ÉRUPTIONS TERTIAIRES
les typed granitiques des premiers âges, sont des grantilites ou des mierogranuliteSf se rapprochant de.« trachytes par l'état vitreux Ae leur feldspath. ^ ^.
Auvergne. ^~ La grande phase d'activité des éruptions tertiaires est la période qui va du miocène à la fin du pliocène, c'est-à-dire qu'elle coïncide avec les mouvements du sol qui ont produit la chaîne des Alpes.
Ce sont d'abord des basaltes qui, en Auvergne comme dans les provinces rhénanes, se font jour dès le miocène. Puis se dessinent les remarquables centres volcaniques du Cantal et du Mont -Dore. Le premier, après de grandes éruptions d'andésite et de brèche andésitiqùey avec projections de cinérites, répand autour de lui un véritable déluge de basalte, qui déborde partout sur les schistes cristallins, engendrant les plateaux de Mauriac et de la Planèze.
Au Mont-Dore, la série a débute par des cinérites, comme celles de la Bourboule, avec quelques coulées discontinues de tirachyte et de phonolite. Alors s'est épanché, terminant le pliocène inférieur, un basalte porphyroïde ou à grands cristaux, celui de Pardines près d'Issoire. A ce moment, des dislocations importantes se sont produites et une nouvelle pluie de cinérites a précédé les grandes coulées de trachytes, d'andésites et de phonolites de la région. Après quoi le pliocène a été clos par la sortie d'un basalte qui correspond à celui des plateaux du Cantal (fig. 144). Mais les éruptions ne sont pas pour cela terminées, et on les verra se poursuivre pendant les temps
quaternaires, pour édifier les cônes volcaniques de la chaîne du Puy de Dôme.
Dans le Velay, d'importantes éruptions de phonolites se sont produites lors du pliocène moyen ; puis sont venues des coulées d'un basalte sans feldspath, ou limburgite, auxquelles sont subordonnées les célèbres brèches ignées du Puy. Le tout a été recouvert par des tufs de projection, de l'époque du pliocène supérieur, précédant la sortie d'un basalte contemporain de celui des plateaux du Cantal. Une nouvelle coulée basaltique, celle de la Denise, est alors venue former le fond sur lequel se sont étalés les graviers quaternaires.
Les appareils volcaniques qui ont produit ces éruptions tertiaires sont aujourd'hui oblitérés, l'érosion pluviale et glaciaire ayant eu un long temps à sa disposition pour faire disparaître les cratères et les cônes de débris. Ce n'est que parmi les derniers basaltes du pliocène supérieur que l'on parvient encore à retrouver des cratères à demi conservés.
Allemagne, Hongrie, Italie. — Pendant la sortie des premiers basaltes d'Auvergne, la région des Sept-Montagnes, sur le Rhin, a rejeté des trachytes et des andésites, précédés et suivis par des basaltes.
En Hongrie et en Transylvanie, les éruptions qui ont amené la sortie des andésites à pyroxène sont un peu plus anciennes et datent de l'oligocène. Elles ont été suivies par des épanchements miocènes d'andésites à amphibole. Enfin au pliocène appartiendraient les rhyolites de la contrée, roches très acides, parfois porphyriques et vacuolaires {porphyres molaires) y parfois sphérolithiqu^s, en petits globules brillants (perlites).
Ainsi, d'une manière générale, on peut dire que l'activité volcanique a été continue depuis le début de l'ère tertiaire jusqu'à nos jours. A mesure que le continent européen se dessinait, les manifestations éruptives étaient de plus en plus re jetées vers les rivages de la Méditerranée, où elles sont de nos jours exclusivement concentrées. A toute époque elles occupaient le bord des fractures limitant des compartiments effondrés.