‹ Abrégé de géographie [microforme]Chapitre 362 sur 597 · REGION DE L'AFRIQUE-ORIENTALE · texte numérisé non relu

REGION DE L'AFRIQUE-ORIENTALE

régi par un prince arabe. Les Anglais, après avoir

l'ile Mombaza pendant deux ans pour 5 r leurs sujets i contre les vexations ex sur eux par le vieux chelkh qui la gouvernait, Pont évacuée en 1827. Momsaza, sur l'ile de ce nom, avec un château très dégradé bali par les Portugais, en est la capitale. Pendant les trois ans que les Anglais l'ont occupée, son maganitique port fut amélioré par la construction d'un embarcadère, par le creusement d'un puits et par l'établissement d'un chantier. Mombaza devint une ville commergante et sa population angmenta rapidement, malgré la guerre qu'elle eut à soutenir contre l'imam de Mascate, qui voulait la soumettre.

Possessions acluelles de l’imam de Masca le. Les principaux pays qui appartiennent à ce. souverain sont: Parra et I. Ano, petiles villes situées sur le continent. Les iles ZAx- Zinn etPeusa , fertiles et importantes par leur position et par leurs produils, Zanzibar, capitale de l'ile de ce nom, est devenue depuis quelques années une ville riche etcommerçante ; Ale parait avoir déjà plus de 10,000 habilans.

Le i o a u me de Mélinde, silué à l'embouchure du grand fleuve Quilimancy, parait être actuellement partagé entre plusieurs petits chefs. MéLINDE , que tous les géograplies conliauent à décrire dans l’état florissant où elle était au temps de la duminalion portugaise sur ces cars n'offre plus aujourd'hui qu'une triste solitude, »

Le Royaume de Magadozxo (Makadjou). Cet état s'élend sur la partie méridionale de la côte d'Ajan. Macanoxo, ville qui parait ètre assez grande et bien batie, est la résidence du roi; elle fait un commerce considérable avec les pays environnans. n

COTE b'A JAN. Elle comprend la parlie de la Côle Orientale qui s'étend depuis celle de Zanguebar jusqu'au cap d'Orſui. On pourrait la comparer à la Cimbébasie, tant elle parait aride et déserte. Voyez à la page 903.

COTE DES SOMAULIS, qu'il vaudrait mieux

nommer PAYS DES SOMAULIS (Somolis), parce que sous ce nm on comprendrail toute celle par-

qu'à celle qui, avec l'Arabie et l'Abyssinie, forme le golfe & Aden. Les Somaulis sont adonnés au commerce et à la navigation; plusieurs se sont établis près de Moka dans l'Arabie, et à Arena dans le Danakil, pour suivre plus facilement leurs affaires commerciales, D'après M. de Rienzi, qui a traversé une partie de leur pays, ce peuple pasteur est également remarquable par la beauté de sestraits, par son adresse à vivre en paix avec ses farouches voisins, même avec les Gallas, et par sa coutume bizarre de se teindre les cheveux en jaune avec de la chaux et de les flocouner pourimiter la toison de ses brebis, dont la queue est charaue et d'une grosseur énorme. Brassaa (Barbora), petite ville, avec un port, est la principale place maritime de cette partie de l'Afrique. L'après lord Valentia il s'y tient une foire qui commence en décembre et ne finit qu'en avril. Des caravanes considérables se rèndent dans cette ville; elles y apportent de la gomme arabique, de la myrrhe et de l’encens qui viennent des environs du cap Gardafui. Le souverain d'Hanim, qui réside à 20 journées de marche à l’ouest de Berbera, y.;envoie de For et de l'ivoire. D'autres princes de intérieur du pays y font amener du beurre fondu, un grand nombre d'esclaves, de chameaux, de chevaux , de mulets et d’ènes. Ce sont les Somaulis eux-mêmes qui transportent ces objets en Arabie et sur la côte d’Abyssinie, car ils ne souffre at point que les vaisseaux arabes entrent dans leurs ports. Vient ensuite ZevLa, située sur un l'ot; elle a un port assez fréquenté, et son commerce, quoique moins étendu que celui de Berbera, est encore assez important. Elle reste presque déserte pendant la saison des grandes chaleurs, à cause des moucherons qui, selon M. de Rienzi, ne laissent aucun repos à ses habitans.

: Purtie Insulaire.

Nous proposons de partager celle section en deux parties très inégales : l'archipel de Mudagascar, ainsi nommé à cause de la grande lle qui en occupe le centre, et les les éparses le long de la Côte-Orientale, et nommées à la page 926. Ici nous ne décrirons que l'ile de Madagascar et le groupe des Comores, en réservant la description des autres pour le chapitre suivant.

Dans l'ARCHIPEL DE MADAGASCAR uous décrirons les iles suivantes :

ILE DE MADAGASCAR. Jusqu'au commencement du xix° siècle cette grande lle était partagée entre un grand nombre de peuplades indépendantes; depuis quelques années elle est inégalement partagée entre le royaume de Madagascar, qui en possède la plus grande partie, et plusieurs chefs qui dominent sur le reste.

Le Royaume de Madagascar est une création politique de nos jours. Le jeune Radama,

chef des Ovas, est parvenu dans le cours de quelques années à soumettre la meilleure et la plus grande partie de l'ile. Les chefs de Bombetoe, des Seclaves, des Antavares (Antavarts), des Betimsaras (Bestimessaras), des Betanimènes , le long des côtes et ceux de l'intérieur de Madagascar sont devenus ses vassaux. Digne émule de Mohammed-Ali en Egypte, de Tamehameha à Sandwich et de Finow 1. à Tongatabou, ce jeune conquérant a commencé l'entreprise aussi glorieuse que difficile de la civilisation de ses nom-

breux sujels ; il a fondé des écoles pour l'instruc- . tion de la jeunesse; ila embelli sa capitale de plu -

sieurs édifices, et a envoyé à l'ile Maurice , à Londres et à Paris quelques-uns de ses sujets pour apprendre nos arts el nos sciences. Peu d'années lui ont suffi pour créer une armee avec laquelle il projetait de soumettre l'ile entière. Ses généraux et autres chefs supérieurs sont montés sur des

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