‹ Abrégé de géographie [microforme]Chapitre 443 sur 597 · AMERIQUE ESPAGNOLE · texte numérisé non relu

AMERIQUE ESPAGNOLE

mados, 0.4. -Grande lansas, 14. Seiba-Mocha, 0.3. Pinai del Lio, 0:3. Santiago, 0.2

Balabano, 0 8. . le de Pinos avec U 7 1, 0.2. 5 AR 7 inos avéc la colonie Reh. Amalia, “dr

de la Esperanza „ 0,7 L Santo. Dorst

,6. San-Gregorio de Murari, o. T. Sagua , 0.4.

Villa de Bayamo, 7. Manzanillo, 9. Cauto del Embarcadere, 8. Fan-

Geronimo as Tuna, 2. Higua Saa-Isidoro 0.8.

y Puerto de Nuestra Señora de la Asumpcion de Bo-

U guin (Ciudad de arucaa (Ciudad racoa), 8.

Holguio), 8. Puerto de Gibara

ILE DR PORTO-RICO. Sax-Juan (San-Jaaa de Puerto-Rico); Manaty : Arecive; oa mo: Guayame ; San-German ; Mayaguez (Magagus; LIL AM Cabodes Vierges, les iles Grand et Pei

ROXO; Ponce. Dans le ET sage, Colubra (Serpent),

La-HAvANE , grande ville, très forte et très peuplée, située sur la côte septentrionale de lille de Cuba, qui y forme un des plus beaux poris du monde.

C'est la résidence du capitaine général, de l’intendant ou gouverneur civil du département: occidental et d’un évêque , qui jouit d'un revenu estimé à 110,009

jastres. « Vue de l’entrée du port, dit

„ Galibert, La-Havane offre un des coups-d’œil les plus rians et les plus ittoresques dont on puisse jouir sur le ittoral de l’Amérique-Equinoxiale. Ses environs, sans avoir la sauvage majesté des côtes du Brésil, réunissent à la grâce des scènes de la nature cultivée de nos climats , la vigueur organique qui caractérise les productions végétales de la zone torride. Les châteaux . forts qui couronnent les rochers à l’estdu port, son bassin entouré de villages, et dans lequel se

Me Li les brillantes couleurs des pavillons de diverses nations, les flèches

-pyramidales d’un grand nombre de clo-

chers qui se confondent, tantôt avec la cime panachée du palmier royal tantôt avec la mature des vaisseaux, la couleur verdoyante des jardins intérieurs, le faite en des maisons , présentent, par un beau soleil, le spectacle le plus ravissant. Mais l'intérieur de la. ville est loin de répondre à ce premier conp-d'œil.

À l'exception de la douane , de l'hôtel

it-Pasieque (Boriquem ; Crabe ou Krabben).

des postes, du palais du gouverneur, de la manufacture des tabacs et de quelques hôtels de la noblesse, on ne voit partout que maisons basses, construites, Il est vrai, avec solidité, mais encombrées de balles, de caisses, de tonneaux. Dans ses rues, presque toules étroites ct mal pavées, où l’on est suffoqué par l'odeur du {asajo (viande salée), on ne rencontre que portefaix et esclaves chargés , que charrettes , que volantes (espèce: de chaise de poste) de gens d’affaires, cabriolets sans ressorts, qui, dans leur marche rapide, soulèvent des flots de boue ou des nuages de poussière. Dans le port, sur les quais, à l’intérieur de la ville, tout respire l’activité et le mouvement, mais sans ce luxe, sans cette recherche, sans ce comfort que l’on trouve dans la plupart des villes comme s de l’Europe. Le soir seulement ses délicieuses a/amedas (promenades) sont envahies par un concours varié de promeneurs des deux sexes, dont l'élégance et la toilette pourraient rivaliser avec celles de nos fashionables ; et lorsque, au théâtre, qui est assez vaste pour admettre 1800 spectateurs, on réprésente un opéra de quelque maëstro fameux, on est sûr de pouvoir y admirer les grâces et la beauté piquante des Havanaises de distinction. »

Parmi les belles maisons de La-Havane,

dit un jeune voyageur qui l'a visitée il y a quelques années, et qui confirme la peinture que nous en avons” donnée, on remarque celle du comte de Fernandida, qu’il a payée 1,500,000 francs ; il y en a sept ou huit dans la ville qui ont coûté cette somme ; on ne peut se figurer le luxe deploy par les nobles habitans de ces palais. La plaza de armas , qui est la place priicipale de La-Havane, est ceinte Par e ;alais du gouverneur et par celui de itéudant ; elle est ornée dé statues, de vases , de fleurs , de plantes indigènes et exotiques, coupée de jolies a!lées sablées et entourée de bancs de pierre avec des dossiers en fer ; le soir elle est très bien éclairée. Vis -à-vis du palais du gouverneur, dit M. Eugène Ney, est unc chapelle élevée en mémoire de la première messe, qui, à la découverte de Pile, se célébra dans cet endroit, à l'ombre d'un immense ceiva, qui existait encore il y a peu d'années. Les ouvrages qui font de La-Havane une des plus fortes places du monde, méritent une mention particulière par leur importance, leur solidité et par les sommes dépensées pour leur construction: le seul ancien chemin. couvert du comte de Santa- Clara a coûté 700,000 piastres; le Morro, qui avec le fort de la Punta défend l'entrée du port, exige 800 hommes de garnison; la Cabaña , qui en demande 2000, est une superbe citadelle, avec de vastes casemates ; le Fort situé à Pest de la Cabaũa; les châteaux de Ataròs et del Principe, et la batterie de Santa-Clara, sont les autres ouvrages les plus importans. On ne doit pas oublier Parsenal , ui doit etre rargé à côté des principaux tablissemens de ce genre que possède l'Amérique. On y a construit de superbes vaisseaux qui, dit M, de Humboldt, sont plus chers sans doute que les vaisseaux des chantiers d'Europe; mais ils ont sur ces derniers, par la nature des bois des tropiques, l’avantage d'une longue durée, Depuis 1778 jusqu'en 1827, cet arsenal a fourni à la marine militaire de l'Espagne 22 frégates, 7 paquebots, 9 brigantins ; 14 goëlettes et 40 petits: navire :?:

La-Havane e plusieurs institutions scientifiques et: littéraires , qui, en rehaussant les facultés de l’homme, concourent. à le faire avancer rapidement vers un état de civilisation plus perfectonne qui distingüe avantageusement

cette ville de plusieurs autres grandes capitales de l'Amérique ci-devant Espaguole. « L'université , dit M. de Hum boldt, avec ses chaires de théologie, de jurisprudence, de médecine et de mathématiques , établies depnis 1728 dans le couvent des Padres Predicalores, la chaire d'économie politique, ſondèc en 1818; celle de botanique agricole ; le musée et l’école d'anatom®æ descriptive, due au zèle éclairé de don Alexandro Ramirez; la btbliothèque publique, l'école gratuitade dessin et de peinture, l’école nautique , les écoles lancastriennes et le jardin botanique, sont des instilutions en partie naissantes, en partie vieillies. Elles attendent, les unes, des améliorations progressives, les autres, des réformes totales, propres à les mettre en harmonie avec l’esprit du siècle et les besoins de la société. » Depuis 1793, La-Havane possède une s0ciélé patriotique, d’où dépendent celles de Santo-Espiritn , de Puerto-Principe et de Trinidad, et depuis quelc ues années elle se distingue aussi favorablement par l’activité de la presse périodique ; en 1830 on y publiait 7 journaux ; dont un en anglais et un meusuel; ce dernier, qui paraissait sous le titre d’Annales de Ciencias, était rédigé par M. Ramon de la Sagra; i! traïtait de l’agriculture, du commerce et des arts, et a enriehi la géograohie et la statistique de documens précieux qui ont rempli bien des lacunes % ces deux sciences dans la

escription des Illes de Cuba et de Porto- Rico. A la demande de M. de Humboldt, la Société patriotique a ordonné la construction d'une maison magnétique

our y faire annuellement , d’heure en

eure, et pendant un jour et demi, des observations sur les variations horaires die la déclinaison 1 ainsi que sur tout ce qui est relatif à la déclinaison et l’inclinaison absolues et à l'intensité magnétique. De semblables établissemens ont été fondés d’après le plan formé par ce savant, à Pekin, à Kazan, à Pélersbourg , à Nicolagev dans le gouvernement de Kherson, à Berlin, à Freiberg, à Paris, de manière que, sur une longueur de 198 méridiens, depuis PAmérique-Centrale jusqu’à extrémité de la Chine, depuis les tropiques jusqu'an 60° parallèle boréal, ct dans les profondeurs des mines comme sur le sommet

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utrzs grandes devant Espat M. de Hum- » théologie, de ine et de mamis 1728 dans edicatores ; itique, fondéc que agricole ; natomæ des- ‘clairé de don iothèque pule dessin et de ue, les écoles lin botanique, rtie naissantes, attendent, les rogressives, les ales, propres à avec l'esprit du à société. v» Dejossède une 30.

lépendent celles Puerto-Principe quelques années rorablément par odique; en 1830 %, dont un en dernier, qui pamales de Cien- . Ramon de la agriculture , du a enriehi la géoe dé documens bien des lacunes sciences dans la uba et de Portode Humboldi, ordonné 4 5 ma que ent, d'heure en bur et demi, des jations horaires hétique ainsi que fatit à la déclibsolues et à l'insemblables élas d’après le plan bein, à Kazan, colagen dans le manière que, sur néridiens , depuis qu’à l’extrémité de

iques jusqu’an aus les profonsur le sommet

de hauts plateaux, on exécute un système d'observations simultanées et correspon-

* dantes, au moyen d'instrumens de mème

construction. Ces observations, conlinuées pendant un temps suffisant, conduiront sans doute à la connaissance des lois du magnétisme terrestre dans ses divers élèmens, magnétisme qui joue un si grand rôle dans les phénomènes nalurels, et qui depuis quelque temps, a tant excité l'attention des naturalistes, des physiciens et des géographes.

La-Havane est, sans contredit, une des villes les plus riches et les plus peuplées du Nouveau-Monde ; son heureuse situation, la sûreté et l'étendue de son port, la variété et l'abondance des produits qu’elle offre à Pexportation , l’accroissement successif de sa population, la prudence et la sagacité de ses commerçans, lui donnent sur les autres places, ses rivales, des avantages immenses. Sa population, tant dans la ville proprement dite que dans les faubourgs , s'est élevée, en 1840, à 137,470 àmes, dont environ 23, 000 esclaves. En 1827 on y comptait 2851 voitures de maître où de louage; on estimait fe montant annuel de ses importations à 60 millions de francs et celui de ses exportations à 50 millions de franes, Le mouvement de son port qui s'est élevé en 1841 à 164 millions de francs, égale ou surpasse celui de Bristol, de Nantes, de Bordeaux, d'Anvers, de Riga, d’Odessa, de Porto, de Boston, de Philadelphieet de Baltimore, places maritimes toutes justement renommées par le grand nombre de navires qui les fréquentent et dont la valeur des importations et des exportations était inférieure à celle de La-Havane. 1

Voici les autres villes et lieux les plus remarquables de l’ile de Cuba, d’après les divisions administratives auxquelles ils appartiennent ee

Dans le DEPARTEMENT OCCIDENTAL: ReLA et GuANASACON, avec 6800 et 6600 hubitans sur la partie sud ei ohest du beau bassin qui forme le port de la Havane; les collines entre ces deux grosses baurgades sont couror“ées de jolies ais sons de campagne, on se retire la population aisée de la ville, lorsque la fièvre! jaune (vo- Milo negro) y Merce ses ravages aveé une terrible fréquences on y a formé plusièurs elablissemens de bains ahmentés par des sources minérales. Mannvan, bourgade remarquable par ses bains minéraux renommèes dans toute l'ile ed tres fréquentés. Puraro-Man&zctBanta-HOnpa,

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