POLITIQUE
Hi
ff N
am/tqui equivalent à nos empyriques, sont de tes et connaissent bien le pouls et les autres signes diagnostiques. Depuis très iongtemps et avant l'arrivée des Espagnols, ils font usage de lu saignée , des lavemens, de la sonde, des vomitifs, des purgatifs et des diaphorétiques; et leurs gutarves ou chirurgiens savent remeltre les os à leur place, consoluier les fractures, traiter les plaies et les uicères. Ces professions sont regardées comme les élats de forgeron, d’orfèvre, de charpentier et de polier, tout imparfaits qu'ils sont encore parmi ce peuple. Le tableau que nousvenons de tracer de la civilisation de ce peuple, d’après Molina et les auteurs célébres qui récemment l'ont reproduit, est malheureusement une pure fiction. M. Pocppig, qui a publié depuis quelque temps son intéressant voyage dans l'Amérique Méridionale , où il a eu occasion de voir de près ce peuple, nous a détrompé, Nous avons cependant laissé subsister l'ancienne description pour signaler par cet exemple, jusqu'où peutalier l'exagération des auteurs amis du merveilleux, et la mauvaise foi ou i'impardonnable crédulité de voyageurs peu instruits. Nous ajonterons aver . Poeppig , que les #raucans sont cependant moins sauvages que leurs voisins; qu'ilgexercent une agriculture imparfaite, qu'ils demeurent dans des maisons mieux bâties, et qu ils ont fait même des ossais pour se donner un gouvernement régulier. Ils sont malgré cela crue!s. 7oleurs et méchans. On doit ajouter que cette ration est un ‘les plus nombreuses parmi celles qui conservent encore leur indépendance, quoiqu elle soit bien loin de compter ie cinquième du nombre d’individusque lui assignent lesstatisticiens allemands les plus célèbres. Après les Aucas viennent les ** Yxla-Huilliche , qui habitent au s ges premiers ; ils s'étendent le long de la côte occidentale de la Patagonie jusqu'au détroit de Magellan; leurs principales tribus portent les noms de Cunchi, Chonos, Poy-yus et kKey-yus.
On doit ajouter que les montagnards compris dans cette famille ont en général une taille supérieure à celle des Européens les plus hauts. Montés sur des chevaux, ia manière des Tartares , ils se réumissent subitement et
tont des marches de deux à trois cents lieues pour piller les pays ennemis.
Les Puezcues, partagés en plusieurs tribus, dont quelques-unes sont appelées Pampas par les Espagnols ; c'est une des nalions les plusbeltiqueuses de l'Amérique-du-Sud; leur demeure principale était la partie méridionale de l'état de Buénos-Ayres, entre le Rie-Colorado et le Rio- Negro. Le fameux Pincheira, fils d'un Européen et d'une Indienne des environs de Chillan , avait réuni plusieurs tribus de Pampas sous ses ordres, et s'était rendu redoutable aux habitans du Rio de la Plata. En 1829 on le vit apres une défaite se porter subitement sur l'établissement de Patagonie et ravager pendant plusieurs mois les campagnes qui l’environuent. Ce fut sous ses ordres que les naturels dela Bahia-Bianca assassinèrent la garnison de la place pour se venger du massacre de plusieurs indiens que Lavalle avait fait passer au fil de l’épée. Après la paix avecBuénas- Ayres, il attaqua et ravagea les provinces de Mendoza et de San-Luis. C’est au nom de Ferdinand VII qu'il a toujours combattu les républicains, et il se gloriflait beaucoup de la qualité de colonel, grade qu'on lui avait eſfeclivement donné dans l'armée espagaole. Battu complètement le 14 janvier 1832 par les Chiliens dans les Andes de Chillan, il se rendit avec 15 hommes de sa suite et termina sa carrière militaire et politique. On peut regarder maintenant cette nation comme ayant entièrement disparu des plaines dont elle était le fléau ; ses débris se sont réfugiés dans les Andes.
La Famizze Mocosv-Anyronà laquelle appartiennent les ** Mocoby, nation guerrière et de très haute taille établie dans le Chaco ; et les 4binoms également de formes atliletigues, mais réduits à un petit nombre par leurs guerres contre les premiers.
La FamiILLE PÉRUVIENNE ou Quicuua-comprend :
les Péruviens, qui forment la masse principale de la population dans la république-du- Pérou, dans celle de Bolivia et dans les départemens méridionaux de la Colombie. Quoique les Péruviens ignorassent comme tous les autres peuples du Nouveau-Monde l'art admirable de l'écriture alphabétique , et que leurs quippos et leurs peinturessymboliques fussent inférieursau syslème graphique des Mexicains, ils n’emétaient pas moins la nation la plus policée de lame rique-Méridionale, lors de l'arrivée des Espagnols, comme l’attestent leurs institutions politiques et religieuses, leurs batimens, leurs ſorteresses et la magnificence de leurs temples, leurs routes superbes de quatre à cinq cents lieues sur le dos même des Cordilléres, leurs canaux d'irrigation, leurs ponts, leurs vuses et autres ustensiles d'or, leurs habillemess, leurs armes et leurs ornemens.
Les Aymaras ou Aymares compris dans cette famille sont aussi tres nombreux et subdwists en plusieurs peuplades; ils demeurent dass le diocèse de la Paz et dans une partie de celui de la Plata ou Chiquisaca, dans la république de Bolivia.
Les Cmquiros, nation nombreuse, ui enve
dans la vaste région à laquelle elle donne son nom, et appartenant à la république de Bolivia, une grande partie des Chiquitos a déjà embrassé le christianisme et depend de cet état.
++ Les Canarucuos, qui vivent dans la république du Perou le long du Pachitea affluent gauche de l'Ucayali; ils sont anthropophages.
La Famille Guanan: qui comprend quatre nations principales, subdiviséesen un grand nombre de tribus et de peuplades répandues sur tout le Brésil et sur la plus grande partie de la ci-devant Amérique-Espagnole du Sud. Nous nous ornerons à citer : les Guaranis proprement: dits le long du Parana, de l'Uraguay et de l'ibicuy. Convertis par les jésuites vers le milieu du vu. siècle, les Guaranis offrirent le phénomène de ce gouvernement théocratique, si extraordinaire dans sa puissante organisation; les Sept- Missions dans la province de San-Pedro dans l'empire du Brésil, et le district des Missions à la droite du Parana dans le dictatorat du Paraguay, sont tout ce qui reste du prétendu empire du Paraguay, dont la capitale était Candelaria , que les géographes continuent à marquer sur les cartes et à décrire, quoique depuis plusieurs années elle ait cessé d'exister. Nous citerons aussi les Brésiliens, répandus jadis sous différentes ; dénominations sur tout le Brésil, et réduits! actuellement à un petit nombre de tribus. Les Omaguas, aujourd’hui peu nombreux et vivant le long de Amazone et du Vapura; ce peuple * joué un grand rôle dans l'histoire de ces régions ineultes ; on pourrait les appeler les P“ Ae n du Nouveau- Monde, à cause de leur habileté à naviguer sur Amazone et ses principaux affluens, ainsi que par l'esprit entreprenant qui les a rendus pendant long-temps les maitres de la navigation d'une immense partie de l’Amérique-Méridionale. j
Les Borrcunos ou ENGERECMOUNG, connus jadis sous les noms d’#ymores ou Ambour'és ; ces terribles anthropophages oicupent l'espace parallèle à la côte du Brésil compris entre le Rio Pardo et le Rio Doce; leurs habitations principales se trouvent le long de ce dernier fleuve et du Rio Belmante dans les provinces d’Espiritu- Santo et de Bahia.
es Muxorucus, nation très belliqueuse et féroce, la plus nombreuse et la plus puissante de la province du Parà ; elle demeure entre le Xingu et le Tapay os, et depuis quelques années presque toutes ses tribus sont amies et alliées des Portugais.
La Faun UE PavaGua-Guaxeunus, qui comprend
cinq nations principales, dont nous citerons les
deux pius remarquables : les Payagua, qui demeurent dans les environs de l’Assomption dans le Paraguay; et les“ Guaycærus , qui occupent les deux rives du haut Paraguay; ils. vivent du produit de la chasse, de la péche et de leurs nom breux troupesx de bœuſe leurs chefs forment une espèce de confédératien aristocratique et sont divisés en trois castes : Les nobles, les sol dats et les esclaves, Depuisæ79t ils vivent en paix avec les Portugais, et depatis 1706 aver les Es-
ele elle donne son publique de Bolivia, jitos a déjà embrassé le cel etat.
nt dans la république ea affluent gauche de ophages. :
prend quatre nations un grand nombre de dues sur tout le Brésil de la ci- devant Amé- Nous nous ornerons oprement dits le long et de l'ibicuy. Conver milieu du w siet le phénomène de ce tique, si extraordirganisation; les Septe de San-Pedro dans district des Missions à le dictatorat du Paraeste du prétendu emt la capitale était Can- Les continuent à marécrire , quoique depuis cessé d'exister. Nous liens, répandus jadis nations sur tout le ellement à un petit Dmaguas, aujourd’hui | le long de l'Amazone le a joué un grand rôle ions iueultes; on pour- ‘ricicns du Nouveauhabileté à naviguer sur aux affluens , ainsi que t qui les a rendus pentres de la navigation e l’Amérique-Méridio-
ERECMOUNG , CONNUS ja-
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GEOGRAPHIE POLITIQUE. 057
pagnols; on les appelle aussi Cavalleiros, parce qu'ils font toujours leurs expéditions militaires & chevai, ce qui les rend formidables à toutes les nations environnantes. Les Pay :1gua étaient autreÿois sombreux et maitres de la navigation du L’araguay , etaccompagnaient les Guaycurus dans leurs expéditions. La taille des hommes chez ces deux peuples est trés haute, et il n'est pas rare d’y trouver des individus qui ont plus de 6 pieds,
Les Guanas, nation nombreuse répandue dans le Chaco, dans la partie méridionale de Matto- Grosso et dans le Paraguay; la plus grande partie est devenue agricole.
Les Bononos, nation nombreuse de la province de Matto-Grosso.
La Fan CARIBE-TAMANAQUE, qui comprend plusieurs nations, dont les principales sont: les Caribes, Caraïbes ou Carina, nation très nombreuse, jadis maitresse de toutes les Petites- Aatilles et d'une immense étendue du continent; on les retrouve encore dans les départemens du Maturin et de l'Orénoque , dans la Colombie et dans les Guyanes Anglaise, Hollandaise et Française. Les Caribes ont : juéun grand rôle par leur audace, par leurs entreprises guerrières et par leur activité commerciale qui leur mérita l'épithète de Boukhares du Nouveau-Monde;leurs principales habitations sont encore le long de l'Oréaoque. M. de Humboldt remarque que ces sauvages sont peut-être , après les Patagons, les hommes les plus robustes et les plus grands du globe; ils faisaient autrefois la traite des esclaves, et quoique très féroces et très cruels daus leurs incursions , ils n'ont jamais été anthropophages comme leurs frères qui habitaient les Petites-Antilles, chez lesquels cet horrible usage-était tellement commun qu'il a rendu synonyme les mots cannibale, caribe et anthro-
nage. Le besoin de supputer les objets de leur petit commerce, dit M. de Humboldt, et de se transmettre des nouvelles, avait porté ce peu; pie à perfectionner l'usage des quippos qu'on retrouve aussi au Pérou, dans les plaines de la Guyane, chez les Tlascalteques et au Canada, en Amérique, dans l’Asie-Centrale, en Chine et dans l'Inde. Comme chapelets, continue ce savant ,.les quippos sont devenus des objets de devotion entre les mains des chrétiens d'Occident ; comme suampan, ils ont servi aux opérations de l'aritimétique palpable ou manuelle des Chinois, des Tartares et des Russes. Nous nommerons ensuite les Tamanaques, jadis très puissans et réduits aujourd'hui à un petit nombre d'individus; ils vivent sur la rive droite de l'Orénoque, au sud-est de la mission d'Encaramuda, dans la Colombie. Les intéressantes traditions de ce peuple sont répandues sur toute l'immense mésopotamie formée par Amazone et l'Orénoque ; c'est à elles que se rapportent sans doute les figures symboliques sculptées sur les roches, et relatives à la croyance d'Amalivaca, qui est le personnage mythologique de l'Amérique barbare équinésiste, es Guaraunos. errans-dans le delta de l'Orénoque , où ils favorisent le commerce clandestin dont l'ile de
la Trinité est le centre; cette nation n'est composée pour ainsi dire que de matelots, et vit ou sur 2 ring 5 gp
gra ance x elle pourrait faciliter toute expédition militaire qui vou-
drait remonter l'Orénoque pour atlaquer la
Guyane Colombienne. Nous citerons aussi les Chaymas et les Cumanagottes, nations nombreuses établies dans le département du Maturin ; et les drawaques, dans le mème département et sur les rives du Berbice et du Surinam dans
les Guyanes Anglaise ei Hollandaise. Enfin les Ouavaous qui habitent la côte de Pommeroun, depuis Morocco Crik près du cap Nassau, jusqu'à l'Orénoque; ils sont peu nombreux, mais remarquables par leur adresse dans la construction de leurs pirogues.
Les Orlurg, nation belliqueuse et à demi nomade, maintenant la plus nombreuse de lo Guyane Frangaise, où elle vit le long du haut Oyapock et du Jari ou Rouapira affluent de l’Amazone.
Les Guaniva ou Guacivos, nation nombreuse, nomade, sale et féroce ; elle esre le long du bas Meta, depuis les embouchures du Pauto et du Casanare jusqu’à son confluent avec l'Orénoque. Les Guahiva infestent tout ce vaste espace à plus de 150 railles de distance des bords du Meta, et sont la terreur des établissemens colombiens des environs, aux métairies, desquels ils volent beaucoup de bêtes à cornes.
Les Orromaques, nation misérable , féroce, sale et des plus abruties , établie le long de l'Orénoque, entre les embouchures de ses deux affluens le Sinaruco et l’Apure , surtout dans la mission d'Uruana. Ce peuple présente le phénomène physiologique de manger tous les jours, pendant plusieurs mois, des quantités très considérables" de terre sans que sa santé en soit altérée; pendant l'époque des inondations cette substance forme meme sa nourriture principale ; il en est si friand que, dans la saison de la sécheresse, lorsque la pèche est la plus abondante , les Ottomaques rapent, dit M. de Humboldt, leurs boulettes de poya et mêlent un peu d'argile à leurs alimens.
Les MANITVWIT AN OS, nation belliqueuse, fércce, alliée des Portugais et établie sur les bords du Rio Negro. Vers la moitié du xviit“ siècle, sous leur chef Comy, les Manilivitanos partageaient avec les Marepizanos la prépondérance politique sur le Rio Negro, et étaient les rivaux des Guaypunabis sur le haut Orénoque. Ces anthiropophages pénétraient de temps en temps au nord des grandes cataractes de l'Orénoque pour y faire la chasse aux hommes, comme c'était jadis l’usage des Caribes, pour fournir des esclaves aux Hollandais et aux Portugais,
„Les MAREPIZAN OS, voisins des Manitivitanos. „Les Manaos, nalion de la province du Parà, encore nombreuse et guerrière , quoique beaucoup moins qu'autrefois, lorsqu'elle était maitresse de tout le cours de l'Urarira, affluent droit du
Rio Negro, et qu'elle s'étendait jusqu'au Rio Chiuara; une grande partie a erabrassé le christianisme et vit mêlée à d’autres peuples le
long du Rio Negro à Lamalonga, Thomar, etc.
Les Manaos sont remarquables par le role important qu'ils jouent dans le mythe du Dorado des , etparce que leurs croyances religieuses offrent au milieu des plaines de l'Amérique dans leur Mauary ou l'auteur du bien, et leur Sarauhà ou l'auteur du mul, le dualisme des ancien: Scandinaves et d'autres peuples de notre hémisphère, ce qui a fait dire à des voyageurs et à quelques mauvais théologiens que ces peuples adoraient le disble.
La Faun Sar1va, quicompread plusieurs peuples, dont les principaux sont: les Salivi ou Salivas, nation agricole, jadis puissante et aujourd'hui beaucoup déchue, quoique encore assez nombreuse ; on les retrouve encore à Carichana dans les missions de l'Orénoque et à Cabapuna, Guanapalo, etc., dans celles de la province de Casanare, Les Salivi ont beaucoup de goût pour la musique; ils se servent depuis les temps les plus reculés de trompettes de terre cuite, qui ont 4 à 8 pieds de long et plusieurs renflemens en forme de boules, communiquant les uns avec les autres par des tuyaux étroits. Ces trompettes donnent des sons extremement lugubres. Les jésuites ayant cultivé ce goût naturel des Salivas, ce peuple est devenu renommé dans toute la région qu’arrose l'Orénoque par son habileté dans la musique instrumentale.
Les Macos, dits Piaroas pur les Esnagnols, nation nombreuse, agricole et de mœurs douces; elle demeure le long du haut Or ꝗnoque et de ses principaux affluens supérieurs.
La Famizze Cavere-Mayrure , dont les principales nations sont: les Caveres ou Cabres, jadis nombreux, puissans, guerriers et anthropopages, maintenant réduits à un petit nombre d'individus établis dans les missions de l’Orénoque à côté d'autres peuples; ils furent assez forts pour disputer aux Caribes la prépondérance politique sur le bas Orénoque. ** Les Guaypunabis, établis le long du haut Orénoque. Quuique les plus policés de tous les peuples qui demeurent sur la partie supérieure de ce fleuve, les Guaypunabis sont incontestablement anthropophages. Après avoir arrêté les progrès des armes des Caribes dans ces regions, ils firent une gucrre à mort aux Manitivitanos leurs rivaux sur le Rio Negro ou Guaynla. Les Guaypunabis commandés par Macapu et par son successeur Cuseru, exercèrent vers le milieu du xvin® siècle la suprématie politique sur toutes les peuplades du haut Orèna qua. Les Maypures, nation du haut Orénoque zadis uombreuse et puissante et maintenant réduite à un petit nombr: d'individus. * Les Moos (Mossi; Moha), n.
tion nombreuse qui o::1pe une grande partie de
la vaste province des Moxos dans la république de Bolivia; une assez grande partie vit soumise dans les missions.
Les Coaninos; ils occupent la partie nord-
ouest de la péninsule formée par le golfe de Ma-
racaybo et la mer des Antilles; ils étaient, il
y a quelques années, en état de guerre avec les
Espagnols, et ils entretiennent des relations
commerciales avec les Anglais de la Jamaïque.
Unis aux Motilones, qui possèdent les terres baignées par le Mutrachies et le St-Faustin jus qu'à la vallée de Cucuta , les Goabiros interceptent souvent les communications sur les rutes den montagnes et font de terribles incursions dans les plaines. Plusieurs de ces sauvages parlent l'anglais outre leur langue , et tiennent sous leur dépendance les Cocinas , autre peuple barbare qui occupe la côte orientale de la mème péninsule,
„Les Cunacunas, nation belliqueuse, dont on a beaucoup trop exagéré le nombre; elle occupe la partie orientale de l'isthme de Panama dans la Colombie. Les Cunacunas vivaient en guerre contre les Espagnols et faisaient des excursions jusqu'à Panama, attequant inème sur mer les barques chargées de vivres; maintenant ils sont en paix avee les Colomhiens, et ils entreuennent des relations commerciales avec les Anglais; mais ils pillent souvent les * Cayuans on Onasas, qui habitect sur la côte orientale du golfe de Darien.
Les Mivnas ou Main:s, nation nombreuse et guerrière, établie le long du Moroua et de la basse Pastaza dans le pays auquel ils donnent 1 nom; une partie vit soumise dans les missions.
Les Cuancusxzs, nation nombreuse, guerrière et extremement cruelle , établie dans l'extrémité oriental: de l'état de Costa-Rica dans la confédération de l’Amérique-Centrale, où elle est la terreur de toutes les nations voisines,
Les Taunas (Towkas dits aussi Xicaques}, au sud ; les * Moscos (Mosquitos), au milieu, et les * Povais, au nord-ouest, sont les trois peuples priacipaux établis dans la partie du Honduras qui formait le ci-devant district de Taguzgalpa. C'est sur le territoire de ces peupleset sur celui des Zausos, beaucoup moins nombreux que les précédens, que le général M. Gregor, après s'être emparé en 1815 de l'ile Roatan, et s'être fait céder par Georges-Frédérie, chef des Poyais, la plus grande portion du territoire sur lequel ce dernier étendait ses courses de chasse, prajeta de fonder un royaume des Poyais. IL prit le titre de Roi et y amena des colons; mais ces derniers ayant été mal reçus, le gouvernement Colombien ayant même protesté en 1825 contre l'occupation de toute partie
du territoire en question, et aucun des gouvernemens européens n'ayant voulu le reconnaitre, M. Gregor fut obligé de renoncer à san projet, et le royaume des Poyais, et la Nouvelie- Neuatrie, dénomination qu'il avait 1mposte plus tard à ce pays pendant son séjour à Paris, ne figurent plus sur les cartes que comme une curiosité géographique; malheureusement emprunt royal Poyais, contracté par M. Gregor fera seutir long-temps ses funestes effets aux trop faciles spéculateurs qui avancèrent leurs capitaux pour la fondation de cet état.
Les CHos ou Cnorxs, nation assez nombreuse ; elle habite sur les confins du Yucatan et de Pétat de Vera-Paz.
Les Lacannones, nation assez nombreuse du Yucatan, où elle habite sur les bords du RO
| possèdent les terres s et le St-Faustin jus les Goabiros intercepcations sur les rules o terribles incursions s de ces sauvages parlangue , et tiennent Cocinas , autre peuple e orientale de la mème
: belliqueuse, dont on le nombre; elle occupe thme de Panama dans inas vivaient en guerre jaisaient des excursions jantinème sur mer les es; maintenant ils sont biens, et ils entreuenmerciales avec les Aaavent les * Caræans on ur la côte orieniale du
„ mation nombreuse et ng du Moroua et de la as auquel ils donnent soumisc dans les mis-
ya nombreuse, guerrière , établie dans l'extrémité sta-Rica dans la confé- Centrale, où elle est la ions voisines, dits ro re k 2 osquitos), au milieu, e.
rd-ouest, sont les trois blis dans la partie du le ci-devant district de le territoire de ces peuaunos, beaucoup moins écédens, que le général e empar en 1819 de le réder par Georges-Frédéa plus grande portion du dernier étendait ses courde fonder un royaume re de Roi et y amena des iers ayant été mal reçus, mbien ayant même proupation de toute partie on, et aucun des gouveryant voulu le reconnaitre, de renoncer à san projet.
Por ais, ei la Nouvelle ion qu'il avait 1mposéo ndant son séjour à Paris, cartes que comme une ; malheureusement l'emcontracté par M. Gregor s ses funestes effets aux eurs qui avancèrent leurs tion de cet état.
Es, nation assez nomles confins du Yucatan et
tion assez nombreuse du ite sur les bords du Rio
de la Passion ; elle possède un grand nombre de canots.
La Fauuzm Mava-Quicus, dont les principales nations actuellement existaules sont: les Mayus ou Yucalans, qui forment la grande masse de la population de l'état de Yucatan et d'une de celui de Tabasco dans la confédéretion meicaine ; leurs ancétres étaient presque aussi avances dans la civilisation que les Mexicains. Les Mames\Pocomams), nation sombreuse de l'état de Guatemala et d'une petite de celui de San-Salvador; le territoire de leurs ancètres for. mait un des plus puissans états du Guatemala. Les Quiches (Kiches), nation nombreuse du Guatemala: ren ancêtres étaient le peuple dominant du royaume de Quiche, l'état le plus puissant et le plus civilisé de tout le Guatemala. Les Kachiqueles , nation peu nombreuse de l’état de Guatemala; ses ancêtres étaient le peuple dominant du puissant royaume de Guatemala proprement dit, dont la capitale était la grande et forta ville de Patinamit ou de Tecpanguatemala. Les Kachis, nation nombreuse de l'état de Guatemala.
Les CHAPANàQUES , établis dans Vétat de Chiapa. Lors de l'arrivée des Espagnols les Chapanèques formaient une puissante république, qui avait soumis par la force des armes les Zoques, les Tzendales et les Quelenes, peuples qui leur étaient inférieurs en civilisation et en industrie, Leurs traditions parlent de Vodan, pelit-fils d'un illustre vieillard, qui, lors de la grande inondation dans laquelle périt la majeure partie dugenre humain, fut sauvé sur un radeau, lui et sa famille. Vodan coopéra à la construction d’un grand édifice que les hommes entreprirent pour atteindre les cieux. L'exécution de ce projet“ méraire fut interrompue. Chaque famille reçut dès-lorsune langue différente, et le grand esprit Teotl ordonna à Vodan d'aller peupler le pays d'Anahuac. « Cette tradition américaine, dit le savant auteur des Vues des Cordilières, rappelle le Menou des Hindoux, le Noé des Hébreux et la dispersion des Couchites de Singar. En la comparant, soit aux traditions hébraïques et indiennes conservées dans la Genèse et dans deux pouranas sacrés, soit à la fable de el hua le Cholulain et à d’autres traditions américaiues, il est impossible de ne pas être frappé de l’analogie qui existe entre las souvenirs anti-
ques des peuples de l'Asie et de ceux du Nou veau-Monde. »
Les Mixréques, nation nombreuse de l'état d'Oaxaca, dans la confédération Mexicaine.
Les Zarorzauzs, nation nombreuse du même état; ses ancêtres se distinguaient des autres Américains par leurs progrès dans la civilisation, même avant d'avoir été soumis aux Mexicains. M. de Humboldt leur attribue la construction du fameux palais de Mitla ; l'architecture de ce palais, l'élégance des grecques dont ses murs sont ornés, et suetout le bas-relief trouvé vers la fin du. win siècle près de la ville d'Oaxaca, prouvent que ia civilisation des Zapotèques était sous ce rapport supérieure à celle des habitans de la vallée de Mexico.
GEOGRAPHIE POLITIQUE. ss
Les Toronaques, nation répandue dase uue grande de betet de Vera-Cruz ed dans le disriet de Zacatian dans celui de Puebla ; ses an-
que se trouve
et qu'était situde de Cempoallan, où Cor-
tès débarqua pour aller faire la conquête du ue.
occupe, N d'autres — reset depuis 5 2 — le
Romains; une écriture . le r de pita, la manière de travailler des blocs immenses de pierre, les cartes géographiques de leur pays et de ceux que leurs ancètres avaient parcourus; leurs villes, leurs chemias, leurs digues, leurs canaux ; leurs immenses pyramides très exactement orientées, leurs inslitutions civiles, militaires et religieuses, tout donne aux peuples de cette famille le droit d'être considérés comme les plus policés que les Européens aient trouvés dans tout le Nouveau-Monde.
Leurs monumens après être restés presque dans l'oubli depuis l’époque de la conquête du Mexique jusqu’à la publication du mémorable voyage de M. le baron de Humboldt, qui en a signalé l'importance, ont enfin attiré l'attention des savans de l'Europe et de l'Amérique, et un illustre et savant amateur ais, lord Kingsborough, a eu la noble idée de les décrire tous dans un ouvrage, dont la magnificence ne le cède qu'au beau travail de la Commission d E-
pte. Ceux de nos lecteurs qui voudraient conmaitre l'ensemble de ces intéressans débris peuvent consulter l'article de la famille Mexicaine dans l'Alias rs Jo ec du Globe. lei nous nous bornerons à dire que les lieux où l'on trouve encore des codices mexicani ou peintures hiérogiyphiques des Mexicains, sont : Mexico, dans la collection de l’université , et dans celle de don Jose-Antonio Pichardo; Paris, Berlin et Dresde, dans les bibliothèques royales
Vienne, dans la bibliothèque impériale ; Rome, dans le musée Borgia; Bologne , dans la Bibliothèque de l'Institut ; Oxford, dans la bibliotheque Bodleyenne. On doit aussi nommer les collections particulières de MM. Beulloch, à Londres, de Franc et Baradère, à Paris. Nous ne savons pas entre quelles mains est passée la belle collection que nous avons vue à Paris chez notre estimable ami M. Latour-Allard ; elie comptait quelques manuscrits mexicains parim ses objets les plus précieux.
Les Toltéques, auxquels on attribue la con ; struction des pyramides de Teotibuacan et autres anciens monumens, ont depuis long-temps disparu; on les regarde comme la souche principale de cette famille, à laquelle appartiennent aussi les Mecos et les Pipils ou Pipiles. Les
Mecos errent dans les vastes solitudes de l'état de Durango, où ils inquiètent les paisibles habitans et les forcent à ne voyager que bien armés; ce sont, selon M. de Humboldt, les descendans des fameux Chichimèques. Les Pipils descendent d'une colonie de Mexicains; ils vivent dans l'état de San-Salvador aux environs de Sonsonate, de San-Salvador et de San-Miguel dans la confédération de l'Amérique-Centrale.
Les Oruous (Othomites), nation nombreuse répandue dans une partie des diocèses de Mexico, de la Puebla, de Mechoacan’et de Guadalaxara. Les Tanasques, nation nombreuse de l'état de Mechoacan; c'était la nation dominante du puissant royaume de ce nom, qui avait pour capitale Tzintzontzan; les Tarasques se distinguaient et se distinguent encore par la douceur de leurs mœurs et par leur industrie dans les arts mécaniques. On prétend qu'ils excellaient dans la sculpture; mais leurs mosaïques en plumes, dit M. Beltrami, prouvent qu'ils possédaient mieux la peinture ; ce talent s'est conservé parmi les Tarasques, puisqu'ils font encore de ces tableaux extraordinaires. Il est étonnant, dit ce voyageur, qu'on puisse si bien combiner des milliers de petites plumes, dont quelques-unes ne sont pas de la largeur d'une tête d'épingle, et en former une draperie, une chevelure , des nuages et des nuances, le ciel et la terre, un paysage, des fleurs, etc., ete., le tout d'un ouvrage parfait, et certes des plus délicats. Ces plumes sont collées, plaquées sur du fer-blanc , que leur apportèrent les Espagnols, et qui leur était auparavant inconnu. Avant la conquête ils coliaient les plumes sur des feuilles de maguey.
La FamiLze TanasumAr4, à laquelle apparticnnent les Tarahumara, nation nombreuse, qui vit dans les missions de Tarahumara dans le diocèse de Durango; elle s'étend dans une partie des valiées de ia Sierra-Madre depuis le 24° jusqu'au-delà du 30° parallèle.
Les Vaoi (Jakis), nation nombreuse de la Sonora,
dans l’état de Sonora-et-Cinaloa ; elle demeure le long du Yaqui ou Hiaqui. En 1825 ces Indiens paisibies, mécontensdu gouvernement mexicain, se révoltèrent et prirent pour chef un des leurs, auquel il déférèrent le titre d'empereur, Ce risible monarque se nommait Juan primero de la Bandera (Jean 17 du pavillon). La suite de cette insurrectien fut le massacre des Biancs et le ravage de toute la contrée. Soumis par les Mexicains, ils se sont de nouveau révoltés en 1828 , et ont fait un appel aux autres peuples, sans cependant trouver d'auxiliaires.
* Les Moqui, nation paisible, agricole, vêtue et assez avancée dans la civilisation ; ses primcipales demeures sont le long des rives septentrionales du Yaquesila,
Les Arachzs (Apachés), nation nombreuse, partagée en plusieurs tribus répandues depuis l’état de San-Luiz-de-Potosi jusqu’à l'extrémité septentrionale du golfe de Californie. À i'exception de quelques tribus fixées au sol, qui réunis-
sent leurs cabanes en villages et qui cultivent le
mals, lous les Apaches sont nomades; ils sont ennemis des letans et plus encore des Espagnols;
ilstiennent ces derniers dans un état perpétuel d'alarmes par leurs 1 aussi terribles que fréquentes; la plupart de leurs guerriers sont montés sur des chevaux et armés de longues lances. Selon M. de Morineau, les Apaches se réunissent en bourgades de 2 à 3000 âmes. Il en part souvent des guerriers qui, rassemblés sous un chef électifettemporaire, vont à de fort grandes distances ravager les récoltes et incendier les habitations. Ils massacrent tout, à l'exception de quelques femmes et des troupeaux qu'ils emmeènent avec eux. Ils sont très rusés pour surprendre leurs ennemis; quelquefois, dit ce marin, déguisés sous des peaux de béles sauvages, ils vont s'offrir aux chasseurs, qui deviennent ainsi leurs victimes.
La FAMILLE PANIS-ARRAPAHOES, qui comprend plusieurs nations; ‘ous ne nommerons que les principales, savoir: les Panis (Pawnis), nation guerrière et assez nombreuse, vivant dans trois gros villages bâtis sur les rives du Loup, affluent gauche de la Platte. Les Panis vivent en état de guerre avec les Sioux, les Osages, les Konzas, les Corneilles et la confédération présidée par Bears tooth (dent d'ours). Une de ses plus puissantes tribus, celle des Skeye (Loup- Panls) a aboli le sacrifice ñumain qu'autrefois elle faisait tous les ans à Vénus ou à la grande étoile, immédiatement avant de commencer les travaux champêtres, afin d'obtenir une riche moisson. La victime était un prisonnier de guerre, male ou femelle , offert par un des membres de la tribu; on l'habillait aussi richement que l'état social de ce peuple le comportait; on la traitait avec les plus grands égards, et les prètres, qui l’accompagnaient toujours, prévenaient tous ses desirs en lui cachant soigneusement le principal motif de leurs cruels soins; ils tachaient même de la faire engraisser, en lui fournissant une nourriture aussi abondante que choisie, s'imaginant par là rendre le sacrifice plus agréable à leur dieu cruel.
Les Arrapahoes (Arrapahays), nation nombreuse qui erre le long de la Platte, entreles Pauis et les Canenawisch. Depuis plusieurs années Bear's tooth a su par sa politique et par sa bravoure réunir à sa nation les Kaskaias, les Kiaways et les Ietans qui appartiennent à cette famille, ainsi que les Bald- heads (Tètes-Chauves) et une partie des Shiennes. Ces peuples belliqueux , nomades et excellens cavaliers, forment une confédération non-seulement formidable aux indigènes, mais qui inquiète aussi beaucoup les Espagnols, surtout ceux qui sont établis le long des frontières orientale et septentrionale des Etats-Unis Mexicains. Ces sauvages les ont battus ii y a quelques années sur les bords du Rio-Colorado.
Les Jetans (Teutans, Tetans), nation nomade,
puissante-et encore assez nombreuse, nommée
Camanches (Cumanches) par les Espagnols, et
Paducas par les Panis et les Osages. Ces noma-
des errent dans les vastes contrées comprises
entre les sources du Missouri, l'Arkansas superieur, les fleuves de la Trinité, Braces (Brassos de Dios), Colorada (Oriental) et Rio dei Norte,
ins un état perpétuel es aussi terribles que
leurs guerriers sont
armés de longues lan-
les Apaches se réunis-
| 3000 âmes. I en part , rassemblés sous un vont à de fort grandes oltes et incendier les tout. à l'exception de oupeaux qu'ils emmèes rusés puur surprenuefois, dit ce marin, x de béles sauvages, seurs, qui deviennent
Inos, qui comprend ne nommerons que les
o Panis (Pawnis), naymbreuse, vivant dans sur les rives du Loup, te. Les Panis vivent en Sioux, les Osages, les
| ja confédération préjent d'ours). Une de ses elle des Skere (Loupe humain qu'autrefois | Vénus ou à la grande vant de commencer les in d'obtenir une riche t un prisonnier de guerert par un des membres it aussi richement que e le comportait; on la nds égards, et les prè aient toujours, prévelui cachant soigneusee leurs cruels soins; ils aire engraisser, en lui re aussi abondante que r là rendre le sacrifice cruel.
apahays), nation nomde la Platte, entre les h. Depuis plusieurs anar sa politique et par sa ation les Kaskaias, les ui appartiennent à cette dld-heads (Tètes-Chau- Shiennes. Ces peuples excellens cavaliers, fornon-seulement formiais qui inquiète aussi „surtout ceux qui sont èresorientale et septenexicains. Ces sauvages ques années sur les bords
etans), nation nomade, z nombreuse , nommée es) par les Espagnols, et et les Osages. Ces nomastes contrées comprises ssouri , Arkansas superinité, Braces (Brassos ental) et Rio dei Norte,
animaux ils parcourent avec une rapidité des immenses,
me de der pe Missouri ; les peu
ncipsles sont: les ** Tuchepaous (Tushepaws), qui demeurent près des sources du Missouri et du Colombia et s'étendent mème plus bas que ce dernier fleuve ; “ Les Multnomah, dont la tribu principale vit dans l'ile Wappatoo, située au confiverit de la Multnomah avec le Colombis ; * les Chahala (Shahala), dont la tribu priacipale réside à la droite du Colombia audessous du confluent du Canoë; les ** Serpens (Snake) nommés aussi d/liatan et Shoshonees:
ils errent le long des affluens méridionaux du Colombia, surtout le long du Lewis et du Multnomah. On peut dire en général que la plupart ö „ ns cabanes assez bien construites, et vivent presque exclusivement de poissons et de racines. Presque tous ont l'usage d’aplalir extraordinairement da téle de leurs enfans, ce qui leur a valu la 13 générale de Toles- Plates (Flat-
Narcolah et Nadowessies; c'est. 1 nation Edigène la plus puissante et la plus nombreuse de toutes celles qui vivent encore indépendantes dans l'Amérique-Septentrionale, Elle est divisée en un grand nombre de peuples, dont les Dacotas et leg Assiniboins sont-les plus us.
Les Dacbtas proprement dits occupent dans le territoire de la confédération Anglo-Américaine le vaste espace qui s'étend le long du Missouri moyen, du St-Pierre, du haut Mississipi et du haut Fleuve-Ronge (Red-River), du lac Winnibes; ainsi que le r le a r parallele; ils sont subdivisés
fédération. Les A4ssiniboins, nommés Hola
(les Révoltés) par les Dacotas , dits aussi Stone-
Sioux et ne + —e Dh alliés des Chippeways au nord 4 et à l'ouest du lac Winnipeg, au nord du Pembiaa ct le long des
pri rent d’autres vengeances nation fut enirainée dans une pl et po —
leurs traditions placent su commencemen
xvit' siècle de kre . ces saines se sont fait une guerre à mort jusqu'à nos jours: il parait cependant qu'ils veulent se réunir; c'est au moins ce que rapportent les derniers renseignemens qui nous sont parvenus sur cette nation. Tous les Sioux forment une confédération, mais leurs tribus sont indépendantes les unes des autres. Chacune fait la guerre comme il lui plait, et délibère de son côté sur sesaffaires.
Elles se réunissent toutes en conseil général,
lors seulement qu'il s'agit de statuer
que chose qui reg à nation entière, 15 ce cas, chaque tribu envoie un député qui la représente, dans le bois où ils sont conveaus de s'assembler. Si la résolution du conseil est de quelque importance et mérite d'être conservée, ils gravent sur un tronc d'arbre, avec un couteau ou une hache, des hiérogiyphes celatifs
Sioux commencent leur année à l'équinoxe du
* printemps, comme les Romains du temps de Ro-
mulus, tandis que leurs voisins, les Chi commencent la leur au solstice dend, comme l'ont fait autrefois les Grecs. Ce peuple, ainsi que beaucoup d'autres sauvages de l'Amérique ne connai point de semaines, et, comme les nn res ec peuples de l'Ancien et ouveau-Monde, il ne com 1 fe auils. seul at es Omawhaw ou Maha, dont la résid:
princi le est actuellement un villa out sur l'Elk-Horn, affluent droit du Platte. Cette nation est subdivisée en plusieurs tribus. Les Maha ont des noms particuliers pour désigner
l'étoile polaire et Vénus, et meme pour la grande ture de l'Orion et la
Ourse les Pleades, la oie-lactée ; selon les relations modernes parait qu'ils construisent des umu 1
bles à ceux. qu'on allribue aux Allighewis.
+ :vs Mandanes , nation peu nombreuse, pai-
sible et amie des Blanes · ils habiteat les bords du
répété
mais prouvé, des We/sh-Indians , qui a fourni ps rt ge deu sites.
gration vraie ou supposée, que 0
tendent avoir eu lien vers la fin du 1 siècle. Les Ouaouasach (Wawsash), généralement conaus sous le nom d'Osages, nation brave et helliqueuse ; elle vit dans de gros villages et fait une guerre implacable aux sauvages occidentaux ; elle est nt amie des Konzas et des Sskis. Les ges sont actuellement en grande partie agriculteurs etdemeurent dansle district qui porte leur nom et dans l'état de Missouri. ls sont divisés en trois branches prineipales. Plusieurs ont déjà embrassé le christianisme et ont fait des progrès dans la civilisation; avant leurs relations avec les Européens, les Osages avaient à-peu-près les connaissances astronumiques que nous avons signalées chez les Maha; ils ne croyaient point aux sorciers , mais cependant, eomme la plupart des autres sauvages, ils ajoutaient foi aux songes, ils observaſeit les présages, portaient des amulettes et s'abandonnaient à une foule de pratiques superslilieuses.
u Faun MosiLe-NATCHEZ ou FLORIDIENNE comprend six nations principales et indépendautes, subdivisées chacuneenplusieurs tribus; ces nations sont: la * Vatchez, aujourd’hui presque éteinte, mais autrefoistrès puissante ; ses restes vivent ispezsés parmi les Criks (Creeks), les Tchikkasz}; (Chikkasah) et autres peuples. I. es Natchez talent zurtout remarquables par leur gouvernement monurchique, par leur grande civilisation r par le culte qu'ils rendaient au soleil dans ur fermyle où, comme chez les anciens Romairss, l'ün entretenait un feu continuel. ** Les Hus hong ou Criks (Creeks), qui selon M. Gallatin offriraient union de peuples sauvages la plus nombreuse établic actuellement sur le territoire des Etats-Unis. Ils.occupent les fertiles vallées comprises dans les états d’Alabama et de Géorgie, où ils vivent dans des villes et des villages; ils ont fait de grands progrès dans la civilisation, et ont institué des écoles pour l'instruction de leurs enfans. Ils sont divisés en deux branches principales: les Criks Supérieurs ou Criks proprement dits ; ce sont les plus nombreux; ils occupent la partie la plus élevée de l’Alabama, où ils forment
une puissante confédération présidée par un
chef nommé Myco; les Criks Inférieurs, dits aussi Séminoles, demeurent dans les plaines traversées par le Flint; ceux-ci sont beaucoup moins civilisés que les Supérieurs, et ont beaucoup souffert dans les défaites qu'ils ont éprouvées en se battant contre le général Jackson. * Les Tchikkasah (Chikkasah; Chickasaws), nation encore assez nombreuse, qui, réunie aux Fazoux, demeure dans la partie septentrionale de l'état de Mississipi. Ces peu-
font de rapides progrès vers la civilisalirn , ritéde sa croyance EX Léeuts dns Leurs villages , vivent :tu eur de tes ladi - produit de leur agriculure. Au commencement
petite l'état d'Alabama. Agricole et ayant des lois écrites, ce peuple est célèbre par la touchante fiction d’Atala et par les brillantes peintures qu'en a tracées M. de Châteaubrisnd.
+ Les Tcherokis (Cherokees; Cheleki), nation nombreuse , dont le territoire comprend l'angle nord-ouest de la Géorgie, le nordtest de l'état d'Alabama et le sud-est de celui de Tennessi (Tennessee); son chef-lieu est la pelite ville de New-Echota. Par le dernier traité qu'ils ont conclu avec le gouvernement fédéral des Etats- Unis, les Tcherokis doivent aller s'établir à l'ouest du Mississipi, où on leur a assigné un vaste territoire. Cette remarque doit s'étendre aux autres nations indigènes qui vivent encore dans la partie de la Confédération située à l’est du Mississipi. En 1818 un quart environ de la nation , préférant la vie sauvage qu'avaient menée leurs pères, alla s'établir sur les bords de Arkansas. Grâce au zèle des missionnaires Baptistes et Moraves, tout le reste de la nation a abandonné l'état sauvage et a adopté la religion et les usages de ses voisins civilisés, Les Tcherokis occupent maintenant des maisons commodes et comptent au-delà de 70 villages. Quelquesuns ont des fermes bien cultivées et pourvues de bétail de toute espèce, ei & autres se livrent aux arts mécaniques, fabriquent des étoffes et possèdent des moulins à moudre et à scier. La plupart savent lire, écrire et compter. Le nombre des enfans qui fréquentent leurs écoles s'élève déjà à 600, ce qui est beaucoup sur une population totale de 16,060 individus ; presque tous parlent assez bien l'anglais. Ils ont une bibiiothèque, un musée, une imprimerie et un Journal hebdomadaire intitulé le Phenix-Tcheroki, publié par un Tcheroki dans la langue nationale avec la traduction anglaise en regard. Mais ce qui surprendra davantage, c'est qu'en 1827 ils ont rédigé et promulgué une constitution, d'après laquelle leur gouvernement se compose des trois pouvoirs distinets, lépislatif, exécutif et judiciaire, et dont les formes sont une imitation du gouvernement des Etats-Unis. On peut, on doit même regarder cette petite république comme l'état indigène indépendant le plus civilisé du Nouveau-Monde.
La Faux MonAwax-Hunone ou IRoQuoise comprend un grand nombre de peuples, qui sont les descendans de nations autrefois beaucoup plus nombreuses et puissantes ; le nombre des individus dont elles se composent diminue avec une effrayante rapidité, Les nations principales sont: les Mohawaks, réduits maintenant à un petit nombre; une partie demeure près de Niagara, une autre au-delà de la baie de Kenty.
Les Mohawaks, par leur nombre et par leurbra-
ne petile
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davantage, c’est qu'en rumulgué une conslitugur gouvernement se comdistincts, législatif, exéont les formes sont une ment des Etats-Unis. On garder cette pelite répudigène indépendant ie eau - Monde.
Uno ou IROQUOISE COme de peuples, qui sont les autrefois beaucoup plus tes; le nombre des indiomposent diminue avec +, Les nations principales réduits maintenant à un je demeure près de Niapla de la baie de Kenly.
r nombre et par leurbra-
dans l'ai qu'au commencement du xvin° siècle: et les Canoys, les Mohegans et les Nauticokes; ces derniers qui appartiennent à la famille ways-Delaware , sont plus eon aus sous le nom de Stock-bridge-Indians, el y entrèrent encore plus tard. Les cinq premières nations sont nommées Maquas par les anciens voyageurs hollandais, et Zroquois par les Franfals; la seconde dénomination est la plus commuae et est passée dans plusieurs géographies. A l'époque où les Français s'établirent dans le Canada, les Cinq-Nations demeuraient dans les environs du lieu ou par la suite Montréal fut bâtie, et s'étendaient jusqu'au lac Chanplain. Dans le temps de leur plus grande puissance , elles subjuguérent plusieurs tribus de la famille. Chippaways et elles furent les alliées des Anglais dans toutes leurs gucrres. Depuis 1794 la plupart de ces nations s’adonnent à l'a- Srieulture, à l'éducation du bétail, exercent quelques métiers et ont mème A écoles.
Les Mohawaks du Canada ont adopté le costume
eu 0 „ Nous mentionnerons encore les Senecas, qui sont la nation la plus aombreuse de la confédé-
ration , quoiqu ids ne d omptent pas plus de 1600
individus de tout âge. Ils vivent dans les états
de New-York et de l'Ohio; ceux de ce dernier sont les sauvages qui approchent le plus des
Blanes par leurs habillemens et leurs mœurs; ils ont des maisons et des mélairies meilleures que les autres indigènes de cet état. Les Hurons, nation jadis nombreuse et puissante , élablie à l'est du lac Huron dans trenle-deux bourgades , vivent d'agriculture: sont uus avancés dans la civilisation que les zouquins et les Iroquois, Les guerres entre ces deux peuples, dans lesquelles celte nation suivit le parti des premiers, la réduisirent à 1500 individus, qui demeurent sur la rive occidentale du lac St-Clair. Les descendans du petit nombre de Hurons, qui se réfugièrent au Canada parmiles Français, y vivent dans le village de Loretto à 9 milles anglais de Québec ; ceux-ci sont catholiques et agriculteurs.
La Fauna Lennarpe , nommée par Vater Cnir- PAWAYS-DELAWARE OU ALGONQUINO- MOHEGANE.
Toutes les nations comprises dans cette famille, de même que lous les peuples sauvages de l'Amérique, ont beaucoup diminué; plusieurs se sontfondues dans d'autres familles , tandis que quelquesunes se sont tout-à-fait étcintes. On doit meme remarquer qu'il ne reste plus que des débris de toutes ces nombreuses nations, qui avant Parrivée des Eurupéens habitaient à l'est des monts
GEOGRAPAIE POLITIQUE.
des Aik 0 est renummée per son penchant à la guerre et pour avoir vu maitre le célèbre prophète & et son frère Tecuwens “Les Sakis et les (les Fox s Anglais el les Renards des F „ so! ux fractions principales d'une même nal le long du haut Mississipi et de son roc, Ils sont alliés des Sioux, so! et cuitivent plus de male qu'ils n'en cao ment, Ce sont eux qui rent
presque eatieremend les nombreuses nations des Missouris et des Illinois, ainsi que les ailiés de ces derniers, les Kahokias, le Kaskaskias et les Piorias. Le fameux Ponthiak, ennemi mortel des Anglais et l'un des plus grands hommes qui aient régné parmi les barbares de l'Amérique, appartenait à une tribu des Sakis. Ce peuple possédait jadis les vastes contrées à l'est du Mississipi comprises entre ses deux affluens le Ouisconsin et l'Illinois ; depuis er années il les a cédées au gouvernement des Etats Unis.
Les Miamis et les Illinois sont les peupladesles plus connues parmi les diſferentes tribus qui composent celle nation, à laquelle sppartiennent aussi les ** Pollawalameh, qui paraissent etre les plus nombreux. Le plus grand nombre vit dans les états d'indiana , d'Illinois et dans le territoire du Michigan. Les Pottawatameh ainsi que les H'innebagoes ont vendu au gouvernement des Etats-Unis toutes leurs terres situées au sud du Ouisconsin, à l'exception de quelques lots. Les Zenni-Lennape ou Lenoppea, nommés Delawares par les Anglais ,et Loups — les Français, étaient autrefois très nom-
reux et répandus sur une grande partie de la côte orientale des Etats-Unis. Les restes de cette nation vivent aujourd'hui dans les états d'indiana et de l'Ohio. ** Les Makicanni (Mohegans) et les Abenaqui, sont les deux branches principales d'une nation jadis très nombreuse, repandue sur plusieurs points de la Nouvelle-Angleterre et de New-York. La plupart des individus de cette nation, connus maintenant sous le nom de Slocit-bridge-Indians , s'est réunie aux Cinq-Nations ou à la confédération Mohawak, etun très petit nombre vitencore sur l'extrémité orientale de l’ile-Longue.
Les Micmaks (Souriquois) dits aussi Gaspé.
siens, autrefois très nombreux et répandus sur toute la côte orientale du Canada, de l’Acadie (Nouvelle - Ecosse et Nouveau- Brunswick dans l'Amérique-Anglaise), une. partie des lies voisines etmème sur la baie St-Georges dans celle de Terre-Neuve, ne se retrouvent plus que sur la
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