‹ Abrégé de géographie [microforme]Chapitre 41 sur 597 · IV. Il arrive souvent qu’on oublie de faire · texte numérisé non relu

IV. Il arrive souvent qu’on oublie de faire

mention si, dans la population des peliles:

villes, on comprend la cour, lesemployés, les nobles, les ecclésiastiques, les Israëélites , et les élèves des universités. Ainsi, ARANIUEz, où la cour d Espatue ne réside que pendant l'été, possède alors ra population de 10,000 âmes ; mais après le départ de la cour, on y compte à peine 2000 âmes. Dans certaines villes du royaume de Naples, retranchez le tribunal civil, l’intendance des finances, la grande cour criminelle et la

grande cour civile, et vous réduirez leur populstion de près de 1500 personnes. Ces chiffres peuvent bien se négliger sur 40,000 habitans, mais ce serait trop considérable pour des villes dont la population n’est tout au plus que de 10,000 àmes: aussi, le géographe et le statisticien ne doivent

em

tion publique, ne figurent pas sur les tables de la population. On conçoit sans peine énorme que devra présenter le chiffre de la population d’une ville universitaire, suivant que l'on ÿ ajoutera ou que l’on en retranchera le nombre des étudians qui s’y trouvent. Sur 20,434 habitans, Oxronn compte 6259 éludians, et Can unten, sur une population de 20,917, en compte 4830. En 1829, UrsaLA en avait 1478, Lund 643; en 1831, Ina en avait 680, Gisssex , 658; en 1829, Tunincen, 874; Bonn 1002; Hainzusrac en avait 1264, en 1829, et GoerriNcen, 1018, en 1832. Pour mieux apprécier le rapport qu'il y a entre la population des villes que je viens de nommer, et'le nombre des étudians qui y résident, il faut savoir que Ursaua n’a à-peu-près que 4500 habitans; Lunn, 4000; JENA, 6000 ; GIESEN et Tunincen, 7000; HeimeLsenc et Bonn, 10,000 et Goxrrmaxx tout au plus 11,000.

V. On oublie aussi très souvent de comprendre dans la population des villes, dans de territoire desquelles ily a des mines, les mineurs et leurs familles. Cette indication est cependant très importante pour les petites villes; car ces exploitations influent considérablement sur leur population, qui crolt ou décroit suivant la plus ou moins grande activité des travaux. Ainsi VII L Ani dans le Brésil, qui vers la fin du siècle dernier comptait 30,000 habitans, fut réduite dans peu de temps à 8600; ainsi GuAnAxuATO , au Mexique, qui en 1803, sur une population de 70,600 ames en avait 29,600 qui travaillaient aux mines d'argent, et 41,000 qui vivaient dans la cité, ne complait plus en 1822 que 16,141 mineurs et 15,370 habitans dans la ville, par suite des guerres civiles qui avaientsuspendu les travaux des mines.

VI. Enfin, on oublie presque toujours d’indiquer l’époque à laquelle l'évaluation est censée avoir élé faite. Cette omission donne naissance à une foule d'erreurs, Rarement la population est stationnaire, elle diminue ou s'’accroit presque toujours; et si deux auteurs donnent

le chiffre. de la population d’une ville à deux époques différentes,on doit remarquer aussilôtune très grande différence entre leurs supputations, N'avons-nous pas vu de nos jours le nombre des habitans de Genève, de HAupoune, de DAnNTzicK, de Rica , de Sanacosse, de VALENCE, en Espagne, de CARTHAGÈNE, de VÉRA-CRUz, en Amérique, dininuer sensiblement; et les tremblemens de terre n'ont-ils pas décimé , il y a peu d'années, les populations des villes les plus florissantes de VExEzveLa et du Cuir ? Par une semblable catastrophe, AI Er se vit enlever le quart de ses habilans, et Beuina a presque été entièrement détruite, Si la peste, fléau si terrible autreſois, n’exerce plus sa fatale influence dans nos pays civilisés, des fiè-

PAHAN en la pénins la Nigritie de Manns Magne, 1 politiques Dun autr cause del’ de Talker d'Onessa, de Livenr J. gros, d' de Bani, Yonx, de Novvxi. ix dans les E Muinause:

TARARE e de Marand „e Cuba, développe:

pris ces di ne doit l'a la résidenc cette ville; de Cnecr croisseme accordée a Île petite e riches et le que Tun dans l’em JANEIRO da Jeur popul:

rités supé prospérité TEMDERG, d expliquent de leurs ca qui déchire l'Amérique autrefois cd contrécs, s et du décroi lion dans e Les guerrd

nt que l'on le nombre 0,434 habi- „ et Canen compte Lon 643; 1, 658; en DELBERG en 1018, en rt qu il y a ens de nomy résident, u-près que 000 ; GIESEN JONN , 10,000

t de com-

lles, dans

mines, les

dication est

etites villes;

dérablement

suivant la

vaux. Ainsi

fin du siècle

duite dans o, au Mexipn de 70,600.

t aux mines la cité, ne urs et 15,370 erres civiles mines.

jours d’insluation est ssion donne ment la ponue ou Sac urs donnent à deux époaussitôt une pputations, nombre des le DANTZICK, en Espagne, n Amérique, blemens de d'années, les ntes de VENEble catastroses habilans, t détruite. Si n’exerce plus isés, des fiè-

POPULATION DES VILLES. «t

vres contagieuses, d'un au're côté, n'enleventelles pas à l'Europe des milliers de soldats? Lors de la guerre qui se termina par le congrès de Vienne, la fièvre jaune, après avoir désolé les contrées maritimes de l'Amérique du Sud, n'estelle pas venue ravager les côtes méridionales de l'Europe occidentale; et le fléau terrible qui, part rives du Gange, a déjà fait le tour du Globe, n'a-t-il pas moissonuné des milliers de victimes dans l'Ancien et le Nouveau-Monde 7 On doit aussi prendre en considération les époques différentes qui oat servi de hase aux écrivains soit pour la supputation des villes comprises dans la sphère de la statistique, soit pour lesévaluations approximatives de la population des vil- „ qui nesont pas encore du domaine de celte science. Il n'est pas difficile au géographe d'indiquerla cause du décroissement extraordinaire de 13 population de Bebnon, de SERINGAPATAN,d'ACRA, de DxIn et deplusieursautres villes de binde, d'Israna en Perse, de Su, de UuuEenarouna dans la péninsule en delà du Gange, de Bonnou dans la Nigritie intérieure, de VxasaiLues en France, de Manuein, de Trèves, et de Mayence en Allemagne, lorsqu'on tient compte des vicissitudes politiques qui ont changé l'aspect de ces villes. L'un autre côté, on apprécie assez facilement la cause de l'accroissement rapide de la population de Trirsre, de Baonv, de Necsarz en Autriche, d'Onessa , de Benrircuev en Russie, de Lonpnes, de Livenroo, de MancuestEn, de Binmincnam, de J. Subs, d'EDIAnOUnd, de GLAscow en Angleterre, deBauia, de Perxaueuco dans le Brésil, de New- Yonx, de PniLaoezrmie, de BAL rinonz, de la NouveLer-OnLéaxs, de Boston, de Cincinnari dans les Etats-Unis, de Lyon, de MansEILLE, de Mucnausen, du Havre, de SAINT-ETIENNE, de Tanare en France, de BARCELONE, de Rxus, de Marano en Espagne, de la HAvaNg dans l'ile de Cuba, lorsqu'on jette un coup-d'œil sur le développement commercial .et industriel qu'ont pris ces différentes villes. On sait que Bricutox ne doit l'accroissement de sa population qu’à la résidence temporaire que George IV faisait dans

"cette ville; on sait aussi que les eaux minérales

de Cnecrennau sont la cause première de l’accroissement subit de cette ville; que la franchise accordée au port de Smcuarour, a changé cette île petite et déscrte en une des contrées les plus riches et les plus peuplées du globe; qui ne sait que T'éunan,en Perse, Calcurra, MaDnas, BOMBAY dans l'empire Anglo-Indien, Bankor, Ava, Rio Jankino dans le Brésil, doivent l'accroissement de eur population à la résidence qu'y font les autorités supérieures. L'extension du territoire et la prospérité des novaunks pe BAviknz et de Wun- TEMBERG, des GRANDS-DUCHÉS DE BADE et de Hrssx, expliquent assez l'accroissement de la population de leurs capitales, tandis que les guerres civiles qui déchirent le sein des jeunes républiques de l'Amérique du Sud, l'épuisement des mines, qui autrefois contribuaient tant à la prospérité de ces contrécs, sont évidemment la cause de la détresse et du décroissement extraordinaire de la population dans cette partie du globe.

Les guerres ſaites avec cette cruauté qui caracté-

rise les uations qui sont restées en dehors de la civilisation européenne, souvent aussi les dispositions administratives d’un gouvernement despotique, changent l'existence entière d'une contrée. C'estainsi que de nos jours les Turcs ont réduit à la solitude la plus affreuse les villes principales de la Monte: c'est sinsi que Psana, Cuio, et Crnonos, dans Archipel, n'offrent plus qu'un amas de ruines , et que les habitans de ces villes ont péri misérablement ou se sont retirés sur des terres étrangères. Ce fut là aussi le destin de Menirouua, capitale du Carcnan, pendant la dernière guerre ratre les Anglo-Indiens et les Birmans, Mawni, qui d'après Meyendorf, possédait 25,000 habitans. a été réduite depuis la dernière guerre à 600. D'un autre côté les 30,000 habitañs que le khan du Schirwan avait rassemblés dans la place forte de Fir-Tacn, où il faisait sa residence, aysnt eie transportés par le général Yermolov à Cnamanni, celte ville est devenue brusquementla plus populeuse du Caucase. C'est ainsi que le déplacement des nombreux habitans d'Ava, qui, après avoir abandonné leurs foyers, pour suivre leur empereur dans sa nouvelle résidence de UuxEAATOUnA. ont repris ensuite, en 1827, le chemin d'Ava, où le monarque leur avait ordonné de se rendre, a considérablement influé sur la pren respeclive de ces villes à ces deux différentes époques. Nous pourrions citer encore quelques exemples de ce genre, si notre cadre nousle permettait.

D’après ce que nous venons de dire, il serait done absurde de regarder la population d'une ville comme toujours stationr:. : il est cependant des auteurs qui veulent-encu.e s'en tenir à leur première opinion, et qui osent reproduire en 1825, en 1828 et en 1832 les populations telles qu'elles sont évaluées sur des recensemens qui datent ° de quarante ans. Le Sin Olechestva, journal russe, très estimé d'ailleurs, n'aceordait en 1824 que 11,122 habitans à la ville d'InxouTs«, où l'on comptait déjà en 1784, 1508 maisons et 11,292 hiabitans. Cependant quelques observateurs avaient remarqué qu'en 1810, il y avait 2500 maisons, et quelques années plus tard près de 30,000 àmes. M, Weydemeyer, dans son Atlas historique, slalistique, etc., publié à Pétersbourg, en 1828, n’accorde à Rica que 30,000 âmes, nombre parfaitement identique à celui que Ziablovsky assignait à cette ville en 1808. Nous savons cependant . d’après le dernier recensement que la population y est de 11, 600 habitans. M. Weydemeyer dit dans le mème ouvrage que la population d'Anxnaxce n'était que de 12,000 âmes, tandis qu'en 1806, d'après Ziablovsky, elle s'élevait à 15,098 ; le dernier recensement la porte à 19,262, Comment enfin M. Weydemeyer peut-il évaluer, en 1828, la population de Kiev, à 25,000 seulement, alors que le Mercure Russe l'évaluait déjà à 40,000 en 1805 ? Le dernier recensement porte la population de cette ville à 56,020 habitans.

Le tableau suivant, dans lequel nous avons consigné le chiffre de la population d’un grand nombre de villes à différentes époques, indiquera combien ces données sont variables et mettra le lecteur en état de comparer lui-mème et d'appliquer les principes que uous venons d'exposer

a PRINCIPES GENERAUX. CH. in.

PRÉSENTANT LA VARIATION QU'OPPRE LE CHIFFRE DE LA POPULATION DES VILLES LES PLUS LNPORTANTES

TABLEAU

DE L'EUROPE zr DE L'ANÉRIQUE, SUIVANT LES DIFFÉRENTES ÉPOQUES AUXQUELLRS ON L'A OBSERVÉ.

Villes. Popul. 406.

650,000 en 1788

avec la LA flottante, en.

VaasaiLius. . .

Tanaas

Mucnavsen, environ.

Sainr-Érinnns.

Page 1