environ 5000 habitans; Ndout est le village le plus considérable des Nones asservis. Ten-Gaghey possédait antrefois un comptoir
is sous le nom de Rufisque.
Le Bao, dont le souverain est appelé Téyn, avait autrefois pour capitale K4ba,. à laquelle a succédé Zambayÿ (Lembeye); on y trouve en outre Sd I, que les Européens ont nommé ré 5 u dal, ancien comptoir frantais aban-
onné. ; , à
Le Svx, au sud desprécédens, est gouverné par un monarque litré Bour, qui a, pour capitale Ghiakhéou ; les lieux principaux sont ensuite Ghiîlas et Ghiagolor, autres résidences du roi, et Ghiou dla ou Joal, ancien comptoir français.
Le GmoLor proprement dit, noyau considérable encore, mais aujourd’hui bien déchu, du grand empire Ghiolof, dont tous les états énumérés cidessus ne sont que des démembremens, est gouverné par un Bour, qui réside àOuarkhogh (Warghogh, Huarkor, Ouamkrore) ; on peut citer
AFRIQUE. À
e le ade, 51A 187 nout ,sur le Marigot-Ghengher, village EUX 1 0 * er ruent e Saronn, dont la n apps à-la-fois à la souche Maudit et à la souche Ghiolufe ; le noyau en est Ghiolof, comme lindi- 2 titre de Doar, que porte le souverain. Les membremens seuls en sont Mandiagues et sont classés parmi les états de cette nation ; ces derniers graudissent de jour en jour, resserrant au nordouest le noyau Ghiolof, dont & a Aonestla capitale; elle est située sur la rivière de Saloum.
Les ETATS PEULS (car tel est le nom nationel
de ces peuples appelés plus ordinairement Foulabs et Felans) étaient autrefois 1 5 par des saltigés (siratiques) ou chefs de guerre; aujourd'hui la puissance souveraine est entre les mains d'un chef religieux qui, de même que les anciens khalifes, se décore du titre d’Emir-él- Moumenyn ou prince des fidèles, corrompu vul. gairement en celui d'Æ/mamy ; élu, dans chaque état, par un conseil de Aiernos ou princes, il est à leur merci et ne peut rien faire d'important sans leur assistance. Dans cette seconde division sont compris les royaumes quivans :
Le Foura-Tono, qui ?'étend le long de la rive gauche du Sénégal , est partagé en trois grandes provinces ae „ subdivisées à leur tour en
lusieurs districis : le Fouta propre au milieu, e Toro à Touest et le Damgaà l'est. KI elog n (Tiiloga, Chuloigne), capitale de la première, est aussi celle de tout l'empire et la résidence de l'almamy, qui cependant séjourne fréquemment à Pa!dy, tout près de Saldé, où il vient recevoir les présens annuels stipulés pour la sécurité du commerce européen en ces paies; nous cilerons encore, dans cette province, l'ancienne capitale 4g nam, GAId ba (Diaba, Djaba), Boum ba, Foundeg ande, dans l'intérieur; et sur le Senegal Ka HGV, Dounghel et Oualaldé. Le chef du Toro porte le titre spécial de Tam- Toro; il réside à Ghéde y, sur le bras du Sénégal vulgairement nommé Riviere-A-Morfil; les lieux les plus notables de la province sont ensuite Po dor, aucien établissement français abandonné; Gay.
et Donayé où les Maures viennent faire escale; Mao, Mokhlar-Saläm, Hateybé:, sur le Sénégal , et Haÿéré, dan l'intérieur. Nous nommerons encore Sou ma, patrie du marabouth Mohhammed, prophète pré tendu, qui, après avoir bouleversé tout le pays
paisiblement des richesses et de la considération qu'il s est acquises, La province de Damga a pour chef-lieu Ko b élo ; on y remarque en ouln Ka ne (Cane) et Sedo, à chacun desqueh M. Moll'en accorde 6000 habitans ; ÆHaourt ‘Aoret, Howry), résidence du kierno Bayla, doit le major Gray fut prisonnier; Dembakané, sur le Sénégal.
Le Bonnov, au sud-est du Fouta-Toro, est ausi partagé en provinces et districts : la capitale dt tout le pays et résidence de l’almamy est Bou:
— Ti douarché de sel de N *
L] ed le 1 beben.
sont Mandiagues et sont cette nation; ces derniers jour, resserrant au norddont a À on est la car la rivière de Saloum. j ar tel est le nom nations plus ordinairement Fouautrefois vus par Y ou chefs de guerre; .
| souveraine est entre les un qui, de meme que les écore du titre d'Emir-éldes fdeles, corrompu vul Imamy ; élu, dans chaque , kiernos ou princes, ilest ‘rien faire d'important sans cette seconde division sont
ivans :
eien le long de la rive st partagé en trois grandes subdivisées à leur tour en e Fouta propre au milieu, tie Damgaà l'est. Kiéjoigne), capitale de la prede tout l'empire et la res.
qui cependant séjourne fré-
| ut près do Saldé, 25 Li annuels stipulés
avoir. bouleve
nürest du Fouta-Toro, ta ces et districts : Ia capitale idence de l'aimamy est Bou
merce européen en ces San eee „ dans cette propitale Agnan, Ghidba mba, Foundégandé, ur le Sénégal Ta À 6 .
ua lat dé. Le chef du Ton 1 de Lam-Toro ; il réside à s du Sénégal vulgairement Lorfil; les lieux les plus nosont ensuite Podor, at français abandonné; Gayé es Maures viennent faire esokhtar-Salaäm, Hanégal, et Hayérë, dan mmerons ent So 3 5 mmed, prop 1 0 tout le pari
'almamy Yousef pour fair be Tai seny Biram aujour.
t retiré à Podor, où il jou chesses et de la considération La province de Damga a pouf p; on y remarque en out t Sédo, à chacun desqueb k ke 6000 habitans ; Haourt
idence du kierno Bayla, don prisonnier ; Dembakané,
NIGRITIE ou REGION DES NEGRES. es
débandé, petite ville entourée de murailles de glaise, et qui n'a pas plus de 1900 habitans. Coussan est le chef-lieu de la so mise à Toumané , frère du roi, laquelle s'étend au sud-est le long de la Falémé , jusqu'au-delà de Saysandin, où les F ont un comptoir; Faftéconda parait le lieu principal du territoire qui est situé au-delà de cette ri- 4 Fer lo est un district frontière au sudoue à 5 4 pr ee e oula occupe la région montagneuse élevée, qui renferme les sources du Sénégal, de la Gambie, de la Falémé, du Rio-Grande; il comprend les trois provinces de Timbou, de Laby et de Temby, avec leurs annexes et dépendances, qui sont fort étendues à J'onest et à l'est. Tim b o u.(Teemboo) est la capriaic de l'état et la résidence de l'almamy ; elle a environ 9000 habitans. La domination de ces Peuls se fait sen- Ur jusqu'à la côte habitée par les Landamss, Nalous, Bagos, Sousous, vers les embouchures du Rio de Nunho et du Rio Pongo; et du côté A # sur. les pays Ghialonkés de Firia et de aleya. \
Le Kasso (Casson), autrefois étendu au nord du Sénégal, est aujourd'hui réduit à la seule province de Logo, sur la rive méridionale: du fleuve, près des cataraetes de Félou et de Gouina; il est gouverné par le prince Haoush-Denba , homme d'un grand courage qui cherche à étendre sa domination sur les contrées bamboukaines du voisinage; Mamier est sa résidence habituelle. Les autres points principaux de son royaume sont: Médina, on les Français ont un comptoir; Sabousira (Savusirie), Ghiamou(Dhiamu), Tin ge (Tenakie), Mousak are, Ghiapéry (Japerey, Diapérey), Samboula et Digila;:ces deux deraières sur la rive orientale du Ba-Fya.
Le FouLavou ou FouLanoucov, qui comprend les provinces de Brouko et de Gangaran, estpeu connu; il est traversé par les rivières de Ouonda et B-Oulimà, bras principaux du Ba- Qouy, dont la réunion avec le Ba-Fyn forme le
igritie - Occidentale ; Marina et Koulikouri, dans le Fouladou propre; Gomo, Karakello, Koli, Tombifoura, dans Brouko; Kandy, Koina, Sabousira, t Maniakorro aujourd'hui ruinée malgré triple enceinte de murailles, dans le Gan-
aran.
Les ETATS MANDINGS (Mandingos, Mandines), dont la constitution a été fort peu étudiée: qu'ici, paraissent former des corps politiques hoins homogènes que les états Ghiolofs et Peuls ; ous ce nom de Mandings nous comprenons aussi s Bambarras et les Sousous, qui sont des poputions de la meme famille, et qui parlent le même on: Nous allons les parcourir sommairenent. .
Le Kaanra, dont l’ancien Kass o, le 32 hong et le Ghia fnou sont des annexes, est
sltué su nord du Sénégal, et aux N · dings-Bamberras. La était autrefois Kemmou;c'est aujourd'hui Ghioka(Joke); les autres villes principales sont Géd/ngouma, quia changé son nom en celui C F /idas, bag d (DISC e .
Kasso, a ya 9 aghee),
actuelle de ete te conquise; Kirrid- Jou, Jarre et Baghnat, dévastées par les Maures Aoulèd-A'mar; et GAiafnou (Jafaoo), l'une des stations de la hanse des Se-
Le Bausooa, EN le Ba- Vyn ou haut Sénégal el la Falémé, une agrégation de divers
tricts, tels que ceux de Niagale, Natiéga,.
Tambaoura, Satadou, Konkadou, Camana, Ouaradou; les principales villes sont Farbana, capitale du Bambouk proprement dit, et Natako, chef-lieu du Niagala. Il existe à une assez grande distance dans l'ouest, un petit état de même uom , formé peut-être par une émigralion du précédent; on y trouve Malém, capitale, Kasasa et Kounghiel..
DenxrtiLiA, sur la rive gauche de la Haute- Falémé , et renommé pour l'industrie de ses habitans, et pour ses mines de fer; Béniséray ! (Banisérile) en est la capitale; on y remarque encore Aéroudné (Kirwanny) etGhiolafondou (Juli-ſunda), dont le nom trahit une station de la hanse des Ghiolas.
Le Tuo est séparé du Dentilia par le désert boisé de Samakara, qui porte aussi le nom de Tenda; ses villes principales sont: Far bana sur la rive gauche de la Falémé, Ja llacota, Dady, Tambico, Badou, près de la Gambie.
Le Our ii, au sud-ouest du Bondou, dont il en séparé par le désert boisé de 8 im ban i, a pour capitale Md y na h, à laquelle on assigne 6000
itans; on y remarque en outre Barrakonda, Kor, Koussay et Sabi.
Le Laut, appelé aussi royaume de Kataba à cause de la capitale, comprend ce que les auciens géographes appelaient les royaumes d Haut et Bas-Yani et de Walley; outre 1a ville de Ka ta ba, les points les plus notables de cet tat sont: Ta nimarrou Nyay-marigo), Kaay , Ghioghiobouré (George’s-fort) et Pisania.
Les petits états de Badibou,Sanjalli, Kolaret Barra anciennes dépendances ou annexes du royaume ghiolof de Saloum, jadis beau · coup plus important etplusétenduqu'iln'està pré-
sent. Celui de Banna, situé à l'entrée de la Gambie ,
est assez puissant pour avoir mis récemment en péril les établissemens anglais sur ce fleuve,
Le Kasov, dont l'intérieur est fort peu connu, s'étend depuis le Rio de Géba jusqu'à la Gambie ; les petits états de Kantor, Tomani, Jemarrou, Eropina, Yamina et Sigra (Jogery) paraissent en être des dépendances; il exerce aussi la suzeraineté sur les Biafares , les Balantes et les Papels, que la conquête mandingue a refoulés sur la côte. La capitale est Schimisa, dont Brouko et Tju: 2772, tur la Gambie, relèvent immédiatement.
ada le Fouint, qui comprend les provinces de
Combo, de Jéréja, de Kaën, et quiétend 1 sur les Feloups et les de la côte , termine celle nomencisture. Jer did en est la capitale.
Les anciens états autochtones qui conservent encore une ombre d'existence au milieu des trois nations dominatrices , 2 le pays de Galam et le Ghialon-
ou,
Le Pars pm Galan — le 8 “ape À , qui appartient aux Sére , à „ de Ghidima (Gedumah) et de Ghiafaou, et se trouve resserré au sud par les Mandings du Bambouk et par les Peuls du
ouey; le Tonka de Makana, :ésidant à M adougou, est le chef de celle du
le poste px cmd Bat e est étab premiere, et l'ancien fort St-Joseph dans la
Le Gmiazonxanou (Djallonkadou) , comprenant, les provinces de Kullo et de Gadou. est le seul refuge qui-soit resté aux Ghialonkés (Jellonkas) indépendans; c'est une contrée couverte de forèts et presque déserte. Nous ne pouvons citer parmi ces villes, que Manna et Sousita,
Nigritie- Maritime.
Nous avons vu que cette subdivision de la Nigritie-Centrale correspond à la Gum de nos cartes, moins la partie que les récentes explorations ont démontréappartenir au bassin du Djoliba. Cette vaste contrée est divisée en un grand nombre d'états. Nous nous bornerons à décrire les suivans comme les plus importans et les plus connus, en faisant observer que l'empire des Achantis est
la puissance prépondérante de toute cette partie de l’A ques dontelle occupe presque le milieu, Nous commencerons notre
escription par la côte dite de Sierra- Leone.
Le Timmaniæ, petite contrée traversée par le Scarcie et la Rokelle inférieure. Kamba, pelite We NE: AR 10
Le Kounauno, . pays u précédent, e traversé par le Kabba affluent du Scarciv, la Rokelle et la Camaranca ; il paraît partagé en plusieurs états, dont celui de Kouranko proprementdit,sembleëétreleprincipal.Kolakonka, sur un affluent de la Camaranca, en est la capitale; Æamato, sur la Rokelle, est une autre petite ville de 1000 habitans, qui en dépend.
Le Rorauns Ds SouLimana (Solima), au nord-est du Kouranko. C'est l'état connu le plus policé de la Sierra-Leone. Fa la b a, sur un affluent de la Rokelle, est la résidence du roi; on lui accorde 6000 habitans. Semba, Konkodogoure et Sangoua sont les autres villes les plus impor-
ntes.
Le Roraunm px Car-Monrs. Les dernières relations représentent cet élat comme le plus considérable de la Guinée-Occidentale; il s'étend depuis le Rio Gallinas jusqu'à celui du grand-Bassam, le loug de la côte et à une grande distance daus Pintérieur. Cousceaæ, près de la source du Rio Cap-Monte, en est la capitale; on porte sa population à 16 ou 40,000 habitans.
Le Rovavas ps Sancuin; il s'étend depuis la rivière St-Jean jusqu'à la Petite-Sisters ou Sestre. Ce
dans la province de Kullo
royaume, autrefois un des plus puissans de ta
Guinée, est depuis plusieurs années partagé eu
plusieurs petits états. Une petite bou x v4 es cartes
viron 1000 babitans, E y. sur sous le nom anglais de Tr'ade-tow n(Vilede-commerce), parait être quable le long de la côte.
La petite Rérusuique oligarchique pe CavaLLry, ainsi appelée du nom de son ieu. Cavally est située à l'embouchure du fleuve de ce nom; on y faitun commerce assez étendu ; les relations modernes lui accordent 10,000 habitans: c’est le siège d’un culte particulier, Û L'aupine D'Acnanr: (Ashantee). Ce puissant état a été fondé depuis un peu plus d'un siècle par Sal- Toutou qui bâtit Coumassie, et par Beitinnie, issu de la méme famille ; ce dernier s’'empara de Dousbin, dont il fit la capitale du petit royaume de ce nom. Ces deux états constamment alliés ſormerent depuis lors par leurs conquêtes l'empire ac: tuel des Achantis, composé du royaume d’Achanti eg dit et de plusieurs royaumes et répuliques, partie incorporés à l'empire, partie seulement tributaires, Les Achantis sont très braves; et les Anglais, vaincus par eux, ontété sur le point d'abandonner tous leurs établissemens sur la Côte-d'Or. En ne comprenant que le pays seulement tributaire, l'empire d’Achanti parait sten dre Fre le Rio St-André jusqu'au Popo, petit état dépendant du Dahomey, et depuis l'Océan jusque près du dixième parallele. Coumassie, assez grande ville, dans le royaume d’Achanti proprement dit, et dans une vallée boisée, environnée au sud et à l’est d’un marais, est la capitale de l’Achanti et de tout l'empire, Ses rues sont lar ges, bien alignées ettrès propres ; chacune d’elles
aun nom et est sous la surveillance d'un officier Ba
de police. Les maisons sont petites, construites en roseaux liés par un ciment de terre glaise , et couvertes de paille. Au milieu de la ville une erceinte murée renferme les palais du roi et des princes de sa famille. On y voit des chambres petites, mais décorées avec une grande profusion d’ornemens d'or, d'argent et des sculptures doseaux et d'autres animaux assez bien exécutée: Coumassiepossède des mollahs ou docteurs cliare
le lieu le plus remar-
ana,
nel à rl el ent ns St-Joseph dans la
1kadou), comprenant, et de Gadou. est le un Ghialonkés (Jellon- Le contrée couverte de Nous ne pouvons citer And et Sousita,
le lieu le plus remar-
garchique px CAVALLY, ** ieu. Cavally
du fleuve de ce nom; ez étendu; les relations 0, 000 habitans; c'est le
ar. „ antee). Ce puissant état plus d'un siècle par Saïle, et par Beitinnie, issu
nier s'empara de Dousdu petit royaume de ce tamment alliés forméconquêtes l'empire gc.
du royaume d’Achanti eurs royaumes et répuà l'empire, partie seuleantis sont tres braves; et eux, ontété sur le point établissemens sur la enant que le pays seule-
d'Achanti paralts'étenire jusqu’au Popo, petit ney, et depuis l'Océan rallèle.Coumassie, > royaume d’Achanti provallée boisée, environn marais, est la capitale mpire. Ses rues sont lar propres ; chacune d'elles
nt petites, construites en nent de terre glaise, et milieu de la ville une enles palais du roi et de u y voit des chambres pe.
sc une grande profusion
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surveillance d'un officier Bi
nt et des sculptures d'or 5
ss
Et de l'empire, ainsi qu'
Les autres villes les plus remarquables de hem pire, dans les pays entièrement soumis et dans ceux qui n'en sont que tributaires ou vassaux, sont les suivantes; nous les indiquerons en suivant l'ordre géographique. Le long de la côte en allant de l'ouest à l'est, on trouve: Saint- André, vers le milieu de la Côte-d'ivoire et près de l'embouchure du fleuve Saint-André ; c'est une pelite ville, résidence d'un roitelet tributaire, etimportante par son commerce. Cap Lahou, près de l'embouchure du fleuve de ce nom, et résidence d'un roitelet tributaire; c'est la plus grande place de commerce de la Guinée depuis Cap-Monte jusqu'ici; on en exporte une grande quantité de poudre d'or. Grand-Bassam, ville florissante par son commerce et par la grande
uantité d'or qu'on en exporte ; c'est le chef-lieu
un petit état tributaire , dont dépend aussi la ville de Pelit-Bassam (Pequiuiny-Bassam). Amnahea, dans le royaume de ce nom, dit aussi hein ou Apollonia; Boussoua, capitale du royaume d Ahanta ou Ante ; Mankasim, capitale de la république de antyn ou Fantie; Accra ou Ankran, capitale du royaume de ce nom ; M. Robertson lui accurde 12,000 habilans, À, gd à (Agwoons, Acona), dans le Crepi, divisé en plusieurs petits états tributaires de l'empire. Daus les cinq derniers que nous venons de nommer, ainsi que dans celui d'Adampi ou Ningo se trouvent plusieurs établissemens européens et leurs chefslieux respectifs que nous avons décrits dans le chapitre qui les regarde.
Dans l'intérieur de l'empire on trouve:
Abbradie dans le Ouarsa (Warsaw), et Dankara dans le Davkara, deux royaumes tributaires , où sont situées les plus riches mines d’or de tout l'empire, Aickiouherry (Kickiwherry), dans le royaume d Assin, et Coranza,dansceluide ce nom; on dit que leurs habitänssont plus civilisés que les Achantis. Diabbie, capitale de Amina, Sallagha (Sarem), capitale du royaume d'inta, qui s'étend à la gauche du Rio Volta ou Adirrie : ses liabitans en grande partie mahométans se distinguent par leur industrie et leur civilisatiou, supérieures à celles des Achantis ; Sallagha estun des grands entrepôts du commerce de cetempire avec le Soudan proprement dit. Yandi, capitale du grand royaume de Dagoumba, ville très commerçante, qu'on dit être plus grande que Coumassie, et résidence d'un roi mahométan tributaire de l'empire ; c'est le siège d'une grande industrie et d'un oracle très renommé parmi les nègres.
NIGRITIE o REGION DES NEGRES. 00¹
d'enseigner d lire ei à écrire l'arabe. Celte ville FFF
LeRovauus ba Danousr.
ce pulsssure lebe. et
Ga) ,sur une ade population et e par sa a et chef- un état tributaire”
Le Roraunm D'Anpaau, jadis tributaire du Dahomey; de plusieurs années il parait l'être de celui de Yarriba, 4 l'a da, nommée 4rdrah par les Européens , en est la capitale. C'est une
(Gregoy), à lequelle M. Leod accorde jusqu rable
ville assez bien bâtie et co nte , à laquelle M. Robertson accorde 20,000 habitans. Voyez à la page 894. e
Le Rovauus bn Baan, petit état, qu'on dit etre
tributaire du roi de Ya „ et dont la capitale 8 Ae gr le port nm ae A7 ours plusieurs Européens pour explorer — que-latérieure.
Le Royauus ps Lacos (Awané), petit état situé à
+ l'embouchure du Lagos, et depuis quelque temps tributaire du royaume de Benin. Voyezà la page 894. Lagos (AWané), sur une ile formée par le Lagos. C'était, il y a quelques années, un des plus grands marchés d'esclaves de toute la N * Maritime. M. Robertson lui accorde jusqu'à 20,000 habitans.
Le Pays pes Cazsoncos. Il s'étend entre le Riodel-Rey et le Rio-Camarones. Partagé en plusieurs petits états, il est surtout remarquable pr les hautes montagnes qui s'élèvent sur son sol.
La côte de Gabon n'offre que de petits états peu importans. Nous nous bornerons à nommer celui d'Empounca (Empoonga), où se trouve Naango, nommée Georgetown par les Anglais; elle est située sur le Gabon, et était, lorsque Bowdich l'a visitée, le plus grand marché d'ésclaves de cette côte. C'est dans cette ville que ce voyageur se procura une foule de renseignemensimportans sur le cours des fleuves et sur les états de l'intérieur. Ceux-ci sont beaucoup plus considérables, mais malheureusement connus seulement par les relations vagues et contradictoires des indigènes. Il paraît cependant que l’érar »'Ouncouuo, dont la capitale parait être Mattadi, est un des plus puissans, et que le royaume de Kari (Kaylees), au
sud du précédent, est habité par un peuple assez licé et industrieux , qui des mines de qu'il sait convertir en couteaux, lames et autres
armes, qui sait faire d'assez jolies étoffes, main qui est
l'eccuse de manger ses prisonniers Len à see propres vaine,
Nigritie-Méridivnale.
On a vu que sous cette dénomination nous embrassons non - gen t tous les pays qui forment le Conao de nos cartes , mais aussi tous ceux que l'exploration de M. Douville a fait connaître vers le nord - est et l'est. Le Congo , méme dans les limites que les
s'accordent à lui A ne forme pas un seul état, comme on l'a dit; il n’est non plus partagé en quatre ou cinq états seulement, comme le représentent les cartes et comme le décrivent les faiseurs d’abrégés. C'est une vaste région divisée en un grand nombre d'états indépendans, dont plusieurs se composent d’une foule de petits territoires vassaux. Le raphe
n’a encore aucun moyen de déterminer avec précision la limite orientale de cette vaste région. Fidèle à notre plan, nous omettrons tout ce qui étant très imparfaitement connu doit nécessairement être exclu de cet abrégé. Mais, aidé de l’obli- 70 coopération de M. Eyriès et de
Douvilſe, nous ajouterons d’après le plan de cet ouvrage, la description abrégée des principaux états indépendans de l’intérieur , en fixant provisoirement les limites orientales de cette grande région de l'Afrique aux sources présumées du Congo et du Coanza, bien que le puissant royaume des Molouas et quelques autres états étendent leur domination sur une partie de la section de ce continent, que nous avons nommée Région de l’Afrique- Orientale. Considérée sous le rapport 1 litique, nous partageons toute la Nigritie- Méridionale en deux parties distinctes, que nous proposons de nommer Pays ÆIndépendans et Pays soumis aux Porlugais.
Dans les PAYS INDEPENDANS on trouve :
Le Rovauus DE LOANdO. Il paraît s'étendre depuis le cap Lopez jusqu'à quelques milles au sud du Zaïre; on ne connait pas ses limites du côté del'orient. Il se compose du royaume de Loango proprement dit, et des royaumes tributaires de Santa-Catharina et de Mayumba qui ont pour chefs-lieux deux petites villes de ce nom; ensuite des royaumes de Cacongo (Macongo de Tuckey, ditaussi Malemba, Chimfooka), de Ngojo et partie de celui de Sogno. Loango, dans le J. oango proprement dit, nommée aussi Boualir
et communément Banza- „ ent l capitale de tout le royaume, Elle est dans une grande plaine très fertile, a des rues lon- „ étroites, mais propres ,et un port peu nd, où l'on fait un commerce assez ble. M. de Grandpré lui accorde 16,000 habitans. Les autres villes principales ou être :
Chinguelé(Kinguele), capitale du Cacongo; Malemba, naguère grand marché d'esclaves; Cabenda, dans de N „ remarquable par la beauté de sa situation, la fertilité de ses environs et par son port; on y vendait naguère un grand nombre d'esclaves.
Le Royauus n Conco , au sud du Loango et au nord de Angola. Quoique affaibli par les guerres civiles et par la perte de plusieurs de ses provinces orientales , cet état parait encore être un des plus importans de toute Len partie de l'A ,
es renseignemens donnés par M. d'Etourville, et d'autres que nous avons recueillis à Lisbonne, semblent s'accorder à étendre l'influence politique du roi de Congo beaucoup plus à l'orient hé ne le su généralement. Bamba ou
amba, S! „ Pango, Batla, Pemba et une partie de 4 64 (Sonho), sont les 2 pays les moins imparfaitement connus { en dépendent encore, On doit y ajoutef, d'après M. Douville, le Nye des Mossosos , dont là capus est Hialala , petite ville de 1200 habitans. Portugais exercèrent autrefois une grande influence sur ce royaume, grâces à leurs missionnaires, qui étaient parvenus à convertir au christianisme une grande partie des habitans. Mais depuis long-temps, cet état, qu'ils regardent comme leur vassal, est de fait indépendant, quoique bien des géographes le rangent encore parmi les provinces de la monarchie Portugalse. San-Salvador, nommée par les indigènes Banza-Congo (la capitale du Congo), est la résidence du roi. Située sur une montagne, sa position est vantée comme une des plus saines de l'univers. D'anciennes descriptions nous représentent cette ville comme bien bâtie, ayant des rues larges et plusieurs belles places symétriquement plantées de palmiers. La plupart des maisons, blanchies à l'extérieur et à l'intérieur, ne sont que des chaumières rondes, de même que toutes celles des autres villes du Congo, à un très petit nombre d’exceptions près. Les anciennes relations portent à 24,000 âmes la population de cette ville,
Le Rorauuz DE Bonn, qui paraît être le meme que celui de Mani-Emoucr (Mono-Emugi, Mou- Nimigi, Mohenemugi). C’est une des puissances prépondérantes de l'intérieur de l'Afrique, et sa domination s'étend sur plusieurs petits royaumes situés vers le nord et le nord-est; nous citerons entre autres le Pays des Mouenehat et celui de Samouhenehaï, La ville de Bomba en e la capitale; d’après les indigènes, elle serait aussi
Fer
die
dait naguère un grand
su sud du Loango et au e affaibli par les guerres plusieurs de ses provin- —— Eh un des partie de ue.
* M. d'Etourville, ns recueillis à Lisbonne, tendre l'influence polibeaucoup plus à l'orient héralement. Bamba ou ro, Batla, Pemba et nho), sont les principaux itement connus en doit y ajoutef, d'après } Mossosos , dont là cate ville de 1200 habitans.
it autrefois une grande me, grâces à leurs misrvenus à convertir au partie des habitans.
„ cet état, qu'ils regarest de fait indépendant, phes le rangent encore a monarchie Portugaise.
ommée par les indigènes capitale du Congo), est uée sur une montagne, mme une des plus saines es descriptions nous reomme bien bâtie, ayant eurs belles places symépalmiers. La plupart des bxtérieur et à l'intérieur, ères rondes, de mème utres villes du Congo, à exceptions près. Les anht à 24,000 Ames la popu-
„ qui paraît être le même Ducs (Mono-Emugi, Mou- C'est une des puissances érieur de l'Afrique, et sa plusieurs petits royaumes
nord-est; nous citerons des Mouenehal et celui ville de Bomba en es ndigènes, elle serait aussi
„ Mais moins étendue que Yanvu, la cades Mulouss. :
Gismola, Ambegi, Coucapalessa et Coutotilessa; cette dernière contient
rs s'étendent considérablement vers le nord et vers l'est, lui paient ua tribut ou en sont vassaux. Le Rovauux pes Mououas L qui parait être la
; un grand nombre de pays situés vers
l'est et le sud-est, et meme des peuples qui abitent le long de la Côte-Orientale reconnaissent sa suzerainelté ou lui paient un tribut. Nous nommerons entre autres lesroyaumes de Mouching i et de Moucangama; ce dernier a
ur capitale Moucangama, ville d'environ 4000 tans. Le royaume des Moluas offre la singularité d'avoir deux capilales distinctes : Tan do, où réside le roi, et Tandi-a-vousa dite aussi Agatllou-Yan vo (la Ville des femmes) où réside la reine, Yanvo nous parait etre la pes nde ville connue de toute l'Afrique au sud de l'équateur, puisque M. Douville lui accorde 43,000 habitans. Les maisons en général sont bäties en briques cuites au soleil. II y a des places publiques, de grandes prisons, deux forteresses carrées construites en briques. Le palaisdu roi est voste, mais n'a qu'un rez-de-chaussée, Le sérail estaussitrès grand; il contient environ 700 femmes ‘qui partagent la couche royale. Tandi-a-voua, a arssi des places publiques, une forteresse et un vaste palais où réside la reine, mais M. Douvillene porte sa population qu'à 16,000 âmes, Nous remarquerons avec ce voyageur, que ces deux villes sont entourées de branches de rivières qui se dirigent vers l'est; elles appartiennent par conséquent, sous le rapport purement géographique, à la Région de l’Afrique-Orientale.
LI Royauus D'Huus s'étend au sud-est du lac Kouffoua ; il occupe un vaste espace, et ses habitans se distinguent par leur humeur belliqueuse et féroce.
Le Royauue DE Cassance s'étend très Join vers l'est en suivant le cours du Couango. Ses habitans sont les peuples connus autrefois sous le nom impropre de Jaggas. Cassanci, sur le Cassanci, affluent du Couaugo, petite ville denviron 3000 habitans, en est la capitale. C'est le
NIGRITIE ou REGION DES NEGRES. LE]
plus grand marche eus esclaves de lou l'ia-
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Rovauus ps Mot o- Mo. C'est le plus vaste des
go iles Mahangus ee dépendent, Beis: A0.
es olo-ho, | Pelle ville , de 2000 baba, est le résidence du [| roi. Les M sont tres belliqueux ; c'est |
sur leur territoire qu'est situé Ambris, nemaritimes
4 us des en pour traite, avec un port sur l'Atlantique.
Rorauus ps Ginda, dont les babilans sont ori- &inaires du royaume d’Asgols , et sont les enne: mis les plus implacables des Blancs. Ma dn a,
Tausa, Loro,
„ Süra, et
Nano, sont plus les précédens; ilss'éten-
dent F rr. +2 Angola. Leurs
habitans, quoique helliqueux, vivent en paix
avec les Portugais et laissent ces dernierstraverser leursterritoires.Leurs capitales portent lesmêmes |
noms. Nous re e est situé le volcan U il \
el que celui de Quisama possède une riche mur sel gemme, dont on exporte tous les ans des quantités considérables qui sont consommées dans l'intérieur. Le Rovauus pe Bin, dont les habitans, quoi que doux et industrieux , se distinguent par leur bravoure et leur humeur Lelliqueuse. C'est une des puissances prépondérantes de cette partie de 0 l'Afrique. 5M &, petite ville de 3000 âmes, est
la résidence du roi ; on y tient un des plus que \ marchés d'esclaves de tout l'intérieur de la Nigritie-Méridionale.
Les PAYS suumis aux PORTUGAIS comprennent les deux royaumes d’Angola et de Denguela avec leurs dépendances, qui consistent en pen petits forts sur le territoire du royaume
e Congo et d'autres états moins considérables, ainsi que dans quelques loges situées à de grandes distances dans l'intérieur. Ces deux royaumes forment la grande province, ou la caniTainents GÉNÉAALE D'ANGOLA ET Conao, De vastes espaces de terrains entièrement déserts et des peupiades tout-à-fait indépendantes séparent les uns des autres les pelits cantons de l'intérieur habités par des peuples réellement soumis aux Portugais. Loanda ou St-Paul de Loan da, située en partie près de la mer, et en parte sur une éminence qui domine la plage et près de l'embouchure du Zenza , nommé ; Bengo par les Portugais, est la résidence du capitaine général et d'un évêque. Suivant M. Douville nous devons regarder I. oanda comme la plus belle ville de toute cette région. On y voit des maisons en pierres, plusieurs églises et plusieurs couvens ; elle est tres bien fortifiée, possède un port. et fait un commerce assez important. Malheureusement l'expor-
tation des esclaves eu forme l’article principal. Sa population permanente s'élevait il y a quelques années à 6000 âmes. Les habitans les plus riches ont d'assez belles maisons de campagne sur les rives du Zenza, du Danda et du Coanzs.
Les autres villes et les postes les plus importans sont : Bengue la (San-Felipe de Be ), sur une baie, petite ville avec un ancien délabré, chef-lieu du Benguels ; sa position en rend le séjour très malsain. Bentzuela, de meme que Loanda, sert d'exil pour les criminels portugais. Viennent eusuite les forts St-José de Encoche, Cambambé, Massagano, Mouchima, daus le royaume d’Angola; ils
sont tous très pelits, et ae sont rians que relativementaux pays où ils sont Les forts d’Ambaca, de Pedra-Pungo-Andongo.et de Cacon da n'existent plus depuis bien des années, quoique les cartographes et les phes continuent à les représenteret à les sur les cartes les plus récentes et dans les traités les plus modernes. Nous citerons encore la petite province de Dehbos, si remarquable par ses montagnes : on pourrait l'appeler la Suisse de la Nigrite-Méridionale ; et le G oloungo-Aito, autre province, où se trouve le mont Nuria, le plus haut sommet mesuré de toute l'Afrique.
RÉGION m ο - Wm.
POSITION ASTRONOMIQUE, Longitude orientale, entre 9° et 33°. Latitude australe, entre 18° et 35°.
cowrzxs. Au nord, le Congo dans la Nigritie et l’Afrique-Orientale. A l’est, l'Océan-Indien. Au ud, l’Océan-Austral. A l’ouest, l’Océan-Atlantique.
rLauvas, Tous les fleuves de cette région peuvent être partagés en quatre classes : fleuves qui se jettent dans l'Océan-Atlantique , fleuves qui se
fiqu rendent dans l’'Océan-Austral , fleuves qui aboutissent à l'Océan-Indien,
et fleuves qui paratssent se perdre dans les sables. Nous ne parlerons que des fleuves appartenant aux trois 19 700 mières classes, en nous bornant à faire observer que le Knumax , dans le pays des Betjouanas, est le principal fleuve de cette dernière division.
L'OCEAN-ATLANTIQUE recoit :
L'Onance. C'est le plus grand fleuve de cette partie de l'Afrique; il est formé par la réunion de deux branches: la SEPTENTRIONALE , nommée Ga- RIEP ou FLeuve Jaune, qui naît dans le pays des Cafres-Barrolongsettraverse celui des Hottentots- Koranas; la Méninionaue, dite Nouveau-GaniEr ou FLeuve Noin, dont on ne connaît pas encore exactement la source ; elle traverse le pays des Bosjesmans. Après la jonction de ces deux branches, ce fleuve poursuit son cours vers l'ouest à travers le Pays des Hottentots, dans lequel il entre par une seule embouchure dans l'Océan.
Son principal aſfluent est le Gamma ou Grande- Æivière des Poissons.
L'Ecépnanr (Olifants-River) prend sa source dans le mont Winterhoek et traverse la partie occidentale dela colonie anglaise du Cap- de- Bonne · Espérance ; il reçoit à la droite le Petii- Dourn et le Grand-Dourn aui traversent le district de Tul -
bagh, dans lequel “Elephant se jette dans l'Océan.
L'OCEAN-AUSTRAL reçoif :
Le Gauurs (Rio-Formoso, Rlo-Infante et improprement Goudsriver), formé par la réunion des deux branches nommées GaaNDE-GAUAA (Grand-Fleuve du Lion) et Perirz-Gauxa (Petit-Fleuve du Lion), qui naissent toutes deux dans la haute chaîne du Nieuveld. Après leur jonction le Gaurits court au sud à travers la colonie du Cap-de-Bonne-Esperance, qu'il partage presque en deux parties égales; il franchit la haute chaine du Zwartberg et se jette dans l'Océan. Ses principaux affluens sont le Buffel et le Tau à la droite; l'Eléphant à la gauche.
Le Cauroos, formé par Ia réunion de plusieurs branches qui descendent de la chaîne Nieuveld. Parmi ses affluens le Kareeka prend sa source dans la chaine Schneeberg ( Sneeuwberg) ou Monts de Neige.
Le Zonnacs (Nukokamma), formé par la réunion de plusieurs branches qui descendent des Monts de Neige. Ce fleuve traverse les hauts plateaux du district de Graaf-Reynet. Il reçoit plusieurs affluens à droite et à gauche, parmi lesquels nous nommerons le Camdebo c'est dans la baie d’Algoa qu'il entre dans l'Océan. n
Le Gnanp- Poisson (Groote- Vis - River, dit aussi Xamtky et S. Johannifluss), desrend des Monts de Neige, baigne le territoire de la nouvelle colonie fondée en 1820, passe par Salem et autres lieux, et se jette dans l'Océan. Le Tarka, à la gauche, paraît être son principal affluent.
Le Kxis-KAun a un cours beaucoup moins considérable; nous le nommons parce qu'il fixe la limite orientale entre le territoire des colons anglais et celui qui est soumis à un des rois des Cafres indépendans.
L'OCEAN-INDIEN reçoit :
Le Maruuo ou Lacoa ; il descend des hauteurs qui sillonnent le plateau des Cafres-Marouzis ; le Lonexço-Manquez et l’AnnoE; ce dernier paraît etre le même que le Mamssa (Manica, dit aussi Espiritu-Santo). Ces trois grands fleuves aboutissent à la sunerbe baie de Lagoa ou de l. oreneo -
e sont importans que ssont Les forts
s. Nous citerons encore
Deñhbos, si remar- : on pourrait l'appeler ridionale j 10 0 15 ovince, où se trouve le ut sommet mesuré de
nt se jette dans l'Océan.
oit :
. Rlo-Infante et er), formé par la réu- 1ommées GRANDE-GAMKA i) et Perite-GAMKA (Peui naissent toutes deux lieuveld. Après leur joncsud à Lo colonie ance, qu'il partage presess in franchit a haute se jette dans l'Océan. Ses t le Bufrel et le Tau à a gauche.
r la réunion de plusieurs t de la chaîne Nieuveld.
areeka prend sa source berg ( Sneeuwberg) ou
ma), formé par la réuhes qui descendent des e traverse les hauts plaaf-Reynet. II reçoit pluet à gauche, parmi les-
dans l'Océan.
roote-Vts- River, dit annifluss), desrend des le territoire de la nou- 820, passe par Salem et ans l'Océan. Le Tura, son principal affluent.
cours beaucoup moins ommons parce qu'il fixe le territoire des colons soumis à un des rois des
it:
il descend des hauteurs des Cafres-Marouzis ; le Anon; ce dernier paraît mssa (Manica, dit aussi ois grands fleuves aboude Lagoa ou de l. orenco-
e Camdebo: c'est dans
Marquez; les deux derniers paraissent traverser dans la partie supérieure de leur cours le vaste pays occupé par les nombreux Cafres-Macquiai.
L'Innausans , le Santa et le Soraca traversent les pays du mème nom compris dans le territoire appartenant aux Portugais; on ne connait encore que la partie inférieure de leur cours.
psvisson, Dans l’état actuel de la geographie de cette partie de l'Afrique , il nous semble qu'on pourrait provisoirement la partager de la manière suivante; elle combine jusqu’à un certain point les divisions politiques avec les divisions ethnographiques. Voici ses principales divisions en commençant par la côte occidentale.
La Ciusésasis ou côre des Cimpesas. Elle s'étend depuis le cap Frio jusqu'à l'Ile-aux-Oiseaux, près des limites du pays des Hottentots. C'est une des parties les plus arides et les plus désertes du globe; l'eau potable y est très rare, et on y voit à peine par-ci par-là quelque trace de verdure. On prétend que derrière ces solitudes errent les Cimbebas , peuple dont l'existence est bien loin d’être prouvée.
L'HotTTENTOTIE ou pays Des Horrenrors. Cette région s'étend depuis la Cimbébasie et le pays des Cafres-Betjouanas jusqu’à la colonie du Capde-Ronne-Espérance. Le grand fleuve Orange la traverse de l'est à l'ouest. Les Hottentots sont partagés en plusieurs peuplades subdivisées en un grand nombre de petites tribus. Nous citerons entre autres les VNamaquas, où se trouve Pe Ila à la gauche de l'Orange , et les missions de Tom magas et de Sleinkopf; les Coranas; les Damaras, qui savent travailler le cuivre ; les Griquas, remarquables pour leurs progrès dans la civilisation, qu'ils doivent aux missionnaires établis parmi eux. Sur leur territoire, on trouve la pelite ville de Griqua (Klaarwater), avec 3060 habitans, dont plus de 350 fréquentent les écoles ; et Hardcastle, avec 880 habitans.
L’'AFRIQUE - AUSTRALE - ANGLAISE ou colon DU : Car-ne-Bonns-Espénance. Cette importante colonie, ci-devant Hollandaise, occupée par les Anglais en 1795 et en 1806, leur fut cédée formellement en 1815. Elle forme aujourd'hui ſe noyau des possessions anglaises dans cette partie du monde. Ses confins sont: au nord, l'Hottentotie- Indépendante ; à l’est, la Cafrerie proprement dite; au sud, l'Océan-Austral ; et à l'ouest, l'Océan-Atlantique.
D'après des notices récentes , cette colonie est partagée en deux gouvernemens : celui du Car et celui d'Urrenuacen, subdivisés en neuf districts. Les lieux les plus remarquables. sont : Le Cap (Cap-de-Bonne-Espérance), que les Hollandais nomment K aap ad, et les Anglais Capeto wn. C'est la résidence du gouverneur
général et de toutes les autorités supérieures. La ville du Cap est située au pied des montagnes de la Table et du Lion, au fond de la baie dela Table sur l'Atlantique et à une petite distance de la