CHAPITRE XIII
CLASSIFICATION D'APRES LES RELIGIONS. 03 - cd usé ad dec tlnefhute horse mener. at interet SEE nt À
Lin me ee of le kaistenou, e
wyan propre, le „ ete. ; ensuite les lan · gues limuacana , bahama , etc.; iangues de la côte occidentale de lAmérique-du-Nord , les familles waicure avec le waicure , ele. ; cochini lyamona avec le cochimi propre, etc. , matalsn quirote avec le matalan, etc., kolouche avec le K propre, le tchinkitane, etc.; emsuite les laagues „ killamaks, noutka ou wakash, ou y, kinaïtze , etc. ; langues de la région Boréale de l’Amérique-du-Nord, tormant la famille des idiomes esquimaux avee l'es: quimau propre, le tchougatchr-konegsa, l’alen. tien, l'aglemoute ou tchoukiche-américain, le
tchouktche propre ou tehouktebe asiatique.
Pormi ee nombre prodigieux d’idivmes que nous venons de classer, quinze sont parles ou compris per eh grand nombre d'individus, ou bien étendentleur domaine sur un * grand nombre de pays. Parmi ces idiomes, six appartiennent à l'Asie, savoir: le chinois, l'arabe , le turk, le persan, l'hébreu et le sanskrit; huit à l'Europe, savoir: l'allemand, l'anglais, le dix 7 l'espagnol, le portugais , le russe, le grec ei le latin. L'Océsnie n'offre que le malais.
Classification des habitans de lu terre d’aprés les religions qu’ils professent.
{n'est pas prouvé, dit M. Schoell, qu'il existe un peuple sans religion. Dès que les hommes se sont réunis en sociétés, ils ont reconnu l'existence d'etres supérieurs à leur nature, et on . à exercer sur leur destinée une influence bienfaisante, si on les renglait favorables, malfaisante, si on excitait leur courroux. Ils se sont, en conséquence, efforcés d'apaiser ces ètres par desprières, des offrandes, des sacrifices et par toutes les démonstrations de respect et de vénéralion qu'ils ont pu imaginer. Les diverses manières dont les peuples manifestènt ce sentiment constituent autant de religions diverses; les actes extérieurs qui peuvent ètre le résultat de ces croyances religieuges sont des culles.
Quelle que soit la diversité des religions que les hommes proſessent, on peut les diviser en trois classes: la Pnëemiène comprend touteslesreligions dont les objets du culle sont, ou les corps célestes, oudeséires animés, ou tout autre corps existant à la surface ou à l'intérieur de la terre. Laseconps, les religions qui reconnaissent le vrai Dieu. La rnotstkux enfin, les religions qui reconuaissent l'existence d’un etre supréme quel conque qui a créé et qui régit l'univers, quelles quesoient d'ailleurs les formes diſſerentes sous les quelles cet ètre est représenté, et les noms divers qu'on lui donne.
PREMIÈRE CLASSE. Les cultes se subdivisent en un nombre presque intini, tant est grande
la variété de ces religions enfantées par la superstitionet l'ignorance des peuples les moins civilisés: nous nous bornerons à mentionner les deux suivantes, qui, jusqu’à un certain point, peuvent ètre regardées comme la source d'où dérive le plus grand nombre des superstitions ct des croyances absurdes qui forment la base de toutes ces religions : nous voulons parler du félichisme et du sabéisme. À quelques exceptions près, tous les peuples sauvages et ceux que nous avons nommés barbares partagent ces deux croyances.
Le Féricnisme est l'adoration des fétiches (fetisso), expression employée par les nègres des côtes occideutales de l'Afrique pour désigner les objetsvivans ou inanimés de la nature, auxquels la peur, la reconnaissance ou quelque affection particulière porte ces peuples à adresser une espèce de cui: religieux. Tout ce qui les entoure, la nature entière, les élémens, les arbres, les fleuves, le feu, en un mot tous les êtres chez lesquels ces hommes simples et ignorans observent des propriétés bienfaisantes ou malfaisantes, qui leur paraissentincompréhensibles, sont les objetsde leur culte. C'est celui des peuples qui sont placés au dernier degré de civilisation, et qui ont les idées les plus grossières de la divinité et des rapportsqui existent entre elle et l’homme. Mais ce culte un grand nombre de nuances, depuis les superstitions les plus absurdes des sauvages abrutis du Continent-Austral (Nouvelle-Hollande) et de la
Tasmanie (Terre de Diemen) jusqu'au fétichisme des peuples moins barbares de la Polynésie, du centre de l'Afrique et de plusieurs parties de l'Asie et de l'Amérique. Les sacrifices humains et des actes d'atrocité révoitante sont le caractère distinctif de ces religions barbares. Les desservans sont des espèces de devins et de sorciers, appelés griots chez plusieurs peuples de l'Afrique, jongleurs chez quelques peuplades américaines, et schamanes chez les habitans de la Sibèrie; cette derniere dénomination a été la cause de la singu-
lere méprise qui a fait confondre une nuance du
fétichisme avec le samanéisme qui estune branche de la religion de Bouddha.
Le Sangisur tient un rang plus élevé ; c'est l'adoration des corps célestes, du soleil, de la lune et des étoiles, soit séparémen:, soit tous ensemble. Ce systeme très ancien, répandu sur toute l’étendue du globe, s'est mélé avec toutes les autres religions ; mais il n'existe plus sans mélange que chez quelques tribus isolées. Son nom vient des Sabéens ou Sabiens, ancien peuple de l'Arabie.
La SECONDE CLASSE ne comprend que trois religions, savoir, je Judaïsme, le Christianisme etl'Zslamisme. Nous allons, dans le tableau suivant, essayer de faire connaître chacune de ces religions et les différentes sectes dans lesquelles elles se divisent.
Le Junaïsue ne reconnait d’autre révélation que celle qui a été faite au peuple de Dieu par Moïse et par les prophètes. Ceux qui professent cette religion sont connus sous le nom de Juifs. Ils atténdent la venue d'un Messie, qui doit fonder un grand empire, auquel participeront les fidèles. Ils pratiquent la circoncision et un grand nombre de cérémonies. Ils chôment le septième jour de la semaine. Lorsqu'ils occupaient la Palestine, ils avaient une sorte particulière de prêtres, les Teviles; depuis leur dispersion, qui a produit la confusion de leurs tribus, ils ont cessé de sacrifier à l'Eternel; et, au lieu de prêtres ou de sacrificateurs, ils n’ont plus que des docteurs appelés Rabbins, qui enseignent la loi dans les sy nagogues ; c'est ainsi qu'ils appellent leurs temples. Ils ne reconnaissent qu’une personneen Dieu. Leurslivres sacrés forment l'Ancien Testament, écrit principalement en langue hébraïque,
Le Judaïsme, dont plusieurs idées et images ressemblent à celles des Mages de la Perse ou des anciens prètres égyptiens, se divise aujourd'hui en plusieurs sectes dont les principales sont : la secte des Talmudistes, dits aussi Rabbanisdes, dénominations qui leur ont été données à cause de leur respect pour les décisions des Rabbins et pour le Talmud, immense fatras, où quelques idées saines sont perdues dans la fange. Ces juifs, étant incomparablement plus nombreux que
tous les autres, forment à proprement parler la
masse de la population juive, Les Chasidim , dits aussi Juifs Sauteurs ou Piétistes, sont une subdivision des Talmudistes, qui s’est formée à Miedzyvorz en Ukraine, entre 1760 et 1765; ils affectent une vertu plus sévère, une dévotion plus vive, et sont aux autres Juifs ce que sont les Piétistes aux Protestans On prétend que leur nombre dépasse
celui des Talmudistes dans la Pologne russe et
dans Ia Turquie d'Europe. Les Caraites rejet-
tent les traditions, les superstitions ei les inepties
qui abondent dans le Talmud. Ils diſferent en outre
des Rabbanistes sur quelques rites, quelques cérémonies légales. Quoique réduits à un très petit nombre, ils sont répandus en plusieurs pays: on les retrouve dans la Syrie, en Egypte, dans ie desert de Hit, à trois jours de marclie de Bagdad; à Constantinople, en Crimée, dans l'Ukraine, dans la Gallicie, la Lithuanie, à Dubno et près de Kouba dans la région du Caucase. Les 0 e dk visités derniérement par le docteur Wolf; ils vivent indépendans dans trois oasis non loin de la Mecque. Ces Juifs remontent à une haute antiquité, possèdent le Pentateuque, les livres des Rois, d'Isaïe, de Jérémie et de quelques autres prophètes. Les Samaritains, autrefois beaucoup plusnombreux et maintenant réduits à 200 individus, qui vivent à Naplouse et à Jaffa. Ils ne different des autres Juifs que dans les-cérémonies. Ils fontencore tous les ans le sacrifice au mont Garizim où dans la ville de Naplouse. Les Juifs du Malabar : ils sont assez nombreux, s'y sont établis depuis plusieurs siècles , et y ont fait beaucoup de prosélytes parmi les indigènes.
Le plus grand nombre des Juiſs vit maintenant en Europe, surtout dans les empires Russe, Autrichien et Ottoman; en Asie, dans ce dernier empire, dans l'Arabie, dans l’Inde et autres contrées ; en Afrique, dans les régions du Nil et de l'Atlas. Nous ne savons pas qu'il en existe dans l'Océanie; et l'Amérique en compte un nomre très petit relativement aux autres parties du monde.
Le CHRISTIANISME , qui a pris son origine dans le sein du judaïsme, et qui s’est divisé de siècle en siecle en une infinité de systèmes, étend aujourd'hui sa bienfaisante influence sur les contrées les plus civilisées et dans toutes les parties du monde. C'est la religion la plus étendue sur le globe et celle qui compte un plus grand nombre d'adeptes. Ceux qui la professent, et que nous appelons Chrétiens, indépoendamment de la révélation de Moïse et des prophètes, croient encore à celle du Nouveau Testament, à la venue du Christ, à la rédemption des péchés, et à la résurrection des morts ; ils pratiquent le baptème et chôment le premier jour de la semaine. Nous offrirons dans le tableau suivant les principales subdivisions du christianisme d'après M. Schoell et d'après l'ouvrage remarquable de l’ancien évèque de Blois.
1. Chrétiens qui outre laBible reconnaissent encore une autorité supérieure en malière de foi. Ils forment l’Eglise Latine ou d'Occident, et l'Eglise Greëque ou d Orient.
A. EGLisE GRECQUE Où d'OntENT. Les principaux points sur lesquels elle diffère de l'Eglise Latine sont relatifs à la suprémalie du pape, comme vicaire de Jésus-Christ et au dogme qui fail procéder le Saint-Esprit du Fils, ainsi qu'à deux points de discipline, qui sont la communion sous les deux espèces et le mariage des prêtres. Voici les autres dogmes ou points de discipline sur lesquels les Orientaux nes’accordent pas avec 2s Catholiques.
Btanä nomb tes nations tout dans le connaissent Constantin, sur ceux d'A lem. On appe doxes de la 8 qui ne sont p Tous les peu les Russes 80 qui vivent da bre d'habitan ant royau Siens, et autre et dependent Pour tout ce q Pas zi les Min:
maintenant d.
comme aupa ble. L'Eglise R de Raskolni, différent de l'A nombre. Nous vrent à tous le sent du travai analogie avec Couragent le s Bnent que la cstcommandé gion chrétienn ?L'Eglise ne. Ses croya premiers conc l'Eglise qui on leur doctrine Jésus-Christ de fusent de donn
sse et rejetepties outre s cérés petit ys: on ste dédad; à e,dans Kouba biles, svivent la Mectiquité 0 s Rois, * prophèeaucoup 200 indi-
ne diffeonies. Ils ont Gariuifs du , s'y sont fait beau-
tenanten je, Autrier empire, itrées ; en tias. Nous céanie; et petit rela-
ine dans le le en sièujourd hui es les plus onde. C'est obe et celle eptes. Ceux Chrétiens, oise et des Nouveau la rédemps morts; ils premier jour tableau suihristianisme remarqua-
onndissent matière de occident,
s principaux
glise Latine
comme vifait procéder ux points de sous les deux bici les autres lesquels les Catholiques
CLASSIFICATION D’APRES LES RELIGIONS
Quoiqu'ils admettent sept sacremens qu'ils pe lent mystères, il paraît qu'ils n’attachent pas à ce mot le meme sens que les Latins ; il est certaia au moins qu'ils n'en regardent que deux comme d'institution divine, savoir: le baptême et Feucharistie, et qu'ils croient que les autres ont été institués par l'Eglise. Ils donnent la confirmation en meme temps que le baptème , qui se fait par triple immersion; ‘ls y joi t même la communion. Ils aient l'indissolubilité du mariage et le t pour adultere ; mais ils condamnent les qu mes noces. Ils ne reconnaissent pas d'œuvres su- Nrogatoires et n'admettent par conséquent pas les induigences. Les Orientaux ont, comme les Catholiques, une hiérarchie et des snonastères, et sont soumis à des pratiques de dévotion nombreuses et à des jeunes plus rigoureux encore. Ces Chrétiens se partagent en quatre communions principales, selon qu ils adoptent ou rejettent une des sept premiers conciles œcuméniques, ont été assemblés avant la scission des Eglises Orient et d'Occident, 1°L'Eglise Grecque, quis’'appelle orthodoxe, parce qu'elle adopte tous les sept conciles œcuméniques, ainsi que le quini-sextum , n'a jamais formé une Eglise unique, Elle embrasse presque tous les Grecs de l'empire Ottoman, tous ceux del'empire Russe et desiles loniennes, ei un gtanä nombre d'individus appartenant à differentes nations qui habitent l'empire d'Autriche, surtout dans les pays qu'on nomme hongrois. Is reconnaissent pour chef spirituel le patriarche de Constantinople, qui a conservé sa prééminence sur ceux d’Antioche, d'Alexandrie et de Jérusalem. On appelle Melchistes les:chrétiens orthodoxes de la Syrie et d’autres provinces du Levant, qui ne sont pas Grecs de nation, mais de religion. Tous les peuples Russes et tous les prosélytes que les Russes sont parvenus à faire parmi les nations qui vivent dans leur vaste empire, un grand nombre d'habitans des provinces qui formaient le eidevant royaume de Pologne, ainsi que les Géorgiens, et autres peuples, professent cette religion, et dépendent du Saint-Sinade de l'empire Russe pour tout ce qui a rapport au culte. Nousnesavons pas si les Mingreliens et les Imérétiens, compris maintenant dans cet empire, sont encore sourais comme auparavant au patriarche de Constantinople. L'Eglise Russe comprend sous le nom général de Rasko!niks toutes les sectes dont les croyances différent de l'Eglise orthodoxe. II y en a un grand nombre. Nous citeron les Bogomiles qui se livrent à tous les excès de la sensualité et se dispensent du travail; les Malakhans, qui ont quelque analogie avec les quakers; les PAilippons, qui encouragent le suicide, et les Origénistes qui enseignent que la mutilalion dans les parties génitales est commandée par le fondateur même de la religion chrétienne. * l ©L'EgliseChaldéenneouNestiorienne. Ses croyans ne reconnaissent que les deux premiers conciles œcuméniques et les pères de l'Eglise qui ont vécu avant le concile d'Ephèse, où leur doctrine a été condamnée. Ils attribuent à Jésus-Christ deux personnes ou }yposlases, refusent de donner à la Vierge la qualité de mère de
Dieu, abhorrent le cuite des images, et regardent
Nestorius et Théodore de Mopsveste comme des
munion sour les deux espèces et le mariage des prêtres. Ces chrétiens sont ce que les catholiques désignent sous le nom de Grecs-Unis.
3 L'Eglise Monophrasite ou Eutychéenne, dont les croyans ne reconnaissent que les trois premiers conciles @tuméniques et n'admettent qu'une nature en J voir: la nature divine, qui a été incarnée: aussi ne font-ils le signe de la croix qu'avec un seul doigt. Cette Eglise se subdivise en trois autres appelées: sil
Jacobite, ainsi nommée d’après un moine syrien du vi“ siècle, Jacob Baradat ou Zanzalus, qui parcourut la Syrie et la Mésopotamie pour réunir en une Eglise les Monosophyrsiles dispersés , et qui leur donna une hiérarchie. Leur chef prend le titre de Patriarche d’Antioche , porte le nom d Ignace et réside à Karemid, dans le Diarbekir, dans l’Asie-Ottomane, Les Jacobites ont adopté le culte des saints et des images. Une grande partie d’entre eux se sont réunis à l'Eglise catholique, en coñservant toutefois quelques rites qui leur sont particulier.
Conte, dont les croyans e nomment Copies ou Chrétiens d Egypte, de Nubie et d Abyssinie. Ils ont adopté le culte des images. Deux particularitésles distinguent de tous les autres Chrétiens; ils ont conservé la circoncision conjointement avec le baptème, plutôt cependant comme une coutume nationale, que comme cérémonie religieuse ; etils célèbrent le dimanche et une partie du samedi. Leur patriarche réside au Caire, mais il prend le litre de patriarche d'Alexandrie et de Jerusalem. Ii nomme pour PAbyssinie un vicaire général appelé 4buna. :
Arménienne,, à laquelle appartiennent presque tous les Armenien. Ces chrétiens ont peu de fètes et rejettent le culte des images. Ils ont quatre patriarches, dont le principal , qui porte le titre de Catholicos de tous les Arméniens, a résidé dans le couvent d’Etch Miadsin, dans la ci-devant Arménie-Persane jusqu’en 1822, époque où il s’est réfugié sur le territoire Russe; il est probable qu'il est retourné à son ancienne résidence depuis l'incorporation de cette province à l'empire Russe. Les trois autres patriarches résident à Sis en Caramanie, à Gandsasar près du lac & Erivan, et à Agathamar, couvent situé dans une lle du lac de Van. Les Arméniens forment la masse prineipale de la population de l'Arménie proprement dite, et se trouvent répandus en plusieurs autres pays indiqués dans les articles e/Anographiques de cet ouvrage. Quelques Arméniens se sont réunis à l'Eglise catholique: ceux-ci ont un archevèque à Nachtchivan sur le Don, et un autre dans l'ile de Saint-Lazare dans les lagunes de Venise ll yen a
0 PRINCIPES GENERAUX. CH. XIIi.
aussi plusieurs milliers dans re Ottoman,
surtout à Constantinople, où ils sont soumis à la juridiction d'u indépendant qu'on vient de leur accorder.
«L'église Harne, dont les croyans s'appellent Maronites, d'après Jean Maron, prètre du vesiècle, qui leur donna leur constitution. I18 vivent dans les montagnes du Liban et dans l'ile de
person mais ils sont Monothélites, n'admettent dans ces deux natures qu'une seule volonté. Le plus grand nombre s'estréuni à l'Eglise cath / que, en conservant la plupart des rites de l'Eglise orientals. Leur
chef spirituel, qui reconnait le pape, porte le titre depatriarche & Antiocho et Méstde à Canaobio, couvent du Liban.
B. Écuss Larius ou »'Occingwr. On appelle Catholiques ceux qui suivent ses dogmes; mais cette dénomination, qui indique qu'ils forment l'Eglise universelle, leur est conléstée par les membres des autres chrétiennes : ceux-ci les appellent Catholiques Romains et Papistes. L'Eglise latine reconnait pour chef le pape oule souverain Pontife; elle admet l'autorité de la tradition, ainsi que les décisions de l'Eglise assen blée en conciles œcuméniques, qui sont regardés comme infai.libles, Le plus grand nombre de ses membres attribuent ‘cette infaillibilité au pape seul. Les Catholiques ont sept sacremens d'institution divine; ils admettent la traussubstantiation dans veucharistie, la confession auriculaire, le cuite à s sunts, le purgatoire, les œuvres de surérogation, les indulgences, les vœux monastiques, et au moins comme discipline, le célibat des prètres, Ils administrent le baptème par aspersion; ils reconnaissent non-seulement les sept premiers conciles œcuméniques qui ont été assemblés avant le schisme de l'Eglise orientale (à l'exception du quini-sexlum), mais aussi plusieurs autres convoqués par les papes depuis le 1x° siècle. Le dernier et le plus célèbre est celui de Trente, qui, avec quelques interruptions, a siégé de 1542 jusqu'à 1663. Le clergé catholique est nombreux et très riche, surtout en Hongrie, en Espagne, au exique, au Pérou, à Cuba et autres contrées. II existe entre les prêtres une hiérarchie et des digu ts ecclésiastiques, auxquelles, jusqu'à ces derniers temps, iutattaché quelquefoisun pouvoirtemporel très considérable, tels que les électorats ecclésiastiques de Mayence, de Trèves et de Cologne, l'archevèché de Saltzbourg, les évêchés de Wurzbourg , de Bamberg, d'Hildsheim , etc., etc. ; dans le ci-devant empire Germanique, la grande maitrise de l'ordre de Malte, etc. Parmiles Catholiques de toutes les nations, excepté toutefois chez les Grecs-Unis dont nous avons parlé à l'article de l'Eglise grecque, la liturgie et les prières sont rédigées en latin.
L'Eglise Catholique étend son empire sur presque toute la France, sur les royaumes actuels de Belgique et de Pologne, sur toute l'Italie, l’Es-
pagne, le Portugal, sur les trois quartsdel'iriande, sur la plus grande partie de l'empirt d'Autriche, eur presque la moilié de la monarchie Prussienne,
de la confédération Suisse et des puissances secundaires de la confédération
divers établissemens que ces possèdent encore non-seulement dans le Nouveau-Monde, mais dans plusieurs autres coëfrées du globe. Le Catholicisme est aussi professé par une partieassez considérable de la population des Etats-Unis : la Louisiane , le Maryland, le Kentucky, le district de Colombie , les Florides, sont les états où il compte le plus d'adhérens. Le Pape ou le sou- Hd Ponlife est le chef spirituel de cette ise.
Ile Chrétiens qui, en matière de foi, ne reconnaissent d'autre autorité que celle de la Bible, M. Schoell divise ces chrétiens en Unifaires, qui ne reconnaissent qu’une personne dans la Divinité,eten Trinitaires, qui en admettenttrois.
4. Uniraises. On appelle en général Unilaires ou Anti- Trinitaires tous les Chrétiens qui nient la trinit des personnes en Dieu. On comprend sous ce nom plus spécialement les Ariens du * siècle, les Sociniens et les Unitaires proprement dits. Les sriens , dont la doctrine a été condamnée au premier concile de Nicée, admettaient que Jésus- Christ est engendre du Père de toute éternité; mais ils soutenaient que le Fils et le Saint-Esprit sont subordonnésau Pere. Les Sociniens nient également la- divinité du Christ, mais il est à leurs yeux la première des créatures et le plus grand des pro phètes, qui a été tongs miraculeusement par l'opération du Saint-Esprit, lequel est une force émanée de Dieu. Jésus-Christ est venu donner aux hommes un modèle de toutes les vertus; il a prouvé notre résurrection future par la sienne. Toute puissance lui a été accordée dans le ciel et sur la terre, et le Père estinvoquéensonnom.Onappelle Uniaires proprement dits ceux qui nient la divinité du Christ et sa préexistence, sans admettre aucun des deux systèmes dont on vient de parler. Ces Unitaires sontrépandus parmi les Chrétiens de tous les pays, mais ils n'ont pas fait de scission et ils né forment pas de secte particulière. Les Ariens , s’il en existe encore, sont dans le même cas. Il ne nous reste donc à parler que des Sociniens.
On les appelle ainsi d'après Le/lio Sozzini, noble Siennois, mort en 15662 en Pologne, où ils'était réfugié pour échapper à l'inquisitfon. Les Sociniens se rapprochent dans la plupart des dogmes dusystème des Protestans; mais ils rejettent, ainsi qu’on l’a dit, la Trinité et tous les mystères. Leur grand principe est que le christianisme doit être absolument conforme à la Bible, et que lesexpressions des livressacrés doivent être prises dans leur
Vocation d fession auri veniels et m autorite liu el l'autorité l'Eglise, Che qu'une céré les candidats Capables d'en siastiques ne serviteurs du munes qu'ils que celle qu’ vent, La couf tion auptidie
oi, ne reelle de la
en Unilainne dans la ettent trois.
| Unilaires u qui nient nprend sous u W siècle, ement dits.
ndamnée au que Jésusernité; mais -Espritsont nient égaleà 17 7 yeux nd des prontparl'opérce émanée ux hommes rouvé notre te puissance
terre, etle eUnitaires té du Christ in des deux s Unitaires us les pays,
né forment vil en existe nous reste
szini, noble où il s était Les Socides dogmes ettent, ainsi tères. Leur ne doit etre les expres· es daus leur
CLASSIFICATION D’APRES LES RELIGIONS
sens le
plus simple et le Plus naturel, enécartant ses; toute interpretation Vetique et
üstituées Par les hommes, et dont on m tout ce qui dispenser, Les 8 ticet au Merveilleux, 1 La pi nde partie habite la Transyivanie, où ils jo pleine liberté de conscience et de de leur culte, On en trouve it nombre, dans la » Moine de Wittérs N Phare à J. hrétiens trouvent dans les nom 'Evangéli vres bide de la divi- lession dt et 4
Prolestans en liens ou Calviniste, n plus Luth
éréenssont ainsi nommés d'a Prussienne, en — qui ſerent
près Mar
rance; ce meuse Confession d'Augs- Melanchton et empereur Charles-Quint à la diète d gsbo D et les états qui nc. avalent emb uther 1° Protestans. Ces e tiens sont ainsi nom- Les Euthériens inguent més Pire tenue en 1629,
tanspar)a manière mystique 6 5 de la pre \
ngeant le pain diverses parti sub pane et Vino; de 7 pe 5 leeture e è COnsacrés
seul fait aut donné à
„ dur rappellen e he, <epyip solume ett: autode foi, meme celle des ils adoptent Cependant, non comme loi, 2 conformes à la Bib!
nséquent, leur cre, Conforme à celui des Catholiques. Wuais- Jsja wi ad- q Ie sainte influe
d'après Zwingle,
e Luther, qui
Li aussi appelés Jon, qu
Préférence le nom n France on les ap-
rejettent entièrement Ja présenre
dent quele Painetle Vins/gnifierit seulement le Corps et le sang du Sauveur. Ils se
servent, dans la Communion de pain levé, Ils suue
tiennentque, Jésus-Christ soit venu pour sauver le genre humain , Il n'y a qu'un petit nomdepuis l'éteraité, et prédestinés
la confédération Anglo-Américaine, ils forment presque un quart de Ia population actuelle,
. En Hollande et dans le Holstein, une secte partinommée
culière de Réformés est Arminiens ou Remontrans,
EnEcosse eten Angleterre , dans les colonies Anglaises et dans la confédération Anglo-Américaine, les Calvinistes se partagent en deux classes. Onnomme Presbriériens ceux 833 régis a Pr nt ere e 777 une espèce de pouvo
aristocratique résidant dans les sy nodes, et Inde pendans ou Co onalistes, ceux qui rejettent ce pouvoir, et chez lesquels chaque com-
munauté exerce par elle-même le pouvoir ecclésiastique. Les Presbytériens, aussi bien que les Congrégationalistes, sont nommés en Angleterre Non-Conformistes, en tant qu'ils ne reconnais-
dent pas l'épiscopat qu admet Ia haute Eglise An-
glicane; mais en Ecosse ils forment non-seuleinent l'Sglisé dominante, mais même celle à laquelle appartient la grande majorité des habitans. On appelait anciennement Puritains tous ceux qui, en 1666, rejetèrent la liturgie anglicane pour établir un culte plus pur. L'Eglise Presbytérienne des Etats-Unis, où, en 1828, elle ne comptait pas moins de 1908 églises desservies par 1285 pasteurs, est la secte calviiste qui a le plus de rapport avec les anciens Purilsins.
Les Luthériens s'étant rapprochés, depuis la moitié du xvin*siècle, de l'opinion des Calvinistes tur la présence réelle dans la sainte cène, et ceuxtiayant adouci leur dogme sur la prédeslination, iln'existe aujourd'hui presque plus de différence entre les deux religions, et les adhérens de lune suivent le cuite de l’autre, quand ils n’ont pas d'église particulière, Ils approchent même indistinctement de la sainte cène célébrée par des ministres de l'une ou de l’autre communion, parce que les uns et les autres n’emploient dans cette solennité que les paroles mêmes de l'institution, prononcées par Jésus-Christ, sans y ajouter aucun commentaire. Ce qui a empêché, jusqu’à ces dernières années, la réunion des deux partis, c’est surtout la diversité de leur administration ecclésiastique, qui esttoute républicaine chez les uns, et monarchi-
que chez les autres.
Notre siècle, fertile en évènemens de tout genre, a vu aussi commeñrer, en 1617, dans le duché de luthérienne et
monarchie Prussienue, une partie du royaume de Bavière, dans le de Bade, dans la Hesse-Electorale et la Hesse Grand-
Ducale, dans le duché d’Anhalt-Bernbourg, dans la principauté de Waldeck et dans d'autres parties de l'Allemagne. Il est probable que les Calvinistes et les Luthériens des autres pays de l'Europe et des autres parties du monde se réuniront ausal, et que, sous peu d'années, ces deux Eglises a en formeront plus qu’une seule sur tout le globe.
2 Anglicans. Ces chrétiens, qu'on nomme aussi Episcopaux, forment la haute Eglise établie en Angleterre depuis le règne de la reine Elisabeth. Quelqu'un s dit dañs le parlement que l'Eglise An-
glicane a 39 articles calvinistes,uneliturgie papiste
et un clergé arminien. Un savant très 2 1 tout en remarquant qu’il n’est pas encore décidé i elle est calviniste ou arminienue, dit que lors de sa scission de TEglise Catholique, elle en conserva a hiérarchie, la discipline, le langage, le costume etles formes liturgiques. Les plus belles oraisons du culte catholique subsistent dans le Commo: prayers Book. Il contient notre calendrier ecclésiastique, la liste des saints, les fêtes, les Rogations, l'Avent, les Cendres, les jours d’abslinence, le carème. L'Eglise Anglicane aux Etats-Unis d’Amérique diffère beaucoup de la précédente; elle a réduit les 89 articles à 10 et a rejeté le symbole Athanasien. L'armiaianisme parait y être la doctrine dominante.
Les Anglicans forment la grande masse de la population del Angleterre , et une partie considérable de celle de l'irlande et des Etats-Unis; dans la plupart des possessions anglaises hors d'Europe, ils sont, de tous les chrétiens qui s’y trouvent établis, presque toujours les plus nombreux.
On appelle en Angleterre Dissenters ou Non- Conformistes tous ceux qui ne sont pas de l'Eglise Aoglicane, qu'ils soient protestans, catholiques, quakers ou juifs; mais quelquefois on restreint l’acception de ce mot aux protestans qui rejettent l'épiscopat. . :
8% Myrsliqueset Enthousiastes. Nous réunissons sous ces dénominations plusieurs sectes qui se sont formées, soit parmiles Protestans, soit parmi les Anglicans. Leur nombre est très grand. Nous nous bornerons à classer les sept suivantes qu’on peut regarder comme les principales.
A. Les Congrégationalisies regardent chaque congrégation comme une partie de l'Eglise visible et militante, Chaque Eglise est pour eux un corps organisé et muni de tout ce qui est nécessaire pour atteindre son but religieux, sans être assujétie à aucune autre, Leurs dogmes sont presque identiques à ceux de l'Eglise Presbytérienne de l’Ecosse, où cessectaires sont très nombreux, et de celle des
Etats-Unis d'Amérique, où on en trouve aussi un grand nombre. Pour être congrégationaliste, il
faut la foi de Jésus-Christ, le repentir du péché,
reconnaître la trinité, la prédestination, la dépra-
aucune au:
aujourd hu foi, et se c queà sa ma dei dispute beaucoup « u'admini
Jurer et à ré res ont bea mœurs et d N More es pays 0 Etats-Unis d ment près d' lc Maine, le Carolines, là Tennessee, on les rencoi ensuite le Ro Pays-Bas, le Russe et les rien werder d D. Les quelques aut Fox, cordon en 1647. Ils ré es, et consé( chute du pre teur, le salut eroyance. Ils téprobation, s kers n’admett4 bas même le h nent pas le ba Superflu, Quat base du quake exercer aucun les sermensex
rier ecclé-
togations,
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qu'ils présentèrent en 1609 aux Etats de Hollände. Calvin avait enteigné que de toute éternité Dieu a prédestinéles hormmes , les uns au salut, les autres à la damnation éternelle, par un décret absolu indépendant de leurs œuvres. Arminius combattit celte doctrine, et trouva un grand nombre de partisans. Maintenant l’arminianisme est très répandu dans besucoup de sectes protestantes, mais il compte peu de prosélytes formant des Eglisesindépendantes. Le plus grand nombre d' Arminiens se trouve dans les inces septentrionales du eidevant royaume des Pays-Bas et dans celui d' Angleterre. |
C. Les Mennoniles, qui s'appellent eux-mèmes Baptisles, sont issus des trop célèbres Anabuplistes , dont ils désavouent les crimes et même le nom. Ces sectaires, act:;:lement très pacifiques, probes et industrieux, très adonnés au commerce et à l'agriculture , affectent une grande simplicité de mœurs. Ils ne reconnaissent aucune personne, aucune autorité pour juge en matière de doctrine : aujourd’hui ils n’ont pas même de confession de foi, et se contentent de la Bible que chacun explique à sa manière. Quoiqueéloignés de toute espèce de dispute religieuse , ils diffèrent entre cux sur beaucoup de points, mais ils s'accordent tous à u’administrer le baptème qu'aux adultes, à ne pas jurer et à réprouver l'usage des armes. Ces sectaires ont beaucoup d'aflinité, sous le rapport des mœurs et de la discipline, avec les Quakers et les Frères Moraves.
Les pays où ils sont le plus nombreux sont ies Etats-Unis d'Amérique, où l'on estime, qu'ils forment près d'un sixième de la population. Cestdans ce Maine, le Rhode-Island, la Virginie, les Deux- Carolines, la Géorgie, l'Alabama, le Mississipi , le Tennessee, le Kentucky, l'Indiana et lIlinois où on les rencontre en plus grand nombre. Viennent ensuite le Royaume-Uni, celui de Hollande ou des Pays-Bas, les provinces méridionales de l'empire Russe ct les gouvernemens de Dantzick et de Marienwerder dans la monarchie Prussienne.
D. Les Quakers, dits aussi Trembleurs par quelques auteurs; ils s'appellent Amis. George Fox, cordonnier de Leicester, ſut leur fondateur en 1647. Ils reconnaissent un Dieu en trois person; nes, et conséquemment la divinité du Verbe. La chute du premier homme, la promesse du Rédemptour, le salut par Jésus-Christ font partie de leur croyance. Ils rejettent la doctrine d' election, de réprobation, sans prévisions des mérites. Les Quakers n’admettent ni types, ni rites, ni saeremens, pas même le bapteme, ni la cène. Ils ne condamnent pas le baptème d' eau, quoiqu'ils le croient superflu, Quatre maximes fondamentales font la base du quakerisme : 1° l'autorité civile ne peut exercer aucun droit sur la croyance religieuse ; 2° les sermensexigés par l'autorité civile sont illici-
CLASSIFICATION D’APRES LES RELIGIONS
LA
les; & la guerre est illicite; en conséquence, ils
Ph mad og puni De
ns ES UE SUR établissement
Les scéniques, les jeux ries, les discours vains, les lectures fuliles, le chant, la chasse , et bannissent de leur langage les mots hasard, chance, destin et fortune, comme une insulte à la Providence. Quand ils parlent, ils
tutoient tout le monde.
Ces paisibles sectaires, très adonnés au commerce et généralement riches, sont répandus dans le Royaume-Uni, mais surtout en Angleterre, et dans les Etats-Unis d'Amérique, particulièrement dans les états du centre ct dans le Rhode-lsland; c'est dans la Pennsylvanie où ils sont le plus nombreux.
E. Les Frères Moraves ou Herrnhuters. La première de ces dénominations rappelle la secte des Frères de Bohéme et de Moravie, dont ils descendent; et la seconde, l'établissement qu'ils fondèrent:en 1721 à Herrnhut, près de Bertlielsdorf, dans la Haute-Lusace, appartenantau comte de Ziozendorf, qui se déclara leur protecteur. Il donna à leur. système une forme nouvelle en y amalgamant le piétisme, et éevintpar la suite leur évêque ou chef. Ces sectaires croisai parvenir à la perfection par une lumière intérieure et une communication plus intime avec Dieu. Ils se servent. dans leurs diseours et leur liturgie, de termes mystiques , et affectent une certaine sentimentalilé religieuse. Hs admettent la corruption originelle de luomme par la chute d'Adam, et la justification par le sacrifice expiatoire de Jésus-Christ; l'éternité des peines et la divinité de Jésus-Christ. Le gouvernement de leurs anciens ou chefs ecclé:iastiques s'étend sur un grand nombre d'actes de la vie civile, tels que les. mariages, les acquisilions d'immeubles, qui ne peuvent être conclus . sans leur consentement. II leur est défendu de plaider. Ils composent une sorte de république où les intérêts individuels sont toujours subordonnés à l'intérêt général. Iis donnent des soins particuliers à l'éducation physique et morale des
cnfans. Pour faciliter les conversions ils ont établi
trois tropes ou classes: celui de l'Eglise morave. celui de l'Eglise luthérienne et celui de l'Eglise réformée. .
Les Frères Moraves, que leur analogie sous plusieurs points avec les Quakers, a fait appeler les Quakers de l'Allemagne, sont très répandus. Ils ont des établissemens à Neuvied, Barby, Neudittendorf, ete., etc., en Allemagne ; à Christiansfield dans le Danemark; à Neufchâtel, à Bâle, etc., en Suisse; à Zeist, etc., dans le royaume de Hollande; à Tytherton , etc., en Angleterre ; à Strasbourg, ete., en France; à Sarepta , etc., en Russie: à Tranquebar, dans l'Inde; en Guinée, dans l’Afri-
EE
PRINCIPES CHNERAUX. CH. Ini.
e Danoise; dans Ia colonie du cap de Bonne spérance et dans le pays des Hottentots, dans l'Atrique-Méridionale; à Seist- Thomas, Saintea de den ae ame à
la Jamaïque, etc., | a ;
Nala, etc., dans le Labrador; à Neuherrnhut Lichtenfels, etc., dans le Groenland; à Bethiéem, Nazareth, etc., dans des Etats-Unis d'Amérique, sic. Leur chef-lieu général est Herrnhut, petite ville du royaume de Saxe, où réside le collège-direcuur composé 4e 13 membres élus par le synode. Les missionnaires des Frères Moraves, ainsi que ceux des Catholiques, ont obtenu jusqu'à present plus de Leer e autre société l vangile aux peuples non civilisés
mon
deuborg, leur fondateur, membre de l'académie des sciences de Stockholm et minéralogiste distinzus. De l'étude du monde matériel passant à celle
u monde intellectuel, Swedenborg devint theosope, s'attribua une communication fréquente et immédiate avec les êtres spirituels ; et des révélations sans nombre concernant le culte de la Divinité, le sens de l'Ecriture, l'état des hommes après leur mort, le ciel, l'enfer, les autres mondes et leurs habitans. Les trois articles fondamentaux de an doctrine sont: la divinité de Jésus-Christ, la sainteté desEcritures, la vie qui est charité. Quelles que soient les erreurs auxquelles un homme s’est livré, s'ilévite le mal et fait le bien, non pour des motifs d'intérêt, d ambition, de vanité, mais par haine pour le mal et par amour pour le bien, il pourra étre régénéré, sauvé et arriver à la lumière. Swedenborg donne,pour ainsi dire,une statistique détaillée du ciel, de l'enfer et des planètes, dont il décrit les habilans et les mœurs. Ses visions sont un phénomène assez étrange : il les s, dit-on, débitées de bonne foi, parce qu'il ne se défiait pas de l'illusion de ses sens.
Le Swedenborgisme, quoique né en Suède, y compte très peu de proseiytes, la plupart disséminés dans le Gothland. On en trouve aussi en Hollande, en Suisse dans l’Appenzell et à Saint-Gal!. Maisl’Angleterre est la contrée qui en offre le plus; etc'estsurtout à Londres, à Bristol, à Birmingham, à Derby, à Hull, à Boston et à Manchester où leurs réunions sont les plus nombreuses. La dernière de ces villes est pour ainsi dire la métropole de la secte. Les Swedenbargiens ont des temples à Philadelphie, à Baltimore, à New- York, elc., dans les Etats-Unis. Ils ont aussi des chapelles’ dans l'Inde et l’Afrique-Méridionale, Comme ils croient que l'Eglise de la Nouvelle-Jérusalem existe tout organisée dans l’intérieur de l'Afrique, ils ont envoyé plusieurs missions dans celte partie du monde et ont contribué pour beaucoup à la fondation de la colonie de Sierra Leone. Charles XIII, roi de Suède, avant de monter sur le trône, etles célèbres voyageurs Sparmann et Nor- «denskioïd étaient Swedenborgiens. C’est pour répandre leur doctrine qu'ils on: publié sept jouruaux et qu'ils continuent la publication de celui qui parait à Londres sous le litre de Nouvelle- Jerusalem.