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CHAPITRE XI

Des principales classifications du genre humain.

Depuis long-temps les géographes et quelques.

naturalistes admettent dans leurs ouvrages plusieurs classifications du genre humain dont on ne doit pas négliger de faire mention dans un traité

de géographie. Les plus importantes et les plus

généralement admises nous paraissent ètre les suivantes : {a classification par races, basée sur les principales différences physiques qu‘offrent les peuples considérés sous ce

point de vue ; la classification fondée sur les différences qu'offre l’élatsocial, c'assification d’après laquelle on a divisé tout le genre humain en peuples sauvages, peuples barbares et peuples civilisés; celle qui a pour base la nourriture , d'après laquelle on a voulu classer les nations en peuples anthropophages (mangeurs d'hommes) ,«cAthyophages (mangeurs de poissons), frugivores, carnivores, acrido- J.

— — Ces

— dis Des 5 do

8 (mangeurs de sauterelles), géophages (mangeurs de terre), omnivores, elc.; celle qui est basde sur la situation topographique, en distinguant les peuples en montagnards et habitahs des plaines; enfin celle qui est apde sur la manière de vivre , en partageant population du globe en peuples nomades, péchoeurs, 8 eee N NE ans manufacturiers, nav urs, etc. Mais outes ces prétendues classifications principades sontouiautiles, ou encore trop vagues et trop incomplètes pour pouvoir être admises dans un traité de géographie, du moins dans l'état actuel dessciences sur lesquelles on a fondé ces classitications. :

La classification basée zur les différences ply'siques, ou celle des 1. ‘étés de l'espèce humaine , malgré les savans travaux dont elle a été le sujet, est encore on ne peut plus inexacte. On s'est trop hâté de classer tous les peuples conaus d'après le peu d'observations, la plupartimparfaites et très souvent erronées, qu'on avait pu recueillir sur leurs caractères physiques et moraux. Il en est résuité des divisions trop géuérales, comme celle qu'a proposée le savant M. Link, qui ne reconnait dans le genre humain

que trois taces ou variétés éminemment distinc-

tes : la blanche ou caucasique , la jaune ou mongolique et la nègre ou éthiopique ; et celle du célèbre hlumenbach, qui en compte cinq, en ajoutant aux trois précédentes la race madaise et la race américaine. D'autres savdns ont I des classifications basées sur un nombre de divisions principales encore plus nombreuses. Nous nommerons celles qu'ont proposées notre ami, feu Desmoulins et M. Bory de Saint- Vincent: le premier porta à onze le nombre des espèces humaines, le second en compte quinze. Mais ces dernières classifications , malgré .le grand ne-. re d'espèces qu’elles admettent, sont loin d'être complètes, puisque nous pourrions citer des peuples dont les caractères physiques offrent non-seulement des différences aussi grandes que celles qu'ont choisies ces deux savans naturalistes pour déterminer le type de chacune de leurs espèces humaines , et qui, tout bien calculé, pourraient être regardées come beaucoup

plus importantes que quelopes- unes de leurs di-

visions principales. Aprèsavoir murement réfléchi sur cet important sujet, ainsi que sur les faits nombreux que nos longues études géographiques nous ont fourni l’occasion de remarquer, nous croyons pouvoir affirmer que les géographes n'ont pasencore assez recueilli de faits bien observés, pour que l'on puisse être en état de donner une classification générale du genre humain daprès ses variétés principales. Lorsque la surface de la terre sera entièrement connue, et que l'on connaltra bien tous les caractères physiques des peuples qui l’habitent , alors seulement les naturalistes pourront proposer des classifications, qui, loin d'offrir le vague ou les erreurs des classifications failes jusqu'à présent, rendront un service éminent à la science, en proposant sur des bases solides et d'après des caractères bien délerminés une nouvelle classification du

. culières a

PRINT TTS GENERAUX. CH. Xi. 0

eure humain. En attendant nous n'avons adopté dans notre géographie aucune de ces.,classitica tions; nous nous sommes seulement borné à indiquer les simples variétés de couleurs et quelques autres traits remarquables du caractère physique

des diférens peuples que nous avions à décrire,

lorsque ces indications nous ont paru devoir intéresser le géographe et le naturaliste.

Parmi le À nombre de dénominations pd optées pour désigner les êtres qui proviennent du croisement des gg races hu · maines, le géographe ne pas ignorer les suivantes, qui sont employées dans presque tous les voyages et dans les descriptions des pays, sans être presque jamais accompagnées de leur définition respective.

On appelle muldtre le produit d'un blanc euro-

péen avec une négresse ; il tient également des deux races par la couleur, la conformation, les cheveux demi crépus. Les Brésiliens désignent ce mélange par le mot de pardo. Le blanc avec un Indien produit le métis des Indes-Orientales ; et avec les naturels de l'Amérique des mestices ou mest-indiens , dilscommunément mestizo, et au Brésil mamelucos ; c'est un etre généralement faible. Le nègre avec l'Américain donne naissance à des individus, le plus souvent très vigoureux, d'un brun noir, cuivreux, qu'on nomme généralement zambi ou lobos, et que les Brésiliens désignent sous le nom de caribocos et de cafusos. Quelquefois ces individus sont nommés chino (chinois) au Mexique. On appelle ‘encore zambo le descendant d'un nègre et d'une mula-

tresse, ou d'un nègre et d’une china. À Banca on

nomme leo les descendans d'un Chinoisetd'une Malaise , et dans l'Inde, bougunèse, ceux d'un Indien avec une négresse, L union d'un blanc avec une Hottentote donne un métis nommé bastler.

NM. Virey observe que tous ces mélanges simples peuvent se perpétuer, soit entre eux, soit avec d'autres races et former des variélés permanenles. Le produit de la seconde génération, de la troisième et des suivantes reçoivent aussi des désominations particulières, que nous ne pouvons ni ne devons indiquer dans cet ouvrage.

Nous remarquerons seulement avec M, le docteur Garnot que les créoles sont des Européens d'ori- Sine nés en Amérique, et que les a/binos de l'Afrique, les cagats des Pyrénées, les cretins du Valais, etc., etc., ne sont pas des races, mais de simples variétés accidentelles, qui peuvent etre considérées comme le résultat d’affections morbides. i

La classification basée sur les différences qu'offre l’état social ,. quoique encore. hérissée de beaucoup de difficultés, n'est pas pour cela impossible à tracer. Depuis long-temps on a senti son importance pour la géographie et pour les sciences historiques; mais aucun. auteur n'a encore dressé un tableau des différentes nations de Ja terre, rangées d’après les nuances principales de leur civilisation, appréciées sans préjugés et d’après l’état actuel de nos connaissances ethno : graphiques,

La division banale admise par tous les géographes et par plusieurs naturalist?s, division d'après

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peuples barba quelquefois mé cées depuis lon sont aussi, 80 Chinois, aux ] dous, chez les 2 lire, écrire e son pays, et apte à la profes dans cette parti perfection; 7° q venons de nom taires, les Pers plusieurs autres uns des traits gardés générale incontestableme lisés ; 8° que l’on les Bugis, les Bis et autres peuple derniers soit ca remarquable ; 9° des peuples ba 9 ni litté avec les peuple Litans des les de d'avoir adopté !

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