DIVISIONS DE U SERIE NEOJURASSIQUE
tude, et Texistence d'une végétation d'apparence tropicale sous le 71© parallèle, attestent à quel point les différences devaient être peu sensibles dans la distribution des conditions physiques.
Divisions de la série néojurassique. — La division des temps néojurassiques est inspirée de l'ancienne nomenclature anglaise. Au-dessus des calcaires bathoniens, on distinguait en Angleterre une assise argileuse, Vargile dVxford (Oxjurd clay) ySiyec le Kelloway-rock h la base.
D'Orbigny a fait de cette dernière son étage callovierij surmonté par Voxfordien, A l'épisode argileux avait succédé une reprise partielle et sporadique des constructions calcaires, exprimée par le coral-rag des Anglais. Puis les apports argileux étaient revenus avec le Kimeridge- Glay, jusqu'au jour où l'émersion du bassin anglais s'était traduite par le dépôt des couches de Portland, surmontées elles-mêmes par la série lacustre dite de Purbeck»
Le corallien a été créé pour correspondre au coral-rag; mais on s'est aperçu bientôt que le retour du faciès coralligène ne s'était pas produit partout à la même époque, tout en ramenant, quand il se manifestait,' des associations de formes, et notamment d'échinides, très difficiles à distinguer les unes des autres. On préfère employer la dénomination d'étage séquanien. Le Kimeridgien répond à la majeure partie du Kimeridge-clay, dont le sommet, avec les couches de Portland, forme le portlandien.- L'équivalent méditerranéen du portlandien est le tithonique, .
Fig.104. — Radiolede Cidariê florigemma.
Fig. 105.— ZawMÏe* Aloreanus.
DE LAPPARENT. — ABRKGE, i
SÉRIE NËOJURASSIQUE l"" ÉTAGE GALLOVIEN
Données générales sur Tépoque callovienne. — Dès le
début de l'époque callovienne, une différence tranchée s'in-
Fig. 106. — L'Europe à l'époque callovienne.
troduit entre le nord et le sud-ouest de l'Europe. Au midi de la vallée de la Loire, le régime bathonien persiste; de nouvelles masses calcaires s'ajoutent sans interruption aux précédentes, dans le Poitou comme en Berry. Au contraire, en Angleterre comme le long de l'Ardenne et en Lorraine, les constructions de ce genre sont interrompues, et la sédimentation devient franchement argileuse. Les céphalopodes reparaissent, amenant, en fait d'ammonites et de bélemnites, des types nouveaux, dont l'origine doit être cherchée dans le nord»