‹ Abrégé de géographie [microforme]Chapitre 56 sur 597 · ÉTAT DE TUNIS · texte numérisé non relu

ÉTAT DE TUNIS

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terre, que nous avons vue dépendante du systere solaire, est soumise dans ses mouvemens annuels à l'influence plus ou moins directe de ia lumière et de la chaleur émises par ie soleil; il en résulte pour tons les ètres qui sont à sa surface une serie: actions dont les règlesprécisesinfluent profondément sur lee animaux de classes inférieures, tous soûmis à la distribution géographique. Les animaux supérieurs, modifiés par l'homme, sont les seuls qui puissent être en quelque sorte changés par une autre série de phénomènes , que l’on nomme naturalisation. Chaque être a donc été destiné à vivre sous telle ou telle latitude, sous tel degré de longitude, et ne transgresse jamais impunément cette loi universelle de la nature, voulue par l’organisation, les habitudes o les appétits qui lui ont été donnés pour attribut spécial en naissant. Ii en résulte que cha. que continent, chaque ne, soumis aux mêmes influences atmosphériques, produit les mêmes êtres; de là les divisions généralèmentadmises de climats ou zones, qui sont au nombre de cinq: la zoue torride, entre les deux tropiques, les deux zones tempérées, les deux polaires, arctique ct antarctique. A ces grandes divisions, se rattachent toutes les combinaisons secondaires de la dispersion des animaux et des végélaux sur l'écorce du globe ; mais on conçoit que les circonscriptions de mers, de montagues et par constquent de bassins, viennent encore restreindre l'influence générale et y apporter de nombreuses modifications de détail. .

La terre, en sortant du chaos, dut naître de la combinaison chimique des élémens nimosphériques, qui se condensèrent en un noyau mimitif, dont les parties intégrantes se rena ent par tattraction moléculaire. Cette: planète dut vester long-temps embrasée. Petit à petit les maheres en fusion qui la composaient se refroidirer:c à la surface, et la croûte se consolida lenterent. La masse prodigieuse des fluides vaporisés dans l'atmosphère par la chaleur, tendit à se précipiter sur cette écorce extérieure refroidie, et la croûte desséchée et crevassée du globe ne tarda pas à être recouverte d'eaux douces et d’eaux marines, dont la quantité s'accrut progressivement, Une énorme couche d acide carbonique devait alors formerles fluides atmosphériques, et l’on doit supposer que la première trace de vie qui parut sur la terre fut une végétation composée de cryptogames, de lichens, de lèpres et de petites fougères. Les eaux mal arrêtées dans leurs bassins firent irruption sur ces premières traces d'organisation et les firent disparaitre. La permanence des eaux permit tontefois à certains germes d'éclore, et c’est ainsi que les fucacées et des ulves se dévelopnèrent tur les rivages, et qu'une végétation plus compli-

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