‹ Abrégé de géographie [microforme]Chapitre 75 sur 597 · e-ci vn du · texte numérisé non relu

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GEOGRAPHIE PHYSIQUE

SYSTEME AÇORIQUE ou OCCIDENTAL. Ce petit système insulaire co:"nrend toutes les monlagnes de l'archipel des Acores, que bien des géographes classent encore à tort avec les iles Africaines. Par les motifs, exposés à la pige 32 nous

l'avons regardé comme une dépendance politique et géographique du Po . Ses points culminans sont le Grand Pie, dans Tie , haut de

1260 toises; le Pic de Vara, dans l'ile Saiat- Michel, de 833 toises.

SYSTEME BOREAL. Nous proposons de comprendre sous ceite d'aomination toutes les mon- . lagnes du Spitzberg. Les points culminans de ce cit système, le plus boréal de tout le globe actuellement *onnu’ sont: la Pointe Noire , haute de 703 toises et le Mont Parnasse de 618, tous deux dans la grande île nommée aussi Spitzberg ou Nouvelle-Frislande; le Honberg, dans l'ile Charles, haut de 688. Voyez à la page 84.

Arn. Le plus grand est celui de la Russie centrale ; mais son élévation est peu considérable, puisque vers la source meme du Volga, elle n’est que de 175 à

180 toises. Viennent ensuite le plateau de

VEspagne centrale , haut de 360 toises ; le plateau de Ila Suisse, entre les Alpes et . Jura, de 270 à 600; de l’Auvergne , de 250 ; du Piémont, de 100 à 300 ; du Jura, de 270 à 300; de la Baviére , de 260 ; de la Thuringe . de 100 à 120 toises.

vox. ANS. le Vésuve, près de Naples, est le seul voican proprement dit, qui appartienne au Continent européen; mais il + en a plusieurs dans les Îles de cette partie du monde. Les principaux sont: l' ou mont Gibel en Sicile; c’est le plus actif, le je ancien et en même temps le plus élevé de tous ceux qui appartiennent à Europe; viennent ensuite les trois volcans des îles Vulcano, Vulcanello et Strongoli, dans le petit archipel de Lipari ; le grand volccit de Pico et celui de Saint-Georges, dans les iles de ce nom, dans Parchipel des Açores; et le volcan 1 %, , dans la grande île septentriofalé poupe de la Nouvelle-Zernble ; c’est lé plus boréal de tous les volcans connus aujourd’hui. J/Enrope compte aussi plusieurs volcans sous-marins parmi lesquels DO Cp celui qui est près de

Pile Santorin dans F Archipel proprement

et ceux qui ayoisinent les nes San-

2 1, fergeiru et Saint georges, ans Fe,

el des Açores. Nous ne ferons y celui Qi, en 1848, donna tee près de Ja Sicilé, et qui

ag,

die, mais qui disparut quelques mois après.

VALLÉES et anne Les vallées de l’Europe sont naturellement moins étendues que cvlles de l’Asie, de l’Afrique et del’Amérique.La vallée du Bas-Danube, comprenant les plaines de la Valachie et de la Bulgarie, et la vallée du Danube Moyen , formant la Hongrie, sont les plus considérables. La magnifique vallée du Pd vient en troisième ligne pour la grandeur. Celles du Rhin, entre Bâle et Mayence; du Haut-Rhône, dans la Suisse; dela Drave, dans la Carinthie, sont aussi remarquables par leur étendue que par leur beauté. Les vallées de la Noriwège et de l’Ecosse offrent pour caractère spécial un bassin long et étroit occupé très souvent au milieu par un lac de la meme figure. Les autres régions montueuses de l’Europe en offrent un grand nombre. Nous citerons encore les belles vallées de la Suvoie, du Brescian, du Bergamasc et du Tyrol, dans l'empire d’Autriche; des cantons de Berne, du Tessin, des Grisons, d' Uri, etc., etc., dans la confédération Suisse; de l' Aragon, de la Catalogne , de la Navarre et du royuun.e de Grenade, en Espagne; de la Bea et du 7ras-os-Montes , en Portugal; du Dauphiné, des Hautes ct Basses-Pyrénées , des Pyrénées-Orientales et de l’Ariège , en France. Nous terminerons cet article en faisant observer que l’Europe, malgré la petitesse de ses dimensions, offre une plaine immense que les géographes ordinaires ne mentionnent pas, mais dont l'étendue et l’im— portance ont été signalées par Malte- Brun. Nous voulons parler de cette plaine qui s’étend depuis Paris et Londres jusqu’à Moscou et Kasan d’un côté, et Astrakhan de l'autre. Elle comprend les parties basses de la France septentrionale, les Pays-Bas, l’Allemagne du nord, toute la Prusse, la plus grande partie de la Pologne et de la Russie jusqu'aux premières terrasses de l’Oural.

C’est encore ici que nous croyons devoir signaler un fait généralement ignoré , mais qui forme le trait caractéristique d’une grande partie de la vaste plaine qui occupe un si grand espace dans Pempire Russe.

C’est que le sol des gouvernemens de Kiew, Poltava, Kharkov, Koursk, Orel, Kalouga, Tonia, Tamhov, Voronèje, etc., etc., de la Russie centrale et méridionaie, est

recouvert d'une couche d’Awrrnus décotaposé, entièrement formé de débris végétaux, dont l'épaisseur varie de 3 à 5 pieds.

C'est cette vaste couche, tantôt élevée, tantôt si basse, que son niveau est audessous de celui de la mer, qui permet à la Russie de réculter ces énormes quantités de blé, qu'elle déverse dans le reste de l’Europe, lorsque la disette s’y fait sentir. La fertilité de cette plaine est si grande u’on n’y emploie pas le moindre engrais.

’après des caiculs assez exacts on estime la surface couverte par cet Aurnus végétal à plus de 374,000 milles carrés, c’est-àdire beaucoup plus que toute la surface de la monarchie Francaise ct de l’empire d’Autriche réunis. Selca M. Ritter, on ne connaît encore ur tout le globe que cette partie de la sie et un vaste espace de I'd, jui présentent des couches d’/::":::8 vegital aussi étendues et aussi ſe DÉSE":S, . ct uns. L'Europe n'a pas de „ert proprement dit d’une vaste ètene , is elle a beaucoup de landes, nom sfppes en Russie, putivens en Hongrie, eto, etc. Les plus vastes se trouvent dans l’empire Russe; la steppe de Nm, entre le Volga et l'Oural; celle du Volga, entre ce fleuve et le Don; celles de la Crimée, de la Petchora, etc., etc., sont les plus considérables. Après celles de la Russie les landes les plus remarquables se trouvent dans la monarchie Norwégiéuo-Suédoise, surtout dans le Nordland, dans la Laponie „ et dans la Gothie occidentale. L’ompire d'Autriche ena pus „ surtout dans la Hongrie, où elles sont très étendues. Le royaume de Hanovre en a de considérables dans les environs de Stade, de Hanovre, de Lunebourg et de Zell. Celle de Hambourg est très counue, ainsi que celles de laNouvelle- Marcheetde la Poméranie, dans la monarchie Prussienne. La plûs grande partie des départemens des Landes et de la Gironde est aussi occupée par des landes.

Le royaume de Naples proprement dit en a aussi d'assez — la province de la Terre de Bari.

mare. La division banale du sol de l'Europe en trois climats, chaud, tempere et glacial, fondée uniquement sur les différences de latitude , est on ne saurait plusabsuréc. Comme nous n’avons pas assez d' espace pour réunir ici tous les faits qui peuvent donner upe idée exacte des

innombrables anomalies qu'offre l’Europe considérée sous ce point de vue, nous nous bornerons à e aussi justes que neuves en pa exposées causes physiques t en Europe les résultats du climat astronomique. Ces trois causes sont : le froid, produit . le voisinage de l' Asie Centrale et Boréale dans tous les pays qui sont exposés aux vents froids qui viennent de ses montagnes, de ses plateaux élevés, et de ses plaines glacées ; la chaleur produite par le voisinage de l'Afrique dans tous les pays qui, étant rapprochés de cette partie u monde, sentent plus que les autres l’influence des vents chauds , dont ses déserts brûlans sont le point de départ ; les changemens br. produits dans la tem.

Pérature des pays de l’Europeincliués vers l’Océan-Atlantique et ses branches, par les vents qui halalent sa vaste surface.

Ces trois causes générales, combinées avec la disposition des montagnes, l’exposition du sol et son élévation, permettent de distinguer en Europe trois climats généraux, qu peuvent être fig'rés par les trois côtés ’un triangle, dort les trois pointes seraient dirigées vers le cap Saint-Vincent en Portugal, le cap Nord dans le Finmark, et le nord de la mer Caspienne. Nous appellerons celui qui va du cap Saint-Vincent au cap Nord, côté Océanique ; nous nommerons oe Asiatique celui qui unit le cap Nord à l'extrémité septentrionale de la mer Caspienne, et nous désignerons par côté Australcelui qui de la mer Caspienne va au cap Saint-Vincent. En suivant dans Phiver le côté Océanique, le froidaugmente en allant du sud au nord ; si on suit le côté Austral, le froid s’accroîit avec des variations irrégulières à mesure que l’on marche vers l’Orient ; le long du côté Asiatique, le froid reste presque le même en allant du sud au nord. La chaleur de l’été suit d’autres loi: générales : dans tout le nord elle acqu:: beaucoup d'intensité par la longueur des jours, mais sur le d& Océanique du triangle sus-mentionne, à température constante de la mer modère cette chaleur; sur le côté Asiatique elle devient quelquefois incommode, surtout à cause des froids rigoureux qu’on y éprouve durant les hivers; enfin sur le côté tourné vers la Méditerranée, elle varie singulièrement selon les vents et d’autres causes locales; mais elle diminue généralement vers l’est.

Si l’on voul:

taillée des in

vers la nior Vaigats jusqu’ vers la parti 4e, depuis uessant ; 7° < mogenne de | le tableau des pour ia partie :

mH. S

Diamans. Empire Aurnns PIERRES f * Bohême, Hongri On. Empire Rus d'Orenbourg; es nie, Hongrie, Sal Piémont, ete.

ARGENT. Em. d Bohême, Transy] gebirge; roy. di man, Macédoin Prussienne, p mon. Anglaise, mon, Français mon. Norwégi 9 feras, Stora-KO roy .Sarde, Sg Krim. Monarchi, roy. de Saxe; é MERCURE. Monar pire d'Autriche Bavière, Rhin, Cuivre. Mon. 4 Irlande, Devon, etc.; emp. d'A lunais, Styrie, doise, Stora-Ko Lindkoping, W doine, etc.; m Saxe, du Rhin, e mon. Françai.

Pyrénées; roy.

Fra, Mon. Ang:

ford, Shrop, Y Perm, Orembo Kalouga, Ok caise, Hautevre, Haute-Sad nes, Doubs, J sienne , Silésie

GEOGRAPHIE PHYSIQUE. 06

Sh l’on voulait une classification plus détaillée des influences climatologiques qui agissent de dehors sur l'Europe, on pourrait tracer l que voici : 1° céfé tourné vers l'Afrique , depuis Gibraltar jusqu’à la Crete; 2° oûfé tourné vers le mont Taurus cl le Caucase, is la Crete jusqu’à la mer d’Azof; 2% côte tour néverslamer Caspierne et les déserts

ui l'avoisinent ; 4 côté tourné vers

es monis Ouraliens ; 5° oûté tourné vers la mer Glaciale, depuis le détroit de Vaigats jusqu’au cap Nord, 6° côté tourné vers la partienordde l'Océan-Atlanii- 4e, depuis le cap Nord jusqu'au cap uessant ; 7° côte tourné vers la partie mogenne de l'Océan-Atlantique. Noy.

le tableau des lignes isothermes, à la p. 12, pour ia partie relative à l’Europe.

æxwéRaux, Si l’Europe ne possède qu’un

et de précieuses, dont les produits sont meine très limités, elle a en retour des mines de fer, de ploinb , de eui-

vre, d’étain, de bouille, de sel et de mercure les plus riches que l’on connaisse:

C’est même le produit de ces dernières qui a tant contribué à augmenter celui mines d’or et d’argent du Nouveau-Monde, pendant les Xv et xvin* siècles et les premières années du x1x°. Le tableau cidessous offre les contrées de l’Europe dans lesquelles les diamans et les autres pierres précieuses , l'or , l'argent, l’élain, le mercure, le cuivre, le fer, leplomb, lesel commun ei la houtille, zout les plus abondans. On a tâché dans chaque article d’énoncer les pays dans un ordre correspondant au degré des richesses minéraies qu’ils possèdent.

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