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ÉRUPTIONS PRIMAIRES

fois divisées en prismes, y sont le plus souvetit pétroêilicëux. Leur sortie a été parfois accompagnée de celle de roches tout à fait vitreuses, comme les pechsteins de la Saxe et ceux du Var, ou bien de roches à globules, dites pyromérides.

On a la preuve que de nombreuses manifestations thermales et solfatariennes se sont produites lors du permien inférieur. C'est à cette cause que doit être attribuée la formation des tufë argileux violets ou argilolites du val d'Ajol, dans les Vosges, tufs à demi sédimentaires, qui contiennent de nombreux restes silicifiés de végétaux, et à côté desquels on observe de grands filons de quartz, tous plus ou moins métallifères.

Les roches basiques de Fépoque permienne, notamment les mélaphjresy abondent dans le Palatinât; ces roches se rapprochent à bien des égards des basaltes actuels. Plusieurs sont vacuolaires et leurs cavités ont été remplies par divers minéraux, tels que Tagate.

Résumé. — En résumé, Tactivité éruptive p'araît avoir été à peu près continue pendant toute la durée des temps primaires. D'une manière générale, au moins jusqu'à l'époque houillère, les roches acides semblent prédominer. Leur position est d'ailleurs assez caractéristique. Les granités forment, comme nous l'avons déjà dit, de larges traînées, occupant le plus souvent l'axe de plis convexes ou anticlinaux. Ils ont donc dû se solidifier dans la profondeur, sous une pression qui maintenait les dissolvants et à l'abti dé toute rapide déperdition de la température. A ces circonstances devraient être attribués, d'abord l'état si cristallin des granités, ensuite l'influence qu'ils ont exercée sur les roches voisines, en y faisant pénétrer peu à peu les gaz et les vapeurs répandus dans leur masse.

Loin d'avoir forcé l'entrée des terrains encaissants en les disloquant, les granités et les roches analogues semblent y avoir troué leur chemin en les corrodant, en quelque sorte, à la manière d'un acide. On peut dire, du reste, que toutes les roches éruptivts ont joué, dans les dislocations, uti rôle passif, profitant, pour s'y injecter, des cassures ou des rides produites par des phénomènes mécaniques dont les éruptioiis étaient généralement la conséquence et non la cause.

liiic) cet ensemble caractérisé par ses couleurs bariolées. A.udessus vient le système Jurassique, dont le type a été pris dans les monts Jura. L'abondance des fossiles et les ressources que fournit, pour une classification détaillée et cependant d'application universelle, la considération des ammonites, ont permis de diviser ce système en un assez grand nombre d'étages, qu'on groupe habituellement à plusieurs en trois séries : la série éojurassique (ou infrajurassique), appelée aussi série liasique, du nom usuel d'une des assises qui la caractérisent en Angleterre; la série mésojurassique , enfin la série néojurassique *.

Enfin l'ère secondaire se termine avec le système crétacé ou crétacique, dans lequel nous distinguerons seulement deux séries d'étages ; la série éocrétaeique et la série néocrétacique *.

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