‹ Abrégé de géographie [microforme]Chapitre 457 sur 597 · PAPA · texte numérisé non relu

PAPA

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sieurs iles régies par des chefs vassaux des Mollandais, Les principales sont: Lettl Moa, une des plus grandes; Zachars Sermaila; Kissir, habitée par une population féroce, au milieu de laquelle se trouve un poste hollandais ; Wetter, la plus grande de la chaîne, mais mal peuplée. Nous remarquerons 1 sous le rapport géographique cette chaine devrait faire partie de l'archipel Sumbivz-Timor, décrit à la page 1180,

Cuaine pusun-esr, dont presque toutes les îles sont également régies par des chefs vassaux des Hollandais, Les Îles principales sont « la crande-Keÿ, où se trouve B, gros village.

On y fait un grand commerce alimeuté par les Houguis. Laarat; Timorlaut, la plus grande de tout le groupe de Banda et habitée par destribus pacifiques.

GROUPE DES MULUQUES proprement dites qu'il vaudrait mieux nommer caoupz D GiLOLO, à cause de l'ile de ce nom, qui en est la plus

grande terre. Ce groupe comprend 13 îles princi- -

pales et un grand nombre de moindre étendue, Nous ne citerons que les plus importantes.

Gilolo (Almaheira, Halamahera). C'est la plus grande de toutes les Moluques; ses découpures offrent la répétition sur une plus petite échelle des quatre péninsules de l'ile Celèbes. La partie centrale de Gilolo est régie par plusieurs chefs indépendans. Golo dans la partie moyenne, BirsoLis dans la partie soumise au sultan de Ternate, et GaueLa dans celle qui dépend du sultan de Tidor, paraissent etre les lieux les plus remarquables, À Bitjolie et à Galela depuis 1824 on a établi des gouverneurs hollandais ou sousrésidens.

Ternate, très petite, mais remarquable par son haut pic volcanique et plus encore parce qu'elle possède la capitale du royaume le plus ancien de toute la partie orienta?: de la Malaisie. Ses rois, dans les x1v° et xv° siècles, ont dominé sur presque toutes les Îles du vaste archipel des Moluques. Vassal des Hollandais, le sultan qui étend sa domination sur une partie des îles Gilolo et Sélèbes et sur celles de Mortay, est encore un des principaux princes de ces contrées. TERNATE, petite ville d'environ 6000 âmes, bâtie en amphithéâtre au bord de la mer, est la capitale. Une éruption de son volcau l'a détruite de fond en comble en 1840. Comme le sol s'élève rapidement, on peut, en s'avançant à quelques milles dans l'intérieur, se trouver à une hauteur assez considérable et y jouir de l'air si pur des montagnes, ain-

si que d'une température ‘presque pareille à .

celle des contrées de l'Europe. Le Da/em ou palais du sultan, dit M. de Hogendorp, est aussi vaste que magnifique ;. il est bâti entre la ville de Ternate et le fort Orange. Un résident ou gouverneur hollandais demeure dans cette ville, où l'on a établi aussi un conseil de justice ou cour de justice civile et criminelle. Sous l'administration de la Compagnie, l'établissement de Ternate était considéré comme fort important pour le mainlien du commerce exclusif des epiceries des Moluques. M. le baron Van der Capelien a mis fin en 1824 au monopole par lequel la Cotu-

OCEANIE.

pagnie faisait arracher et détruire à grands frais, souvent les armes à la main, tous les muscadiers etgirofliers, au-delà du nombre nécessaire pour produire la quantité d'épices qu'elle pouvail vendre. Pour exécuter une pareille dévastation, la Compagnie a dû commettre bien des violences.

entretenir des garnisuns coûteuses, bâlir des forts, payer des pensions aux pritites, enfo se priver de tous les autres revenus de ce pays. Encore, dit M. le comte de Hogendurp. si ces résul. tats avaient assuré des bénéfices considérables : mais jamais elle n'a pu vendre, année commune, en Europe, pour plus de deux millions de florins de clous de girofle, de noix de muscade et de macis, tandis que pour les obtenir elle dépensait souvent plus de trois millions, tout en ruinant ces belles: contrées dont elle aurait pu retirer d'immenses avantages sous une bonne adminis-

tration. Non content d'avoir fait cesser ce système"

qui a valu tant de justés reproclies aux Hollandais, cet administrateur habile et philanthrope a encourigé la culture des épices en fixant des prix très raisonnables pour les clous de girofle , le macis et les noix muscades, que les habitans livre. ront au gouvernement, savoir: à 10 sous hollandais par livres de clous, 12 sous par livre de maeis et 8 sous pour la même quantité de muscades. Ternate est très importante pour la Hollande, tant pour son commerce dans la Malaisie, que comme point militai sd la défense de ses possessions. C'est de son résident que relèvent, outre Ternale, lesiles Tidor, Motir, Batchian, Oby, Solwattr, etc.

Tidor, plus petite que la précédente, mais encore mieux peuplée et également remarquable par son pic élevé. Sa capitale est Tiwon, petite ville à laquelle on accorde près de 6000 habitans; c'est la résidence du sultan de ce nom, vassal des Hollandais. L'ile Mysol, une partie de Gilolo et de la côte septentrionale de la Papouasie (Nouvelle-Guinée), ainsi que lesiles des Papouas, dont Sallwatty et Waigiou sont les principales; dé. pendent de ce*prince.

Motir et Ma te han (Mankian ou Makian), petites et régies par deux sultans vassaux des Hollandais, Morin et Marcaan, petites villes, en son“ les capitales respectives. Les habitans de l'ile Motir exercent le métier de poliers, et fournissent les iles environnantes de leurs poteries en terre ruuge, qui, sans être d'une forme elegante, sont cependant d'un bon usage.

Batchian, une des plus grandes de ce groupe. Barcaian, petite ville d'environ 4000 habitans, est la résidence du sultan vassal des Hollandais. Les ilés voisines de Mand ol, Tu-

o ally et Dammer, les lles plus éloignées d'Oby, Typa et Mya, en dépendent; mais cells de Ceramlaul et de Gora m ne reconnaissent plus sa domination. 5

Grande Oby, régie par plusieurs chefs, vassaux du sultan de Batchian.

Mysol, une des plus grandes de ce groupe.

Elle est régie par plusieurs chefs vassaux d sultan de Tidor.

Popo, la principale du petit groupe de ce nom, soumise un à sultan qui parait être indépeadail!;

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r la Hollande, la Malaisie, que tense de ses pose relèvent, outre Batchian, Oby.

précédente, mats nent remarquable t Twon, petite de 6000 habitans; nom, vassal des artie de Gilolo et Papouasie (Nou.

les Papouas , dont principales; dé:

nkian ou Makian), 18 vassaux des Hol.

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babltans de l'ile otiers , et fournis b leurs poteries en une forme élégante,

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ce prince domine aussi sur le groape voisin de Do. Mortay (Morintay), une des plus grandes de mais peu peuplée; elle dépend du

Salibabo. Cette ile donne le nom à un petit groupe partagé entre plusieurs chefs; ses iles les plus remarquables sont Tour, Salibubo et Kabroang, Elles sont très fertiles etassez peuplées.

Mengis (Meangis) groupe formé de trois lues principales, savoir : Namusa, Karola et Aarkarlang, il dépend du sultan de Mindanao dans l'archipel des Philippines.

OCEANIE-OCCIDENTALE ou MALAISIE. 1183

Avant de quilter celle partie de l'Océanie nous ferons observer que les Muluques pourraient devenir une des plus grandes de la babac TER ear 2. .

sur partie comprise entre cel archipel et côte du Continent-Austral , est extraordisairement sbondanle en cachalots. Que de trésors pourrait ea reùrer la nation qui les possède , sans courir les chances des mers orageuses et des climals froids et brumeux des contrées polaires où l'os fait encore celle pêche ?

G roupe de Celébes.

Il comprend la grande île de Célèbes et autres plus petites qui en dépendent géographiquement. Nous distinguerons :

L'ILE DE CELRBES, Ses échancrures extraordinaires la divisent en 4 grandes péninsules. Sauf dans les parties les moias cu.livées , elle est soumise aux Hollandais, et rartagée en régences comprises dans le gouvernement de Mangkassar, àl'exception de celle de Menado qui relève des Moluques ou d’Amboine. Sous le rapport politique et administratif nous la divisons ainsi :

POSSESSIONS IMMÉDIATES DES HOLLANpas. Cette partie de Celèbes forme ce que les

Hollandais nommentlie Gouvernement de Macassar, qui se compose des pays suivans :

le petit district de Macassar, fraction du royaume de ce nom. C'est le district où, selon les geographes, esd située la prétendue ville de Macasbar, qui n'existe plus depuis long-temps, mais sur l'emplacement de laquelle, selon M. de Hagen; dorp, les Hollandais ontbâtile Fortde Rotlerdam et VLAARDINGEN ville où se trouvent 800 européens et fonctionnaires, outre la garnison. C'est la demeure du gouverneur dont relèvent lestrois résidens de cette partie de l'ile. Autour sont trois bourgs (hoof negoryen) nommés Campong Barou, Malayo et Bouguis. La rade de Macassar est aussi belle que sûre. Toute la population de ce district, que les géographes se plaisent à exaserer, ne s'élève qu'à 16,000 âmes ; ils en accordent de 10,000 à 100,000 à la seule prétendue ville & Macassar11 C'est du gouverneur de Macassar 0 relèvent les résidens des provinces nommées les Listriots Méridionaux (Zuider Districten) à l'extrémité méridionale de la Péninsule Occidentale; la résidence de Bônthain, où se trouvent les petites villes de Bou. et Born; la résidence de: Maros dont le chef-lieu: est Masos; pendant les dernières guerres et surtout pendant celle que les Anglais, lors de l'occupalion de ces établissemens, firent au roi de Boni, plusieurs districts de cette résidence, qui est la plus: peuplée, se sont détachés de la juridiction européenne pour se joindre aux élats de Tanette et de Boni; les Hollandais les ont repris depuis. A la page 1180 nous avons dit que la résidence de Manado relève immédiatement di gouverneur des Moluques. Mais ici l'ordre géographique exige que nous indiquions les pays dont elle se compose. Ceite importante posses-

sion, où la civilisation et l'industrie ont fait de grands progrès depuis une quinzaise d'années, comprend l'extrémité nord-est de la Péninsule Seplentrionale de Celèbes ; où y trouve Manano, pelite ville, siège du résident hollandais; Kama, où l’on fabrique d'excellens cordages pour la marine, dont on exporte.pour des sommes considérables; GonoxtaLo, résidence d'un sultan, qui administre sous la suzeraineté des Hollandais le fertils et riche district de ce nom. 3

POSSBSS10NS MÉDIATES Des HOLLAN- 5416. Elles comprennent la plus grande partie de l'ile. Celle-ci est divisée en un grand nombre de petites souverainetés gouvernées par des rois ou princes indigènes qui, la plupart, ont fait des traités d'alliance avec l’ancienne Compagnie Hollandsise des indes-Orientales, et qui se sont places sous sa protection, en s'engageant à ne pas faire de guerre entre eux sans le consentemeat du gouvernement hollandais; à lui être fielcs dans toutes les circonstances; enfin à souraettre à ton approbation, lors du décès des prices, le choix qui aura été fait de leurs successurs. Par ces mèmes contrats, les princes indigènes s'étaient aussi engagés à ne pas permette à leurs sujets de naviguer sans papiers hollandais. Le grand nombre de principautés de cette ile provient de la coutume qu'ont les princes de concéder en forme d'apanages des portions de leurs étais à leurs enfans lorsqu'ils se marient, et de leur en abandonner les revenus. Presque tous les nombreux royaumes de cette grande lle forment depuis long-temps une espèce de confédération, dont le gouverneur général hollandais est regardé comme le premier allié. Les principaux membres de ce corps politique sont : les états de Boni, Ouajou (Waju). Louhou (Loehoe), Sidindring, Mandliar, Tanele, Soping (Sopeng), Uncuila et Goa. Voici les détails que notre cadre nous permet de donner sur celte importante partie de Celèbes :

Le Royaume de Boni (Bonij, Bony). II

est fort peuplé, mais pauvre; selon un rapport officiel il. peut armer 40,000 hommes. Les prétentions de son souverain à la suprématie sur les autresétats ont été la cause de plusieurs graves disputes. On peut le regarder comme le plus puissant. Sa capitale actuelle est Bavoa, petite ville dont on porte à environ 8000 âmes la population. Les chefs des populalious qui habitent les presqu'iles Balante ou Orientale et du Sud-

Est paraissent être vassaux du roi de Boni. Ou toit ajouter que le pays de Te llo est administré en ce moment par une reine, qui recon- . de ce souverain.

1 Le Royau — de ne of Wadjo, osdjo ) occupe le centre Bouguis, tes habitsns, sont Lg pre par leur adrose dans le commerce et la navigation; on les retrouve dans tous les ports de ces mers depuis Siam jusqu'à l'Australie (Nouvelle-Hollande), et ils forment À ag 4 ue tous les équipages des prouns employ ns le commerce marilime. de ces régions.

Le Royaume de Louhou (Lulu, Loehoe), situé aussi dans la partie centrale de l'ile etsur le golfe de Boni, passe pour ètre l’état le plus ancien et un des plus poissans. Ses habitans sont aussi des Bouguis.

Le Royaume de Macassar, qu ne possède qu'une très petite portion des vastes contrées sur lesquelles il étendait sa domination dans le xvu° siètle, lorsqu'il était la puissance maritime del Malaisie (Archipel Indien). Goa (Goak), petite ville, dont les fortisications ont été démolies en 1778, est la residence du . roi. Nous avons déjà vu à la page précédente que

c'est sur une partie de son ancien territoire que se trouve le district sur lequels'élève le ele. lieu des lissemens hollandais dans cette lle.

Nous citerons encore : le Pays 257 Mand har, partagé entre sept princes alliés entre eux : il est encore peu connu; le Roya ume de Tanetté , dont Tanzeræ, petite ville sur ia côte occidentale, est la capitale; l'EtatdeSoping, qu'on dit etre aussi peuplé et aussi étendu que celui de Ouadjou; l'Etat deSidereen Le que au milieu de la partie centrale de Pays de'Touratle, à l'extrémité À dionale de 7 À tt occidentale et au aud du royaume de Macassar: il est régi par trois princes autrefois vassaux de celui de Boni, devenus indé-

Groupe de Bornéo.

Nous proposons de comprendre sous cette déhomination Fimmense ile de Bornéo eb plusieurs iles incomparablement plus petites, que e terre autorise à classer parmi ses dances géographiques. Dans ce groupe,

comme dans les autres, nous distingue- .

La grande ILE DE BORNEO, dont on ne connaît encore qu'imparfaitement ies cotes et encore moins l'intérieur. Selon M. Hamilton, les natureis la nomment VAROUNI, selon M. de Rieuzi, KLEMATAN. Voici quelques importantes observations sur les diverses, races qui habitent cette terre ; nous les devons à l'obligeante amitié de M. de Rienzi qui a visité une partie de Bornéo, Elles compléteront ce que nous avons dit sur ses h-bitans dans l'article efhnc- « Les aborigènes de l'intérieur de Bornéo out! recu plusieurs noms: celui de Dayaks

OCEANIE.

pendans depuis la guerre que les Anglais lui ont a faite en 1814. D'un autre côté et dans la partie 5 atrionale , nous citerons sur la côte occiden-. 2 ,lePays d'Uncuila, dont Fates Far- 4

n dale de ce W ma mt mar gen actif, Dans la Péninsule

avons déjà nommé, à la page précédente, les étals du sultan deGorontalo; on nousassure qu'une autre assez grande partie de cetle péninsule, telle

que les pays. de Campadanei de Boulan, Pan sont tributaires du sultan de Ternate. 75 LES ISLES qui dépendent géographiquement Et de CELEBES Ces lies sont en grand nombre, mais 5 5 presque toutes très petites et mal connues. Nous i e nous borserons à indiquer les plus importantes, 11 en co at par le nord : Au a n 018, à 129 millesau nord de l'extrémité de 4 la La rdv Cette lle, de médiocre * 0 étendue, dépasse de beaucoup toutes celles qui for. le lo ment le petit peu groupe auquel elle donne son nom. anda Elle a un volcan, et est partagée entre dis rens es chefs qui paraissent entièrement indépendens. i fes 8140, au sud de la précédente. Elle est très Dr ns petite et paraît avoir un volcan. 1701 Banca, très petite, mais très fertile. Elle a un 717 bon port ei est habitée par des Bouguis. d ei Le Gaours pu Lover, dont Tou la- Fraise Man fai a parait dire la grandes celle de “se oulla-Desey au avec zou y aus pe un poste sean Le Gnours.»z Bouron, assez bien peuplé. 0 .

i ect composé de Te Bou£0n, où se trouve la petite ville de KazLA-Sousonc , siège Fun sultan vassal des Hollandais, et dont dépendent les chefs qui dominent sur les autres iles de ce groupe, celle de Pangansane et celle de Cambyna.

22 — e ee (Calaur), dont e prin alayer, partagée entre quatorze chefs vassaux des Hollandais,

fait actu Le Ad orientale réside à

au sud et à l'oues ; d'Idaans au nord, de Tiirouns dans Ia partie orieniele de Biadjous, au nord-ouest; mais tous appar-

tiennent à la race primitive des Dayuks. 0s Vour, q trouve aussi dans les montagnes cen 10 2 noirs à peau luisante et mg body fs

Les Dayaks sont 2755 en un — nombre de 8 s.sont cullivateurs, mineurs, construc ct'oommerçans. Leurs formes corporelles 25 supérieures à celles des Malais. ils deren diouatu (ouvrier du monde) et les mes de leurs ancêtres; ils venèrent aussi certains oiseaür qui leur servent d augures, ainsi qus ches la plupart des habitans de la Polynésie: 3 il faut nommer les Biadjous et habitent la côte nord-ouest, etenñn 2 qui vivent dans l'état sauvage. Dans la partie nord-est de l'ile, ce sont d'intrépides marins; ils

OCEANIE-OCCIDENTALE ou MALAISIE.

se livrent à la piraterie et quelques-uns sont anthropophages, Au sud de la sullanie de Bourni (Rornéo) on trouve aussi les tribus sauvages des Kayans, des Dessouns, des Marouts, ele.

Enflail existe dans cette grande région, foyer de tant de races diverses, une variété deBiadjous qui parcourt Celebes, Bornéo et les Philippines, el qui st un mélange dé différens peuples, tels que ics Chinois aux cheveu” s et plats et aux yeux obliques ; les Japonuis sans barbe et les Maugkassars aux dents noires et luisantrs. Semblables aux Arnautes ou Schypetars de la Turquie d'Europe, ils invoquen Jésus ou Mohammed suivant leurs inlérèls. On trouve enfin dans l'ile Klematan, ou Bornéo, de vérilables Papouas, type des Papouas de la Nouvelle-Guinée et de l'Australie. v

L'ile de Bornéo est partagée en un grand nombre de petits états. Parmi ceux qui sont situés le long des côtes, les uns sont vassaux des Hollandais, les autres du sultan de Soulou; tous les autres conservent leur indépendance.

Dans la PAATIE IND ETI DAA TE de toute influence européenne, nous nommerons les élats suivans, regardés actuellement comme les plus puissans :

Le Roya@äme de Bornéo (Bourni), qui dominait autrefois sur la plus grande partie de l'ile parait ne posséder aujourd'huiquetoutelacôle septentrionale, bien avantdanslesterresjusquesct y compris la baie de Tabou; il a récemment reprispartie deses anciennes possessionsau sultan de Soulou. Bonséo, sur le Bornéo, bâlie sur pilolis, est la résidence du sultan. Selon M. de Rienzi, qui l’a visitée, elle a de petits canaux au lieu de rues, ce qui lui donne quelque ressemblance avec Venise. Cette ville, dont on: a extraordinairement exagéré la population et l'étendue, parait. ne contenir qu'environ 10,000 habitans, dont une partie demeure constamment sur des bateaux. Elle est la plus commercante de l'ile; quarante vaisseaux bornéens entrerent en 1826 dans le port de Singapour, avec lequel elle fait actuellement ses plus importantes affaires.

Le RoYaume de Passir, sur la cète orientale, est possédé par un sultan malais qui réside à Corri. M. Dalton, négociant de Singavour, qui l’a visité il y a quelques années, le représente comme un des plus terribles despotes. Ses sujets, ainsi que ceux de Bornéo, sont de redoutables corsaires.

Le territoire toumi au sultan de Sou lo u. On a beaucoup trop exagéré son étendue; les notions les plug récentes ne lui assignent qu'une petite partie de l'extrémité Nord-Est de l'île; on y trouve Paysan, Mazzoupou , Anar et Turan, petites villes maritimes. Selon M. de kienzi et autres. les parties occidentales de ce lerrioire, ainsi que les Îles qui l'avoisinent, dépendent du sultan de Bornéo. Cette contrée passe pour être la partie la plus peuplée et la mieux cultivée de Bornéo.

Le territoire occupé par les Bad. jou, nation indigène, nombreuse, guerrière et assez isdustrieuse, mais anthroponhage et extreme nent féroce

La paart 80016 aux Hotte forme les deux résidences ou nces suivontes nommées de la sorte dans les chanccileries et les ouvrages hollandais :

Résidence de la côte occidratale de Bornéo (West Rust van Borneo), dont les principaux districts ;, en allant du nord au sud, sont : 1° Les états du sultan de Sambas la parcp D (Tag Ds, occupe arc cap 0. par pelits princes exerçant le métier de pirates el 18 soumeltant même difficilement aux ordres du sub tan. Dans l'intérieur setrouvent les cantons à mi nes de Semini et de Lara, Sausas, sur Je rivière de ce nom, petite ville, avee un fort hollaudais est la capitole de cet état vassal. 2° Le de Mumpawa ; il s'étend fort loin dens l'intérieur et renferme les mines d’or de Montrado el de Mandor, estimées les plus riehes de toute l'Océanie, Le district de Montrado (Montradok, Tradok) est habité presque exclusivement par des colons Chinois, qui s’y sont établis peu-à-peu comme mineurs ; ils foemérenl par la suite plusieurs associations (Kongsies), se nommèrent des chefs, et ne voulurent plus obéir qu'à ceux-ci; aussi ne tardèrent-ils pas à devenir redoutables aux princes indigènes ; qui eurent recours aux Européens pour maintenir l'ordre et pour les faire rentrer dans l'obéissance. Monrrado , petite ville d'environ 6000 habitans presque tous Chinois, en est le chef-lieu. 3° Le royaume de Pontianak, fondé vers le milieu du xvitte siècle par un Arabe nommé Abdul Rachman, qui, reconnu et assisté par la Compagnie Hollandaise, devint par la suite très puissant, en agrandissant ses états aux dépens de ses voisins ; il envahit le territoire du sultan de Matan, ravagea de ſond en comble la ville de Succadana, et, plus tard, il plaga son fils alnè Kassim à la tete du pays de Mumpawä. Abdul Rachman mourut en 1808 et Kassim lui succéda. Ponrianax , petite ville, située près de l'embouchure du Pontianak, avec un fort et peut-être 3000 habitans, est la résidence du sul · tan et du gouverneur hollandais, dont dépendent tous les établissemens de celle résidence, 4 Le

pays de Landak et celui de Sangou, situés alias

que tous les suivans dans l'intérieur et par conséquent à l'est de ceux que nous venons de mentionner; le pays de Landak est renommé dans tout; l'Orient par ses riches mines de dtamans. Ces de ces mines que l'on a tiré, il y a environ cent aus, un des plus gros diamans qui existent; en 1816;ilétait en la possession du sultan de Matan ;

sans être taillé, il pèse 367 carats; s’il était noli et

taillé, il n'en peserait que 183 et demi. D'ossez longues recherches que nous avons faites fur re sujetcurieux, dont nous nousréservons depublier les résultats dans le Tableau Physique, Moral et Politique des cinq parties du monde, nous autorisent à donner à ce précieux diamant lo troisième rang parmi les plus gros dont on ait encore eu connaissance. s° Le pars de Simpang, appartenant à un prince(panum bahan) vassal de Matan. 6° Les états de Matan ou l'ancien empire de

. Saccadana, dont le trône fut long - temps occupé

par des princes d'origine javanaise, tous feuda-

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ie fl f 111 16112

qu'ici comme dans les autres parties de l'Océanie, les pays soumis aux Hollandais doivent être rangésen deux classes distinctes : partie entièrement soumise ou administrée immédisiement par des employés hollandais, et partie vassale, ou administrée des princes op sn eelle dernière est, à Bornéo ainsi qu'à Ce et aux re beaucoup plus considérable que la pre-

Résidence des côtes méridionale et orientale (Zuid en oost Kust) ou de Ban- {ermasain . Cette résidence est formée par

es états du sultan Banjermassiog et par les tricts appartenant au 1 hollandais.

Cette possession date de l'époque où la Compa- Enie mit n à la guerre civile qui

années désolait celle partie

de 5 du

grand-père du souverain actuel. Ce prince, ar reconnaissance d'un service si éminent, s'en $ en 1787, à faire un nouveau trailé en lu: t en pleine souveraineté tous ses états; il ne les rerenait delle que comme un flef héréditaire, à exception de quelques districts sur la côte et la moitié du Dousan, que la Compagnie se reserva. Elle se charge va même temps de ’administretion des douanes et des mines, dont les reveaus devaient être partagés entre elle et le sultan, à l'exception cependant des mines dé Doukou Kanang et de Doukou Kirie, quirestèrent exclusivement au prince. Il est bon de rappeler que vers la fla du Aw siècle, époque où florissait à Java l'empire do Madjapahit, Banjermassing en était une dépendance régie par des princes javanais tributaires de celle vaste monarchie, et dont descend le sultan actuel. Voici lesdifférens pays dont se compose celte résidence : sur la côte on trouve le pays de Komaay, le long de la rivière de ce

Aale If 10 HE 5 152 22 822 41 15 TR

Douson , nom pays situé dans l'intérieur, sur les deux bords la grande rivière. Bamzamassixc (Banjermasu rivière de dy pk de 7000

assez commerçan ue années, est le chef-lieu de la résidence. 19 u' une grande partie du territoire des Dayaks est compris dans la partie Neerlandalse.

Les Ius. Jul dépendent géographiquement de Bonaxso. Elles sont toutes très petites; nous ne citerons que les plus importantes, savoir:

La CAN Naruna, qui est la principale du groupe de ce nom. Le peilt Archipel des Anamnas, visité dernièrement par le capitaine Bougainville. Les 60 ots qui le composent sont habités par 2000 Malais adonnés à la piraterie. Grande- Anambas est la plus importante. Ganimara , très petite et déserte, avec un pic; elle Nonne le nom au détroit qui sépare Bornéo de l'ile Billiton. Toutes ces les sont à l'ouest de Bornéo. 1

Au sud de nee au mi · lieu de la mer de Jaa, et jadis dépendante du royaume de Banjermassing. Elle est très pelite,

maistristement renommée comme un repaire de pirates, PogLo-Laur, que plusieurs cartes modernes représentent encore comme formant partie de Bornéo, dont elle est cependant séparée par un bras de mer très étroit. II s'y est établi une colonie de Bouguis.

A l'est de Bo : Manarousa, la plus grande du petit groupe de ce nom, située dans la mer de Celèbes. Nous ferons observer que la plus grande partie de l'archipel! de Soulou pourrait etre rangée avec ces Iles, Voyez à la page 1189,

Au nord de Bornéo : CAGa ya x (Cagayan Jolo, Soulou) c’est l'ile principale du groupe de ce som, qui dépend du sultan de Soulou. Elle est habitée per des Bissagos, et sert de repaire aux pirates qui infestent ces parages.

BALAMBANGAN, petite, mais avec un port ex.

cellent, et renommse par la destruction des deux établissemens anglais en 1774 et 1808.

Archipel des Philippines. :

Nous proposons de subdiviser en quatre mao et et d’une fraction dans le sections 3 groupes, les nom- nord-est de Luçon, les Espagnols sont les breuses Îles que depuis quelque temps les maîtres de cette importante partie de la pluscélèbres phes s’accordent à dé- Malaisie. Elle relève toute du capifainesigner sous cette dénomination ; ces grou- général de Manille, dont dépend aussi pes sont: l'archipel des Philippines l'archipel des Mariannes dans la Polyproprement dites ; l’êe Mindanao, l’ar- nésie. Toutes les îles de larchipel des chipel de Hola (Soulou) et l'ile Paragoa. Philippines sont réparties entre 30 cor- A l'exception de tout l'archipel de Holo, regimientos et alcadias, qui forment de la plus grande partie des dies Minda- autant de provinces décorées de titres

tinuel des ire la qua merce qu grandeur au milieu dont l'une tre la Fit coup plus Fouverne

hiquement de tites; nous ne avoir :

principale du pl des ANAMBAS, e Bougainville.

yat habités par erie. Grandemimata , très > donne le nom je Billiton. Tou-

LOMBO » au mi.

dépendante du e est tres pelile, me un repaire de ieurs cartes moume formant parependant séparée n s'y est établi oon, la plus nom. située dans ss observer que la pet de Soulou îles, Voyez à la

(Cagayan Jolo, 9 groupe de ce e Soutou. Elle en rt de repaire aus

avec un port erstruction des deux a 177 et 1803.

ui forment 5 88 de titres

OCEANIE-OCCIDENTALE oο MALAISIE. 1187 ricurement par des C'est un lieu de promenade très le mauvais tem

diflérens ; la grande ile de Luçon en com prend 17 à elle seule; les autres iles ſorment les 13 restantes, dont Paray en compte 3 et Mindanao autant. Dans ce nombre, on n’a pas compris les Mariannes, qui ne forment qu’une seule province , ni cette partie de Luçon à laquelle on vient de donner le nom de Nuova- Provinocia. Voici les quatre grandes sections de ce magnifique archipel :

ARCHIPEL DES FPHILIPPINES proprement diles, nommé Archipel de Saint-Lazare par Magellan et par plusieurs anciens géograplies. Il se compose d'uu grand nombre d'iles et lots.

parmi lesquelles neuf sont remarquables par leur étendue. Cesiles sont:

LUÇON (Manille); sa surface égale presque celle de toutes les autres iles réunies de cet archipel. On doit y distinguer : la partie soumise aux Espagnols et la partie entièrement indépen-

La Pantin EsPacnozs est divisée en 17 corregimientos, dont les villes et lieux remarquables sont: Man. (Manila), ville industrieuse et commerçante, résidence du capitaine général, avec un port superbe, siluée non loin de l'emvouchure du Passig, au fond de la vaste et belle baie à laquelle elle donne son nom. La ville fortifiée est très petite, mais ses faubourgs sont très grands. En comprenant sa banlieue, comme nous le ferons pour tous les autres lieux que nous altons mentionner, sa population s'élèverait à 140 000 âmes; Manille serait ainsi la ville la plus peuplée de l’Océanie. Elle pourrait à juste titre être appelée la Rome du Monde Maritime par l'importance de sun archevéché, vù sont sacrés les évêques qui ne peuvent aller chercher leurs pouvoirs en Europe.

L'activité, dit M. Perrotet, etle mouvement continuel des embarcations portant d'une rive à lautre la quantité innombrable de bàtimens de commerce qui sont mouillés dans la rade, tout respire grandeur et richesse. La superbe rivière, qui coule au milieu de la viii, la divise en deux parties, dont l’une est appelée sa Vie de Guerre et lautre la Ville Marchande. Cette dernière est beaucoup plus étendue que l'autre, où cependant le gouverneur fait sa résidence. Dans la ville de guerre, les édifices sont plus grands, plus solides et généralement toutes les maisons sont mieux balies que dans la ville mar lande. Tout y est d'une proprelé remarquable. Le fort est bien tenu et forme une espèce de fer à cheval. On communique des deux parties de la ville au moyen d'un superde pon en pierre, dans le genre de ceux de Paris; il est même beaucoup mieux pavé, ainsi que les rues adjacentes, que les ponts et les rues de la capitale de la France. Les maisons sont bà-

lies en pierre de taille et sont toutes entourées

au premier etage d’une galerie fermée de châssis uu écaille de nacre, qui sont construits de manière

à ee que, en les ouvrant, on puisse les glisser sur ls çôlés. Cette galerie est encore fermée exté-

egré

empêche de sortir. Les rues sont droites et fort larges. » Le palais du capitaine général, a cathédrale ei deux des principaux couvens soul les plus beaux édifices. Plusieurs sont très richement décorées. Selon M. Perrotet, devant ces éditices ou sur le côté, est une espèce de grotte taillée dans le roc, dans laquelle se trouve plusieurs rangées de tètes de mort. Manille est le siége d'un archevèché et d'une cour d'appel, elle aun thedtre, un collége, plusieurs écoles et une société patriotique fondée en 1781. Elle possède plusieurs fabriques et quelques manufactures, el ton commerce d'échange est très importaal. Les Chinois et autres habitans des Îles environuantes vieonent y verser les divers produits de leur sol et de leurs manufactures. Les Européens en foat autant de leur côté pour obtenir en échange les objets que leur refuse leur patrie. Mais ce sont surtout les Chinois qui exploitent cette branche de l'industrie, on pourrait presque dire qu'ils font exclusivement le commerce intéricurtanten gros qu'en détail. « Les ‘voitures, dit le savant voyageur que nous venons de citer, sont encore plus eommunes à Manille qu'à Java. On ne sort presque jamais à pied. La promenade a lieu depuissix heures du soir jusqu'à la nuit et plus tard. Les promenades pour les voitures sont au dehors de la ville de guerre. On les voit couvertes à certaines heures comme les Champs-Elysées et le bois de Boulogne des Parisiens, de toutes sorles d'équipages.w

Sur la baie qui forme le port de Manille, on trouve Cavite, place fortifiée, d'environ 6,000 habitans, importante par son arsenal, et autrefois par ses beaux chantiers. Bu acan, chef-lieu de province, ville industrieuse de 17,000 àmes. Ma- LOLOS, avec 31,000 habitans. Vican, chef-lieu de la province d’Ylocos-Sud, siège de l'évèché de Nuova-Segovia , avec 17,000 âmes. Lauac, chefdieu de la province d'Ylocos-Nord, avec presque 34,000 habilans. Nuxva:Cazens, ville épiscopale de 13,000 habitans, chef-lieu de la province de Camarines-Sud, située presque au milieu de la péninsule de Camarines, si remarquable par ses hautes montagnes et ses volcans. Alnav, ville de 13,000 ames, chef-lieu de province; dans son voisinage s'élève le volcan d’Albay. Ta, très gros bourg de la province de Balangns, avec presque 33,000 habitans; dans es environs, au milieu du lac de Taal, est une ile délicieuse, sur laquelle s'élève le volcan de Tual; c’est avec l'Albary et le Mayon, une des montagnes ignivomes les plus actives de l'archipel.

La PARTIEÏNDEPENDANTE 8e resserre tous les jours par les progrès des missionnaires espagnols. Selon M. le docteur Mallat, elle est aujourd'hui réduite à une fraction de l'ile vers le nordest: c'est là, dit ce savant, que viveut plusieurs peuplades noires; ces NecniTos Dec Monte, entièrement sauvages ; de nombreuses tribus de la race malaisienne, parmi lesquelles on range les laonnotes; les Tincuranss, de race mélis, provenant du mélange des Chinois avec les Igorrotes; les Tinguianes se distinguent par leur industrie et

leur activité commerciale ; les Irucaos, les Ganans. les irévipanss, les 1010. 400, et autrestribus plus ou moins féroces. C'est aussi sur le territoire de ces différentes peupiades qu'on recueille la plus grande quantité d'u de /avage.

Les autres iles les plus remarquables de l'archipel sont: SAMAR, dont l'intérieur est habité par des indépendantes. Ca voa ox, ee /dieu de la province de Samar, avec 6000 babituns. Un canal très étroit sépare Samar de 2 dont les Kspagnols ne possèdent que les €

Les iles ZEBU et BOHOL qui forment la province de Zebu. Dans l'ile de Zebu nous nommerons Zzav, ville de 8 300 habitans; c'est la che/dieu et le siège d'un é&veche. NEGROS , dont les

nols ne possèdent que les côtes.

ANAY, qui est une des plus grandes et que nous avons vue ètre partagée en trois provinces, bien que desfractions de l'intérieur soient encore indépendantes des Espagnols ; dans la province de Flavio on trouve les gros bourgs de Xano, avec 17,000 habilans, el Cananaruan avec 16,000, Cette province, dit M. le docteur Mallat, est une des parties les plus industrieuses de l'archipel ; on y ſabrique les pigna et les synamais, étoiles tissées avec les filamens de feuilles d'snanas et de palmiers, avec un peu de soie: c'est un objet d'un grand commerce dans tout l'archipel.

MINDORO, encore trop peu connue, et dont une très pelite partie seulement est soumise aux Espaguols; on y trouve Cazapan , ville d'environ 2 800 habitans, résidence de l'alcade. Nous ferons remarquer que c'est dans cette grande ile que les premiers marins prétendirent avoir trouvé des hommes porteurs d'une longue queue; fable répétée par plusieurs géographes et mème par des naturalisles.

Le GROUPE DES CALAMIANES, dont les ſles principales sont: Buswagan, qui est la plus prande, et Calamiana, où se trouve le vil.

age de Cuzionc,résidence de l'alcade de cette province, dont dépend aussi le petit établissement voisin fondé par les Espagnols sur l'ile Paragoa ou Palaouan. Voyez. à la page suivante.

Le petit GROUPE DES BABUYANES au nord de Luçon. II dépend des Espagnols; Babuyan et Calayan en sout les iles principales.

.Le GROUPE DE BACHI (Bashee) situé au nord du précédent:et sur les confins de l'Océanie et de l'Asie, II est formé par plusieurs peliles lies, re- Sies par des chefs indépendans, à l'exception de celle de Graflon, où les Espagnols ont un petit établissement. Bayat (Orange) Batan (Monmoulh) et Bachi (Bashee, Chevre, Goat) sont les autresiles principa’es.

LILB MINDANAO (Magindanao, Melindeno), une des plus grandes de la Malaisie et la seconde, pour l’élendue, de cet archipel, Elle se partage de la manière suivante :

k La PARTIE ESPAGNOLE comprend trois pe- Uls territoires séparés l’un de l'autre: ils forment troispetites provinces dont les alcades sont sous les ordres du gouverneur de Samboangan. Les

chefs-lieux de ces districts sont: SAMBOANGAN, :

sur la pointe sud-ouest de l'ile, ville de 8 600 babi-

OCEANIE.

tons, résidence du gouverseur ; c'est la fortifiée des Philippines, après Manille, et le lieu de tion pour les criminels de cel archipel. Magis, prerque au milieu de la côte septentrionale et sur la béie de Panguil ; et CanaGa, sur la côte orientale,

La Pantin Inpérsnnanre comprend que toute l'ile; elle est partagée en Etats, dont le plus puissant eñtleroyaume de Min da nao, qui embrasse presque toute la côte sud et sud-oucst et la plus grande et la meilleure partie de l'ile; on dit que le petit groupe de Mengis dans l'archipel des Moluques en dépend aussi. Seuancan, ville d'environ 10 000 habitens, est getuellement la résidence du sultan, Leshabitans de ce royaume, ainsi qe ceux de la confédération des Illanos, sont des corsaires très entreprenans, mais peu redoutables.

La Confédération des Ilan, formoe par les possessions de seize petits sultans et de dix-sept chefs; son territoire s'étend à l'ouest du royaume de Mindanao. Mamancan, Taraan et Tacuuo, sont de gros villages, dont chacun a un port, La Partie indépendante de la côte occidentale; cette partie de l'ile est occupée par des tribus sauvages.

L'ARCHIFPEL DE SOULOU, formé par un grand nombre d'iles; il est subdivisé dans les trois groupes de Holo, de Taouilaoui et de Bassilan, qui prennent chacun le de leur ile principale.

Son ensemble forme èe qu'on appelle le roy au-

me de Holo ouSaulou,dont on prétend que

le sultan règne aussi sur le groupe de Cagayan, sur quelques points de l'extrémité septentrionale de l'ile de Bornéo et sur une grande partie de l'ile Paragoa. On peut regarder cet Etat comme l’4/gérie de l’Océanie : tous ses habitans sont adonnés à la piraterie. BEWAN, dans le 8 sur l'éis de Holo, est la résidence du sultan; c'est une ville de 6000 habitans, la plus commerçanie de l'archipel.

L'ILB PARAGOA (Palaouan, Palawan). C'est une des plus grandes de l'archipel, mais aussi une des moins connues. Tout l'intérieur est occupé par des peuplades indépendantes ; une grande partie des côtes parait étre soumise au sultan de Halo; les Espagnols n'y possèdent qu'un petit district 7 la côte nord- est, où se trouve le poste de Tar-

Av.

Les Philippines furent soumises plutôt par la douceur de la religion que par la force des armes; elles forment pour ainsi dire une gr'ande oasis catholique au milieu des nombreuses nations boudhistes, malomélanes, païennes, qui, avec quelques croyans des églises protestantes, les entourent de toutes parts. La nature semble avoir traité Wee une prédilection toute particulière celte partie du Monde Maritime. Ses montagnes, que nous avons vues offrir quelques pics volcaniques très remarquables, renſerment en abondance les plus précieux des métaux et les plus utiles, l'or et le fer; les produits du sel y sont admirables :le coton, par sa blancheur et sa finesse, est préféré à tous ceux de l’Ancien-Continent ; le sucre, dilon, y donne au cultivateur 90 pour cent de bénéfices; et le is près de cent fois la semence; le café

tions prin navigate:

ce sont:

Tasman d’'Arnhei grand go Galles d Terre de Terre de côte mérid de la côte

ano. fortits sultans et tend à l'ouest AN, Tara et à chacun a un ante de la tie de l'ile est

né pat un grand des trois grou- Bassilan, qui ile principale.

elle le roa Lon prétend que upe de Cagayan, e septentrionale de partie de l'ile tat comme 1. 4l.

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OCEANIE-CENTRALE ov AUSTRALIE. 1

el lo cacao y rivalisent avec les produits de Moka et de Guayaquil; la cannelle y ervit à l'élat sau-

v * en abondance, etle tabac y est d'une excellente et s'y récolle en grande quantité, landis que l'indigo y en r à celui de java, de la Chine et du . Nul doute que cet are hipen, placé entre „ Boraéo et les Moluques, avec des ports

+ habité une populalion gebreuse et d'une indusinelle remsrqua ble, pour peu — —

AUSTRABLE ou OCÉANLE CENTRALE.

Posrrion ASrRONOMIQUE. Longitude orientale , entre 11n° et 181°, Latitude , eutre 1° boréale et 56° australe.

Davision. Dans l’état actuel de la géographie et en attendant que de nouvelles explorations viennent lever les doutes et

1228 — des lacunes , ade .

rons en neu ues celle partie de Feen . ——— par celui qui embrasse le Continent-Aus-

tral ; c'est le plus grand de tout le Monde- Maritime.

Australie ou Continent Austral.

L'AUSTRALIE proprement dite, nommée NouveLze-HOLLANDE, est, comme nous l’avons dit ailleurs, trop grande pour étre an, pere les iles; nous en avons fait un Continent que nous avons proposé de nommer CONTINENT-AUsrRAL. On ne connait encore que les côtes et une partie de son intérieur. Les Anglais sont les seuls Européens qui y aient fait des établissemens. Déjà ils ont fondé des colonies sur ses quatre côtes ; celles de la côte orientale sont même assez rapprochées et s’étendent assez dans l’intérieur pour former la vaste région qu'ils appellent Nouvelle-Galles-Méridionale, et qu’on pourrait nommer plus convenablement Australie - Méridionale et Australie- Occidentale. Il n’y a encore sur la côte du Nord qu’un faible établissement permanent, noyau sans doute de lauséralie- Septentrionale. Nous n'avons rien à ajouter à ce qu’on a dit dans les articles ethnographie , religion, gouvernement, eic., sur les faibles tribus sauvages et abruties qui errent dans les vastes solitudes de l’intérieur du Continent-Austral. Mais nous ajouterons les dénominations principales données à ses côtes par les navigateurs qui en ont fait la découverte; ce sont : Nouvelle-Hollande et Terre de Tasmann sur la côte nord-ouest’; Terre Arnheim, entre la précédente et le grand golfe de Carpentarie; Nouvelle- Galles du Sud, toute la côte orientale ; Terre de Grant, Terre de Baudin et Terre de Flinders, la partie sud-est de la côte méridionale; Terre de Nuyts, le reste de la côte méridionale; Terre de Leeu-

win, d'Edd, d’Endracth, de Vlaming et de Vite, la côte occidentale. Eu égari aux divisions administratives actuelles du Continent Austral, au grand voisinage de.

la Diéménie et à la petite étendue de cette dernière , nous proposons de partager l'Australie proprement dite en Continent Austral et Dépendances Géographiq

Le CONTINENT AUSTAAL offre aujourd'hui quatre divisions administratives principales , qui correspondent à ses grandes divisions géographi ques.

L'AUSTRALIE ORIENTALE ou la NOUVELLE:

GALLES-DU-SUD, Elle occupe la cote orientale s'élendant du cap York sur le détroit de Torres à celui de Wilson sur le détroit de Bass. La partie qui environne Sydney immédiatement est partagte en 20 comtés. Tout le reste de cette vaste région, depuis 1839, est divisé en 9 districts, dont les deux plus importans sont le district du Port- Macquarie et le district du Port-Phillip. Noics leurs villes les plus remarquables :

Sinnerv, située sur le port Jackson, un des plus beaux du monde; c'est le chef-lieu du comité de Cumberland, la résidence du gouverneur général, de l'évèque anglican et du vicaire apostolique ; bien que fondée en 1784 seulement, elle est la plus ancienne ville du Continent-Austral , et la ville la plus industrieuse, la plus commerçante et la plus peuplée de toute l'Océanie-Centrale et Orientale; elle compte déjà 26,000 âmes ,.et elle a une nombreuse marine marchande à voile et à vapeur , et de beaux Chantiers.

La principale rue, George's street a plus d'un mille de longueur à partir dela rade; elle est coupée.à angles droits par les rues qui se développent sur les coteaux ; les autres lui sont parallèles. A l'est est le quartier le mieux habité; à l'ouest le quartier des Rocks renferme le plus grand nombre de vieilles maisons et de cabarets. Sydney est

; ke vif 4 er!

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