‹ Abrégé de géographie moderne [microforme]Chapitre 9 sur 155 · PT · texte numérisé non relu

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tous les cours d’eau de ce pays sont des.affluents dû St.

Laurent.

Parmi les cours d’eau qui appartiennent à la première région ou au versant sud-est, on remarque: l'Outaouais, le St, Maurice, la rivière Batiscan, Ste. Anne de la Pérade, Jacques-Cartier, St, Charles, Montmorency, célèbre par sa chute de 240 pieds; les rivières Ste, Anne do Beaupré, du Gouffre, de la Malbaie, du Saguenay, une des plus grandes de cette région ; celles des Escoumins, de Portneuf, Laval, des Betsiamites, Papinachois, aux Outardes, Manicouagan, Moïsie, le Manitou, le Nitigamiou, le St, Jean, eto.

Les principaux cours d'eau de la secondo région, ou du versant nord-ouest des Alléghanys sont: les rivières Chateauguay, Chambly, Yamaska, St. François, Nicolet, Bécanoourt, la Chaudière, l'Étohemin, u Sud, . la

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* les îles de la Magdeleine, habitées par 3,172 âmes, la plu-

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| Birire-Ooelle, da Lonp, des Troi-Pitoles, Rimowb,

Mitis, Matane, Ste. Anne, la Magdeleine, etc.

Dansla troisième région, ou sur le versant sud-est des

Alléghanys, on remarque: Je St, Jean, qui coule au

-snd des comtés de Dorchester, de Bellechasse et de

Montmagny et entre ensuite dans l'Etat du Maine; le Ristivouche, qui se jette dans la baie des Chaieurs ; Madawaska, un de ses affluents; vers la même baie coulent la Grande et la Petite Cascapédia, Bonaventure, ‘Pabos et la Grande Rivière.

Laos.—Les lacs Témiscaming, Beauport, St. Char-

‘les, le beau et grand lao St. Jean, et une foule d’autres,

surtout dans la vallée de l'Outaouais et du St, Maurice, se trouvent dans la première région. Le lac Champlain, dont la partie située en Canada prend le nom de baie de Missisquoi ; les lacs Memphrémagog, Mégantic, Aylmer, St. François, et beaucoup d'autres appartiennent à la seconde région. Le lac Témiscouats et lo lao Métapédiac

: sont les plus remarquables de la troisième région. Les lacs St, Pierre, St, Louis et St, François sont des

élargissements du St. Laurent, le lac des Deux-Montagnes est à l'embouchure de l'Outaouais,

Tles.-—En remontant le fleuve St, Laurent, on rencontre une foule d'îles, dont les plus remarquables sont

art pêcheurs : elles font partie du comté de Gaspé ; l'Ile Anticosti, longue de 140 milles ot de large de 35, fréuentée seulement pour la chasse ct la géo: les Sept les ; l'Isle-aux-Coudres et l'Isle-aux-Grues, formant chacuno une petite À ay la Grosse-Ile, lieu do quarante pour le port de Québec; l'Isle d'Orléans, divisée en 6 paroisses, longue de 194 milles et large 68:- l'île du Pads, l'île St. Igance et un mn nombre d'autres, dans le lao St. Pierre; l’Isle de Montréal, où se trouvo la

"sd ans oh 08 9 aroieses, longue de 58 millés ét De de 119 1e Jus : séparée de celle de Montréal.

par la rivière des Prairies, Aivisée. en 4 paroisses, : pu dé 29 milles et lurge do 6; l'Île te ‘Hélène, à

anf Montréal, remarquable par ses fortifications; J'fle Perrot, paroisse, entre le lac St. Louis et le lac des . Deux-Montaones:; dans l'Outaouais, l'île du Grand *. Calumet ct des Afumettes ; au haut de la rivière Riche- … dieu se trouve l’Ile-aux-Noïix.

\Canaux.—Le St. Laurent est navigable pour les plus gros vaisseaux jasqu'à Québec, et pour ceux d’un tonnage moins considérable jusqu'à Montréal. Pour éviter ke Saut St. Louis , On a construit le canal de Lachine, et pour franchir ‘les rapides des Cèdres. et des |. Cascades, celui de Benuharnoïs, entre le lac St, Louis

‘et le lac St. François. , Ces deux canaux permettent aux En : ‘vaisseaux de remonter Île St. Laurent, depuis le golfe de jasqu’à l'extrémité ouest de la Province. : |

À l’aide du canal Grenvilie, l'Outaouais est navigable k: jusqu'à Ja Capitale fédérale, La rivière Chambly est navigable jusqu'au fond du lne Champlain par le canal Chambir.

Télégraphieet voies de communication.

Les puncipales villes du Canada sont reliées entre elles et ave l'Europe et les Etats-Unis par un système régulier de télégraphie ct par des-bateaux-à-vapeur qui sont de véritables châteaux flottante.

Chernins à lisses.—L'Intercélonial et le Grand- Tronc traversent la Province de Québec d'une ro n . mité à l’autre ; les embranchements de ces deux li * sont ceux d'Arthabarka à Ste, Angèle de Laval, de R.chmond à Portland et d’Aoton à Sorel. Les lignes puni] de Montréal ét passant sur lo po Vior tit,

19 le Grand-Tronc; 20 le Passumpsio; 89 le.

Feonont Central ; 40. le Rousv's Poini, vah autres

Cut

\. Jighies : périout. Fi Montiat it: #6 à disent its. | : 'Ouost à le chemin de Enchine et le Grand Trone . . dont'le terminus est maintenant à Chicago: ja | Trois lignes partent de Qubeec : le Pacific Cana- Fu le chemin du lac St-Jean et le Quebee-Mont. movrency et Charlevoix.

On trouve sur la rive nord du St. Laurent les che-

‘mins de Lanoraie à Joliette; les Piles ; et celui de

St-Jérôme. Au sud du St-Laurent on remarque le Québec Central dont le terminus està Lévis.

Capitale et villes.—La capitale est Québec, avantageusement située au confluent de la rivière St. Charles et du St-Laurent, qui jusque-là est navigable pour les plus gros navires. La ville la plus importante par son commerce, sa population, l’industrie et l’activité de ses habitants est Mont: réal, située dans l’île du même nom. Les autres ptincipales villes incorporées sont : en remontant le. St-Laurent : St-Germain de Rimouski, Fraser-

ville, Montmagny, Lévis, Chicoutimi, Trois-Rivières, une des plus anciennes ; Berthier, Sorel, Beauharnois, Lachine, Terrebonne, dans le comté du même nom, Joliette; St-Jean, sur la rivière Chambly ; St-Hyacinthe, sur la rivière Yamaska ; Sherbrooke, dans le‘comté du même nom, etc,

Climat.— Le climat est très froid’ en hiver et très-chaud en été, mais en général. fort salubre,

Le changement subit du chaud au froid et du froid an chaud caractérise le climat de.la Provinee de Québec. / : Sol.—Le sol est généralement bon. Les vallées de

7 l'Outaouais, du St. Maurice, du lac St. Jean et la partie *méridionale de la Province sont trèsfertiles èt co-

Nr à

. tiennent plusieurs millions d’acres de terre inculte que. : . de colon peut acheter du département des Terres à des AS

:.eonditions très-libérales. :

: : Productions.—Les céréales, les légumes, le maïs, :

oroissent presque partout. Le lin vient généralement

bien. Parmi les fruits on peut citer: les pommes, sur:

. * tout celles de Montréal; les prunes, les poires, les cer:

ses, ete. Le raïsin-franc et le tabao se cultivent surtout ta

dans le District de Montréal, On récolte, dans tous les \ :

jardins, les melons, les courges, les concombres, ‘eto. à es arbustes à baies remplissent nos bois et nos savan-

pes, Les forêts sont remplies d'une immense quantité

de bois précieux, Les lacs et les rivières offrent à la : :

: table canadienne une nourriture abondante et délicieuse, ne “ Les pêcheries du golfe sont pour nos marins une source

: intarissable de richesses.

Minéraux.—La Province de Québec est très-ridhe en minéraux précieux ct utiles L'or de la vallée de la Chaudière est aussi abondent que celui des mines de «. l'Australie et de la Californie. On retire du beau cuivre | des cantons de l'Est, surtout à Acton, et d’excellent fer 1504 dans la vallée du St. Maurice: on en trouve aussi à Batiscan, à St, Urbain, etc. On a découvert à la rivière . Moïisie d'excellents minérais de fer,

Commerce. —— Les principaux articles exportés sont les bois derconstructions, les céréales, le beurre, le : fromage, les bœufs, les moutons, la potasse, la perlasse, . ‘ \es huiles, le poisson, etc. :

Population et Religion, —Le recensement | de

| 1881 donne à la Provinces de Québes une population de

1368,469 âmes. Plus de 1,000,000 sont canadiensfrançais, le reste de cette population se compose de desny cé d’Irlandais, d'Ecossais, d'Anglais, etc. qui s'y. sont fixés depuis la conquête ; 4,876 âmes appartiennent aux différentes tribus sauvages. La religion dominante est le catholicisme. |

Gouvernement.—Le gouvernement de la Province de Québec est constitutionnel. Il sc compose 19 d’un Lieutenant-Gouverneur, avisé par un Conseil Exéoutif; 29 d’une Chambre d'Assemblée de 73. membres; 3° d’un Conseil Législatif de 24 membres.

Instruction publique.—Ily a peu de pays où

: l'instruction publique soit plus répandue que dans cette Pravince. Plus de 235,000 ‘enfants fréquentent les écoless c'est près de 1 sur 6. On compte : ù

8 Universités.

16 Colléges classiques.

8 Ecoles Normales, CL 556 Ecoles primaires supérieures.

4,435 Ecoles élémentaires. :

. Les Dames Ursulines, de la Congrégation, de Jésus Marie, à Québec et à Montréal, de Ste. Anne à Lachine ; du Bon-Pasteur et de la Charité donnent dans les villes et dans les principaux villages une excellente éducation aux jeunes personnes du sexe,

SUPPLÉMENT

Géographie historique.—Nous n’indiquerons pas ici les phases par lesquelles Je Canada a passé pour arriver à la Confédération de 1867 ; car nous supposons que l'histoire du pays est enseignée dans toutes les écoles de la Province de Éébes. :

: L' 44 Cr) : NP à 1 a DOTE

‘84 | | GÉOGRAPHIE, | . Québec.—Cette ville, fondée en 1608 par Samuel de, Champlain, est la pierreangulaire de la domination anglaise dans l'Amérique du Nord, Québec; puissamment fortifié ar la nature et par la main de l’homme, doit être considéré . éomme la clef du pays. Cette ville est située sur le penchant d’un promontoire appelé le Cap-Diamant; et, s’élevant en amphitheatre au-dessus des ‘campagnes voisines, ‘elle offre an des plus beaux coups d'œil qu’il soit donné à l’œil'de Phomme de contempler. Son port est si spacieux qu'il pour: rait contenir toute Ja marine royale de l'Angleterre. Il offre beaucoup de réésemblance'avec celui de Naples. Cépendant, Québec; 1inalgré la beauté de son site p’est pas une belle ville; ses rues sont étroites et mal pavées ; ses maisons sont en général mal bâties, à Pex- . @eption de quelques édifices publics et-privés, parmilesquls | dnremarque: la Douane, l'Hôpital de la Marine, l’Univeraité- Laval, l'Eglise des Sœurs de la Charité, la banque de Québec, la banque Nationale. La population de Québec, d’après le recensément de 1881, est'de 62,448 âmes. A trois lieues de cette ville, les étrangers vont admirer la belle cataracte de Montmorency.

Québec eñvoie trois députés aux Commuñes et un s6nateur au Sénat.

Montréal.—Fondée en 1642, cette ville s’acroît plus rapidement que Québec. Elle est:située au sud de l’Fe de Montréal, au pied de la petite montagne qui lui a valu son nom; en dépit de:son religieux fondateur, M. de Maisonneuve, qui lui fit donner le bean nom de Villé-Marie.: Montréal est la ville la plus populeuse, la plus riche, la plus commerçante, et la plus industrieuse de la Puissance du Canada. Elle doit la plus grande partie de ses avantages à son voisinage des grands lacs et des Etats-Unis, et à la richesse dés campagnes voisines et surtout à l’esprit d'entreprise, à l'activité et à l'énergie de ses habitants. Sa population d’après le recensement de 1881, est de 140,862 âmes. |

Parmi ses édifices publics, on remarque l'église de Notre Damé, l'Eglise du Gésu, l'église de St. Patrice, l’église Auglicane, l’église St. Jacques, la Halle du Marché-Neuf, la banque Molson, l'Académie commerciale et un grand son re d’autres édifices surtout les maisons de la rue Notre

me. “a

: *° On admire les quais de 1

Montréal, 1a largeur ds ses rues,

. ‘surtout celle de Nôtré-Däme; on n'épargne rien pour élar-

gir celles:qui sont téop'étroites. On admire aussi ses. pro menades publiques, ses jardins, etc. | Montréal envoie trois députés aux Communes et un s6natehr au Sénat. er

:Trois-R'viôres.—Cette ville, peuplée de 8414: âmes fondée en 1634, ne s’accroît pas aussi rapidemeht que.ses deux rivales; ceci est. dû à. sa position peu avantageuse pour lé commerce intérieur. Elle est située à l’embou- .Chuüre du St. Maurice. Cette ville envoie un député aux Communes. |,

La Province de Québec, quoique très-étendue, ne renferme jeun grand nombre de villes. L'agriculture fait, vivre plus des onze douzièmes de sa population et la tient. dissé: ninée sur Ja surface du pays. ja Fe Animaux.—Les chevaux canadiens sont renommés

pour leur vigueur; ils se vendent-bien aux Etats-Unis. Les vaches.et les moutons sont aussi recherchés.

‘Parmi les animaux'sauvages nuisibles au cultivateur, on remerque: l'ours, en.petit nombre; le loup, le loup-cervier et le réhard ; ce dernier estirecherché: pour sa fourrure,

Pamni les animaux non nuisibles, on distingue l'orignal et leéhevreuil, sh Fr ei font une guerre continuelle; lé‘castor, 14 loutre, la martre et le vison donnent une fourrure très-estimée,,

On ne remarque point de reptiles dangereux.

Les oiseaux les plus aimés qn’on trouve dans nos bocages, , dans nos forêts'et sur nos grèves, sont: l'aigle, le faucon, lorfraie, le huard, le martin-pêchéur, la perdrix, la bécasse,

rY

la tourtre, le rossiguol, le chardonneret, le rouge-gorge, les linottes, lès fauveites, l'ortolan, le goglu, le merle, 18 gobe

mouche, le gros-bec, l'oiseau.mouche,

Parmi les oiseaux de passage, on doit nommer les cygnes, les grues, les oies, les canards, les outardes, etc.

Aspect général. — Gaspésie.—Sur le rivage du sud, en partant-de:la mer; à Gaspé, est une contrée qui n’a été que peu su pa et qui rie Je dada importance de

| a 1e arrose une partie de

ses pécheries. La rivière Ristigou

de petites rivières; cette contrée est extrêmement riche et:

du S. sont très-décou

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