‹ Abrégé de géographie [microforme]Chapitre 361 sur 597 · Partie Continentale · texte numérisé non relu

Partie Continentale

Nous proposons pour cette section les deux grandes divisions suivantes, que nous nommerons, d’après leur position, Partie Intérieure et Partie mari- (ame.

La PARTIE INTÉRIEURE. Parmi les nombreux pays qu'elle embrasse, nous nous boruerons à mentionner les suivans, en commençant par quelques-uns de ceux qui formaient autrefois l'Eupine pu Monouotapa. Ce vaste état a éprouvé le sort de l'empire d'Abyssinie. Les Maravi, les Cazembes, les Meropuua et les Bororos sont les principaux peuples qui se sont partagé ses dépouilles. Les Maravi, que nous avons vus appartenir à la famille Monomotapa, en possèdent la plus importante partie; Changamera, le plus puissant de leurs chefs, s'est emparé depuis plusieurs années de presque tout le Boïonga et de tout l'Abutua, et ayant pris le titre de quiteve, il est regardé par les siens comme le successeur des empereurs du Monomotapa ; on nous a assuré à Lisbonne que vers le commencement du siècle il siégeait à Zimbaoëé, l'ancienne capitale de l'empire. Les Cazembes et les Meropua

viennent apres pour la puissance, mais is sont moins connus; les Movizas, si remarquables par leur activité commerciale, sont tribulaires des Cazembes. Les Zororos, qui occupent le pays entre les établissemens portugais de Sena et de Tete, sont assez avancés dans la civilisation et paraissent posséder de vastes territoires. Les Mongas, qui demeurent dans les environs de Sena, n'ont jamais été soumis oux quiteves ou empereurs du Monomotapa. Nous ne savons à qui appartient aujourd'hui le Pays de Maluca, où se trouve le canton ou la province de Manica, si renommée dans le xvi° siècle par la grande quantité d’or qu'on en retirait. Les renseignemens que nous avons pu nous procurer pendant notre séjour à Lishonne sont si contradictoires, qu'ils nous laïssent dans l'incertitude ; cependant il nous parzit probable que ce pays remarquable fait partie du royaume fondé par Changamera. Avant de quitter celte région nous rappellerons que sur la montagne de Foura, près de Massapa, on remarque encore des pierres taillées, qui jadis étaient posées les unes sur les autres avec beaucoup d'art, quoique sans mortier. Cette particularité est d'autant plus extraordi-

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dos 1 AFRIQUE.

aire et remarquable, que dans celle partie de V'Afrique même les habitations des souverains ne sont construiles qu'en bois et recouvertes de chaume.

On ne connalt le Royauue ps Gincino (Zendero), situé au sud de l’Abyssinie ettraversé par le Zebi, que d'après l’ancienne relation du jésuite Anton Fernandez qui l'a visité en 1613. S'ilexisie encore, c'est un des états où le gouvernement offre toutes les horreurs du despotisme le plus atroce, réunies aux pratiques superstitieuses les plus absurdes et les plus inhumaines. Lorsque ce despote veut acquérir quelque objet.précieux apporté par des marchands étraugers, il leur donne en échange le nombre d’esclaves qu'ils desirent, en faisantenlever, dans les maisons désignées par ses gens, les fils et les filles des paisibles habitans. Après l'inauguration, le nouveau roi fait mettre à mort tous les favoris de son prédécesseur. C'est avec le sang desesmalheureux sujets qu'on égorge tout exprès que l'on teint les seuils et les poteaux de la demeure royale , ainsi que le pilier principal qui soutient son trône; ce deruier ressemble à un ballon établi en forme de cage au haut de sa résidence.

Hounnoun' ou Annan, petit royaume mahométan, dont la ville d' Hour rour est la capitale. C'est le noyau du fameux royaume nommé Avez par les Portugais. Dès le commencement du xvi° siècle il étendait sa dominati n sur le royaume d'Adaïlel, dont le chef-lieu était Zeyia, et sur toute la côte depuis cette ville jusqu’au cap Gardafui. Dans le xvn®siècle sa capitale était 4uça- Guriel, uommée aussi bia. Nous rappellerons que cet état joua un grand rôle à celle épuque sous le rapport commercialet militaire; il s'est surtout signalé par sa haine fanatique contre les chrétiens et particulièrement contre les Abyssins, dont il dévasta horriblement le territoire par ses fréquentes invasions.

Nous avons déjà nommé dans l'ethnographie, les autres peuples les plus remarquables qui vivent dans cette région si peu connue,

La PARTIE MARITIME pourrait être subdivisée de la manière suivante :

AFRIQUE-ORIENTALE PORTUGAISE. En y comprenant la côte de Sofala, que nous avons vue appartenir géographiquement à la Région de l'Afrique-Australe, cette vaste contrée s'étend depuis la baie de Lagoa jusqu’au cap Delgado; on la connaît communément sous les noms de Cote de Sofala et Côte de Mozambique. Cette partie de la monarchie Portugaise est divisée en sept gouvernemens ou capitaineries subalternes. Ce sont de vastes territoires, très faiblement peuplés et situés le long de la côte. Le gouvernement de Sena s'étend beaucoup vers l’ouest dans le ci-devant empire de Monomotr pa, où les Portugais possèdent quelques forts et des loges. Mo- ZAMBIQUE, Située sur l'ilot de ce nom, petite ville, assez bien bâtie, avec un port et une citadelle, est la résidence du gouverneur général de cette partie de l'Afrique et le siège d'un évèché, Son insalubrité a engagé les habitans à bâtir au fond de la baie l'agréable et vaste bourg de Mes uri, aujourd'hw plus peuplé que Mozambique;

rait être la place la plus commerçante de toute la Côte Orientale, et est encore un des principaux marchés pour Tabominable commerce des esclaves. Les autres lieux les plus importans de cette partie de l'Afrique Portugaise sont : le preside de Lonznzo-Manquez misérable étab ment qui appartient géographiquement à la Région de l'Afrique Australe, mais que nous nommons ici seulement à cause de sa position méridionale et de son voisinage de la superbe baie de Lagoa, sur laquelle les Anglais ont le projet de fonder une colonie, D'après de récentes notices, ce misérable établissement portugais à été entierement détruit par les Caſres. SorALA, près de l'embouchure du Sofala ; c'est un assemblage de huttes défendues par un petit fort, que cerlains géographes décorent du titre de villeriche, industrieuse et commerçante. Sofala était autrefois la capitale d'un royaume renommé par la quantité d'or qu'on en tirait. Terre , sur la rive droite du Zambeze, petite ville, avecun petit fort, : chef-lieu du gouvernement des Rivières.de Senna, auquel appartient le bourg de Senna avec un petit fort,et les postes de Zuuvo et de Magica. Ou. ank, petite ville et port, à l'embouchure principale du Zambeze, importante par son commerce. On doit ajouter que plusieurs chefs dans le cidevant empire du Monomotapa sont tributaires ou du moins vassaux des Portugais, et que les plus puissans parmi ceux qui se partagent la côte de Mozambique sont les chefs de SEnEiMA, de Sam- Coui et de QuiNTANGONE ; on nous assure que ce dernier, qui est le plus puissant, peut armer jusqu'à 5000 hommes.

COTE DE ZANGUEBAR. C'est la partie la moins connue; elle s'étend depuis le cap Delgado jusqu’à la Pointe-Basse, où, selon M. Brué, commence la côte d’Ajan. Nous rappellerons qne le cap Delgado, extrémité méridionale de cette côte, est un des points les plus remarquables de la géographie ancienne, puisqu'il paraît correspondre au Prasum Promontorium , auquel M. de Larenaudière et d'autres savans géographes s'accordent à porter les limites des connaissances géographiqnes des anciens au sud de l'équateur. On ne connait presque toutes les divisions politiques de ceite côte que d'après de très anciennes relations; elle parait être partagée entre plusieurs chefs indépendans, dont la plupart sont Arabes. Voici les élats qu'on regarde comme les plus importans :

Le Royaume de Quiloa, régi par un roi nègre sous la tutelle d'un visir maure qui est le véritable souverain et qui paraît être pour le moins un vassal du gouverneur de Zanzibar, lle qui appartient à l’Afrique-Arabe. Oui oa, petite ville, située sur un ilot à l'embouchure du Coavo et d'une autre rivière moins considérable, en est la capitale; son commerce est bien déchu depuis quelques années.

Le Royaume de Mombaza, qui parait maintenant être réduit à l'ile de ce nom. Il est

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R. C'est la partie la moins puis le cap Delgado jusbn, selon M. Brué, com- Nous rappellerons qne le méridionale de cette côle, plus remarquables de la uisqu'il paraît corresponontorium , auquel M. de es savans géographes s aclimites des connaissances iens au sud de l'équateur.

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