REINE
eette contrée: dans son voisinage, la terre est bien boisée
reemée de petits lacs et sillounée par un grand nombre
fertile,
… Entourée des eaux du golfe St: Laurent et de la baie des
Chaleurs, la Gaspésie jouit d’un climat moins froid en hiver
.. “et moins chaud en 616 que le reste de la Province, La
.. . proximité de l'Océan est la cause principale de cette diffé- * rence de température. *.
La Gaspésie forme un district judiciaire, dont les chefs-
lieux sont Percé et New-Carlisle. Il se compose du comté * de Gaspé, sur le St. Laurent, de celui de Bonaventure, sur. la baie des Chaleurs et des Iles de la Magdeleine. Cette : prasaiille est traversée de l'E. à l'O. par les Alléghanys,
ont les cours d’eau du versant N. arrosent le comté de
- Gaspé et ceux du versant S., le comté de Bonaventure.
Le N. est plus rl pas que le S. Les côtes de l'E. et!
hâvres commodes et spacieux; on remarque entre autres : le joli et pittoresque port de Gaspé, ceux de Percé, de Ia Grande Rivière, du Pabos, de Port-Daniel, de la Nouvelle, Paspédiac, de New-Carlisle, de Bonaventure, de Cascapédiac, de Carleton, ‘etc. Les côtes du N. sont plus arides et d’un aspect plus sauvage. Les principaux établissements sont ceux du Monbbonte du Cap de la Magdeleine, de Ste. Anne des Monts, etc. Les deux comtés de Bonaventure e‘ de Rimouski forment, aveo les paroisses à l’est de la Ri-
- vière du Loup, dans le comté de Témisconata, la partie S.
du diocèse de Rimouski.
Il y a dans la Gaspésie du fer d’assez bonne qualité.
Tadouss1c-—Sur la rive N. du St, Laurent, à l'opposé de la Gaspésie, se trouve le comté peu habité de Tadoussac,
dont les habitants sont presque tous pois Ce comté a ; e
un aspect très-sauvage. Le sol est aride et s'élève graduellement en SpA onan de la limite du N. [Il est arrosé par un grand nombre de rivières, dont quelques-unes sont assez considérables ; elles prennent leurs sources sur la chaîne de
# Ilest bon de faire remarquer aux étudiants que les variations de La températuro sont dues : 1° à la latitude des linux; 29 à l'élé-
* vation du sol; 59 Ala position des lieux par rapport à la mor, aus
rivières, aux lacs, etc,
es, et forment plusieurs ports ou
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veu nd nombre de petits hâvres très-fréquentés en été “vs es-pêcheurs ; les plus connus sont: les Bergeronnes, Le
| Escoumaine, Betelamites, St. Nicolas, Godbout, Trinité,
Sept-lsles, Moisie, la baie des Esquimaux, Nataskouan, etc.
La partie de ce comté qui se trouve à l'est de la rivière Portneuf appartient au diocèse de Rimouski.
Vallee du Saguenay.—La vallée du Saguenay est célèbre par la variété de ses sites grandioses, par «es majestueux paysages, par ses beaux lacs, ses vallons pittoresques et ses chutes, dont les premières se rencontrent à la distance d'environ 23 lieues de Tadoussac. Cette grande rivière est encaissée à son embouchure entre deux grandes arêtes qui courent du S. au N., et qui s’en éloignent à 8 ou 10 lieues du St, Laurent, |
Le charmant petit village de Tadoussac, .à l'embouchure du Saguenay, à été fréquenté et habité par les premiers Français qui se sont établis dans le pays. Il est aussi ancien que Québec, é
La largeur de cette vallée est en moyenne de 12 à 15 lieues. Avec celle du lac St. Jean, elle forme le comté de Chicoutimi, renfermant 21 paroisses ou établissements. C’est un districtdont le chef-lieu est Chicoutimi, beau village sur le Saguenay. . ae
Cette granile vallée, hérissée de thontagnes au S., renfer. me vers le milieu et le N. des terres arables très-fertiles, dont laplus grande partie est encore inculte. La grande vallée du Jac St. Jean peut former dés centaines de paroisges, Le sol y est d’une grande fertilité. Les eaux du Saguenay, de ses tributaires et du lac St. Jean sont remplies de poissons, ie
Charlevoix.—Depuis le SAgonaT jusqu'au comté, de Montmorency, se déploie le grand comté de Charlévoix. Il compte 12 paroisses ou-établissements,. dont les plus belles sont celles de la Baie St. Paul, des Éboulements et de la Malbaie (Murray-Bay). On trouve de bonnes terres et de rages sur le fleuve; mcig.en arrière, en avançant vers Ja limite N., le terrain est. hérissé de montagnes, ou de
8'élancent de leur sein en écurnant et viennent former dans les vallons de charmants petits lacs.
Il y à une jetée à la Malbaie, et une autre aux Eboule- ‘ments. Het
Le comté de Charlevoix forme un district dont la Malbaie est le chef-lieu. |
Il y a du fer à St. Urbain et à la baie St. Paul.
De Rimouski à Lévis. —Du cap de Chatte, qui for me l'extrémité occidentale de Gaspé, à la Chaudière la Province s'étend le long du fleuve St. Laurent, l'espace de 257. milles, ayant pour bornesausud la frontière des Etats-Unis. » Le caractère de cette zone peut être donné comme montueux et accidenté, avec des vallées étendues; quelques" parties des comtés de Kamouraska, de l’Islet, de Bellechasse et de Dorchester sont trés-fertiles.
.… Depuis le comté de Gaspé jusqu'à celui de Lévis, les éta- : blissements sont situés sur le St. Laurent ou dans le voist nage de ce fleuve. Il n’y a qu'un rang de comtés. Au N. O. ils touchent au St. Laurent, et, au $S. E., à l'Etat du Maine, ce sont: Rimouski, Témiscouata, Kamouraska, l'Islet, Montmagny et Bellechasse. Tous ces comtés sont riches et renferment de très-jolis villages; les plus remarquables gont ceux de Matane, de Ste. Flavie, de Rimouski, des Trois-Pistoles, de Cacouna, très-fréquenté par les touristes ; de la Rivière-du-Loup, de Notre-Dame du Portage, de Kamouraska, de Ste. Anne, de l'Islet, de Montmagny, de St. Michel, tous sur le St. Laurent. La zone située dans le voisinage du fleuve est entièrement défrichée, il reste cependant vers le S., et particulièrement sur le versant méridional des Apalaches, beaucoup d'excellentes térres incultes. Les tributaires de la rivière St. Jean sont entourés des plus belles et des plus riches terres arables du pays. Elles sont parsemées ça et là de charmants lacs de toutes grandeurs. L'’Intercolonial traverse toute cette contrée. (Cette intéressante partie de la Province éompte deux oolléges classiques: celui de St. Germain de Rimouski et celui de Ste. Anne; une école d'agriculture, à Ste. Anne et les colléges commerciaux de M. Dufresne, à Montmagny, . de St. Michel et de Lévis.
Sur iescôtes se trouvent plusieurs excellents petits hâvres,
Il y a des jetées à Rimoueki, à la Rivière-du-Loup, à
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Fléans, et à St. Michel.
Do Lévis à Huntingdon.—A l'ouest de la Chaudiére ést un magnifique espace de terre, qui s'étend jusqu’au 459 de Jat. sept. et'forme la borne du eud et du sud-est de la Province, la ééparant des Etats de New-York, du Vermont ct du New-Hampshire. À mesure que ce district s’avance vers l’onest, il devient une plaine très bien cultivée et très-fertile, traversée par les rivières Richelieu, Yamaska et St. François. La scène au sud est extrêmement pittoresque, étant diversifiée par des coteaux et des montagnes élevées.
Les comtés sont de deux et de plusieurs rangs depuis le St. Laurent jusqu'à la frontière $. de la Province. Ceux qui bordent le fleuve sont : Lévis, Lotbinière, Nicolet, Yamaska, Richelieu, Verchères, Chambly, Laprairie, Chàteauguay, Beauharnais et Hüntingdon. Ceux qui longent la frontière des Etats du Maine, du New-Hampshire, du Verm.tet de New-York sont: Dorchester, Beauce, Compton, Stanstead, Brome, Missisquoi, et St. Jean. Le comté de Huntiogdon forme l'extrémité S. O. de.la Province. Les autres sont placés entre ces derniers et ceux qui s'étendent au St. Laurent; ce sont: Mégantic, Arthabaska, Wolf, Richmond, Drummond, Sherbrooke, Bagot, Sheftord, St,
yacinthe, Rouville, Iberville et Napierville.
Les comtés du S. jouissent d’an climat plus doux que ceux qui bordent le S. Laurent. La vigne réussit en quelques endroits. Les l308 sont nombreux. et très-poisson-
Le canal Chambly ouvre une commuuication par eau epais Le 8. Laurent jumqu'à l'extshmité 8. du lag Ohagr qe La rivière. Chainbly, connue autrefois sous le de:rivière des Iroquois, et qu'on appelle aussi rivière Riçhelieu, coule dans une vallée riche et délicieuse,
‘À.oette rivière.sé.raftaghent des souvenirs historiques qui remontent aux premiers temps de notre histoire, C'est sur ees bords, HAN du graud lac qui lui sert de couronne, que ee fitentendi la première clétonntinn de l'arme à fouet que le Sauvage reçut le premier. plomb meurtrier de l'
Péen qui venait lui ravir ses terres de chasse. Sur ses rives
PROVINOE pe quéeec. : "89 t.. Denis, à l'Islet, à Berthier, à St. Jean, A'St. Laurent Fete tDae he
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et sut celles du lac Champlain se sont élevés successivement les célèbres forts de Richelieu, de Sorel, de Chambly, de St, Jean, de St. Frédéric, de Carillon, etc. Là des hommes, des femmes même, se distinguërent par des combats ou par des
’ actes de courage qui ont immortalisé leurs noms, Dans des temps plus rapprochés, des Canadiens, trompés par des chefs imprévoyants, y ont versé leur sang pour l’indépendance de leur patrie.
Les noms des bourgs, des villages et des comtés forment une sorte de tableau historique qui nous rappelle le souvenir des hommes importants qui s’y sont illustrés. Le Régiment de Carignan ayant été licencié, les officiers obtinrent des Seigneuries sur les boïds du Richelieu; et leurs eoldats, devenus cengitaires, leur rendirent ‘foi et. hommage."
Le Grand-Tronc, ses embranchements et quelques autres lignes ferrées traversent cette zone. Quoique la plus peuplée du pays, elle possède cependant des milliers d’acrés d'assez bonnes terres encore couvertes de forêts, surtout dans le voisinage des Etats-Unis. ,
Les colléges de Nicolet, de St. Hyacinthe et de Stanfold fer oneriUs se trouvent dans cette partie de la Province.
es couvents et les autres institutions importantes sont trop nombreux pour que nous puissions les indiquer tous. dans cette courte description.
Sur le St. Laurent, on rencontre des jetées devant tous les villages importants eitués sur le littoral du fleuve.
De Montmorency à Pontiac.—An-dessus de Qué-
bec, du côté nord du fleuve, et entre cette ville et la rivière »
St. Maurice, le pays n’est pas aussi accidenté. Ici, le terrain s'élève graduellement, en partant des rivages, et ce qui était naguère une forêt sans bornes, a été défriché acre par acre, et offre maintenant une succession de villes, de beaux villages et de champs de blé. Au-dessus du St. M
jusqu'à Moûütréal, le rivage est un peu plus abrupt, avec des plateaux considérables. Cette contrée est bien habitée ct très-prospère. Les vallées sont belles et riantes, et couvertes de riches pâturages. Vers le nord, on rencontre des collines et des montagnes dont les somuets sont couronnés de forêts du plus beau bois du monde,
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