‹ Abrégé de géographie [microforme]Chapitre 451 sur 597 · HH · texte numérisé non relu

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nauſrages, pour y trouver la mort.

SOAD POLITIOUR

aun. Un peu plus grande que surfate de l’Océanie

l'Europe et beaucoup plus petite que toutes les autres parties du monde, la

ut être évaluée à 3,100,000 milles carrés.

vorur arion. Nous avons vu dans le cha

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qui se croit e par d'inoort.

évaluée à

ans le cha-

GEOGRAPHIE POLITIQUE

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pratiques singulières tres seulement ; les superstitions les bsurdes, accompagnées de mutilations cruelles et de sacrifices humains; des mœurs douces unies à l'usage horrible de l'infonticide et de l'anthro-

phique du Globe, nous choisissons les suivaus , qui. sont trop importans pour n'être pas admis dans cet ouvrage, malgré son cadre borné.

Jes Javanais : ils nous paraissent être la nation la plus nombreuse du Monde-Maritime couou ,

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dir à 1 9 ver Makes dag le fis:

première moitié 5 domination non-se

les états de Sabrang , Gon

l'ile de Celèbes, sur les Îles Banda, Sumbava, Ende, Timor, Soulou, Ceram, une partie de celle de Bornéo et sur le royaume de Palembang dans Sumatra; enfin, dans la première moilié du xvn' siècle, sous le règne du grand-sultan, lorsque l'empire de Malarem égala presque celui de Madjiapabit,

Les Montagnards des régences de Banlam, Batavia, Buitensoorg, Preangan et Cher bon; ils occupent un vaste espace de la partic de Java, nommée Sunda par les indigènes.

Les Insulaires de Ball: c'est un des peuples les

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plus policés de l'Ucéanie, quoique sans lillérature originale. Sa religion et. ses institutions nous retraceat fidèlement celles qui domisaient autrefois sur toute ru civilisée et surtout eee C'est la nation Ia ue de toutes celles qu'embrasse cette elh „ et en meme temps un des peuples de toute l'Océanie les plus adonnés au commerce. lis occupent le ci-devant empire de Menangkabou, les royaumes de Sisk, de Palembang et autres dans l'ile de Sumatra, les iles de Lingen et de Bintang, la plus grande partie des côtes de Bornéo, entre autres les royaumes de Pontianak, de Sambas , de Bornéo et de Banjermossing, et une grande partie de celles des Îles principales des archipels des Moluques et de Sumbava-Timor. Les Malais opt une littérature aussi riche que celle des Javanais, quoique moins originale. Outre l'empire de Menaugkabou, qui embrassait anciennement laplus grande partie de l'ile de Sumatra, cette nation a possédé un autre empire non moins puissant mais plus célèbre, celui de Malacca, qui vers la fin du xi“ siècle, sous le règne brillant du sultan Mohammed-Chah, embrassait presque toutes les côtes de la péninsule de Malacca, les lles L. ingen et Bintang, et les districts de Cainpar et d Arou dans Sumatra. i Les Battaks ou Battas, qui occupent le pays de ce nom dans l'ilede Sumatra. lis offrent peut-être le mélange le plus extraordinaire que l'on ait encore observé des mœurs d'un peuple doux et assez civilisé, pratiquant des usages qu'on rencontre à peine parmi les nations les plus féroces et les plus barbares. Depuis un temps immémorial ils écrivent leur langue dans un alpbahet particulier, le nombre de ceux qui savent lire etécrire parmieux est de éme plus considérable que celui des individus qui l’ignorent, et ils possèdent une littérature originale qu'on dit assez riche, mais qui est la moins connue de toute l'Océanie. La singularité de trouver hanthropophagie, exercée légalement ches ce peudle civilisé avec des circonstances extraordinaires, nous engage à répéter ce que des recueils périodiques anglais et français ont publié sur ce sujet, d'autant plus que ce sont des faits, dont on ne peut plus révoquer en doute la vérité et l'exactitude. Les Battas ont un code de lois d’une haute antiquité; c'est par respect pour ces lois et pour les institutions de leurs ancêtres qu'ils sont anthropophages. Ce code condamne à etre mangés vivans :

1° ceux qui se rendent coupables d’adultère ; 2æ ceux qui commettent un vol au milieu de la nuit; 3° les prisonniers faits dans les guerres importantes, c'est-à-dire dans les guerres d'un district contre un autre; 4° ceux qui étant de la même tribu, se marient ensemble, union sévèrement défendue, parce que les contractans sont censés descendre des mêmes père et mère; 5° enfin, ceux qui attaquent traitreusemeut un village, une maison ou une personne. Quiconque ä commis un de ces crimes est jugé et condamné par un tribunal comptfent. Après les

1148 OCEANIE.

Cp tée qu’ le

fensée s’avance et choisit le premier morceau, ordinairement les oreilles: fes autres viennent ensuite, suivant leur rang, et coupent euxmêmes les morceaux qui sont ie plus à leur goût. Quand chacun:a pris sa part, le chef de l'assemblée s'approche de la victime , lui coupe la tête, l'emporte chez lui comme un trophée, et la suspend devant sa maison. La cervelle appartient à ce chef ou à la partie offensée ; on lui attribue des vertus magiques; aussi est-elle ordinairement conservée avec soin dans une bouteille. On ne mange jamais les boyaux ; mais le cœur, la paume des mains et la plante des pieds sont réputés les morceaux les plus ſriands. Sa chair est mange, tantôt crue, tantôt grillée el jamais ailleurs que gut le lieu du supplice, où l'on a son de tenir preis pour l'assaisonner des citrons, du sel et du poivre; on y ajoute souvent du riz, Jamais on ne boit du vin de palmier ni d'autres-tiqueurs fortes dans ces affreux

repas; quelques individus apportent des bam-

bous creux et les remplissent de sang qu'ils boivent. Le supplice doit être public; les hommes seuls y assistent , la chair humaine étant déferdue aux femmes, Cependant: on prétend que celles-ci s’en procurent de temps à autre à la dérobée. On dit que les Battas préférent la chair humaine à toute autre; mais malgré ce goût prononcé, on n'a pas d'exemple qu ils aient cherché à le satisfaire hors des cas où la loi le permet. Quelque révoltantes, quelque monstrueuses que puissent paraître ces exécutions, dit l’auteur auquel nous empruntons cette notice, et qui en a élé témoin oculaire, il n'en est pas moins vrai qu'elles sont le resyltat des délibérations les plus calmes, et rarement l'effet d'une vengesnce immédiate etparticulière, excepté pourtant quand il s'agit de prisonniers de guerre. Ceux-ci on ne se contente pas de les manger vivans; on les mange encore lorsqu'ils sont morts et même enterrés. Autrefois les Battas, ainsi que les Bhinderwas mentionnés à la page 724 et autres peuples étaient dans l'usage de manger aussileurs parens ; quand ceux-ci devenaient trop vieux pour travailler. Ces vieillards choisissaient alors tranquillement, une branche d'arbre horizontale, et s’y suspendaient par leurs mains, tandis que leurs enſans et leurs voisins! dansaient en rond autour d'eux, en criant : guand le fruit est mur, il faut qu'il tombe. Cette cérémonie avait lieu dans la saison des citrons, époque où le sel et le poivre sont aussi en abondance, Des que les victimes fatiguées, ne pouvant plus se tenir ainsi suspendues , tombaient par terre, tous les assistans se précipitaient sur celles, les mettaient en pièces ct

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ent la chair 6 ce goût qu'ils aient

ionnés à la ans l'usage ceux-ci de- . Ces vieillement, une uspendaient ſans et leurs d'eux, en L faut qu'il ans la saison poivre sont ctimes fatinsi suspenassistans se en pièces et

GEOGRAPHIE POLITIQUE

dévoraient leur chair avec délices. Cette horrible

0 dé 3 On a ealeule que le 3

yen personnes mangées en Lemps de paix était de 60 à 100 par an.

Les Achinais, dans le roysume d'Achem , dans l'ile de Sumatra. Vers la fin du avi° siècle et jusqu'à la moitié da w“, particulièrement sous le long règne du sultan Iscander-Manda ov Paduke- Sri, les Achinais étaient la nation prépondérante eee commerçen usqu'à l'Arabie. A celte époque brillante, où sa marine comptait près de 500 voiles, l'empire d'Achem comprenait, outre son territoire actuel, lesétats d' Aron, de Dilly, de Siak sur la côte orientale de Sumatra, de Barus, Passaman, Tiku, Sileda et Priaman sur l'occidentale , et ceux de Jehor, de Padaag, de Keda et de Perak dans la péninsule de Malacca. Quoique les Achinais soientbien déchus de leur ancienne puissance, depuis la fa du xvu° siècle, ils sont encore un des peuples de la Malaisie les plus adodnés au commerce et à la na-

vigation.

Les Bima, qui occupent la plus grande partie de Ine Sumbava, dont ils sont le peuple dominant. Ils sont aussi la nation la plus policée de Parchipel de Sumbava-Timor.

Les Belios ei les Waïlkenos, qui, selon M. de Freyciael , se partagent la plus grande partie de Pile de Timor.

Les Bouguis (Wugi ou Bugis), qui sont maintenant la nation la plus puissante de l'ile Celèbes et la plus adonnée au commerce. et à la navigetion de toute l'Océanie; ils forment presque tous les équipages des prakus employés dans le commerce maritime de la Malaisie. Les Bouguis possèdent aussi une littérature. M, de Rienzi les

vanais. K Les Macassars ou Mangtasara, qui occupent la péninsule sud-ouest de Celèbes et dont le royaume de Macassar est l'état principal. Les

comme la souche des Malais et des Ja-

. Macassers ont été pendant quelque temps, dans

le svu® siècle , la première puissance maritime de la Malaisie ; les rois de Goa dominaient nonseulement sur l'état de Boni, mais ils exerçaient la suprématie politique sur presque toute l'ile de Celèbes, et possédaient en outre les iles Boutong, Bongal, Barus, Kute et le groupe de Kulla. Ce peuple possède une littérature nationale, mais moins riche que celle des Bouguis. Les Turajas, qui occupent le centre de l'ile Celèbes, dont ils nous paraissent etre les plus anciens habitans. Ce sont les Æ{fourous de l'intérieur de cetteile, mentionnés par quelques auteurs. Le teint, les formes et les traits de la physionomie de ce peuple. rappelèrent au cabitaine d’Urville les figures qu'il avait observées à Tahiti, à Tonga et à la Nouvelle-Zélande. Ces rapports lui parurent si frappans et si complets, qu'il engagea le gouverneur hollandais Merkus

Les Hiogas (Ylocos), qui habitent la province de ce nom dans l'ile de Luçon.

Les Bissayos, qui habitent les Îles de Samar, Leyte, Zebu, Calamianes, Mindoro, Masbate Panay, Ticao, Burias et autres terres moins considérables dans l'archipel des Philippines.

Les Soulous, qui occupent l'archipel de ce nom, une subdivision de celui des Philippines. Ce sont, avec les Mindanao et les Illanos, de terribles corsaires.

Les Mindanao, qui sont la nation la plus puissante de l'ile de ce nom dans l'archipel des Philippines.

Les insulaires d Bay (Yap), Ugoli et autres iles dans la partie occidentale de l'archipel des Carolines, dont ils paraissent être les habitans les plus policés.

Les naturels des groupes de Guliali (Ulie), d’Hogoleu, de Mugmug et autres iles de Far-, chipel des Carolines, dont ils sont réputés les plus habiles navigateürs.

Les naturels de l'ile d’Oualan, qui vivent dans une assez grande civilisation sous un gouver-

OCEANIE.

nement monarchique, et ne sont pas nanige-

Les raturels de la Tasmanie (Nouv.-Zélande).

Ces féroces insulaires, beaucoup moins avancés

dans la civilisation que astions de la Polynésie, avec lucie on tant de res-

n'ont appris des Eu guerre, el malgré les efforts des missionnaires et le fréquent contact aveé les Anglais, les Anglo-Américains et les Français, ils reculent plutôt qu'ils n'avanñcent dans la civilisation. u Mais, dit M. d'Urville, tout donne lieu de penser qu'aussilôt qu'ils s'en occuperont sérieusement , ils prendront un essor plus rapide que tous les ot À ru aid de la Polynésie. Ainsi ron a vu les tans de 17 as trionale, comme les Français, les Anglais et les Allemands, à-peu-près sauvages il y à vingt siecles, sortir promptement de leur état de bar: harie , égaler et dépasser enfin tes nations du Midi, qui les avaient si longtemps traités avec dédain pour leur ignorance, „ Les Nouveaux- Zélandais conservent le souvenir des hauts faits de leurs ancêtres par des chants, qu'ils secompagnent de leur gate guerrière. ; Les insulaires de l'archipel de u (Fiah), .

roces et anthropophages, mais syant des lis, des arts, et formant parfois un de nation.

Leur langue diffère entièrement de celle des peuplades jaunes de l'Océanie, quoique, dit M. Desgraz, le contact des Tonga, 485 ont en vahi plusieurs les de leur archipel, ait mélangé des mots de leur langue à l’idiome vilien. M. Je capitaine d'Urrille vante leur habileté dans la navigation et leurs progtès dans la civilisation. Les insulaires de l'archipel de To (archi:

pel des Amis), ceux de l'archipel de Mendann (Marquises et Washington) etceux de l'archipel d Hamoa (des Navigateurs), sont remarquables par les progrès qu'ils ont faits dans la civilisation, et par leur habileté dans la navigation. Une grande partie de ces peuples a déjà embrassé le christianisme, Les habitans d'Hamoa se distinguent par des formes athlétiques; les natürels des Murquises , surtout ceux de l'ile Noukahira, sont regardés par tous les navigateurs qui les ont visités comme le plus beau type de la rate Océahienne ; les proportions hurmonieuses du

. corps et la parfaite symétrie des membres en

font, dit M. Vincendon Dumoulin , de précieux modèles pour la statuaire. f

Les énsulaires des nrohlpels de Tahiti, de Cook et de. Hawalt (Sandwich), qui avaient déjà fuit de grands progrès dans la civilisation, ont embrassé le christianisme , et offrent déjà en grènde partie les mœurs et les usages qui

. l'accompagnent,

Les insulaires des groupes des tesas et

de Washington, dans l’aréhipel de Mendana.

Leurs femmes ont la réputation d'être les plus belles de la Volynésie. Selon M. de Roquefeuille,

les habitans de l'ile Oevahoa ont une rspèce de bardes , qui vont dans les iles voisines chagter leurs poèmes sur des airs assez monotones, qui tiennent de notre plain-chaut, ce qui leur vaut de nombreux présens. 1 5

Pruri s Nacazss. Des peuplades d'un noir ou moins foncé , presque toutes nues, ou tout au plus couvertes d'une misérable pagae; vivant quelquefois sur les arbres ou dans te creux des rochers: nnn: pour toute subsistance que les produits. incértains de leur chasse et de leur pêche, et les productions spontanées de la terre: ignorant les arts les plus indispensables à la vie, et quelques-unes même usage de l'arc; formant presque toutes plutôt de pelites sociétés que de petits états; toutes plus ou moins %roces, superstitieuses et barbares, et plusieurs meme anthropophagées, tels sont à quelques exceptions près les peuples compris dans celte classe. Ces nations abruties, qui paraissent avoir jadis occupé tout l'intérieur des grandes les de la Malaisies y occupent encore une grande partie

Bornéo, de Luçon, dé Mindanao, de Timor el d'autres Îles, et paraissent se conserver encore dans quelques cantons de Sumatra etpeutêtre de Celèbes. Ce sont ces Nègres qui peuplent toute l'Australie ou l'Otéanie-Centrale , à lerception de la Nouv élande et de quelques nes de beaucoup moindre étendue. On peut dire sans crainte de se tromper qu'on ne connaît pas la centième partie des jergons que parlent les peuplades de la race Noire-Océsnienne. On n'a donc aucun moyen pour les classer d'après les langues. Nous nous bornerons à mentionner quelques-unes des 38 nations, dont nous avons essayé de classer les idiomes daus l'Atlas Ethno-: graphique, Ce sont les seules que notre cadre nous permette de eiter.

Les natuürèle des environs de Sÿdhey, dans le Continent-Austral. Ces sauvages sonttrès ébrutis et montrent moins d'aptitude à s'instruire que les autres Nègres connus de l'Océanie,

Les naturels des environs de Port-Western, dans le Continent-Austral. lis sont assez nombreux, moins abrutis que ceux de Sydney, mais d'un caraëtère féroce et inhospitalier.

Les Arfakis ou Eñdamènes de la partie orientale et de tout l'intérieur de la Pa, is (Nouvelle-Guinée), nommés aussi Alſourous.

Les Papouas proprement dits, qui occupent une partie de la Papouasie et qu'il ne faut pas confondre avec les Negro-Malats ou Papouas.

Les Papouas ou Negro-Malais, établis sur le littoral des les Waigiou, Salwati, Gammen et

Batenta , et le long de la côte de la Papouasie

(Nouvelle-Guinée) depuis la poiate Sabelo jus: qu'au cap de Dory. Selon MM. Quoy et Gaimard qui les premiers les ont parfaitement décrits, ces nègres constituent une espèce hybride provenant, sans aucun doute, des Papouas et des Malais. Ces Nègro-Malais, dit M. Lesson, ont emprunté à ces deux races les habitudes qui les distinguent ; c'est ainsi que plusieurs ont embrassé le mahométisme, et que d'autres ont conservé des Papouas le fétichisme et la manière de vivre; ces insulaires, continue ce savant na-

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