CHAPITRE II
Tout le traité est divisé en denx parties distinctes, et à l'exemple d'un célèbre geographe nous les nommons Partie. des principes généraux et Partie descripfive. Dans la première, qui est de beaucoup la moins étendue, nous exposons en treize chapitres, toutes les notions lesplus indispensabl ie
Wies naturelle, T ls 1 11 Ala re na an a lin · guistique, à la statistique et à l'éconvmie
tions, qui, en autres
den cinq grandes sec-
Luke be rties du | vise en
g phie générale eten géographie parculière.
La géographie générale comprend,
dans fu etapitres distincts — cha-
que partie du monde: 1° la geographie
hysi 2° la Ni lique.
Voici — e | 1 la géo-
graphie physique: position astronomique eee moers. et
fleuves, lacs, : montagnes, plateauæ, volcans, vallées Mains déserts, tens et landes, eat, minérauæ, végétaux, animaux. Les articles qui forment la géographie politique sont intitulés : el, population, ethnographie. religion, gouvernement, tndustrie, commerce, état social, divisions politiques et géographiques.
La geographie particulière, com prend autant d’articies qu’il y a de grands états ou de grandes régions raphiqua d „La . particulière es princi états de l’Europe se compose des articles suivans : position astronomique, dimensions, confins, pays, montagnes, iles, lacs, fleuves, canauz, grandes roules,et ee chemins de fer, ethnograpl J gion, gouvernement, division administrative, judiciaire, etc., places fortes et ports militaires, industrie, commerce, ographie, O8SESSioNS.
Un tableau stalistique-préc é d'observa-
détroits, caps, presqu'iles, fi
ie, reli- À
INTRODUCTION
tions nombreuses complète la description de chaque partie du monde, en exposant dans ses colonnes le titre de chaque état, sa superficie, sa population absolue et relalive, son revenu, sa delle, et ses orces militaires. Nous avons placé la description physique et ge ir de cha-
ue partie du monde à la tete des descrip-
ons particulières des états on des grandes régions qui lui appartiennent, farce que c’est le seul moyen de présenter dans leur ensemble les grands traits de la surface de la terre, et de conserver aux nations et aux grandes régions physiques toute leur physionomie. Nous croyons que rien de vraiment im élémentaire n’aura été omis dans ces descriptions, et que le lecteur qui voudra se rendre familières les diverses notions qui y sont exposées, n'aura aucune difficulté à caser dans sa mémoire toutes les décou-
‘vertes qu’on pourrait faire à l’avenir , et
tous les changemens qui résulteront de la marche rapide de la civilisation.
Nous allons maintenant parcourir tous les titres des subdivisions, tant des prince généraux que de la géographie générale, physique ct politique, et de ia ggraphie particulière, qui peuvent nous suggérer quelques observations utiles.
5 I. Principes généraux de géographie.
La multiplicité des objets qu’embrasse la géographie oblige ceux qui entreprennent d'écrire sur cette science à invoquer souvent les secours de plusieurs sciences auxiliaires. Nous avons pensé que des notions claires et press sur les points les plus importans étaient tout ce qu’il convenait d'emprunter au dehors pour ne pas faire de la raphie une mosaique informe composée d’une dizaine d’abrégés incomplets de sciences différentes. Nous avons donc demandé à l'astronomie les notions nécessaires pour déterminer la position du globe dans l’immensité de l’univers, et pour assigner ses rapports avec les autres corps célestes. C’est encore à l’astronomie, secondée de la géométrie, que nous avons eu recours pour caractériser la figure de la terre, pour supputer ses dimensions et pour expliquer la méthode d’après laquelle on représente sur des cartes les traits divers de sa surface.
s sciences physiques et naturelles ont été aussi mises à contribution pour tout
ce qui concerne les climats physiques, pour la distinction des différentes parties qui forme la surface du globe visible et accessible à l’homme, et pour la distribution méthodique de ses innombrables produits. Nous avons demandé à la statistique les faits et les principes à l’aide desquels on peut essayer d’évaluer approximativement le nombre d'hommes actuellement vivans. Enfin, nous nous sommes hasardé, sur le terrain de l’anthropologie, de l’histoire et de Pethnographie, pour tracer les trois classifications du genre humain, d’après les langues, les religions et le degré de civilisation.
Afin de mettre plus d’ordre dans l’exposé des principes qui Rnb rt pour la rédaction de cette partie d notre ouvrage, nousallons parcourirrapidement etsuccessivement les chapitres dont il se compose.
PARTIR ASTRONOMIQUE. Dans ce chapitre, nous avons cru devoir réunir tout ce que les 18 5 donnent ro ment, en traitant de la sphère armillaire
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et du globe artificiel. Les personnes qui ont eu occasion d'étudier ees sujets selon les auciennes méthodes, sentiront facilement l'utilité d’une pareille innovation.
CLIMATS PHYSIQUES. Cet objet, traité d’une manière extrémement incomplète ou entièrement négligé dans les géographies ordinaires, nonobgtant le rôle important 5 les climats jonent dans la distribution es végétaux et des animaux sur le globe, nous 4 paruexiger quelques détails, malgré le cadre borné de notre ouvrage.
. u Dans toutesles sciences, dit M: Walckenaer, on a fait disparaître, par des déterminations précises, l’incertitude et les contradictions du langage vulgaire; soit timidité, soit paresse, les géographes font seuls exception à cette règle; mais aujourd’hui que l’ensemble des mers et des terres est connu, et qu’on peut déterminer la signification précise de chaque dénomination géogra blue, il convient de réformer de ridicules usages qu'on a trop-long-temps soufférts. »
Faut-il-que nous ayons besoin de faire remarquer combien il est contraire à la nature et au bon sens de désigner sur. nos cartes, par le nom de golfe, les mers de Guinée, d'Arabie et du Bengale, qui ont jusqu’à 30 degrés d'ouverture, tandis qu'on appelle mers lu petit golfe à double ouverture de Marmara,
la lagune de Zuiderzée et le marais
d. aaf. C'est encore par un abus bien extraordinaire de ce mot que les grandes mers Méditerrances d'Hudson et de Baſſin, d'Oman et de Bengale ont été désignées sous le nom de Bates. Nous avons cru nécessaire de nous étendre beau coup plus qu'on ne le fait ordinairement sur les principaux termes qui composent la nomenclature géographique. En géographie, comme dans toutes les autres sciences, il faut commencer par les définitions avant de pouvoir décrire ; aussi leuravons-nous consacré toutun chapitre, en empruntant un grand nombre d’entre elles aussi claires que précises et d’autres entièrement nouvelles, à deux ouvrages remarquables souvent exploités depuis quelque temps par bien des littérateurs, pour faire du nouveau à peu defrais, mais querarement ils ont la délicatesse de citer.
Nous voulons parler de la Cosmologie de M. le baron de Walckenaer et de la Gegraphie comparée de M. Ritter. Dans le meme chapitre,nousavons donné plusieurs
XIA
définitions qu on chercherait en vain dans tous les traités de ‘géographie, telles que colonies, caravanes, missions, eie., et nous en avons reproduit, non sans les développer, quelques-unes que nous avions déjà données da
ns notre dio di geografia, et qui ont été depuis dans d’autres ouvrages, ue les
auteurs de ces ouvrages aient oublié sans doute d’en indiquer l’origine. Nons regrettons beaucoup que notre cadre ne nous permette pas de justifier certaines dénominations nouvelles qui manquaient à la géographie et que nous avons pro 8 pour désigner convenablement, par un
seul mot, quelques-uns des grands traits
que présente la surface de la terre.
DIVISIONS GÉNÉRALES DU @LOBE, SU- PERPICIS, POYULATION. Ces bases principales de la géographie ‘Politique exigeaient des détails qu’en vain l’on chercherait partout ailleurs. L’étonnante disparité d opinions, relativement à l'étendue des parties même les plus connues du globe, et la prodigieuse discordance qu’on rencontre parmi les savans, les géographes et les statisticiens, lorsqu'il s’agit de déterminer les surfaces ainsi que le nombre des habitans, soit des contrées, soit des villes, réclamaient quelques éclaircissemens sur les ps es par lesquels nous nous laisserons guider.
MISTOIRE MATURELLS, Nos liaisons avec un jeune naturaliste que des travaux classiques sur la zoologie et la botanique ont déjà place au premier rang parmi ceux qui cultiventces sciences, nous ont prouvé l'avantage d'offrir, dans le ix chapitre, un résume de la distribution géographique des règnes de la nature, sûivi d’un tableau statistique durègneanimal et du règne végétal à l’époque actuelle.
CLASSIFICATION DU GENRE HUMAIN, Dans le chapitre x1° nous faisons observer l’inutilité de certaines divisions proposées et adoptées par tous les géographes; et, en signalant l’état encore vague et imparfait où se trouvé la classification d’après laquelle on prétend partager tout le genre humain, soit en quelques va-
riétés, soit en plusieurs especes différentes, nous faisons sentir qu’on n’a pas encore rassemblé assez de faits bien constatés pour admettre cette importante classification dans un traité de géographie élémentaire. Dans la même chapitre, après avoir démontré Fabsurdité de la classifib.
W INTRODUCTION lesquelles on prend le nom de nation,
cation qui est généralement admise sous
le rapport des principales nuauces de la civilisation, nous s ce qui nous paraît devoir être compris sous le nom de
civilisation , et nous essayons de tracer les limites qui constituent les trois nuances rincipales de l’état social. Pour ne pas ntroduire des noms inusités, nous con- 22 divisions déjà proposées par Malte-Brun, mais en rangeant dans un ordre noù au et Le convenable, les nations que ce célèbre géographe avait nommées peuples civilisés, peuples barbares et les in ous terminons ce chapitre en signalant l’inutilité et le vague des classifications qui ont pour base la nourriture, la position
graphique, et les occupations des différentes 5 du globe.
enn. L histoire et la geographie Ae ainsi dire à chaque page, mention des peupigs dont l’une nous raconte le développement et les vicissitudes, tandis que l’autre nous indique leur position et nous décrit leur demeure ; mais
nous ne connaissons aucun traité d’histoire et de géographie qui ait défini le
mot mation. Nous avons donc commencé
notre chapitre de la classification ethnographique du genre humain, par rappeler les trois acceptions différentes sous
ensuite nous avons expliqué le sens qu’on doit attacher aux mots famille ethnographique, langue et dialecte, et nous avons fini par donner un résumé de la — ethnographique de notre atlas, comme le cadre général auquel doivent se e les cinq tableaux que nous e 1 la phie itique des rties du monde.
* La religion influe sur les s0ciétés humaines d’une manière non moins puissante que les constitutionspolitiques, dont elle détermine souvent les formes, et que toujours elle affermit ou altère,
Une classification du genre humain,
basée sur les croyances religieuses, était donc de la ‘plus haute importance.
Mais cette classification, que depuis quelque temps on rencontre d’une manière
lus ou moins incomplète, plus ou mains inexacte, dans presque toutes les gésgraphies générales, se réduit pour les abrégés, à la simple nomenclature des religions, suivie de l’énumération des peuples principaux qui les professent. Nous avons cru que, pour donner une division moins vague, il fallait résumer en peu de pages les dogmes les plus essentiels des prineipaux cultes d’après leur ordre de généra-
tion et d’analogie.
§ UI. Géographie générale, physique.
POSITION ASTRONOMIQUE, Chacune des descriptions générales commence par cet article, afin d’aider le lecteur à trouver sur les cartes la position de la partie du monde à laquelle elle se réfère. Dans l’état actuel de la géographie mathématique, si importante pour tous les pays hors de l'Europe, et qui laisse encore tant à desirer pour plusieurs régions de cette partie du monde, nous avons cru que l’on pouvait sans grave inconvénient négliger les fractions de degré; en effet, autani lindication de ces fractions est indispensable lorsqu'on veut tracer une carte, autant elle surcharge inutilement la mémoire dans un abrégé. À l'égard des parties du monde, des grandes K fee des grands états, les longitudes et les latitudes étant exposées en chiffres ronds, la mémoire les retient plus facilement. Il en est autrement, lorsqu'il s’agit de la position d'une ville ou des articles d’une transaction politique ; alors on ne doit pas se
contenter d’une approximation; il faut donner la position aussi exacte que l’état de la science peut le permettre. Au reste, si le cadre de cet ouvrage ne s’y refusait, nous >ourrions dresser un tableau comratif des prétendues positions exactes es principaux états et des principales régions du globe, données par les traités de géographie et les cartes qu’on regarde comme irréprochables : ce tableau offrirait les disparates les 1 extraordinaires. M. Klaproth a déjà signalé les différences énormes que présente la grande carte de J’Asie, publiée par Arowsmith, en 1822, avec les meilleures cartes spéciales des Russes et des missionnaires; la position de la ville de Koutché offre une différence de 4° 4: en longitude: celle d’Aksoû en présente une de 6° 5’ dans le même sens. La position que Moorcroft a assignée il y a quelques années à Leh, ca- 1 du Petit-Tibet, diffère de 3° & en atitude de la position donnée par les jé-
. princi
que l'on long relativ sions qu et pour d'accord nous les la descri parties :
Le rep
ce qu'il es que en ut times de 1 nies. D’ail tement au France de legua ho de Braba S e
gal au qu ployé dans géographie
motifs nou carrière g mesure. po avons jam:
rons jamai ment rédui croira plus travail don chir cet ab
A LA GEOGRAPHIE, | 111
suites, et de 1° 10 de celle qui était indiquée par Danville. La latitude sous laquelle cette même ville est placée dans la carte que M. Elphinstone a jointe à sa description du Kaboul, n'offre pas meins de n° 30 de différence avec celle de la carte du Tibet dressée par les jésuites.
DIMENSIONS page 22, dans les
. À la - principes généraux, nous Uéfinissons ce
que l'on doit comprendre par dimensions longueur et de largeur, absolue ou relative. Nous ne donnons ces dimensions que pour les cinq parties du monde et pour les seuls états de l’Europe, afin d'accorder quelque chose à l’usage; mais nous les supprimons comme inutiles dans la description de tous les états des autres parties du globe.
Le reproche qui nous a été adressé par quelques savans estimables, de persister a nous servir d une mesure linéaire que l'usage n'a consacrée qu'en Italie et qui complique les calculs, ce repros exige que nous justifions la préérence que nous avons donnée au mille italien de 60 au degré, employé dans toutes les estimations de cet sr. Nous ferons d'abord remarquer que le mille dont il s’agit n’est pas exclusivement employé par les Italiens ; que c’est au contraire la mesure itinéraire qu’on pourrait appeler cosmopolite par excellence, nonseulement parce qu’il correspond exactement à la minute géographique commune à tous les peuples du globe, mais aussi parce qu’il est identique avec le mille nautique en chez tous les peuples maritimes de l'Europe civilisée et de ses colonies. D'ailleurs ce mille correspond exactement au tiers de la lieus marine de France de 20 au degré, qui est égale à la legua horaria d'Espagne, au mille de Brabant, à la lieue marine d an-
deterre et à la lieue de Pologne, il est
gal au quart du mille Allemand, employé dans presque tous les ouvrages de
éographie composés par les savans du Nord et de l'Orient de l’Europe. Tous ces motifs nous ont engagé, au début de notre carrière géographique, à adopter cette mesure. pour tous nos calculs; nous n’y avons jamais dérogé, et nous n’y dérogerons jamais. Tout lecteur pourra facilement réduire nos mesures à celles qu’il croira plus convenables, à l’aide du beau travail dont M. Guérin a bien voulu enrichir cet abregé.
Mans, can, eic. Pénétré de l'importance et de la nécessité de préciser en géographie, comme dans les autres sciences, valeur des mots par lesquels on désigne chaque partie constituante du globe, nous avons consacré à ce travail une partie de nos veilles. Dès l’année 1817, nous avons publié le résultat de 57 4 70 dans notre g f dio i geograſia, en proposant une division aussi naturelle que méthodique de l' Ocean et de ses nômbreuses bran division que nous avions déjà ébanchée bien long temps auparavant et des 1808, en publiant notre Géographie par bassins. Nous avons proposé même plusieurs dénominations, pour embrasser de. vastes espaces que jusqu'alors les géographes avaient laissés sans nom , mais qu’il fallait enfin réunir et nommer d’une manière queleonque. Nous avons obtexa ia Pius belle récompense de notre traveil, en voyant ces résultats non-seulement approuvés, mais meme adoptés par un savant célèbre, Mais nous n’avons jusqu’iciaucune raison pour renoncer à quelques-unes de nos denominations et même à quelques divisions de l' Ocëan, que ce savant n'adme:
pas. Ainsi, nous conservons celle du Grand-Ocean , que contre son avis.
nous persistons à regarder, avec tous les géonraphes, comme la plus vaste étendue ’eau qui existe sur le globe, malgré les innombrables iles qui forment la Polynésn, car. ses terres, dont le PAUSE Sa prodigieux, sont presque imperceptibles, comparées à la . qui les environne, et qui a reçu justement cette qualification contestée par un seul écrivain.
rzsuvas. Les fleuves jouent un rôle trop important dans la géographie physique et politique, pour qu’il nous fût permis de glisser légèrement sur ce sujet.
Sans doute, si nous avions voulu imiter nos devanciers, nous aurions A nous épargner bien des recherches et diminuer de beaucoup le nombre de pages de notre volume; mais cela n’aurait pu se faire u’aux dépens de la science. Ce n’est pas aire connaître un grand fleuve que d’indique sommairement en quel pays il nait, près de quel lieu il entre dans la mer, où eue quelles régions principales, uelles villes importantes il baigne; il aut décrire son cours entier, non-seulement en signalant la direction de son cou-
rant principal ei ses subdivisians en dif-
des lacs plus ou moins
XXII INTRODUCTION
ferentes branches cela a lieu, comme dans le Nil, “ ue, le Gange, etc. ; mais aussi en traçant le cours de ses principaux affluens et même des courans du premier et du second ordre, qui grossissent la masse d’eau de ces derniers; en un mot en décrivant tout le territoire hydrographique du fleuve, ou son bassin.
Pour éviter les répétitions, et pour donner au lecteur une idée précise du cours des grands fleuves qui traversent différens états , on doit nécessairement les décrire dans la géographie générale. C’est aussi ce que nous avons fait ; et une longue expérients nous a prouvé que c'était Ia seule méthode que l'on pût suivre avec succès dans l’enseignement. Par la manière dont nous avons décrit tous les grands fleuves dans les chapitres généraux et dans la description particulière des états de chaque partie du monde , on peut dire que cet abrégé renferme une véritable geo-
raphie par bassins. Afin de donner an ecteur une idée précise du cours d'un ficuve , on a employé des lettres capitales
our exprimer le courant pr avec Hé sons divers qu'il pren quelquefoisen poursuivant sa marche, soit en s’accrois-
sant par l’union de plusieurs branches, -
soit en s’élargissant au a de presenter tendus, soit enfin en se subdivisant en plusieurs bras avant d'arriver à la mer. D’autres caractères, italiques ou romuins, plus petits et plus vu moins espacés, ont été employés pour exprimer les affluens du premier, du second et dutroisième ordre. Tous les fleuves de chaque partie du monde sont rand’après les mers principales auxquelles ils aboutissent, de manière que le lecteur peut, d'un coup-d'œil, à l’aide des articles fleuves, dans la géographie générale ou particulière „ avoir la geographie par bassins, ou d'une des cinq parties du monde, où d’un état quelconque et comparer ensuite ces divisions naturelles avec les divisions politiques indiquées en leur lieu.
Dans le texte, nous n’avons pas manqué d'indiquer les doutes qui subsistent encore à l’égard du cours de plusieurs fleuves, et nous avons signalé aussi l’inconvénient de regarder comme courant principal une branche beaucoup moins longue que celle que l'on consicere conime seconaire. L Amazone, le Mississipi, elc., en Amérique; le Jenisseï, le Kiang, eto,
en Asie, peuvent être cités comme les exemples les plus remarquables de cette anomalie géographique , dont notre Europe n’est pas exempte. Mais si le géographe peut et doit mème respecter ces vieilles erreurs consacrées par l'usage, afin d’éviter la confusion que ne manquerait pas de produire une brusque innovation, il pue doit aussi être moins réservé à l'égard des fleuves qui n’appar:
he l'Europe, surtout lorsqu'ils 69 10 éjà plusieurs noms divers selon es différens pays qu’ils traversent. C’est à l’égard de ces grands fleuves que le géographe devrait , sans aucune exception, regarder toujours comme courant principal la branche dont la source principale est la plus éloignée de l'embouchure.
Nous devons signe comme une autre manière erronée de considérer les fleuves, l’usage de quelques phes, qui regardent des fleuves d'un cours très long et d’un grand volume d’eau, comme les affluens d’un autre fleuve, avec lequel ils n’ont pourtant de commun que le voisinage de leurs embouchures; nous citerons particulièrement le Brahmapoutre, envisagé comme un affluent du Gange, et le Tocantin, compté parmi les affluens de Amazone. 5 Dans le chapitre des définitions, ainsi que dans le texte de la géographie générale et particulière, nous avons indiqué les principales bifureations que présentent les bassins de quelques fleuves, phénomènes très remarquables, mais que beaumir À d'auteurs en entièrement, ous aurions voulu donner un tablean de la superficie des principaux bassins du globe, et un autre tableau de la
longueur comparative des princi- .
1 fleuves; mais nous n’avons pas eu e loisir nécessaire pour nous livrer aux longues recherches qu'exige leur rèdaction. Ce qui a été publié dans ce genre est tellement rempli d’erreurs, que nous n'avons pas osé en faire usage. Quelle confiance pouvions-nous d’ailleurs avoir dans des tableaux où l’on n’indiquait ni les cartes sur lesquelles on avait fait les calculs, nila méthode qu’on avait suivie, ni l’époque à laquelle ces estimations devaient se rapporter? Cette dernière indication est très importante à l'égard de certains fleuves de l’Asie, de l’Afrique et de l'Amérique, dont le cours n'a été exploré, en totalité ou avec quelque préci-
et après | Klaproth.
les progrè constances ignorées ot vent le des définit tendons pe Lo 0 — es îles, e unes des ai d’entre elle Plusieu gleterre 80 titre die dit M. Me vent Marga uniquemen d’un cours tinent de 1 le Nethergd s’en faut de le tour pa presqu'’ile.
partie du d prétendue me); d’autx à la marée Holy, dans Passer à g terre. Dan:
occidentale de Calp marée haut péninsule d ile. Les g
nous
À LA GEOGRAPHIE. zin
sion, que Ve] Ag quelqnes années seulement. Quelle confiance pouvions-nous avoir en voyant dans les années 1825 et 1831 est la . du Danube, égale à celle du Volga; attribuer au Bahr-el-Azrek, qui naît dans l’Abyssinie, la longueur que l’on s'accorde à donner au Bahr-el-Abiad descendu des montagnes la Lune; puis omettre parmi les grands fleuves de l’Asie, le Kiang dont le cours est le plus lorg après celui du Jenissel, et indiquer ce-
pendant le Hoang dont le cours est beau- b
coup moins étendu; assigner enfin au Brahma re un cours celui du Gange, et cela plusieurs an après l’exploration des officiers anglais, et après les savantes discussions de M.
Klaproth. 8 00
s. Ces accidens si remarquables dans le système général du globe méritent d’être traités avec détails; mais leur description n’est pas sans difficultés, mal les progrès de la science. Plusieurs circonstances topographiques, généralement ignorées ou négligées, embarrassen‘ auvent le phe. Dans nôtre chap. re des définitions, on verra ce que nous entendons par une île. Nous placerons ici quelques remarques sur la classification des îles, et nous signalerons quelquesunes des anomalies offertes par certaines d’entre elles.
Plusieurs parties du territoire de l’An-
gleterre sont ‘qualifiées mal-à-propos du
titre d’éles; la prétendue ile de Thanet, dit M. Meidinger, sur laquelle se trouvent Margate et Ramsgate, reçoit ce nom uniquement parce que le Stour, rivière d’un cours très borné, la sépare du continent de l’Angleterre du côté du sud, et le Nethergong du côté de l’ouest; mais il s’en faut de beaucoup qu’on isse en faire le tour par eau : ce n’est, de fait, qu’une presqu’ile. Des ruisseaux environnent une partie du comté de Lincoln et forment la prétendue ide d’'Axhobne (Isle of Axholme); d’autres deviennent des presqu'iles à la marée basse; c'est ainsi que de l’êle Holy, dans le comté de Durliam, on peut passer à gué sur le continent de l’Angleterre. Dans l’île de Ceylan, sur la côte occidentale, on remarque la péninsule de Calpenteen, qui devient une Ile à la marée haute; on peut en dire antant de la péninsule de Jafnapatan dans la même ile. Les géographes anglais regardent
plus long 11
comme deux iles diffégentes celles de Lebr à et 8 dans 7 de Ross, qui ne son ent parier, qu'une zenle nie, sont réunies 5 un vert par les eaux de la mer. On peut appliquer la meme observation aux lles de Manaar et de Ramisseran, près de Ceylan, qu'une longue série de rochers, conaus sous le nom de P- Adam, réunit à marée basse. La prétendue fe d’Ely (isle of Ely), dans le comté de Camridge, est depuis long-temps réunie au continent à cause des grands dessèchemens qu'on a faits dans cette partie de l'Angleterre; malgré cela, dans le langage des bureaux et dans plusieurs géographies, cette partie du comté porte encore e titre d’ile. ;
L'article les, dans la géographie .générale, nous a fourni le moyen de classer convenablement un grand nombre de terres d’une étendue considérable, qué nous n'aurions su où placer, dans une — phie, rédigée d’après les divisions politiques actuelles, ces terres étant entièrement désertés, ou n’appartenant exclusivement à aucune des grandes nations maritimes. C’est ainsi que, dans les îles de l’Europe, nous avons pu donner la description du Spitzberg, qui n'appartient pas seulement à la Russie, mais où il se trouve de faibles établissemens faits par des Russes et par des Norwégiens, C'est ainsi que nous avons pu décrire à leur place les nombreuses Îles découvertes il y a
plusieurs années à l'extrémité boréale
ef à l'extrémité australe du nouveau continent ; de même, une foule de terres éparses sur le globe ont pu être clas-
, d'après leur plus ou moins grand éloignement des deûx continens, comme dite géographiques de l’un ou de
autre.
À la page 459, nous avons fait observer que les géographes Suédois et Norwégiens ne regardent pas comme des îles
roprement dites cette longue chaîne dots et de véritables îles qui bordent les côtes de la Scandinavie. Nous n’avons tenu aucun compte de cette différente manière de voir; car, dans les sciences, il faut, autant que 16 77 — ; préciser les idées et les généraliser en les étendänt à tous les objets qui présentent les mêmes caractères distinctifs. Nous avons donné en son lieu la définition d’une lle; nous
avons regardé et. qual
féremment à l’ de ch À. 7 6 7 long · iemps ont l'avantage d’avoir'été de UN
range geohiques de chacune des cinq parties du 1 Eye croyons 1 d'ajouter ici, à l’a ce que nous disons „ ue 155 archipel offre en outre le — de départ le plus commode pour le partage des deux 2 55 5 mappemondes. Le fameux géographe Me- 3 165 avait en, dès le xv1° siècle, l’heureuse idée de faire passer le premier méridien au centre 4e J'He de Corvo, si remafquable par se “osition occidentale et par son pic majcstueux.
On s’étonnera peut-être que nous nous soyons borné à ne faire qu'une simple mention de certaines Illes remarquables par leur 1 5 et sur e + 1
raphies, meme abrégées, en L des détails assez étendus ; mais il fallait opter entre des choses communes et des remarques im ntes vraiment propres à caractériser l’état de la civilisation ancienne et moderne de certains pape Voilà pourquoi nous n'avons pas hésité à exposer rapidement, dans le tableau des divisions administratives de l'empire chiuois, le peu que nous avions à dire sur les grandes les de Formose et d’Hai-nan, qui n’offrent rien de bien remarquable, landis que nous sommes entré dans quelques détails sur l’île de Ceylan, à cause
ses monumens , de ses ports magnifiques, de ses riches produits et de l’importance politique, commerciale et militaire que cetté Île a acquise sous la domination anglaise.
monraënzs, La grande importance des montagnes dans la détermination des climats physiques, des gisemens minéralogiques, des stations propre aux végétaux et aux animaux, et le grand rôle qu’elles jouent dans les révolutions politiques des peuples anciens et modernes, nous ont vbligé d'entrer dans quelques détails sur ce qui les concerne. Pour éviter les méprises et les erreurs, suites de certaines classifications erronées, nous croyons devoir présenter ici quelques observations.
INTRODUCTION
Îles répandront, peut-être, un peu de luhp a M He ardt et serviront d’éclaircissement aux classifications orographiques, presque toutes en- W nouvelles, que nous donnons
cet
classification générale des montagnes.
Quelques-uns ignorent complètement le vrai sens du mot sys. „Ou ne veulent pas l’adopter; les uns appellent système de montagnes ce que d'autres rdent comme des groupes, tandis que d’autres appliquent cette dernière dénomination aux simples chaînes, Ii ne manque À lg mo * e qui, + u; gers à la géographie proprement dite, viennent a ter ce désordre par l'in
troduction des Classifications géologiques,
-asstfjétissant les caractères que tout geo-
graphe instruit doit regarder comme principaux à ceux qui-ne doivent être pour lui que secon . Indépendam ment du petit nombre de chaînes dont on connaît actuellement les caractères gnostiques , circonstance qui suffit à elle seule pour faire rejeter a ve rte toute classification générale des montagnes du globe, qui serait basée sur la nature et la disposition de leurs couches, nous ferons observer que la hauteur, la position, la direction des montagnes con-
stituent seules leur im € géogra- :
phique, va les modifications qu'elles pro-
duisent dans les climats physiques, dans la station des animaux et des végétaux et dans les relations des peuples entre eux.
Partant de ce principe, qui nous paraît incontestable, dès l’année 1815, nous avons réuni en massifs plus ou moins grands que nous avons nommés sys/èmes, toutes les principales hauteurs connues du globe; nous y avons distingué des gra es com de plusieurs chaînes.
ous avons divisé celles-ci en chaînons, branches, collines, etc., etc. Dans chaque système nous avons considéré comme chaîne principale celle des points eulminans de laquelle dérivent les grands cours d’eau considérés relativement à un grand réservoir, tel que l’Océan et les Méuiterranées. Depuis notre premier essai, de nouvelles recherches nous ont prouvè la né cessité, non-seulement de conserver tous les systèmes proposés dans la première
ges, et le 1 8 le gebirge teme Here nous pourri dent ſes mo nique comm Alpes, que du Langue ſormer une 1 ue
se joue de n cations ; il f:
près des cire la détermins Enes, il y a ne saurait n véniens. No certaines div consacrées p rable ; la dir.
le principal | des sommets
voit que la pl l’Adjmèr 5
A LA GEOGRAPHIE. x1
que cons
cette class 9 Yendrs-t-00. nous.
objecter que la vallée du Rhin n'est pas assez large pour former la séparation entre RTE van qui 1 N NN aux For ges, et le Taunus qui, par le Vogelsgebirge et le Rhöngebirge, tient au Fichtelgebirge, un des grands nœuds du système Hercynio-Carpathien? Mais aussi nous pourrions objecter à ceux qui regardent les montagnes de la péninsule hispanique comme un massif indépendant des Alpes, que le bassin parcouru par le canal du Languedoc est trop peu large pour former une séparation entre le système hespérique et le système alpique.
Dans l’état actuel de la phie, on il faut renoncer à toute classification des montagnes, ce qui serait jeter la confusion dans une des parties les plus importantes de la science, ou bien il faut adopter. des divisions pre susceptibles de certaines modifications. La nature se joue de nos systèmes, de nos classifications ; il faut toujours les modifier d’a près des circonstances particulières. Dans
la détermination des systèmes de monta- .
nes, il y a plusieurs circonstances qu’on ne saurait négliger sans de graves inconvéniens. Nous signalerons entre autres certaines divisions généralement reçues et consacrées par. un laps de temps considérable ; la direction de la ligne qi indique le principal partage des eaux ; la position des sommets les plus élevés de tout le système, et parfois même des souvenirs historiques ou des considérations politiques dont il faut tenir compte.
On peut regarder, si l’on veut , toutes les montagnes de l’Asie comme autant de rameaux d’un seul et même tronc, tant il semble, au premier coup-d’œil ; que toutes partent de cet immense plateau qui s'élève au milieu de la surface de cette partie du monde. Mais dès qu’on examine avec attention les meilleures cartes, on voit que la plaine du Gange et le désert de l’Adjmèr séparent les hauteurs qui ser-
mer „ Comme lacs salés et des
pentent dans la ane gene) Mode 8 appartiennent au grand système de |” Centrale. D’un autre côté, la dépression si y du soi qui environne la ne et celle d Aral, plusieurs s d'un niveau très bas, forment la séparation entre le massif de l'Oural et celui de l’Altai-Hymalaya, tandis que les déserts assez unis du nord- 2 pen l'Arabie 4 un Lam — e hauteurs, suffisante pour faire r les derniers ramcaux qui gr Liban, comme entièrement indépendans de ceux qui fiennent du plateau central de la péninsule arabique.
Les nombreuses montagnes qui couronnent les iles offrent des difiicultes non moins grandes dans leur classification. Faudra-t-il en faire autant de systèmes indépendans des uns des autres?
ou bien faudra-t-il les considérer comme des dépendances d’un système continental voisin? ou bien encore conviendra-t-il de les réunir en un système insulaire ?
Nous avons regardé comme une dépendance du système alpique les montagnes de la Sicile , que le détroit de Messine sé-
re à peine de celles de la péninsule itaienne; nous avons vu un appendice du système scandinavique, dans la longue chaine d'iles très élevées qui bordent la côte nord-ouest de la Norwège ; mais nous avons élevé au rang de systèmes indépendans les montagnes des îles britanniques, des îles Açores et des îles, qui, au nord de l’Europe, forment le groupe du Spitzberg. Quoique les pics élevés de la petite chalne de la Crimée-Méridionale, soient tout-à-fait séparés des trois systemes Slavique, Slavo-hellénique et Taurocaucasien, nous n'avons pas hésité à regarer ces hauteurs comme une dépen-
ance de ce dernier système, tant à causc de b'extreme voisinage de la chaine du Caucase, que du peu d’étendue qu'a le chainon de la Crimée.
Mais l’emploi même du terme chaîne exige quelques observations. Ii n'est presque aucune des grandes chaines connues qui soit composée de montagnes absolument contiguës par leurs bases apparentes. Des vallées pis ou moins larges et profondes , des plaines élevées ou doucement ondulées séparent, à différens intervalles, ces prétendues chaînes continues. Si nous persistons à employer ce terme, c’est pour aider à a
pathes-Orientaux LC greg ib See A l ebirge et le LD eh gran nr ions es nt.
pre position et la direction des montagnes , C'est la détermination de leur hauteur qui doit surtout attirer l’attention et concentrer les recherches du raphe. Si les huit ou neuf mille côtes de fauteurs que l’on est parvenu à connaître
étaient réparties également sur toute la à
eue sante Dons e e n’offrirait pas les qu causent les ibgrots du géographe. Plus
es neuf dixièmes de toutes ces hauteurs .
appartiennent aux parties montueuses les A connues de l’Eu et à diverses contrées de l’Asie, de l'Afrique et de l’Amérique , objets des explorations récentes de quelques célèbres voyageurs. Tout le reste de la terre n’offre qu’un petit nombre de sommets dont on connaisse la hauteur; et souvent il faut même se contenter d'une simple approximation, Les géographies et les tableaux orographiques du globe donnent une foule de chiffres pour les régions les plus connues , telles que la Suisse, l’Itatie, PAllemagne , la France, la Grande-Bretagne, la Scandinavie, quel-
ues parties de | Inde de PAsie- Russe et es Elats-Unis, quelques cantons du Mexi-
ue et de la Colombie, quelques fractions de l'Afrique, enfin quelques îles de “Océanie ; mais ces mêmes recueils de documens gardent le silence sur la Hauteur des montagnes de toutes les autres réions du globe. Nous avons cru devoir traiter ce sujet d’une manière différente ; nous avons lâché d'offrir au lecteur le ta-
leau abrégé, mais complet, de l’état actuel de cette partie de fa géographie ; nous avons, en conséquence, donné tous les points culminans connus de chaque systeme, et lorsque nous l’avons pu ceux des chaînes principales. Dans nn travail semblable, il ne s’agit pas d’entasser toutes les mesures connues, mais d’en.donner un certain nombre, en les choisissant parmi les plus remarquables, surtout en tâchant d'indiquer, au moins approxirativement ,;un ou deux points culminans, siuon de chaque chaîne, du moins de
INTRODUCTION
ald lévation a
chaque système. C'est ce qui n'avait pas encore été fait jusqu’à présent.
Mais quelques tions importantes, faites par un astronome célèbre, Dre de fades, dit M. Arago, dont .
bre ts . Arago, don e-
u-dessus du niveau de l'Océan se trouve irrévocablement fixé, est très considérable ; et néanmoins, sans parler ici des contrées où les géographes n’ont pas encore pénétré, il serait difficile de dire avec certitude, pour l' Hymalaya, pour
géo- le Caucase, pour les Cordillères, et même
pour quelques chaines de l’Europe, si l’on a véritablemeni mesuré les points culmians. Ce n'est pas qu'en tout lieu le voyageur n’ait dirigé son attention sur les sommités qui lui gaient les plus élevées; mais malheureusement en ce genre les apparences sont souvent trompeuses, et rien ne saurait suppléer à une mesure effective. L'isolement plus ou moins grand d'une montagne, l’inclinaison de ses pentes, sa distance, sa forme, la dis-
position et la hauteur des terrains envi-
ronnans, l’état de l’atmiosphère enfin, sont autant de causes d'illusion dont l’observateur le plus exercé ne saurait s’affranchir et qui disparaissent seulement devant le baromètre eĩ les instrumens gévdésiques.
S’il fallait citer des exemples à l'appui de ces réflexions, ils ne manqueraient pas.
Ainsi, je pourrais dire qu’au commencement du vn siècle, on regardait généralement le pic de Ténériffe comme la plus haute montagne du glote, quoique les Alpes suisses renfermassent des sommités qui le surpassent de plus d’un tiers, quoique des milliers de voyageurs, revenant
u Pérou, eussent aperçu la grande Cordillère des Andes, et visitémême des villes populeuses établies sur des plateaux beaucoup plus élevés que le pic. Je pourrais
‘faire remarquer aussi que les Pyrénées
avaient été parcourues par de savans académiciens, munis de grands instrumens, qu’on donnait encore le Canigow pour la plus haute sommité de la chaîne, tandis que nous savons He non-seulement que la Maladetta, le Mont-Perdu, le Cylindre , etc., le surpassent de 600 mètres ; mais encore, d’après les observations récentes de M, Corabeuf, qu’à une petite distance de cette montagne, dans les limites même du département des Pyrénées-Orientales, il existe des sommités de
140 mètres plus élevées, etc.; il ne faut
donc 8 certains 7 leur avai
Pont prouv coup près, M. Pentlan manière la très intére sciences d tion. »
Notre ca diquer tous compulsés | Ines dans!
uous borne nous avons qui nous on sifications q les ouvrage direction et Nouveau-M ceux de M.
qui travers:
2 le Blais, pour deçà du Gal Bruguière s Les faits im ques années et d’habiles plir une fou sieurs erre
Tasmanie ( 1274 toises au lieu de 2 les ouvrage l'évaluation C'est M. de
Hadi dans
donc pas s'étonner si, de temps à antre, certains pies descendent du rang qu'on leur avait assigné. Le Mont-Blanc luimême, depuis si long-temps en possession de la première place dans le 7 des montagnes européennes, a a
à la suite d’une mesure im pe
aujourd’hui c’est le tour du o. Celte montagne, si célèbre r :es travaux de Bouguer, de La Conamine, et surtout par ceux de M. de Humboldt, n’est plus la plus haute sommité du globe, comme on le supposait depuis tant d’années; les mesures de l'Hyma Pont prouvé ; elle n’est pas meme, à beaucoup près, la plus haute des Cordilleres; M. Pentland vient de le reconnaître de la manière la plus évidente, dans un voyage très intéressant dont tous les amis des sciences desirent la prompte publication. » é Notre cadre ne nous permet pas d’indiquer tous les ouvrages que nous avons compulsés pour rédiger l’article montagnes dans chaque partie du monde. Nous uous bornerons à signaler ceux auxquels nous avons fait le plus d'emprunts, ou qui nous ont le plus servi pour les classifications que nous avons tracées : ce sont les ouvrages de M. de Humboldt, pour la direction et la hauteur des montagnes du Nouveau-Monde et de l’Asie-Intérieure; ceux de M. Klaproth, pour les systèmes qui traversent empire Chinois et l’Asie centrale; les travaux publiés par les Anglais, pour les montagnes de Inde, en deçà du Gange, et le beau travail de M. Bruguière sur l’orographie de }’Europe.
Les faits importans recueillis il y a quelques années par d’infatigables voyageurs et d’habiles marins, nous ont aidé à remplir une foule de lacunes et à rectifier plusieurs érreurs. Ainsi, par exemple, nous devons à l'amitié de M. Simonor, profes- , seur d'astronomie à l’université de Kazan, et employé comme astronome dans l’expédition du capitaine Bellinghausen, la mesure exacte du Pic-Egmont dans la Tasmanie (Nouvelle-Zélande), qui n’a que 1274 toises de hauteur perpendiculaire, au lieu de 2395 qu’on lui donne dans tous les ouvrages les plus estimés, d’après l'évaluation approximative de Forster.
C'est M. de Rienzi qui nous a mis en état d’indiquer la hauteur du Pic-Cavayan dans les Philippines et de l’Amba- Hadi dans l' Abyssinie. C’est encore d’a-
xavit
ns Cu
montagne assigne encore généralement que 1600 ou tout au plus 2000 toises. Nous ferons même observer à propos de cette dernière montagne, que, dans notre Bssaisur la statistique du royaume de Perse, publié en 1826, nous l’avions déjà estimée approximativement au moins à 2500 toises, d’après l’idée que nous nous étions faite de sa hauteur, sur la description puisée dans les auteurs Arméniens que nous en avait donnée M. Saint-Martin. La mesure exacte, prise par M. Parrot fils, dans son ascension, a confirmé ces conjectures, et a assigné à cette montagne une place parmi es plus hautes de l’Asie, Nous avons cité ces exemples, que nous pourrions faire syivre d’un grand nombre d’autres, afin quon ne regardât pas comme des erreurs es évaluations positives ou 1 7 7 7 ves, résultat de longnes et difficiles recherches, parce qu'elles diffèrent beaucoup d’autres estimations regardées géné ralement comme exactes et admises comme telles dans tous les tableaux orographiques du globe. Nous devons aussi avertir que nous avons ajouté un point d'interro- 7 72 après les mesures douteuses, et eux après toutes celles que nous avons :
calculées nous-mêmes suivant des méthodes approximatives, eten tenant compte de toutes les circonstances qui doivent entrer comme élémens dans ces sortes de calculs.
Quelques critiques nous reprocheront peut-être de n’avoir pas assigné une place parmi les principales hauteurs de l’Amérique, aux chaînes connues sous le nom de Cerros de Alta-Gracia et del Bergantin, entre le méridien de Caracas et celui de Cumana; à la chaîne qui, dans le district des Missions et dans la ci-devant province Cisplatine du Brésil, s’étend entre les 28° et 34° 80 de latitude, en séparant les versans de Uruguay de ceux de la côte orientale; à une autre suite de hauteurs considérables que l’on repré-
Vin
dans le de bAmerique-dunt la 2988
Nord, chose qui
ui re les bassins qu e la Rivière
INTRODUCTION
En effet, nous savons , d'après les renseignemens que nous a donnés le — Dr 1. M mate 12 tont- lait inconcevabie l’éthète de montagnes prodigieuses que 1 A495 révérend évêque de Mobile.
Nous lisons dans le Bas India Gazetteer de M. Hamilton, à l’article Com-
ra- batoor, que se prodigieuse élévation du
— ande de HN.
res. Déjà, sur quelques cartes publiées à Paris À Berlin, à Vienne et à Londres,
r de savans: géographes, des plaines entièrement unies ont pris la place des chaines d’Alla-Gracia et de Bergantin, et des collines ou des plateaux peu élevés et légèrement ondulés, ou bien un simple relèvement de deux contrepentes dans les plaines, ont remplacé ces prétendues
de montagnes.
Pour 1 itions, et en mene
Pour éviter les nt pour ne pas séparer des choses qui
vent être réunies, nous avons tracé la j
direction des chaines principales de chaque système et indiqué leurs points culwinans dans le 3 physique générale de chacune
es cinq parties du monde. Nous n’avons donné ensuite, dans la description particulière de chaque.état de l’Europe que l'indication des points les plus élevés des systèmes dont les chaînes principales ou secondaires traversent le territoire de ces états. Le lecteur sait déjà pourquoi nous n'avons imposé qu avec une extrême serve des noms nouveaux, aux nouveaux groupes que l’état actuel de la science nous obligeait de former.
Nous devons encore prévenir un autre reproche d’omissions graves qui pourrait nous être adressé par des juges peu compétens. Nous avons cru pouvoir passer entièrement sous silence quelques
rétendues hauteurs prodigieuses, teles que la montagne de Hickershill dans les Florides, le Coëmbatorine Hill du Nilgherry dans l'Inde, et les montagnès très élevées de la Terre des Elats, à l'extrémité de l’Amérique - Méridionale.
itre consacré à la
ill n'est que de 5548 pieds anglais au- dessus de l'Océan. Enfa un capitaine anglais, qui en 1829 a visité l'éle Blats n'estime qu’à 2000 pieds la hauteur de ses rochers. Si l’on voulait ranger parmi les montagnes toutes les inégalités du sol, qui, dans les différens pays, surtout ceux qui consistent en vastes plaines, reçoivent le titre pompeux de momt, on verrait reproduire sur les cartes une foule de hauteurs très peu considérables et. quelquefois meme entièrement imaginaires, dues soit au peu de connaissance que les voyageurs ont de la
‘langue du pays qu’ils parcourent, soit à
la manière inexacte dont s'expriment les indigènes. Ainsi, par exemple, le mot monte, synouyme en Espagnol de foro a fait tracer sur les cartes de l'Amérique un grand nombre de montagnes qui n’ont amais exis “. Les Canadiens dit M. M’Grégor, nomment montagnes, des collines qui ne dépassent jamais 340 pieds, et dont l'élévation moyenne est de 83 à 100 pieds; les habitans de la vaste forêt de Bialowicza, située dans les gouvernemens de Bialystock et de Grodno, disént qu’ils vont à la montagne quaud ils vant à la Bialowicza, quoique le terrain de cette forêt soit presque entièrement plat.
PLATBAUX, « L'étude de ces masses sail · lantes de notre globe, dit M. Lamouroux
ré- est indispensable au géographe chargé
de tracer les limites des empires, au géologue qui veut pénétrer les mystères des anciennes révolutions du globe, au minéralogiste qui cherche à connaître la composition des montagnes, par les débris que les eaux entraînent ; enfin, à lingénieur qui doit diriger de grands travaux hydrauliques. v
Malgré leur grande importance, ces portions de terre sont entièrement néglipet dans les traités de géographie, ou
ien n’y sont indiquées que d’une manière superficielle ou erronée. Nous pourrions citer tel prétendu plateau, qui, non-seu-
aussi neuf q VOLS
des voyageu
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Aux yeux de
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un volca u’aux moht ment des to incandescent inscrira dan légères de P de Velleïa, le second ra dans la classe
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4 par 7 bo u pie;
4 pe 14 celle
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volcan du
volcan partic temps que l’o der un volca Ténériffe s’éts ans, lorsque, bitement l’éra du Vésuve ava lorsque son e après Jésus-C
111 INTRODUCTION
le, nous n'avons pas eu la
témé- en rité de traiter nous - meme ces sujets vastes et difficiles. Nous avons confié la rédac- C. ‘tion des artic
qu’une partie des mammifères avait été
envisagé |
c'est-à-dire, sous celui des produits extraits de l’intérieur de la terre , qui sont
les plus utiles à l’homme ,etquifigurent, pagne
par conséquent, parmi les principales ressources d’un pays, nous n'avons eu Pa ds oran ee nn es u # D'après le mode de rédaction que nous avons adopté pour les tableaux minéralogiques des cinq parties du monde, le lecteur peut, d’un coup-d’æil, et sans faire aucune recherche préliminaire, trouver
les pays où abondent les minéraux les plus
utiles, Dans ce travail, à-la-fois spécial et d'ensemble, Does AT Fi 8 erreurs ues. Ce n’est pas sans pr effet, qu’en parlant des mines de l'italie, nous voyons citer les mi-
nes de fer de la Sicile et de la Sardaigne, tée
sans faire nullement mentiou de celles de Vile d'Elbe, du Bergamasc, du Brescian, etc., etc., qui sont néanmoins les plus riches et les plus importantes. Dans le texte nous avons donné tous les éclaircissemens nécessaires pour faire apprécier cette nouvelle manière d'envisager un sujet trop souvent négligé-ou traité avec des détails
23 à la géographie proprement
Mais quelques observations nous paraissent indispensables pour justifier la place que nous avons assignée dans Les tableaux minéralogiques des cinq parties du monde, à certaines contrées, sur la richesse minérale desquelles on a propagé les idées les plus erronées. Ces tableaux ont été rédigés na des documens officiels ou semi-officiels, pour tous les pays qui entrent dans lg domaine de la statistique, et quant au reste, sur
es minéraux PRO d qui doit intéresser le géographe, gemen
seulement 7 ace * u’oa retire a ou { Bullition des vaux de ES —
salées.
Lexploi
8 de plomb, que M. le comte de borde estime à 12,000 quin 7 aujourd'hui, immédiatement après
es ! »
deux seuls petits comtés de Denbigh et de Flint, dans le nord de la principauté de Galles, en ont donné 240,000, ce qui dé asse de beaucoup tout le plomb que la rance, la monarchie Prussienne, “empire d’Autriche, les royaumes de Saxe, de Hanovre et Sarde réunis retirent annuellement de leur sol respectif. Une révolution à-peu-près semblable a eu lieu, de nos jours dans la confédération Anglo- Auéricaine, à l’égard de “exploitation du fer, de la houille et du plomb. Nous ne parlerons que de cette dernière; en 1826 elle ne.s’élevait encore qu’à 15,600 quintaux; elle était de 68,000 en 1827; de 128,000 en 1828; elle montait déjà à 220,009 en 1829. Les progrès de l’exploitation du fer en Angleterre sont vraiment
> la place con ue pays respectif. Dans Partie 0, où ombre, Don
grande quantité produit des min se trouvent en A extension depuis siècle, que le se fournit aujourd ire d’Autri vegane. Jace | sienne, la France a été le premier utilement le cha bustible; mais ce ment connu, c’es Bretagne dép e bass toutes les mines pides progri:
ron .
avoir signalé dan
religion et gou icment nous leur développemens d rale des cinq pa nous avons cru
BPEPSTE 88 „