CONDITIONS PHYSIQUES EXTERIEURES
tiennes et la plupart des îles de la Polynésie. Si les portions que ces chaînes entourent venaient à se soulever en masse, la terre ferme s'enrichirait de nouveaux territoires, limités par des bourrelets montagneux, et en tout semblables à ces plaines de l'Asie, dont le fond est occupé par des lacs sans écoulement, tandis que les hautes chaînes de l'Himalaya, du Kouen-Lun et du Tien-Ghan en définissent les limites.
Une telle similitude de constitution semble autoriser l'idée d'une commune origine, d'autant plus que les lacs des dépres-» sions continentales se révèlent, par leur salure, comme d'anciens bassins maritimes. Par là on se trouve conduit à penser que la formation de la terre ferme a dû être progressive, chaque continent s'agrandissant par l'émersion des fonds de mers voisins. De cette manière, toute la surface terrestre pourrait être comparée à une sorte de marqueterie, composée de compartiments plats, dont le centre aurait fléchi, tandis que des dislocations d'allure rectiligne en relevaient brusquement les bords.
En même temps, des écroulements devaient se produire, qui faisaient disparaître d'anciennes terres émergées, donnant naissance à des océans tels que l'Atlantique, dont les rivages, par opposition avec ceux du Pacifique, ne sont bordés par aucune ligne de hauteurs.
Mais avant de voir jusqu'à quel point cette conception est justifiée par la structure intime de Técorce, il importe de poursuivre Texamen des formes actuelles du globe, en étudiant les conditions qui déterminent leur variabilité.
LES CONDITIONS PHTSIÛUE8 A LA StJBFAGE DU OLOBE
Principe de la variabilité des conditions physiques. — La
terre ferme et ses enveloppes fluides, c'est-à-dire l'atmosphère et l'océan, ne restent pas en présence comme des masses inertes. D'un côté, chacun de ces milieux est le siège
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de réactions spéciales, par suite desquelles la vie y devient possible ; de Tautre côté, sous Tinfluence d'une énergie extérieure, celle du soleil, les enveloppes mobiles se précipitent à Tassaut de la terre ferme, dont elles modifient perpétuellement la forme.
Le principe de cette attaque réside dans les différences de température qui se produisent entre les différentes parties de ratmosphère ou de Tocéan, et y déterminent des mouvements destinés à rétablir l'équilibre troublé.
Grâce à la variété que présentent à cet égard les diverses parties de la surface, un perpétuel échange d'activité, d'allure constamment variable, se fait entre les quatre éléments fondamentaux dont on peut dire que notre globe est constitué : la terrcy support de tous les êtres et réservoir des substances qui leur sont nécessaires ; l'air, précieux régulateur des conditions physiques auxquelles la vie est subordonnée; l'eau, véhicule indispensable de toutes les réactions; enfin le feu, c'est-à-dire la chaleur solaire, principe de l'énergie qui se dépensera en transformations de toutes sortes.
Répartition de la lumière et de la chaleur solalros. Saisons. — Puisque tout dérive de l'énergie, et que celle-ci a pour source e:xtérieure le soleil, c'est de la répartition de la chaleur solaire qu'il faut d'abord s'occuper.
Si l'axe des pôles était à angle droit sur le plan de l'orbite terrestre ou écliptique, chaque point du globe, pendant le mouvement de rotation diurne, passerait douze heures dans l'hémisphère éclairé et autant dans l'autre. Le jour serait donc partout égal à la nuit.
En outre, en chaque point, les rayons solaires, qui peuvent être considérés comme parallèles, rencontreraient la terre à midi suivant une direction d'autant plus oblique qu'on s'approcherait davantage des pôles, où ces rayons seraient toujours rasants. Or la lumière, et la chaleur qui l'accompagne, étant d'autant plus vives que les rayons solaires sont moins inclinés sur la surface, le globe se partagerait en cinq zones : une zone torride ou équatoriale, avec rayons tombant d'aplomb toute l'année à l'équateur et presque d'aplomb sur les parallèles voisins; deux zones tempérées, avec inclinaison moyenne