Grand'Eury, Flore carbonifère de la Loire
SYSTEME CARBONIFERIEN
et arénacées, dont l'origine sédimen taire ne peut faire l'objet d'aucun doute. Les schistes charbonneux dans lesquels le combustible est encaissé sont des argiles remplies de menus débris végétaux, et il y a bien des couches de houille qui, par leurs impuretés, établissent un passage graduel entre ces schistes dits bitumineux et le combustible minéral proprement dit.
Ces passages sont surtout fréquents dans les bassins lacustres du centre de la France. Les études faites à GommentryS où l'ampleur des exploitations à ciel ouvert offrait à l'observation des facilités exceptionnelles, ont n^ontré que la houille de ces régions était une alluvion végé" taie, versée dans l'eau d'un lac par les eaux torrentielles qui dégradaient les pentes avoisinaiites. Tandis que les galets et les graviers tombaient à la tête .1 du talus de déjection, les matières argileuses étaient entraînées
plus loin et les détritus végétaux Pig. 65. — Tige fossile dans le
plus loin encore, sous une moin- *«"*^" *^^"^"*''* ^'t^^'"' " ^- .t,'^"^
^ . .. . . schisteuse; g, grès; h, houille et
dre inclinaison. Les tiges, char- schiste bitumineux, riées lors de ces débâcles, tantôt
se déposaient à plat, tantôt échouaient au milieu des graviers, dans toutes les positions possibles, même verticales. Ainsi s'explique l'abondance, au milieu de certains grès houillers, de tiges dressées de Calamités (flg. 65), ordinairement dépourvues de racines et de feuilles, qu*on avait autrefois considérées, mais le plus souvent à tort, comme des arbres ayant vécu à la place même où l'on observait leurs restes.
Les couches de houille sont toujours superposées à des schistes argileux, jamais à des grès. C'est une raison de plus pour y voir le résultat d'une préparation mécaniquey qui a