‹ Abrégé de géographie [microforme]Chapitre 81 sur 597 · RARES · texte numérisé non relu

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Occupons-nous-#saintenant d’une autre branche d'administration moins élevéesans doute, mais non moins importante, Les finances. Aujourd’hui que la légalité a remplacé l'arbitraire, que la levée des impots n'est plus soumise au caprice des princes, et que tous les citoyens sont appelés à 3 les charges publiques au prorata de leur fortune, les diverses administrations qui concourent à asseoir iimpôt, à en recueillir les plus petites fractions et à les faire ensuite arriver là où leur pres est nécessaire, sont devenues les rouages les plus importans des gouvernemens modernes. Le système finaneier de la France est l’un des plus simples et des plus précis; il ne sera donc pas sans intérêt de l'observer avec quelque détail.

Tous les ans, sur la p ition du ministre des finances, les deux Chambres votent le montant des impôts et répartissententre les 86 départemens de la France, d’après leur étendue, leur industrie, leur en et leur degré d' aisance présumée, le montant de la contribution directe, Le prèſet, de concert avec le conseil général, fait la répartition, entre tous les arrondissemens , de la somme totale à laquelle le département est imposé ; le sous-préfet, assisté du conseil d ar.

rondissement , divise à son tour cette somme entre les cantons et les communes, etenfin les maires, avec le concours du conseilmunicipal et des commissaires repartiteurs, assignent à chaque habitant la portion qu’il a à payer.Telleestla marche simple et facile adoptée pour la levée des contributions directes, qui forment un peu plus du tiers des revenus publics de a France. Quant à la contribution indireote, comme elle se prélève sur les objets de consommation, la loi ne peut pas fixer la quotité afférente à chaque citoyen, on le conçoit sans peine; les divers degrés de richesse de ceux-ci, leur plus ou moins de besoins, en déterminent seuls le chiffre.

Le soin de recueillir les diverses sommes qui composent le budget national est confié à six administrations principales, parfaitement indépendantes les unes des aures, qui agissent dans leur sphère propre, ‘nais qui relèvent toutes du ministre des finances dont elles reçoivent l’impulsion.

Nous allons successivement faire connal-

tre leur spécialité :

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