POSSESSIONS DES EUROPEENS
volcan, remarquable par ses petites dimensions.
I. II Pans I. qui pendant ces vingt dernières années a valu aux Russes l'honneur d'avoir deben terre 1 globe 5 plus N
reonstasce qui nous avait à l'appeler la Thule austrôle. .
Les on awrancrigues. Nous proposons de nommer ainsi les iles entièrement perdues pour ainsi dire dans l'immensité de l'Océan, entre le 40° méridien à l’ouest de Paris et le 80‘ à l’est. Nous les nommerons en allant de l'ouest à Fest:
I. In Samr-Pixuax, nommée Géorgie Austra le par Cook, qui la visita un e apres La Roche qui l'avait découverte; c'est une des plus grandes terres de cette division ; sen solitudes glacées ainsi que celles des suivantes ont valu des sommes considérables aux marins qui les ont fréquentées..
L'AncHirez ne Sanowica, dont Tie Bristot passe pour la plus grande; c'est à cet archipel
qu'appartient le groupe du Marquis de
Traversay,remarquable par le volcun de
aur es correspond de la Cir- Le kr. Q au
concision des anciennes cartes. 7"
Les petils Grourzs du Paincr-Eveuann et de Csoter (Marion). 1
Lx Kencuzuzen, nommée [le de ld Désolation par Cook, avee des ports excellens ; c'est la plus grande terre connue de celte division après l'ile St-Pierre.
Lepetit Gnours de Sam- Paul elde Sainr-Pirans (Amsterdam), situé presque à égale distance des extrémités méridionales de l'Afrique et de “Auslralie; il vient d'acquérir une certaine importance par le projet du gouvernement néerlandais d'en faire une des stations intermédiaires pour la navigation à vapeur, qu'on va établir entre le royaume des Pays-Bas el ses magnifiques colonies Otéaniennes.
POSSEISLONS DES BUROPÈENS DANS L'OCÉAN.
Cinq nations de l’Europeontseules fait des établissemens dans cette partie du monde:
les Portugais, les Néerlandais, les Bspagnols, les Anglais et les Français, Aujourd’hui, ce sont les Néerlandais qui
ent les contrées les plus riches et les plus peuplées ; c’est la nation prépondérante de l'Océanie. Les Anglais dominent sur les plus étendues, mais les moins peuplées. Les Es agnols régissent la plu:
grande parlie du superbe archipel des hi · lippines et celui des Mariannes; la population de leurs possessions n’est inférieure qu'à celle des possessions néerlandaises.
Les Portugais ne possèdent plus que les débris du vaste empire fondé dans l’Inde et la Malaïsie par Albuquerque et ses vaillans successeurs pendant le xvi° siècle.
Les FAQ viennent de s'établir dans les deux archipels de Mendana et de Tahiti et ont une station navale dans la Tasmanie.
Voici les pays différens qui forment ces cinq divisions politiques du monde maritime :
caanis-némaLawnaiss. Celle partie de la monarchie Néerlandaise comprend les plus belles el les plus importantes contrées de la Malaisie, savoir : l'ILe bz Java, décrite page 1177, avec l'ile de Madura : la plus grande partie de l'ile de Su- TRA (page 1170) et de CELEBES (page 1183), une grande partie de celle de Bonxéo (page 1184) et de l'ARCHIPEL DE SUuBAVA-Tinon (page 1180); enfin presque tout l’Ancuipez DEE MOLUQUES (page 1180). Comine suzerains du sultan de Timor, les Néerlandais possèdent dans l'Australie une fraction de la Parovasig OdcibENTALE (pge 1192) et les lles
Papouas. Batavi a, dans l'ile de Java, est la capitale de toutes leurspossessions.
aan. Cette portionde la monarchie Espagnole comprend la plus grande partie de l’Ancnipez ons Pun irres proprement dites (pages 1186) ; une petite partie de Mixdanao (page 1188) et une fraction de celle de PArnAGOA (page 1188). Tous ges pays appartiennent à l'archipel des Philippines Dans la Polynésie, les Espagnols ne possèdent que le petit AnCHIPEL DES MARIANNES (page 1197). Manille, dans l'ile de Luçon est la capitale de toutes leurs possessions.
OcÉANIS-aAnNaLass. Celle vaste partie de la monarchie Anglaise comprend tout le Conrinanr- Aus raab, bien que la partie réellement colonisée ne soit qu'une fraction de cette terre immense (page 1189); la DAT NIE (page 4191); le groupe de Norfolk (page 11956); la Tasmanir.
(Nouvelle-Zélande) (page 1195). Les Anglais, ainsi que les Anglo-Américains, entretiennent des relations commerciales avec les insulaires de Hawaii (Sandwich), de Tahiti (îles de la Société), de Viti (Fidji), de Mendana (Marquises) et d'autres parties del'Océanie. Sydney, dans la Nouvelle-Gallesdu-Sud, pourrait être regardée comme la capitale de toutes leurs possessions , bien que les gouverneurs de l’Australie-Méridionale, de l'Australie- Occidentale, de la Diéménie et de la Tasmanie, ne relèvent pas de celui qui réside dans cette ville. ocÉANIS-PORTUGAISE. Celle partie de le monarchie Portugaise ne comprend actuellement que la partie nord- est de l'ile de Tiuon et les deux petiles iles de SannAO (Adnara) et Solon (page 1180). Nous sommes assurés que l'établissement de Larantuca, dans la grande ile de Flores, est abandonné depuis quelques années. Dillé (Diely), sur la côte septentrionale de Timor, est la capitale des possessions Portugaises. Son gouverneur relève du vice-roi qui réside à Go dans l'Inde. Voyez àlapage 812. 70 49%.
am- nan. Ceite partie de la monarehle Française ne comprend encore que l'An- CHIPEL DE Gr (page — part hi
1204) a e en „ Aa stalicn militaire d'Ananoa dans la Tasmanie
VABBIAU STAUISUIQUS DA eg.
Ce que nous avons dit dans l’introduc lion au tableau statistique de l' Afrique doit être appliqué à celui que nons allons offrir de l'Océanie. Ici, nous n’avons meme rien à dire sur les revenus ni sur les armées, car, nous n'hésitons pas à Pavouer, nous ne savons rien. Nous avons déjà dit dans l'introduction au lableau statistique de l’Asie, ce qui concerne les forces navales des principales puissances Océaniennes, et à la page 1:05, nous avons cité d’autres estimations faites par M. Morinean, qui diffèrent peu de celles du capitaine Beechey. Four ceux qui ne sont pas étrangers aux sciences auxilisires de la géographie, la surface du Monde-Maritime, à l'exception des Terres Antaretiques, offre bien peu de dontes, et les différences dans les évaluations qui pourraient être émises par des'géographes consciencieux ne sauraient être qu extremement petites. Elles seraient toutefois énormes si, imitant le procédé de certains auteurs, qui exploitent les travaux de leurs prédécesseurs sans les citer, on reproduisait aujourd'hui les estimations ſaites, il y a quelques années, par deg savans très distingués, sur les documens dont ils pouvaient disposer alors. Hassel, har exemple, basant ses calculs sur des cartes évidemment anciennes, porie dans ses derniers ouvrages à 602 milles carrés allemands la surface de ue Mindoro, et à 197 celle de Masbate.
Le docte Berghaus, dans le mémoire qui accompagne sa belle carte des Philippines, réduit cependant, et avec raison, la première à 190 et la seconde à 57 ; diminuant ainsi Mindoro de plus de 2/3 et Masbate de presque 3/4. Les mémorables explorations de Freycinet, Duperrey , Lutke et d'Urville ont rendu le vaste archipel des Carolines, naguère encore si imparfaitement connu, une des parties les mieux décrites de la Polynésie. On a lieu donc de s'étonner , quand on trouve dans des ouvrages récemment publiés, la reproduction des évaluations de Hassel, qui en
OCEANIE.
mens du. mémoi
du Sud 1196). Peut-être faudra-t-ilajouter le petit AncsiPez De GAA (page 1207), dans les Sporades Méridionales. Suivant toutes probabili- Us, Pape ld“, dur l'ile Tahiti, sera la résidence du gouverneur.
ris lu surluce jusqu’à 350 milles carrés Ni omagne, w Litke a démontré cependant qu'elle ne huuvait pas meme atfeindre 18 4 ces un. Ajoutons encore qu'en y comprenant :: surface de Gouap et celle du groupe de Pally, exclus des calculs du savant marin russe, elle ne saurait sans exagération ètre portée au-delà de 23. Voici donc une évaluation du statisticier allemand et qe ceux qui l'ont copié sans le citer, qui est plus de quinze fois plus forte que l'évaluation réelle!
Les cn Nines de milliers et les millions &’habitais que quelques géographes et des
ersonnes étrangères à la géographie et à la statistique continuent encore d'assigner à plusieurs parties de l'Océanie, nous engagent à|\ extraire gens frag-
sur la population du globe, destiné à paraître avec notre ta- Beau physique, moral et politique des cinq parties du monde. Ils indiqueront au lecteur le degré de confiance que méritent des calculs aussi exagérés.
Deux causes principales produisent les contradictions si fréquentes que l'on rencontre dans les traités de géographie sur la ane de l’Océanie.La manière dont on détermine ses limites ; la manière dont on estime sa population. à
Les enterrer par la première cause sont prodigieuses. En admettant } même les évaluations de Hassel, la population de l'Océanie surpasserait de 20,304,00 celle que ce slatisticien lui assignait en 1828 ; car, d’après les limites qu’il lui donne, elle n’aurait dû avoir que 2,688,000 habitans, tandis que, d’après celles que nous lui assignons avec Malte- Brun, Walckenaer, Brué et tous les géographes français, elle en aurait 22, 902, 000. Voyez aux pages 30 et 37. a
Nous manquons d'espace pour signaler à l'attention du lecteur toutes les différences qui existent entre nous et les autres géographes. Nous nous bornerons à quelques-unes qui sont les plus frappantes.
Hassel, et un grand nombre de géogra-
nous Com
nilles carrés émontré ceas même atutons encore e de Gouap et clus des cal- „elle ne sauortée au-dela ation du staqui l'ont copie e quinze fois bellet et les millions ographes et des géographie el à encore d'asside l’Océanie, quelques fragpopulation du avec notre taet politique des 1fs indiquerom fiance que méri-
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ombre de gèogra
os gels 7 ra et Ce- „ ns ue nous devions à l LM. le de.
ron Van der Capellen , avant-dernier
verneur-général de l'Océanie-Hellandeise, f
nous avaient démontré 8 on 10 trompe en nt au-delà 000, 00 population be Sumatra an dede 200,00 ce au-dessus de
celle de M. Van der Capellen, prouvent sans réplique, combien était dans l'erreur Bertuch, qui, en adoptant l'opinion généralement suirie par les phes, n’accordait que 2,100,000 habitans à l’ile
de Java, y compris celle de Madura. Ce- 3
pendant, dès l’année 1816, lorsque, nous trouvant à Venise, nous ne pouvions pas avoir connaissance des recensemens exécutés par Raffles en 1815, nous avons prouvé qu'il fallait augmenter de beaucoup la population de Java, à laquelle nous accordions 6, o, oo d’habitans.
Les listes de population pour l’année 1840, que nous avons sous les yeux, démontrent combien nous étions loin d’avoir exagéré la population des Possessions Néerlandaises. )
Les communications obligeantes de M. le capitaine de Freycinet, ainsi qu'un mémoire manuscrit, rédigé par un des derniers gouverneurs de l’Océanie-Portugaise, et que nous avons eu entre les mains durant notre séjour à Lisbonne, nous ont mis également en état de rectifier l'idée erronée que Pon avait généralement sur la population de l'ile de Timor.
Les listes des familles soumises au éributo oflrent un moyen approximatif d'évaluer avec une certaine exactitude le nombre d'habitans de l’Océanie-Espagnole, qui pour l’agglomération de la population se range immédiatement après l’Océanie- Néerlandaise. Un voyageur français, M. le docteur Mallat, qui, depuis plusieurs années , éside à Manille en qualité de médecin en chef de l’hôpital civil de cette métropole, et qui, depuis longtemps, s'occupe d’un grand travail sur les Phià es „sur lesquelles , pendant son long
jour, il a rassemblé une foule de documens précieux et nouveaux, a bien voulu nous communiquer les listes qui se réfe-
STATISTIQUE DE L'OCEANIE. vaut
et 072 adoptés par 1 et admettant, avec M Mallat, celui de 5 par famille, nous trouvons pou
population de à celle qu’on s'accorde à donner à cet ar-
re- chipel. Cette augmentation vient à l'appui
de nos calculs, et démontre combien nous étions loin d’exagérer le nombre de ses babitans, bien que nous l’estimions beaucoup plus haut que tous nos prédécesseurs. nt notre estimation sur les listes de 1818 , les plus récentes que nous sédions, nous ne l'avons évaluée qu'à 00, 000 âmes, pour la fin de 1826, dans le tableau statistique de l’Europe. Mais la population considérable donnée par les listes de M. Mallat exigerait qu'on la portât encore plus haut pour la fn de 1826, année à laquelle se réfèrent tous les élémens des tableaux statistiques de cet ouvrage.
La population de l’Australie est encore plus difficile à déterminer que celle des deux autres grandes divisions de l'Océanie.
Les notions que nous possédons jusqu’à ce jour sur le Continent-Austral ne permettent pas d'évaluer, même approximativement, sa population indigène, Cependant, si on voulait calculer celle de la pes qui reste encore à explorer d’après es régions que nous connaissons, on ne saurait arriver à des résultats très différens de ceux auxquels nous avons cru pouvoir nous arrêter dans la Ba/ance politique du Globe. Mais il en est tout autrement de la population d’origine européenne ; elle augmente rapidement par une immigration immense, et par l’excédant des naissances sur les décès. Aussi n’admettons-nous pas les chiffres offerts
dans uue récente géographie, où la popu-
lation de la Nouvelle-Galles du Sud est portée à 65,000 individus pour 1840, lorsque pour l’année suivante des documens officiels la portent à 118, 300.
Nous ne connaissons encore qu’une lisière le long des côtes du Continent-Austral (Nouvelle-Hollande), et une très
etite partie de son intérieur. Hassel conjecturait, il y a quelques années, que, malgré sa grande étendue, on ne pouvait lui accorder une population indigène que
d'environ 100,000 âmes. Plus tard, en 1828, il attribuait an continent et aux îles ui en sont le plus près, 200,000 habitans.
me il n’est question que d'une très te somme répartie sur la totalité de ’Océanie, hous croyons qu'on peut admettre sant grand incouvénjient cette faible population. Tout ce que l’on en connaît jusqu'à présent paraît venir à l'appui de l'évaluation du savant statisticien allemand. Aussi, c'est en évaluant si bas le nombre des indigènes indépendans perdus dans les vastes solitudes de l'Australie et de la Diéménie (Van-Diemen), que nous avons estimé à 100,000 la population de l'Océanie - Anglaise. Les renseignemens nous avons recueillis sur les peuplaes indigènes nous font regarder cette somme comme le maximum ; car, à la fin de 1826, le nombre de la population civilisée ne s’élevant qu’à 46,000, le reste présenterait celui de la population sauvage, ce qui, quelque grande que soit l’étendue de l’espace sur lequel on la suppose errante, nous paraît encore trop grand.
M. James Bischoff, dans son Sketch of the History of Vun Diemen's Land, u'il a publié il y a quelques années à Londres, n’estime qu’à 600 le nombre des indigènes errant dans les solitudes de la Diéménie, Actuellement cette partie de la population de l’Australie-Anglaise s'élève à 600,000 âmes. On connait les motifs qui nous obligent à ne jamais dépasser ans les tableaux l’époque normale de 1826. Nous remarquerons seulement que dans ce nombre les femmes ne figurent que dans la proportion d'un cinquième, ce qui n’a rien d extraordinaire lorsqu'on pense à la manière dont cette colonie a été peuplée.
Les renseignemens que nous devons à 2 des officiers desexpéditions e MM. les capitaines Duperrey et d'Urville nous ont engagé aussi à diminuer de beaucoup le chiffre des populations excessives que les géographes, d’après Hassel, accordaient à la Papouasie (Nouvelle- Guinée). a La Tasmanie (Nouvelle-Zélande) aurait, selon M. Williams, 500,000 d’habitans, et 250,000 selon d’Urville ; M. Polack, dans un ouvrage publié à Londres en 1840, la réduit encore à 130,000.
Dès l’année 1816, nous avons signalé les exagérations relatives aux populations des principaux archipels de la Polynésie,
OCEANIE.
Les missionnaires anglais ayant compté ter en 1797 les habitans de Tahiti, n’en trou. vant vèrent que 16,060, ay lieu des 180,000 que rl Forsteravaitassignésàcetteile. Dapreès les rei rapports de ces mêmes missionnaires, tout en ex l'archipel de Tahiti (de la Société) propre- indie ment dit,nerenfermait,en 1818,que 18,900 habitans, dont 8,000 à Tahiti, assel, en s'appuyant sur les calculs exagérés faits par King en 1779, et depuis par Johnson, assignait, dans ces dernières années, à 'archipel de Sandwich ou de Hawaii, tantot 400,000 habitans, tantôt 740, 000, évalua.
tions quiétaient aveuglément 1 * par resque tous les géographes allemands, rançais, vs br etdes autres nations. Selon M. lecapitaine de Freycinet, cet archi. Daus, renſermait 204, O00 hahitans. M. Gilbert ace arquhar Mathison, qui a visité ces iles ne PA en 1822, ne porte eur population totale ARLES tout au plus qu’à 150,000 Ames; et M. El- nain d lis, le savant auteur des Po/ynesian Re- rl searches, qui, par sa position, peut asseoir L son jugement mieux que tout autre voya- un geur, réduisait, il ya quelques années, ce Cons, nombre à 130,000; c'est celui que nous zin, et avons adopté d ener,
la Balance politidu Globe, et qu) nous e ii
cet ouvrage, malgré les estimations exagérées de quelques auteurs aussi étrangers à la géographie qu’à la statistique,
L’archipel de Mendana, dont la ” vi tion totale a été fort exagérée, o LA vd le nombre des habitans de l'ile Noukahin les disparates les plus extraordinaires, Nous voyons Porter l’élever de 80, 000 plus de 100, oco d’après le nombre des guerriers; Krusensternlaréduire à 12,000, tandis que de nos jours les auteurs de la savante monographie publiée sous le titre:
Les ties Marquises, etc., la baissent avec raison à près de 8,000, nombre que le commandant Dupetit-Thouars croit pouvoir réduire même à 5 ou 6,000:
Nous ne quitterons pas ce sujet sans ajouter qu’un savant marin, M. le capitaine Beechey, réduit à quelques centaines, les milliers d’habitans que les:géographes et les statisticiens se plaisent à donner à certaines des iles de l’archipel de Paumotou, dont ils portent la population totale jusqu’à 100,000 Ames! nombre, selon nous, plus que décuple de la population réelle de ces Uots. 5
Toutes les recherches que nous avons fai:
tes sur le nombre des habitans de l’Océanie. etl'ex amen des faits rassemblés jusqu'à
es allemands, es nations. Seinet, cet architans. M. Gilbert ppulation
1 z ei M. H- >olynesian Reion, peut asseoir tout autre voyaiques années, ce celui que nous lance politique produlsons dans estimations exa-
à la statistique,
pu 6,000:
narin, M. |
surs aussi étran- „ dont la 8 0 „ le le Noukahin extraordinaires.
lever de 80, 000 xs le nombre des aréduireà 12,000, les auteurs de la hbliée sous le titre:
la baissent avec 0; nombre que le houars croit po-
bas ce sujet sans e capiquelques centaines.
que les-géographes aisent à donner à archipel de Paumoa population totale ombre, selon nous,
opulation réelle de
ue nous avon Lbitans de l’Octas rassemblés jusqu à
STATISTIQUE DE L'OCEANIE.
t, paraissent nous autoriser à lui Allemands appellent Australie, ph An-
attribuer 20, 300, 000 mes. Le tableau sui- glais, ainsi que les géogra nations , Australie ou Terres-Austreper les géographes et les voyageurs. Afin les. Ce tableau — des
vant offre les principales opinions émises rendrela com non moins rema
us facile, nous en excluons toute la Malaisie (Archipet- nous avons signa indien), et nous nous bornons à ce que les ties du monde.
TABLEAU COMPARATIF
DBS PAINCIPALES OPINIONS ÉMISES SUR LE ROMBRE DES RABITANS DE L'AUSTRALIE,
FU Habitons, ALBI en 1828 dans la Balance Politique du Globe..,.,....,.,.,,.,,.,,, Aue 4 140 sh 1 NT N 9 ie 175 Er
sicæAnD , dans l'édition de la Géogra e en 0 1 .. . . % 2,000,000 rain, en 1811, et Garrrri, dans — Dictionnaire en 1844. 2,000,000 CnanLes Julius BEnaivs, en 182 0000000 „ 2,800, 400 Hassez , dans le F'olistaendiges Handbuch, en 1635. . . . . „ 2.620.000 DENAIX , en 16e * Fur 2,076. 400 Hassec , dans l'éimanach de 1828. Dab, son successeur, dans celui de 1832, ei l°4/:
de Gotha de 18299992 ,688,000
SCHNABEL, en 1831, dans la 7° édition de Cale. ERPREER 2. 700% 00 Bunt, en 1819, dans la 2° édition du Compendio di GeographMG . f 800, 000 Le Conversations Lexicon, en 1877 8,700, 000 Srain 5 en 1626 . 2 2 „ „ „ %% „%% „„ „% „„ „6 6 6292 „ „6 „ 0... 9,712,800 VoLNÉY, en 100. n Éd es ee Se M ee 8e 00 0114 + 6,000, L'Oriental Herald, en 1829,.......,.. i „eee 8,000, 400
tur les évaluations admises dans le ta- lation
ne les évalue communément, et que la nous avons
pulation de ces deux états.
ner les limites de leurs possessions en
Guinée) à la monarchie
AE que
autres par-
Nous ajouterons quelques observations Nous avons cependant augmenté la popul’Océanie-Espagnole, comme beau suivant et sur les différences qu'el- aussi celle de l'Océanie-Anglaise, parce les offrent avec les nombres adoptés dans que nous avons tenu compte des faibles la Balance politique du Globe. D'après tribus indépendantes qui errent dans les les relations les plus récentes, il parait vastes solitudes que les Anglais regardent que les possessions du sultan de Bornéo comme comprises dans les limites de leur sant beaucoup plus considérables qu'on territoire. Dans les chapitres précédens, nosdoutes, et notre partie de cette grande ile dépendante du manière de voir sur ce sujet. Nous croyons sultan de Soulou a été beaucoup diminuée inutile de rappeler au lecteur que tous les depuis plusieurs années. C’est pourquoi chiffres que nous lui offrons nous avons modifié la superficie et la po— bleau suivant ne sr" et ie que de ,] pies approxima ions. Malgré Si Pon voulait appliquer avec rigueur leur imperfection, elles sont toujours préax possessions des Européens dans l’O- férables aux calculs hasardés et aux exatanie le principe employé pour détermi- de ace en plus ou en moins, faites par es auteurs qui n’ont pas eu pour .
Amérique, on devrait donner presque de leurs calculs les conseils et les docubute la grande ile de Bornéo et une mens que nous devons à nos illustres et grande partie de la . ve (Nouvelle- savans collaborateurs. Remarquons seuéerlandaise , et lement que les États portés dans le tableau but le Continent-Austral (Nouvelle-Hol- comme Puissances Océaniennes devraient. unde) à la monarchie Anglaise. Mais nous disparaître tous, à l’exception du royaunons cru pouvoir sans inconvénient re- me d' Hawaii, tant est grande l’incertiproduire en partie les estimations que tude offerte par leur statistique, surtout ous avons données dans la Balance. par celle du royaume de Mindanao.
ns le tauvent être