‹ Abrégé de géographie moderne [microforme]Chapitre 116 sur 155 · INDO-CHINE BRITANNIQUE · texte numérisé non relu

INDO-CHINE BRITANNIQUE

Divisions.—L'Indo-Chine britannique occupe toute la lisière occidentale de l'Inde au delà du Gange et plu-

Ô Vexémié méddianals Ag la péninnule. (es pogssions

fran : ..

terriloires située. vers.

siours petits mais importan -apglaises peagent se grouper en. deux, parties: les profinces du N,.ek celles-du S. Les premières, qui: sont l'Arsam et lx Birmanie soglaise, sc lient aux provinces de l'Inde, et.sont soumises à la présidence du:

Jes'autres. Copsaenele ourernment ‘des, Détroits (v'estàe

dire des détroits de Malacou et de :Singapour).

La Birmauie anglaise, conquise sur l'empire Birman, comprend: l’Aracin, la ‘rovince -de ‘Pégou, le Tévassoriin. : PURE MONS EE EEE

Villes.—Aracan, sur le flonve du même nom; Pégou, près de Vraie Ranzoun, céièbre por à l'embouchure d’une des branches du sême fleuve; Martaban, sar te Salouën ; Merghi, à l'embouchure du Ténesserim ; Malacca, chef-lien du gouvernement des :Détroits ; Georgetown, duns l'île de Poulo-Pinang ; Singapour, dans l'île du même nom. O'est une situation adniirable pour le commerce, et qui.est commé le lien éntre l'Asie et l'Océanie, eatro l'Inde et la Chine, On ÿ compte 100,060 ‘habitants, |

Les Anglais ont pris possession des fles Andaman,

è EMPIRE UHINOIS.

Bornes.—-Au N., lu Sibérie: à l'E. la mer du Japon, le détroit de Corée, 1x mer Jaune, la mer:Bleue et celle de Chine ; au S., l'Indo-Chine et l'Hindoustan ; à l'O. le Turkestan. Presque partout de hautes chaînes le séparent de ces contrées, Ainsi, la mer et d'énormes montagnes tracent autour de l'empire Chinois des limites naturelles remurquubles, et l’isolent, en quelque sorte, du reste du monde. Les Chinois appellent leur pays ray du Dlilieu, ou flenr du Milieu, ou empire

éleste.

Etendue.—L'empire Chinois est le plus vaste em- “pire du monde après l'empire Russe, On compte plus ‘de 1100.lieues dépuis la mer du Japon jusqu'à la ‘frontière du'Turkestan, et environ 600 depuis ja fron- :tière de ls Sibérie jusqu'à la mer de la Chine, Sa superf- “ee est près de 24 fois celle de la Province de Québec, Latitude moyenne, 36°, | ' |

: Divisions.—Quant au sol on divise l'empire Chimois en deux parties: le plateau central, et les pays en dehors du platear, La partie orientale de cette vaste monarchie renferme la Chine propre, la Mandchourie et la Corée. Les parties septentrionales et occidentales contiennent la Mongolie, le Turkestan chinois, le Thibet et le Boutan. :

Un royaume insulaire, celui de Lou-tchou, se rattache à la fois à la Chine et au Japon.

Li& Chine propre et la Mandchourie sont soumises À la même division administrative. La Chine propre eët divisée on dix-huit provinces (seng), qui se divisent en départements (fou) ; ceux-ci comprennent plusieurs ar.

rondissements (tcheou) subdivisés en districts (hien).

Le royaume de Corée; la Mongolie, le Tugkestan hinois, le Thibet, le Boutan et le royaume insulaire de Lou-tchou sont tributaires do la Chine propre.

Montagnes.—-L'empire Chinois renferme à l'O, le

and plateau central de l'Asie, dont on a long-temps exagéré l'élévation. De hautes montagnes miel sait ce plateau,

‘Au 8. O,, s'élève l'énorme chaîne de l'Himalaya, qui atteint plus de 26 mille pieds au-dessus du niveau de

la mer, Les tremblements de terre sont fréquents dans oet

empire.

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.… Rivières.—Les eaux de l'empire Chinois sont repurties entre quatre grandes divisions naturelles: le plateau central; le-versant du N.; le versant du Grand océan ; le versant de l'océan Indien.

Sur le plateau on remarque le Tarim.

: Sur le versant de l'océan Glacial, on distingue une artie du cours de l’Irtych, de l’Iéniséf et de la Sé

| Prois grands fleuves coulent sur le versant du Grand océan : l'Amour, le Hoang-ho (flerve Jaune) et le Yang-tse-kiarg (fleuve Bleu). Le cours de ces fleuves

: est considérable; celui du fleuve Bleu a plus de 909

lieues.

On distingue sur le versant Indien le Noukiang, ie Brahmapoutre et l’Indus.

Lacs.—-Le principaux lacs sont: Lok-noor, sur le lateau ; le lac Palté, qui a la forme d’un anneau, dans e Thibet ; les lacs -Palkati, gi et Zaïsan, au N.; Kokonor, près de la frontièro de la Chine propre,

Capitale et Villes princi;:.les.—La capitale

de l'empire Chinois ost Pékin, p'ès du Péf-ho, auquel

elle communique par un canal. Mlle a près de 6 iieues de scirouit et renferme, avec ses fauLirgs, environ 2,000,000 d'habitants.

Eu approchant, on est frappé de l’aspect Lizarre et gigantesque des murailles avec leurs pavillons et leurs ; mais dès qu'on a pénétré dans l'intérieur, la grandeur s’évanouit : les rues sont encombrées de petits m qui s’avancent en dehors des maisons, et elles sont rées par une ‘oule de constructions chétives. Le palais impérial se’trouve dans la partie centrale de la ville. Les troupes anglo-françaises sont entrées à Pékin e1 1860,

Parmi les villes on Te ln Tien-tain, sur le

Petho; Nan-king, sur le Shang-haï, run à la d'au ui el

se sont établis en plus grand nombre : Ningepio, ‘de mer où il y. « stru 9 d’Auropéen ; Baies, Canton, port de mer remarquable ; Macao, dans l’île du même nom, cette ville appartient aux Portugais; Hon-kong ou Victoria, ville anglaise, à l'E, de Macao; gp ancienne résidence des souverains des Mand- { UX. dé Lhassa, capitale du Thibet; Han-yang, capitale du royaume de Corée ; .ete.

... Olimat.—L'empire Chinois réunit dans sa vaste ‘étendue presque toutes lestempératures du globe. Dans les parties les plus septentrionsles, il y a des hivers sem- Qhies à ceux de la Bibérie ; dans le 8., on éprouve des aleurs très-fortes, Les énormes montagnes qui s'élèvent dans les parties occidentales y rendent le climat “êpre:et glacial.

: BoL—Dans la partie orientale, on admire presque partout de vastes et belles plaines, parsemées d’agréables monticules, entrecoupées d'innombrables rivières et'de canaux, cultivées avec le plus grand soin et cou- ‘vertes. d’une incroyable population ; le sol est d'une “trés-prande fécondité. L'O. et le N. 0. sont un mélancs de hautes montagnes, de quelques vallées fertiles et

e vastes plaines imprégnées de sel, dont les plus grandes forment l'affreux désert dé Cobi ou Chamo.

‘Productions.-—Dans les parties chaudes la végétation est d'une richésse admirable : on “voit partout le É mere re re aurins de pays lives FU à dalle puis tempérés.

:. Commerce.—Parmijes riches: produits que la :Chine-fournit-au cpmgree, on remarque ; le thé, le.ris, dassaie, le coton, 16 aare..la pprpeldine, de l'encre re-

, châles, poil de chèvres, ete,

rat rivières et cout d'une mélanrtiles et grandes

a végéout le onnier, uotions L( ne la >, 1e: X18,

sèdé un aussi grand nombre d'habitants. On y compte. environ.405,000,000 d'âmes; : c’est plus -que le tiers de : genre humain. dr Religion.—ELa plupart des habitants de cet empire rofessent le boxddhisme : les prêtres portent le nom de : | <a La doctrine, dont Confucius. est regardé comme le fondateur, est suivie par l’empereur, les lettrés et les mandarins.

Gouvernement —L'autorité de l’empereur de la Chine n’est pas aussi despotique qu'on l’a cru longtemps; l'opinion y met un frein puissant, et l'usage oblige le souverain do choisir ses agents dans le corps des lettrés, parmi lesquels tous les citoyens peuvent être admis. C’est une dynastie mandchoue qui, depuis plus de deux siècles, règne en Chine; mais une formidable . insurrection, celle des Taëpings, s'est formée depuis quelques années, dans le but de renverser cette dynastie,

CR

SUPPLÉMENT

Géographie historique.—Les Romains et les

Grecs ont connu vaguement la Chine sous le nom de Séri. que, dérivé du nom ser, par lequel les Tartares désignaient la soie. Pendant de longs siècles, l’Europe n’eut sur la Chine que des idées extravagantes, des notions fausses et in"omlètes, Des relations arabes du neuvième siècle donnent éjà à cette contrée le nom de Thsin, dont nous avons formb celui de Chine ; les Æhitens, qui envahirent au moygn à le nord de l'empire, ont fait donner à celui-ci toute ntier Vo nom de Cathaï ; le cèlèbre voyageur vénitien Marco-Polo donna une description de cette contrée, au trei:ème siècle ; les découvertes des navigateurs portugais, successeurs de Vasco de Gama, qui explorèrent la Chine par mer dès 1517 les travaux des missionnaires qui y ont pénétré dans le sei.

id EE et ue NE a mure

8 . ÉOGRAPTE | mième, ‘le dixseptièmie, le dixihutttérad ét le di:

siècle, les récits de plus v l'intérieur du pays, de récentes ex 1 A françaises, entreprises aveo succès contre la Uhine, enfin la traduction d’un grand nombre d'ouvrages importants 6crits par les Chinois eux-mêmés, ont donné aux Européens des éonnaissances assez précises sur le Oéleste Empire Ou s'accorde à dire que les Chinois existent en corps de uation depuis plus de 4500 ans. Vingt-deux familles, qui ont donné 237 empereurs, ont successivement occupé le trône. Après s'être considérablement étendu, l'empire Chinois tomba au pouvoir des Mogols, commandés par le fameux Djenghiz-khaa, et reconnut pendant 300 ans la do- #ination des descendants de ce conquérant, qui en furent enfin expulsés. Les Mandchoux le soumirent en 1644, et s’y sont maintenus, Mais unè grande insurrection tend depuis quelque temps à les renverser. Une phase toute nouvelle vient de se manifester dans l'existence de ce vieil empire, par suite des guerres qu'il a soutenues contre les Français et les Anglais; il a vu sa capitale tomber au pouvoir des Européens en 1860 ; il leur a ouvert beaucoup de ports, et il subit de toutes parts l'influence de l'Occident, auquel il était resté complétement fermé si longtemps.

Peuples.—Les Chinois appartiennent à la r#e jaune. Ce peuple est grave, très-poli, paisible et laborieux. Il cultive les arts avec talent, et se fait remarquer depuis longtemps par une civilisation assez avancée, mais qui reste stationnaire. On lui reproche la dissimulation, la lâcheté, l'habitude du mensonge et le ; : 1chsatà latromperie, l’indolence dans les classes supérienres, la malpronr :t6 dans les classes inférieures. L’infantici + est comraun chez les Chinois. Parmi les usages les plus bizarres, il faut citer celui qui consiste’ à priver à peu près les femmes riches de la faculté de mar her: lès pieds d'une fille, dès le moment de sa naissance, sout comprimés par un cuir ou par des bandelettes; à paine les malheureuses dames peuvent elles traverser en chancelant les appar*ements qui leur servent de prison. L'instruction est +. App à. la connaissance du langage et l’art d'écrire svat les parties les plus pénibles des études à cause de 15 multitude des caractères. Les examens qu'il faut

hsiste’à le marssance, à peine chancenstrucet l’art

à cause ii faut

stibir pôtir devenir mandarin, sont trèesombreux. L'ins ‘ pit 4 seule peut conduire aux fouctions émineates et aux ignit FU Le Coréens sont, après les Chinois, la nation la plus civilisée de l'empire. Ils ressemblent beaucoup à ces deriers sous le rappo:t des mœurs et de la manière de vivre; leur gouvernement repousse les Européens, et ne permet aucune relation avec eux.

Les Mandchoux sont robustes, fiers et belliqueux. Dans le dix-septièine siècle, ils firent la conquête de la Chine et placèrent sur le trône de cette contrée va de leurs chefs, qui # le premier empereur de la dynasts régnante, celle des

hsiug.

Les Mogols, qui ont donné leur nm à la Monsoli-, sont resardés comme le type de la race jaune. Ce peuple qui, dans le moyen âge, s’est présenté en conquérant dans une

ande portion de l'Asie et dans les parties orientales de Europe, mène aujourd’h"' ne vienomade et paisible etse distingue par sa bienveillance, sa franchise etson hospit'alité. Les femmes ont beaucoup d'industrie et de gaieté. On donne souvent le num de ‘Thrtares à tous les habitants de la Mongoiis, de la Mandchourie et du Turkestan.

Les l'hibétains sont un peuple doux, aifable et voluptæsux. Leurs femmes se chargent de tous les travaux, qui, @hes nous, sont le partage des hommes.

Ouvrages publios.—On soit régner, le long de la frontière septentrionale de ïa Chine proprement dite, le célé. bre et inutile rempart qu'on appelle la Grzs4de Muraille ; cet immense boulevard, qui fut slevé pour garantir la Chine des invasions des peuples voisins, et quin a pas erapêché ceux-oi d'y pénétrer plusieurs fois, a #0 pieds d'élévation ;

à longueur est de 600 lieues ; sa largeur est telle que six cavaliers peuvent y parader de front. On doit aussi admirer les grandes routes des Chinois et surtout leurs &s11ux, vastes, profoads et bordés de quais en pierre.

Agrioulture.-—On peut dire que toute la Chine est vé. Les Ohi

un vaste 5 | oultu 8: cultivent avec intelligence. Le toit des maisons, les rivières mêmes, eur les eaux uelles des radeaux couverts d’une eouahe de terre

da

végétale, contribuent à nourrir cette nombreuse population. + Plusieurs millions’ d'habitants vivent de la pêche dans des . bateaux qui leur servent d’habitation.

.Commerce.—Le total des opérations commerciales

ur l’année 1863 dépassait la somme. de 24 milliards de rancs. Ce chiffre comprend seulement la valeur des marehandises importées et.exportées par les onze ports ouverts au commerce étranger. Ües ports, placés suivant leur importance commerciale sont: Shang-haï, Han-kao, Foutchou, Canton, Ning-go, Amoy, Kiou-kiang, Swatow, Tientsin, Tchin-kiang, Tche-fou.

ARR AES nie ‘ . GÉOGRAPHIE.

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