‹ Abrégé de géographie [microforme]Chapitre 65 sur 597 · Les Méthodistes. Le berceau de cette seele a · texte numérisé non relu

Les Méthodistes. Le berceau de cette seele a

ne, :

été l'université d'Oxford, où elle a pris naissance parmi quelques éludises , vers 1730. John Wesley en fut la fondateur. On les appels par dérision thodistes, à cause de la régularité et de la sévérité qu'ilsaffectaient dans leurs mœurs et danslescuercices de dévotion. John Wesley et son frere Charlies s’ en 1786, Georges Whitelleld. Les

insistent sur ia dépravation de la nature humaine par le péché d'Adam, la rédemption parJésus-Christ, la purification et le salut par la foi, avec cette différence que Wlhitefeld croit les œuvres moins importantes, si ce n'est comme preuve de foi, tandis que Wesley les croit indispensables. Wesley interdit à ces proséiytes le jeu, les spectacles, les bals, les courses de chevaux, les manchettss, les dentelles, les liqueurs spiritueuscs ct le tabac. Les Méthodistes ont été les grands promoteurs des écoles de dimanche, et leur zèlea contribué puissamment à réformer les mœurs. On citera toujours avec éloge la métamorphose qu'ils ont opérée parmi les charbonniers de Bristol, les

mineurs du Cornouailles et de plusieurs autres con-

lrees. Le Méthodisme se partage en deux branches: les adñérens de Whilefield admettent la prédestination comme les Calvinistes rigoureux ; ceux de Wesley ont adopté les principes des Arminiens: ces derniers sont les plus nombreux. C'est versiafin du vn siècle que les Méthodistes ontfaitscission avec l'Eglise Anglicane , à laquelle au commencement ils se disaient attachés, Ils font des progrès rapides dans le Royaume-Uni et dans les Etats-Unis d'Amérique, où leur nombre a plus que doublé depuis dix ans. Ils ont des établissemens florissuns dans l'Inde, surtout à Calcutta et dans l'ile de Ceylan, et presque à l’extrémité de l'Océanie dans l'archipel de Sandwich. Les Méthodistes furent les premiers, parmiles protestans, qui introduisirent la coutume de prècher dans les carrefours et dans les champs. Outre les prédicateurs sédentaires, ils ont beaucoup de prédicateurs ambulans, et leur auditoire est quelquefois composé de plusieurs milliers de personnes.

L'IsLaMISME ou Manosérisus. Cette religion, ainsi appelée du motarabe islam, qui signifie soumnission à Dieu, fut fondée par Mahomet etpritnaissance en Arabie vers Fan 611 de notre ère, Comme à cette époque le judaïsme et le christianisme avaient fait de grands progrès chez les Arabes, et que d'ailleurs la tribu à laquelle appartenait Mahomet se vantait de descendre d'Ismaël et d’Abra. ham, Mahomet crut devoir emprunter aux Juifs et aux Chrétiens une partie de leurs croyances. Admettant les livres de l’Ancien et du Nouveau- Testament, il reconnut Moïse et Jésus-Christ comme envoyés de Dieu; seulement il supposa qu'avec le temps leur doctrine s'était altérée, et que c'était à lui que Dieu avait réservé de faire refleurir son véritablé culte sur la terre,

Les principaux préceptes de l'Islamisme sont: 1 la purification ; 2° la prière; 3°le jeùne du mois de ramazan, pendant lequel on doit s'abstenir durant le jour de tout aliment, et qui est suivi de la fête du Deïram, pendant laquelle il est permis aux fidèles de se dédommager des abstinences précédentes ; 4° l'aumônc legale, qui,

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igion, ainsi fie soumisetpritnaisbre. Comme hristianisme es Arabes, rtenait Majet d’Abrar aux Juifs croyances.

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musulman libre et en Lans md vd de “La prière ee N se U 1 on peut s'en acquitter chez 204 0 où l'on de trouve. II n'ya le prière dredi qui doit se à la mosquée et en commun. Le vendredi est chez les musulmans le jour de la semaine consacré à Dieu; aussi s’appelle-t-il gemaat , d'un mot arabe quisignifi® assemblée.

Ce jour-là il faut qu'à l'heure de l'office tous les

fidèles se rendent à la mosquée, mais le reste du temps ils sont libres de travailler et de vaquer à leurs affaires. Les musulmans n'ont que deux fêtes

exigent un repos absolu ; c'est la fête de la fin

u jeûne de ramazan, et celle où ils sont dans l'usage d'offrir un sacrifice à Dieu.

Les musulmans, à l'exemple des anciens Arabes, et enimitation d'Ismaël , fils d'Abraham, pratiquent la circoncision. Ils ont également adopté la distinction que Moïse établit entre les animaux purs et les bêtes immondes. Ils croient encore aux bonsetaux mauvais anges : ils croient que tandis que des esprits malins nous poursuivent sans cesse pour nous entrainer au mal, de bonsangessont chargés de la part de Dieu de nous soutenir et de nous guider dans cette vie d'épreuves. Aussiilssont persuadés de l'immortalité de Fame, etd'unjuge-

| meatuniversel où chacun sera traité d’après ses

œuvres.

L'Islamisme interdit le vin et toute boisson enivrante. D'un autre côté, il permet d'épouser quatre femmes à-la-fois, ct laisse à chacun ses esclaves femelles à son entière disposition. Les musulmans, par suite de l'ardeur qu'occasionne la chaleur du climat, font du plaisir des sens leur suprème bonheur. Ils croient que les élus vivent dans le ciel au milieu de bocages frais, sur le bord de ruisseaux limpides et de fontaines jaillissantes. Là se trouvent des femmes que leurs beaux yeux ont fait appeler Houris, et qui toujours jeunes, tnujours attrayantes, ne sont occupées qu’à faire les délices des bienheureux.

Au reste l'Islamisme Ôte à l'homme presque toute liberté, et les musulmans sont persuadés que tout ce qui leur arrive, le bien comme le mal, est déterminé d'avance d'une manière invariable. C'est la doctrine que nous appelons fatalisme. Toutes les croyances et les pratiques religieuses des musulmans sont renferniées dans le Coran, livre ainsi nommé d'un mot arabe qui signifie lee ture par excellence. Les musulmans croient que les différentes parties de ce livre furent successivement révélées à Mahomet, et que tel était le principal objet des fréquentes visites que lui faisait l'ange Gabriel. Ce livre traite à-la-fois du dogme et de la morale, du mariage etdu divorce, des successions ; en un mot il tient lieu aux musulmans de code religieux, civil et militaire.

Le Coran étant écrit dans la langue de l'Arabie, rarabe est devenu la langue sacrée des Turcs, des Persans et de toutes les nations musulmanes. Les

musulmans se sont encore accordés à adopter

CLASSIFICATION D’APRES LES RELIGIONS

7¹ pour ère commune la fuite de Mahomet, de la Mee · que sa patrie à Médine , évènement qui eut lieu en en de notre ère , et qu'on a 9 9 125 À mot arabe qui fuite. musul mans st lunaire, c'est-à-dire a11jours de moins que ben ar. ce qui que les années € deux fois de suite à la mème À L'islamisme a de tout temps enungrand

le judaïsme en

La division immédiatement ;,..

Mahomet. Le en mourant ne le.

qu'une fille, mariée à son cousin Ali; et il négiigea de faire reconnanre Ali r son successeur. Les compagnons du prop ayant successivement élevé au pouvoir Abou-bekr, Omar et Osman, Ny eut dèstette époque dés musulmans qui erlerentà l'injustice et qui refusèrent de reconnaître d'autre souverain légitime qu Ali. Plus tard, lorsque Ali eut été nommé calife, musulmans du parti contraire se soulevèrent contre lui, et la guerre civile ensanglanta les contrées soumises à la nouvelle religion. Telle est l'origine des deux principales sectes qui partagent encore les musulmans, et qu'on nomme Sonnites et Schyytes.

Les Sonniles admettent la succession des califes telle qu'elle a eu lieu, et regardent comme égalementsaintstous ceux d’entre lescompagnons du prophète qui furent fidèles aux lois de Flslamisme.Les Schyytes, partant du principe qu’à Ali seul et à ses descendans directs appartenait “autorité, maudissent Abou-bekr, Omar et Osman, et

rejettent tous ceux quineser: ‘rent pas sous létendard de leur prince favor La division, d'abord purement, te,retarda

pas à inſluer sur les matières relig. es. L'islamisine ne s'étant développé qu'avec le temps, il fallut enbien des cas recourir aux décisions des principaux compagnons du prophète; et naturellement Abou-bekr, Omar et Osman, en leur qualité de califes, durent exercer une grande influence. Les Sonnites ont admis indifféremment les explications théologiques et les décisions légales de ces divers personnages; c'est delà qu'on les a nommés Sonnites du mot arabe gonna, qui signifie radition. Mis les Schyytes, par suite de leur amour exclusif pour Ali, ont rejeté ces explications comme autant d'hérésies, et ils ont suivi des principes différéns. Aussi ont-ils été nommés par leurs adversaires ScAyytes, d'un mot arabe qui signiſle seclaires. Quant h eux, ils sesontappelés 4deliés ou les partisans de la justice.

Les Sonailes et les Schyytes se sont subdivisés entre eux, et ont tantôt dominé dans un pays et tantôt dans un autre. Lespremiersoccupent maintenant tout l'empire Ottoman, l'Egypte, plusieurs parties de l'Afrique, l'Arabie, lesiles de la mer des Indes, et comptent beaucoup de partisans paru

des tribus de race établies en Russie eten A ns y] and en quatre rites aommès Hanbaliles, Schaféites, Maiekiles et Haneñdes, du nom de leurs fondateurs Hanbal, Schaféi, Malek et Abou-Hanifs, Mais comme ces quatre rites ne différent que sur des questions peu importantes, ils sont par tous les Sonnites comme 1 NE doctrine £ r qu'il veu

d'Abou-Haaifa est généralement suivie en Tur-

uie, celle de en Egypte, celle de Malek 2 nsles états e eelle de Hanbal en

Quant aux ramifications des Sch y tes quioccupent le reste des pays musulmans , elles présentent des différences trèsimportantes. Nous avons ditqu'on a originairement Schyytes les amis exclusifs d' Ali et de ses descendans. Mais Ali n'æ vait pas eu le temps d'affermir son autorité, et d'ailleurs il laissait plusieurs fils; il en fut de même de la plupart de ses descendans. A qui l'autorité avait-elle successivement passé? La:plupart s'accordèrent à reconnaitre comme souverains légitimes Hassan et Hossein, fils d'All, et les descendans directs de Hosscin, jusqu’au dernier de tous qui, ayant disparu à l’âge de douze ans, passa pour s'être caché dans quelque lieu inconnu, en attendant qu'il pôt reparal tre sur la terre, et y faire triompher la bonne cause, Ces personnages sont au nombre de douze, et furent nommòs les iam, c'est-à-dire les chefs excellence; de plus on surnommale dernier de tous le ma/dioule dirigé. En attendant que le mahdi revint, il n’y eut plus d'autorité légitime sur la terre, et les rois furent censés les simples lieutenans de l’imam. C'est par une suite de cette croyance que les princes persans delapuissante dynastie des Soſls, quiprétendaient d par une ligne collatérale des Imams, se disaient les esclaves du roi du pars, et: qu'ils, catretenaient sans cesse à Ispahan plusieurs chevaux pour le service del’imam, lorsqu'ilarriverait. Cette singulière doctrine domine encore en Perse, Elle ſait meme chaque zour des progrès dans l’Inde, où les empereurs mongois accordsient jadis la suprématieaurite sonnite, etoù, depuisl'occupation anglaise, les musulmans, presque tous d'origine hs jouissent d’une entière liberté de consc ence. 4 4 *

Mais, dans le principe, beaucoup de Schyytes n'admirent pas cette succession desimams, et porterent ailleurs leurs hommages: Il en est qui crurent qu d Ali seul avait appartenu, après Mahomet, l'autorité temporelle et spirituelle, et que s'il succomba un moment sous Ia perversité du,siècle , il ne tarderait pas à reparaltre avec majesté, et qu'alors justice serait faite des crimes qui depuis si long temps souillent la nature humaine. La plupart de ces sectaires crurent même qu Ali avait été revetu d'un caractère divin, et ils n'hésitérent pas à radorer comme un dieu, Tel est le cas des Nossairis et des Moioualis, qui, encore de nos joura, occupent une partie des hauteurs du Liban,

D'autres Schyytes, admettant les six premiers

imams, dirent qu'il y avait eu erreur au sujet du

pieme, et qu’au lieu de Moussa, il'eût fallu proamer un de ses frères appelé Ismaël. C est de 1à

qu'ils furent nommés ama liens. Les Ismaéliens croyaient papes lsmaël, le caractère d'imam avait passé À des personnages inconnus qui se manifesteraienten leur temps. La qualité de madhi fut

4 par eux aux califes fatimiles dela race d'ismaël, qui, pendanties dixième, onzième et douzième siècles, dominèrent zur une partie de l'Afrique, sur l'Egypte et la Syrie. A cette secte naient les !smaéliens établis en Perse, non loin de Kasbin, et les Ismaéliens qui, maîtres des montagnes voisines du Liban, devinrent si ſameux dans le moyen âge sous le nom d'assassins. Ces deux branches de la secte des ens subsistentencore dans les mêmes contrées, mais non plus avec la mème puissange et les mêmes ressources. C'est à cett” mème secte qu'il faut rapporter les Druzes, qui sont ment établis dans le voisinage du Liban, et qui forment une population assez nombreuse. Les Druzes remontent au commencement du onzième siècle de notre ère, sous le règne du calife fatimite Hakem, À la différence du reste des Ismaéliens, ils prétendirent que Hakem avait été la dernière incarnation dela divinité; et en attendant son retour ils l’adorentcomme un dieu sous la figure d'un veau. Le nom de Druzes vient de l’un des premiers apôtres de Hakem, appelé Durzi.

Les diverses sectes schyytes etleursramifications ontvarié de doctrine suivant les temps et les lieux mais il serait trop long de faire connaitre ces doctrines en détail. Il suffira de dire que la plupart de cessectaires, entrainés tantôt par l'esprit de fanalisme et tantôt par une licence effrénée, ont cru que toutes les véritésreligieuses et morales ne sont que d’une vérité apparente, et qu'il faut chercher au fond un sens intérieur, le seul qui doive faire autorité. Ils ont fait de ce sens intérieur le domaine exclusif de quelques adeptes, et ils ont cru qu’à l'aide de cette connaissance on était au-dessus de tous les devoirs de la religion et de la morale. C'est parune conséquence de ce principe que les assassins, les Druzes et autres sectaires ismaéliensse livrèrent sans remords aux plus grands crimes.

Une observation que nous ne devons pas omettre, c'est que les Sonnites, aussi bien que les Schyytes, croient à un être quelconque qui tot ou tard doit seprésenter sur la terre, pour faire régner la vérité et la justice; c'est ce qui fait que mème chez les Sonnites il a paru des imposteurs qui se sontarrogé le titre de mahdi. Il sen présenta un en Egypte pendant l'occupation de ce pays par les Français; plusieurs autres, dans ces dernièresannées,sesont montrés dans le Sénégal et dans le voisinage su possessions des Français vers cette partie de

Aſrique

Outre les deux sectes d'origine sonnite et schyyte, il en est deux autres qui, par le rôle qu'ellesjouent encore aujourd'hui, ne doivent point ètre passées sous silence. Ce sont celles des yezidis et de

vahhabiles.

Les Fezidis occupent les montagnes voisines de la ville de Singar dans la Mésopotamie’, et parais sent etre un débris des sectes de Mages, de Manichéens et de Sabéens qui troublèrent pendant si long-temps l'Orient : ils se sont ensuite mélés avec les communions chrétiennes et musulmanes, e:

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maintenant il est dificile de r sconnaitre leur véritable origine et leur vrai caractère. lis admettent un hon et un mauvais principe, et comme , à les en croire, le mauvais est le seul à craindre, c'est le seul qu'ils ménagent. Ils Je nomment alscheik/ almoaz£em ou le grand scheikh. Ces sectaires se feraient plutôt massacrer que de le maudire; de plus, ils adorent le soleil à son lever. Iis ont, en outre, une grande vénération pour les prêtres chrétiens.

Quant aux Pañhabiltes,onsait prirent naissance en Arabie, vers le milieu du dix-huitième siècle. Ils furent 4 75 Vahhabites, du nom du père de leur chef Abd-Alvahhab. I. eur doctrine est celle de l'islamisme , réduite à sa plus grande simplicité. Suivant eux, le Coran renferme une doctrine véritablement divine ; mais Mahomet n'était qu'un homme ordinaire, et son nom ne doit pas tigurer dans les pratiques religieuses. Tout honueur rendu à Mahomet ou à:un de ses disciples quelconque est un acte d'idolätrie, et on doit le punir comme tel. En conséquence, les Vahhabites se contentent de reconnaitre un. bleu unique. lis se font scrupule d'invoquer tout être mortel, et quand ils rencontrent une chapelle ou un mausolée élevé en l'honneur'd'un imam ou d'un saint quelconque, ils l'abaltent. l. es Vahhabites, annongant l'intention de chasser de l'Arabie les Turcs et tous les peuples étrangers à la presqu'ile, eurent d'abord pour partisans presque lous leurs compa-

\triotes, elilsoccunérent un moment une partie de

la Mésopotamie. Mais depuis les échecs que leur a faitéprouver Mohammed-Ali, pacha d'Egypte, ils ont eie contraints de rentrer dans leurs déserts. Si de l'examen des doctrines musulmanes nous passons à la hiérarct 7 civile et religieuse, nous trouverons également de grandes différences. Les premiers califes étaient revétus du pouvoir spirituelet temporel, ct on les appelait califes, d’un motarabe qui signifie vicaires. Ils étaient censés remplacer Mahomet, au caractère de prophète pres; ilsturent de plus surnommés Emü-e/-Moumenyn ou éommandeurs des croyans. Comme, avec le temps, il s'éleva plusieurs califes à-la-fois, teurinfluence diminua. Maintenant il n'y a plus de calife proprement dit; le sultan de Constantinople n'estinvesti que de l'autorité temporelle , et c’est le mufti, qui, de concert avec lesoulemas ou docteurs, juge les questions de doctrine. Le Chah de Perse est dans le mème cas; il n'est pas mème revêtu de la plénitude de la souveraineté, puisque, ainsi que nous l'avons dit, il est censé n’exercer qu'une autorité temporaire, en attendant l'arrivée du dernier des imams. L'empereur de Maroc seul a la prétention de réunir les deux puissances, et prend quelquefois le titre de calife. Maisl'influence politique de l’empereur de Maroc est bien déchue. Lesmusulmans ont d'ailleurs des ministres particulierspour l'exercice de leur culte; et ces ministres po tent un nom analogue à‘ leurs fonctions Le xMatiꝰ ou prèdicateur est celui qui, le vendredi, monte en chaire en présence de tout le peuple, et prie pour le souverain et toute la nation. Lim, qui n'est ici qu'un fonctionnaire ordinaire, est celui qui, à la mosquée, fait la prière à la tête du peu ple, et dont tous les assistans doivent imiter les

CLASSIFICATION D’APRES LES RELIGIONS. 73

mouvemens ; il est encore chargé de er ap —— ha — en un mot, il représente nos curés. Mais aucua de ces ministres du culle ne j

etretirée. Ces espèces de religieux sont désignés

par un terme qui fait allusion à leur détachement des biens de ce monde; c'est celui de pauvre qui s'exprime en arabe par fakir, et en persan par derviche. Ceux qui se piquent d’une vie purement contemplative portent le nom de sofis. Les religieux mahométans nt plusieurs ordres différens, dont quelques-uns font remonter leur origine jusqu'aux premiers califes. La plupart des frères, ear c'estainsiqu'on les appelle, sontsoumis à un noviciat severe, et on ne les reçoit qu'après de longues épreuves. Les uns vivent ea commun daus des espèces de couvens, les autres se font crmites. Les uns ont des résidences fixes, les autres sont nomades. Tous sont libres de changer d'état et peuvent choisir la carrière qui leur convient. Parmiles religieux musulmans, plusieurs de ceux qui s'adonnent à la vie contemplative se jettent dans la spiritualité la plus outrée; les livres dépositaires de leurs rèveries sont très nombreux. Ceux qui aiment le monde mènent souvent une vie dérégléeetselivrent aux plus grands excès. On les désigne sous le nom de Xalenders,Santon, etc.

: — TROISIÈME CLASSE offre 7 religions principales:

Le Baanuanisue reconnait Para- Brahma pour dieu principal; mais ce dieu n’agit point, il deléguesespouvoirsà Braſima, à Vichnou,àChive el à une foule de divinitéssubalternes préposé: s au gouvernement du monde. Brahma préside à la terre, Vichnou à l'eau, et Chiva au feu. Cestro.s personnes ne sont pourtant qu'un seul Dieu et for. ment la Trinité indienne , nommée Trimourti.

Les Hindous qui proſessent cette religion ont plusieurslivres sacrés nommés Veda; ils sont écrits en sanscrit et forment leur code religieux et philosophique; ils admettent la métempsycose, et, d'après cette croyance, certaines castes s’abstiennent de la chair de tous les animaux. Le Brahmanisme ordonne de modérer ses passions, enseigne l'immortalité de ame, sa purification par les pénitencesetabstinences volontaires, et une foule de pratiques religieuses. Tous les membres de cette religion, qui s'étend sur presque toute l'Inde, sont divisés dès la plus haute antiquité en quatre castes, entre lesquelles toute alliance est défendue. Ces castes sont: les Bralimes, qui sont lessavans et les prêtres, et forment la classe d’où sonttirés tous les fonctionnaires publics; les Achatriras ouKhettris, destinés à l’état militaire ; c'est d'eux que sont sortis les Radjahs, qui ont formé les principautés de l'Inde naguère indépendante ; les Natres du Dekkan s’y rattachent. Les Vaishyas ou Beises, dont les attributions sont l’agriculture, l'éducation du bétailet le commerce des produits delaterre et des objets manufacturés; ceux qui se livrent au commerce, surtout dans les pays étrau-

9 9 —7—+—— fem var

leurs fontaines per un entourage d'os d'animaux, et de se livrer aux occupations les plus dégoûtantes. En revaache, ils peuvent manger de tout,

Le culte brahmanique estaccompagné d'un grand nombre de cérémo de coutumes solennelles.

11 en a d'horribles, telles que la procession du dieu de Djaggernath,dontle char pesant écrase sous ses roueslus fanatiques qui, en s’y précipitant, croient trouver à-la-fois la mort la plis glorieuse et une éternelle félicité, II y a d'autres fétesoürègne le tumulte, où préside la licence, et ou impudique L/ agum est montré aux yeux de la multitude prosternée. Les ablutions et les lustrations formentune partie principale du culte brahmanique; les images «les divinités sont lavées solennellement dans les fleuves et les étangs sacrés. Plusieurs fleuves, tels. que le Gange, le Nerbouddah, le Krichna,etc., sont réputés sacrés. Les Hindous font nlusieurspélerinages; les plus célèbres qui sont encore le plus fréquentés dont, selon M. Hamilton: Djaggernath, d'enares, Gaya, Allahabad, Tripely, Dwaaca, Somnath, Ramisseran , le lac Manasarovara, Gangaoutri, Djoalamoukhi, Omerkantakc; Trimbak-Ndsser, Pervallam, Pàrkar, Mathoura et Bindraband.

L'usage barbare des femmes des deux premières castes, qui s'immolent sur le cadavre de leurs époux, est un reste des sacrifices humains autrefois très fréquens. Encore dans ces dernierstemps, dans les épidémies et les calamités publiques, on a vu des Brahmines se précipitereux-mèmes'lu haut d'une tour, comme offrande expiatoire, Les Hindous ont un grand nombre de temples, nommés pagodes, d'un mot emprunté au persan; il yen a qui sont vraiment remarquables sous le rapport de l'architecture et de leurs dimensions,

Le Boupouisue ou la RELIGION DE BounpmA , qui paraits'ètre forméé dans l'Inde environ mille ans avant J.-C. Nous ne savons pas encore positivement si c'est une réformation du Brahmanisme ousicelui-ci n'est pas d’une date postérieure dans sa forme actuelle, Le bouddhisme rejette la division des castes. Ses dogmes prineipaux, qui ont transformé les farouches nomades de l'Asie en peuples civilisés, et qui ont fait sentir leur influence bienfaisantejusque dans la Siberie, sont les

memes partout où ce culte est suivi. La hiérarchie

diffère seule dans les divers pays; mais cette différence ne doit pas nous faire envisager le bouddlisme autrement que comme une religion unique, dans laquelle il n'existe aucune véritable division.

Le bouddhisme, dit M. Klaproth, suppose, comme le drahmanisme, une série perpétuelle de créalions

et restent plongés dans le Nirvdna ou l'éternité du néant, état opposé à celui de l'existence dans la matière. Ces êtres séjournent dans la région indestructible située au-dela del e lumineux. C'est pour conserver le souvenir de la vraie doctrine, et pour rendre les hommes capables de la suivre , que ces bicnheureux descendent de lemps en temps sur la terre, se revètissent d’un corps, et sé montrent aux hommes. Les principaux d'entre

eu ne paraissent qu'une fois : ce sont les Boud-

dhas proprement dits; les autres nommés Boddhisattva, se manifestent plusieurs fois par différentes incarnations, jusqu'à ce qu'ils alteignent le rang des premiers pour ne plus se montrer dans le monde. Ces êtres parfaits exercent un empire absolusurleurennemi, qui est la matière,etsurses formes séduisantes. Disposant en maitre de Maya, ou de l'illusion qui trompe les sens par ses metamorphoses, ils peuvent la détruire à volonté, ou se servir d'elle pour opérer le salut du genre humain. ‘C'est de celte manière que s'effectuent toutes les incarnations des Bouddhas ; leurs àmes descendent sous la forme de rayons lumineux, et prenneut un corps sous l'enveloppe de Maya. Ils ne font rien sans un dessein spécial; leurs opérations ne sont jamais violentes, elles ne restreignent nullement lelibre arbitre des êtres inférieurs qui sont enchainés par la matière, et pour le salut desquels ils sont endus.

Dans Frage actuel du monde, quatre Bouddhas ont déjà paru; le dernier d'entre eux était Chakiamouni ou Gautama ; un cinquième doit encore venir avant la destruction de ce monde, c'est le Bouudlia Maitri ou Maitari, La secte de Ceylan et de l'Inde au-delà du Gange, l'annonce, au contraire, pour Pan 4457 de notre ère, époque à laquelle finira la période de 5000 ans, qui devait suivre Ja mort deChakis-mouni;selon les livres cingalais, ilexiste une différence assez marquée, relativement à la personne du dernier Bouddha, chez les habitans de Ceylan et de l’Inde au-delà du Gange et les autres sectateurs de la mème croyance.

Les Bouüdhistes regardent l'univers comme ha-

ques, Ell tains et uniquem Comme | sulllt, po devienne vement pa de l'homn dansces t qui tourn hydrauliq jour, don influence numain. Ï aussi un g présenten fait tourne Les chapel sent égale Le Boude Plus aussi trefois. Le celte vaste dhas, car] déjà un Bot

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CLASSIFICATION D'APRES LES RELIGIONS

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prouvent „„ fin de cette chaine non interrompue de systèmes mondains. Touslesètres habitant le /oka ou l'univers, produit par une succession de destructions et de reproductions, sont classés de la manière suivante:

Les hommes et les dieux locaux appelés Nat, quiinspectent ei jugent les hommes; ils ont pour serviteurs des bois et des mauvais génies.

première classe a sa résidence sur la terre, et dans les régions atmosphériques qui comprennent le mont Mienmo et les six cieux des Deva, placés les uns au-dessus des autres et se surpassant dans le même ordre en éclat et en splendeur,

La seconde classe est celle des roupa ou dieux visibles; elle occupe les seize cieux plus élevés jusqu'au 22° du Brahma-loka.

Dans la jroisième se trouvent les êtres immatériels qui, ayantété des sectateurs zélés de la doctrine de Bouddha occupent les quatre cicux les plus élevés du 23° au 26°, Enfin les Bouddhas résion dans le bon ou l'empire qui couvre tous ces cieux. .

On appelle gand jour la collection tibétaine des principaux livres classiques des anciens bouddhistes de l'Inde, dans laquelle sont meme compris des ouvrages grammaticaux et lexicogranhiques, Elle se compose de 108 volumes. Les Tibetains et les Mongols ont construit des tumples uniquement pour renfermer ces saints vo umes. Comme les sectateurs de Bouddha pensent qu'il su, pour que les prières adressées à la divinité deviennent efficaces, qu'elles soient mises en mouvement par un moyen quelconque (par la bouche de l'homme ou par un agent mécanique), on voit dans ces temples un grand nombre de cylindres, qui tournent constamment mus par une roue hydraulique; ils renferment les volumes du Gandjour, dont le contenu, ainsi agité, doit ètre d'une influence très heureuse sur le bien-être du genre numain. Dans les grandes solennités on allume aussi un guéridon garni de 108 lampes, qui représentent les 108 volumes du Gandjour, et qu'on fait tourner dans le même sens que les cylindres, J. es chapelets des prêtres bouddhistes se composent également de 108 grains.

Le Bouddhisme, né dans l'Hindoustan, n'y est plus aussi généralement répandu qu'il l'était autrefois. Le peu de sectateurs qui lui restent dans celte vaste contrée y portent le nom de Bouddhas, car la croyance des Djaïnas du Dekkan est déjà un Bouddhisme modifié. Les autres Hindous

ne Bouddha comme une inchrastion de Vichaow. Sa subsiste encore dans le Nepal dens toute se „ siasi qu'au Tibet.

une tion po

es contrées situées au nord de Finde. La série des Dalal- lama actuels ne commence que dans la première moitié du xv° siècle. Ils ont une hiérarchie régulière établie au Tibet et en Mongolie. Le Bouddhisme, dans ses institutions et ses pratiques extérieures, offre une ressemblance surprenante avec l'Eglise romaine. Chez les Bouddhistes on retrouve des pontifes, des patriarches chargés du gouvernement spirituel des provinces, un conseil de prêtres supéricurs qui se réunissent en conclave pour élire le pontiſe, et dont les insignes memes ressemblent à ceux de nos cardinaux, des couvens de moines et de religieuses, des prières pour les morts, la confession auriculaire , l'intercession des saints, le jeûne, le baisement des pieds, les litanies, lesprocessions, l'eau lustrale.

La Doctumm bus Lu rrags, dite aussi la Rui ve Conrucics, parce que ce philosophe célèbre en est regardé comme le réformateur et le patriarche. Elle a pour base un panthéisme philosophique , qui a été diversement interprété suivant les époques. On pense, dit M. Abel Rémusat, que, dans la haute antiquité , le dogme de l'existence d'un Dieu tout puissant et rémunérateur n'en élaitpasexclus, el divers passages de Confucius donnent lieu de croire que ce sage fadmet tait lui- meme. Mais la négligence qu'il a mise à l'inculquer à ses disciples , le sens vague des expressions qu'il a employées, et le soin qu'il a pris d'appuyerexelusivement ses idées de morale et de justice sur le principe de l'amour de l'ordre et d'une conformité mal définie avec les vues du ciel et la marche de la nature, ont permis aux philosophes qui l’ont suivi de s’égarer, au point que plusieurs d'entre eux, depuis le xu“ siècle de notre ère, sont tombés dans un véritable spinosisme , et ont enseigné , en s'appuyanttoujours de l'autorité de leur maitre , un système complexe qui tient du matérialisme et qui dégénère en athéisme, Le culte purement civil rendu au ciel, aux génies de la terre, des astres, des montanes et des fleuves, ainsi qu'aux àmes des parens est à leurs yeux une institution sociale sans conséquence, on du moins dont le sens peut s’interpréter de différentes manières. Ce culte ne connait pas d'images et n'a pas de prèlrc»; chaque

PRINCIPES GENERAUX, CH. Ani.

a plus grande partie de ce culte consiste en purifications, en ablutions, at en cérémonies. qui tendent à rapprocher de la lumière. C'est devant le feu sacré qu'on les pratique et que Fon réeite les différentes formules de prières prescrites

t dans le rituel de Zoroastre. Sa doctrine est con-

praliquen l'astrologie, la nécromancie et mille autres su ons ridicules, On lesnomme Tao-sse ou docteurs de la raison, parce qu'un de leurs dogmes fondamentaux, ensix siècles avant notre ère, par Lao-tseu,

l'un de leurs maîtres, est celui de l'existence de

La RANG pu SM7 est la plus ancienne de celles qui dominent au Japon. Elle a beaucoup de ressemblance avec le Naturalisme mytholosique, dont quelques savans mème la regardent comme une branche. Ce culle consiste dans l'adoration d'un etre suprême; mais il reconnait aussi des dieux inférieurs , et prescrit la pratique des bonnes actions etl'abstinence des viandes, Ses temples, nommés Mia, renferment un miroir pour rappeler que siles taches du corps se peinent fidèlement dans cette sorte de glace, de meme les défauts de l'âme ne pus meurer cachés aux regards de la divinité. Dans quelques temples il y'a une niche où se trouve la figure du dieu subalterne à qui l'édifice est dédié. La simplicité de ce culte a été considérablement altérée depuisl'introduction du Bouddhisme au Japon. Il admet les pélerinages , il a des religieuses, des confréries de divers genres et des moines: ces derniers surtout exploitent la superstition des sectaires. Quoique la croyance de Sinto soit la plus ancienne du Japon, les Dalris ou empereurs de ce pays, qui sont regardés comme descendans des dieux, suivent depuis long-temps la Joi de Bouddha,

Macisur ou la Rezicion px Zonoasrae. Selon

M. Saint-Martin ce culte très ancien admet existence d'un être suprême appelé Zerwan ou le temps sans bornes, d'où sont émanés deux

. Principes, l'uu von, appelé en ancien persan £ho-

signée dans le Zend-Avésla, écrit dans la langue morte dite zend. Le Magisme se conserve encore parmi les Parsis ou Guëbres dans le Kerman, en Perse, à Surate et dans le Guzarat, dans l'Hindoustan. Dès le 1“ siècle du christianisme, il se répaadit dans l'empire Romain un culte venu de la Perse, conmu sous le nom de culte Mithriaque ,, qui ronds de grandes ressemblances avec la religion de Zuroasire, mais dans lequel le dleu Mira, fils d'Oromaze, chargé de la conduite du soleil el du gouvernement du monde, médiateur entre Oromaze el les hommes, était l'objet d'une adoralion spéciale. :

Le Naxanisur ou la RAT nes Stans, instituée par. Nanek, né selon M. Hamilton en 1419 dans la province de Lahore dans l'Hindoustan, On peut la regarder comme un mélange de Bralimanisme et d'islamisme, Elle 1 le déisme le plus pur.

Les Sikhs adorent un Dieu, admettent des récompenses et des punilions futures, tolèrent toutes les religions, sur lesquelles ils ne veulent pas même entrer en discussion; croient à uncincarnation secondaire dela divinité, proscrivent le cuite des images et s'absliennent de manger du porc. Ces. sectaires reconnaissent l'authenticité des Vedaïndiens, qu'ils regardent, ainsi que le Coran, comme des livres divins; mais ils prétendent que la religion des Hindous s'est corrompue par l'introduction du polythéisme, et que l'adoration des images a éloigné le peuple de Tadoration du vrai Dieu. Ils regardent l'ablution comme un des principaux devoirs à remplir. Leurs temples n'offrent aueune idole, et leurs prières sont très simples. Cette religion a subi de grandes réformes sous le pontificat de Gourou Govind , qui mourut en 1707; les Sikhs le regardent comme un nouveau prophète.et comme le fondateur de la puissance de leur nation. Les sectaires de ce culte rejettent la distinction des castes, sont censés ètre tous soldats, doivent renoncer à l'usage du tabac,

CLASSIFICATION D'APRÈS LES RELIGIONS

du monde.

divers partis à rer leur nombre,

une grande était toujours l'indice d'une’

bonne cause. Les incrédules surtout, vers la fin du zv, siècle, ont mis une importance ridicule

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* Lo Ca. L'Eglise Latine ou Orridentale (eathalique) L'Eglise Grerque vu Orientale avec toutes ee branches Les Eglises Prviesantes avec toutes leurs subdivisions . : . .

Le Jroateus, tout su plus. : ,,

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