GRANDES ROUTES ET CHEMINS DE FER
— 2 sol 8 prog une trop grande su e, pour qu'un large système de viabilité ne fût pas d'une n ité indispensable. Les divers gouvernemens qui se sont succédé se sont plus ou moins
des grandes voies de communication ; et quoique des travaux considérables aient é \ exécutés , il reste encore beaucoup à faire. On compte aujourd’hui en France 28 routes royales bien entre-
tenues, présentant un parcours de 8300 lieues ; 97 routes départementales dont le parcours est de 7800 lieues environ, et une multitude de chemins ricinaux dont le parcours est inconnu. Quant aux chemins en fer, la France n’en compte encore que peu ouverts à la circulation ; mais les fonds alloués dans la session des Chambres (1833-1834), pour favoriser l’étude de ce nouveau système de communications, ont fait éclore une multitude de projets dont la réalisation est plus ou moins prochaine. Dans le nombre, on distingue surtout le chemin de Paris à Orléans, dont les travaux graphiques sont très avancés, et qui doit avoir environ 145 kilomètres de parcours; celui de Paris à Pontoise qui n’en aura que 28, et ceux de Paris à Strasbourg et de Paris à Bordeaux, dont le tracé est encore incertain; puis viennent les projets des chemins de Paris au Havre ou à Calais, dont le parcours sera de 50 à 80 lieues (200 à 320 kilomètres), vaste entreprise dont la réalisation ne coûtera pas moins de 50 à 60,000,000 de fr., etc. Lyon a aussi conçu son chemin de fer, pour affranchir ses relations avec Marseille de l'étiage du Rhône, et Toulouse se prépare à établir une communication directe avec Montauban, au moyen d’une voie en fer de 52 kilomètres de parcours. La lon-
gueur totale des lignes de chemin de fer
ouvertes en France , est, en 1842, de 749 kilom. En voici le tableau:
Lyon à St.-Etienne (Givors, Rive-de-Gier). 68 kil, Ae 3 „„ „ „ „ MN 1 soso. + 67 Montrondà Montbrison (embranchement), 16 LA Paris à St.-Ge 1
Parisà Orleans »
Grand'Combe à Nimes, par Alais, ...,, 64 »
Nimes à Beaucaire. ,..,..,...,,.,, 24 „ 8 e eee 27 n Nimes à Montpellier. 60 „
sranoanarars. Les habitans du royaume appartiennent à cinq souches principales. La souche Gréco-latine embrasse les Français qui occupent les départemens au nord de la Loire, et quelques-uns de ceux qui sontimmédiatement au sud de ce fleuve; les Romans, qui vivent dans les départemens au sud des précédens ; et les Italiens, qui habitent la Corse; cette souche comprend à elle seule lus des neuf-dixièmes de la population de a France. La souche Germanique ne comprend que les Deutsche ou Allemands , qui forment la masse principale de la population de l’Alsace et d’une partie de la Lorraine; et les Duitschen Néerlandais, ou Hamands, qu’on trouve dans une partie du département du Nord. Les Breyzadou Tas-Bretons, dans la Basse- Bretagne, appartiennent à la souche Celtique; les Escualdunac ou Basques dans les Basses-Pyrénées, à la souche Basque; et les Juifs, répandus dans les principales villes du royaume , à la souche Semitique. t nnNZoron. Plus des 14/18 des habitans de la France appartiennent à la religion catholique. La Charte accorde la liberté des cultes à toutes les autres religions. Un million d'habitans environ appartiennent à l’église réformée ; le plus grand nombre de ces derniers vit dans le sud de la France, surtout dans les départemens du Gard, de l’Ardèche, de la Drôme, de Lot-et-Garonne, de la Lozère, des Deux-Sèvres, de l'Hérault, du Tarn, de la Charente-Inférieure, de la Gironde , de la Seine, de l’Aveyron , etc., etc. Ceux qui 4 le luthéranisme ou les dogines e la confession d' Augsbourtz, sont beaucoup moins nombreux; ils vivent surtout dans les départemens du Bas-Rhin, du Haut-Rhin, de la Seine et de l’Isère. Le lus grand nombre des Juifs habitent aris, Marseille, Bordeaux, Strasbourg, Wintzenheim dans le Haut-Rhin, Lille,
Bordeaux à la Teste de Buch... .. 61 bil.
Mulmausen à Thaans. 10 „ Strasbourg à Bale. 140 »
Lille et Valenciennes à la frontière. . .. 28 „ ces particuliers. Es En MER votre 2
Montet aux Moines APAllier . . 25 „ Creuzot au canal du Centre. . ....
Metz, Nancy, 1 Besançon et Dijon. Dans le Doubs et les Vosges on trouve quelques anabaptistes ; les autres sectes comptent encore moins de prosélytes. Une secte nouvelle le Saint-Simonisme a semblé un instant devoir réunir un grand nombre d’adhérens. Elle publiait en 1832 deux journaux, et les hommes de talent qui s’en étaient constituè les apotres, ont donné pendant que ue temps à’ cette religion nouvelle plus de retentissement que de consistance. L’Zglise française , qui ne reconnaît point l’autorité du pape, et dont la lithurgie est toute en français, s’estmontrée depuis 1830; elle ne compte qu’un petit nombre d’églises et de proséivtes dans quelques bourgs.
GOUVERNEMENT
Le gouvernement de
la France est une monarchie constitutionnelle ou représentative, fondée sur la Charte donnée par Louis XVIII en 1814, et modifiée en 1830 par les représentans de la nation. Voici les principales dispositions de cet acte qui caractérisent le gouvernement actuel de la France.,
Le roi est le chef supreme de PEtat; sa personne est inviolable et sacrée. Toute Justice émane de lui et se rend en son nom. Les juges qu'il institue sont inamovibles. II a le droit de faire grâce et de commuer les peines. II a seul la puissance exécutive : il commande les forces de terre et de mer, déclare la guerre, fait les traités de paix, d’alliance et de commerce, nomme à tous les emplois d'administra tion publique; il sanctionne et promulgue les lois, mais il ne peut à lui seul ni les faire ni les suspendre. Sa liste civile est fixée pour toute la durée du règne ; celle de Louis-Philippe s’élève à 12,000,000 de fr., non compris le produit des domaines de la couronne qui s’élèvent de 14 à 18,000,000.
Le prince royal, héritier présomptif de la couronne, reçoit en outre une dotation annuelle de 2,000,000 de francs.
La puissance législative appartient col-
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téctivement au roi et à deux grandes ussemblées nationales appelées : lune’ la Chambre des pairs, l’autr- la Chambre des Députés. Le roi no les pairs; il ne peut les choisir que une catégorie fixée par une loi de zal; ils sont à vie et le nombre en est illimité; en 1838 il s'élève à 303; 132 sont nommés depuis 1830 ; le reste appartient aux créations faites de 1814à 1823, car aucun des pairs nommés sous le règne de Charles X n’a été maintenu. Les pairs ont entrée à la chambre à vingt-cinq ans et voix délibérative à trente seulement. Tous les princesdelafamille royale sont pairs de France.
Les collèges électoraux nomment les députés pour cinq ans ; leurnombreest de 459. Pour étre député il faut être Frangais, avoir trente ans et payer 600 fr. de contributions. Cependant, s’il ne setrouve
pas dans le département cinquante per-
sonne de l’âge indiqué payant au moins le cens fixé pour l’éligibilité, leur nombre est complété par les plus imposés au-dessous de ce cens. Pour être d{ecteur il faut etre Français , avoir vingt-cinq ans et ayer 200 fr. de contributions. Le nomre des électeurs, en 1834, était de 190,000 environ. je.
Le roi nomme des ministres qu’il charge de l’exécution des lois. En 1838 , ils étaient au nombre de huit , savoir : ministre de la Guerre — de la Marine — de la Justice et des Cultes — del’Intérieur—du Commerce - des Finances—des Affaires Etrangères — de l'Instruction Publique. — Les ministres du roi sont responsables et peuvent étre traduits en juge ment. Alors la Chambre des Députés les accuse et celle des Pairs les juge. Près des Ministres se trouve placé le Conseil d'Etat, dans le sein duquel s’élaborent les projets de loi et d'ordonnances. Ses quatre comités connaissent en outre du contenlieux de toutes les administrations publiques, des mises en accusation des administrateurs et préposés , ainsi que des conilits de juridiction entre les autorités judiciaire, administrative ct religieuse.
Tous les Français sont admissibles aux emplois civils et militaires ; ils sont égaux devant la loi, quels que soient d’ailleurs leurs titres et leurs rangs; ils contribuent indistinctement, dans fa proportion de leur fortune, aux charges de l'Etat.
Ils professent leur religion avec une entière liberté et ont le droit de publier ou
de ſaire imprimer leurs opinions en matière de religion, de morale et de politique, en se conformant aux lois. Ils ne peuvent être distraits de leurs juges naturels. Les causes criminelles ainsi que les délits de la presse sont soumis à l’a
préciation du jury; les crimes qualifiés
. d’attentat contre la sûreté de l’état sont
jugés — la Chambre des Pairs; les tribunaux de police correctionnelle, sans l’assistance du jury, connaissent des simples délits et contraventions ; les tribunaux civils s’occupent des contestations qui s lèvent entre les particuliers non négocians et à propos d'intérêts privés ; enfin les tribunaux de commerce connaissent des affaires purement commerciales. Le juge de paix ne prononce que sur les causes de peu d importance.
‘Aucun impôt ne peut être établi ni perçu s’il n’a été consenti par les deux chambres et sanctionné par le roi. L'impot foncier nest consenti que pour un an.
Tonte loi doit être discutée et votée librement par la majorité des deux chambres et approuvée par le Roi.
Le roi. convoque chaque année les deux chambres. II les proroge et peut dissoudre celle des députés; mais, dans ce cas, il doit en convoquer une nouvelle dans le délai de trois mois.
DIVISION ADMINISTRATIVE. Avant la révolution de 1789, la France était divisée en trente-trois gouvernemens ou provinces d’une étendue très inégale et qui étaient subd; isées en généralités et subdélégations. Onze de ces provinces savoir:
la Flandre ou les Pays-Bas français, P'Artois , la Picardie, la Normandie, la Bretagne , le Maine avec le Perche, l'Orléanais, l'Ile - de-France, la Champagne, la Lorraine et l'. Alsace étaient au nord ; quatorze occupaient le milieu, savoir: l’Awjow, la Touraine, le Poitou , l’Aunis , la Saintonge avec l'Angoumots, le Limousin , la Marche, Auvergne, le Lyonnais , le Bourbon- Nato, le Berry, le Mernais, ia Bourgogne et la Franche-Comté ; les sept autres étaient au sud; la Guierne avec la Guscogne, la Navarre avec le Béarn, le comité de Foir, le Roussillon, le Languedoc, la Provence et le Dauphiné. L'ile de Corse formait le gouvernement de ce nom.
La France est aujourd’hui divisée en quatre-vingt-six départemens, qui pren ·
nent leurs noms des rivières qui les bait, des mon u’on y tronve four situation ou quelque 3 — Ces 86 départemens ou préfectures subdivisés en 363 sous-préfecturef ou arron ; ceux-ci 2846 cantons et les cantons en 37,040 munes. Chaque départementestadministré par un pré) 2 chaque arrondissement par un s0ws-pr
ft; chaque commune par un maire assisté d’un ou de plusieurs N mont On trouve en outre dans chaque département
an directeur de l'enregistrement et des , Un directeur des contri-
énéral des finances , un eur en 905 das 9 un marée e-camp, un sous-intendant militaire , une * eee “hd une cour 205 es chaque arrondiss 172
un tribunal de première instance, et
dans chaque canton un juge de paix
Dans les plus importans se trouvent les
sièges des cours royales ; des divisions snilitaires , des universités, elc.,etc., que nous aurons soin d'indiquer en leur lieu. Jetons maintenant un coup-d’œil sur la manière dont fonctionnent les différens rouages de la haute administration départementale; car, sans celte explication, nous ne donnerions qu’une vaine nomenclature qui fatiguerait au lieu d’instruire.
Le préfet est, en quelque sorte, dans
chaque département, une émanation du grou
uvoir suprême. Comme investi de la aute police de son département, il donne à l'autorité militaire des réquisitions auxquelles elle est tenue de déférer ; comme officier de police judiciaire, il provoque souvent les poursuites des gens du roi devant les tribunaux. II arrète les bases du bu eben et les discute avec le Sögeil général. II règle les budgets des petites communes et transmet au ministre ceux des grandes avec ses observations. 11 préside aux opérations du recrutement; surveille toutes les administrations financières , et, àces différens titres, correspond avec tous les ministres. Enfin assisté de son conseil de préfecture, il forme un tribunal de première instance de justice administrative, dont le consei/ d'Etal , à Paris, est le juge supreme. Une fois tous les ans le conseil général du
département , composé d'autant de mem ·
de bres qu’il existe de cantons dans le dépar-
tement , sans t pouvoir r le nombre Le oi en vertu d’une ordonnance du roi, pour e connaissance des ar gr et et de ses ets, pour contributions entre les arrondissemens, pour statuer sur les demandes en réduc.
tion faites par les conseils d’arrondissedes villes, des
t et l'adresse au préfet qui décide. Enfin, le conseil municipal qui se Fingern pr 36 eg » Suivant
im commuries, s'occupe de concert avec le maire, des intérêts spé.
ciaux de la commune, de ses octrois, de ses routes , de ses biens communaux, des recettes et des dépenses locales. Les menbres des conseils généraux de département et d’arro t sont nommés par les collèges électoraux ; ceux du conseil municipal sont élus par l’assemblée des électeurs communaux.
Voila quel est l’ensemble de l’administration civile et politique qui régit chaque département; nous allons maintenant r dans un seul et même tableau ces 86 divisions administratives, qui forment l'unité politique de la France. Pour que le lecteur puisse se faire une idée plus exacte de leur importance relative, nous avons indiqué leur 1 mad leur population et la part qu’elles prennent dans la re.
présentation nationale. Nous étudierons ensuite le jeu de chacune des administrations spéciales et secondaires qui s’y trouvent. Le tableau suivant offre les divisions
actuelles de la France rangées par ordre
alphabétique et comparées aux anciennes; rapprochement indispensable pour l'étude de l’histoire. Le nom des chefslieux de préfecture est écrit en grandes lettres ; celui dessous-préfectures en itaſique. On a écrit en romain les lieux compris dans chaque arrondissement et les iles qui en dépendent. Les chiffres indiquent la population exprimée en milliers.
es , Suivant N s’occupe intérêts #1 s octrois, de nunaux, des 2 Les mempartement nmés les conseil mulee des élec-
e l’adminisrégit chaque maintenant e tableau ces ui forment our que le e plus exacte nous avons r population dans la re.
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TABLEAU