‹ Abrégé de géographie [microforme]Chapitre 426 sur 597 · DIVISION POLITIQUE ET JUDICIAIRE · texte numérisé non relu

DIVISION POLITIQUE ET JUDICIAIRE

Les 18 provinces dont l'empire brésilien se compose actuellement, se divisent en comarcas composées dé plusieurs municipios ou termos:.chaque termo se subüivise en districlos, et eliaqu .

istrieto en quarteiores. Les provinces sont

ouvernées, quant aux affaires générales, par les bis faites par l'assemblée nationale et par les décrels du pouvoir exécutif de l'Empire; et pour les objets particuliers elles se régissent d'après les lois faites par leurs propres assemblées lögislatives et par les ordres ou arrètés de leurs Présidens ou gouverneurs, nommés par l'Empereur. A chaque comarca est attaché un, deux ou trois juges de droit, jugeant en premier ressort les procès

civils et criminels sujets à en appeler, et en der nier ressort les autres. Il y ae 1

un corps municipal (Camara) dont les attributions sont entièrement administratives; un juge municipal ou d'instruction remplaçant au be lejuge de droit, et un promoteur public qui dans la poursuite des crimesexerce les mèmesfonctions que le Procureur du Roi en France. Chaque diatricto a un juge de paix qui partage avec le juge municipal la juridiction contentieuse, en outre des attributions qui lui sont „ el Enfin chaque | ei D dernier échelon de cette division territoriale, est présidé par un délégué d juge de paix du district. Jousces e àl'exception desjuges de droit, sont électifs. ny aune cour de cassation (Tribunal supremo de justiça), dans la capitale, et 4 cours d'appel dans les villes de Maranhao, Fernambourg, Bahia et ÆRio-de-Janeiro.

La religion dominante est la catholique apostolique romaine ; il y a un archevèché à Bahia qui si l'église métropolitaine la plus ancienne de

des évêques des |

Rro-p2-Janerno, dite aussi simplement Rio, située dans la province de ce nom et capitale de l'empire. L'emplacement quoi occupe. était appelé Aciennement

uenabara par les Tüpinambas. C'est une grande ville, bâtie sur une vaste baie qui forme um des plus beaux ports de l'Amérique. L'entrée en est défendue par plusieurs forts : celui de Sanfa-Cruz,

contre la montagne dite le Pico, et ceux de la Lage de Fillagagnon et de tlha das Cobras (ile des Serpens) construits sur des tlots dans l’intérieur de la baie, sont les plus importans. Il faut dis-

tinguerdans Rio-deJaneiro la vile propre

ment dite, ou la ville vieille, et la ville nouvelle ; celle-ci a été bâtie à Pouest-de la première depuis 1808; la vaste place, ou, pour mieux dire, le cmpo de Santa- Anna, les sépare. Des rues larges, droites, pavées de grèset garnies de trottoirs ;

belles maisons, la plupart bâties en

granit ; plusieurs places publiques et quelques édifices assez beaux, justifient le jugement favorable porté par plusieurs voyageurs sur cette ville; il faut avouer cependant que la ville vieille offre plusieurs vilaines constructions et plusieurs rues étroites et tortueusrs.

Les édifices les plus remarquables sont :

le palais 3 tal, autrefois la résidence du vice-roi; c’est un. bâtiment bâti en granit, composé de deux édifices séparés, réunis À des galeries couvertes ; leur architecture n’offre rien de remarquable; le palais épiscopal, le trésor, l'arsenal de terre, l'arsenal de la mavine, la douane, la bourse et le palais des beaux-arts. Ces deux derniers sont regardés comme les plus beaux ôdifices de la ville. Les églises qui se font plus remarauer par leurs ornemens et leurs gichesses intérieurs que par leur architecture, sont :

la chapelle imperiale, et les dgtises de Nossa-Senhora da Candellaria; de Saint-François de- Paule et de Saint- Joaquim. On doit citer le théâtre de Sam- Pedro où l'on joue l’opéra italien, le couvent des Bénédictins, remar- -quable surtout par la beauté de sa situa-

que le cannelier, le

tion , et le one ds Cariooa d’une lieue d’étendue, terminé en 1740; c’est une imitation de celui de Lisbonne, et un des plus beaux de lAmérique. Les plus belles places de Rio sont : la place du château, avec le palais im- ; elle donne sur la baie; une fon-

ine complète le tableau . sa vue; la place qu Rocio, qui lul'est supérieure pour les dimensions; la place du Capim, où de San-Domingo; enfin le Campo de $Santa-Anna, ane, e. par son immense étendue et par sa fontaine. :

Plusieurs instituts scientifiques et litté-

raires ont été établis depuis 1808 dans li capitale du Brésil ; nous nommerons: l’école de nédéciné ei de chirurgie, annexée à l’hôpital militaire; l'école des beaux-arts, l'école de marine , le col.

lege de Pedro IT, reformé et agrandi récemment ; l’école militaire , la bibliothèque publique le museum, et le cabinet de min — — L'Institut historique et géographique est la plus remarquable de toutes les sociétés littéraires du Brésil, organisée depuis peu et placée

sons l’immédiate protection du jeune em-

pereur; il réunit déjà toutes les capacités du pays et se met en rapport avec les s0ciétés savantes de l'Europe.

Cette ville, qui, il y a quelques années, n’avait qu’une seule imprimerie, en possède actuellement plusieurs ; et, bien que jusqu’à 1820 on n’y ait publié qu'un seul écrit périodique, il en paraissait déjà dix en 1828. Rio a un grand nombre de marchés où l’on. voit étalées des provisions et des denrées de tout genre.

Dans les environs on trouve le jardin botanique situé à six milles de la ville, et qui, grâce à son nouveau directeur et à la munificence éclairée du jeune monarque 7 D devenn un des plus remarquables du Nouveau-Monde. On y a naturalisé le thé,, qui y vient parfaitement , ainsi roflier, le musca-

ier, le laurier camphré, et une foule d'arbres et de plantes exotiques, dont la culture peut être adaptée en pen d’années dans toute l’étendae du Brésil. II y 460 ans, il n'existait point un seul pied de cafer dans la province de Rio-de-Janeiro, et c’est maintenant une des sources de sa richesse. Il faut espérer que l'arbre à pain de la mer du Sud se naturalisera dans ce beau jardin, pour se répandreensuite dans le rte de f’Amérique-méridionale.

es de Rio sont : la le palais i a baie; une fon- | offre sa vue; jukest supérieure lace du Capim, enfin le Campo arquable par son

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rope.

a quelques années, mprimerie , en possieurs ; et, bien que t publié qu'un seul en paraissait. 15 | grand nombre de alées des provisions

genre. 4 on trouve le Jardin milles de la ville, et eau directeur et à la da jeune monarque n des plus remarquaade. On y a naturaliparfaitement , ainsi géroflier, le muscapphré, et une foule s exotiques, dont la pen années

répandreensuite dans ne-méridionale.

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EMPTRE DU BRESIL.

pes de villes offrent de plus | menades; nous prog A de — vublioo; un petit

L'abolition de plusieurs restrictions qui

. génaient la liberté durcommerce à fait und-

sans root rapport i € s celui ation de toutes les villes de l’Amérique- Méridio-

nale. Sa lation doit actuellement être au-dessus de 140,000 Ames, nombre auquel nous avons cru pouvoir lévalner à l’époque de la pi de la Balance politique du gl

à 0 Le

nerôns à signaler les suit San

où se trouve le chaten Vista

l'empereur réside la an:

u dernièrement

R ores ques 15 Rio 2 sur 1 côté opposé de 7 e se tome la ville :

, nommée , il n° Praia-Grande. Cette v ment depuis qu’ell

incial nsunrayon de 60 milles on trouve? SanTA avec un assez beau palais impérial desjésuites; une plantation con : Appartenant à fem ra a dépend. Macicu, jolie e n

ns

ons e la, village situé

e et florissant per e commerce.

1 hante deséchanges entre Ia capitale et

la ince de Minias-Geracs. Canta- Galle, agrandi

Re f e e d'age colonie 3 380 ova de San-José d'El Rei, dont les habitans se

‘donnent à la fabrication des nattes ; Ma it

. 5 , pet 2 ille qui se fait lle église déae Notre-Dame du ea.

Notre-Dame d San-SaLvABOR , nommée communément Bania , chef-lieu de la province de Bahia, bâtie en grande partie sur un terrain escarpé, à environ 600 pieds audessus du niveau de lu mer, et en partie sur Ia plage de la magnifique baie de Tous les-Saints (de Todes-os-Santos) qui y forme un des plus beaux ports de

pro riélé y:

y était dla

ciennedeBahia ; unet „ portant le milésime de 18682, y est con Sa tee 1 À tenait tont le térriloire de La capitainerie.

Les principaux établissemens scientifques et littéraires de Bahia sont: l’école de chirurgie, imitation de celle de Rio-

de · Janeiro; le e, le séminaire, et la e publ , fondée au

moyen d’une loterie, par le comte dos Arcus, un des derniers gouverneurs ; c’est le second établissement de cé genre de tout le Brésil , et il est surtout bien fourni en

livres français et anglais. En 1828, on pu-

bliait 4 journaux dans cette ville. Bahia possède un fhdâtre assez grand et une des plas belles promenades publiques de l'Amérique, nommée le passeio publico et située sur le point le plus élevéà l’extrémité sud-est de la ville, près du fort San-Pedro ; on y jouit d’un des plus beaux points de vue rh puisse imaginer ; on y a élevéun obelisque, indiquant le jour où le roi Jean VI mit pied.à terre à Bahia:

c’est le premier monarque européen qui ait touché le sol du Nouveau-Monde, Un lac pittoresque, désigné sous le nom de Digue, offre des promenades charmantes, et suit presque entièrement la ville, de manière

ce qu’elle soit environnée d’eau, même du côté qui ne regarde pas la baie; on y

rencontre un assez grand nombre de cay- fi

mans. Bahia a été la capitale du Brésil

jusqu’en 1763 ; elle est restée sa métro- 5

pole ecclésiastique, puisqu'elle est la résidence de l’archevèque, dont relèvent tous

les évêques de l'empire. Bahia est aussi le

siège d’un tribunal d’appel, dont le ressort s'étend sur les provinces voisines.

Son commerce florissant a engagé un

rand nombre de négocians portugais, rançais, anglais, allemands et d’autres nations ? à s’y établir. Sous ce rapport, elle n’a d'autre rivale que Rio-de-Janeiro, et se place à côté des villes les plus commerçantes du Nouveau-Monde. Cependant son commerce n’est plus ce qi étaitnaguère.

Les sucres de Java et de l’Inde qui arrivent déjà en si grande abondance dans les marchés de l'Europe, et la fabrication du sucre de betterave ont porté un coup funeste aux nombreuses sucreries de cette province, autrefois si florissantes. Cette ville est aussi la première place forte de l'empire; les forts da Barra, de St.-Antonio, et do Mar qui défendent l'entrée du port, et les forts de San Pedro et du Barbalho, forment la partie la plus importante de ses nombreuses et vastes fortifications ; le forte do mar est bâti sur un rocher isolé de la baie, et peut

défendre le port et la ville. Le grand nombre de 1 qui viennent Tb.

à y 2 5 sr Le x — pu éloi-

et nombre de vaisseaux marchands qui se trouvent continuelle-

ment dans son port, rendent très difficile .

l'estimation de sa population permanente.

Nous croyons pouvoir l’évaluer à eviron 120,000 âmes, population qui dé celles de toutes les autres villes de l'Amérique-Méridionale , à l’exception de Riode-Janeiro. 5

Les environs de Bahia, que les Brésiliens nomment le Reconcavo, offrent la partie du Brésil où la population est le plus concentrée; elle est l'arsemée 15 et d'un nd nombre de villages riches de leur agriculture; celui de NossA-Sannona Da Panna, dit communément Taracire, est remarquahle par la maison de campagne de l'archevêque et:surtout par ses vastes chantiers, oùl'on construit un grand beaux vaisseaux, pour la solidité N même à ceux qu'on construit dans l'inde. Plus loin et dans un rayon de 40 milles on trouve: Ca TOR (Cachoeira), ville très — 5 merçaate et la pins considérable de . ovince après Bahia. Elle est traversée par la rivière Paraguassu qui sépare le quartier de San-Felis de sa partie la plus considéable. Cette ville usieurs églises, un couvent de Carmeset un hôpital, etestl'entrepôt de la plus grande partie des produits du sol qui s'écoulent vers le chef-lieu. On porte sa population à 10,000 Ames. ManAGoGiPe , NAZAR&TH, Sax. ro-Axano et Iraricuau, importantes par les produits de leur agricullure; JAGUARIPE, par ses nom-

reuses fabriques de poterie, Entin l'ile d’Irar:-

ande de celles de la magnifique

baie de San-Salvador. Les bourgs du Reconcavo

font un grand commerce de farine de manioc, de

égumes secs, de tabac et de sucre ; plusieurs pé-

cheries de baleines (armaçces) offrent une branche fructueuse d'industrie.

C mA DO RECIFE, dite communément PennamBuco, chef-lieu de la province de ce nom, et entièrement différente de la ville d'Olinda , avec laquelle les géographes la confondent dans leurs descriptions. Pernambuco est en quelque

sorte une ville triple, aussi l’auteur de la

Corografia Brasilica la nomme-t-il Tripoli, puisqu'elle se compose de trois parties distinctes, savoir: Recife proprement dite, bâtie sur une péninsule qui s'étend au sud de la ville d’Olinda : c’est la partie de la ville la plus commerçante et celle où se trouvent la douane, l’intendance de la marine et les chantiers du gouvernement; Santo-Antonio, sur une ile formée par les bras du Capibaribe; un grand pont, presque tout en pierre, la joint au Recife ; cette partie est en général mieux bâtie que la précédente ; on y trouve la trésorerie, le palais dr gouverneur ; le théâtre et le marché

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presque tout en e ; cette partie est que la précédente ; je, le palais du tre et le marché

principal ; enfin, Boa-Vista, sur le continent ; un pont de bois, le plus grand du Brésil, traverse an bras du 23 Pernambuco ne se cire pas beaucoup sous le 31 littéraire, puisque les principaux etablissemens de ce genre se trouvent à Olinda, qui en est tout près ; elle e cependant un lycée fondée dernièrement à l’imitation du collège de Pedro Il de Rio, avec écoles de physique et de chimie, une petite bibliothèque et cabinet littéraire établis par une société de négocians, et plusieurs collèges pour l'éducation primaire des enfans des deux sexes. En 1828, on y publiait a journaux.

Cette ville esfassez bien fortifiée du côté de la mer, et son port esi le plus fréquenté après ceux de Rio-de-Janeiro et de Bahia.

Son commerce a pris un tel essor depuis vingt ans, que sa population doit être évaluée actuellement à 60,000 âmes.

Les édifices les plus remarquables sont l'église et le couvent de San-Francisco, bàtis par les Hollandais, les églises de Corpo-Sancto et de San-Antonio, le palais du gouvernement qui réunit presque tous les

ureaux de l’administration provinciale, le nouveau palais du Président et le théàtre. La nouvelle douane est le premier édifice de son genre de tout le Brésil. Pernambuco possède aussi un arsenal de marine très considérable et une fonderie où l’on fabrique déjà des machines à vapeur pour les sucreries et les bateaux.

Dans un rayon de 40 milles on trouve: OLinpa, ville très déchue, avec environ 7000 habitans, mais importante par son évêché, sa belle cathédrale, son séminaire et son jardin bolanique. Cette ville s'est un peu relevée depuis qu'elle possède une école de Droit qui attire dans son enceinte une grande partie de la jeunesse des provinces septentrionales du Brésil. Un doit aussi nommer beaucoup plus loin : Sanro-Antonio DR Capo- AGcosTiNHO, SERINBEM, jadis nommée VILA-Fonmosa, et GoyannA, importante par sa population, son commerce et son agriculture. L'ile d'Irauamaca, importante par ses zalines et par le port de Catuama qu'elle forme avec la côte du continent.

Voici les autres villes les plus remarquables de l'empire, suivant l’ordre du Tableau des divisions administratives.

Dans la PROVINCE DE RIO-DE-JANEIRO, nous nommerons encore: Cauros, petite ville importante par sa population, son commerce et ses nombreuses sucreries qui fournissent la plupart des sucres qui s’exportent de Rio-de-Janeiro. Ancra- Dos-REIs, à nA GRANDE, encore importante par son port et son commerce. ManicA, dont le nom ella position sont fort connus des marins, ainsi que

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