‹ Abrégé de géographie [microforme]Chapitre 76 sur 597 · YABLEAU MINÉRALOGIQUE DE L'EUROPE · texte numérisé non relu

YABLEAU MINÉRALOGIQUE DE L'EUROPE

Diamans. Empire Russe, gouvernement de Perm.

Aurnns PIERRES PRÉCIEUSES. Ep. d'Autriche, Bohème, Hongrie, Transylvanie : roy. de Saxe.

On. Empire Russe, gouvernemens de Perm et d'Orenbourg; empire d' Aul. iche, Transyivanie, Hongrie, Saltzbourg, etc.; royaume Sarde, Piémont, etc.

AncenT. Emp. d'Autriche, Hongrie et Bannat, Bohême, Transylvanie, etc.; roy. de Saxe, Erzgebirge; roy. de Hanovre, Harz; emp. Olto-

man, Macédoine, Albanie, Bosnie, etc.; mon.

Prussienne, provinces de Saxe, du Rhin, etc. ; mon. Anglaise, Cumberland, Derby, Flint, etc.; mon. Française, Finistère, Lozère, Vosges; mon. Norwégiéno-Suédoise, Buskerud, Wesferas, Stora-Kopparberg; duché de Nassau ; roy. Sarde, Savoie, etc.

Erk. Monarchie Anglaise, Cornwallis, Devon; roy. de Saxe ; emp. d'Autriche, Bohème.

Mercure. Monarchie Espagnole, Manche; empire d'Autriche , Carniole, etc. ; roraune de Bavière, Rhin, etc.

Cuivre. Mon. Anglaise, Cornwallis, Anglesea, Irlande, Devon, Galles, etc.; emp. Russe, Perm, ete.; emp. d'Autriche, Hongrie et Bannat, Bellunais, Styrie, etc.; mon. Norwégiéno-Suédoise, Stora-Kopparberg. Sondre, Trondhielm, Lindkoping, Westeras; emp. Olloman, Macédoine, etc.; mon. Prussienne, provinces de Saxe, du Rhin, etc.; Espagne, Andalousie, etc., mon. Française, Rhone, Haut-Rhin, Basses- Pyrénées; roy. de Hanovre; etc.

Fra, Mon. Anglaise, Galles Méridional, Stafford, Shrop, York , Ecosse, etc., emp. Russe, Perm, Orembourg, Tambov, Nijai-Novogorod, Kalouga, Olonetz, Viatka, etc.; mon. Francaise, Haute-Marne, Côte-d'Or, Meuse, Nievre, Haute-Saône, Moselle, Meurthe, Ardennes, Doubs, Jura, Ariège, etc.; mon. Prus-

sienne , Silésie, Rhin, Brandebourg, etc. ; mon.

Norwégiéno-Suédoise, Orebro, Stora-Kopparberg, Carlstad, Gefleborg, Westeras, Jonkoping, Upsala , etc., en Suède , Smaalehnene, Laurvig, en Norwège ; emp. d'Autriche, Siyrie. Carinthie, Hongrie et Bannat, Boheme, Transylvanie , gouvern. de Milan, etc.; grand-duché de Toscane, lle d'EIbe; mon. Espagnole, Catalogne, Aragon, Navarre, Biscaye, Asturies, Grenade, etc.; emp. Olloman, Bulgarie, Bosnie, Macédoine ; roy: de Bavière ; roy. Sarde, Piemont, etc.; duché de Nassau , etc.

PLows. Mon. Espagnole, Grenade, Andalousie, Catalogne , elc.; mon. Anglaise, Denbigh, Fliot, Cumberland, Northumberland, Durham, York, Derby, ete.; emp. d Autriche, Carinthie, Hongrie, Boheme, etc. ; mon. Prus- ‘sienne, Silésie, Rhin, etc. ; roy. de Hanovre; mon. Française, Vinistère, etc.; duché de Nassau; roy. de Saxe ; roy. Sarde , Savoie, Sardaigne , etc.

Zinc. Mon. Anglaise ; roy. de Belgique; mon.

Prussienne, Silésie; empire d Autriche, Carinthic.

Cuanson DE TEnRe. Mon. Anglaise, Northamberland, Durham, Cumberland, Stafford, Derby, Lancastre, York, Leicester, Galles-Méridional, etc., en Angleterre ; Lothian, Lanark, Renfrew, Ayr, etc., en Ecosse; ray. de Belgique, Mons, Namur, Liège, etc.; mon. Française, Nord, Loire, Haute-Loire, Calvados, etc.; mon. Prussienne , Silésie, Wesiphalie, Rhin, etc.; emp. d’Auiriche , Bohème, Hongrie, Basse-Autriche, Siyrie, Moravie, etc.

Sri comuux de terre, de mer et de source. Emp. Russe, Saratow, Perm, Tauride, Astrakhan, Bessarabie, etc.; emp. & Autriche, Gallirie, Transylvanie, Hongrie orientale, Haute-Autriche avec Saltzbourg , Tyrol, Venise, Dalmatie, Trieste, etc.; mon. Française , Charente-lnférieure, Meurthe, Jura, Loire - Inſerieure,

Vendée, Gard, ete.; mon. Espagnole, Catalogne, Grenade, Navarre, Séville, Valencia, Ivica, etc.; mon. Anglaise, Chester, Worcester, Stafford, Norfolk, Kent, Fife, elc., Munster, Ulster; mon. Portugaise , Setubal, Lisbonne, Figuiera, etc.; mon. Prussienne, ‘Saxe, Westphalie, Poméranie, etc. ; préncip. de Valachie et Huldavie ; roy. Sarde , Sardaigne, Gênes; roy. des Deux-Siciles, Sicile, Pouille, Calabre, etc.; roy. de Bavière , Isar, ete.; Elats du Pape, Forli, etc.; mon. Norwégiéno-Suédoise, Smaeland, Bohus, etc., en Suède; Tonsbertz, etc., en Norwege; republique des iles Joniennes, Sainte-Maure, etc.; Grèce , lle Naxos, etc.

Plaring. Em. russe , gouveruement de Perm.

Au commencement de ce siècle, l’Amérique produisait onze fois autant d'arnt qu’en produit aujourd’hui l’'Eurvpe.

a production en or était aussi beaucoup plus grande que l'était alors celle de l Europe. Depuis cette époque, elle a un peu diminué, et celle de l’Europe a augmenté dans une si forte proportion qu’elle l’a dépassée. La Russie, à elle seule, depuis les découvertes récentes de nouveaux minerais d’or et de platine dans le Caucase, produit les six septièmes de la quantité totale d’or préparée en Europe, la Honie et la Transylvanieprès d'unseptième.

L'angtoiere, siriche en métaux communs,

ne produit que des quantités insigni-

fiantes de métaux précieux. Eile fournit à elle seule près du tiers de la quantité totale du fer produit en Europe; la Russie un quart; la France un cinquième; la Suède un dixième ; les autres pays le reste. Les fers anglais sont de qualité inférieure mais se vendent à très bas prix.

Les fers russes et suédois sont de bonne qualité, surtout pour la fabrication de l'acier. La France produit en même temps des fers de première ei de dernière qualité. Les cinq sixièmes de la quantité totale de fonte de moulage coulée en Europe pour la fabrication des machines, poteries, etc., proviennent des usines Ÿ’Angleterre: un dixième seulement de celles de France, et un quarantième des usines de Prusse. La Russie et la Suède en produisent peu. II est uable que la | que des mines de fer, malgré la aible valeur intrinsèque du métal, représente plus des trois quarts de la valeur de la production totale des mines d' Europe, et ceiie de la production des mines d'or, argent et platine, un neuvième seulement. Moitié du plomb consommé en Europe estextrait des minerais d’Espagne,

et trois septièmes de ceux d'Angleterre. La France, l’AI meme, n’en produisent que de petites quantités, eu égard à leur étendue. IL. Angſeterre produit dix fois autant de charbon de terre que la France ; la Belgique et la Prusse une fois et demie. L’Angleterre entre encore pour plus de moitié dans la production totale du cuivre en Europe; et pour les douze treizièmes de celle de l’étain, la Russie pour un cinquième et la Suède pour un dixième : la France n’en produit que de très petites quantités.

véograux. La plus petite et la. mieux connue des parties du monde, 4 ee reléguée au nord de l’hémisphère boréal, s’avance trop peu du côté de l’équateur pour offrir les productions végétales des contrées chaudes. Néanmoins toutes secs côtes, baignées par la Méditerranée, ont une végétation presque identique avec celles de l’Afrique-Septentrionale et du sudouest de l’Asie. Cette végétation a pour limites certaines zones obliques sur les méridiens. Ainsi l’olivier, la vigne et le maïs, ces trois plantes, dont la culture détermine l’aspect de la végétation des contrées méridionales et qui donnent en quelque sorte la mesure de leur température et de leur climat, remontent beaucoup plus vers l’est que près de l’Océan où elles ne franchissent point les 36°, 44° ei 49° degrés. La températuremoyenne del Europe- Occidentale étant réellement moins élevés que celle des contrées de l’Orient situées sous les mêmes parallèles, il en résulte, quant à ses “ou „ moins de rapports avec les autres grandes régioris botaniques.

Indépendammentdes plantes cosmopolites, elleennourritquelques-unes qui sont pour ainsi dire réservées à l’extrême des deux continens. Enfin la partie centrale de l’Europe se distingue par une végétation très variée , et qui a ses caractères propres, quoique de hautes chaines de montagnes

résentent, depuis leur sommet jusqu’à eur base, toutes les productions des contrées intermédiaires, depuis les régions glaciales jusqu’aux contrées brûlantes de l'Atlantique. Mais, sans nous arrêter à ces pays qui, comme la Suisse, le Tyrol, la Carinthie, les Pyrénées, ete., sembientètre projetés du midi vers le pole, nous présenterons ici une esquisse de la végétation européenne, en commençant par les régions polaires et descendant sucsessivement vers les bords de la Medi

Dans les Cox nombre, des où la neige s partie de Tann Suisse, des P; qui occupent | pres les mème:

terrestre qui f trop resserré } sent en divers tion: Celle-ci .

celle des cont tm et de l'A

es cryplogar d'espèces quel rope, à Texcep dis, Aiusi, par

giferina, que est si abondan envahi tout le t.

des rennes. Le nombreuses, a familles des cru renonculacée conifères. Ces posent d'arbre:

des contrées s blanc (betula

plus vers le nor est due au graécorce est revêt:

tantde couches du bois des rigu Les arbres résir

plaisent égalen Tout le monde de la Suède et chés pour les la bonne quali diverses espèce le 60° parallèle; grés plus au no leul jusqu'au 6 disparaissent et les sapins jusq l'avoine sont | la rigueur du d fait sentir dan plus faiblement de l'Europe. Il côtes Océaniq un peu moins b été que celle d de l'Océan. Au nons de parler dans best de Et nes septentrion le noisetier

par petits gro lieres; le fréne La RÉGION C

immense éte 1 la He a Pologne, la Méridionale, «

France. A pere

Dans les CoxTaéEsGLACIALES croissent, en pelit nombre, des espèces qui se retrouvent partout où la neige se maintient pendant une grande partie de l’année. Ainsi, les plantes alpines de la Suisse , des Pyrénées et mème des hautes chaînes qui occupent le centre de l'Espagne sont à-peu- 2 mêmes que celles de la Laponie. l. esu,

rrestre qui forme une pointe dans le nord, est

trop resserré pour que les causes jnfluentes puissent en diversifier considérablement la végétation: Celle-ci est d'ailleurs presque identique à celle des contrées adjacentes ou analogues de l'Asie et de l'Amérique. Ce sont pour la plupart des crrplogames appartenant à une multitude d'espèces que l'on retrouve dans le reste de l'Europe, à l'exception cependant du Palmella nivalis. Aiusi, parmi les lichens, le cladonia rangiferina, 555 l'on rencontre dans nos forêts, est si abondant en Laponie qu'il semble y avoir envahi tout le terrain, et qu'il est l'unique pâture des rennes. Les plantes phanérogames, peu nombreuses, appartiennent principalement aux familles des crucifères, graminées, rosacées, renonculacées, saxifragées, amentacées et conifères. Ces deux dernières familles se composent d'arbres qui forment l'essence des forèts des contrées sauvages arctiques. Le bouleau blanc (betula alba) est l'arbre qui s'avauce le plus vers le nord; sa faculté de résister au froid est due au grand nombre d'épidermes dont son écorce est revêtue, et qui retiennent entire elles au-

tantde couches d'aircaptif, qui préserve l'intérieur :

du bois des rigueurs dela température extérieure. Les arbres résineux de la famille des conifères se plaisent également dans les régions du nord.

Tout le monde sait que les pins et les sapins de la Suède et de la Norwègc-sont très recherchés pour les constructions navales à cause de la bonne qualité de leurs bois. En Norwège, diverses espèces de peupliers. disparaissent vers le 60° parallèle; les chënes s'avancent deux degrés plus au nord; on trouve le Aétre et le tilteu jusqu'au 63° ; passé celte limite, ces arbres disparaissent et sont remplacés par les pins et les sapins jusqu'au 67° degré ; au 70° l'orge et l'avoine sont les seules céréales qui résistent à la rigueur du climat. L'influence de l'Océan se fait sentir dans les régions polaires, quoique plus faiblement que dans les pays méridionaux de l'Europe. Il en résulte que la température des côtes Océaniques septentrionales est en général un peu moins basse en hiver et moins élevée en été que celle des pays septentrionaux éloignés de l'Océan. Aussi, les végétaux dont nous venons de parler s’avancent un peu moins au nord dans rest de l'Europe, c’est-à-dire dans les plaines septentrionales de la Russie. Le chene et le noisetier ne dépassent le 60° parallèle que par petits groupes et dans des localités particulières ; le fréneme s'étend que jusqu'au 62°.

La nE CCN ruALE de l'Europe comprend une immense étendue formée par le Dauemark, l' Anleterre, la Hollande , l'Allemagne, la Bolième, la Pologne, la Hongrie, une partie de la Russic- Méridionale, de lAutriche, de Pitale et de la France. À lexcevtion des parties montueuses de

GEOGRAPHIE PHYSIQUE. 97

ces contrées, la végétation y est assez uniforme. Les forèts sont formées essentiellement de chénes, de hétres, de gro ad „ de tilleuts, de bouleaux, d'aunes, de divers peupliers, ctc. Les céréales y sont partout c avec succès ; c'est la que les nombreuses variétés de froment, de seigle, d'orge et d'avoine prospèrent, Quelques végétaux originaires des sontrées chaudes du globe s'y sont parfaitement acclimatés. Le marronier d'Inde (æsculus hippocaslanum) par exemple , existe maintenant dans toute l'Europe, et s'avance jusqu'en Suede, où il brave la rigueur des hivers. La ponme de terre (solanum tuberosum), originaire du Chili, est cultivée universellement; le Mals et la gurance atteignent des latitudes assez élevées vers le nord. Les pays montagneux de l'Europe-Centrale offrent une végétation totalement rente de celle des pays de plaine. En Suisse, dans le Tyrol et la Savoie, croissent les plantes u perboréennes ; sur les sommes glacés de leurs monts presque inaccessibles, on trouve les plantes que les voyageurs ont rencontrées dans le Groënlané, le Spitzberg et l'ile, Melville. Leurs flancs sont couverts de noirs sapins et d'autres conifères. Enfin à leur base s'élèvent les végélaux de l'Europe tempérée et méridionale. La nature du sol des contréés exerce aussi une grande influence sur leurs productions. Les terrains sablonneux, par exemple, donnent naissance. à des plantes d'un aspect particulier; il en est de même des terrains marécageux et tourbeux. Quoiqu'il existe beaucoup de ressemblance dans la végétation de la plupart des pays qui composent la région centrale d'Europe, cependant on observe dans chacun d'eux quelques plantes narticulières qui indiquent les rapports de ces pays avec les contrées voisines anparie nant à d'autres régions botaniques. C'est ainsi que la Russie d'Europe et la Hongrie se lient, sous quelques points, d'un côté avec la région orientale ou asiatique ,: de l’autre avec la région méditerranéenne. À l’ouest de la région centrale européenne, la végétation offre également un

aspect qui tient du nord de l’Europe et de PA- (

mérique. Ainsi, on rencontre en Écosse et en Irlande quelques espèces communes au nord de l'Europe, aux Etats-Unis et à Terre-Neuve. Plus au midi, les iles de Jersey et de Guernsey, sur les côtes de la Normandie et de la Bretagne, ont beaucoup d'analogie avec les Açores.

Enſin, les plantes de la RÉGION MÉDITERRANÉENNE d'Europe ont une physionomie tout-à-fait particulière. Cette région comprend à l’orient l’AIbanie-Riveraine , la Macédoine , les provinces Illyriennes , la Grèce et son archipel; au centre, l'Italie-Méridionale et la Sicile ; àl’ouest, la France- Méridionale, l'Espagne et le Prrtugal. A l'exception d'un petit nombre d'espèces qui, par leur prédominance sur les autres plantes, caractérisent certains pays, comme, par e:1emple, les cistes en Espagne, les chamærops ei. Sicile et dans le midi de la péninsule Hispanique, on retrouve sur les bords dela Méditerranée une végétation identique, mais une végétation qui présente un aspect aussi enchanteur par la beauté que par la variété des

— — — * ee

plantes dont elle se compose. Les bords du bassin formé par les côtes de l'Italie, de Ia France-Méridionale et de l'E „levent en un magnifque amphithéâtre où l'on distingue quatre zones devé n. Dans la plus basse, qui ne dépasse pas cent mètres de hauteur, on remarque les plantes quej'appellerais volontiers salines, parce qu'elles vivent dans un terrain imprégné de sel; telles sont les salsola, les stalice, les eryngium, etc. Dans la seconde croissent les oraners, qui réclament une localité abritée pendant hiver , les micocouliers , les platanes , les lauriers-roses dont les toutes couvertes de fleurs élégantes dessinent les contours des petites rivières, les Jasmine, les grenadiers, vie. Dans la troisième zone on observe principalement les oliviers, les figuiers, les lauriers, ct les arboutiers. Dans la quatrième on ne trouve plus, vers le sommet des lieux élevés, que des romarins, des favandes et autres arbustes aromatiques, ainsi que des caroubiers et des cistes qui croissent spontanément dans les fissures des rochers.

animaux. Couverte d'hommes, d’habitations et de cultures sur presque toute sa surface, l’Europe a vu disparaitre plusieurs espèces de ses animaux indigènes.

La souche sauvage de nos bœufs domestiques, cet wrus des Romains et des écrivains latins du moyen âge, ce fhur des Polonais, encore existant en Angleterre vers le xurt° siècle, en Pologne dans le xv', et dont les crânes remplissent les tourbières de l’Europe-Moyenne, n'existe plus aujourd’hui. L’awroc/s, ce bison si redoutable des forêts marécageuses de l’Europe-Orientale, cezubides peuples slaves, que l’on a considéré à tort comme la souche de notre gros bétail, est lui-même à la veille de disparaitre de l’Europe-Moyenne.

Le chat sauvage, une autre espèce du * genre, ainsi que le %, ont été

‘ dans les foréts des montagaes

{es d'Espagne , et à l’autre extrémité arope, dans les forêts de la Scandinavie, où il en existe peut-être trois espèces, dont une au moins approche de la panthère pour la taille. Enfin, dans les Alpes de la France, de la Suisse et de l’1Ilyrie, vécurent ces égagres , type de nos chèvres, dont on découvre à pein® aujourd’hui quelques traces; le nouffon, type de nos moutons, et dont les descendans domestiques couvrent aujourd'hui nos plaines et nos montagnes. Avec ces troupeaux de ruminans vivent pele-mele les porcs, issus du sanglier d'Europe, encore habitant de nos vieilles forêts ; toutes ces espèces de chiens, dont Buffon inventa la prétendue souche unique primitive, qui

— — mt

n'exista 8 el — les 228 sauvages, ours subsistant en Eu et dans la adjacente de l’Asie ph : le loup, le renard, le chacal, lo karage et peut-être le corsac des steppes de

Târtarie ; les ânes introduits dans l’Europe lors des invasions arabes, et multipliés surtout après les croisades ; les chevaux dont peut-être il exista une espèce boréale particulière au nord-ouest de l’Europe, et dont on retrouve des indices dans ces chevaux sauvages et domestiques de la Bretagne et de l’irlande, avant la conquête des Romains , et dans ces chevaux à la taille petite et svelie, et au front carré, comme l'espece arabe , qu’on retrouve encore dans lParchipel d’Aland. L'intérêt et l’industrie de l’homme, commandant à la

nature, ont aujourd’hui multiplié tous ces

animaux à tel point, qu’en Éurope leur nombre dépasse de beaucoup le chiffre de la population.

Si maintenant nous étendons nos investigations jusqu'aux animaux sauvages, nous devrons placer en première ligne les ours si peu variés des montagnes de l’Andalousic, de Gredos et des Pyrénées ; ceux des Alpes de la Suisse, de la Scandinavie et même de l’Altai, variétés qui ne diffèrent entre elles que par un peu plus ou moins de prolongement du museau. Quelques usiuralistes en reconnaissent plusieurs espèces distinctes; d’autres n’y voient que des variétés de l'ours montagnard d’Europe: les cerfs, les daims, les chevreuils errent dans les grandes ſorets; sur les cimes de toutes les Alpes méridionales habitent à différens étages, le chamots, dans la région encore boisée, et le bouqguelin dans la région nue et licheneuse qui touche aux neiges perpétuelles. Sur toutes ces montagnes et dans ces forêts vit aussi l’écureuil ordinaire ; dans les Pyrénées l’écureuil noir, et au nord de la Baltique l’écureuil volant ou le polatouche. Du détroit de Gibraltar au promontoire boréal de l'Oural, de nombreuses espèces derafs, de campagnois et de musaraïgnes, sont échelonnées par régions, en dehors desquelles on ne les rencontre plus. Deux sortes de faupes habitent le midi de l’'Europe. Le moscovite, circonscrit entre le Dnieper, le Volga, la Kama et la mer Noire, habite sous toutes les eaux de cette contrée ; lescandinave , dans les terrains humides de la Laponie; le pyrénaïque , près des ruisseaux des Pyrénées, où il semble eu-

Vers l’orien trale de la il s’avance s les foréts q qu’au pied Scandinavie de l'Euro de l'élan, qu'aux rives que. Mais ses plantatic animaux ne vage, et ce instinct, ou réduire à la terminés. L’] ssède aujo:

res; mais | renferment d débris fossile; éteintes. Des dé es, des pal œ uns et cen herdues, pro de création a révolutions « cn ont dimin Les oiseaux jar une fuite la liberté, on Les aigles, d’autres oise turnes , habit on les retrou Asie, et l’o grandes espèc des deux co sont plus com tagnes et da mentionnero lichidromes Peurs y son Passereaux breux , de mé Palmipèdes représentés treint de gen

westi- „nous ours jalouix des

, dans quelin touche 8 ces aussi rénées altique he. Du boréal e rats, ines,

ehors z. Deux e Euntre le Noire, ontréèe; umides

près des ble eu-

—̃äD7Ʒe’ —

core moins aquatique que celui de la Scandinavie. Le biatreun, la martre, la fouine , la genelio, les putois sont encore des autochtones des foréts européennes. Dans le nord ils deviennent compatriotes du glouton. Dans la seule bande polaire de l’Europe a toujours vécu le renne , que deux noms géographiques défigurés avaient fait considérer comme un ancien habitant des Pyrénées et des Alpes.

Vers l’orient, en suivant l’inflexion australe de la zone des lichens qu'il pâture, Il s’avance sur le dos de l’Oural, à travers les foréts qui en couvrent les pentes jusqu’au pied du Caucase. Dans cette meme Scandinavie et dans les forêts orientales de l’Europe-Moyenne, commence la patrie de elan, que nous suivrons ailleurs jusqu’aux rives du Saint-Laurent en Amérique. Mais partout où l’homme multiplie ses plantations et ses cultures, tous ces animaux ne se retrouvent plus à l’état sauvage, et ceux que l’inflexibilité de leur instinct, ou leur inutilité empéchent de réduire à la domesticité, som bientôt exterminés. L'Europe est donc la contrée qui

ssède aujourd’hui le moins de mammières ; mais les diverses couches de son sol renferment des quantités considérables de débris fossiles d'espèces depuis long-temps éteintes. Des é/éphans , des mastodontes, despalæothériums; des anoplotheius et cent autres espèces complètement perdues, prouvent que jadis une autre sorte de création animait sa surſace, et que des révolutions que nous ne pouvons préciser en ont diminué les habitans primitifs.

Les oiseaux seuls, à qui les airs ouvrent ar une fuite toujours facile le champ de la liberté, ont pu perpétuer leurs espèces.

Les aigles , les vautours, les milans, d’autres oiseaux de proie, diurnes ou nocturnes , habitent l’Europe, mais cependant on les retrouve dans la partie adjacente de l'Asie, et l’on peut même dire que les grandes espèces habitent également le nord des deux continens. Partout ces espèces sont plus communes dans les hautes montagnes et dans les grandes forèts. Nous mentionnerons aussi les guépiers, les tionidromes, les rolliers ; les grimpeurs y sont en moindre quantité; les passereaux y sont excessivement nombreux , de même que les échassierset les palmipédes. Les gallinacées n'y sont représentés que par un nombre très restreint de genres, et encore ceux-ci sont-ils

GEOGRAPHIE PHYSIQUE. 99

peu riches en espèces. Parmi les oiseaux utiles on doit citer la poule domestique naturalisée , le din don originaire d’Amérique, les perdrir, les bécasses, les cailles, les meries, les ortolans, les canards, etc. , etc. ; etc. , objets de chasse lucrative, Les es qui fournissent des 7 utiles aux arts sont : le cygne, ider, dont on tire l’édredon , etc. , etc, etc. Les rapaces les plus remarquables sont les aigles , les lemmer-géyer et le vautour arrian, etc., etc. La plupart des oiseaux sont sédentaires ; mais cependant

on en compte un grand nombre itannuellement et qui se ret 1 penant la saison rigoureuse dur n.

trées plus chaudes, soit de l'Af: 4 jit de l’Asie. Les coucous, les

loriots et les hirondelles sont dan: 4 Très fréquemment chassés des limites du pôle par les grands froids , des oiseaux maritimes apparaissent sur le rivage du midi de l’Europe ; c’est ainsi que souvent on rencontre alors des pirgoins , des macaceux , des alques dépaysés. Des bandes de cygnes et d’éiders annoncent aussi la rigueur des hivers dans les contrées septentrionales. L'été, tous ces oiseaux regagnent les contrées boréales. Le rollier ne quitte point ! Europe, et une multitrde de becfines, de sylvies, d’alouettes, on. exclusivement propres aux zones temv‘rues de cette contrée.

Moins féconde en reptiles que les autres continens, l’Europe n'a que deux espèces de tortues terrestres et deux aquatiques.

Plusieurs espèces de vipére et surtout la commune habitent toute l’Europe jus-

qu’en Suède, où une autre plus redoutable ‘

encure paraît avoir au-delà de trois pieds de long. Les reptiles et les couleuvres y sont même plus nombreux qu’en France, à cause, sans doute, de la grande chaleur des étés. On trouve aussi en Europe des orvets , des lézards, des scinques , des crapauds , des grenouilles , des salamandres, etc., elc., espèces fort peu remarquables par leur taille et leurs propriétés.

Parmi les poissons de cette partie du monde nous nommerons : la morue, les turbots, les muges, les raies, plusieurs squales, les scopernes, les lumbs, les merlans, les harengs, les sardines, les saumons, les scombres, les carpes , les brochets, les anguilles, les gobies, les boulereaur., etc. , ete. Les

de

Page 1