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ls des autres Îles.
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ules, et une des plus étendues de la Polyuésie, dont elle possède /a plus haute 9 vd après les pics de l'ile Hawaii, Pant (Paré), Parao (Papava), Matavat (Matavai): Pars - , Parana, Amn, sont les lieux les plus re- J Us tirent 1 leur importance de
et Reiona, enfermés dans un rescif; elle est : vente eee. c'es Le Lage, des Tab vence 3 tiens, qui, dit M. Beechey, vont y rétablir leur santé délabrée et prendre les bains. Il parait, par la relation du voyage de ce savant marin, que plusieurs des îles de 82 Pomotou, et entre autres le Groupe de la Chaine (Chain-isiand,Annas), sont tribulaires du roi de Tahiti.
EIMEO (Moorea), malgré sa pelitesse, est un des points les plus tan de iouis la
Archipel Paumotou
Ce vaste groupe d'iles comprend nonseulement toutes les îles des trois archipels nommés par plusieurs marins et géographes archipel Dangereux, de la Mer-Mauvaise et archipel Méridional, mais aussi un grand nombre d’autres iles découvertes depuis quelquesannées, et qui remplissent les intervalles qui séparaient les trois archipels susmentionnés. Toutes ces Îles sont très basses et offrent plutôt des attolons d’ilots que des iles proprement dites; quelques-unes présentent des formes bizarres qui leur ont valu les noms de l Aro, dela Chaîne, de la arr‘. etc.
Plusieurs sont entièrement dése7 es et les autres ont une population très iuibie.
Les habitans du plus grand nombre ressemblent beaucoup à ceux de l’archipel de Tahiti (de la Société), san: être aussi avancés dans la civilisation, t sans avoir la douceur de leur caracière. Plusieurs sont anner Voici les attolons ou attoles et les îles les plus remarquables dont se compose cet archipel.
L'ATTOLON de LAZAREFF. C'est le plus occidental; il n'a pas d'habitans.
pol SIN eu OCEANIE ORIENTALE. 1203
Polynésie par sa fertig. ses ses deus - TIA — due les missionnaires y avaient établi. Cette île a un des plus hauts pics de la Polynésie.
MAITEA (Dezsena de Osnabruck de Wellis, le Boudoir on le de la Boudeuse de bou-
perlifé HUAHINE, avec un bon port et de hautes mon tagnes volcaniques, et TABOUAI-MANOU , peu importante, sont soumises au roi Haulia.
RAIATEA ou Ulk TKA, une des principales, assez bien peuplée ; elle dépend du roi Tamaton, Ses habitans sont trés civilisés; elle a de fort
eue
TAHAA (Ota), soumise au roi Tenuapeha, est entourée par le mème rescifque Raiates. Ce rescil laisse des ouvertures qui conduisent dans ses
ports et forment presque un allole. .
BORABORA , pelle mais une des plus belles de U „ dont eile possède le meilleur f
nommé Vatrart. Elle a une Raute mo e très escarpée. Cel:: Île, entourée par un attole, L rlagés entire deux chefs nommés Mai et
e Faors.
MAUPITI (Maurus) dépend du chef Taero, et esi remarq:able par son pic ; elle a un port pour de petitr vavires; elle «sb peu peuplée et entourée par un altole.
TUBAI (Moutou-iti). : ‘st la plus septentrionale ; elle est'aussi poiotueuse, et composée d'Uots très bas et boisés.
ou de iles- Basses.
LA i'OLON DES MOUCHES (Vliegen); c'est 1»
plus grand.
L'ILE AURORA (Mallio, Matis). En 1803, ses habitans étaient vassaux du roi de Tahiti,
Le GROUPE DE PALISSER. C'est un des plus grands; il est subdivisé en quatre attolons, dont le troisième est le seul qui soit habité.
Le GROUPE DU ROI GEORGB (Zunder-Grond), où se trouvent deux attolons, Tiouusa, le plus grand, et Ouna, le plus petit. Dans les
rages de Tioukea, on fait la péche des perles. Les habitans de cette ile, quoique ayant embrassé le christianisme, 6 être encore e. du moins c'est ce qui résulte du récit, fait par le capitaine Beechey, de le prise du brick anglais le D s ils paraissent être tributaires du royaume de Tahiti.
Les ATTOLONS DE WITGENSTEIN et de PHILIPS:l'ATTOLON DE LA CHAINE (Chain-Islands, Annaa) ; le caractère entreprenant et maraudeur de ses habitans peut, dit le capitaine Beechey, les faire regarder comme les boucaniers de cetté partie de V Oceanis. NU paraît qu'eux aussi sont vassaux du royaume de Tahiti. L'ATTOLON DU DÉSAPPOINTEMENT ; c'est le plus septentrional,
L'ATTOLON D'HONDEN, vers le nord-est ; c'est le plus isolé dans cette direction.
L'ATTOLON DES DEUX GROUPES (Two groups). 76.
Les ATTOLONS DE I. A HARPE (Bow; Heyou), de GLOUCESTER (Toui-toui), et de la REINE CHARLOTTE. Celui de la Harpe est remarquable par la péche des peries qu'on fait dans ses parages; ses habilans, naguère encore, étaient
anthropophages.
Les ATTOLONS D'EGMONT, des QUATRE FA- CARDINS et du NARCISSO, Les habitans des deux derniers sont très inhospitaliers et sauvages.
L’ATTOLON DE MINERVA, qui correspond
OCEANIE.
aux lies de CLERMONT-TONNRRAR; il a été visité pour la première fois, par le capitaine Duperrey. Ses habitaus, que M. Beechey n'estime qu'à 200, sont très mélangés, et semblent descendre de plusieurs races différentes.
L'ATTOLON D'OSNABRUCX ; le plus méridioual. L'ATTOLON DE HOOD, le plus oriental.
L'ATTOLON ‘MELVILLE , découvert par le capitaine Beechey.
Archipel de Mendana.
Nous proposons de réunir sous-cette dénomination, qui rappelle le nom de celui qui les découvrit, les deux groupes connus sous les noms de Marquises et Washington. Ces iles sont situées au nord de l’archipel de Paumotou. Leurs habitans se distinguent par la beauté de leurs formes et la blancheur de leur teint, quoiqu’on ait exagéré beaucoup trop l'une et l’autre. Ces insulaires ont la réputation d’être de mauvais navigateurs, et sont de cruels anthropophages, qui font souvent la guerre pour avoir des ennemis à manger. Ils sont soumis à plusieurs chefs indépendans les uns des autres; File de Noukahiva parait être partagée entre six. La France vient de prendre possession de cet archipel. Déjà deux établissemens ont été formés dans les îles de la Tahouata et de Noukahiva. Il paraît que cet archipel, dont la surface est évaluée à 376 milles carrés (1, 289 kil.) par M. Vincendon Dumoulin, et la population à 20,000 âmes, formera une division des possessions françaises dans l'Océanie dont le siége du gouvernement sera fixé dans lle de Tahiti. Eu égard aux époques différentes de la découverte des îles de cet archipel, nons de subdiviserons dans les deux groupes suivans :
GROUPE DES MARQUISES (Marquesas de Men-
dans). Il comprend les îles découvertes par Men-
daua, dont les priucipales sont:
FATOUHIVA (Magdalena); c'est la plus méridivnale du groupe et de tout l'archipel.
TAHOUATA (Santa-Christina); c'est la plus fréquentée par les navigateurs, à cause de la belle baie Waïranou (Madre de Dios de Mendana) ; les Français y ont élevé un fort et formé un établissement. .
HIVA-OA (Santa-Dominica, Oevahoa); c'est la plus grande et la plus fertile de tout l'archipel, ei Ia plus peuplée après Noukahiva; elle a des montagnes assez élevées. 10
GROUPE DE WASHIMNGTON. Il comprend les îles découvertes dans la même année par Ingraham et Marchand; ses iles principales sont:
OUAPOU (Adams d'ipgraham; Travenion de Marchand); elle est couverte d'une végétation admirable, et dominée par un grand nombre de pics basaltiques, très extraordinaires par leurs formes élancées, qui les font ressembler à autant d'obélisques ou aux clochers aigus des églises du moyen âge.
HOUA-HOUNA (Ouahougs, Washington; c'est la sixième de tout l'archipel pour l'étendue ; elle est couverte de montagnes et d'une belle végélation. :
NOUKAHIVA (Federal-Tsland d'ingrhaam ; lle Beaux de Marchand). C'est la première pour la population et la seconde pour l'étendue de tout l'archipel ; elle a trois baies superbes : celle de TMo-nas (Anna-Maria de Hergest; Massachuvells-Bay de Porter) est, dit M. Vincendon Dumoulin, un port fortifié par la nature, susceplible de devenir inexpugnable. Les Français viennent d'y construire le Fort-Collet.
Archipel de Hawaii.
Situé près du tropique d- Cancer et à une grande distance au nord-ouest du précédent, cet archipel, connu depuis Jongiemps sous le nom de Sandwich , paraît être destiné à jouer un grand rôle par la bonté de ses ports, par le caractère entreprenant de ses habitans et par la position qu’il occupe sur le grand chemin maritime qui unit les trois mondes. Les : Hawaïiens possèdent une flottille assez bien montée et une petite marine marchande ; ils font des voyages à la côte Nord-Ouest d'Amérique, au Kamtehatka,
à Canton, et visitent quelques ports de l'Océanie. On doit même ajouter que depuis plus de trente années le gouvernement d' Hawaii a fait, par l’intermédiaire des Anglo-Américains et des Anglais, le commerce du bois de sandal avec la Chine.
C’est même à cet arbre précieux qu’il faut rapporter la civilisation actuelle de ces iles; mais cette source de prospérité paralt s’épuiser rapidement, et rien ne semble devoir la remplacer. Les 200 Européens établis parmi ces insulaires y ont introduit les arts les plus indispensables à l’état so-
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POLYNESIE ou OCEANIE ORIENTALE.
rial; les maisons du roi et des pridcipaux chefs sont meublées à l’européenne , et F mb meme avec luxe. Le port eHanarourou, dans l'ile Woahou, station de leurs bâtimens de guerre, est défendu par un fort garni de 30 canons. Les missionnaires anglo-américains, arrivés à Hawaii (Owhyhee) en 1820, ont converti un grand nombre de ses habitans ; ils ont ouvert des écoles qui, en 1826, étaient fréquentées par plus de 1000 enfans, et y ont établi une fypographie où l’on a imprimé des livres ascéliques et d’instruction élémentaire écrits dans l’idiome de Hawaii. Le nombre des écoliers monte actuellement à plusieurs milliers. II y a eu aussi dans ces tles des missionnaires catholiques français, qui y ont fait des conversions. Depuis 1784 jusqu’en 1819 tout cet archipel fut soumis au célèbre Tamehameha 1°" (Tamahamah), que les navigateurs anglais nomment l’Ajfred et le Pierre Ier de l'Océanie. À sa mort, son pouvoir passa entre les mains de son fils Riho-Riho ou Tamehameha II; c’est lui qui détruisit l’idolâtrie et le terrible tabou. Krimakou, son favori et son premier ministre, réussit à s'emparer du furt bâti par les Russes dans l’île d’Atoui, dont le roi tributaire, comptant sur la protection de ces derniers, s’était révolté ; il fit prisonnier Timouri et le fit noyer. Riho- Riho ayant entrepris le voyage de Londres, pour implorer ta protection du roi, dont il reconnaissait que son royaume était vassal depuis la declaration faite par son prédécesseur à Vancouver, y mourut avec sa femme en 1824. Kauikéouli lui succéda sous le nom de Tamehameha III; il sait lire et écrire sa langue, parle un peu Fauglais el sait quelques mots d’espagnol.
Depuis la mort de Tamehameha 1°", le siége du, gouvernement a toujours été à Hanarourou, dans l'ile de Woahou. La marine du gouvernement se compose de 4 bricks de 120 à 160 tonneaux et de 7 petites goëlettes; aucun de ces bâtimens n’est armé. Les bricks, dit M. Morineau, sont commandés par des Anglo-Américains, et font ordinairement (le plus souvent pour leur compte) la navigation de M côte Nord-Ouest et des Californies.
Des goëf@ites montées par des naturels du pays font le cabotage d’une ile à lautre sans donner de bénétices, souvent meme sans aucun but d'utilité. Les marins n’ont point de solde; seulement on
leur distribue de temps à autre quelques pièces de nankin. Le roi, en temps ordinaire, n’a d'autres troupes actives que sa garde, composée d'une vingtaine d’hommes. des dernières classes, nus ou vêtus de quelques lambeaux d’uniformes, armés de mauvais fusils. II y a un arsenal, magasin rempli de fusils et autres armes en assez grande quantité : les États-Unis d'Amérique depnis 1821, l’Augleterre mx 1824, et la France, ont des consuls auprès du gouvernement d’'Hawaii.
Voici les iles principales de cet archipel :
HAWAÏT(Owhyhee; Ovaihi, Oaihé)où le capitaine Cook fut tué parles naturels, le 14 février 1779. C'est la plus grande non-seulement de l'Archipel. mais aussi de toute la Polyaésie. On y trouve : Korai-Hat, ancienne résidence favorite de Tame hameha let. On récolte une immense quantité de sel sur les étangs de son voisinage: elle a beaucoun perdu depuis qu'elle a cessé d'être la capitale du royaume. Kaï-Roua, résidence habituelle du gouverneur de l'ile; un fortrégulier domine la ville et la rade; c’est un des lieux les plus peuplés de l'archipel. KanAKAKOUA, gros village sur la baie de ce nom, avec une maison royale et environ 3,000 habitans. Tiau-TaToua, autre gros village, avec une autre maison royale et un fort. C'est dans cette ile que les Anglais ont établi un consul. Le bon port de Wnyrea a été découvert il y a quelques années sur la côte orientale ; celte ile est aussi remarquable par ses hautes montagnes Mouna-Koha, Mouna-Roa et Mouna-Vororay. Nous ne pouvons nous dispenser de dire un mot des eiaus ou lieux de sacrifice qu'on trouve dans cette lle. parce qu’ils paraissent ètre les constructions les plus remarquables de toute la Polynésie ; ils sont batis en lave. Voici la description de celui de Hukohola, situé sur une éminence dans le district de Towaihae: il ressemble à uue forteresse demantelée ; sa forme, dit M. Ellis, est celle d'un porallélogramme irrégulier, et il a 224 pieds de longueur sur 100 de large. Les murailles, toutes construites en pierre, ont vingt pieds d’élévation, sur six de largeur à leur sommet, et près du double à leur base; du côté de la mer elles n'ont que sept à huit pieds de haut, et sont épaisses en propot-tion; la terrasse supérieure est payée de pierres plates et unies. Dans une petite cour della partie méridionale de l'édifice se trouvait l’idole principale au milieu de plusieurs divinités d'un ordre inférieur. Le prètre, son organe, se plaçait dans un arus, espèce de cage en forme d'obélisque. A l'extérieur et à l'entrée de cette cour, on voyait le rore ou autel sur lequel s'offraient les sacrifices. Vers le milieu de la terrasse s'élevait la maison sacrée du roi, dans laquelle il se tenait pendant la saison de la stricte observance du {abou, et à l'extrémité septentrionale il y avait des maisons pour les prêtres. On avait pratiqué dans les murs de celle terrasse, et dans ceux des terrasses inférieures, des niches pour les idoles en bois. Ce tem ·
OCEANIE.
ple fut érigé par Tamehameba, il y a environ treate-cinq ans. Onze victimes humaines furent sacrifiées le jour de son inauguration, à Tairi le dieu de la guerre. À Buarva, on voyait aussi un autre heiau appelé Kauaikahaora;il avait 160 pieds de long sur 70 de large. Le missionnaire M. Ellis et ses confrères, ont vu d'autres hviaus remarquables et plus ou moins bien conservés.
Dans cette mème lle il y avait deux pohounas ou lieux de refuge, qui rappellent une institution semblable chez les Hébreux et chez plusieurs autres peuples de l'Asie. Le Pohouna, nommé Honau-Nau, aux environs de Hane-KeAve près iu bord de la mer,a 716 pieds de long sur 404 de large, et est entouré de murs de 12 pieds de haut sur 15 de large, excepté du côté du rivage, où il n. a qu'une palissade fort basse, Ces lieux de refuge étaient des asiles inviolables pour le criminel fugitif ou l'ennemi vaincu, et pour les vieillards, les femmes et les enfans, en l'absence des guerriers. Les prêtres qui y résidaient faisaient périr tous ceux qui avaient le malheur d'offenser l'esprit de
Keave. )
MAOUVI (Mowi), où se trouvent les baies de Macunganay et de RanEMA. C'est la plus grande après Hawaii et une des plus peuplées. MOROTAI (Morotay), petite, peu peuplée et sans port.
WOAHOU (Oahu, Ovahou); c'est la quatrième pour l'étendue et la plus importante de tout l'archipel sous le rapport politique et administratif. L'aspect de cette île est vraiment magaifique ; on l'appelle le jardin des ties Sandwich, parce que tous les fruits des tropiques y sont naturalisés, Hananounou (Honolului, petite ville située dans une belle plaine près de la baie de ce nom, avec le meilleur port de l'archipel, est la capitale de ce petit royaume. Deux forts la protégent. L'un, dit M. Morineau, placé sur un petit plateau de la montagne qui fait face au port, est très élevé, et peut battre à ia fois la ville et la rade; il n'est point muré; aucun blanc ne peut en approcher; c'est ld qu'on garde le trésor, qui consiste à ce qu'on dit en 200.000 piastres provenant des économies de Tamehameha ll et de 400,000 francs appartenant à la reine son épouse; il contient 32 pièces de 12 et de 18. Le grand fort, construit par Tamehameha, est placé sur le bord de la mer, à l'extrémité sud-est de la ville; il est muré en terre et a peu de solidité ; la batterie est de 50 canons de tout calibre, depuis 4 jusqu’à 32, tous montés sur des affüts de marine. Les rues, sans être alignées, sont régulières et propres; les cases sont construites avec une sorte d'élégance et couvertes en chaume. On y remarque une seule maison en pierre : c'est le palais du roi, qui fut construit en 1824 par deux matelots français, déserteurs du vaisseau le
Colosse. Cette résidence, dit M. Morineau, n'a
qu'un étage; elle est couverte en bardeaux, et a
deux croisées vitrées sur chaque façade, au pre-
mier seulement. Le rez-de-chaussée consiste en une grande pièce sans meubles, et sert de caserne aux gardes du jeune prince. Un double escalier extérieur conduit au premier, qui contient trois pièces : la salle du conseil, la chambre à coucher du roi et celle de ses favoris. Le lit de Kauikéouli
estformé par 40 ou 6e ualles; ses coussins sont de 5 mousses de . Sur une console, on remar- par que une jolie pendule fra ; à la muraille, lors quelques gravures de fan , françaises et au- nd glaises , et deux bustes dorés, qui représentent trés Riho-Riho (Liolio) et Georges IV. Quelques mai- 0 sons de commerce anglo-américaines se sont éta- peu blies à Hanarourou et y ont ouvert des magasins ses où l'on vend tous les produits de l’industrie de prof leur pays, ainsi que ceux de l'Inde et de la Chine,
les meilleurs vins d'Europe, etc., etc. Le capitaine
Beechey y trouva deux hôtels, où les étrangers
pouvaient se loger commodément et être nourris No en payant un dollar par jour ; il y vit aussi dix à tion douze cabarets où l'on vendait des liqueurs en ces détail. On y avait établi aussi deux jeux de bil- lyné lard. Les maisons des chefs étaient garnies de grap tables et de chaises ; celles de la reine avaient des divis sofas recouverts en soie et en velours. Le jeune M roi a un service en argent et plusieurs autres on objets de luxe d’un prix très élevé provenant terva des fabriques de Londres. Comme le port d’Hana- géog: rourou est la reläclie ordinaire des vaisseaux qui fort vont et viennent de l’Ancien au Nouvéau-Conti- miné nent à travers le Grand Océan, depuis quelque coup temps il est fréquenté, et son commerce a pris une uent assez grande extension. Dans les mois de février, quen mars et avril, il est rempli de navires baleiniers, peupl qui, expédiés d'Angleterre ou de l’Amérique-du- à la Nord pour les mers de la Chine, viennent faire mœur leur première reläche à Hanarourou, où ils re- perme tournent en septembre et octobre passer l'hiver. nous | nage ou se rafraichir.avant leur départ. II en est ales de même desbâtimens de la côte Nord-Ouest et de 1 fes beaucoup d’autres, attirés par la position et les ries | commodités de ce port. Il n'est pas rare d'y lrou- SPOR ver réunis à la fois dans ces mois plus de cin. u'ell quante balimens étrangers. Depuis quelques an- un nées, on y a établi un marché où se vendent les Dares,
denrées destinées à l'approvisionnement des na. vires. Un petit chef est chafgé de prélever pour le roi le dixième du prix de chacun des objets vendus. II n'y a point de douane à Hanarourou ; les bâtimens étrangers paient pour tous droits dans le port, 50 centimes par tonneau et une piastre par pied de leur tirant d'eau. Le. produit de ces droits forme, avee la vente du bois de sandal, Ja presque totalité des revenus du royaume. Cette petite ville compte environ 6,000 habitans; elle possède des chantiers très bien fournis sur lesquels,comme dans tout autre établissement européen de ce genre, des navires de 150 à 300 tonpeaux peuvent être réparés en très peu de temps. On y publie une Gazelte en langue nationale, et depuis 1838, sous le titre de l'Observateur Ha. valen, une revue trimestrielle qui, par la richesse des renseignemens qu'elle contient, promet de devenir pour la Polynésie ce que le Journal publié par la Société asiatique du Bengale a été pour
nales € San-BA SAN-Pen SARES (S aufrefoi SPOR qu'elles principa presque déserte, que; Sa avec les presque REYN, t ceux de pas tato Paques en ce qu tale
l'Asie; elle est rédigée par une sociétég'Européens. 717 „ Le roi voyage à cheval, suivi de ses Courtisans, de . 0 ses gardes et d’une foule de curieux qui vont à gewein U
pied aussi vite que les chevaux. La reine va en voiture, suivie de sa couret de ses serviteurs. Lors: que se présente une montagne, on démonte ls voiture et les naturels la portent par pièces.
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lantzue nationale, et l'observateur Hae qui, par la richesse ontient, promet de que le Journal publié Bengale a été popr sociétégd'Européens.
de ses Courtisans, de curieux qui vont à aux. La reine va en ses serviteurs. Lors:
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POLYNESIE ou OCEANIE ORIENTALE.
qe mi,
éteadue, Elo a 4 régle perten quelque tape N 8 a pes temps Orsqu'elie 2 ur rs 1 el
un royaume et indépendant, Elle n'a pas de bons ports et est
très mon À
. ONIHAU (Oneehow) est petile, basse et bien Lam ce ar parses sg ses fruits et ses nalles. Le capitaine Beeche c'est une propriété du roi. EPS
HOUA, TAHOURA, sont sans . RANAI seule a des cultures.
r pourrait rattacher à cet archipel comme unc DÉPENDANCE géographique les bancs et les ilot dangereux que l'os découvre journellement dans louest-nord-ouest de ses iles principales. Nous cilerons : l'un aux Oiseaux (Birds-Island); le Banc DES . bien Gannnι,,e les lles Pas, Hanns et Nac unn.
Les les MOROKINNE, TAHOUROWA, RANAÏ, importance et
Sporades.
Nous comprenons sous cette dénomina-
tion, empruntée aux mers de la Grèce.
ces iles et ces petits groupes de la Polynésie, qui, dans l’état actuel de la geographie, ne se laissent pas ratiacher aux divisions principales de cette partie. du Monde-Maritime, à cause des grands intervalles de mer qui les en séparent. La géographie de presque toutes ces îles est fort arriérée; la plupart sont mal déterminées, et offrent sans aucun doute beaucoup de doubles emplois. Plusieurs manquent d'habitans; celles qui en ont sont peuplées par des tribus qui appartiennent à la race malaisienne et en offrent les mœurs et les usages. Notre cadre ne nous permettant pes e les nommer toutes, nou£ nous bornerons à citer les principales, que nous partagerons dans les deux séries suivantes :
SPORADES-BORÉALES , ainsi nommées parce qu'elles sont situées au nord de l’équaleur. Les
yrincipalessont : Moon et Crespo, qu'on pourrait
regarder comme les terres les plus septentr'ionales du Monde-Marilime. Sénastian-LoPez; San-BARTHOLOM£O, remarquable par son étendue, San-PrDnO; Rovez:; Rassos; Bannapos ; CauisaRES (Smith, Cornwallis); PaLuyra ; FANNING, autrefois habitée; Wassincton ; Noi (Chrisimas.) SPORADES-AUSTRALES ; ainsi nommées parce qu'elles sont situées au sud de l'équateur. Les principales sont: Ocfan, PLensant et ScHanNKs, presque sous l'équateur; Antaur ; Duc D'Yonx, déserte, mais remarquable par son temple rustique; San-Bennanno, qui est peut-être identique avec les I xa Lu Dancen, dont les habitans sont presque blancs; Souvarorr:; PEREGRINO; PENnurn, très peuplée : ses habitans ressemblent à ceux de l'archipel de Mendana, mais ils ne sont pas tatoués, ;
Paoues ou Valsou, petite, mais remarquable en ce qu'elle est la terre habitée la plus orientale l'Océanie , et par la civilisation à laquelle devaient être parvenus ses anciens habitans, pour pouvoir tailler et mettre sur des piédestaux les s{aiues colossales vues par Roggewein, Cook et La Pérouse; ces monumens grossiers, autrefois répandus sur plusieurs points de pile, n'existent plus; le capitaine Kotzebue ne vit plus que le piédestal d'une des deux qui res-
{aient du temps de Cook; et le capitaine Beechey ne trouva plus à sa place qu'un tas de ruines. SaALA, à l'est de la précédente; elle est déserte. mais importante parce qu'on la regarde comme l'ectrémité du Monde-Maritime du côté de l'Amérique.
Le Gaourz De GAuBIER , que nous séparons de l'archipel de Paumotou ou des Iles-Basces, avec lequel des géographes modernes le rangent à tort; selon le capitaine Beechey, il se compose de cinq Iles hautes et de flusieurs autres beaucoup plus petites; une chaîne d'écueils de corail ceint ces dernières. C'est une des plus belles conquêtes de l'Église Catholique, et, avee l'archipel Mendana, le centre principal de ses missionnaires. Mandansva en est File principale. Aokexa est remarquable comme résidence du prélat qui porte le titre d'évéque de Nilopolis, Dans l'ile Psano , qui est la plus grande, s'élève le Monr Durr, Ses habitans offrent une destribusles plus mélangées de la Polynésie; ils sont d'une haute taille, mais très inhospitaliers, Ce groupe est d'une grande importance pour les marins, à cause de son pic qui sert à les diriger dans la navigation de ces parages difficiles, par son Hort qui leur offre un abri, et surtout par l'eau d’exce!lente qualité qu'il peut leur fournir, et que selon M. Beechey on ne trouve nulle part pure depuis la côte du Chili jusqu'à l'ile de Tahiti.
L’ILe Pirostan, élevée et sans port. En décembre 1825 elle était habitée 64 individus descendans de neuf matelots révollés du navire anglais le Bounty, el de 19 indigènes des deux sexes de Tahiti et de Toubouai qu'ils amenèrent avec eux. Ils reconnaissaient pour chef le vieux Smith ou John Adains, le seul des fondateurs de la colonie qui fût encore existant : ils souffraient beauconp par suite de disettes imprévues. Transportés il y a quelques années, d'aprés leur demande, à Tahiti, surdeux navires anglais, cette petite colonie apres avoir perdu plusieurs individus par uneépidémie, retourna dans son lle, où en 1842; lorsqu'elle fut visitée par le navire anglais le Curaçao, elle comptait 110 habitans.. L'ile Pitcairn parait avoir eu des habitans à une époque reculée.
Le Groups de Bass, composé des {les Coro-
nados qui sont désertes, et de l'ile Ray u (Oparo), habitée par des insulaires semblables à ceux de Tahiti, mais non laloués, et convertis au christianisme. Cette ile a un bon port nommé Aurai, situé sur sa côte est.
Plus ron, entre l’archipelde Cook el celui des Navigateurs ; elle n'a pas d'habitans; Pomaré I! voulait y déporter les condamnés de son Île. Sav-
var (Savage), habitée par des insulaires féroces, ‘ont le physique ressemble beaucoup à celui insulaires de Tonga; Rorouwa (Greénville), au
ue l'archipel de Viti (Fidji); c'est la plus importaate et la plus peuplée de toutes les Sporades ;
EAD ANVARÔCTLIQUES ob OBÉANTE-GROUMe OMD.
Cette :ande division de l'Océanie embrasse toute la calotte australe comprise entre e n et le 60° parallèle, à l’exception e quelques-unes des Sporades-Aniarcuques, situées à des latitudes beaucoup plus basses. C’est la partie du globe la moins favorisée de la nature: i hiver y règne perpétluellement; un manteau de neige et de glace en couvre toute l’immense surface. La terre, privée d'arbres et d'arbustes, n’y présente que des lichens et des mousses ; mais en revanche les ablmes de la mer offrent dans quelques parages ces forêts sous-marines formées par le fucus giganteus, qu’on peut regarder comme le colosse du règne végétal. D'imments cétacés, d'innombrables troupeaux de phoques, les loups de mer, si remarquables par leur agilité dans cette classe de lourds animaux, peuvlent l'Océan ; tandis que l’aibatros, le plus grand oiseau de mer, le corbeau austral ou ptrel géant, le manchot dit aussi pingoin, aux mœurs aussi singulieres que l'aspect, et quelques autres animaux, sabattent sur ces rives désolées. « C’est un spectacle imposant à observer, dit M. Jacques Arago, que celui de cette zone glavée , où vivent des familles innombrables de poissons , de crustacés, d'oiseaux, de mollusques, comme pour prouver qu’il n’est point un lieu dans l’univers où la puissance de Dieu n'ait fait pénétrer la vie. » On se tromperait cependant beaucoup si l’on croyait ces immenses solitudes sans aucune valeur. Depuis leur découverte, elles ont valu bien des millions aux marins anglais et anglo-américains qui les ont fréquentées ; et ces pêches, si lointaines et si productives par les précieuses fourrures et par la grande quantité d'huile qu’elles fournissent, sont une excellente école pour les marins des nations maritimes. Voici le peu de détails dans lesquels l’état de la géographie et le cadre resserré de cot abrègé nous permettent u'entrer. >
OCFANIE.
elle est couvernée par ua chef électif qui reside dass le village d gi; elle offre des mouil lages. Onacuse (Hunler), à l'ouest de l'archipel de Viti. N parait qu'il existe au sud-est de l'île Rapa (Oparo) une lie plus grande appelée Manca-Nava.
En attendant de nouvelles découvertes, nous proposons de partager toutes ces terres de la manière suivante :
Les TERRES ANTARCTIQUES nroprement dit tes. Ces terressontsituées entre le 46° et le 180° mr. ridiens est de Paris, qui coupent les groupes de Madagascar et de Ia Tasmanie (Nouvelle-Zélande). En supposant que cet espace immense dont la latitude moyenne serait marquée par le 70° para). lèle, soit tout conligu, il offrirait la plus grande terre australe du globe; on y distingucrait, en allant de l'ouest à l’est : la Tekne D'Ennenpy; !à Tenre De Kur; la Tuna Dr WiIXISs à la vérité encore contestée, et qui currespond en partie » la Trang DE SaBriNA, découverte par le capitaine Balleny; la Tznas Ankuie, découverte par l'amiral d'Urville; et la Tenne ps Vicronia. C'est dans cette dernière, la partie qui s’avance le plus vers le pôle, qu'à la iatitu e de 77° 32° s'élève le majestueux Frebus, le volcan le plus austral du globe, qui est en même temps le point cu inan de cet hemisphere, au-delà du 60° parallèle , et une des montagnes ignivomes les plus élevées du monde, dépassant en hauteur les volcans d'Antuco dans le Chili, le pie de Ténériffe dans les Canaries, le Colima dans le Mexique, ! Fina en Sicile et le Mauna Maroral dans l'archipel de Hawaii. C'est aussi à l'ouest de la Terre Victoria et au sud dela Terre Adélie, que selon M. Vincendon Dumoulin doi se trouver le pdie mogneſigus austral. Dans les parages de sa côte intridionale est le onober des Ius BALLENY, composé de trois iles; la plus pelite est remarquable par ses deux wonfagnes ignivomes | dont l'ailitude n'est inftrieure qu'à celle de l’Erebus.
La rrans de LouIs-Pmzippu , celles de
PALMER, de la TRINITÉ, de Ghana ct d'ALUXANDRE , sont de grandes terres peut-être
contiguës ; elles se développent dans les méridiens,
o»posésauxTerresAntarctiques proprement dites, au sud de l'extrémité del’Amérique, etproprement entre le 54 et le 70° à l'ouest de Paris et à la Jatitnde moyenne du cercle polaire austral, Dans les parages de ces terres, on trouve de l'ouest à l'est plusieurs les dont voici les plus remarquables :
LesNouveuLes-OnrCADES; les Îles principales sont. Pomona (Coronation), remarquable par ses hautes montagnes, et Zaurie (Melville).
Le .SaETLAND-AUSTRAL ; les Îles les plus remarquables sont: Rol- George, Livingston et Rl pH on doit citer aussi l'ilot Déc eption pour ses phéngmènesvolcaniqueset sonport superbe ; et l'ilot Zridgeman, à cause de son
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