‹ Abrégé de géographie [microforme]Chapitre 444 sur 597 · AMERIQUE ESPAGNOLE · texte numérisé non relu

AMERIQUE ESPAGNOLE

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beaucoup plus petites, mais très importantes par leurs ports superbes. Maranxas, dans un tile piliaresque mais marécageux, à l'est de la Havane et qui en 1840, comptait 19,247 hahitans n'étaiten 476% qu'un point sans importance far zon peu de commerce et an faible population; depuis l'ouverture de son port, en 1793, et la levée des entraves qui s'opposaicnt au développement du commerce, Matanzas est devenue /a seconde place commerçante de l'ile; en 1827 elle a vu s'élever ses exportations à 9,101,939 fr., et ses importations à 7,353,760 fr. Nous nommerons encore lle ps Pinos, à cause de sa grande étendue et parce qu'on y a fondé la colonie de da Reina Amalia , et le car AnTomo, auquel les alrocités commises dans ces dernières années par des corsaires espagnols et anglo-amériéains, commandés par Gibbs, ont donné une triste célébrilé, C'est dans le voisinage de celte pointe que ces flibustiers, aussi intrépides , mais peut-être plus cruels que ceux qui dans les 17° et 18° siècles ſurent la terreur de St-Domingue, dirigeaient leurs allaques contre les vaisseaux c'e toutes les nations qui naviguent dans la Méditerranée-Colombienne. C'est sur une espèce de campement établi sur le cap Antonio et defendu por une batterie de quatre canons, qu'ils dirigeaient leurs prises et que là ils faisaient transporter à La- Havane, sur des navires côtiers, lesmarvcliandises qui en provenaient. Les innombrables Mots situés à l'est de l'ile de Pinos et ceux qui forment une grande partie de l'archipel. de Bahama au nord de Cuba, sont d'autres renaires de Gibustiers non moins cruels et aussi enireprenans que ceux du cap Antonio; depuis plusieurs années, ils répaudout la terreur et la désolation dans les mers des Antilles. Gibbs, tombé entre les mains de la justice de New-York, a péri à Long island, par la main du bourreau, après avoir pris, dans Fespace de quatre ans, treize vaisseaux à l'aburdage et avoir massacré près de quatre cents hommes daus ses terribles exploits. ; Dans le DEPARTEMENT DU CENTRE: Purnro- Pruxcire , située dans l'intérieur des terres; quoique-chef-lieu du département, siège de la Real Audiencia ou cour d'appel de l'ile, et renſermant une population de 24,000 àmes, cette ville offre l'aspect le plus misérable qu'il soit possible d'imaginer. Ses ues sont étroites, torlucuses et dégottantes par leur saleté. Les parlies basses seraient, meme absofument impraticables, si leshabitans, en construisant leurs maisons à trois ou quatre pieds au-dessus du sol, pour te garantir de l’humidité, n'avalent eu soin d'y adapter des galeries extérieures, espèce de trotloirs qui, seuls, entretiennent la communication au-dessus des marées infectes qui séjournent dans les rues, Puertô-Principe possède une société patriolique, fait un assez grand commeree avec l'intérieut᷑ do l'ile ; mais son commerce ‘extérieur par la baie de Nuevitas est de tres peu d'importance. En 1830 on y publiait une gusette. Coon nX San-FenNanno pr Nueviras, fondée en 1918 sur la magnifique Tie de Nuetilas, est le chef-lieu d'une des cinq dwisions marilimes de l'Île: inalgrè son importance on cherche en vain son nom sui

les cartes les meilleures el les plus récentes. C'est aussi en vuin que nous avons cherché la Cioban os Fan Nin DA Jacua, autre colonie fondée depuis 1517 sur la baie de Jagua ou Xagus, qui y forme un des :reilleurs ports du monde, defeudu par le fort de Nuestra-Señora de los Angeles, regardé par des militaires habiles comme Ia meilleure forteresse de l'ile après len fortificaiians de La-Havane et le Morro de San iago de Cuba ; depuis quelques années son con. merce a pris un grand accroissement. Civnas Mauitisa :om:Taixipan, ville assei bien bâlic, chef-lieu d'une division maritime, avec une gciété patriotique, et 12,800 habitanus ; c'est une des plus commeręantes de File; en 100 on y publiait une gr2eft6, Dans des environs est située la superbe baie del Maslo. Visa vu SANTA-CLAnA. et VIA be EspiniTre SANTO, pelites villes, situées daus l'intérieur et remarquakics parleur population; la seconde possède une ciel patriotique. VIA be San-Jnan ve Los Re- MEDIOS, petite ville, chet-lieu d'une division maxitime et importante par Ja benuté de zan port. Dans le DÉPARTEMENT ORIENTAL : Sanrfa60 CU, 24,800 âmes, une des plus angiennes villes de l'Amérique, fondée en 1514, considérée conne la capitale de l'ile jusqu'en 1583, actnelivinent chef-lieu de ce département et d'une division maritime, et siége d'un évèché. Son port, qui est un des plus beaux de l'Amérique, est défendu par le fort del Morro. Les constructions intérieures de Cuba, quoique présentant! plus de régularité et une meilleure disposition que célles de la plupart des autres villes de l'ile, n'offrent cependant. aucun monument remarquable, Dépourvue; pour ain dire, d'eau potable, sans cesse exposée à la réverbération du soleil, par la nature crayeuse de son sol et le voisinage des montagnes, l'air qu'on y respire est suffocant. Les miasmes qui s'exhalent des lagunes qui l'environnent, et de la baie au fond de laquelle elle s'élève, en amphilhéâtre, rendent son séjour malsain; aussi les habitans aisés, pour respirer un air plus pur et plug frais, se retirent, de juillet à octobre, dans leurs maisons de campagne, la plupart situées sur de rians côteaux, au milieu de riches plantations de cannes à sucre et de caféiers. L'ouverture de son port en 1778 adonnéune grande extension à Santiago: en 1827elle aexporté pour 7637,654 [raus et importé pour 6,784, 106; en 1820 on y publiait une gazetie. BAykuo, et Houcuix commerçantes et populeutes. CAumad DEL CoBRE (Villa de Nuestra-Senora de la Caridad del Cobre) ville de 2700 àmes, remarquable par son sanctuaire visité annuellement par un grand nombre de pélerins. On exploite dans ses environs et dans ceux d'Holguin , les mines de cuivre qui nous paraissent êlre {es plus riches de l'Amérique. MAzANiLLo.est le port de Bayamo et fait un commerce qui augmente tous les jours. BAnA= con, très pelite ville avec un port: c'est le premiar établissement que les Espagnols ont fait dans l'ile.

Mais avaut de guitter cette superbe colonie, que des documens officiels que nous avons sous les yeux nous aulorisent à regarder comme la fh

riche de toutes les colonies fondées par les Européens, uu il nous soit permis de nous arrêter

un instant pour offrir au lecteur quelques faitsre- .

labifs à sa grande importance et à son étonnante prospérité, u L'importance politique et commercinle de Cuba n'est seulement fondée sur l'étendue Je se surface, supérieure à, celle des autres Aaülles , sue l'sdmirable fertilité de son sat, Zur ses établissrmens militaires et sur la na Lu: de sa population, composée de trois ciuquihues d'hommes lilrvs: elle s’accroit encore, dit M. „ Humholk, pa: es avantages de sa position géographique : on sorme étroite et allougée la rend à-la-fais voisine d'Haïti et de la Jamalque, de la partie la plus méridionale des Etals-Unis(la Floride) et de l'état le plus oriental de la confédération Mexicaine (le Yucalan).» Réduile pendant les deux derniers siècles à puiser daus les caisses re la Nuuvelle-Espagne les sommes néccosdires pour subvenir aux frais de son administration iutérieure et à payer sa nombreuse gornison , elle s'est vue depuis en mesure de suffir: on-seulement à ses propres besoins, mais encore de venir au secours de la métropole pendant la lutte opiniâtre qu'elle a soutenue contre les colonies du continent. Ce changement favorable est dù principalement à la levée des inconcevables entraves qui q rretaient le développement de son commerce et de son industrie, à l'introduction de la culture de la canne à sucre de Tahiti, à la grande population blanche qui s’y est établie pour échapper aux massacres de St-Domingue , et pour éviter les horreurs inséparables des guerres civiles , surtout de celle qui a ensan- Slanté dans ces dernières gnnées les possessions continentales ei-devant Espagnoles ; au nouvel essor donné à l'agriculture: el au commerce par les colons arrivésdes Florides et de la Louisiane, enfin à ce grand nombre d'esclaves qui, importés pendant les dix dernières années, ont créé tant de nouvelles plantations. Un concours heureux de circonstances politiques, la modération des officiers de la couronne; la liberté des échanges avec

lesnationsétrangères;laconduiteprudentedesha. :

bitans et les nombreuses concessions de la metro pole ont puissamment contribué aux progrès de la population, de l'agriculture, du commerce ct de l'industrie, et ont rendu Cuba, eu égard à son élendue et à sa population, la plus florissante et la plus riche de toutes les colonies, non-seulement de l'Amérique, mais de tout le globe. Sa population qui en 1775 n'élait que de 170,370 âmes , s'était élevée à 272,140 dès l'année 1791, à 651,998 en 1817 et en 1827 à 730,662 ; dans ce dernier nombre les esclaves ne figurent que pour 286,942; leur nombpe en 1775 n'était que de 44,336 individus, Cet accroissement de population, même en faisant abstraction de ce qui est du à l'infâme commerce des nègres, est tellement considérable, qu'on ne saurait le comparer qu'à l'augmentation qui a eu lieu aux Etats-Unis et dans le Canada, les pays de l'Amérique qui sous ce rapport se présentent sous le jour le plus favorable. L'agriculture a fait des progrès encore plus rapides; l'ex portalion du sucre , qui de 1790 à 1800 n'était, annéemoyenne, que de 110,091 caisses, s'estélevée

fondées par les 7 ues — Là som étonnante itique et commerent fondée sur lejeure à, celle den le fertilité de son taires et sur la na de trois ciue s’accroit encore, Vantages de sa pone étroite et alloul'Haïiti et de la Jas méridionale des l'état le plus orienaine de Yucalan).»

ers siècles à puiser e-Espagne les s0mir aux frais de son | à payer sa nomie depuis en mesure es propres besoins, urs de la métropole elle a soutenue con- Ce changement favola levée des inconnt le développement industrie, à l'intraanne à sucre de Tablanche qui s’y est nassacres de St-Doorreurs inséparables le celle qui a ensaninées les possessions agaoles ; au nouvel el au commerce par setde la Louisiane, sclaves qui, importés années, ont créé tant in concours heureux la modération des oferte des échanges avec

duite prudente des ha-

ncessions de la métroibué aux progrès dela e, du commerce et de a, eu égard à son éten- 18 florissante et la plus s, non-seulement de globe. Sa ponulalion 170,870 àmes, s'était ée 1791, à 551,998 en dans ce dernier nomnt. que pour 286,942; que de 44,836 individus, ulation, mème en faiest du à l'infame coment considérable, qu on ba l'augmentation qui et dans le Canada, les Jus ce rapport se préis favorable. L'agriculore plus rapides; l'ex de 1790 à 1800 n'était, ),094 caisses, s’est élevée

de 1800 à 1820 à 207,696 caisses, et de 1820 à 1825 à 250,284 caisses ; celle du Café, qui en 1804 n'était que de 50,000 arrobas, mona à 320,000 arrobas en 1809, et à 1, 221. 60 arrobas en 1626. L. a douane de La- Havane, qui en 1817 ne rapporta que 3,110,000 piastres, en ra 8.78, 000 en 1626 et 4. 89, 262 en 1827. Dans la même année le mouvement général de lous les ports de Tie a été de 1841 navires entrés et 1649 sortis. A la même époque, le montant des importations, d'après les relevés de la douane, s'est élevé à 17,852,886 piastres, et celui des exportations à 14,286,192 piastres, dans lequel la valeur des produits indigènes figurait pour une somme de 10,724,877 piastres. Ces chiffres, au reste, ne doivent être considéris que comme le minimum de la valeur des importations et des exportations; car, d'un côté, les estimations de la douane, en général au-dessous de la valeur réelle des marchandises , et de l'autre , les entrées et les sorties frauduleuses qui ont lieu en grand nombre, doivent nécessairement rehausser les sommes que nous venons d'indiquer. Enfin les revenus de l'ile qui en 1778 ne montaient qu’à 885,358 piastres, et qui ne talent encore élevés en 1794 qu'à 1, 186,916 piastres, ont été de 8,469,978 piastres en 1827, ce qui fait près de 48, 000, o00 de francs. Maintenant si l'on voulait comparer cette colonie avec d’autres regardées comme les plus riches, nous verrions que, d’après M. de Humboldt, le Mexique en 1804, avecune population des. 800, 000 âmes, rapportait 20,000,000 de piastres; toutes les Possessions Anglaises en Asie, dont la population était estimée à la même époque a 32 millions offraient une recette brute de 43,000,000 de piastres; la magnifique le de Java, la contrée la plus riche et la plus peuplée de l'Océanie , avec une population d'environ 6,000,000 d'âmes, ne rapportait en 1822, avant le commencement de la guerre qui a ralenti sa prospérité, que 63,900,000 francs. Si l’on voulait pousser plus loin ces rapprochemens et comparer les revenus de l'ile de Cuba avec les revenus des principaux états de l'Amérique indiqués à la page 1128, on verrait que la r'ecelle brute de Cuba dépasse de beaucoup celle de tous les états du Nouveau-Monde, à l'exception des confédérations Anglo - Américaine et Mexicaine , de l'empire du Brésil et des Etats-Unis du Süd. Si l'on voulait faire la comparaison avec les états de l'Europe, dont nous avons donné les revenus aux pages 636 et 637, on trouverait que la recette brute de cette colonic

| dépasse la recelte correspondante de tous lesétals

de cette partie du monde , celles des grandes puissances et de quelques monarchies du secohd ordre seules exceptées; que son revenu est de peu inférieur à la recette de la monarchie Portugaise, et presque égal à celle des états réunis de Wurtemberg et de Hanovre, ou à la somme des recettes du royaume de Saxe et du grandduché de Bade; que son revenu est supérieur

E à celui des deux grands-duchés de Bade et de

Hesse réunis à la Hesse-Electorale ; qu'il égale celui de l'Etat du Pape, qu'il dépasse le revenu

des royauinés de Suede et de Pologne et celui

dela monarchie Danoise 1 telles sont les immenses

AMERIQUE ESPAGNOLE. nat

ressources de celle colonie, qui est exempte de toute espèce de dette. Elles étonnent d'autant plus que des documens officiels prouvent qu'elles ne proviennent que de la srl sus de son terriloire; que serait-ce si toute l'Île était mise en culture ! « Bien plus florissante, dit M, Galibert, que la plupart des nouveaux états lade pendass de l'Amérique, oberes déjà par leursemprunts , elle voit les jours accroitre sa prospérité, sans compromettre son avenir.» s

Nous avons déjà dit que FILA De Ponro- Rico est la moins étendue des Grandes Antilles. Quoique surune moindreéchelle, les progrès de sa population, de son agriculture et de son commerce, furent aussi considérables que ceux de Cuba. Sa population , qui en 1778 était estimée à 80,060, s'éleva, en 1827, à 238,473 âmes ; dans ce nombre, 28,408 seulement étaient esclaves ; 101,749 étaient laboureurs.

Voici les villes et les lieux les plus remarquabies de cette importante colonie, à laquelle un terrible ouragan causa des pertes énormes le 26 juillet 1825 :

Pon ro- udo ou San-Juan pm Ponro-Rico, ville assez grande et assez bien bâtie, sur une presqu'ile de la côte septentrionale, au milieu d’une vaste baie, communiquant à la terre-ferme par un isthme d'une longueur considérable; cette position et les importans travaux qu'on y a faits, l'ont rendue une des plus fortes places de l'Amérique. Son port est sûr, spacieux et profond. Porto-Rico est la résidence du capitaine général et d'un évêque. Son commerce est florissantetsa population est estimée à près de 10,000 âmes. Anscire et GuAyamA, bourgades importantes par leur population considérable ; Coamo, village remarquable par ses eaux thermales sulfureuses ; SAN-GERMAN, ville de 32,000 âmes, tie en 1510, chef-lieu de la division administra-

tive de l'ile: Mavacusz, bourgade de 18,000 âmes;

ta tentative de Ducoudray lui a donné de nos jours une certaine célébrité. En 1822, un parti de pirates ou flibustiers commandé par cet aventurier s'empara de son port, y fit paraître une proclamation pour annoncer l'indépendance de toute l'ile sous le titre de république de Boiqua ; battus par les Espagnols ils furent obligés

.d'évacuerl'ile; mais leur tentative, dit M. Buchon

dans son Atlas géographique, statistique et historique des deux Amériques, et leùr pro-

clamation n'est pas un des épisodes les moins

curieux de cette époque historique. Caso-Roxo,

village près du cap de ce nom, important

par ses salines donnant du sel à une grande partie

de l'ile, Ponce, bourgade de 15.000 âmes, floris-

sante par ses plantalioné. Les flots qui dependent de Porto-Rico n'offrent rien de remarqua-

ble. Nous ferons seulement observer que celui

de Bieque est de beaucoup ie plus grand de tous, : et qu'il égale en étendue la florissante ile danoise de Santa-Gruz qui en est voisine.

La Suède ne possède dans le Nouvean- Monde, que la petite lle de S“-Barthélemi , que la France lui a cédée en 1784. C'est la plus petite des divisions politiques de l'Amérique. Environnée par des lues occupées par les Hollandais, les Français, les Anglais et les Danois, elle est assez importante par l’état florissant de son agriculture ; mais son commerce a beaucoup perdu depuis la cessation de la guerre maritime, pendant laquelle son

port, ouvert à toutes les nations, faisait

d'immenses affaires. GusraviA (longitude occidentale 65° 10 ; latitude boréale 17° 88% est la résidence du gouverneur ; c’est une petite ville, assez bien bâtie, avec un

franc , fréquenté par un assez grand nombre de navires; c’est encore un des principaux entrepôts du commerce des Petites-Antilles ; on porte à 10,000 le nombre de ses habitans.

TABLIAU STATISTIQUE DB L'AMÉRIQUE

Nos lecteurs connaissent déjà les diſſicultés sans nombre qui s'opposent à une appréciation exacte des forces et des ressources des états, ainsi que les principes qui nous ont guidé dans ces recherches

ifficiles. Daus l'introduction au tableau statistique de l’Europe, nous leur avons mème exposé nos doutes relativement à plusieurs points de la: statistique des principaux états de l'Amérique. Mais quelques remarques nous paraissent encore nécessaires pour justifier des changemens importans que nous avons fait subir aux résultats statistiques admis dans la Balance politique du Globe. D'ailleurs.

il est bon de ler les limites an-deià desquelles toute application, que l’on voudrait faire à d’autres états des élémens contenus dans le tableau statistique que nous allons offrir , donnerait des résuitats erronés. : .

Sumer. Aux pages 607, 609, 1095 1097, 1113, etc., nous avons déjà signalé les doutes que le géographe a encore sur certains pays, et les causes qui ne peuvent manquer de Tee une grande différence dans l'estimation de la superficie des possessions des Anglais, des Français et des Anglo - Américains dans cette partie du monde. Aussi nos évaluations ne sont basées que sur les limites que leur accordent les meilleures cartes. et surtout celles de M. Brué. La

contradiction apparente qu'offre l’évaluation de la sur du Brésil donnée par la Balanceavec celle que nous avons adoptée dans le tableau que nous allons donner, vient de ce que, à l’époque de la publication du premier ouvrage, toute la superficie du Nouvel-Etat-Oriental de Uruguay, formant alors partie de la province Cisplatina de l'empire du Brésil, devait être nécessairement comptée dans la surface générale de cette vaste monarchie.

3 8 Der 1808, dans notre Prospe olitico geo 0 dello stato al, del globo ue nuovo piano, nous avons fait connaître les exagérations des g hes sur la population du Nouveau-Monde, Dans cet ouvrage, nous la portions à 37,400,000, d’après Îes renseignemens les plus positifs qu’on pouvait avoir à cette époque.

Les recherches que nous avons faites, et

les. travaux géographiques publiés depuis lors sur les principales régions de ce continent, nous ont engagé à porter sa pulation, d’après les sommes spéciales de ses différentes parties, à 33,800,000 en 1816, et à 36,000,000 en 1819. Mais ces calculs avaient besoin d’une rectification.

Ne nous étant pas encore livré à des études sur les langues de lAmérique, nous n'avions aucun moyen de corriger

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d par un assez es; c’est, encore „ots du commerce à porte à 10,000

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y encore livré à des zues de l'Amérique, 1 moyen de corriger

M. de Hu

augmenté ex n et eontinuent à augmenter leur nombre. Le savant géographe Morse portait encore, en 1819, à 5,000,000 les sauvages in dans de ! ‘Amérique, lorsque l’ingénieux Volney , dès l'année 1804, avait tâché de prouver qu'ils ne sauraient être estimés en e 1 e D man — 7 mmar of general geography o Goldsmith ne tenant aucun abe des estimations de Morse et de Volney, publiait encore à Londres, en 1829, que les sauvages indépendans du Nouveau-Monde s'élèvent à 12,000, 000, dont 5,000,000 vivent dans l'Amérique - du- Nord et 7,000,000 dans celle du Sud! Un voyageur très instruit, M. Buchanan, estimait en 1824, à 2, 000, oo ceux qui errent entre Vitshme de Panama et l'Océan- Glacial-Boréal, Hassel, dans une dissertation sur le nombre d'habitans de l’Amérique, insérée dans les Ephémérides jographiques de Weimar , croyait pouvoir évaluer tous les sauvages du Nouveau-Monde à environ 2, 800, 000 en 1825.

Des l’année 1810, et après un premier examen sur ce sujet difficile, nous avions cru pouvoir les réduire à ce nombre dans notre Compendio. Mais les études de ldt sur ce même sujet, les faits que M. Gallatin a consignés dans un mémoire manuscrit, dont nous devons la communication à l'obligeatice du premier, ainsi que les détails multiplies que nous avons rassemblés sur le nombre Indiens sauvages , en rédigeant

| l'Atlas e raphia du Globe 8880 J que 7

nous ont en diminuer de moitié notre première évaluation. Ayant publié, dans le xxxyim' volume de la Revue Encyclopédique, nos recherches sur Ia population de l’Amérique, nous croyons inutile de répéter ici les raisonnemens que nous avons faits pour justifier nds calculs. Nous ferons seulement quelques remarques sur la pote tion de quelqués états à laquelle nons avons fait subir de grandes modifications.

La afion de la Confederation Anglo-Américaine, que, pour la fin de 1826, nous avions estinée à 11,600,000

STATISTIQUE DE L'AMERIQUE

âmes, doit être portée pour la même année à 11,800,000. Cette erreur vient de ce que, la multiplicité des calculs

ue nous devions faire pour la rédaction

e la Balance politique du Globe, nous avons oublié d'ajouter à la somme

rovenant du recensement de 1820 et de

‘augmentation qui avait eu lieu depuis cette époque jusqu’au 1 janvier 1827.

la population des tribus indépendantes , toujours com dans nos évaluation du nombre d’habituns de tous les autres états de cette partie du monde. Le recensementde 1830, dont nous avons donné les résultats aux pages 1012, et 1013, nous a servi à contrôler les calculs approximatifs que nous avions faits pour 1826 ; et, à part l'erreur que nous venons de signaler, entièrement indépendante des calculs relatifs à la population des races blanche et noire , nous avons eu le plaisir de voir que dans cette évaluation, si différente des estimations exagérées faites à la mème époque par les journaux indigènes et étrangers, nous nous étions tellement approché de la réalité, que nous n’avons eu besoin de leur faire subir aucune modification. A la page 1013 nous avons expliqué la cause des contradictions apparentes qu’offrent nos calsue relatifs à la population des Etats-

nis.

A la page 611, nous avons indiqué les motiſs qui nous ont en à diminuer la population de l'Ameriquegnole. D’autres prétendus recensemens officiels relatifs aux deux Canada et publiés par un journal allemand, qui jouit d’une célébrité justement acquise, nous ont fait évaluer tr: haut la population de F. Anglaise. Selon le rédacteur de ce journal, un recensement de 1834 uralt donné au Bas-Canada 622,628 habitans et 280,567 au Hant-Canada, ce qui fait plus de 000,000 pour ces deux seules provinces. Des documens officiels que nous avons reçus depuis, et dont la vérité et l’exactitude sont confirmées par les faits importans que MM. Bouchette, Douglas et M'Gregor ont publiés à Londres, nous ont fait rejeter ces dénombremens imaginaires, et nous ont engagé à réduire toute la population de cette partie du Nouveau-Monde à 1,900,000 âmes pour la fin: de l’année 1826.

Les. incertitudes qui subsistent encore sur le nombre des habitans du Brésil

sont tellement considérables , qu’il nous a paru plus convenable de conserver les nombres ronds admis dans la Balance, plutôt que d'offrir une précision illusoire, en faisant la soustraction des 70,000 habitans que nous avons assignés au Nouvel-Blat-Oriental de Ur . On sera peut-être élonné de nous voir estimer si bas la population de cette république, à laquelle on s'accorde à donner 175,000 âmes d’après les calculs erronés de Hassel, suivis de tous les statisticiens allemands ainsi que des statisticiens et des géographes français, qui exploitent ses ouvrages sans presque jamais daigner le citer. Mais notre évaluation est basée sur les faits positifs que nous devons à l’amitié dont nous honorait M. le vicomte deSan-Lourenço, ancien ministre des finances de la monarchie Portugaise, sous la direction duquel a été fait le dernier recensement du Brésil. D’autres renseignemens plus récens que nous devons à l'obligeance de M. Varaigne, qui connalt si bien tout ce qui concerne l'ancienne vice-royauté du Rio de la Plata, dont cet état faisait (e ne diffèrent que de

uelques milliers en moins des estimations du ministre brésilien.

Nous devons aussi faire subir une grande diminution à la population que nous avons donnée à /a Hé e d'Haïti sur l’autorité d’unpréteudu dénombrement officiel publié par les journaux des Etats-Unis, d’après lequel cet état, en 1824, n'aurait pas compté moins de 935,335 habitans. Un observateur habile, M. Mackenzie , ancien ministre anglais auprès du président Boyer, a réduit à sa juste valeur ce prétendu recensement dans l’intéressant ouvrage qu’il a publié à Londres. Un autre voyageur, ei- devant consul-général de France à Haïti, M. Mollien, auquel nous devons beaucoup de renseignemens précieux sur cette république où il a séjonrné assez long-temps, nous assure que la population actuelle de l'ile est au-dessous de 600,000 âmes. Comme on ne peut nullement compter sur l’exactitude d aucun recensement fait jusqu’à présent dans cette contrée, et que l’on ne connaît que très imparfaitement le mouvement de sa population, nous croyons qu’on pourrait provisoirement adopter en nombre rond les 800,000 âmes que lui accordait M. de Humboldt en 1822; mais cette somme

R gr re a qu'on pu r Haiti pour la fin de 1826. .

Nous n’avons aucune raison pour modifier les populations que nous avons assignées aux autres états de l'Amérique, quelque différentes que soient les estimations données par d’autres géographes et statisticiens. Nous ne sommes pas surpris que le savant statisticien Hassel, dans la multiplicité des calculs auxquels il était livré, ait, par un double emploi, si étrangement exagéré la ation des Provinces-Unies du Riu de la Plata, en accordant à cette seule partie la totalité de la population qu'on assigne à ces memes provinces, à la républipue de Bolivia, au Paraguay et au Nonvel-État-Oriental de l’Uruguay ; nous concevons aussi que des savans, étrangers aux points difficiles de la géographie et aux difficultés de la statistique , persistent encore à donner 2,200,000 âmes à la seule confédération du Rio de la Plata après tout ce que nous avons dit sur ce sujet dans le mémoire sur la population de l'Amérique, publié par la Revue encyclopédique, journal que son mérite PPT da met entre les mains de tout le monde; mais nous ne pouvons comprendre qu'une erreur aussi grossière puisse être annuelle.

ment reproduite dans des recueils et dans des ouvrages estimables publiés en Allemagne , en Angleterre, dans l'empire d’Antriche et dans les États-Unis „ Tous rédigés par des hommes spéciaux et d’un savoir profond. A l'égard de la population de la ique de Bolivia, que deux généraux, célèbres dans les guerres de la Colombie, nous ont reproché confidentiellement d’avoir portée trop haut, nous ferons observer que M. Pentland, qui a visité cette intéressante partie e l'Amérique, sur laquelle. il a bien voulu nous comnuniquer de précieux renseignemens, nous ayant fourni les résultats du dénombrement fait en 1827, nous ayons trouvé qu’en y comprenant les indigènes indépendans , ce document officiel donne un total presque identique avec la somme publiée par la Balance

Politique du Globe. Cette concordance 2

remarquable avec des faits positifs et avec les estimations d’un observateur habile, nous engage à persister dans notre opinion.

Aux pages 1087 et 1088 nous avons

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le maximum de isse assigner à

on pour modidus avons asside l'Amérique, dient les estima-

de la Plata, en partie la totalité

igne à ces meblipue de Bolivia, el-Etat-Oriental cevons aussi que ax points difficiles x difficultés de la encore à donner ule confédération tout ce que nous dans le mémoire Amérique, publié pédique, journal ent apprécié met t le monde; mais rendre qu'une erisse être annuellees recueils et dans es publiés en Allere, dans l'empire États-Unis , tous l et d’un rd de la populae de Bolivia, que as dans les guerres ont reproché conr portée trop haut, que M. Pentland, ntéressante partie laquelle. il a bien quer de précieux s ayant fourni les ment fait en 1827, u’en y comprenant dans, ce eee | presque identique 2 bo la Balance

Cette concordance

es faits positifs el un observateur haersister dans notre

| 1088 nous avons

60 les élémens dont se composent i e des roses

espaces du Nouveau-Monde que nous avons nommés Amérique-indigène-! ndé-

En considérant les états fédératifs sous leur véritable point de vue, nous voulions faire, à l'égard des confédérations de Amérique, ce que nous avons fait à l'égard de de l’Europe. Mais après de ſongues et difficiles recherches, nous nous sommes convaincu de 3 où l'on est de pouvoir, non pas r les principaux élémens de leur statistique, inais, à l'exception des états de l’Union , évaluer avec une certaine exactitude même leur superficie et leur population. Tout ce que nous avons pu faire, c’est de déterminer aussi exactement que possible les élémens 6 de la statistique générale des confédérations Américainés, remettant à des circonstances plus favorables la rédaction de la statistique des différens états dont elles se composent.

Nous n’avons fait qu’une seule exception à l'égard des Etats-Unis .

à cause de la stabilité qu oſfrenv leurs di-

STATISTIQUE DE L'AMERIQUE. 11286

visions, grâce à la paix dont ils jouissent.

En résumant toutes les modifications en plus eten moins que nous avons fait subir aux populations publiées dans la Halance politique du Globe, il résulte

totale de l'Amérique ne serait, dpt de 1020, que de que ul scigne out ouvrage. Comes dans que lu ouvrage. ns toutes nos évaluations nous nous sommes toujours arrété à des nombres qui t en moins, surtout à l'égard. du „ du Mexique et des Etats de la Colombie, nous croyons que, vu les doutes que l’on a encore sur toutes les populations de ces contrées, on pourra retenir sans grave inconvénient le nombre rond de 30 millions pour la population totale de cette partie du monde:

Maintenant nous allons offrir au lecteur le tableau des principales opinions émises per certains phes, par des naturaistes, des astronomes et des littérateurs sur la population de l’Amérique. Ce sera une nouvelle preuve des calculs hasardés et du manque total de critique qu’on leur reproche justement à cet égard.

TABBEAU COMPARATIF DES PRINCIPALES OPINIONS ÉDISES: SUR: LE NOMBRE DES HABITANS DE L'AMÉRIQUE.

8 Hobitens.

Duscminc , en 177ꝶ , ©. © 0 0 © 0 + 0 0 + 0 + + + „ 13,441,678:: Pixaznrox, en 1800 (en 1804, dans la traduction française, 26,500,000). 16,000 Laune ei Wirres, dans le New-Juvenile-Alias, en 1808 . . . . . . « « . 16,190,000 Votxzr, en 1804, et Srzim, en 1811. ,000, Fasai, en 1805, et Gn AEG, en 1819. . CR NT ET f 24,000,000 CALLENDER , en 1798. 28,500,000 Hunzsorpr, au commencement du xix® siécle. + « 26,650,000 Bausi, en 1808, dans le 8 Polilico Geografico del Globo. . . . … . . ., 400, 000 drarvcn, dans les Ephémérides Fin“ de Weimar, et Rxicnand, dans l’édi-

tion de la Géographie de Galeili, en 1822 . . . . , … , n 20,848, 500 Hassi. et Sreix, dans leurs Dictionnaires géographiques , en 1817 et 1816. 31,000, 000 CANNABICH, en 1861¹I1l1 ...d FFF 000,000 Bart, en isis, dans la 15 édition du Compendio di Geografia Universale. . 38,500, 000 Henne, en 1829. .. „4 34.942, 000 Mons, en 1812. b 35,000, WencEsTEr , en 1822, et Bani dans la 2° édition du Compendio en 189g. 36, 000,000 Dansvy, en 1826. 37, 400, 000 %%%], mx ß p,, ̃Ü—[—ñldt. UT 1e 086, 000 Barn, en 1828, dans la Balance polliique di: Globe, pour la fin de l’année 1826. 89,000,000 Denaix, en 1828. À 309,000 Mal ra- nun, en 1810, au-dessous de.. 5 40, 000, 000 Mer isn, en 1818. 000,

AsseL , dans son Almanach de 1828, et Almanach de Gotha de 199. 40,048,844 CHARLES Jus BERGIUS, en 1828. 505.7 Sennasez, dans la seplième édition de la Géographie de Galelll, en 169 42,000,000

Deve, continuateur de f. Alm Hassel, en 1822, pour 18. 43,943,358 Le SAGE, en 1823 ; et LETRONNE , en 1824. 60,000, Monse, vers la. Ba du xvin' siècle; Heavas, en 1800; et Lazanne , dans l’#nnuaire de

C eee e Tee he 60, 000, 0001 Breureuo, en 1760; Sussmizcu, en 1765; BrAusonng, en 1771; et l’auteur anonyme de

la Description des mœurs at couſumes, en 18... 000,000 !

150, I. AnnE De SAINT-PIERRE, vers 1750; et LALANDE , dans l’'#nnuaire de Van VIII (1799). 180,000,000 ns 0

lucciols , vers 1660, /ꝶ ᷑·ꝓb' . „ 300, 000,000

Montaicne et Montesquieu l'eslimaient au plus bas pour l'époque de se découverte à. 400, 000, O00

d'exception meme des états

r forment la puissante confédération 280.

Américaine. À cet égard nous ne ſaisons

qu'imiter un savant, à-la-fois adminis- |

trateur habile et économiste distingué, qui a étudié dans son ensemble le système

nancier de ce pays, et qui a démontré, dans un article très remarquable de la Revue Britannique, combien sont incomplets les renseignemens donnés par les recueils statistiques publiés dans Union. « Il est d'autant plus difficile, dit M. Saulnier, de classer ces matériaux, qu’il y a une grande variété dans la nature des recettes comme dans celle des dépenses des divers états. Cette difficulté s’augmente encore par la confusion qui règne dans la rédaction des budgets, rédaction assurément fort inférieure à celle des budgets que faisait Sully, au commencement du xvir siècle. Dans plusieurs on ne voit pas figurer les sommes considérables employées annuellement à payer l'instruction élémentaire. Dans d’autres au contraire , on met en ligne de compte non-seulement toutes les branches du revenu, mais même tous les dividendes des banques particulières, dont une partie , quelquefois seulement assez considérable, appartient à l’état; et, ce qui est plus extraordinaire encore, par la plus étrange des anomalies, on fait figurer dans la recette de ces budgets les capitaux des fonds de l’état, sans mentionner l'intérêt des dettes qu’ils ont contractées, et qui absorbent souvent plus des deux tiers de la receite. v

Nos relations nous ont fourni les moyens de connaître les budgets fédéraux des confédérations de l’Amérique ; ce sont ces budgets dont nous offrons les résultats généraux dans le tableau. Mais il faut bien se rs de croire qu’ils représentent la totalité des recettes qui a lieu dans ces états. Dans l’Union, par exemple, chacun des vingt-quatre états

AMEL "É

d'u ele se compose a son à pert,

du 44 ou fédéral. Pour connaître ia totalité des recettes de cette tion, il Le 5

MAT re 2 n Les

sonnes , ues ; du produit des routes à barrières; des dividendes des banques lières et autres articles. Après les longues recherches que nous avons faites sur ce sujet et les documens que nous avons réunis sur les différens états de l’Union, nous croyons qu’on approcherait beaucoup de la réalité en prenant pour la totalité de la recette le do * u budget fédéral.

Cette somme est bien loin d’être exagérée ; nous la regardons même comme le minimum de la recette totale de cette puissante confédération. M. Saulnier la

rte beaucoup plus haut, appuyé sur des aits qui nous paraissent d’un grand

ids. De ce que nous venons de dire sur

e budget de l’Union, il faut bien se garder de conclure qu’il faille doubler celni des confédérations Mexicaine , de l’Amérique-Centrale et du Rio de la Plata pour avoir la totalité de leurs recettes. Les circonstances particulières où se trouvent les ont elles se composent, et une foule de motifs que nous ne pouvons exposer ici, exigent une bien moindre augmentation. On pourrait presque les regarder comme identiques avecleurs recettes générales.

Mais avant de terminer cet article nous devons modifier l’évaluation des revenus de la république d'Haïti, que, trompé par de prétendus documens officiels publiés dans les journaux d Europe et d'Amérique, nous avons estimés à 30,000,000 de francs, et que des statisticiens inexperts, voulant apparemment corriger nos erreurs, ont portés depuis jusqu'à 37,000,000! MM. Mackenzie et Mollien, que nous avons déjà cités en parlant de la population, sont nos deux autorités; nous y ajouterons un budget que nous

jé

tenons de l'obli ne nnen

a budget federal.

oin d’être exagémeme comme le e totale de cette n. M. Saulnier la t, appuyé sur des sent d'un grand venons de dire sur | faut bien se garaille doubler celui icaine , de l’Améio de la Plata pour eurs recettes. Les ières où se trous se composent , et e nous ne pouvons une bien moindre urrait presque les ques avec leurs re-

er cet article nous ation des revenus ati, que, tromdocumens officiels ux d Europe et d’Astimés à 30,000, 000 es statisticiens iniremment corriger tés depuis jusqu'à kenzie et Mollien, cités en parlant de os deux autorités; budget que nous

niuf de nos recherches sur ce

point de la statistique nous a amené à recet

réduire le revenu brut de cette républi que pour l’année 1826 à la somme de 15,000,000 de francs, chiffre que nous 2 — comme le maximum que l’on porté même e u à dd À r .

ous n'avons rien à dire sur 11e 000,006

piastres ou 2 millions et demi de francs litai

que des géographes et des statisticiens is accordent au pays des Araucans, dont ils estiment la population à 450,000 âmes et la milice à 45,000 hommes ! C’est encore une méprise échappée au célèbre statisticien Massel.

Les documens importaus que nous a

Erare Unie ou Convininarion Ancio Au %%% „„ Énvins vu Bates.

Erare Unie ve Mexique h...

EKrers-Unte os L'Asénique-Conraare.

Erars-Uuis po Sun, , , + , + « + + Révusssque ou. Bis l'énou.

Rieste vu Cmebs, à + 4 à 4 » «+ + + + + Erare- Unis ou iv vs La Para.

Aéecauque dH.

Dicratosar ou Panseuar.

Nouves-Érar-Oniunran De Uster...

Avant de tracer le tableau statistique de cette partie du monde, nous devons rappeler au lecteur que l’on n’a tenu aucun compte ni de la guerre qui désole encore quelques-uns des nouveaux états , ni des troubles qui plus ou moins les agitent tous.

Tous bes calculs se rapportent à la fin de l’année 1826. Nous devons encore dire un mot sur l’arrangement différent qu'offre ce tableau comparé aux autres. Nous étant proposé dans sa rédaction d'offrir les divisions actuelles coordonnées à celles qui existaient avant 1783, époque de la première émancipation de l'Amérique , nous avons dû classer les nouveaux états

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