‹ Abrégé de géographie [microforme]Chapitre 366 sur 597 · partie du monde sont: le go/fe de Norton et · texte numérisé non relu

partie du monde sont: le go/fe de Norton et

sen de Bristol, tous deux dansl'Amériqueusse.

La Méditerranée ouverte, que nous proposons de nommer Mévirsnnanés OUvanTu ne Coon. Elle

Anglaise du nord. Son enfoncement le plus re. marquable est le pe nommé Fntree- de- Cool; la péniasule des Tchougaches en forme la côte orientale.

Le course De Cautronnte, nommé vulgairement MER VrnueiLse Où MER D Contis; il estformé par la grande presqu'ile dont il prend le nom et par la côle opposée de tat de Sonora-et-Cinaloa , dans la confédérativn Mexicaine.

La Méditerranée ouverte, que nous proposons de nommer MÉDITERRANÉS QUVERTE DE PANANA.

Elle se dévelope entre l'embouchure du Rio-Verde dans l’état Mexicain d'Oaxaca et la pointe Galera dans le département colombien de r Fr; le golfe de Tehuantepec dans l'étaë d- 3 les golſes de Fonseca, de Papagayo. et de Nicou dans la cunfédération de l'Amérique-Centrale, et le go/fe de Panama, dans la république de Culombie, sont ses enfoncemens les plus remarquables.

Le cours pn Guayaquiz, formé par l'extrémité méridionale de la côte de la république de Colombie et l'extrémité septentrionale de la répupublique du Pérou.

Le cours px Cnonos, formé par la côte de la Patagonie et les archipels de Chonos et de Chitoë, son.enfoncement principal est le canal que les Espagnols nomment £/-4ncud.

Les corses pu Penas et de LA Manz pe Dios, formés par la côte de la h nie, la presqu'ile de Tres-Montes et l'archipel de la Madre de Dios.

On ne connait encore que très imparfaitement les côtes de l'Amérique baignées. par l'OCEAN- ARCTIQUE ; les principaux enfoncemens connus, formés par cet océan en allant de l'ouest à Fest sont:

l. e col D Korzssvus, entre le cap du Prince-de- Galles et le cap Golovain , dans l'Amérique-Russe,

Le cours oo Macxsnzig, à l'embouchure du grand fleuve de ce nom; il est situé dans l’Amérique-Anglaise, comme les quatre autres suivans.

La sais Ds LivenrooL (mer des Esquimaux) entre le Mackenzie etle cap Bathurst.

La sais bn Franxuin à l'est du cap Bathurst.

Le GOLFE DU COURONNEMENT DE GEORGES IV, à l'embouchure du Coppermine ou de la rivière de la Mine-de-Cuivre.

‘La un ou not Guizcauxe (King William's Sea). C'est ainsi que le capitaine Ross désigne la vaste étendue de l'Océan-Arctique, comprise entre la grande péninsule de Bouthia-Felix et la partie du continent américain à l’est du cap Turnagain, qu'il nomme Terre du roi Guillaume (King William'’s Land); on y trouve la baie Spenceretla baie des Poëles.

Le détroit de Lancaster-et-Barrow fait communiquer l'Océan-Arctique avec la Méditerranée- Arctique et particulièrement avec ses deux grands enfoncemens que nous avons nommés golfe de Bouthia et mer de Baffin.

péraorrs, L'Amérique en a un grand nombre. Nous nommerons les plusremarquables en allant du ord au sud, et en suivant l’ordre d’après lequel nous avons décrit les mers auxquelles ils appartiennent. Le détroit de Lancaster-et-Barrow, entre le Devon Septentrional et l’extrémité boréale de l’archipel de Baffin- Parry; c’est le passage qui mène de la mer de Baffin dans l’Océan-Arctique, les . navigateurs anglais ont exploré; le détroit de la Furie et de PHeola, entre la presqu ile Melville et l’île Cockburn; il établit une autre communication entre la Méditerranée-Arctique et le même Océan ; les défroës de umberland, de Forbisher et d Hudson, ils forment la communication entre la Mediterranée-Arctique et la mer d' Hudson; le détroit, ou pour parler plus correctement, le canal de Davis, qui mène de la Méditerranée-Arctique dans la mer de Baffin; le détroit de Belle- ile, entre l'ile de Terre-Neuve et la côte du Labrador, et le détroit de Canso, entre l’ile Cap-Breton et la côte de la Nouvelle-Ecosse ; tous deux mènent de l’Atlantique dans le golfe du St-Laurent ; le Nouveau canal de Bahama, entre l'archipel de Bahama et la côte orientale de la Floride ; le détroit, ou plutôt le canal de la Floride , entre l'extrémité méridionale de la péninsule de ce nom et la côte nord-ouest de l’île de Cuba ; ce dernier, qu’on peut regarder comme la continuation du précédent , fait communiquer l’Océar-Atlantique avec le

golfe du Mexique ; le canal de Yucatan ou de Cordova , entre le cap Catoche dans le Yucatan et le cap San-Antonio dans l’ile de Cuba; il mène de la mer des Antilles dans le golfe du Mexique; le detroit dit Bouche-du- on, entre la péninsule de Paria dans le département colombien du Maturin et l’ile de la Trinité; il joint l'Océan au golfe de Paria :

le fameux détroit de Magellan , entre la Patagonie et l’archipel de Magellan : c’est un des plus longs que l'on connaisse ; il établit la communication entre l’Atlantique et le Grand-Océan ; le detroit de Le Maire, entre la Terre-de-Feu et la Terredes-Etats, dans l'archipel de Magellan; c’est le passage ordinaire pour aller de l’Atlantique dans le Gran éan etvicevers ; le détroit de Mesier; qui sépare la grande ile Wellington (Campana), dans Larchipel Patagonique, de la côte occidentale de la Patagonie ; le défrotit de la Nouvelle-Géorgie sur la côte Nord-Ouest, entre le continent et la grande lle de Quadra-et-Vancouver ; c’est, avec le précédent, un des plus longs du globe ; le detroit de Chelékof (de Kenaisk), entre l'ile de Kodiak et la presqu’ile d Alaska ; le détroit d'Isanak, entre cette même presqu'lle et lle Oumanak une des plus grandes de l’Archipel des Aleoutes ; le détroit de Bering, dans l'empire Russe; il sépare l’Amérique de l'Asie et forme la communication entre la mer de Bering et l’Océan-Arctique.

‘cars. L'Amérique offreun grand nombre de caps ; nous en indiquerons les ps remarquables en les classant d’après les mers principales qui baignent cette partie du

monde.

Sur l'Océan - Atlantique on trouve: le cap Nord, dans l'Islande ; il est situé presque sous le cercle polaire arctique ; le cap Farewell, sur l'ile de ce nom, extrémité australe du Groënland ; le cap Charles, dans le Labrador ; le cap Cod, dans le Massachusetts ; les caps Charles et Henry, à l'entrée de la baie Chesapeake; le cap Hatteras, dans la Caroline.

du-Nord ; les caps Orange et Nord, dans la province brésilienne du Para; le cap & Roque, dans la province brésilienne du Rio-Grande do Norte; le cap Frio, dans celle de Rio-de-Janeiro; les caps Santa-Maria et San- Antonio, à l'embouchure du Rio de la Plata; les caps de las Virgines et Espirito-

canal de Yucatan re le cap Catoche e cap San-Antonio mène de la mer des du Mexique ; nee Dragon, en

ans le département n et Pile de la Triau golfe de Paria:

Magellan , entre la 1 de Magellan; c’est e Ton connaisse ; il ion entre l’Atlantiin ; le détroit de Le e-de-Feu et la Terrehipel de Magellan ; inaire pour aller de rand-Océan et vice- Mester, qui sépare ton (Campana), dans ue, de la côte occinie; le détroit de la ir la côte Nord-Ouest, et la grande lie de er; c'est, avec le préongs du globe ; le de- (de Kenaisk), entre presqu ile d Alaska; , entre cette meme imanak une des plus el des Aleoutes ; le dans l'empire Russe; de FAsie et forme la e la mer de Bering

reun grand nombre iquerons les plus re-

ent cette partie du

ique on trouve: le slande ; il est situé le polaire arctique ; r l'ile de ce nom, Groënland ; le cap rador ; le cap Cod, : les caps Charles de la baie Chesa- Le, dans la Caroline- Orange et Nord, ilienne du Parà; le la province brésido Norte ; le cap io-de-Janeiro; les Rio de la Plata; ines et Espirilo-

. tement colombien de l'

ssant d’après les mers

Santo, à l'entrée orientale du détroit de Magellan ; le Froward, sur ce même détroit; c’est l'extrémité méridionale du Nouveau-Continent, Dans la Mediterranée-Arctique, on trouve: le cap Chidley, sur la côte occidentale du Groënland ; le cap Clarence, sur une des iles qui forment le Devon-Septentrional ; il est remarquable par son élévation e! per sa haute latitude ; le cap Oyers-Walsingham , dans une des iles de l’archipel

Baffin-arry ; il est situé presque sous le

cercle polaire arctique ; le cap Waisingun peu au sud du précédent, sur la mémeile; le cap Penrhyn, dans la rh Melville; le cap Chidley, dans

e Labrador. Sur la Méditerranée-Colombienne sont situés : le cap Tanacha ou Agi, extrémité australe de la Floride ; le cap San-Antonio, extrémité occidentale de l’ile de Cuba; le cap Catoche, extrémité nord-est. de la péninsule ouverte du Yucatan ; le cap Gracias d Dios, sur la côte de Honduras dans la confédération de l’Amérique-Centrale ; la Pointe.

Galinas, et le eap Paria , dans la république de Colombie.

Les principaux caps sur le Grand-Océan sont: le cap Flattery, à l'entrée du

rétendu fameux détroit de Jean-de-Fuca;

cap Mendoeino, non loin dé la frontière septentrionale de la confédération Mexicaine ; le cap San-Lucas, à l’extrémité de la péninsule de la Californie ; le cap Corrientes, dans l’état mexicain de Xalisco : la pointe Mala, dans le dépar- Îsthme ; le cap Bianco, dans la république du Pérou; les caps Victoria et Pilares (Pilar), à l'entrée occidentale du détroit de Magellan. La mer de Bering, enfoncement du Grand-Océan, offre le cap du Princede-Galles, sur le détroit de Bering; c’est le point le plus occidental du Nouveau-Continent ; ensuite le cap Rodney, et le ca Newenham ; ils sont tous dans l’Amérique-Russe.

Sur l’Océan-Arctique on voit : les caps Golovnin, Lisburn et des Glaces, sur la côte occidentale; lecap Barrotw, sur la côte septentrionale „ doublement important comme limite de l’exploration faite par l'est, et comme le ꝓoint connu ie plus boréal du Nouveau-Continent avant la dernière exploration du capitaine Ross.

La pointe Beechey ; elle marque les limites de l’exploration faite par l’ouest ; le

GEOGRAPHIE PHYSIQUE

cap Bathurst ; il s'avance vers le nord d’une manière remarquable entre le Mackenzie et le Coppermine; la pointe Turnagain : c'est la limite de l'exploration faite à l’est du Coppermine; le cap Felix, sur la mer du roi Guillaume; le cap Adelaide sur la meme mer; c’est un des

oints les plus rema uables du globe,

tant tout près d un des pôles magne-

Sur l’Océan-Austral on trouve: le ca Horn, sur une petite lle de l’archipel de Magellan ; c’est un point très important, élant reconnu par tous les navigateurs qui vont de lAtlantique dans le Grand-

céan et vice versd ; ce cap est aussi communément regardé comme l'extrémité ee Mrs de l’Amérique proprement

ite.

N uns. Nous commencerons par faire observer que cette partie du monde se com de deux immenses presqu'lles, celle de l’Æmnérique- du - Sud et celle de l' Amerique· du- Jord, rtunies par l’isthme de Panama; et que ia partie de cette dernière, dont les côtes sont baignées par la mer d'Hudson, le détroit de ce nom et d’autres parties de la Méditerranée-Arctique, ainsi L ar le détroit de Belle-ile , le golfe du Saint- Laurent et par la large embouchure du grand fleuve de ce nom, forme aussi une vaste péninsule, que les géographes ne mentionnent point , et qui est sans doute une des plus remarquables de l'Amérique; nous proposons de la nommer presqu ile de Labrador. Les autres péninsules les plus remarquables du Nouveau-Continent sont: la presqu ile Melville, elle se projette entre les grandes Îles de l’archipel de Baffin-Parry et le gotfe de Bouthia ; la presqu’ile de Bouthia-Feliz, entre le golfe de Bouthia et la mer du Roi-Guillaume; c’est la plus septentrionale de l'Amérique; la Nouvelle- Boosse, qui s'étend à l’est du Nouveau-Brunswick, dans l’Amérique-Anglaise; la Floride, dans les Etats-Unis, et le Yucatan, dans la confédération Mexicaine ; ces deux dernières, ainsi que la presqu'île de Labrador, doivent être classées parmi les péninsules ouvertes, à cause de la grande largeur du côté par lequel elles tiennent au continent; la Californie , dans la confédération Mexicaine ; les

pénineules des Tehougaches, d’A laska et des Tehouklchis, dans l’Amérique-

#26 Russe; cette dernière est formée le golfe de Norton, le détroit de et Entrée de Kotzebue; la seconde sépare en partie la mer de Bering du Grand- Océan; la ps se projette dans la Méditerranée-Ouverte de Cook; ces trois nsules pourraient aussi être regarées comme les parties saillantes de la grade presgu ile ouverte, qu’on pourrait nomm+ de Bering, en l’honneur de ce marin célèbre; elle est formée par l’Océan-Arciique, la mer et le détroit de

Bering.

L’'Amérique-Méridionale ne manque pas de péninsules, mais elles sont toutes très petites, en comparaison de celles de l’Amérique-du-Nord ;, les suivantes sont les plus remarquables : la péninsule des Guajiros, que nous proposons de nommer ainsi, du nom de ses féroces habitans, et la presqu'île Paraguana ; elles se projettent toutes deux à l'entrée du golfe de Maracaïbo dans la république de Colombie ; la qu ils de Tresmontes, sur le Grand-Océan , et celle de Sainé- Joseph, sur l’Atiantique, toutes deux dans la Patagonie; la tasule de Brunswick, formée par la partie centrale du détroit de Magellan et par l’Ot-

way-Water, qui la sépare de la partie

de la Patagonie que le capitaine King a nommée King's William IV Land (pays du roi Guillaume IV); c’est sur cette péninsule, d'une configuration très remarquable, que s'élève le cap Froward, que nous avons vu être l’extrémité australe de tout le Nouveau-Continent, rcauves. L'Amérique offre les plus nds fleuves du monde. Comme nous écrivons le cours des principaux fleuves dans la description de chaque état, nous nous bornerons ici à indiquer les plus grands fleuves du Nouveau-Continent, en donnant cependant quelques détails sur le Saint-Laurent, l'Amazone et le Rio de la Plata, afin de réunir dans un seul article tout ce qui regarde ces grands courans, qui traversent plusieurs états différens ; c’est le seul moyen d'éviter d’inutiles répétitions. Nous les classerons d’après les mers principales auxquelles ils aboutissent.

L'OCEAN-ATLANTIQUE et ses enfoncemens reçoivent les plus grands fleuves de l'Amérique. L’Atlantique reçoit immédiatement les fleudes suivans, à l'exception du Saint-Laurent qui débouche dans le golfe auquel il donne son nom;

nous le plaçons ici, parce que c'est le seul grand 2 qu” l'Amérique-Septentrionale du côté

Le Sr-Launanr. Malgré l'immense volume de ses eaux , sa grande profondeur et sa vaste embouchure, ce fleuve ne figure que parmi ceux du troisième et du quatrième ordre, lorsqu'il est question de la longueur du cours. Les géographes commencent le cours du St-Laurent aux en virons de Kiagztowa, sur le lac Ontario, dans le Haut-Canada, à l'endroit nommé Lac bus Mir Lx-II ns. De là ce fleuve se dirige vers le nordnord-est, en séparant le territoire du Haut-Canada de celui de l'état de New-York dans la con-

Anglo-Américaine ; il traverse ensuile le Bas-Canada jusqu'à son embouchure dans le golfe auquel il donne son nom. Mais on peut et l'on doit même regarder comme la supérieure du cours de ce fleuve cette série de grands lacs, nommée communément la mer de Canada. Nous regarderons, avec M. Brué , le Kamin1s- Tiquia, un des principaux affluens du lac Supérieur, comme la plus haute source du St-Laurent; d’autres géographes considèrent la rivière de St-Louis, qui est l'afluent le plus considérable de ce vaste lac, comme la source de ce grand fleuve. En descendant donc le Kaministiquia aous trouvons le LAC SUPÉRIEUR, qui, par le SAUT STE- Mare, d'environ 20 pieds de hauteur, verse ses eaux dans le Lac Hunon ; Celui-ci recoit les eaux du lac Michigän; le lac Huron débouche par la Rivizux Sr-Cuair, dans le petit LAd De Sr-CLais ; ce dernier par la Riviène Déraoir se décharge dans le Lac Eni$; et celui-ci, franchissant la fameuse cascade de Niacara, entre dans le lac On- TAR‘O, le dernier de ceux qui forment la partie supérieure du cours du St-Laurent. Ses plus grands affluens sont: l'Otlawa et le Seguenai, à la gauche. Voyez l'Amérique-Anglaise et la confédération Anglo-Américaine.

L'OnéNoque. Malgré la longueur de son cours, ee fleuve appartient tout entier à la Colombie. Ses principaux affluens sont e Vent ua ri et le Caroni à la droite; le Gu ao iare, le Mela et J. pure à la gauche. L'Orénoque, dans la partie supérieure de son cours, envoie une de ses branches dans le Rio-Negro, affluent de l’Amazone; c'est le Cassiquiare, qui ſorme la fameuse bifurcation de l’Orénoque, dont on révoquait en doute existence, mais dont le baron de Humboldt a démontré la réalité.

Le MAnAñon, dit communément AMAZON BE. C'est le plus grand fleuve du monde; il est formé par la réunion du Nouveau-MaraANon, dit aussi Toncrnau, avec l'Ucavazt ou Vizux-MaraNñon. On s'accorde généralement, quoique à tort, à regar: der le Tunguragua comme la branche principale, et on fixe conséquemment la source de l'Amazone au lac Lauri (Lauricocha) dans les Andes du Prou, dans la république de ce nom. Quant à nous, nous.n'hésitons pas à regarder le Bxxi Ou Paro, qui, après sa jonction avec l'APuaimac, forme l'Ucayaui, comme le véritable Maraüon. Le Beni ou Paro naît dans les montagnes de Sicasica dans la république de Bolivia, traverse du sud au nord cet état, ainsi que la république du Pérou, et

j l'immense volume de ses deur et sa vaste embou-

urs du St-Laurent aux ensur le lac Ontario, dans endroit nommé LAC DES uve se dirige vers le nordle territoire du Haut-Caje New-York dans la conicaine ; il traverse ensuite son embouchure dans le son nom. Mais on peut et er comme la partie supé- Jeuve cette série de grands nément la mer de Canaavec M. Brué, le Kauinisaux affuens du lac Supéhaute source du St-Lauhes considèrent la rivière fluent le plus consideramme la source de ce grand jonc le Kaministiquia nous EUR, qui, par le SAUT STEieds de hauteur, verse ses « ; celui-ci recoit les eaux ac Huron débouche par la is lepetit LAC De ST-CLaiR ; kun Déraoir se décharge elui-ci, franchissant la fa- An, entre dans le lac Onux qui forment la partie du St-Laurent. Ses plus Ottawa et le Segueez l'Amérique-Anglaise et -Américaine.

longueur de son cours, te entier à la Colombie. Ses tie Ventuari et le Ca- Guaviare, le Meta he. L'Orénoque, dans la on eburs, envoie une de io-Negro, affluent de l’Aiquiare, quiforme la de l’Orénoque, dont on tence , mais dontle baron ré la réalité.

unément l’Amazons. C'est onde; ilest formé par la ANON, dit aussi Tuncrou Vieux-Marañon. On „ quoique à tort, à regare la branche principale, nt la source de l’Amazone a) dans les Andes du Péde ce nom. Quant à nous, garder le BENI Ou Paro, avec l'APURIMAC, forme ritable Maraüon. Le Beni ntagnes de Sicasica dans , traverse du sud au nord république du Pérou, et

GEOGRAPHIE PHYSIQUE. 927

entre dans la Colombie, où il forme sæjonction malt pas encore bien la source, et dont le cours

avec le Nuuvsau-Manañox, dans le territoire eucore contesté de la province de Mayaas; il poursuit ensuite son cours dans celle mème province et, à San-Franciso de Tabalinga, il eatre dans l'empire du Brésil, dont il traverse de l'ouest à l'est l'immense province du Pera, jusqu'à son embouchure dans l'Atlantique ; là il forme, avec le Parà ou Rio des Tecsatins, la grande lie Maao. Nous devons faire observer que depuis sa ouction avec le Nouveâu-Maragon , jusqu'au conflucat du Rio-Negro, il est conau dans le pays sous le nom de SoLimogns, et que ce n'est qu'audessous de l'embouchure de ce dernier affluent qu'on l'appelle Auazonr. Ses principaux affluens à la droite sont: le Javary, la Madeira, qui pour la longueur de leurs cours rivaliseut avec les plus grands fleuves du monde; le Tovas et le Xingu; ces quatre afliuens arrosent le ärésil, Les principaux amuens à la gauche, outre le Tunguragua ou Nouvel:

Amazone, sont le Napo, le Putüumaya ou I ga, la Caqueta ou Yupura, le Rio- Negro, grossi par le Cassiquiare, branche de OnENoO, et par le Rio-Branco; le premier de ces affluens appartient entièrement au territuire de la Colombie ; la plus grande partie du second et le cours supérieur du Caqueta appartiennent x: mme état; tous les autres arrosent

le terriinir .:i»mpire du Brésil.

Le Toc\ “à Par dans la partie inférieure de son e: ‘ : srandfleuve, que plusieurs geo-

graphes regardent à tort comme un affluent de Amazone, avec lequel il communique par un canal naturel , dont l'eau est salée, nommé Tuiruau, est formé par la jonction du Rio pes Tocanrixs ou de Tocanrm proprement dit avec le Ri0-Gnaxe on AnAGuAŸY c'est ce dernier qui est la branche printipale. Tout le bassin de ce fleuve . à l'enipire du Brésil.

e San-Franc’s00 est un des cinq grands fleuves du Brésil ; dont il arrose la province de Minas- Gerses et celles de Pernambuco , d'Alagoas et de

La dénomination de Rio px LA PLaTA n'apparlient, rigoureusement parlant, qu’au grand courant formé par la réunion du ParaxA avec l'Unacuay; il est si large qu'il ressemble plutôt à un bras de mer qu’à un fleuve; il passe par Buénos- Ayres, Montevideo et Maldonado. Les géographes modernes regardent avec raison le PanaxA comme la branche principale de ce grand fleuve, dont ils placent la source dans la province de Minas-Geraes au Brésil. Le Panana traversetoute

la partie sud-ouest de cet empire, furme la sepa-

ration entre cet état, le directorat du Paraguay eb la confédération du Rio de la Plata, et, après avoir traversé la partie méridionale de cette dernière, il confond ses eaux avec celles de l'Ura- Guay. Son principal affluent à la droite est le Parag u a, gross lui-même par le Pi/comaro et le Rio-Grande ou Vermejo; je Tieté parait etre le plus grand affluent à la gauche du Parana. La partie de la MEDITERRANEE-ARCTIQUE, nommée MER D'HUDSON,, recoit :

Le Cuuncum où Missixips, dont on ne con-

laisse encore bien des doutes sur plusieurs points. Lente agro Led pie rt v tagne dans TA À Le Nuuson, formé par lu réunion des deux branches la SASNATCHAWAN-SLPTENTRIONALE et la SassatcHAWaN-Mimnionaus ; après leur jonction il prenait autrefois le nom de FLsuvs-Bousson, rd'hui on l'appelle Nazson. C'est le Abou ché des caux du grand lac Winnipeg et de ses

tributasires,

La MEDITERRANÉE-COLOMBIENNE, dans la pee nommée GOLFE DU MEXIQUE, reçoit

es fleuves suivans :

Le Mississims, dont le cours appartient entière-

„ment aux Etats-Unis. C'est le plus grand fleuve de l'Amérique-du-Nord et un des plus grands da monde. Ses principaux affluens sont le Missouri, qu'on regarde à tort cemme le plus grand de ses afduens, tandis qu'on devrait le considérer comme la branche principale du Mississipi, qu'il dépasse de beaucoup sous le rapport de la longueur du cours et sous celui du volume de ses eaux; Arkansas et la Rivière-

Rouge (Red-River) sont les principaux affluens du Mississipi à 1a droite; }’ O h io est son principal affluent à la gauche ; ce dernier est grossi par ua grand nombre de rivières qui arrosent los états de la partie occidentale de l'Union. La remarque que nous avons faite sur le Missouri peut s'appliquer aux affluens supérieurs des fleuves Nelson et Mackensie, et à plusieurs grands fleuves de l'Amérique et des autres parties du monde.

Le Rio-veu-Nonrs, autrefois Rio-Baavo. C'est le plus grand fleuve de la confédération Mexicaine, dont il traverse le territoire du Nouveau- Mexique et les états de Cohahuila-Texas et de Tamaulipas.

La MER DES ANTILLES, qui est une dépendance de la Méditerranée-Colombienne , reçoit :

La Macoazena, qui traverse les départemens de Cundinamarea, de Boyaca et de Magdalena dans la république de Colombie,

Le GRAND-OCEAN, malgré l'immense développement de sa côte orientale, ne reçoit qu'un seul fleuve, C'est:

L'Onscon ou Couowsia', dont le bassin appartient presque entièrement aux États-Unis. Ce fleuve naît dans la cordillere Missouri-Colombienne (Montagnes-Rocheuses) et traverse le graud district que les géographes de l'Union anpellent de l'Oregon. Ses principaux afflucas sont: lOtchenankane, à la droite, ie Lewis ct leMulinomah, à la gauche.

On peut aussi nommer le Rio-CoLonano (occidental), dont tout le bassin appartient à la coufédération Mexicaine ; il descend de la Sierra - Verde, traverse la Nouvelle-Californie, et, après avoir reçu le FYaguesila et le Gila à Ia gauche, il mele ses eaux avec celles du golfe de Californie, que nous avons vu ètre un enfoncement du Grand-Océan.

L'OCEAN-ARCTIQUE reçoit :

Le Macxenzie, qui est le plus grand fleuve de cette mer. Dans la partie supérieure de son cours.

ce fleuve est connu sous les noms de RWA un

LA Paix, d'Ouncican (Unijah) et de Rivitag po Lac De L'Escuave. Tout le bassin du Mackensie appartient à l'Amérique-Anglaise, La Rivière de l’Elan, ou Afapeskow que quelques géographes regardent comme la branche principale du Mackensie, est son plus grand affluent.

annawvz. Malgré les obstacles sans nom bre que le système colonial a op au développement de l’industrie et du eommerce depuis la découverte du Nouveau Monde, on peut citer des constructions hydrauliques dignes de figurer à côté de celles que possède l'Europe. Dans la description des États-Unis, du Canada, du Mexique et de

la Guyane Hollandaise, nous nommerons *

les principaux canaux navigables, d'irrigation et de dessèchement qu'offre l’Amérique. Ici nous signalerons l’'ISTHME DE PANAMA, dans la république de la Nouvelle-Grenade , et celui de NICARAGUA, dans l’Amérique centrale, qui offrent les points les plus convenables pour l’ouverture de cANAUx à grande section, qui établiraientunecommunicationentrel’4#/antiqueetle Grand Océan. Plusieurs projets ont été déjà soumis aux gouvernemens respectifs ; on doit regretter que les troubles politiques aient arrété l’exécution de ces grands travaux. La révolution qui, en 1830, sépara la Belgique du royaume des Pays Bas, fit avorter l’exécution du cANAL DE NICARAGUA , entrepris par une Compagnie Néerlandaise dont 1 intelligent roi Guiilaume était le principal souscripteur.

Mais l'exécution du cANAL à travers l’ISTH- ME DE PARANA n’est plus un problème. La compagnie, autorisée parle gouvernement de la république de la Nouvelle Grenade, a terminé l’exploration des terrains et a déjà fait construire un chemin provisoire à partir de la Baie de Chochera sur le Grand Océan jusqu’à la ville de Chagres sur l’Atlantique. Ces explorations, exécutees sous la conduite de l’ingénieur Morel, ont démontré que l'élévation du terrain entre les deux rivières, de CHAGRES qui débouche dans la Méditerranée Colombienne, et du R10-GRANDE qui aboutit au golfe de Panama, n’est que de 6 toises 4 pieds au-dessus de la plus haute marée et de 11 toises au-dessus de la plus basse.

Le canal aura en tout 42 milles 1,2 de long, 22 toises 2 pieds de 1 à la surface de l’eau , et 9 toises au fond. Sa profondeur sera de 3 toises 2 pieds ; il sera par conséquent navigable pour des bâtimens de 1 000 à 1 400 tonneaux. Cetie grande entreprise, qui coûtera moins que le Canal

Calédonien, en Ecosse, celui du Nord dans les Pays-Bas , et d’autres canaux de l’Europe et de la confédération Anglo- Américaine, fera une révolution véritable dans la navigation et le Commerce. Elle donnera une immense importance politique, commerciale etstratégique à l’étroite langue de terre, presque déserte, qui réunit les deux Amériques, en rapprochant l'Europe de plusieurs milliers de milles non-seulement des fertiles contrées de la côte occidentale du Nouveau Continent, mais aussi des innombrables iles de la Polynésie, des magnifiques régions qui forment l'Australie et la alaisie, et desriches et populeuses contrées situées sur les versans oriental et méridional de l’immense Continent Asiatique,

CHEMINS on Fran. En comparaison des lignes immenses des États-Unis, les chemins de fer des autres états du Nouveau Monde ne sont encore que de faibles essais. Le Canada , et surtout la florissante île de Cuba, se distinguent le plus. Cette dernière aura bientôt un magnifique réseau de chemins de fer, qui joindra ia Havane à Matanzas,à Mrriel, à Artemisa, à Batebano, etc. ; elle est déjà unie à Los Guines par le premier chemin de ce genre qu’on ait ouvert dans ce pays. Dun autre côlé, on travaille pour réunir : Matanzas à Villa-Clara située au centre de l’ile, et au port de Cardenas; Puerto- Principe, dans l'intérieur, au port de Nuevitas ; enfin, Santiago de Cuba aux riches mines de cuivre de son voisinage.

Dans le Canada nous nommerons le chemin qui joint Saint John sur le lac Chamgun au gros village La Prairie sur le

aint-Laurent ; il a près de 18 milles de parcours. L'empire du Brésil aura, lui aussi, dans quelque temps ses chemins de fer, si l’on exécute les deux qui sont projetés par des compagnies; le premier doit Joindre San Paulo à Santos ; le second réunira la magnifique date de Rio avec le Parahiba, en traversant les principales caféières de cette florissante province. Un grand chemin de fer de 150 milles de parcours doit joindre Rio-Janeiro d’un côté à San Paulo, de l’autre à Minas ou Oiro Preto ; Lorena serait le point de partage des deux branches; celle de San Paulo passerait par Zguassu, Basseuras, Valença, Pirahuy, Barra, Munza, Rezende, Areas et Lorena.

Lacs. Aucune partie du monde n’en

— me

osse, celui du Nord et d’autres canaux confédération Angloe révolution véritable et le Commerce. Elle se importance politistratégique à l’étroile sque déserie, qui réuques, en rapprochant rs milliers de milles fertiles contrées de la Nouveau Continent, nbrables iles de la Poiques régions qui for- Malaisie, et desriches es situées sur les versridional de l'immense À

1. En comparaison des s États-Unis, les chetres états du Nouveau ore que de faibles est surtout la florissante tinguent le plus. Cette tôt un magnifique réde fer, qui joindra ia zas à Muriel, à Arte- „ etc. ; elle est déjà unie le premier chemin de ce vert dans ce pays. D'un aille pour réunir : Malara située au centre de cardenas; Puertointérieur, au port de Santiago de Cuba aux ivre de son voisinage.

us nommerons le che- John sur le lac Chamage La Prairie sur le a près de 18 milles de e du Brésil aura, lui temps ses chemins de les deux qui sont proagnies ; le premier doit ) à Santos; le second que baie de Rio avec le versant les principales orissante province. Un r de 150 milles de par- Rio- Janeiro d'un cle autre à Minas ou Oiro ait le point de partage ; celle de San Paulo ssu, Basseuras, Va- Barra, Manza, Re-

brenda. À artie du monde n’en

GEOGRAPHIE PHYSIQUE. #29

offre un plus grand nombre que l’Amérique, surtout la partie de sa surface située, entre le 42° et le 07° degré de latitude boréale. Ce vaste espace, que dans l’Aflas ethnographique du globe nous avons propose de nommer la Région des lacs , présente à lui seul, non-seulement les plus grandes masses d’ean douce de tout le globe, mais un si grand nombre de lacs ei de marais, qu’il est presque impossible au géographe de pouvoir les nommer tous. Ces lacs constituent un des grands traits de la géographie physique de l’Amérique. Dans la saison des luies, plusieurs débordeut, ct grâce à a petite pente du sol , qui sépare à peine le bassin d’un fleuve de celui d’un autre, il s’établit des communications naturelles temporaires entre des fleuves dont les embouchures respectives se trouvent à d’immenses distances, comme celle, par 2 , du Mississipi-Supérieur avec des affluens méridionaux du lac Winnipee qui verse ses eaux dans le Nelson.

oici les principaux lacs que notre cadre nous permet de nommer.

Le bassin du Saint-Laurent nous offre les /acs Supérieur , Michigan , Huron, Sl.-Clair, Erie et Ontario qu’à la page 926 nous avons vus s'écouler par le fleuve St.-Laurent ; ils forment ce que quelques géographes appellent la mer d’eau douce ou bien {a mer du Canada. C'est la plus vaste masse d’eau douce qui existe sur la surface du globe; le seul Zac Supérieur dépasse

tous les autres lacs d’eau douce connus du

globe. Un grand nombre de lacs de moindre

étendue appartienaent à ce meme bassin, tels

que le Nipissing, le Sl.-Jean , etc., dans le Ca-

9 le Champlain, etc. etc., dans les Etats · n

Le bassin du Bourbon ou Nelson, dans l’Amérique-Anglaise du Nord, offre les lacs de la Pluie ; des Bois; le Winnipeg (Ouinipeg; Win- 2ipic), qui est un des plus grands de l'Amérique ; le Manitow ; le Petit-Winnipeg et une foule d'autres assez considérables.

Le bassin du Missinipi ou Churchill présente les lacs du Buffle, de la Crosse, de lOurs- Noir, etc., et celui des Rennes, par lequel il communique avec le Mackenzie.

Le bassin du Mackenzie offre d’abord les trois grands lacs Alapeskow ou des Montagnes, de l'Esclave et du Grand-Ours ; ensuite le lac Wollaston, qui lui est commun avec le bassin du Missinipi, et une foule d'autres lacs de moindre

‘étendue qu'il serait oiseux de nommer. Le Zac

de lPEsciave ainsi que celui du Grand-Onrs doivent être rangés parmi les plus grands de l'Amérique. Nous attendons la publication de la récente exploration du capitaine Back avant d'admettre avec quelques savans que le lac de

FFeclaus soit le plus grand lac de l'Amérique Septeatrionale.

Passant sous silence les nombreux lacs qui couvrent pour sinsi dire la surface de la Nouvelle-. na grd l'Amérique-A

atri et d'autres pa de a- Slaise, parce que, malgré leur étendue, ils offrent peu d'intérêt au „ nous isdiqueronsies principaux lacs dans le bassin de l'Oregon

ou Colombia; ce sont le ge ana rh 9 ritoire de la confédération Mex ; d'après les deruières explorations, ce lac est la source du Nultnomah. Nous nommerons ensuite, sur le territoire des Etats-Unis. les lacs Otchenanktane. Culsamin ou Eardbebs et Flat Bow.

Le bassin du Mississipi en a un grand nombre, mais peu remarquables par leurs: dimensions ; nous citerons cependant le ae ontchartrain, dans le delta de ce fleuve, parce qu'il les surpasse tous pour l'étendue. '

Nous indiquerons, daas ia dess-iplion des Etats-Uuis, les autres principaux lacs qui sa trouvent sur le territoire de cette confédération.

Daus le bassin du Tololotian ou du Rio-Grande, on voit le grand lac de Chapala, dans l'état mexicain de Xalisco. Ses environs offrent des vues pittoresques d'une grande beauté. Un voyageur très instruit, qui l’a visité il y a quelques années trouve que les géographes ont beaucoup trop exagéré son étendue.

La belle vallée de Mexico ou de Tenochtillan offre cinq lacs, dont trois au moins scraient assez remarquables par leurs dimensions, s'ils étaient situés en Europe, mais qui se peuvent être distingués en Amérique que par l’asnect délicieux de leurs rives, par leur position élevée et par les superbes travaux hydrauliques entrepris pour empêcher les dommages causés par leurs fréquens débordemens. Ces lacs sont ceux de Tezcuco, qui es! ſe nlus grand, de Xochimilco, de Chalco, de San-Christobal ei de Zupango.

Parmi les lacs du territoire Mexicain, il faut encore nommer le Teguayo, dans la Nouvelle- Californie ; d'après les explorations faites il y a quelques années, ce lac n’a aucune issue. Voyez les fleuves de la confédération Mexicaine,

Le territoire des Etats-Unis de l’Amérique-Centrale offre plusieurs grands lacs, parmi lesquels se distinguent : le lac Nicaragua, un des plus grands de l'Amérique ; il reçoit les eaux du lac Managua ou de Léon, qui est beaucoup plus petit; ce lac est connu par la beauté de ses vues, par ses volcans e? par les projets conçus depuis long-temps daus le but de le faire servir de base aux travaux hydrauliques qu'on se propose dentreprendre pour effectuer la jonction tant desirér et si utile des deux Ucéans; le fleuve St.-Jean ou San-Juan en sort et se jelte daus la mer des Antilles; et le {ac Zzaval, d'où sort le Rio-Golfo dit aussi le Rio-Dulce; ce lac, nommé improprement lagune d’Izaval par quelques géographes, est célèbre dans l’histoire du Guatemala.

Les principaux lacs de l’Amérique-du-Sud, qui sous ce rapport offre un grand contraste avec l'Amérique-du-Nord , sont les suivans :

Le lac Tilicaca ; c'est le plus grand de tous;

Es DE

bre ces

par des montagnes d'une hauteur prodigieuse, qui n'a aucune communi-

forme ua bassin isolé, cation avec la mer.

Le bassin du Rio-Colorado ou Mendoza offre plusieurs grands lacs dont la plupart devraient ètre classés parmi les marais, à cause de teur peu de profondeur ; ils sont tous situés sur le territoire de la confédération. du Rio de la Plata; le plus remarquable est le /ac Guanacache.

Le bassin du Rio-Negro, partagé entre le territoire de Buénos-Ayres et celui de la Patagonie, Dans ce vaste espace de l'Amérique , encore presque entièrement inconnu, on indique sous les noms de lagunas del Desaguadero, laguna crande et lac del Tehuel, de grandes étendues d'eau, qui ne sont pour la plupart que de vastes marais qui paraissent ètre temporaires.

L'immense bassin du Rio de la Plata offre, le long du haut Paraguay, le grand lac temporaire des Xarayes, dont les bords, dans la saison des pluies , s'étendent sur les deux rives du fleuve à quelques centaines de milles sur les territoires brésilien et bolivien. Ce n'est, à proprement parler, qu'un des plus vastes marais de l'Amérique.

On pourrait ranger à côté du lac des Xarayes la grande laguna de Rogaguado, vaste lac temporaire de larépubiique de Bolivia, qui s'étend à la droite du Paro ou Beni et qui parait etre la source du Javary, du Jutay, de Jurua, du Teſe etau Purus, affluens de Amazone, ainsi que de deux autres courans moins considérables qui se rendent dans la Madeïra, autre affluent de ce grand fleuve.

L'agriculture florissante et la population concentrée sur les rives du lac de Tacarigua dit aussi de Valencia, donnent une trop grande importance à ce lac, situé dans le département colombien de Venezuela, pour que nous puissions le passer sous silence, malgré la petitesse de ses dimensions qui dépassent à peine celles du lac suisse de Neufchâtel. Les trésors retirés par Ferdinand Perez de Quesada et par Antonio de Sepulveda, et les travaux entrepris il y a quelques années par une compagnie anglaise pour en retirer dat. res, ont donné une grande célébrité au Zac de Gualavila, situé au nord de Bogota, sur le dos des montagnes de Zipaquira, à la hauteur absolue de 1400 toises, pour nous engager à le nommer, quoique sa circonférence ne soit que de 3 milles. Nous ajouterons que c'est sur les bords de ce petit bassin, entouré de montagnes weigeuses, que les Indiens avaient construit un

temple fameux , et qu'au temps de leur indépendance ils accouraient de pl contrées très éloignées pour jeter dans ses eaux limpides, à titre d'offrande et en signe d'adoration, différens objets précieux , fruits de leur industrie. Nous rappellerons à ce sujet que, selon M. de Humboldt, c'est un {ac de la vallée d’Orcus, dans le Pérou, que l'on suppose renfermer la fameuse chaine d’or massif que l'inca Huayna-Capac fit fabriquer lors de la naissance de son fils Huescar , et qui a tant occupé l'imagination des premiers colons de cette partie de l'Amérique; on prétend qu'elle avait 233 aunes de long.

Nous citerens aussi le lac Lauri, dans la république du Pérou, nommé à tort par les phes {ac Lauricocha, puisque cocha en péruvien veut dire lac. Malgré la petitesse de ses dimensions, c'est un des plus remarquables de l'Amérique , à cause de la grande hauteur à laquelle il se trouve, et parce qu'on le regarde comme la source du Nouveau-Marañon ou Tunguragua.

Nous nommerons enfin le fameux lac Parime pour signaler la non-existence de cette vaste nappe d'eau imaginaire décorée du titre de me- Blanche. Un voyageur célèbre a savamment!

discuté ce point important de la géographie de l'Amérique-du-Sud, en débarrassant les cartes de cette partie du Nouveau Monde de ces grands lacs et de ce réseau bizarre de rivières placées comme au hasard entre les 60° et 68° de longitude occidentale. Personne , dit M. de Humboldt, ne croit plus en Europe aux richesses de la Guyane et à l'empire du Grand-Patiti. La ville de Manoa et ses palais couverts de lames d'or massif ont dis. paru depuis loug-temps; mais l'appareil géographique servant d'ornement à la fable du Dorado, ce lac Parime qui, semblable au lac de Mexico, reflétait l'image de tant d'ediflees somptueux , a été religieusement tonservé par les géographes. Dans l'espace de trois siècles les mêmes traditions ont été diversement modifiées; par l'ignorance des langues américaines on a pris des fleuves pour des lacs, et des portages pour des embran chemens de fleuves; on a fait avancer le. petit lac Cassipa de 5° de latitude vers le sud , tandis que ron a transporté un autre lac, le Purime ou Dorudo, à 100 lieues de distance de la rive oceiden tale du Rio Branco à la rive orientale de l'Orénoque. Nous ajouterons que les roches micacées de l'Ucucuamo , le nom du Rio Parime, lesinondations des rivières Urariapara , Parime et Xurumu, et surtout l'existence du lac Amucu, ont donné lieu à la fable de la ner Blanche et du Dorado de Parime, but de tant d’expéditions désastreuses faites à la recherche de trésors imaginaires et dont la dernière est de Pannée 1775!

mus. Fidèle à notre plan, nous classerons, d’après les différentes mers qui baignent le Nouveau - Cantinent, les Îles principales qui appartiennent géographiquement à l'Amérique.

Dans l'OCÉAN-ATLANTIQUE et ses dependances hydrographiques , on trouve

d'adoration, teur industrie, Nous rap- », selon M. de Humboldt, e d’Orcos, dans le Pérou, ermer la fameuse chaine luayna-Capac ft

son fils Huescar, et qui a on des premiers colons de rique; on prétend qu'elle

1 Lauri, dans la répumé à tort par les - puisque cocha en pérulere la petitesse de ses diles plus remarquables de fe la grande hauteur à lat parce qu'on le regarde jouveau-Marañon ou Tun-

fiu le fameux {ac Parime existence de cette vaste e décorée du titre de me7 ur célèbre a savamment rtant de la géographie de rrassant les cartes de Monde de ces grands lacs o de rivières placées comme n° et 68° de longitude occit M. de Humboldt, ne croit ichesses de la Guyane et à atiti, La ville de Manoa et lames d'or massif ont disps; mais l'appareil géograment à la fable du Dorudo, mblable au lac de Mexico, at d’édifices somptueux, à nservé par les géographes.

siècles les memes traditions modifiées; par l'ignorance nes on a pris des fleuves portages pour des embran n a fait avancer le, petit lae de vers le sud , tandis que tre lac, le Parime ou Dodistance de la rive occidenrive orientale de l'Orénoue les roches micacées de u Rio Parime, lesinondaapara , Parime et Xurumu, iu lac Amucu, ont donné kr Blanche et du Dorado nt d’expéditions désastreue de trésors imaginaires et Yannée 17761

tre plan, nous classeérentes mers qui bai- Continent , les îles artiennent géographi-

ue.

LANTIQUE et ses déaphiques , on trouve

GEOGRAPHIE PHYSIQUE. sat

un grand nombre de groupes que nous 2 de classer de la — sui-

L'ancaipaz De Tanas-Nauve ou où Sr-LavaenT ; nous proposonsis première de ces dénominations à cause de l’le de Terre-Neuve qui est la plus grande de ce groupe; la seconde à cause du du St-Lauren’, Cet archipel appartient entièrement à l'Amérique Anglaise, à l'exception des deux lots St-Pierre et Miqueion qui dépendent de la France. Ses iles principales sont: Terre-Neuve, Cap-Breton, Prince-Sdouard ou St-Jean et Anticosti.

Nous indiquerons dans la description des Etats - Unis les îles principales situées le long des côtes de l'Atlantique; ici nous ne citerons que l'ile Raons qui donne le nom à un des états del'Union, et rue Lonous, dans l'état de New-York, qui est la plus grande.

Le petit Ancntzr pxs Beauunes appartient à l'Amérique Anglaise ; Bermude est la plus grande, et S. George l'ile principale.

L'AncHIPEL COLOMBIEN ou des AnriLLes ; c'est un des plus grands et des plus peuplés du monde, et le plus important de toute l'Amérique; il est partagé entre les Amériques Anglaise, Espagnole, Française, Danoise, Suédoise et la république d' Halli, auxquelles nous renvoyons pour les détails. Les géographes ne s'accordent pas dans les divisions principales de ce grand archipel, que d'après l'usage le plus universellement suivi nous partagerbns en:

Grandes Antilles, qui comprennent les îles de Cuba, et Halti autrefois nommée S. Domingue; ce sont les plus grandes; et la Jamatque et Porlo-Rico, qui viennent après.

Petites Antilles, oùles géographes font plusieurs subdivisions qui, différant chez les diverses nations qui les possèdent , exigeraient des détails étrangers à cet ouvrage. Les iles principales de ce groupe sont : la Trinité, la Martinique, la Guadeloupe et la Dominique, qui sont les plus grandes; la Barbade, Antigua, Sainte- Croix, etc., remarquables par leur richesse et leur agriculture Rorissante.

Archipel de Bahama ou ile Lucayes, dont ies plus grandesiles sont: Jnague: Grande: San - Salbador; Grunde Bahama; Proviaence, où se trouve la capitale de tout l’archipel; Helera, etc. , etc.

Nous indiquerons dans la description des états respectifs les principales iles qui longent les côtes de l'Amérique sur la méditerranée Colombienne. Aux embouchures de l’Amazone et du Parà on trouve la grande ile Manaso ou Joanss ; elle forme une banlieue du Brésil. Les côtes de cetempire offrent un grand nombre d'iles, que nous indiquerons dans sa description; ici nous citerons l'ile ManAunan, située à l'embouchure du Maranhao ou Maranham ; Irapanica, à l'entrée de la baie de Bahia ou de Todos-os-Santos ; GranDe, dans la province de Rio Janeiro; SANTA-CATHA- RINA, dans la province de ce nom; et, à environ 200 milles au nord-est du cap St-Roque, l'ilot sterile de FERNANDO-DE-NORONHA.

Les Is Masouinss ou l'Ancairez on FaLsLam,

former un élablissement à cause de ses bons RS des Labbe no va re leurs ces Îles servent sojourd'hui de aux navires expédiés pour la pèche des baleines et la € phoques. L'archipel des Malouines se

beaucoup p .

Maiden-Land, et plus tard Falkland, est l'Oc-

cidentale et la plus grande. Ka 1766, les Anglais

AA

d'un port superbe » sommèrent *

; mais cette colonie fut détruite en

1770 par une escadre -spagno

Ayres. L'ile Soledan (Île Conti) ou l'Orientaie,

presque aussi grande que la précédente , est aussi

remarquable par la petite colonie du Fort- 8

fondée par les Français et vendue aux Espagnols

en 1707. C'est au de la baie de la Soledad que s'élèvent les deux fiots aux Zoups-Marins ct aux Pingoins, dénominations qui rappellent les animaux qu’on y a chassés par milliers pendant long-temps, et surtout cet être singulier, dont l'existence tient de l'oiseau et du poisson, et dontia vue ne frappa pas moins les anciens na-

vigateurs que les modernes ne furent frappés d'é-

tonnement à l'aspect de l'ornithorhynque. Il n'y a, dit M. Lesson, presque point de relations de voyages qui ne mentionnent ce manchot ou pia · goin très anciennement conau, que Pon retrouve aussi au Cap-de-Bonne-Espérance, au sud de la Terre-de-Diemen et sur toutes les iles placéessur les limites du pôle austral, telles que la Désolation, Macquarie, à l'extrémité de l'Amérique, aux Orcades du Sud et au Nouveau-Shetland.

Pa: les rivages en sont peuplés; leurs inno. légions stupides, pressées, inactives, cou . \ grèves et forment de longues files qui N semblent à une procession de pénitens provençaux, ou comme le dit Pernetty, à des enfans de chœur en camail, Depuis quelque temps le gouvernement anglais a fait occuper cet archipel; la confédération du Rio de la Plata a protesté contre cette occupation.

Leur situation rend importans les deux {lots Tainiré et Sr-PauL, perdus pour ainsi dire dans limmensité de PAülantique; le premier, à la latitude australe d'environ 21 degrés, a été occupé par un petit poste de Brésiliens, qui le nomment aussi lle #scensäo ou #scension , qu'il ne faut pas confondre avec celle que nous avons. decrite à la page 913 ;le secoïd est presque au milieu de l'Atlantique et sous le premier parallèle bo-

L'OCEAN-AUSTRAL ou ANTARCTI- QUE offre dans sa partie explorée les Îles suivantes :

L'Anoume DE MAGELLAN, plus connu sous le nom de Tenne-pe-Feu : il se compose d'en nombre d'îles, qui n'ont été explorées en détai que depuis quelques années par le casitaine King. Nous proposons de conserver provisc.ement de

nom de Terre de- Feu à la plus grande de toutes ces Îles, malgré le nouveau nom de King-Charles-Southliand que ce savant marin lui a imposé; comme elle forme la partie orientale de la Terre-de-Feu proprement dite, découverte par Magellan, on pourrait aussi l'appeler l'éle Orientale; cette lle est surtout remarquable par sa grande étendue, par s0n volcan et par le mont Sarmiento, qui est la plus haute montagne l'Océan-Austral situées à des lotitudes si élevées. Deux de ses pointes forment le cap Orange à l'embouchure orientale du détroit de Magellan et le cap San-Diego sur le détroit de Le Maire. Vient ensuite l'ile Occidentale, que M.

King nomme South-Desolation; elle est la plus grande de toutes après la précédente; son extrémité nord-ouest forme le cap Pilares à l'entrée occidentale du détroit de Magellan. Nous nommerons ensuite les {/es Clarence, Hoste et Navarin , du côté de l'Orient; ensuite la grande /e Hanover , l'archipel de la reine Adelaide, dont l'ile de la reine Ade lalde, celles de Piazzi et de Rennell sont les principales ; cet archipel forme l'entréé occidentale et septentrionale du détroit de Magellan. A une certaine distance de la Grande-Terre, à l'est, on voit l’éle des Elats (Staten-Land), importante par le détroit de Le Maire et par l'établissement de Hopparo, que mous nommons d’après Hassel et autres savans géographes; les Anglais Pont fondé depuis quelquesannées. Vers le sud le groupe des iles Hermite, dont l'ile Hermile et celle de Wollaston sont les principales, et l'{e Horn, sur laquelle s'élève le célèbre promontoire de cenom, aussi remarquable par sa configuration extraordinaire que par sa hauteur. Enfin, plus au sud, le petit groupe des iles Diego-Ramirez, qui estl’extrémité la plus méridionale des terres que l’usage attribue à l'Amérique. Nous ferons en outre observer que l'archipel de Magellan est la terre habitée la plusuustrale de tout de globe, et que, par sa position à l'extrémité de l'Amérique , il, appartient autant à cetocéan, auquel noûs l'avons assigné, qu'à l'Atlantique et au Grand-Océan qu'il sépare l'un de l'autre. On doit même ajouter que cet archipel n’est à proprement parler que la continuation de celui que nous avons proposé de nommer archipel Palagonien, et que nous avons rangé parmi lesgroupes d'iles situés dans le Grand-Océan.

L’ARCHIPEL ANTARCTIQUE ou les TERRES-ANTARCriques, dénominalions que nous proposons pour réunir sous un nom général toutes les îles qui, étant à une grande distance duNouveau-Continent, sont situées au-delà du 64° parallèle austral. La plupart de cesiles ont été découvertes il ya quelques années; toutes ont été trouvées sans habitans, et presque toutes couvertes de glaces ; elles ne sont importantes que par les phoques qu'un trouve en graüd nombre dans leurs parages; elles fournissent déjà de précieuses fourrures et une grande quantité d'huile aux marins anglais et anglo-américains qui les fréquentent. Les baleines aussi sont très nombreuses dans ces mers.

conaue de toutes les {es de.

Lesiles et groupes les plus remarquables de cet archipel sont:

L'ile Saint-Pierre, nommée Géorgie- Australe par Cook, qui la visita un siècle 22 La Roche qui l'avait découverte, Elle paralt être la terre autarctique lu plus grande que l'on connaisse ; son extrémilé australe touche presque le 66° parallele. Depuis la visite de Cook, ces s0litudes glacées, ainsi que celles de !' 1 de Sandwich, ont valu plusieurs millions de francs aux marins qui les ont fréquentées.

Le petit Aro ige I de Sandwich, situé au snd-est de l'ile Saint-Pierre. Ses iles principales sont : Bristol, qui rh être la plusgrande; Thule-Australe, qui l'égale presque en étendue et qui est la plus méridionale; et le petit groupe du marquis de Traversay, remarquable par le volcan qui s'élève dans son ile principale. C'est aussi parmi ces Îles qu’on doit ranger les quatre que le capitaine James Brown a découvertes il y a quelques années; celles qu'il a nommées du Prince et de Willey ont un volcan chacune,

Les Orcades-Austirales , situées à l'ouest-ouest-sud de l'archipel de Sandwich. Ce groupe comprend l'ile principale nommée Pomona (Mainland, Coronation et plusieurs ilots, tels que Melevilie, Roberlson, Weddell ei Saddle, etc. N

Le Shetland-Austiral, situé à l'ouestouest-sud des Orcades-Australes; il se compose de plusieurs iles, dont les plus grandes sont nommées Barrow, du Roi-Georges et Levingsion.

L'ile Deception offre un des plus beaux ports du monde; celle de James a un pic très élevé; et l'ilot Bridgman présente , dans son petit volcan, la montagne ignivome la plus australe et la plus basse que l'on connaisse actuellement; ce petit cône est situé à environ 62 degrès de latitude, et ne s'élève, selon une relation publiée en 1824, qu'à 80 pieds au-dessus du niveau de l'Océan ; en admettant l'exactitude de celte évaluation, c'est au volcan de Bridgman et non à celui de Koo-sima, que conviendrait la qualification que nous avons donnée à ce dernier décrit à la page 657.

La Terre-de-la-Trinité, vue daus ces dernières années par le capitaine Bellinghausen; elle est probablement un archipel semblable aux précédens. Elle s'étend au sud du Shetland-Aus-

.tral. On n’en connaît pas encore les limites.

Nous proposons de placer parmi ces îles la Terre de Graham (Graham's Land), découverte en 1831 et 1832 par le capitaine Biscoe en allant à la pêche de la baleine ; car dans l'état actuel de la geographie, il ne faut pas s’empresser d'adopter le nom pompeux et tout-à-fait gratuit de Continent Austral que l'on a proposé de donner aux deux terres, à la vérité assez étendues, mais très probablement séparées par un

espace immense de mer. Nous avons déjà classé

parmi les îles Africaines la Terre d'Enderby, à cause de sa position, Celle de Graham, située entre la Terre-de-la-Trinité, dont elle est peutêtre un prolougement, et l'ile d'Alexandre “*, n’a pas moins de 150 milles dans sa partie ex-

— dus remarquables de cet

re, l L.

k, qui la u

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5 1 de Sandwich, fi- Saint-Pierre. Ses Îles prin- |, qui died ape] Lcd ui l'égale presque le néritionale ; et le petit de Traversay, reMarquas'élève dans son lle princimi ces nes qu'on doit ranger itaine James Brown a découos années ; celles qu'il a nome Willey ont un volcan cha-

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-Austral, situé à l'ouest des-Australes; il se compose ont les plus grandes sont nom; Roi-Georges et Levingslon. fre un des plus beaux ports du ames a un pic très élevé; et sente , dans son petit volcan, ome la plus australe et la bn connaisse actuellement; ce à environ 62 degrès de latiselon une relation publiée en au-dessus du niveau de l'Ol'exactitude de cette évaluan de Bridgman et non à celui conviendrait la qualification nnée à ce dernier décrit à la

„a- Trinité, vue dans ces r le capitaine Bellinghausen; nt un archipel semblable aux nd au sud du Shetland-Ausit pas encore les limites.

de placer parmi ces Îles la am (Graham's Land), décou- 52 par le capitaine Biscoe en e la baleine; car dans l'état phie, il ne faut pas s’empresn pompeux et tout-à-fait graustral que l'on a proposé de rres, à la vérité assez étenbbablement séparées par un mer. Nous avuns déjà classé caines la Terre d'Enderby, on. Celle de Graham, située Trinité, dont elle est peutent, et l'ile d'Alexandre te, o milles dans sa partie ex-

GEOGRAPHIE PHYSIQUE. 933

plorée. Vers l'extrémité méridionale de la côte N située l'ile Adelaide, et peu

n de la côte de La grande terre, s'élève le mont William.

Les petites {les d'Alexandre!" ed 1 Pierre l, situées au sud-ouest de la Terrede-la-Trinité, presque sous le 70° parallèle. C'est à ces deux petites terres, et surtout à celle de Pierre Ie, que nous proposons de donner provisoirement Tepithete de Thule-Australe, étant la terre du la plus méridionale que l'on connaisse.

IU ne faut pas quitter ces terres, où l'homme n'a pas encore établi de demeure permanente, sans signaler au lecteur la grande importance qu'elles ont acquise de nos jours. Nous le ferons en résumant le tableau intéressant et animé des pêcheries de la mer du Sud, tracé par notre savant ami M. Lesson. Habitans naturels des confins du monde, dit ce naturaliste, les phoques ne sont nulle part plus abondans , nulle part en troupes aussi considérables que. sur les côtes sauvages qu'envahissent les glaces du pôle austral. Leurs tribus s’y multipliaient en paix depuis des siècles; mais les progrès de la navigation ont fait éclore, dans ces trente dernières années, les entreprises haärdies qui n’ont pas peu contribué à porter parmi elles une rapide diminution; les phoques, de plus en plus repoussés des zones tempérées où ils vivaient anciennement, sont forcés aujourd'hui de chercher un refuge sur les points les plus érartés du globe. Ce n'est pas que ces animaux soient encore complètement expulsés des côtes du Chili, du Pérou et de la Californie, et qu’on ne les trouve dans la Méditerranée aussi bien que dans l'Océan- Indien; mais dans ces mers, ils ne vivent qu'isoles ou par individus solitaires qu'on dédaigne de poursuivre, car les faibles gains que leur chasse procurerait seraient ioin de compenser les frais des armateurs. Les Anglais et les Anglo-Américains arment, chaque année, pour chasser ces animaux, plus de 60 navires. Ils furent expédiés d’abord sur les côtes de la Patagonie, aux Malouines, à la Nouvelle-Zélande et au sud de l'Australie (Nouvelle-Hollande). Ces contrées ne fournissant plus à des expéditions fructueuses, il fallut se lancer dans les paragés les moins fréquentés, et c'est ainsi que les Orcades et le Shel- And du-Sud étaient connus depuis plusieurs anaées par des chasseurs de phoques qui s'y rendaient en secret, et que Powel et Weddell, tout en dirigeant avec succès leurs entreprises lucratives, ajoutèrent des notions d’un haut intérèt sur les Terres-Antarctiques qu'ils explorèrent dans un but purement commercial. Nous avons vu ailleurs à quelles sommes considérables s'élèvent les produits de cette pêche. Nous ajouterons seulement que , parmi les trois espèces principales de phoques qui sont plus particulièrement l'objet de ces armemens, se trouve le phoque à crin ou l'otarie molosse, dont la peau sert à confectionner d’excellens cuirs ; par son éclat et sa douceur soyeuse, ce poil précieux égale celui dela loutre. Un fait notoire . dit M. Lesson, est l'usage constant qu'ont ces amphibies de se lester en quelque sorte avec des cailloux, dont ils se

chargent l'estomac pour aller à l'enu, et qu'ils revomissent en revemant au rivage. *

Le Grand-Océan offre un grand nombre d’lles que nous indiquerons dans la description des états dont elles font partie.

Nous citerons ici les principales en allant a 1 vers le nord, jusqu'au détroit de

ng.

L'Ancuipaz PATAGONIEN , qui correspond en partie aux archipels de Guayuneco, de Tolede, de la Madre de Dios de plusieurs sésrphes, se compose selon nous de toutes les Îles situées le long de la côte occidentale de la Patagonie, depuis le golfe de Penas 3 cap à l'embouchure occidentale du détroit de Magellan. Nous proposons de l'appeler Palagonien, à cause de son voisinage de la Patagonie, dont il n'est séparé que par des canaux très étroits. Nous avons déjà vu à la page précédente que l'archipel de Magellan n'est à proprement parier que la prolongation de cet archipel. L'expédition du capitaine King a complété la reconnaissance des îles dont il se compose. Les principales sont, en allant du nord au sud : le groupe de G — neco, dont toutes les Îles sont peu étenduës; il est surtout remarquable par le Nevado de Cu tana qui s'élève sur une de ses lies; la grande île Wellington, qui correspond à l'ile naguère encore imparfaitement explorée, nommée Campana parles navigateurs espagnols ; c’est la plus grande de tout l’aréhipel; ensuite l'ile de la Madre de Dios, et celles de St-Martin, de la Roca Partida et de Lobes.

L'AncuiPez o Cnoxos, formé d'un grand nombre d'ilots, situés entre la presqu'ile de Tres- Montes, la côte de la Patagonie et la grande lle Chiloë. L'ile principale se nomme Chonos; la plupart des autres sont des rochers.

L'Ancutrec DE CaiLog , Situé au nord du précédent et composé de la grande lle Chiloë et de plusieurs autres besucoup plus petites; il forme une province de la république du Chili.

Le petit GROUPE DE JUAN-FERNANDEZ, COMPOSÉ naguère de deux îles, l'unenommée Mas- a- Tierra, était la plus grande et la plus importante par son port; etl'autre nommée Mas-a-Fuera. Il parait que la première a entièrement disparu au commencement de 1837, Ces îles furent de tout tempsl'asile des pirates, qui allaient s’y rafraîchir et se radouber. Les relations les plus récentes présentaient l'ileprincipale comme étant habitée par quelques Anglais etChiliens s’occupant à chasser leschèvres et ſes bœufs qui y abondaient, quoique d'autres relationscontemporaines prétendentqu'ils avaient été entièrement détruits par les chiens envoyés par le président du Chili, pour ôter cet avantage aux corsaires, En 1811 cette lle fut choisie pour lieu de déportation pour certaines classes de condamaés de la république. Nous rappellerons aussi qu'un matelot anglais, qui y fut laissé et qui y vécut seul pendant plusieurs années, a fourni le sujet du fameux roman de Robinsun Crusoé.

Le petit Grovpe DE SAINT-AMBBOISE , situé au

nord du précédent et presque sous le 28° parallele austral. II se compose de l'ile de ce nom. qui po-

Alt être ia principale , de celle de Saint-Féliz et de tlols tous déserts. Près de la seconde se trouve un rocher re ee

„ Sous quelque vue qu'on l'exsmine, tl ressemble à un u-sous voiles.

LILA Puna, dans le golfe de Guaysquil , sur la côte de la république de A

L'Aachipez ps GALLAPAGOS , situé sous l'équateur, à environ 500 milles à l’ouest de la côte de la bie. Maigré la température de son climat et la fertilité du sol, les nombreuses lies dont il se compose (talent encore récemment sans habitans permanens. On y trouve un grand nombre de lortues délicieuses. Le capitaine anglais Cowley a donné les noms suivans aux Îles principales : Albemarle, James, Chalam et C les. Les deux premières sont remarquables

leurs volcans. La dernière, est nommée au-

ourd'hui Floriana. M. Vilamil, habitant de la

Louisiane, s’y est établi en 1832, avec une centaine de colons, qui le regardent comme leur roi.

Les lues Aux Penues, dans le golfe de Panama, dépendantes du département colombien de l'isthme,

Le Gnovrz ns Revizza-Gicsno , sifué à environ 200 gailles à l'ouest de l’état mexicain de Xalisco; ilse compose de trois iles désertes, dont la principale, nommée Socorro , est remarquable par son pic élevé. *

Le bp de Californie offre plusieurs îles, dont les plus grandes sont en allant du sud au nord: Cuanazso, SAN-José et Canna; SAN-FRANCISCO, dans les parages de laquelle on péche des perles, ainsi qu'autour de celles de San-Jose et de Santa- Cruz; Tipunon, la plus grande de toutes; SanTA- Inxs et SAN-IGNAcI0.

La côte occidentale de la Californie est bordée d'iles, parmi lesquelles nous citerons celles de Sanra-MancanirTA, de CEennos, de SANTA-CATA- LINA etde SanrTa-Cauz, qui sont les plus étendues.

Sur les traces de M. Brué nous étendrons le nom d'ARCHIPEL DE QUADRA-ET-VANCOUVER aux nombreuses Îles situées vis-à-vis de la côte du Continent-Américain, entre le détroit de Jean-de- Fuca ou Claaset et le détroit Cross. Ce vaste archipel, habité en grande partie par les Wakas et Kolouges, est partagé entre l'Angleterre et la Russie, de manière que la grande lle de Quadraet-Vancouver, et celle de la Reine-Charlotte, appartiennent à la première, et les iles du Princede-Galles et de Sitka à la Russie. Voyez l’Amérique-Anglaise etl'Amérique-Russe.

Le crours ps KopiAxk, ainsi nommé de l'ile principale située au sud-est de la péninsule d’Alaska dans l'Amérique-Russe.

L'ARCHIPEL DES ALEOUTES , remarquable par ses volcans, et parce qu'il forme une grande partie du contour de la Méditerranée de Bering. Les Îles principales sont: Oumnanak, Ounalaska, Alchen, Tanagul, Ali, etc. Elles appartiennent toutes à l'Amérique-Russe.

Les principales Îles appartenant à l'Amérique et situées dans la mer de Bering sont : le groupe de Pribylov, composé des îles Si- Paul et S. Georges, outre plusieurs tlots, et la grande ile Nounivok.

L'Océan-A offre un grand nomure d’iles dont la plupart, avant les dernières explorations, étaient tées comme des parties du Continent-Américanin. Nous pro de les réunir toutes sous la dénomination générale de Terres-Arctiques ou d'Archipel-Arctique.

En combinant les divisions phiques avec les divisions politiques, on pourrait 3 de la sorte toutes les nombreuses les comprises dans cet archipel. (Voyez l'Amérique-Anglaise et l’Amérique-Da-

noise.) .

Les Terres Arctiques Orientales ou Danoises, qui comprennent le grand groupe du Groënland, l’Islande et l'ile de Jean-Mayen; cette dernière est encore sans habitans permanens ; elle est située à Fest dus Groenland et au nord-nord-est de l'Islande. Jean-Mayen est fréquentée par les bâtimens baleiniers ; elle est remarquable par le Beerenberg, le sommet connu le plus élevé de tout de globe à une austi haute latitude; par l Fe, qui estle volcan connu le plus boréal de toute l'Amérique: et par la quantité prodigieuse de bois flottant que les courans polaires accumulent sur ses côtes.

Les Terres Arctiques Occidentales ou Anglaises, qui s'étendent à l’ouest de la mer de Baffin et au nord de la mer de Hudson. Ses priacipaux groupes sont: le Devon-Seplentrional; laGéorgie Septentrionale, qui comprend les iles Cornwalis, Bathurat, Melville, etc.: l'archipel de Baffin- Parry, où l'on trouve les iles Cockburn, Southampion, Mansfeld, le Nouveau Gallowar, etc.; laBouthia-Félix (Boothia- Felix), vaste terre dont l'extrémité boréale était connue sous le nom de Nord-Sommeret , avant la mémorable exploration du capitaine Ross, auquel est due sa découverte. Ce savant marin la regardait comme une péninsule attachée au continent par l'isthme de Bouthia , opinion qui n'est plus soutenable après les faits observés et publiés par le capitaine Baek, et après le voyage que MM Dease et Simpson ont fait en 1839; c'est une grande lle environnée de plusieurs autres incomparablement plus petites, et sur laquelle se trouve le pôle magnélique boréal. Aux lies que nous venons de nommer ; on doit ajouter les terres isolées auxquelles MM. Dease et Simpson donnèrent le nom de Victoria Land; elles sont situées dans la mer du Roi Guillaume.

monraewas. Toutes les grandes hauteurs du Nouveau Monde appartiennent à cette longue chaine qui, sous différentes dénominations et avec de très fortes interruptions, s tend d un bout à l’autre de l’Amérique en longeant sa cote oecidentale. ou bien en s’en approchant d'une manière remarquable sur une ligne qui n'a pas moins de 9000 milles de développement. Guidé par le beau travail de M. de Humboldt. nous

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GEOGRAPHIE PHYSIQUE

tracerons , d'après le plan suivi dans la description des autres parties du monde, la classification des principales chaînes de montagnes qui sillonnent le sol de l’Amérique, en y ajoutant les faits nouveaux et importans dont la géographie s’est enrichie depuis.

Toutes les montagnes du Nouveau · Monde peuvent être classées en huit systèmes dont trois appartiennent au con t de lAmérique-du-Sud, deux au continent de l'Amérique-du-Nord, et les trois autres aux trois grands archipels qui se développent à l’est de la partie centrale du du veau-Continent et à ses deux extrémités boréale et australe. Nous commencerons

r le système des Andes, qui est le plus levé de tous; il n’est inferieur que de 8 ques toises aux plus hauts colosses

e l’Himâlaya , que nous avons vu être 1 1 culminans connus de tout le I1 0 0

SYSTÈME DES ANDES ou PÉRUVIEN, ainsi nommé à cause de la célèbre cordillere des Audes et du nom de l'empire qui embrassait autrefois les riches contrées que parcourent ses chalnes principales et sur le sol desquelles se trouventses pics les plus élevés. La chaine principale, à laquelle il serait convenable de conserver exclusivement le nom d Abs, décrit sans aucune interruption sensible deux courbes immenses depuis le cap Paria, à l'entrée du golfe de ce nom dans le département colombien du Maturin, jus-

u'au cap Froward, sur le détroit de Magellan

ans la Patagonie. M. de Humboldt y distingue quatre parties qu'il nomme Ændes-Palagoniques, depuis l'extrémité australe jusqu'au 44° parallèle ; c'est la partie la moins connue; Andes du Chili et du Potosi, depuis le 44° jusqu'au 20°; Andes du Pérou, depuis le nœud de Porco jusqu'au nord-ouest du plateau d' Almaguer, à 1° 60; et Cordillères de la Nouvelle- Grenade. Notre cadre ne nous permet pas dentrer dans les détails qu'exigerait la seule indication des nœuds et des chaînes qui se détachent en différentes directions de la chaine principale. Nous nous bornerons à indiquer ses branches les plus importautes, en faisant observer que, d'aprés l’état actuel de la géographie de cette partie du globe, c'est dans les Ændes-Péruviennes, et particulièrement entre le 14° et le 20° parallèles, qu'il paraît convenable de placer le noyau de ce vaste système. La haute vallée du Titicaca, qu’on peut justement appeler le Tibet du Nouveau-Monde, à cause de la prodigieuse élévation des pics qui l'entourent ei de la hauteur du sol audessus duquel ils s’élancent , est le grand divorlia aquarum de l'Amérique-du-Sud. C'est non loin de ces montagnes que paraissent naitre le Beni et l’Apurimac, qui par leur jonction, forment le véritable Maranon, le Guapaix , qui est une des principales branches de la Madeira, et le

dentale, qui est la continuation de

Grosso.

Daus cette même partie de la chaîne principale, mais plus au nord, entre le 11° et le 10° 50, el pop dans le nœud de Paseo et de Hanuco,

se détache deux longues chaînes : “Orientale, dite aussi de Mu na, sépare la vallée du Pachitea et de l’Aguaitia affluens du Beni ou Paro de la vallée du Huallaga; la Centrale, dite aussi de Pataz eu Chachaporas, qui sépare la vallée du Huallaga de celle du Tunguragua ou du Nouveau-Marañon; cette dernière est beaucoup plus longue que la précédente, et s'étend au-delà de ce fleuve en formant le fameux Pongo de Manseriche. Ces deux chaînes parcourent le sol de la république du Pérou et sont beaucoup moins élevées que la partie correspondante de la chaîne principale , qui longe la côte dans une direction presque parallèle à la chaine de Chachapoyas. .

Depuis Loxa jusqu'à Pasto la chaine principale, se bifurquant, forme, avec la chaine parallèle à l'est, une longue vallée du nord au traversée par les nœuds de Loxa, de l’Assuay, de Chisipche et de Pasto. Cette partie des À est un des points les plus remarquables du globe; eile offre rapprochés , entre le 1° 30 latitude australe et le 15’ latitude boréale, le plus grand nombre de colosses regardés naguère comme les montagnes des plus élevées du monde, et elle présente entre ces deux chalnons le so! classique de l'astronomie du xvui siècle. 1

Enfin dans les environs de Popayan les Andes furment cette grande triſurcalian connue sous lenom de Cordilières de la Nouvelle.

Grenade. Nous proposons de regarder la Sierradela Suma Paz, qui est la CAU ine-Orientale , comme la continuation de la chaine principale; elle traverse la Colombie du sud-ouest au nord-est depuis Almaguer jusqu'au cap Paria, en passant à l’est de Bogota, Pamplons, Merida, Truxillo, au nord de Barquisimeto, Nirgua , Valencia, Caracas et au sud de la Nou-

velle-Barcelone et de Cumansa; elle est connue rns les noms de Sierra ade 4% Me. Me- 14d de Cordilière du littoral de Venesuels. Le Chaine-Coentrale, dite aussi de Quindin, court droit au

parantla vallée de

e aq sd pres canal de jonction des deux Océans. Nous ajouterons que ce chalnon 9 fameux terrain aurifère, qui verse dans le commerce

2 de 13,000 mares d'or 40 une grande quantité

. Dans la partie méridionale de la chaîne principale, et 1 dans celle que nous avons nommée A du Chili, se détache une branche considérable, qui, courant vers le sudest, va former les hautes montagnes du Tucuman dans la confédération du Rio de la Plata; on pourrait l'appeler Sierra du Tucuman; celle chaine, dont on ne connait pas encore l'éévation avecexactitude, se perd insensiblement

dans les vastes plaines herbacées nommées Lianos du Tucumaa.

On pourrait 25 Sierra 224 êe de 2. . — À] communémest,

ensuite

vent sur les îles situées vis-à-vis de la côte entre le golfe de Maracaybo et le cap Paria; enfin les montagnes des archipels Patagonien, deChiloë et de Chonos, celles de l'archt pel de + dont on a tant exagéré lles, beaucoup plus éloignées — — lus basses , qui s'élèvent dans les

{les Malouines .

Dans le tableau ci-dessous, on a rangé parm les chaines secondaires la Cordilière Orientale du Titicaca, parce qu'elle s'écarte considérablement de la direction générale de la chaîne que l'on a considérée comme la principale de tout ce système ; toutefois nous remañquerons que c'est parmi ses pics que se trouvent non-seulement les plus hauts des Andes, mais même les points eulminans de tout le Nouveau-Monde. Les leltres E et O, placées dans le tableau suivant après certaines montagnes, indiquent leur position dans le chalnon oriental ou occidental de la chaîne principale.

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