‹ Abrégé de géographie [microforme]Chapitre 431 sur 597 · ANTILLES DANOISES · texte numérisé non relu

ANTILLES DANOISES

une lle située à la latitude de 66° 18

Ice pe Sre-Caoix, ... . . . CH219 tANSTED ;-Fredericksted.

II DE ST-THOMAS. . . . . . St-Thomas.

In De Sr-JEaN . , . . . , , Il n’y a aucune ville, a L’Amérique-Danoise. ainzi que les ex- que vit cette intéressante tribn d' Es-

parer, et où l’homme abruti n'a, dans plusieurs endroits, d’autre abri qu’une caverne, que souvent il est obligé de se creuser au milieu de la neige. Les seules exceptions que l’on doit faire à ce triste tableau sont la lisière maritime de l’Islande dans ses parties les moins pauvres d'habitans, quelques fractions du Groënland- Méridional, et, comme il est presque inutile de le faire remarquer, les Antilles, qui jouissent des avantages que la nature a prodigués aux régions équatoriales. Mais ces contrées polaires, que sans exagération on pourrait nommer l’asile de l'hiver et le séjour privilégié des bourrasques et des frimas ,: malgré le petit nombre de leurs habitans et l’état abruti où vivent encore quelques tribus 7 ge 8 inspirent pas moins d'intérêt que bien d’autres régions autrement favorisées de la nature. Elles offrent au géographe les contrées constamment habitées les plus boréales de tout le globe et le théâtre des conquêtes paisibles et désintéressées de ces pieux missionnaires qui, malgré les rigueurs de ces climats affreux et les privations qu’ils imposent, n’ont as craint d’apporier à leurs sauvages abitans les lumières et les bienfaits de l'Evangile. C'est sur la côte occidentale du Groënland, dans le Highland-Arctique,

quimaux, que nous avons mentionnée à la page 065, et qui vécut pendant tant de générations ignorée de ses voisins et se croyant les seuls habitans de l’Univers.

C’est dans le Groëuland-Méridional qu'ont fleuri, dans le moyen age, les établissemens fondés par les audacieux Seandinaves, établissemens qui, avec ceux de l'Islande, doivent être regardés comme les premières colonies fondées par des Européens en Amérique dont l'histoire fasse mention; ils précédèrent de plusieurs siècles ces établissemens immenses qui, à la suite des découvertes de l’immortel Colomb, devaient s’étendre d’un bout à l’autre du Nouveau-Monde. C'est dans la Méditerranée-Arctique et ses dépendances, qui baignent ces contrées, que Lon pêche le narwal, dont. la corne a été lang-temps l'objet d’un respect superstitieux, à cause du prétendu reméde universel qu’on en retirait. Un grand nombre de navires viennent tous les aus y pecher les phoques et ces profigieux colosses qui peuplent les abimcs, el qui sont si utiles pour ne pas dire indispensables à existence des habitans de ces contrées, auxquels leurs dépouilles fournissent non-seulement la nourriture, le vêtement, des ustensiles et des meubles, mais encore la lumière, le feu, la couverture de leurs tentes et les matériaux pour construire leurs pirogues et leurs cabanes. Ces solitudes glacées offrent au 6 la température moyenne la plus

sse que l’on ait encore observée sur tout le globe, et ces prodigieux amas de rochers entremelés d' immenses blocs de

t ( q Le

NW

Raabe Nyr- Herri.

ante tribu d' Esons mentionnée à n pendant tant de ses voisins et se uns de l’Univers.

-Méridional qu'ont age, les établisseaudacieux Scandiqui, avec ceux de e regardés comme y fondées par des que dont l'histoire écédèrent de pluissemens immenses scouvertes de l'iment s'étendre d’un nveau-Monde. C’est Arctique et ses dént ces contrées, que dont. Ja corne à t d'un respect gua prétendu reméde retirait. Un grand ennent tous les aus et ces profigieux les abimcs, et qui b pas dire indispendes habitans de ces urs dépouilles fourit la nourriture, le iles et des meubles, „ le feu, la coues et les .

s pirogues et leurs glacées offrent au ure moyenne la plus ore observée sur tout digieux amas de ro.

mmenses blocs de

glace, qui lui retracent l’image du chaos et de l’hiver. L'image de la lune s’y presente souvent entourée d’anneaux colorés d'un rouge vif, et celle du soleil ornée de couronnes qui réfléchissent les vives couleurs de l’arc-en-ciel; il admire le spectacle non moins fréquent mais encore plus imposant de l’aurore boréale, dont les lueurs ne sont nulle part plus brillantes que dans ces contrées. Le naturaliste trouve dans l’Islande des basaltes disposés en piliers aussi réguliers que ceux de la fameuse chaussée des Géans, que

nous avons mentionnée à la page 524 ; il

observe dans cette île une double chaine volcanique, aussi terrible par ses fréquentes éruptions qu’intéressante par les phénomènes extraordinaires qui les accompagnent ; il y admire le célèbre Geser, étonnante masse d’eau bouiilante, qui s’élève majestueusement en forme de colonne de 15 à 18 jee de diamètre sur une hauteur variable qui atteint quelquefois 120 pieds, et que le lieutenant Olafsen assure avoir vu monter une fois jusqu’à 212. Cette même lle, suspendue pour ainsi dire sur les abimes creusés par ses volcans, envirnnnée de glaces, et habitée depuis la seconde moitié du 1x° siècle par des Norwégiens , offre à l’historien une des plus florissantes républiques du moyen âge. Le dialecte de ces colons, poli par des écrivains habiles, devint la langue islandaise , si renommée par ses sagas ou mémoires historiques en prose mélée de vers, et par le mérite de sa littérature, qui est une des plus riches et des plus curieuses de cette époque , car alors toute

. la partie identale du monde civilisé Ra quele

était , à ues exceptions près, plongée dans la plus profonde ignorance. Les scaldes, ou poètes islandais, étaient alors pour la Seandinavie ce que furent les troubadours, les trouvères et les minnesaenger, pour l’Europe-Méridionale , la France et l'Allemagne; guerriers et poètes, ils servaient lés innombrables princes de la Scandinavie dans le conseil et sur le champ de bataille. Enfin l’ethnographe voit dans la famille à laquelle appartiennent les habitans indigènes de cette partie de l'Amérique, l’anneau qui unit le territoire des langues du Nouveau- Monde au territoire de celles de l'Ancien, et il y classe, avec un'géographe célèbre,

armi les ancêtres des Esquimaux, ces

ndiens mentionnés dans un passage de

Cornelius Nepos, qui, jet's par la tempete sur les cotes des Galler furent prèsentés à Quintus Metellus Celer, proconsul de cette province, et sont sans doute les premiers Américains mentionnés par l’histoire, dont le pied ait touché le sol européen.

Après avoir signalé tout ce que la nature offre de plus remarquable dans ces contrées pre nous serons très court dans la description des lieux où vivent ses habitans. Ils n’offrent aucun de ces monumens que nous avons eus à décrire jusqu’à présent, et leurs souvenirs sont trop peu intéressans pour être admis dans le cadre d’un Abrégé de géographie. Voici les villes et les lieux les plus remarqua— bles, d’aprè: l’ordre adopté dans le tableau des divisions administratives :

Dans l'ISLANDE nous nommerons d'abord :

Reinmesvic, parce qu'elle est regardée comme la capitale de toute l'ile, étant le siège du grandbailli, du tribunal suprême de l'Islande et de “eveque; on estime sa population À 600 ou 600 ames. Malgré ce petit nombre d'habitans, Reikevig possède un lycée, une école d’enseignement mutuel, une bibliothèque de 5000 volumes, une Oo graphie où l'on imprime deux Journaux, une sociélé savante, qui est une

section de la société royale des antiquaires à”

Copenhague, une autre societé, qui est une section de la sociélé royale de la littérature islandaise à Copenhague, et la société pour (a diffusion des connaissances utiles; ces institutions et la passion pour l'histoire nationale, la poésie et l'instruction solide qu'on observe encore parmi les habitans de cette lle, rappellent les temps où , régie par ses magistrats, elle présentait dans le moyen âge, à l'extrémité du monde connu: et au milieu des glaces polaires, un des points du glob# où les leltres étaieñt cultivées avec le plus de succès, et où le génie poétique inspirait à ses habitans ces sagas à l'aide desque!s les savans de nos jours ont pu répandre tant ue lumière sur l'histoire du Nord.

Nous nommerons ensuite: Launnuus peine bourgade dans la banlieue de Reikevig, ::marquable par l'observatoire qu'on y a établi: Bes- SESTAD, par son importance relativement à ces contrées si peu peuplées; SxaLnOLT, autrefois siège d’un évêché : à quelque distance on admire les deux pluscélèbres sources ascendantes de l'Islande, le Geyser et le.Strok, un des phenomènes les plus remarquables de la géographie physique; enfin Hol un, jadis siège d’un évèché, lei nous rappellerons que, dès l’année 1530, cette petite ville posséda une {ypographie, qui est par conséquent la première que l'on ait établie dans le Nouveau-Monde; sa fondation est meme entérieure à celle des imprimeries de toutes lesgrandes villes de l’Eurepe-Orientale, à un très petit nombre d'exceptions près.

— — — — ——kñ—; e' ; y D

Pre le GROENLAND nous ne nommerons que ULIARESHAAB, parce que, ma sa tesse, c'est le plus important de tous Dante dans ces régions arctiques; Gonrnaas, parce que c'est le plus ancien; Nouvzau-HananauT, à cause de la mission des frères Moraves, à laquelle il doit sa naissance; Urzanavin, parce que C'est l'établissement permanent le plus septentrional ; et l'ancuiPez DE D186 70, si important par la riole péche qu'on ‘ait dn les parages des iles dont il se compose, parmi lesquellès on doit ei · ter celle de Disco, à cause de son étendue. Nous avons déjà rappelé à l'attention du lecteur les Esquimaux, hebitans du HianLAnD-ARCTIQUE sur à côle occidentale du Groëniand Indépendant.

Mais uous ne pouvons pas entièrement passer sous silence l'exploration de la côte orientale entreprise par le ‘capitaine Graah par ordre de Frédéric.VI, dont le règne tiendra dans l'histoire son principal lustre des sciences que ce sage et verlueux monarque encourage de sa puissante et généreuse protection. Le 20 mars 1829 ce marin aussi habile qu'intrépide partit de Nenortalik, situé.à l'extrémité du Groënland-Méridional, et le 28 juillet il avait déjà pénétré jusqu'à une ile située à 65° 18 de latitude, 2 qui est beaucoup plus au-delà du point atteint par tous ses prédécesseurs, qui sous les règnes de Frédéric Il, de Chrétien IV, de Frédéric Ill et V et de Chré-

tien VII, avaient fait des voyages le long de la

côte orientale pour retrouver les restes de Fancieune colonie fondée par les Scandinaves.

Obligé de revenir sur ses pas par la saison avancée el par le manque de vivres, il établitson quartier d'hiver à Nucanmx, d'où il envoya en Europe les détails de son exploration. L'illustre héritier du trône de Danemark, le prince Christian Frédéric, en fit part à la Société de Géographie de Paris. C'est de Nugarbik que M. Graah se proposait de partir de nouveau à la bonne saison pour achever, s'il était possible, la reconnaissance de cette côte, restée jusqu'alors inaccessible, à tous les marins, «Mais le but principal de l'expédition avait déjà été atteint par la première campagne; car ayant dépassé ja latitude attribuée à l'ANCIENNE COLONIE ISLANDAISE, sans en avoir trouvé la moindre.trace, sans en avoir rencontré

meme la plus insignifiante ruine, meme dans

des places, qui nécessairement auraient dû être habitées, si jamais le pays et été occupé par un peuple domicilié, et, sans avoir découvert chez les indigènes, ni traditions, ni traces de la religion, de la langue ou des mœurs des anciens chrétiens, il parait évident, dit le capitaine Graab, que l'ancienne colonie n’a pas été à l'est de Statenhuh, mais dans la partie sud-ouest du Groenland actuel, celle où de trouve aujourd'hui l'établissement de Julianeshaab, opinion énoncee

-s0n explora

tant problème ge

il y a déjà plus de quarante ans par M. Eggers dans un 2 couronné par l'académie royale des sciences de Copenhague et adoptée par Malte - Brun et par d'autres savans célèbres.» Nous devons faire observer que les ruines découvertes er toc. là Taanz ps Jauxson par le capitaine y fils, la belle végétation observée par ce marin, et que M. G lui-même trouvée dans les

a les environs d'Ekolumiut (lat. 65° 800 à la Neon Dr cer Pol

de la côte occidentale, et surtout «tion des hommes si differens des peuples - -maux que le voyageur danois rencontra nt

tion, en meme temps qu'ils s’ chent heaucoup des Scandinaves par leur haute

“aille, par la forme de la tete, par le teint et

par l’ensemble des traits ; toutes ces circonstances nous paraissent laisser encore indécis cet imporraphique. C'est peut-être derrière les nombreuses banquises qui longent la côte orientale du Groënland qu existe encore notre inſortuné ami, le commandant de ia Lilloise.La marine ſranęaise et tous les savans qui s'occupent des sciences naturelles et de géographie prennent le plus vif intérêt au sort de M. Jules de Blosseville qui, dès le début de sa carrière s’est distingué si avantageusement par d'importans travaux et par de savantes recherches faites pendant deux\cireumnavigations du globe et par les premiers succès qu'il avait obtenus sur ces mêmes côtes d’un abord si difficile et d'où l'on craint qu'il ne puisse plus revenir. Deux expéditions infructueuses ont déjà été entreprises pour connaitre le sort de la Lilloise; sur la proposition d'un illustre astronome, de M. Arago, ami et protecteur du jeune marin, la Chambre des Députés a voté de hautes primes proportionnelles applicables au navire qui ramenera tout on partie de l'équipage de /aLilloise, ou fera conuaitre le sort de cet equi sw

Dans les ANTILLES on doit citer : Carisriansren, chef-heu de l'ile de Ste-Croix et résidence du gouverneur général des Antilles-Danoises, petite-ville, bien bâtie, avec. quelques édifices assez beaux et ornés de portiques, un port bien fortifié et environ 6000 habitans. Elle est impor: tante par son commerce; malgré sa pelite population , c’est la ville la plus peuplée de tomie l'Amérique-Danoise. he

Sainr-Tuômas, chef-lieu de l'ile de ce nom, petite ville bien bâtie, avec un port frane ; on peut la regarder comme une des principales places commerçantes des Antilles, surtout pour le commerce de contrebande des marchandises d'Europe etdes Etats-Unis, dont elle est un des grands dépôts, Plusie juifs s’y sont établis et y ont une s;na- Sotzue. On porte à 3000 âmes sa population.

Dm ZOO pr = rte vu en = re

r que les ruines dé- ARE DE Janson par belle végétation ob- M. Graah lui-même es environ d'Ekolu-

e et tous les savans qui Aurelles et de géograérèt au sort de M. Jues le début de sa cartageusement par d'ime savantes recherches mnavigations du globe qu'il avait obtenus sur rd si difficile et d'où lus revenir. Deux expt- | déjà été entreprises la Lilloise; sur la proronome , de M. Arago, he marin, la Chambre es primes proportion.

qui ramenera toutou y Lilloise, ou fera con-

doit citer : CHRISTIAN- Ste-Croix et résidence des Antilles-Danoises, avec. quelques édifices portiques, un port bien pitans. Elle est impormalgrè sa pelite poplus peuplée de toute

de l'ile de ce nom, petite port frane r on peut la principales places comrtont pour le commerce ndises d'Europe etdes un des grands dépôts, blis et y ont une s;names sa population.

| ileuves que la

Les établis-.

Page 1